Pas si Forte: Pourquoi est-il si difficile d'en Parler? - podcast episode cover
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Episode description

"Saleté de peurs avec un S qui nous paralysent qui freinent l’élan de cette délivrance.

L’inceste se déroule dans l’alcôve familiale avec ses codes, ses règles et les rôles de chacun. La parole devient alors dangereuse."


Pendant des années, j’ai porté un poids en silence.
L’inceste a bouleversé ma vie, détruit ma famille, et longtemps je me suis crue forte parce que je me taisais.

Aujourd’hui, je choisis de parler.
De dire ce qui ne se dit pas.
De transformer ma douleur en voix, et peut-être en espoir pour d’autres.

🎙️ Pas si forte est une série de podcasts de témoignages, de vérité et de reconstruction.
Un espace où la vulnérabilité devient une forme de courage.

Parce que nous ne sommes jamais seuls, même dans le silence. 🌿

#modeReconstructionEnclenché


🌿Partage d’expérience et surtout libération de la parole. Telle une confidente , j’accompagne les personnes qui souhaitent se libérer de ce qu’elles ont subi.

Besoin d’écoute et de conseils. Libérez vous de ce qui vous pèse!

📧pas.si.forte@gmail.com

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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcript

Pourquoi est-il si difficile d'en parler ? Saleté de peur, avec un S, qui nous paralyse, qui freine l'élan de cette délivrance. L'inceste se déroule dans l'alcool familial avec ses codes, ses règles et les rôles de chacun. La parole devient alors dangereuse, peur de ne pas être crue. C'est parole contre parole, comme dans beaucoup d'agressions. Le cerveau en plus nous joue des tours, parfois même le doute s'installe en nous, notamment quand on rentre dans certains détails.

Comme si même notre propre inconscient, pour lui c'est inconcevable, alors que nous l'avons bien vécu. Il y a des choses que l'on ne peut pas inventer, surtout à certains âges, voire même dans certaines circonstances. Ce n'est pas de l'imposture, alors que la vérité est bel et bien en nous, et pas ailleurs. Peur de la honte, car en parlant tard, ce que font la majorité d'entre nous, la compréhension des autres est parfois compliquée.

Comment tu peux avoir une vie sexuelle normale avec tout ce que tu as vécu ? Double peine. Car une victime d'agression sexuelle ne peut pas alors avoir la jouissance, le plaisir dans l'acte, et après s'être réapproprié sa sexualité et son corps. Victime un jour, victime toujours. Là encore une fois le poids des étiquettes. Le temps, avec le temps tout se soigne. Foutaise. Ce qui fait que beaucoup ne parlent pas. Car on se construit sur un tas de sable.

où les fondations ont été fracturées depuis très longtemps. Certains ont perlé les codes moraux et sociaux, on m'a très longtemps qualifié de sauvage, sans même se poser la question de l'origine de cette colère et attitude que je portais en étendard. Pour sûr, cela m'a permis de filtrer les gens que je laissais entrer dans ma vie. Cela a eu à certains avantages. Peur de déranger. Combien de fois j'ai pu entendre ici ou là « Mais attends, ça date, tu veux pas passer à autre chose,

sérieux ? » Et le fameux « franchement, tu as rien laissé paraître » , sous-entendu « tu veux pas continuer ainsi s'il te plaît ? » . Connement aussi, la peur de blesser. Et néanmoins les gênes d'agresseurs, on a le souci de l'autre et de ses ressentis. Puis on veut pas partager ce fardeau, en sachant que l'autre n'est pas prêt à tout entendre. C'est tellement lourd, délicat. Même si nos proches sont de bonne volonté, on se dit que ça les concerne pas, qu'ils ont aussi leur propre démon à gérer.

On pense contrôler, à un moment le corps prend le pas, sur le cerveau il a raison, il lâche. Le corps a lancé des signaux, que l'on n'a pas vu, ou voulu écouter. Les problèmes de peau, le stress, moi personnellement, hormis ma capacité à gérer mon poids, ça a été ulcère à l'estomac, et il y a 20 ans une pente au cœur. Sans compter le côté nerveux, qu'on ne gère absolument pas. Peur par pudeur, celle que je combats encore.

car une énième mise à nu, dont celle-ci qui regroupe plusieurs des peurs précédentes. La peur est avant tout un sentiment personnel, elle n'est pas que physique, mais avant tout émotionnel, fragile même. C'est comme une justification des faits et de l'attitude que l'on a pu avoir, avant, après, au prix de la destruction interne d'une personne innocente qui n'avait rien demandé, sauf d'être normale, de ne pas être agressée. que l'on assalie bien plus que le corps.

La peur que le regard des autres change sur vous, mais aussi sur l'agresseur et les personnes qui l'entouraient. Ah, la fameuse pression sociale. Le fameux « il faut sauver les apparences à tout prix » . J'ai eu droit à… mais tu vas réellement tout raconter ? Même si je sais que cette question ne m'était pas réellement destinée, puisque la personne qui me l'a posée est aussi concernée. Et j'en suis pleinement conscience qu'il est inconcevable pour elle d'en parler.

Le fameux sauver les apparences. A croire que nous sortons tous d'une famille influente telle que celle de Yellowstone ou de Dallas. Alors même que le personnage de Grace dans la première série, inspire par sa rébellion et son affranchissement des règles imposées. Combien d'entre vous vous avez dit « Waouh ! » à la osée ?

Combien sont fascinés par ces personnages cabossés, mais qui ont osé dire Et Maître Balémasque se retrouve certes dans certains moments incompris, mais tellement en raccord avec ce qu'ils sont eux-mêmes. En se penchant sur l'histoire du personnage, on se rend vite compte que c'est son statut social qui lui a coûté plus que sa vraie personnalité. Je vous laisse y réfléchir.

Personnellement, une fois la révélation faite par mon frère des actes abjects de mon beau-père qui nous avait fait subir, ce masque est tombé, de la bonne fille docile qui ne disait rien. Alors qu'à l'intérieur, ça flambait. Je suis sans filtre. Cela dérange, comme cela intrigue. Cela ne retire en rien attention à ma bonne éducation. Et finalement, cela m'amuse de voir les réactions des personnes qui ne se l'autorisent pas.

Je côtoie tous les milieux, je m'adapte partout, parce qu'au fond, nous ne sommes que des humains. Et ce qui compte vraiment, ce sont les valeurs du cœur que chacun porte en nous. Le reste n'est finalement qu'apparat. Et désolé, mais ce n'est pas carnaval tous les jours. Et tout le monde sait que derrière les masques des faux-semblants se cache le vrai. visage des gens. En réalité, personne n'est dupe, mais on joue le jeu. Moi, j'ai fait le choix du vrai, car c'est tellement énergivore.

Trop de poudre, à laquelle en plus je suis élargique. On vante mon authenticité aujourd'hui, plus que ma sauvagerie. Je terminerai par une citation d'Oscar Wilde. Restez vous-même, les autres sont déjà pris. Et vous, vous en êtes où ? Merci de votre écoute. A très bientôt.

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