Dans les causes de la séparation, parmi les causes, il y avait un mal-être de mon côté et un sentiment d'échec professionnel et d'échec social. J'avais une belle situation, je gagnais bien ma vie, même si on n'a jamais été dans le même pays. On n'a jamais été matérialiste, on a toujours eu une conscience sociale, et l'argent n'a jamais eu d'importance.
Mais malgré tout, j'ai pris conscience, en déconstruisant justement ma masculinité, que j'ai une sorte de culpabilité à avoir échoué, et d'avoir échoué en tant qu'homme à... à subvenir aux besoins de ma famille et de mon épouse. Et ça, c'est une espèce d'injonction de notre société, d'un modèle de société en particulier, et le patriarcat. Et donc ça, ça m'a permis de prendre du recul par rapport à ça et à déculpabiliser, et à être beaucoup plus apaisé.
Comment est-ce que tu as découvert ces enseignements ? Alors justement, il y a d'autres sources aussi. Toujours Victoire de Toyon, notre podcast plus ancien qui s'appelle Les Couilles sur la Table, qui a été hyper important. Sur Binjo-Ju. Sur Binjo-Ju aussi, oui. Et puis après, différentes lectures sur le féminisme en règle générale. Je suis aussi touré de pas mal de... J'ai plus d'amitié féminine que masculine. Ça t'a un peu influencé dans tes lectures. Ça m'a aussi influencé dans mes lectures.
Et puis des amitiés féminines, souvent féministes aussi, en majorité. Là aussi, ça m'a pas mal aidé. Donc oui, les couilles sur la table. Et puis diverses lectures, je ne les ai plus toutes en tête. Mais je pense à l'écrivain Liv Stromquist, Les sentiments du prince Charles C'est d'ailleurs la maman de mes enfants qui me l'avait prêtée. C'est une BD, ça ? Oui, c'est une BD, oui. Mais voilà, ça parle aussi de masculinité.
