Tout d'abord, je tenais à vous remercier pour votre écoute. Vous êtes de plus en plus nombreux. Merci beaucoup. Également, je tenais à remercier les personnes que j'accompagne et qui me font confiance. Nos échanges sont très précieux pour moi. Alors, merci beaucoup. Alors, si vous aussi vous ressentez le besoin, n'hésitez pas à me contacter pour réserver votre séance dite confidence, pour vous accompagner, pour échanger vers votre reconstruction. Vous pouvez me contacter.
par mail ou directement Instagram. A très bientôt. Je me suis posé la question, pourquoi le déni fait-il si mal ? Et quel est son impact réel ? Pour répondre à la première question, d'abord, il faut savoir de qui on attend ou espère que cette personne reconnaisse ce qui nous est arrivé. Selon son importance, sa place, que cette personne a pour nous, occupe cette reconnaissance, est à la fois bénéfique ou destructrice, quand elle ne nous l'accorde pas.
Pour ma part, je l'ai vécu comme une réelle trahison, un couteau planté dans le dos, à plusieurs échelles. La première, elle m'a refusé. Ou plutôt, elle m'a volé ma place de victime pour se l'approprier. Ben oui, les agissements venus de son mari. Et elle aussi, elle avait été trahie. En réalité, le déni de ma mère était pour moi une forme de violence secondaire. Alors oui, il ne provoque pas de blessure initiale, mais il amplifie, l'enferme, la rend inavouable.
C'est ce que j'ai ressenti, de ne pas reconnaître qu'elle ne reconnaisse pas ma souffrance, que j'ai dû porter seule, en silence. C'est la solitude du survivant non cru. qui créait une douleur durable supplémentaire. La seconde, reconnaître qu'elle avait failli à sa mission de maman, qui aime sa fille, ses enfants, lui était encore plus insupportable. Là où elle ne se rendait pas compte de l'impact que ça a eu, c'est qu'elle a préféré se victimiser, se protéger.
Alors certes, inconsciemment, n'ayant pas les ressources pour faire face, mais moi dans tout ça, Et mon ressenti ? Est-ce que je vivais ? Elle s'est assise dessus. De par son incapacité à accepter la situation. Elle m'a trahi là encore une fois. Alors oui, involontairement. Mais ça n'empêche pas. Avec le recul, j'ai compris quelque chose. Le déni, ça fait plusieurs victimes. La première, c'est celle qui a été directement blessée. Atteinte et brisée. La victime directe.
dirons-nous la première la seconde c'est celle qui pour survivre refuse de voir refuse de savoir tourne la tête parce qu'admettre ce serait s'effondrer elle ses croyances son monde quand quelqu'un nie ce que tu as vécu il pense se protéger mais en te fermant la porte il te laisse dehors seul face au feu et parfois il s'y brûle lui aussi Sans même le savoir. Ce refus, je l'ai longtemps vécu comme un couteau planté non pas dans le dos mais dans le cœur. Et quelque part, oui, c'était mon ressenti.
Même si elle était inconsciente, même si elle s'est liée à son incapacité réelle, ça reste une trahison. Parce que pendant qu'elle se protégeait, moi je me noyais. Dans ma colère, dans mes incompréhensions. Parce que... Elle évitait la vérité que moi je portais. C'est là que le déni devient presque une forme d'égoïsme. Pas volontaire, toujours pas, mais réelle et tellement douloureuse. Elle a bafoué ma loyauté et l'amour que j'avais pour elle. En fait, c'est ça qui m'a réellement détruite.
Je n'ai jamais douté de ce qui m'était arrivé. Je l'ai protégée, elle, les petits, son monde. Avec mon silence. Mais avant tout, je l'ai fait par amour, en plus de la manipulation. Et elle, elle me le rend comment ? Désolée, mais son déni, c'est comme si j'avais subi, tu, ce que j'avais subi, tu, elle me l'avait reproché. Je voulais être consolée. J'avais besoin d'être écoutée par elle. Nous n'avions rarement ou jamais été réellement tactiles. Par pudeur.
ou parce qu'elle ne savait pas réellement comment s'y prendre avec moi. Avoir conscience ne retire pas la maladresse de l'absence de gestes. qui compense le manque de parole. Dans la vie, j'ai agi le plus souvent par instinct. Après avoir tenté de la confronter devant ses fuites permanentes, c'est pour cette raison que j'ai coupé les ponts durant six mois. Ça a été vital pour ma santé mentale. Puisque parler à un mur, autant ne pas insister.
Alors je l'ai fait, non pas par fuite, mais parce que ça allait me coûter trop en énergie. Et j'étais tellement déçu. Et cela ne menait nulle part. Je dois reconnaître que ça a été une période où j'avais décidé que j'avais besoin de personne dans ma vie. Quand la personne que vous aimez le plus vous détruit de l'intérieur, cela vous questionne sur les autres qui vous entourent. Dans cette période, je ne parlais pas à mes frères, pas à mes soeurs, pas à ma soeur.
Quand toute votre vie vous avez été un clan, et que là vous vous en trouvez écarté, cela fait bizarre. Cela m'a permis, dirons-nous, de me... désintoxiquer de l'emprise émotionnelle que ma mère exerçait sur moi. Alors, naturellement, à l'époque, je ne me rendais pas du tout content. J'ai réussi à désacraliser ma mère. Ça signifie quoi ? C'est-à-dire que je l'avais mise sur un piédestal. Qu'elle m'était tellement précieuse que je n'en attendais plus de sa part en tant que mère.
Donc, une fois la colère, la déception passée, qui a pris du temps, des semaines, des mois... je lui ai rendu sa place de femme d'humaine je l'aimais toujours et je l'aimerai toujours mais je n'espérais plus rien d'elle je me suis protégé d'elle de son emprise de son non-respect de mon amour et de ma loyauté envers elle la sournoiserie et qu'en me détachant de ce lien toxique cela m'a à conforter ou nourri mon trouble de l'attachement Ce qui signifie que j'ai un souci émotionnel.
Je suis pleinement consciente et je travaille dessus. Je suis dans l'incapacité non pas de ressentir, car je suis une réelle éponge, mais dans une fuite pour me protéger, que personne ne joue avec l'amour que j'aurai pour elle. Et dans mon élan à l'époque, je mettais même mes amitiés en question. Et quitte à se protéger, autant y aller franchement. Sinon, lors d'un appel, qui me dit « si je t'appelle pas, tu m'appelles jamais » .
C'est cette remarque, mais surtout le ton, sur lequel elle me l'a dit qui m'est restée. C'est là que j'ai pris conscience. Alors oui, j'allais mal, et j'avais décidé que j'avais besoin de personne. Et entre vous et moi, ce sont des conneries. On ne se fait pas tout seul. Mais surtout, je ne souhaitais blesser personne. J'ai donc tenu compte de sa remarque. Et je lui ai envoyé de temps en temps des textos, pour lui dire que je pensais à elle. Le temps que l'on se revoit.
Au début, je ne vais pas vous cacher, c'était limite programmé. pour devenir naturellement plus sincère avec le temps. Cette anecdote, qui en fait n'en est pas une, grâce à elle, les barricades que j'étais en train de diriger autour de moi pour ne plus souffrir au contact des autres, eh bien n'ont pas été aussi hautes ou renfermées avec son intervention. Les filtres des personnes que j'ai laissées entrer dans ma vie sont un petit peu plus fins. Ma famille s'est disloquée.
Je m'en suis reconstruit une autre, un autre clan. certes, pas une famille de sang, mais en réalité, est-ce réellement important ? Et surtout pour qui ? Donc si vous aussi, vous avez ressenti ça, si vous aussi, vous avez subi le déni de quelqu'un qui vous était important, il est possible d'avancer et de se réparer, même le « ou » qui n'est pas accepté. Ça prend du temps, mais on y arrive. Cet épisode de ma vie, là encore une fois, je ne savais pas.
mais il allait me préparer à la suite, qui serait une étape tout aussi difficile à franchir. Pour moi, la vie est une expérience où l'on coche des cases de ce que l'on a vécu. On apprend de ces expériences. Quand on dit qu'on en ressort plus fort, franchement, j'en sais rien. J'en suis pas convaincu. Plus humble, ça oui. Car même si on aime maîtriser, contrôler, au final, ce n'est pas nous qui décidons. C'est la vie elle-même. Merci à vous, à très bientôt, prenez soin de vous, au revoir.
