Vicky Boudreau - Dire oui aux bonnes opportunités - podcast episode cover

Vicky Boudreau - Dire oui aux bonnes opportunités

Jun 09, 20261 hr 5 minSeason 8Ep. 34
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Episode description

Dans cet épisode des Dérangeants, on parle d’un sujet qu’on glorifie beaucoup… mais qu’on décortique rarement : l’ambition au féminin.

On reçoit une entrepreneure partie de Havre-Saint-Pierre, Vicky Boudreau, fille d’un père qui a quitté la sécurité de la mine pour construire un bateau de pêche dans sa cour, pendant que la maison n’avait même pas encore de placards. Bref, une enfance où le plan d’affaires venait clairement avant le walk-in.

 

Aujourd’hui derrière bicom et Heylist, elle navigue entre relations publiques, influence, économie de contenu, réputation et croissance d’entreprise.

💥 Au menu :

- Pourquoi dire non n’est pas toujours synonyme de pouvoir

- Comment apprendre à dire oui aux bonnes opportunités

- Le mythe de la liberté entrepreneuriale

- Le vrai rôle des relations publiques dans la croissance

- Pourquoi les femmes doivent parler plus fort d’argent, d’ambition et de pouvoir

- Le malaise autour des fonds réservés aux femmes

Un épisode franc, lucide et pas beige sur l’argent, la visibilité, l’influence et le courage de prendre sa place sans s’excuser.

 

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Transcript

Speaker 1

moi, c'est quelque chose que j'entends de plus dans mon cercle d'amis féminins. Oui, c'est l'aspect de se sentir

Speaker 2

coupable. Ben moi, j'ai comme décidé très tôt que j'allais pas me sentir coupable. Si j'étais un gars, je m'en ferais tout le temps que ça. Je veux dire de rentrer un peu plus tard ou de petit, j'ai un super système d'aide aussi. Tu

Speaker 1

penses quoi des concours des fonds d'investissement pour les femmes seulement? Moi ça c'est un truc, tu vois qui me dérange un peu fait que je t'amène peut être dans une zone que t'aimeras

Speaker 2

pas. Tu mets la barre moyennement haute à tantôt pas à la passé jusqu'à très très haute. Là, parce que mes enfants ont déjà chialé qu'ils sont les seuls dans Rosemont, que c'est une gardienne qui va les chercher après l'école. Oui, mais tu sais va autrement puis vous serez les seuls que c'est moi qui vais vous chercher vendredi. Té, tout

est relatif. Tout est très relatif. Le fonds de solidarité Ftq est fier de présenter les dérangeants parce qu'on a à coeur le Québec d'aujourd'hui et de demain, on est là pour soutenir les leaders d'ici, engagés, visionnaires et passionnés. Ensemble, on s'investit pour avoir un impact positif sur notre société.

Speaker 1

le podcast de la nouvelle génération d'entrepreneurs au Québec. les dérangeants. ce nouvel épisode des dérangeants. Etienne Créal à l'animation qui vous souhaite la bienvenue pour un épisode en fait entrevue spéciale Masterclass ou est ce qu'aujourd'hui, on va vraiment explorer les dessous des relations publiques avec mon acolyte Dominique Gagnon. Vous nous connaissez après huit saisons. Ma foi les dérangeants, c'est le podcast de la nouvelle génération des entrepreneurs au Québec, fièrement.

présenté par le fonds de solidarité Ftq. On nous bombarde de livres qui nous supplient en fait d'apprendre à dire non pour reprendre le contrôle de nos vies. Parce que en fait, le nom, c'est comme vraiment d'être capable de se prioriser soi-même. Puis mon invitée aujourd'hui en fait, elle, elle a bâti ces entreprises en faisant exactement le contraire. elle porte en fait en elle l'héritage d'un père qui a dit oui à l'improbable. Elle vient de Havre Saint Pierre, vraiment.

Puis son père a décidé de construire un bateau de pêche dans sa cour arrière, alors que la maison n'avait même pas de placard. En fait, la maison était encore en construction. Son père a décidé de venir faire la pêche du crabe des neiges. elle a grandi en voyant qu'on peut bâtir un empire sur ce que les autres appellent des araignées de mer. En fait, c'est vraiment quelque chose de pas sexy, mais

qui avait une vision. Puis elle a appliqué aujourd'hui cette même audace qu'elle a. Puis elle a vraiment un ratio bien précis de ce qu'elle appelle en fait l'excitation versus l'envie de dégueuler. Parce que pour elle, en fait, plus qu'on a peur, plus qu'on a de nausées le matin, c'est là qu'on grandit le plus vite possible.

C'est là que vraiment on sort de notre zone de confort, donc de la côte nord, au sommet du Rockefeller Center, elle a transformé son talent de serveuse en arme secrètes pour être capable de lire les boardrooms, puis d'avoir son intelligence émotionnelle. puis dans le fond, elle a troqué son complexe de la fille de la mode, la fille de la région

pour devenir une force du marketing d'influence. Donc aujourd'hui, elle démocratise l'économie de contenu avec Elis, tout en étant une défenseure féroce de l'indépendance financière des femmes au Québec. parce que pour elle, en fait, c'est vraiment d'être capable de gérer l'argent qui amène le plus grand pouvoir et la plus grande liberté. Le premier outil pour partir quand

ça va mal, c'est d'être indépendante financièrement. Donc aujourd'hui, on dérange le mythe de l'équilibre parfait pour explorer la théorie. Où est ce que finalement être authentique puis être passionnée. C'est là que ça l'allume vraiment les lumières. C'est là que les gens décident de nous suivre. donc on reçoit la Yes Woman du Québec. En fait, Vicky Boudreau, on écoute ça à l'instant.

Vicky Boudreau. Bonjour, merci d'être là au dérangeant. Écoute Vicky, t'es la fille d'un mineur devenu pêcheur de Havre Saint Pierre sur la côte Nord, déménagé à Montréal et t'as fondé Bcom, une agence de relations publiques qui est maintenant aussi A qui est comme le Uber de l'influence. On va en parler plus tard dans l'entrevue. mais t'es comme la fille derrière le rideau des relations publiques alors que t'es la fille la plus pragmatique terre à terre, superposée que je connais. Oh my God,

Speaker 2

j'aime pas entendre ça. C'est pas l'image que j'ai moi même, mais en fait,

Speaker 1

on n'a pas la même image Étienne Vicky. Mais moi je veux savoir qu'est ce qui t'intéresse autant dans la business de l'influence, la business des relations publiques. Pourquoi en avoir fait ta carrière aujourd'hui alors que t'es une fille dans le fond, je veux dire de Havre Saint Pierre avec un père même pas savoir que ça existait. Moi je viens du lac Saint Jean. les relations publiques.

Speaker 2

C'était pas bon, mais j'ai toujours ravie de sacrer mon camp de là bas d'aussi loin que je me souvienne. J'ai toujours ravi d'aller à New York. J'ai toujours ravi de la grande ville. Puis à un moment donné, j'étais serveuse dans un restaurant de fruits de mer à cette île. On était déménagé dans la plus grande ville, la plus. Y

Speaker 1

a tu des restaurants, pas de fruits de mer à cette île?

Speaker 2

Probablement oui, mais il y a de la rotation.

Speaker 1

Saint Pierre à cette île, c'est le grand déménagement. Oui, ma

Speaker 2

mère, elle voulait qu'on ait accès à une bibliothèque, à une piscine publique à plus d'opportunités pour le secondaire. fait qu'on était déménagé, mais c'est pour dire que j'étais serveuse, puis à un moment donné, il y a un couple qui vient euh de Montréal, de la grande ville. Puis, ils me font une joke. C'est quoi la différence entre un écureuil euh puis un rat? Puis là, je suis comment, je sais pas. En fait, un écureuil, c'est juste un

rat avec une vraiment bonne relationniste. Puis là, j'étais comme je savais pas c'était quoi? Et je suis allée dans mon petit Lousse voir c'est quoi être relationniste. Et c'est là que j'ai été j'ai dit c'était quoi les relations publiques, mais je suis tombée là-dedans plus tard par hasard, mais j'ai toujours aimé les gens, j'ai toujours aimé euh la mode, les marques, le branding euh puis l'influence. J'ai toujours, je me suis toujours organisée pour influencer les gens autour

de moi pour obtenir ce que je voulais. Je pense que des fois c'est pas nécessairement d'être en avant, mais ça peut être aussi de faire arriver les choses.

Speaker 1

Mais t'aurais pu très bien devenir une influenceuse aussi. Tu lis un peu sur LinkedIn, je te lis, t'es vraiment très vocal mais t'as préféré d'être derrière le rideau d'en faire justement d'être la gestionnaire des influenceurs. Comment c'est rôle là de ne pas être influenceur, mais de devoir dire aux influenceurs justement, fais ci fais ça parle pas parce que Bcom Bcom, c'était t'as sorti de l'université puis t'as lancé Bcom?

Speaker 2

Mère Noël qui avait déjà un autre business. J'ai fait un stage avec elle. Puis après je pense six mois, elle s'entendait moins avec la personne avec qui elle avait démarré l'autre compagnie. Puis on est partis et je l'ai rejoint tout de suite, mais elle elle venait des communications. Moi je venais du marketing.

Mais j'avais toujours eu de l'intérêt pour ça. Mais moi, j'arrivais de la mode là, j'avais étudié en mode, j'avais aucune idée là, j'ai jamais étudié en communication, j'ai jamais euh il y a pas beaucoup

Speaker 1

de gens qui ont étudié en communication. Mais moi, ma mère elle voulait qu'ils sont en communication

Speaker 2

en communication parce que c'était mon premier intérêt parce qu'elle trouvait que c'était comme bland beige, que c'était pas fort. Puis elle me disait va étudier dans quelque chose qui te passionne puis tu pourras faire des coms plus tard si jamais ça t'intéresse, mais elle trouvait ça comme trop général ou générique. Je ne sais pas. pourquoi? C'est un

Speaker 1

peu démotivant de se faire dire ça par sa mère quand

Speaker 2

même. Non, elle m'a elle m'a quand même accepté. Je suis partie en Italie à 17 ans. Pis, mes parents c'étaient comme étudier, étudier, ils nous poussaient. Puis elle voyait bien que la mode, c'est quelque chose qui m'intéressait beaucoup. Peut-être qu'elle trouvait que j'aurais moins de chances de trouver quelque chose si j'étudiais juste encore.

Speaker 1

Puis je pense qu'en région aussi, c'était quelque chose. Moi je viens du lac Saint-Jean, fait que c'est un peu la même chose. C'est tellement important pour eux qu'on aille à l'université parce que souvent, ils ne sont pas allés à l'université. cet aspect là de dire ah tu vas pouvoir avoir un métier un peu plus prestigieux, etc. Je pense que

ça reste très important. Puis il y a toujours une inquiétude pour eux de la retraite, de comment tu vas réussir dans la vie parce que t'as tellement des sujets qui étaient euh tout le temps en région là. Tsé, moi, je me rappelle, il fallait être malheureux à l'usine de pâtes et papiers là, c'était ça le tu rêvais de travailler à l'usine de pâtes et papiers. Puis c'était tout tourné autour de ça. C'était les meilleurs salaires.

Si t'étais pas le fils de, tu pouvais pas y travailler fait que t'étais pénalisé, ça tournait beaucoup autour de ça.

Speaker 2

Moi, quand j'ai commencé ma carrière, les gars avec chalot secondaire, ils avaient tous des gros pick up. Puis ils gagnaient déjà 100 000 là. Tu sais, moi, je gagnais 24 000 là. Tsé.

Speaker 1

Puis, c'est aussi un avantage. Tu sais, puis moi, je l'ai souvent dit, on s'est lancé tous les deux dans le milieu de la pub, puis j'enseigne à l'école de technologie supérieure aux ingénieurs. Puis souvent, je lui dis, vous serez jamais entrepreneur. Puis là, ils sont dans un cours d'entrepreneuriat. Tsé, ça part mal le cours définitivement. Puis la principale raison, c'est qu'ils font trop d'argent en sortant. Puis, moi, je disais que mon bac en communication publique à l'université Laval,

avais le choix entre être pauvre ou être pauvre. C'est comme dans les deux cas, c'était sûr que t'allais être pauvre parce que c'était effectivement 19, 20 000 € le salaire en agence à ce moment-là. T'as lancé en affaire, c'était peut-être 0, mais entre 0 et 20 000, c'est beaucoup plus facile à accepter que 0 ou 100 000. Tsé quand tu sors de l'université, fait que c'est ça ça ça le problème de cette culture-là en région ne pousse pas les gens à entreprendre parce que t'as tellement

des bonnes jobs. QuébecTech est fier de présenter les dérangeants. Accélérer le succès commercial des entrepreneurs et des start-ups technologiques québécoises, c'est notre mission. en propulsant la croissance de leurs exportations tout en stimulant leur adoption par des entreprises d'ici. Notre ambition. Créer plus

de champions tech québécois. Tu me disais ton père, dans le fond, était un mineur qui a construit un bateau de pêcheurs dans ta cour alors que la maison n'avait même pas de placard en

Speaker 2

fait dans la maison, t'es pas fini de construire. Oui, lui, il travaillait à la mine. Tout le monde travaillait à la mine au Havre, à Saint Pierre. Puis il était devenu contremaître et qu'il y avait quand même une bonne job là. Mais il était pas heureux. Puis, il rêvait de et je sais pas pourquoi de la pêche, parce qu'à l'époque, tout le monde crevait de faim. C'était dans le temps

que clamoureux, elle allait pas bien là. Mais avant ça, il est devenu inspecteur de bateau au gouvernement fait qu'il est allé chercher de l'intelligence à faire. Il a visité plein de bateaux en Nouvelle-Écosse, euh en Gaspésie. Puis c'est là qu'il a commencé à entendre parler que les Japonais

allaient s'intéresser aux crabes. Il est revenu à la maison, puis il a annoncé à ma mère qu'il construisait un bateau dans le cours, puis euh qu'il allait s'er dans la pêche au crabe, puis euh il était super amoureux. Ma mère est comme, OK. Ta mère a dit OK? Oui, il était tellement hot mes parents. Ah ouais, ma mère, elle l'a toujours supporté. C'était pas toujours parfait là, mais genre power couple ben raide là,

Speaker 1

mais c'est ça un peu. C'est comme la discotomie pour toi, l'entrepreneuriat, c'est tu de privilégier dans le fond tes rêves d'abord avant le confort.

Speaker 2

Moi je pense que je suis unemployable. Tu sais sans joke que je pense que j'aurais été une très mauvaise employée. J'aurais comme fait 2. Quelque part, j'aurais vu une autre opportunité ailleurs. Je je sais pas quel genre d'employé j'aurais pu être, mais en même temps, tu sais, j'étais caissière chez Métro, mes gars étaient en ordre de couleur. euh t'aurais pu licher mon convoyeur. Là,

ma caisse était propre, j'avais mon lineup. Oui, je prenais ça vraiment à coeur, mais c'est juste que on dirait, puis tu sais, je travaille là, ça fait 20 ans que je travaille beaucoup là. euh c'est pas un concours de combien d'heures tu fais, mais je pense que je suis pas la personne qui qui qui

Speaker 1

gagnerait le concours dans le plus bas. Non,

Speaker 2

mais c'est parce que j'aime tellement ce que je fais que je ne compte pas les heures, tu sais, mais de faire ça pour quelqu'un d'autre. Tu sais, les seules personnes à qui je suis imputable, c'est ma partner chez Bcom puis mes partners euh chez Halis. euh Aujourd'hui, mes investisseurs là, c'est ça. dynamique. Mais je sais pas sans joke mais

Speaker 1

tu restes imputable? Non, parce que moi j'ai toujours

Speaker 2

bien c'est des salaires. Moi je comptais les comptes d'hydro de mes employés. un moment donné, j'ai 50 employés t'es responsable puis tu sais aux ventes en plus tu sais, je suis responsable des qu'il faut qu'ils paient leurs bills cette semaine cette semaine, il faut que je la paye à rentre mais t'es aussi

Speaker 1

responsable de tes clients. Tsé, moi, j'ai toujours dit à la blague comme entrepreneur, souvent, on a l'impression qu'on est plus libre. Ce qui est pas nécessairement le cas parce que je dis tout le monde est ton boss. Quand t'es entrepreneur, t'as tes investisseurs, t'as la banque. Tsé, si t'as des prêts, la banque vont vont vont devenir évidemment euh quelqu'un à qui t'as des comptes à rendre, t'as tes clients sur lequel il faut que tu livres. Tu tu livres pas, ils vont t'appeler.

t'as tes employés. Fait que souvent je trouve que c'est un c'est un faux paradigme. On a l'impression de dire ah c'est moi qui décide de tout, je suis très très libre. Puis au final, il y a bien plus de boss. Par contre, tu peux prendre tes décisions puis vivre avec les conséquences versus que d'autres prennent les décisions pour toi, puis que là tu vives avec les conséquences.

Speaker 2

C'est vraiment là, je trouve qu'il y a une différence entre moi je prends pas beaucoup de nom comme une réponse là. Fait que tsé c'est ça tsé admettons que j'arriverais avec des idées, des projets, puis on me dirait non là je voudrais pas peindre.

Speaker 1

Mais justement, parlons du non parce que t'as une théorie qui est la tyrannie du nom en fait qu'on apprend aux femmes très tôt à dire non, à prendre le contrôle. Le nom, c'est synonyme de je me privilégie moi-même. Je suis pragmatique, je

Speaker 2

suis mon énergie, mon

Speaker 1

espace, mais tu dis que c'est le pire enseignement qu'on peut faire aux femmes en affaires aujourd'hui en 2026, que le non, c'est au contraire devrait être un oui. nous expliquer un peu plus. C'est quoi ta théorie?

Speaker 2

Oui, en fait, ça a l'air un petit peu compliqué, mais je trouve que dans les dernières années, on veut que les femmes, l'espèce d'équilibre professionnel machin. Je comprends qu'il y a des femmes qui vont dire oui pour rendre service à tout le monde, pour prendre le pick-up le slack des autres, de prendre le travail de plus des autres.

Dans ces cas là, je comprends qu'il ne faut pas toujours dire oui, mais c'est comme ça a fait en sorte que les femmes Il se mettent pas en position d'avoir un accès aux opportunités. Pis deux, le mindset de saisir ces opportunités-là. Pis, quand je me retrouve encore dans un événement d'une banque pour pas la nommer il y a deux semaines, puis sur 80 personnes qui sont dans la salle, on parle de fiducie. Ça fait comme 4 ans que j'essaie de catcher les différentes.

ça pourrait être un autre podcast. Qu'on parle de M&;A, qu'on parle de d'opportunités, qu'on parle de je sais pas moi les les budgets de la défense, il y a plein de d'événements en ville actuellement où on est 2, 3 filles. Puis je me dis Pourquoi? Est-ce que euh on n'a pas accès à ces opportunités-là. Puis là, deuxièmement, pourquoi on n'apprend pas à lever la main, à parler de nos projets à voix haute. Le monde

viendront pas nous chercher dans notre salon. Tu sais, fait que je trouve qu'avec cette culture-là de protéger notre- et je suis la première à protéger mes énergies, tu peux me parler de tes problèmes, je t'écoute, mais je t'écoute pas là. J'ai comme appris

Speaker 1

Merci pour notre dernier lunch. Tantôt je te demanderais un résumé de ce qu'on s'était dit qu'on est allé luncher. Mais

Speaker 2

tu sais, je fais des blagues, mais c'est qu'il faut vraiment apprendre aux femmes à dire oui aux bonnes affaires. Puis c'est quoi les bonnes affaires? Il faut les identifier. Tu sais, qu'est-ce que t'as le goût? C'est qu'est-ce qui te plaît, tu sais, c'est qu'est-ce qui va te rapprocher de tes rêves, de tes ambitions. Tu sais, ça faut

faut quasiment le mapper. Puis après de dire cette opportunité là, est ce qu'elle me rapproche ou c'est une diversion ou je vais le faire juste pour faire plaisir à quelqu'un.

Speaker 1

Mais il n'y a pas un aspect aussi en disant non, c'est de protéger ta réputation, toi qui es une fille de relations publiques justement, tu vas vouloir que tu nous éduques nous les auditeurs aussi un peu un master class relations publiques, des bonnes pratiques. mais d'être de s'assurer de livrer la marchandise n'est pas là un gage de succès comme entrepreneur de dire Vicky, quand je l'appelle, elle me dit oui, mais elle dit elle livre là, tandis que moi j'ai

Speaker 2

bâti Marino puis moi, notre premier business, on l'a bâti en disant oui, puis en se mettant dans la merde parce qu'on ne savait pas comment qu'on allait faire.

Speaker 1

C'est le fait avec les tatous se n'est pas toujours les tatous intelligents pour le Super Bowl, mais c'est En fait, c'est très masculin. Tu sais, on peut le dire, c'est là la différence, mais c'est c'est là où c'est intéressant, je trouve, tu sais, moi, je suis papa de deux filles, fait que c'est très très important. C'est il y a plein d'exemples comme ça. euh Un exemple d'un directeur des ventes, c'est dans une de mes entreprises, tu marques bilingue sur

par exemple, la description d'emploi. T'as huit gars qui parlent pas anglais qui postulent. Mais tu sais, ils ne parlent pas anglais. T'as une fille qui a dit une fois un mauvais mot dans une phrase en anglais puis elle dit mais je suis pas bilingue. J'ai fait une erreur, je ne vais pas postuler. J'étais dernièrement justement moi aussi dans une grande banque, je donnais une conférence, puis je parlais avec quelqu'un de très

haut placé. Pis, on parlait un peu de ce pouvoir au féminin et là, pis l'importance de prendre sa place. Puis elle a dit tu sais, je me suis senti super mal de demander un salaire à ma boss. Pis, elle a dit j'ai su après que le gars qui a la même job que moi avait demandé 125 000 $ de plus que ce que j'ai demandé. Puis elle a dit je me sentais mal parce que je demandais comme 30 000 de plus. Mais c'est ça

qu'on ne fait pas. Puis c'est là qu'il y a eu des initiatives comme l'effetA qui a été parrainé par Isabelle Hudon de la BDC. Aujourd'hui, il commence à en avoir de plus en plus de femmes qui prennent parole, mais c'est encore c'est encore rare. C'est encore quelque chose qu'on ne voit pas assez. Puis moi je suis d'accord, il faut que les femmes soient opportunistes. Il faut qu'elles

saisissent ces opportunités, il faut qu'elles prennent la place. Puis moi une question que j'aimerais te poser qui est peut-être un peu dérangeante. Tu penses quoi des concours, des fonds d'investissement pour les femmes seulement? Moi, ça, c'est un truc, tu vois, qui me dérange un peu fait que

je t'amène peut-être dans une zone que t'aimeras pas. Mais on en avait parlé avec Élisabeth et Battiello, tu sais, du groupe euh du groupe Salvator, tu sais qui est avec nous, une des dérangeantes m'avait dit moi, j'ai envie de gagner dans les mêmes concours que les gars, tu sais, j'ai envie d'être dans la même catégorie parce que je suis aussi bonne qu'eux, ce que je crois énormément. Moi,

c'est quand même un truc que je me questionne. Comment une femme perçoit l'aspect qu'on est rendu au stade où on lance des initiatives qui sont uniquement pour elle. Et de ce que j'entends, ben le problème, c'est que souvent, il y a pas assez de dossiers, pas assez de bons dossiers, peu de performance financière. je me questionne là-dessus.

Speaker 2

Moi, j'aimerais peut-être amener quelque chose par rapport à ça. En fait, puis là, je vais pas faire une réponse bache de Pien ou de PR là. On est au dérangeant. Mais c'est important pour la découvrabilité. Tu sais pourquoi on était trois personnes à l'événement de la banque? Les gars, ils ont tu la liste des filles qui sont en affaires.

C'est sont connus, ils sont pas, ils vont pas jouer au golf et c'est peut-être pas les mêmes cercles Fait que pour découvrir des entreprises, à mettre des critères comme ça, je trouve ça intéressant. Après ça, ça Selon moi, tu peux pas dire on va donner de l'argent aux filles, mais on va leur demander de sauver la planète, de sauver le monde, d'avoir des missions, puis que là, les critères, la liste de critères, elle devient comme crazy par rapport à ce qu'on demande aux gars

pour investir dans leur business. Ça, c'est le point qui me dérange le plus. Puis j'ai on a déjà eu des discussions, puis je l'ai fait part de cette opinion-là personnelle aux personnes euh euh concernées à l'époque. euh ça peut se pas bien passer.

Speaker 1

Pourquoi? Ça était quoi la réponse?

Speaker 2

Ben, tu sais, c'est des fonds à mission impact social euh et pour les filles, mais c'est c'est

Speaker 1

qui mélangent les deux ensemble. Donc le fond de

Speaker 2

la femme. Mon gars à côté de moi, de sauver la chèvre, le chou, la planète, le le l'univers. Moi, si je si je veux faire une business qui va faire de l'argent, puis en plus dans notre cas, on on on permet à des gens d'avoir un petit revenu d'appoint. Fait que tu sais, c'est tout ça, tu peux ouvrir aux filles, mais tu peux pas rajouter trois autres étages de barrière en plus là.

Speaker 1

la meilleure façon de distribuer de la richesse, c'est de créer de la richesse. Exactement. Et ça, c'est un malaise chez beaucoup de femmes aussi l'aspect de l'argent parce qu'on a effectivement, c'est un tabou. Je pense que

Speaker 2

dans certains cercles de moins en moins, tu sais, moi, je fais partie des chefs de file justement à la caisse de dépôt Pis euh on on est mis euh ensemble, puis il y a des filles là-dedans qui réussissent. Il y a des des chaînes d'entreprises, mais elles sont moins visibles, ils sont moins euh ils sont moins show off, sont moins show off ou on les connaît juste pas parce qu'ils sont en train de travailler. Puis le soir, ils sortent pas. Je sais pas. C'est l'une question que je me pose ces

Speaker 1

temps ci. Puis pour jumper sur les relations publiques. Est ce que tu penses qu'ils devraient être plus parce que oui, ça, ça fait partie des relations publiques, l'aspect de se mettre en avant, l'aspect d'être dans les médias, de passer dans la presse, etc. Pourquoi tu penses comme relationniste, là, on revient à ton bcom d'avant. Pourquoi tu penses que les femmes s'embauchent pas des relationnistes pour se mettre plus en avant, pour être plus médiatisées. Elles

Speaker 2

sont plus modestes, elles veulent pas prendre trop de place, mais encore là de moins en moins ou elles veulent peut-être, je sais pas, plus contrôler leur image. C'est sûr que quand t'es PDG d'une grande entreprise, puis que tu te ramasses en avant, on on on en parlait tantôt. Tu peux te faire ramasser là. Tu sais, là, t'es t'es plus sous les feux des projecteurs, les gens vont regarder ce que tu fais, ce que tu dis.

c'est une très grande entreprise, ça peut même peut être toucher tes enfants éventuellement tu sais fait que c'est

Speaker 1

des décisions à prendre envers les femmes et envers les hommes, c'est définitif complètement. Une femme qui a du caractère Étienne, c'est une hystérique. un homme qui a du caractère, c'est un gars qui a du caractère et qui se fâche une fois de temps en temps, le nombre de fois que j'ai vu ces commentaires-là. Puis un des trucs que je trouve beau dans le milieu montréalais en ce moment, c'est le milieu financier qui est 100 % dominé par des femmes. C'est

assez nouveau. On peut penser à Bichoche Investments à Québec, on peut penser à Jannie au fond de la FDQ. On peut penser à Isabelle euh qui est à la BDC. C'était aussi une femme au fond d'action que je ne me rappelle plus du nom, mais c'est et ça, c'est vraiment nouveau dans le milieu de la finance d'avoir presque des femmes à la tête. Mais j'entends aussi, moi, parfois en coulisse des commentaires sur une telle et

elle agit comme un homme. Pourtant, c'est pas qu'elle agit comme un homme, c'est qu'elle a du caractère et qu'elle est capable de mettre son poing sur la table. Elle est capable, tu sais, c'est un peu cru de dire ça, mais d'avoir des couilles. C'est souvent ce qu'on dit comme gars, mais d'avoir ce got là mais

Speaker 2

c'est juste cette expression là il faudrait la changer.

Speaker 1

100 % du courage du courage, mais c'est tellement vie différemment.

Speaker 2

Puis moi je le vois. Puis ça part de plus loin et moi je me faisais dire à la garderie, ta fille est comme elle est petit boss hein sait qu'est-ce qu'elle veut h c'est une leader là. Carlit, appelle ça comme tu veux, mais tu sais si elle influence les autres pour le meilleur ou pour le pire c'est du leadership là. C'est pas, tu sais, on dit d'un petit gars que c'est un petit boss, mais non,

Speaker 1

tu sais d'où vient toi cette énergie-là de leader type A personality qui a fait peut-être ton succès en affaires. Ben honnête, t'as eu des modèles? T'as tu des gens qui t'ont inspiré ou c'est carrément dans tes gênes.

Speaker 2

Quand j'étais petite, mon père, il m'amenait à l'usine. Tu sais, j'en parle, puis je sens la poussière là il m'assoyait, on n'avait pas de gardienne là, il m'assoyait à côté de lui, puis il négociait là tu sais le prix du poisson, le prix des du crabe, tout ça. Puis tu sais là, j'étais quand même pourquoi tu t'obstines pour 10 €. Puis là il était comme calcule 10 $ sur une saison de 30 000 livres.

Tu sais comme ce côté-là d'aller demander des choses, ça a l'air banal, mais j'en j'y repense, puis je raconte cette anecdote là, puis je suis comme c'était quand même ça, tu sais. Puis après de toujours euh j'ai premièrement, j'ai beaucoup d'énergie là, à à 40 quelques, je me rends compte que j'ai plus d'énergie que la moyenne des ours qui est très pratique actuellement. euh mais cette drive là fait de venir de vraiment loin, physiquement, géographiquement, je suis enfant,

la route à l'arrête chez nous là. Il se passe pas grand chose là. Tsé il y a un mariage le samedi, ça klaxonne. Puis moi, je suis dans la fenêtre parce qu'il y a un happening là. Tu sais, je cravais de l'événementiel, de l'action du je lisais des magazines de mode qui arrivaient de France au dépanneur à cette île. Deux mois en retard, j'allais les chercher. Tu sais, j'étais toujours attirée par tout qu'est ce qui qui étaient

des grandes villes de l'extérieur. Puis pense que j'ai toujours senti qu'il fallait que je fasse mes profs quatre fois plus. Tu sais, parce que j'ai pas fait les bonnes écoles. Je suis pas née dans une fa- j'ai une famille incroyable, j'ai jamais manqué de rien. Mais je suis pas née euh tu sais, j'étais membre d'un club privé au au centre-ville à Montréal, puis on me dit ah t'es une petite Baudouin, toi, non, non, je suis une petite boudre rouge.

Speaker 1

C'est pas la même famille. C'est

Speaker 2

pas la même famille. Mais tu sais, cette idée-là de toujours devoir faire plus, c'est vraiment euh je sais pas si c'est sain, mais c'est vraiment un pattern que j'en fais jamais

Speaker 1

assez. C'est un pattern qui est moins traditionnel. Je pense en région parce qu'il est souvent pas encouragé.

Speaker 2

C'est drôle. Il y a bien des entrepreneurs en région quand même. Oui,

Speaker 1

100 %, mais ils sortent moins des milieux, moins ils sortent moins. L'impression que j'ai, c'est qu'ils sortent moins pour donner. J'étais à BComeau, je donnais une conférence la semaine passée justement, c'est des gens extraordinaires, mais de dire guys, vous pouvez exporter, vous pouvez sortir de la région, surtout aujourd'hui avec le numérique, le digital, c'est quand même assez intéressant.

d'être capable de voir un petit peu plus grand, mais moi, je pense que devenir d'un milieu modeste, devenir d'un milieu un peu loin dans lequel c'est inaccessible, ça te crée une certaine frustration d'avoir envie d'avoir plus. Moi, je trouve que c'est une drive définitivement que quand tu réussis à la canaliser, qui va pousser les gens à entreprendre, puis à reprendre leurs destinées. F juste l'aspect d'être né dans

la richesse. Moi, tu sais les les histoires souvent les plus triches j'ai vu, c'est des gens qui avaient tout pour réussir. C'est ils sont partis ce qu'on appelle des golden spoons, des des des cuillères en or. Donc il y avait de l'argent et tout. T'as pas cette niaque là que je pense que t'as, toi, on le voit, t'as faim. t'es un peu opportuniste, t'es prête à dire oui parce que tu n'as jamais eu tout cuit dans le bec.

Speaker 2

Non, mais j'ai rien manqué encore là, je me répète, mais j'étais allée, je me souviens de la maison, on va à Walt Disney, j'ai connu le ramp up de ma famille tu sais. Puis pour moi, ça, c'était comme Et puis mon père il tripait sur les beaux hôtels, tu sais, il y avait ses bottes ses bottes de caoutchouc. Tu sais, c'est comme toute toute ce ramp up là d'avoir accès à des choses tu sais, à pouvoir voyager et tout ça, tu sais, c'était comme c'était comme incroyable de vivre ça là.

Speaker 1

mais montre moi un trust fund baby qui est vraiment heureux.

Speaker 2

Non mais imagine la pression, tu sais, moi là, tu me mets il y a aussi une pression. Je suis d'accord. Il m'a dit un jour, je rêve d'avoir tant dans mon compte. Mais moi je suis obsédée là, je l'ai tapé là je sais pas

Speaker 1

un range mettons

Speaker 2

1, 2, 3, 4, 5, 6, 7

Speaker 1

chiffres chiffres. Plus qu'un million. voilà ce qui est ce qui est moi mon père m'avait dit si ta maison est finie de payer, t'es riche

Speaker 2

fait que lui il était obsédé par ça. Tsé pour lui, c'était comme un méga milestone dans les années 90. Aujourd'hui, il change, ça vaut

Speaker 1

4 fois plus faut que tu fasses fois 4 son montant et le fonds de pension d'un professeur au Québec est dans les sept chiffres hein. Faut se le rappeler là comme tu prends ta retraite comme professeur. Deux professeurs ensemble, c'est plus de 2,5 millions de fonds de pension. Bref,

Speaker 2

pour décourageons pas c'est que même ça, mon père il m'a dit Très jeune, c'est avec, tu sais, c'est la première, tu sais, c'est c'est avec l'argent qu'on fait de l'argent. Fait que là, il faut que faut que tu partes vite. Puis là, comme moi, j'économise, sais, j'ai mon premier relevé là, mon premier dépôt à 14 ans à Card de Desjardins, je l'ai encore là, tu sais. J'ai l'âte de faire du order puis que ma maison

est full de cochonnerie. Mais non, tu sais, c'est c'est comme c'est rangé pour moi, cette idée là de d'avoir la pression que lui, il a tracé la première traque vraiment difficile. Moi, j'ai pu aller à l'école, j'ai étudié Analie, machin, la pression que je me mets, imagine là, t'es troisième, quatrième, cinquième génération. C'est un autre beat là, je sais pas.

Speaker 1

Mais moi j'avais rencontré Paul Desmarais à un moment donné. Puis il m'avait dit en toute candeur, il dit même mon nom ne m'appartient pas. Je suis le troisième Paul de la génération que la pression que t'as, c'est même pas mon propre nom, on le voit avec des Monsieur Péladeau là Pierre Karl qui on ressent une certaine peur de ne pas faire plus grand que son père ou de ne pas mais ça doit être donner l'héritage de Pierre Péladeau, qui est partie

de l'entrepreneuriat francophone au Québec. Il y a beaucoup d'exemples comme ça effectivement, qui amènent une

Speaker 2

certaine pression. Et tes parents, c'est des rock stars de l'entrepreneuriat. T, je veux dire

Speaker 1

je veux te parler du complexe d'un imposteur justement parce que t'as justement petite fille d'Ar Saint-Pierre, on l'a bien dit. Puis là, finalement, de fil en aiguille, tu te retrouves dans des cabinets de campagne pour des fondations caritatives, des cabinets de 100 millions où est-ce que t'es avec justement des Paul Desmarais?

est ce que finalement aujourd'hui, tu te sens à ta place quand t'es dans des cabinets, des comités comme ça ou est ce qu'il y a toujours le complexe de l'imposteur qui te rattrape?

Speaker 2

Moi, il y a quelqu'un qui m'avait dit le talent ne demeure jamais ignoré du pouvoir. Puis, j'ai eu des des relations, j'ai eu aucune relation avec des politiciens. Je m'en

Speaker 1

allais faire une bonne, on a demandé des noms. Non, on a demandé des noms. J'ai

Speaker 2

rencontré euh des des des figures publiques ou des politiciens qui vont envoyer des lectures à faire, tu sais des des relations business de gens qui qui m'aiment puis qui veulent m'encourager, puis euh qui prennent le temps de prendre un café avec moi une fois ou deux par année.

Tu sais, j'ai eu accès à ça. Puis je me dis, ces gens-là, ils ont besoin d'être en contact avec des entrepreneurs, avec des, je me proclame pas visionnaire là, mais avec du monde qui sont sur le terrain, qui voient qu'est-ce qui s'en vient, tout ça. Puis je pense que ma place est peut-être là quand je suis invitée dans des contextes comme celui-là, c'est d'amener une autre perspective, c'est d'amener mon expertise en communication marketing in- in- influence,

mais c'est d'amener quelque chose de nouveau autour de ces tables-là. Puis, depuis que j'ai comme compris ça, que c'est pas moi qui vais appeler mon chum à banque pour euh vendre 14 tables, puis faire un chèque de 100 000 là. Tu sais, moi, j'ai j'ai connaissent ces gens là, ils ne doivent rien que cette transaction là, elle est pas là fait que ma valeur ajoutée dans ces circonstances là, elle est autre. Puis depuis que j'ai compris ça, non, je trouve ça le fun. Mais puis

Speaker 1

là je m'adresse vraiment à l'experte en relations publiques qui en a vu d'autres qui a aidé des entrepreneurs justement à lever. Est-ce que c'est tant payant que là je te demande aussi à Dom que t'es extrêmement impliqué là, tu donnes plus de 50 à 60 000 $ par année en charité. Est-ce qu'il y a vraiment un retour d'ascenseur? Est-ce que le business? karma existe pour vrai quand tu te mets à t'impliquer dans des oeuvres caritatives comme ça, puis la philanthropie.

Speaker 2

Mais moi, je crois que le business karma il est plus large que ça, tu sais. J'accepte des fois de prendre un café avec quelqu'un, puis là, quand je vois ça dans mon agenda, je ah j'ai pas le temps, pourquoi j'ai dit oui mais il y a tellement de monde, Isabelle Hudon euh qui avec qui j'ai lunché il y a genre 18 ans, Kim Thomassin qui m'a donné des trucs comment gérer la garderie alors que j'avais même pas

d'enfants encore que que j'ai utilisé. J'ai eu accès à plein de gens super intéressants qui après Moi, je pense que ça tourne, fait que on on on on me demande d'aller prendre un café, j'accepte, tu sais. euh mais ça dépend de tes objectifs. À un moment donné, ça peut vraiment manger beaucoup de temps, toutes ces implications-là. Depuis que j'ai parti liste, je siège sur aucun conseil d'administration. euh j'enseigne plus au HSSL à l'école des dirigeants. Je

n'enseigne plus à l'in- l'institut de leadership. Je j'ai comme toute coupé ce que j'appelle mon parascolaire parce que sinon, je vais pas y arriver, tu sais. Mais encore là, avec ces implications-là, j'ai développé une grille de sélection qui qui est autour de la table, puis pas être gêné de le demander. Est-ce que moi, je peux apporter de la valeur ajoutée?

c'est combien de temps? C'est vraiment quatre meetings par année ou vous allez me foutre plein de tâches sur le dos que finalement je vais me retrouver à devoir comité comité

Speaker 1

investissement. Mais c'est ce que je trouve intéressant dans ce que tu dis. Puis on peut revenir un peu avec le syndrome de l'imposteur. Tu sais, tu l'as. Moi, je l'ai sincèrement là, ça va des

Speaker 2

jours. des jours, je me trouve hot.

Speaker 1

Oui, ça, je pense que c'est important des heures. Mais tu sais qu'on se fait inviter sur des gros comités, etc. Je me rappellerai, je pense que je t'avais texté, je reçois une invitation de Paul Desmarais junior qui m'invite à rencontrer une table politique avec Eric Boyco de Stingray, etc. dans les bureaux. Puis je fais comme il s'est probablement trompé. Tu sais, probablement qu'il voulait pas écrire à moi. Puis là, j'arrive là, je suis mal à tout le monde, mais

J'étais comme un petit gars. Tu sais, j'étais vraiment le petit gars puis là tu regardes les gens autour puis tu dis wouh, ces gens-là me tu sais, même si j'ai eu du succès me fascinent encore. Mais ce complexe d'imposteur là, ce qui est intéressant je trouve avec Vicky, c'est l'aspect de dire malgré que tu l'as, tu dis quand même oui. tu vas quand même parce que le problème du complexe d'imposteurs, c'est quand ils t'empêche, puis ils

te paralyse. C'est quand tu te dis ah je peux pas aller à telle table, les gens sont trop hot, je ne vais pas y aller. faut faire si on est invité, c'est qu'on a quelque chose. Si on a quelque chose, pourquoi on n'en profiterait pas? Et ça revient à quelque chose qu'on n'aime pas au Québec et le mot opportuniste. Et ça, c'est un mot que les Américains ont vraiment compris là. Pis, on peut

parler contre les Américains en ce moment. J'ai toujours dit que les Américains, il y a eu une opportunité, ils sautent dessus. Pis s'ils peuvent te faire une jambette pour te faire trébucher puis la voir qu'ils vont le faire. Nous au Canada, j'ai l'impression qu'on laisse passer les gens. C'est comme une fois qu'il n'y aura plus de fil d'attente, puis qu'il y aura plus de personne qui va vouloir l'opportunité,

puis tout le monde va être heureux. Là, on va peut-être essayer de la saisir, mais on a besoin de plus de ce côté opportuniste là définitivement. Moi, s'il y a un message que j'aimerais envoyer aux auditeurs, c'est je me suis retrouvé à un moment donné dans une table, un peu comme celle là, invitée par l'université de Montréal sur la vision 15-20 ans de l'éducation. Puis il y avait l'ancien chef de cabinet de Philippe Couillard, qui était assis à cote de moi.

puis au bout du meeting de 4 heures, je le trouvais vraiment pas plus intelligent que moi. C'est comme on ne le nommer pas non, mais dans le sens qu'il était vraiment distingué. Il était éloquent, mais il n'y a rien dit de particulièrement groundbreaking que j'ai fait. OK, je comprends pourquoi il était dans ce rôle là. J'ai assisté deux fois aux conférences de Barack Obama puis oui, il était très inspirant, mais j'ai rien appris de ce groundbreaking.

Quand tu te rapproches des gens en position de pouvoir, tu te rends compte que finalement, c'est du vrai monde, c'est du vrai monde qui se posent les mêmes questions, puis ils ont pas un un super euh cerveau intelligent que personne n'est capable d'atteindre. Je vais te relancer la question Vicky pour niveau qu'est-ce que les entrepreneurs, parce que Dominique a un très très bon point, on manque d'opportunisme peut-être dans nos réflexes. on ne pose pas les bonnes questions non plus. Tu l'as

Speaker 2

dit. Je reculerai pour être opportuniste, puis ça veut dire les opportunités, il faut que tu te vois grand. Il faut que t'aies des ambitions. Je pense qu'on se permet pas. Puis

Speaker 1

moi-même, on est né pour un petit pain qui est une phrase qu'on se dit souvent au Québec, né pour un petit pain, le milieu catholique, etc. On en parle souvent. Ben oui, puis

Speaker 2

des fois même moi je me challenge, je fais mes forecasts avec ma startup, puis je suis comme OK. Non, pousse, pousse, puis on se rendra à 80 % des forecasts, puis ce sera ça. Mais si met la barre moyennement haute. À tantôt pas à la dépasser jusqu'à très très haute là. Fait que si t'es dans un mindset puis là je vais faire ma coach de vie là. Mais si t'es dans un mindset d'ambition, de rêver, de voir ce serait quoi le la meilleure affaire qui pourrait arriver, ben là, tu vas déclencher

une façon de voir les opportunités. Puis de te sentir légitime de saisir parce que ça fait partie de où est-ce que tu veux te rendre. C'est un des

Speaker 1

meilleurs exemples de ça, tu vas le recevoir tout à l'heure Étienne, fait que je sais pas si ça va être diffusé quand, mais qui est Dominique Brown qu'on reçoit par la suite. Moi, j'ai eu la chance de le côtoyer dans les débuts de chocolat favori. Puis, Dominique, dès le début de chocolat favori, avait lancé sur toutes les tribunes, on va faire 100 millions de revenus dans 5 ans. il avait dit Je veux tellement le dire à tout le monde qu'on va être obligé de le faire. Il

dit Je sais que c'est plus ou moins accessible. Je sais que c'est extrêmement ambitieux, mais à force de le répéter, c'est la même chose avec un marathon. Vous décidez de faire un marathon ou de venir un marathon, vous le dites à personne. Les chances que vous abandonniez sont grandes, mais mettez partout dans toute votre réseau social, je me suis

inscrit à un marathon, je vais faire un marathon. Cette pression là un peu aussi sociale de dire non, moi je me suis engagé à le faire, je vais le faire, nous pousse à voir plus loin. Puis les investisseurs, moi je l'avais vécu, ça, c'était drôle. Au début de Connect and Go. Nous, on voulait frapper notre budget. C'était comme on met des chiffres qu'on est sûr à 100 % qu'on va réussir. Mais les investisseurs les divisaient par deux parce que 80 % des gens leur mentent,

ils font fois 2. Fait qu'ils étaient comme ben non, c'est sûr qu'ils ont fait fois deux fait que leurs leurs ambitions sont trop basses, puis on n'était pas capable de clauser du financement. Chez les investisseurs, c'est ce qu'on appelle le venture cap. Il y a ce désir-là d'avoir des ambitions de transformer le monde, de faire fois deux à chaque trois mois. Et c'est vrai qu'on a besoin de plus de ça chez les femmes et chez les hommes dans tous les

types d'entrepreneurs, on a besoin de plus d'ambition. Moi, je pense au Québec.

Speaker 2

Puis, là-dessus, Monsieur Bouchard de Couchard, Alain Bouchard dans sa bio, j'avais lu que lui, il se compromettait en donnant des entrevues aux médias. voici qu'est ce qu'on va faire. Puis des fois son équipe était peut-être même si ma mémoire est bonne n'était peut-être même pas au courant. Mais il avait callé la shotte publiquement fait qu'il y avait pas le choix de livrer là. C'était

Speaker 1

quoi tu penses à l'école d'apprenticeship de base, il y a un des étudiants qui avait demandé à Alain Bouchard. C'est quoi votre plus grand regret? Vous pensez que c'est quoi sa réponse? Je sais pas, je sais pas de ne pas avoir conquis le monde plus vite, de ne pas être allé plus vite. Oh shit, tu sais quand ça vient de quelqu'un qui vaut plus cher que la Banque royale du Canada. couche tard vaut plus cher que la Banque royale du Canada. C'est quand même fou quand tu regardes ça et je

me rappelle de son regard. Tu sais, on lui dit qu'est ce que c'est quoi votre plus grand regret? Pis, il fait de ne pas être allé plus vite. mais ça c'est rare, mais c'est facile de dire ça quand ça a bien été au final

Speaker 2

là mais mais ça a sûrement pas toujours bien été. Non c'est ça, ça lui il a pas pu dormir des nuits comme nous trois là tsé, c'est comme quand on le voit tout de l'extérieure.

Speaker 1

Il a commencé avec un dépanneur, c'est ça tsé, c'est c'est une phrase je répète souvent des jeunes entrepreneurs dis toi quelque chose quelque part. Alain Bouchard un c'est une sacrée mauvaise idée. Té ouvrir un dépanneur aujourd'hui, il y a personne qui fait waouh, l'idée du siècle. Mais ce qu'il en a fait en efficacité opérationnelle, c'est sûr et certain. On voit les beaux côtés du succès aujourd'hui de couche tard. Mais comme tu dis, il y

a des nuits. Il y a probablement fait faillite technique trois fois. Moi, je pense à Meubles South Shore qui ont annoncé cette semaine qu'il fermait. Ah ouais, pour 600 employés à cause de ce qui se passe aux États-Unis, ils ferment Jean Laflamme, qui est un des entrepreneurs, je trouve le plus inspirant une compagnie de meubles qui était très très forte, qui avait une super progression, fait faillite. Ben je sais pas si elle fait faillite, mais elle ferme ses opérations, c'est terminé.

si c'était quelqu'un un peu comme Alain Bouchard, c'est génération aussi. On a beaucoup comme ça, fait que c'est jamais un fleuve tranquille. Puis là, je vous entends parler des entrevues d'Alain Bouchard. On est allé dans tel cercle. On a donné tel article dans la presse Vicky. Est-ce que c'est obligatoire en 2026 qu'un entrepreneur soit influenceur?

Speaker 2

Ben, moi, je le recommande, tu sais, puis pour un paquet de raisons là. Tu sais, j'appelle ça le PDG influenceur là. J'ai fait beaucoup de contenu là-dessus. Les plus jeunes générations, ils veulent savoir pour qui ils travaillent. Fait que ne serait-ce que pour recruter des talents, j'ai mon anecdote là-dessus. À un moment donné, je suis euh je rentre dans le bureau, puis il y a un scientifique de données qui est en entrevue finale.

César pour ne pas le nommer. Puis là, il me fait ah euh enchantée Madame Boudreau, Vicky, euh euh j'ai beaucoup apprécié votre podcast entre deux brassées quand vous avez parlé de telle chose, puis là, je suis comme quoi? Non, mais moi, c'est juste, tu sais, des fois j'enregistre des trucs, mais que les gens vont l'écouter. Oui, mais surtout un scientifique de données qui se tape un truc de mom life là. Tu sais, je suis comme comment il s'est rendu là?

Mais je me dis des fois, d'être public, ça ça aide beaucoup à recruter. Tu sais, mettons tu fais une petite conférence dans l'université, t'as des stagiaires qui appliquent. Tu sais, d'être visible pour le recrutement, c'est super bon. um Puis après pour les opportunités, tu sais si t'es un investisseur, puis le PDG euh il est pas sur LinkedIn, puis il est pas nulle part, tu peux pas euh nécessairement voir après, tu peux accorder de l'importance à ça à différents niveaux là, mais on voit

Speaker 1

tellement des entrepreneurs des fois qui sont under the radar. Puis des fois moi j'ai le réflexe d'admirer ça, de dire waouh, c'est clair, il vaut des dizaines de millions, puis nulle

Speaker 2

part. Et on en parler, pas besoin de tout ça. Ça, c'est des discussions que j'ai avec des amis qui sont propriétaires de de de d'entreprise, puis le l'équipe des réseaux sociaux marketing veulent les mettre de l'avant, puis eux autres ils ont

pas le goût, tu sais. Sauf que si t'as des commerces de proximité en banlieue, tu sais, ça peut être une bonne idée quand en choisir entre un commerce ou l'autre que tu connais euh les gens qui sont derrière l'entreprise, ça peut créer un sentiment d'appartenance, puis de mais tu sais, c'est des décisions euh tout le monde n'a pas le goût de poster son déjeuner sur Instagram. Là, il faut quand même que ça fasse partie un peu de ta personnalité d'être

Speaker 1

il faut faire attention. Ça ne veut pas dire non plus être influenceur comme entrepreneur. Ça ne veut pas dire de poster son déjeuner sur Instagram. Alors je sais bien moi je trouve qu'il faut séparer réflexe quand même c'est ça, il faut séparer un petit peu les deux. Puis je trouve le plus gros danger à voir comment tu le vois, c'est que mon impression, c'est que les gens qui deviennent très présents sur les médias sociaux comme entrepreneurs sont quand même un peu dans le bullshit.

Tsé pis pis évidemment, il faut pas oublier quand t'attire, moi, tu sais, j'ai vu des entrepreneurs à succès que quand il y avait un échec entrepreneurial, ils chialaient que les médias le tapaient dessus. Et j'étais comme, quand les médias étaient là pour dire toutes tes bons coups et que t'en prenais la lumière là, tsé, t'en voulais la lumière, mais ça vient avec l'endos de la médaille de dire

une personnalité publique. Il va être beaucoup plus tapé là. Tsé, vous êtes un entrepreneur demain matin, Olivier Pribba là. il fait faillite ou il refait tirer sur son appartement. Là, je peux te garantir que c'est sûr que les médias

vont en parler et t'es toujours dans les médias. Il y a aussi cet envers de médailles là où je trouve qu'on devrait enseigner aux entrepreneurs d'être très vrais, de faire extrêmement attention aussi, pas avoir la langue de bois, mais de s'assurer de ne pas commencer à embellir des situations parce que Tu sais, la plupart des gens qui ont fait la une de Fortune Magazine ont fait aussi de la prison. C'était le

Speaker 2

fun, c'est

Speaker 1

la dernière fois, toi, Dominique que tu dirais justement t'es t'es chroniquant dans le journal des affaires, t'es euh sur LinkedIn, t'es rendu à combien de milliers, 40 000 je pense 1000 followers. C'est quand la dernière fois que ce rayonnement-là t'as amené des opportunités business sans arrêt? Ah ouais, sans arrêt. La réalité, ça m'amène des opportunités, je dirais de manière minimum hebdomadaire et peut-être quotidienne. est-ce que je serais aujourd'hui entrepreneur en résidence à la

BDC sans cette visibilité là et cette influence? Parce que ce que j'ai vu, c'est pas la visibilité. Pour moi, être visible ne sert à rien. Si tu n'utilises pas cette visibilité-là pour des bonnes raisons. On parle de philanthropie. Tu sais, euh l'aspect que j'ai pris de la présidence d'honneur des de la Fondation des jeunes de la DPJ. Ben c'était le réseau d'influence qui m'a permis d'influencer des gens à faire des dons. Pis à dire, embarquez, on a quand même levé plus qu'un

million de dollars à ce moment-là. euh l'école d'entrepreneurship de base, euh j'ai été par exemple à la chambre de commerce, combien de fois invité à la table d'honneur? Ben, je l'aurais jamais été si j'étais low profile que j'étais pas là.

et en fait, ce que je fais aujourd'hui à la BDC vient d'une invitation à la table d'honneur de la chambre de commerce de Montréal où j'étais assis avec Kim Thomassin où j'étais assis avec Isabelle Hudon et sur lequel justement, je lançais des phrases un peu choc comme vous devriez arrêter de vous appeler la banque des entrepreneurs. Il n'y a pas d'entrepreneurs à table. C'est comme ça que la discussion est partie et que je suis arrivé dans cette

c'est c'est réellement comme ça. Puis c'est là que je trouve que énormément de courage d'une Isabelle Hudon de dire je vais rentrer un disrupteur à l'interne. Moi je crois énormément à l'influence. Puis je pense que les femmes devraient être de plus en plus aussi dans l'influence. Parce que si on regarde statistiquement et démographiquement, vous allez prendre le contrôle du monde, vous allez plus longtemps à l'école. Il y a de plus en plus

Speaker 2

de femmes en position de pouvoir en plus aussi qui s'en vient aux Etats Unis et ça,

Speaker 1

ça amène des belles opportunités fait que ça l'est après, il y a l'envers de la médaille. Té d'être public, il y a des moments sur lesquels, parfois, comme tu dis, on dit quelque chose dans un podcast qui est cité hors contexte, puis qui peut nous amener quand même une visibilité qu'on aurait préféré ne pas avoir quand j'ai tout perdu, quand j'ai fait faillite l'aspect d'avoir été une personnalité publique, j'ai trouvé ça extrêmement difficile. J'ai

déménagé de Québec à Montréal à cause de ça. P j'allais à l'épicerie puis je savais que des gens allaient me reconnaître, puis peut-être allait me dire hé, j'ai perdu de l'argent à cause de toi. Fait qu'il y a vraiment aussi l'envers de la médaille de ça. Puis il faut en être conscient.

que le bon et le mauvais, puis vraiment s'assurer de bien gérer ça, puis d'avoir des professionnels autour fait que tu sais comme t'as fait avec Bcom que tu fais, puis on parlera un peu de Haylist être influenceur pour moi vient aussi avec un certain devoir de bien faire les choses, d'avoir des bons messages puis d'être entouré justement pour que ce soit structuré. Les dérangeants sont fièrement supportés par le cabinet Blue HF légal. Réflexion juridique, réflexe d'affaires.

Communiquez avec nous pour vos besoins en droit des affaires et des technologies. parlons-en en fait Vicky de Haylist parce que c'est ton nouveau bébé euh t'avais une pas un bébé Étienne, excuse-moi, qu'un livre là-dessus et t'es parti, t'avais Bcom qui était une agence, c'était du service, puis là, tu t'es lancé dans le produit. Peux-tu nous parler en fait 140 caractères, c'est quoi H? Qu'est-ce que ça fait? C'est pourquoi c'est venu d'où?

Speaker 2

Ben en fait, c'est un projet pilote dans Bcom où on s'est mis à activer des petits créateurs, des gens qui ont dit 1000 abonnés et moins. Puis, on faisait ça à la mitaine dans des fichiers Excel. Puis c'est devenu vraiment populaire auprès des marques euh de de d'activer cette strate de gens-là un peu moins connue, mais euh les leurs entourages leur font vraiment confiance. Le tout conversion est super bon, tu sais. Fait que là, on

Speaker 1

a pris. Mais c'est quoi ça, mettons ce micro-influenceur là, c'est quelqu'un qui poste à tous les jours, c'est quelqu'un qui lever la main

Speaker 2

qui a 10 000 abonnés au moins pas d'homme sur LinkedIn mais sur Instagram, c'est des gens qui ont de l'intérêt à partager leurs découvertes avec leur famille, leurs amis, ils ont 23 000 abonnés, comment ça crée du contenu pour le plaisir euh c'est ces gens ils ont un job, pas nécessairement dans leur euh dans leur plan de match de vie, de devenir créateurs de contenus à temps plein. C'est ça, c'est

Speaker 1

pas sur leur CV, c'est pas là généralement, c'est pas, c'est pas des island Dado des El Rioux, c'est des gens qui c'est un à cote pour s'amuser. Puis c'est souvent des gens, des designers qui vont aimer le design et qui vont le faire ou des gens qui trippent sur la bouffe ou sur la

Speaker 2

pêche ou sur plein de sujets vraiment diversifiés là.

Speaker 1

Puis ces gens là dans le fond, viennent vous contacter sur Elis en disant J'aime ça créer du contenu. Il y a des contrats, je peux faire

Speaker 2

ça fonctionne, c'est qu'ils euh ils s'inscrivent à la plateforme tout simplement. Donc euh ils connectent leurs réseaux sociaux, il y a il y a des questionnaires pour les filtres, à savoir leurs intérêts et tout ça, mais notre AI va aller voir quel contenu créent vraiment. Parce que les gens, quand ils veulent participer beaucoup à ce à ce stade-là, ils disent qu'ils font euh ils parlent de de chat, de chiens, de chalets, de santé sexuelle. Fait que tu sais, à un moment donné, c'est peut-être

pas trop diversifié. Oui, sauf qu'en même temps, si tu cherches quelqu'un qui est prêt à parler de santé sexuelle, tu veux savoir que ces gens-là sont prêts à passer certains messages. euh Mon exemple est louche ce matin. Mais euh donc, c'est ça, donc, eux, ils joignent la plateforme, puis de l'autre côté, les marques, puis les agences euh ça leur permet de faire leur campagne de A à Z de façon quasi euh tout automatisée, du brief à la recherche des créateurs, um à l'agrégation de du contenu

qui est créé euh au reporting analytics. euh En fait, c'est tout ce qu'on faisait à la mitaine avant, qui maintenant, c'est comme supercharge avec la plateforme.

Speaker 1

Puis tu penses quoi des préjugés sur les influenceurs? Parce que tu sais, toi, tu les représentes. Tu sais avec euh je pense que tout le monde se rappelle l'épisode sur Sunwing avec des influenceurs durant la COVID qui a nui à la crédibilité énormément. Je pensais à Andrew Lockheed, tu sais qui est j'étais c'était 22 qui travaille avec les influenceurs qui y a eu énormément de difficultés à trouver des fonds au Québec. parce qu'ils étaient dans le business de l'influence, puis c'était

quelque chose qu'on ne voulait pas trop toucher. C'est quoi ton point

Speaker 2

de vue là-dessus? C'est drôle parce que quand j'ai raisé notre preced il y a 2 ans et demi à peu près, euh c'était perçu comme ah c'est un truc de fille, le creator economy, c'est pas nécessairement là pour rester. Puis là, la plupart des fonds dans leur thèse, ils ont euh ils cherchent des entreprises dans ce sens. Space là parce que il y a énormément d'argent. La publicité traditionnelle en juin dernier a été dépassée par toutes

les investissements en influence. euh C'est vraiment un gros shift, puis ça s'en va euh ça s'en va pas nulle part là, ça va juste continuer de grandir. Puis, au point des des gens de Sunwing, moi, ce que j'aime dire, c'est qu'avec Elis, on bâtit des armées. euh qui touchent leur entourage. Donc si quelqu'un fait une bêtise, il rejoint 3 000 personnes, il reçoit, il rejoint pas 3 millions de personnes. Le risque réputationnel, il est vraiment

mieux contrôlé à ce niveau-là. On vient de lancer justement avec L'Oréal, un premier pilote là on on a activé 1 000 créateurs d'un coup.

Speaker 1

On parle de combien de revenus qu'un créateur va faire vu que c'est un nano micro-influenceur. C'est des petits

Speaker 2

montants. On parle de 100 $, 150 $, 200 $, 300 $ par par collaboration, une collaboration. ça peut être deux photos, un vidéo euh dépendamment. Aux États-Unis, le marché est quand même plus, on travaille avec des Costco moms dans le Midwest des États-Unis, des femmes exceptionnelles. euh le contenu n'est pas super léché là. Tu sais, c'est vraiment raw, mais ça fonctionne super bien pour vendre les produits euh au Costco.

Speaker 1

Et qu'est-ce qui s'est passé dans ta tête du

Speaker 2

vrai monde. Moi, je faisais des chèques de beauty puis j'aime les grands influenceurs, mais toutes les filles étaient pareilles. Plus je faisais des chèques genre de 15 000 $, 20 000 pièces pour des filles. toute pareil. Moi, j'ai deux filles là. Tu sais, je voulais

Speaker 1

tellement différentes. Ils sont tellement différentes, c'est nos enfants, on a deux filles, puis tu fais, ils sont pas comme c'est

Speaker 2

non, mais je voulais leur montrer d'autres choses sur les réseaux sociaux. Tu sais, c'est pas vrai que ça me manque ça manquait énormément de diversité à l'époque. Puis là, je me dis si on active des gens qui ont moins d'abonnés, on va pouvoir activer des gens de diversité corporelle, de diversité euh d'origine, de diversité de sujet. Tu sais, j'avais le goût que ce soit moins euh

cookie cutter tout parfait. euh Ouais, exactement. Puis c'est un projet pilote, quand on l'a pitché euh là, j'ai dit aux clients, j'ai dit on s'en va euh on s'en va euh dans l'authentique, les photos vont être laides, il va y avoir des fautes dans les captions. Puis là finalement, les photos sont super belles, il y a pas de faute, puis là ça convertit, puis là

Speaker 1

éthique de travail un peu plus parce que finalement t'en as pas beaucoup fait que tu le fais bien

Speaker 2

bien faire. Puis les briefs sont très prescrip prescriptifs, donc les gens respectent les consignes, ils veulent bien faire leur leur campagne. Puis tu sais, moi, quand je vois des des femmes de toutes sortes de looks là. qui qui créent du contenu puis qui prennent confiance en elle pour le faire. Moi, c'est bon, des fois je suis brûlée là, tu sais, on parlait tantôt que ça a l'air tout le temps en bout de l'extérieur là, j'aime ça dire que des fois euh je je me

roule en boule, puis je pleure là. Ça dure jamais vraiment long, plus que 15 minutes là, mais tu sais, je veux dire, c'est pas tout le temps facile. Puis le soir Je scroll puis je vais voir le le contenu que notre communauté, elle a créé. Je capote, je suis full contente. Là, cette année, je vais me commettre là, on parlait d'ambition là.

euh j'ai 20 quelques mille influ- euh abonnés sur LinkedIn, puis je suis très petite sur Insta, mais je vais me lancer comme influenceuse parce qu'on a besoin de recruter des femmes de 40 ans et plus. Puis les femmes manquent de confiance, ils ont pas la bonne photo, ils savent pas comment par où commencer, fait que je vais publiquement documenter mon parcours parcours vers l'influence, puis j'en parle genre,

puis je file pas bien là. Moi, habituellement, je contrôle l'image là pour la blague, on prenait un selfie plutôt ici en studio, puis quelqu'un nous proposait de de prendre la photo puis je suis comme non, non, moi je contrôle ma face, je compte, je préfère euh fait que tu sais cette journey là, je m'engage en 2026 à essayer de devenir une influenceuse, puis à documenter euh à quel moment je suis pas confortable ou qu'est ce que ça implique? Puis est ce qu'il y aura du

monde qui vont me bâcher? On verra probablement. Mais c'est quoi les

Speaker 1

bonnes pratiques justement de relations publiques d'influence comme quand t'es entrepreneur, tu te lances. Est ce que justement on dit est ce que c'est posté énormément. On voit Elisabeth Tatiello qui est vraiment ultra stéroïde dans ses pratiques média derrière eux. Il s'est rendu plus loin que de l'influence. On s'est rendu une machine. Ça

Speaker 2

ça dépend de qu'est-ce que tu veux. Ça dépend de tes objectifs en fait. C'est, est-ce que tu veux inspirer les gens? Est-ce que

Speaker 1

tu veux business fonctionne. Moi, je veux aider ma business.

Speaker 2

Mais ça dépend, c'est qui t'es cliente de ta business. Moi, mes clients sont sur LinkedIn. Moi, j'ai décroché Disney à cause que le samedi soir, j'étais en pitch, j'ai encore sur LinkedIn. Tu sais, ça peut être ça. Après, si je veux recruter des créatrices de 40 ans et plus, ben là, je vais aller partager mon aventure avec eux autres sur Astar. Ça va être inconfortable. et mais je vais le faire, mais

Speaker 1

ça dépend de recruter Disney avec un post LinkedIn.

Speaker 2

Ben j'aurais écrit sur LinkedIn samedi soir. Oui,

Speaker 1

puis ils t'ont répondu puis oui, les gens répondent. C'est un des trucs surprenants.

Speaker 2

C'est un de mes trucs là, je peux le donner aujourd'hui, mais c'est comme allô. euh Je sais que vous devez être super sollicitée. Là, il y a trop de messages ailleurs, peut-être que ça marcherait pas, mais je veux juste comprendre comment ça marche. Est-ce que je dois m'inscrire au procurement euh ou euh je dois parler à votre personne de marketing si c'est la personne de marketing vers qui me à qui j'ai fait parler. Puis euh on rentre en appel d'offre lundi. Pis, tu dors, il faut que tu

Speaker 1

gagnes. Tu lances une bonne question, c'est Étienne de tu sais exemple un article dans la presse. Pour le groupe Abatello, c'est pas parce qu'il y aurait un article dans la presse que les gens vont se garocher chez Salvator à acheter de la pizza. Ça fonctionne bien sur les réseaux sociaux. Je pense à une business que moi Vicky, on connaît

bien avec qui j'étais impliqué Optionality. A qui. L'article dans la presse, ça fait ramener plein de revenus parce que là, on parle à des propriétaires d'entreprises éduqués qui pensent à vendre leur entreprise en transfert. ça se passe sur LinkedIn, ça se passe sur la presse. Il y a tellement de médias et de plus en plus de médias spécialisés. Donc il y a de plus en plus de tribunes sur lesquelles on peut être. Puis à un certain moment, il faut focuser. Moi c'est aussi

j'ai dit, c'est LinkedIn qui est ma tribune. Je ne pourrais pas faire la même chose sur Instagram, faire la même chose sur TikTok. Ça demande déjà peut-être 3 à 4 heures par semaine parce que je suis relativement rodé. Mais pour quelqu'un de normal, c'est peut-être 10 heures d'être aussi actif là, tu sais, de dire à tous les jours.

Moi ce que j'ai vu la constance, c'est extrêmement importante que tu pourras dire même pour les affaires, la plupart des blogueurs bloguent une fois par mois et j'ai découvert qu'une fois par mois, tu ne développes pas une habitude de lecture. Les gens vont te lire quand ça passe, mais ils ne développent pas, tandis que du fait que c'est à tous les jeudis à 13 heures, les gens, ça devient une habitude. Puis pour moi, ça revient un

peu à la radio. Dans le temps, tu sais, t'avais une habitude à la radio le morning man, tu sais, t'écoutais ton show de radio. Fait qu'il y a aussi des trucs comme ça qu'on finit par développer, puis de se questionner sur pour moi comme parce que moi, pratiquement tout ce que je fais sur les réseaux sociaux pour voir comment toi tu le fais, c'est pas c'est pour mon entreprise par la bande, mais c'est principalement pour moi en tant qu'entrepreneur. En que c'est

de me positionner en tant que Dominique Gagnon, entrepreneur. Ce qui fait que j'ai vendu mon entreprise, ça dénature aucunement ce que je fais sur les réseaux sociaux. ça amène cette valeur-là. Il y en a que c'est leur entreprise qui veulent vraiment mettre plus en avant, fait qu'il y a beaucoup de stratégie qu'on peut avoir de ce côté-là. Pis, aujourd'hui avec l'IA, ce qui est le fun, c'est qu'on peut aussi l'automatiser, mais il faut faire attention.

Parce que moi, je suis fatigué de voir mon LinkedIn rempli de posts IA avec les longs tirets, les 32 émoticônes et on les reconnaît, je trouve qu'on perd aussi la valeur. Puis moi, ce que je pense, tu me diras si tu penser ça en relation publique. Moi, je pense que les 5 prochaines années vont être des années d'authenticité. Je pense qu'on recherche de plus en plus, en fait, on recherche de plus en plus des événements. Je regardais

anthropique qui avait 32 postes d'ouvert en événementiel. Anthropique c'est Claude, c'est compagnie d'A 32 postes en événementiel parce qu'ils ont compris que dans un monde de plus en plus virtuel, l'événementiel va revenir. Et je pense que les gens authentiques, les gens qui sont prêts à faire des erreurs, qui sont prêts à pas dire qu'il faire des fautes, qui sont prêts à dire la vérité vont ressortir du lot versus le cotis. Cutter, ils sont tous pareils. Puis à un certain moment,

tu les vois plus. Tu me fais

Speaker 2

penser je suis dans le jus un peu ces temps ci. Puis ça

Speaker 1

fait deux ans que tu me dis que t'es dans

Speaker 2

le jus. J'ai soupé avec un restant de Doritos, puis une bouteille de champagne flat qui traînait dans le fridge. Puis j'ai comme posté mon souper, puis genre le nombre de réactions que j'ai eu, tu sais par rapport, c'est vrai, si j'avais posté un autre beau souper au pour ne pas les nommer, on dirait que je suis abonnée ces temps-ci.

euh j'aurais pas eu ce genre de réaction-là, puis là tout le monde était comme oh my God là c'est vrai que j'ai écrit comme accore euh 20 fromages là pour faire un petit joke. Mais puis il était vraiment vieux mon sac de Doritos en plus.

Speaker 1

Mais tu sais, c'est toujours exactement

Speaker 2

mais ce genre de contenu-là, de montrer que genre j'ai j'ai pas euh ma vie n'est pas parfaite. Puis il y a beaucoup de filles qui viennent me voir en personne, puis qui me disent hey comment tu fais, tu sais, comment tu réussis à tout faire en même temps. Puis je suis comme hey j'échappe plein d'affaires, fait que là je me suis comme dit à partir de ce moment-là que c'est une responsabilité aussi de montrer que c'est pas tout le

Speaker 1

temps parfait. Puis d'arrêter d'être tu sais euh c'est fou, à Montréal, tu peux louer un avion. pour faire des selfies. C'est combien d'influenceurs? Je sais pas si tu savais là, je pourrais te donner les adresses si les influenceurs veulent ça. Il y a deux compagnies qui louent des avions cloués au sol dans lequel t'es en vol en jet privé. Combien de fois je vais dans des restos où il y a de la bouffe incroyable, puis les gens ne profitent pas de la bouffe. Ils

sont juste à penser aux selfies. Combien de spectacles les gens filment l'entièreté du spectacle. C'est comme moi, j'espère qu'on va revenir à des valeurs justement un peu plus d'authenticité puis de ce type de contenu là. de dire aussi en affaires, on en parle souvent sur euh sur le plateau, mais les dragons, c'est pas vrai là que tu vas à la télé, les gens donnent 50 000, etc. C'est pas ça l'entrepreneuriat, c'est difficile, ça

demande des efforts. Je pense qu'on a besoin de plus d'authenticité, puis c'est ce qu'on essaie un peu de faire au dérangeant. Ben oui, c'est le le balado, pour moi, c'est le meilleur média authentique là, c'est très très difficile à à faker. euh Vicky, t'es passé d'être maître chez toi avec Bicom où est-ce que vous étiez deux associés, mais tsé c'était un c'était ton show là, t'avais t'étais maître chez toi. Ah là,

t'as des investisseurs, tu vises l'hyper croissance. Une femme PDG, une femme PDG mais tu reviens, puis tu disais que tes années comme serveuse à gérer des tables ont été la meilleure préparation pour justement ce rôle là de devoir gérer un boardroom des conseils d'administration, des investisseurs qui te souffrent dans le coup. Pourquoi?

Speaker 2

Ben en fait, je pense que ce que ça m'a permis de développer, c'est comment lire une salle. C'est quand on dit en anglais, read the room. euh j'étais serveuse toujours à cette île dans ce restaurant de fruits de mer là et c'est un restaurant où euh j'ai fait beaucoup d'argent parce que les les les factures étaient pas

chères à cause que c'est attaché à la poissonnerie. Fait que je pouvais si si je leur faisais passer la meilleure soirée, puis quand j'ai compris que je craquais les je c- craquais les factures, mon type allait allait être plus élevée aussi. Genre, j'ai développé plein de skills sur ce plancher là. euh comme serveuse, mais ce qui est drôle, c'est que à un moment donné, je savais comme catché qu'il y avait

beaucoup de touristes. Fait que là, les gens tout seuls en couple, OK, là, ils se parlent plus, ils arrivent au bout de leur voyage qui ont plus rien. Fait que là là, c'était le chaud genre euh je j'en mettais beaucoup, je sentais que c'était approprié, bien sûr là. Je les divertissais, je les faisais rire, là, je leur redonnais une petite flamme euh euh pour la la la

fin de la journée. Après ça, il y avait des gens euh que je chantaient qu'il y avait il fallait qu'ils parlent, fait que là j'étais effacée, j'étais discrète. euh je je c'était le bare minimum. Fait que tu sais tout ça d'a- d'adapter en lisant une table en deux secondes, ça m'a permis super jeune dans les premiers pitch, même avec BCom, de dire OK, le CFO là, lui, il faut que je parle de

chiffres puis de retour sur son investissement. La fille de marketing, il faut que je fasse catch si on fait ça, elle va pouvoir montrer à son boss qu'elle est vraiment up. Puis, c'est comme toute cette intelligence. genre d'affaires un peu plus soft skills que j'ai développé comme serveuse qui aujourd'hui, ça me sert tout le temps,

Speaker 1

tu sais. Puis les soft skills, c'est tellement important. Je pense que de plus en plus plus que les hard skills. On a dit, l'IA est capable aujourd'hui de faire la plupart des hard skills. Même si il y a une étude du CEO de Palentier qui a parlé sur la neurodivergence. En fait, pour la première fois, ce que tout le monde disait qu'il les énervait des neurodivergents dans le monde du travail traditionnel. étaient de plus en plus les compétences les plus recherchées

par les entreprises. L'aspect de think outside the box, l'aspect de ne pas accepter les règles, l'aspect de vouloir un peu tout le temps challenger le statu quo. C'est ce que t'as besoin aujourd'hui dans un monde qui est de plus en plus drivé par l'IE c'est sûr et certain que les soft skills, c'est quelque chose qu'on devrait enseigner de plus en plus. Malheureusement quelque chose qui n'est pas enseigné non plus à l'école. Mais est ce que ça s'enseigne?

Je pense que oui, tu vois, moi je suis membre. une compagnie sur le terrain sur le terrain, donc ça s'est enseigné dans le sens que tu l'as appris. Oui, tout ce qui est social emotional

Speaker 2

learning, je voulais faire de l'argent que j'ai eu une opportunité.

Speaker 1

T'étais entrepreneur depuis toujours. C'était toujours qui me brûle les lèvres. Question dérangeante de partir de Bcom à une startup hice. Il faut que tu lèves une ronde de financement, t'as pas de clients, ça c'est quoi la drop de salaire qui est venue avec ce choix là?

Speaker 2

Ah mais c'est venu avec avec un arrangement là je veux dire Marie Noël est partner dans Elis aussi comme donné de l'oxygène. Mais on est puis j'ai encore mes parents dans bicom fait que on s'est comme fait un setup où j'allais faire mes cadeaux à Noël. mais là,

Speaker 1

il y a quand même fallu que tu te serre la ceinture. Tu sais, ça demande quand même de

Speaker 2

dépenses. Voulez-vous qu'on en parle? ça, je pourrais faire dans ma nouvelle vie d' surtout dans le monde d'agence. Je pourrais vous faire un review de mes belles chambres d'hôtel à cette heure. Quand je voyage, on n'est plus dans les mêmes endroits. ouais,

Speaker 1

mais ça nous ramène. Je pense qu'encore une fois, c'est le fun de vivre ça parce que ça nous ramène à être underground puis à avoir le goût de remonter, mais dire ça va demander un peu de travail. J'avais peur ramène sur le plancher des vaches. Ouais mais ça

Speaker 2

ça nous en plus là dans ma nouvelle compagnie, genre, je ne mets aucune dépense fait que le trois quarts du temps, si je veux quelque chose d'un peu mieux, je fais toute perso là. Je sais qu'on faut pas faire ça

Speaker 1

là. Mais on a quand même besoin, je pense tu vois, tu sais, je parlais à Andrew Lucky justement, c'est qu'on parlait, il a élevé 122 millions de dollars US et il continue de coucher dans la même chambre que son cofondateur et toutes les les équipes, on disait on a tellement élevé de cash. On commençait à voyager en business. Quand on va, il y a comme no fucking way. On va rien changer. On va continuer d'être cheap. On va continuer de faire attention. Moi, c'est

Speaker 2

important. J'aime ces affaires de luxe là, mais je l'ai payé perso. Exact quand je peux, tu sais. Puis ma cousine, elle a comme, elle voyage tellement, elle est en affaire. Elle me donne son statut euh aéroplan à chaque fois que je mange au salon euh Air Canada, j'y envoie une photo. Merci pour le souper, merci pour le lunch.

Speaker 1

T'es euh maman de deux filles? Oui. T'es femme PDG, penses-tu que tes filles ont un peu ça? Tu sais à quel point tu penses qu'il y a une trans transmission de maman aux enfants ou de ton papa quand même qui était un entrepreneur aussi à quel point tu penses que t'es en train de lui transmettre

Speaker 2

ça? Mais je te dirais que ma plus grande, je le vois parce qu'elle est plus vieille aussi, mais c'est une machine de guerre. Elle va pelleter chez les voisins quand il neige, contribution volontaire, elle fait 60 $ de l'heure. avant euh de la limonade, contribution volontaire avec sa soeur, puis quelques jeunes de la ruelle. euh euh ils font vraiment beaucoup de sous. Elle fait des sels de bain, puis là, je fais faire son budget de production euh

le markup. Puis là, elle me dit maman, la belle bouteille d'huile d'olive euh euh que que t'as acheté qu'on a acheté, j'utilise juste le quart, le reste, tu l'utilises pour cuisiner. Fait que moi je t'en paye le quart là je la paie pas au complet. Lavette. Puis elle va faire ses dépôts. Puis là, elle a compris euh chez Desjardins justement si tu fais se dépôts dans l'année, t'as une ristourne de 10 $, fait qu'elle elle va faire des petits dépôts

pour pouvoir atteindre son crack. Ah ouais, alors c'est la plus petite euh la plus petite est plus artiste, créative. on fait du vélo, elle va lâcher son vélo parce qu'elle a vu une coccinelle. Puis au début, je capotais parce que c'est plus loin que moi. Puis elle me ramène tellement là dans l'instant présent là de voir les choses à travers ses yeux. Puis elle est tellement reconnaissante. Puis elle m'a écrit une lettre la semaine passée, puis

ça disait maman, j'aime j'aimerais ça te voir plus souvent. Maman, je t'aime car quand tu rentres dans la pièce, tu ajoutes toute l'ambiance.

Speaker 1

Ah ça c'est beau. Ah mon Dieu, mais tu l'as dit, c'est peut être intéressant d'arriver là vers la fin. tu dis maman, j'aimerais te voir plus mais t'as déjà dit quand même je sais pas si c'est un autre podcast ou en privé, mais t'avais tu te sentais pas coupable, ce qui est quand même

Speaker 2

rare. Moi je ne me sens pas coupable.

Speaker 1

Puis comment tu penses? Puis comment tu pourrais? Parce que moi, c'est quelque chose que j'entends de plus dans mon cercle d'amis féminin. Oui, c'est l'aspect de se sentir coupable.

Speaker 2

Mais moi, j'ai comme décidé très tôt que j'allais pas me sentir coupable.

Speaker 1

Fait que c'est un choix conscient que t'as fait de dire

Speaker 2

non. Mes enfants ont des t-shirts d'aéroport. Là sont tannés là, ils veulent aller chez le garage là, mais Genre, je me suis dit puis là puis là, même quand je voyais des mamans en FaceTime de l'aéroport, genre ça m'irritait, fait que j'ai peut-être quelque chose à régler par rapport à ça là. um Mais non, je me suis promis que j'allais pas aller là parce que ça pourrait me ralentir. Après, est-ce que mes enfants ont déjà chialé que ils sont les seuls dans Rosemont, que c'est une une gardienne

qui va les chercher après l'école? Oui, mais tu sais, il va autrement puis vous serez les seuls parce que c'est moi qui vais vous chercher vendredi, tu sais. Tout est très relatif. Puis tu sais, je me dis ma mission ici, c'est d'inspirer le plus grand nombre de femmes possible. Puis mes filles un jour vont le comprendre, puis celle-ci, ça veut dire que je ne suis pas là pour un spectacle de gym une fois. sa mission est plus grande mais Galam, mais même si on est plus grande que ma famille.

Speaker 1

Mais ça, je trouve ça merveilleux. Puis j'espère que ce soit un clip parce que pour moi, cet aspect là le why de dire je veux inspirer le plus de femmes possible. C'est de ça qu'on a besoin de plus en plus. Puis on n'a pas besoin d'hommes qui vont inspirer des femmes. On a besoin de femmes qui vont inspirer des femmes et des enfants en premier puis après une prochaine génération, je pense qu'on a besoin de ça.

Speaker 2

Si j'étais un gars, je m'en ferais tout le temps que ça. Puis m'accrocher au cinq à sept. Je m'accroche pas souvent là, mais tsé, je veux dire de rentrer un peu plus tard ou de petit, j'ai un super système d'aide aussi. Je pourrais pas faire ça si j'avais pas le présent.

Speaker 1

Mais c'est ce que je retiens un peu de notre entrevue Vicky c'est que pour n'importe quel entrepreneur, en fait, que ce soit homme ou femme, c'est beaucoup plus intéressant d'être passionné que parfait. Ah bien aujourd'hui,

Speaker 2

je pense que autant que les gens s'attachent à toi si t'es capable d'être vulnérable puis de partager justement quand tu t'es trompé là

Speaker 1

fait que leçon masterclass RP pour n'importe quel entrepreneur, soit passionné. Si t'es passionné, le reste

Speaker 2

va suivre. Oui, de l'authenticité mais après il faut faire attention. Il y a des personnalités qui n'ont pas de filtre. dans ce temps là, assurez-vous d'avoir quelqu'un proche de vous pour vous gérer par moment ou écrivez votre pause puis dormez dessus.

Speaker 1

Combien ça coûte avoir une agence de ARP pour aider un entrepreneur?

Speaker 2

Ah, ça peut commencer avec un petit retainer à 2 000 $ par mois. Vous pouvez travailler avec, vous pouvez travailler avec un pigiste aussi. Il y a toutes sortes de formules pour faire ça là. OK oui.

Speaker 1

Puis aujourd'hui, tu peux aussi l'avantage de en ligne, c'est que tu peux l'apprendre, tu peux faire beaucoup par toi-même. pour un entrepreneur, là, c'est pas si compliqué de commencer,

surtout sur les médias sociaux. Si vous voulez commencer à avoir des parutions dans la presse, etc. Et ce qu'on ne réalise pas, c'est à quel point les médias aiment ça aussi de parler à des entrepreneurs, d'avoir des histoires de l'expertise, le nombre de personnes qui vont ouais mais moi Dominique, je n'ai rien à dire ou je sais pas, j'étais comme, t'es une experte dans tel domaine. Puis à certains moments, les médias ils ont envie de

parler de ce domaine là. C'est surpris à quel point vous avez eu une expertise et à quel point les médias ont l'intérêt de vous parler. Puis souvent, ils cherchent des personnes référentes à la radio. ils veulent toujours, s'ils parlent de voyage, ils veulent quelqu'un d'une agence de voyage qui peut leur parler, mais ils veulent parfois d'une agence de voyage spécialisée dans les voyages gastronomiques parce que c'est le bon moment. Puis cette visibilité-là,

ça t'amène des opportunités de fou. Cette

Speaker 2

visibilité sur les réseaux sociaux va amener des opportunités dans les médias traditionnels. Je m'essaie d'avoir fait un un pause sur ma course. Moi, ma course à pied là, c'est comme un meeting. Ça s- ça, je ne l'annule pas, je vais le déplacer, mais je peux pas l'annuler là. Sinon, j'ai j'ai ma santé mentale qui suit. euh Puis, À cause de ça, la presse m'avait appelé, hey, on fait un truc euh tu sais, tu veux-tu me faire une petite entrevue, mais tu sais, ça venait des réseaux sociaux.

Puis des fois à ton point pour les gens qui disent j'ai rien à dire, regardez votre agenda, vous allez à deux événements, vous allez faire tel voyage comme commencer à documenter votre vie d'entrepreneur. Puis c'est ce qui intéresse le plus les gens, tu sais. Puis dans

Speaker 1

tous les secteurs, dans tous les secteurs. J'étais à un congrès d'agriculteurs. Mais oui. C'était tellement hot. Tu sais, il y en a une. Elle avait commencé à faire de l'élevage. Je m'en rappelle plus c'était quoi? C'était de bison ou quelque chose quand même. Puis Elle a fait comme 6-7000 followers puis elle expliquait comment ça se passait à la reprise de la ferme. J'étais

comme c'est tellement intéressant. Moi ma fille trippe sur tout ce qui parle d'animaux là, tu sais National Geographic, et cetera. J'étais comme suis ça, ça te donne un modèle qui est différent, fait que je pense peu peu importe les secteurs, aller sur les médias, aller sur les médias sociaux et essayer de faire de l'influence, ça vaut la peine. Vicky Boudreau, merci énormément pour ton insight, c'était vraiment riche et vous

à la maison, n'hésitez pas à réagir aussi. Partagez-nous vos sujets que vous trouvez qu'on ne devrait plus. parler si vous avez des questions que vous voulez poser à nos invités. En fait, réagissez au contenu de nos entrevues. Allez sur le site web www. lesderangeants.com pour une foule

de ressources pour vous aider dans vos entreprises. On a des templates Excel, des chiffriers, on a vraiment en fait tout, une foule de ressources et abonnez-vous que ce soit sur Apple, Spotify, YouTube pour voir en fait nos excellents décors en temps réel. C'était Étienne Crevier qui vous remercie encore une fois d'avoir été là et vous dit à la semaine prochaine pour un prochain épisode. le podcast de la nouvelle génération d'entrepreneurs au Québec. les dérangeants.

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