des entrepreneurs chevronnés new yorkais, pas beaucoup de femmes dans les postes décisionnels. Et moi je me souviens au début, je me considérais comme l'experte, ce qu'on appelle en anglais le subject matter expert, donc l'experte du domaine, parce que c'était quand même mon entreprise. Ces gens là venaient de
différents domaines. Mais la première rencontre où j'étais assise à la droite du chairman, donc du président du conseil sur un sujet, bien j'apporte une mon avis, il a fait le saut littéralement là, il y a de la vie à ma droite au secours. Tsé, c'est pas ça c'est parle non mais ça les a comme brusqués. Je sais que je les ai brusqués, mais pour moi, c'était pas comme là comment je vais m'insérer
dans ce conseil? C'est OK, vous avez acheté ça là, c'est mon travail de vous éduquer sur une réalité que je connais mieux que vous. Je veux dire ça fait 20 ans que je fais ça et c'est là qu'on s'en va. Puis moi, c'est la seule chose qui m'intéresse fait que si je déplais et je te dérange, mais fais avec parce que c'est là qu'on
s'en va. Tu prends donc bien en fait, je considérais que c'était mon mandat que j'étais légitimée et que si j'avais pas fait ça, j'aurais desservi leurs intérêts, même si je ne savaient pas les intérêts de huit D qui étaient devenus mode. Pour moi, c'est comme je suis vraiment quelqu'un de résultat. Té objectifs résultats. puis j'essaie de ne pas trop m'en faireger d'un fleurs du tapis qui étaient eux à ce moment là. No offense,
mais j'avais un message à passer. Le fonds de solidarité Ftq est fier de présenter les dérangeants parce qu'on a à coeur le Québec d'aujourd'hui et de demain, on est là pour soutenir les leaders d'ici, engagés, visionnaires et passionnés. Ensemble, on s'investit pour avoir un impact positif sur notre société.
le podcast de la nouvelle génération d'entrepreneurs au Québec. les dérangeants. Bonjour à tous. Bienvenue à ce nouvel épisode des dérangeants. Ettienne Crevier à l'animation qui vous souhaite la bienvenue pour un épisode aujourd'hui une grande entrevue. Les dérangeants, c'est quoi? Vous nous connaissez après huit saisons? C'est le podcast de la nouvelle génération des entrepreneurs au Québec, fièrement présenté par le fonds de solidarité Ftq. Comme à chaque épisode, je
suis accompagné d'un c dérangeant. J'aurais pu avoir un Dominique Gagnon, Farnell. Fleurent, Elisabeth Aiello, Philippe Lamarre. Mais j'ai choisi aujourd'hui Marie Josée Richer. Bonjour Allô Étienne, comment ça va? Ça va très bien. Écoute aujourd'hui, on reçoit Isabelle Bé de huit D Technologie qui est en fait une entrepreneure extrêmement inspirante
qui est derrière la technologie des Bixie. Et j'ai vraiment hâte de lui parler, mais je serais juste curieux toi, t'arrives à quelle énergie aujourd'hui face à cette entrevue là?
j'arrive avec beaucoup de curiosité. J'ai l'impression que Isabelle va vraiment beaucoup m'apprendre. Je suis vraiment impressionnée par son parcours. Puis je suis certaine que je vais retirer quelques pépites de son discours.
Mais moi, je trouve que vous avez un peu la même énergie, même à un certain sens, les mêmes valeurs d'entrepreneur. Mais on va découvrir ça parce que en fait, je l'ai dit d'entrée de jeu. Regardez dehors, on a les vélos en libre service, que ce soit les Bixi ici à Montréal, les Citybikes à New York, les Santander Cycles. à Londres. En fait, que ce soit de Abu Dhabi
jusqu'aux rues parisiennes. La technologie de 8D technologie a vraiment marqué les 15 dernières années avec le vélo en libre service. C'est la Rolls Royce de ce système là et mais c'est aussi de la hard tech, c'est du hardware avec du software, ce n'est pas facile, c'est des trucs qui rouillent, ça brise et donc on n'est pas dans un logiciel ça qu'on vend des abonnements, c'est vraiment de l'entrepreneuriat à l'état pur et ce n'est pas simple, surtout pour une femme.
en tech. En fait, ça l'a dû être de briser des stéréotypes. Isabelle a récemment publié son nouveau livre en fait, qui s'appelle Mindset Les 10 lois de la jungle qu'on peut se procurer dans toutes les bonnes librairies et que j'ai dévoré honnêtement en une semaine vraiment très intéressant. On va lui en parler aujourd'hui. Mais plus sincèrement, on va aussi vraiment aborder la question de est-ce qu'au Québec, on
peut garder nos belles entreprises? Parce qu'en fait, 8D technologie a été vendue à Motivate à New York et puis à Lyft, le G. de l'autopartage, le compétiteur de Uber. Et donc il y a des règles brutales en affaires qui à un moment donné, est ce qu'on peut survivre face à des géants américains? Est ce qu'on peut se démerder de la PME québécoise? Et donc on va vraiment creuser ces règles là et on va parler de son histoire qui est foutrement intéressante.
Donc préparez vous parce qu'aujourd'hui on va célébrer une conquérante, mais on va aussi pleurer et essayer de comprendre la perte d'un fleuron. C'est un épisode qui répond à la question que personne n'ose poser. Pourquoi les meilleurs?
d'entre nous finissent toujours par partir. N'oubliez pas de vous abonner aux dérangeants, que ce soit sur les plateformes Apple, Spotify, YouTube, ça nous permet de continuer de créer de l'excellent contenu pour briser l'isolement des entrepreneurs au Québec et continuer de nous supporter et vraiment d'alimenter cette belle communauté là de bâtisseurs. Donc sans plus tarder, on commence notre entrevue. Bonjour Isabelle, bonjour Étienne, merci beaucoup de te joindre au dérangeant. Merci
pour l'invitation. Je l'ai dit d'entrée de jeu dans notre dans l'intro. En fait huit D technologies, l'entreprise que tu bâtis avec ton frère, c'était pas un simple software, c'était pas simplement du hardware, c'était la combinaison des deux, ce qu'on va appeler du hard tech. C'est quoi la différence en fait par rapport à juste avoir une entreprise de Sas, qu'on pourrait dire est ce qu'il y a une complexité beaucoup plus grande que d'avoir une business dans le hard tech ciel? Oui,
en fait, on a commencé software. Le modèle SAS c'est un modèle que j'aime beaucoup. Les revenus récurrents, c'est magnifiques, donc c'est un modèle qu'on a adopté d'entrée de jeu. Sauf qu'on était dans le domaine du point de vente, euh ce qu'on appelle le machine to machine, donc des machines qui interagissent sans intervention humaine. Et euh dans ce domaine là, le hardware a rap rapidement fait son apparition.
um On a commencé dans le parking, donc avec les solutions de bande de stationnement et euh on faisait à ce moment-là, on offrait le paiement sans fil en temps réel, alors qu'à ce moment-là, ça se faisait en différer, ce
qu'elle ce qu'appelait batching. Et il y avait énormément de pertes pour les les opérateurs de stationnement, ce qu'on réalise pas parce qu'il y avait des mafias qui se promenaient avec des cartes de crédit volées et donc ils pouvaient payer et l'opérateur perdait complètement ses fonds et s'en apercevait comme trois jours après. Donc le besoin est venu d'avoir du paiement sans fil en temps réel, ce que nous, on pouvait offrir avec notre plateforme logicielle
à ce moment là. Sauf que pour installer ça dans une bande de stationnement, ça prend. les cartes électroniques qui sont du hardware et comme on est sur rue, pas branché, pas d'électricité, donc au solaire, et et cette solution n'existait pas. Donc, c'est à ce moment-là, au début des années 2000, qu'on a fait notre entrée dans le merveilleux monde du hardware à mon corps défendant.
um On a créé ce qu'on appelait le blue box qui est devenu l'intelligence d'une bande qui était une bande à ce moment-là tierce partie qui a fonctionné, donc la solution de paiement avec euh le logiciel, le backend donc l'envergure de la solution de logiciel était vraiment là. À ça,
on a greffé le hardware. um Dans la progression de l'entreprise, on a réalisé avec le temps, en développement en développant le marché du parking avec un partenaire, que celui qui avait la bande dans ce qu'on voit sur rue à Montréal, les grosses bandes de stationnement, également les bandes du système de vélo. celui qui a la bande a le client. Donc nous, on était toujours en arrière avec le coeur de la solution.
Donc on a décidé de développer la bande et honnêtement, c'est une grosse décision et j'ai été la dernière de l'équipe à faire OK. Ah oui,
carrément c'était ça te tentait pas
zéro non, non, parce que la complexité du hardware, c'est que ça coûte extrêmement cher. On aurait pu ouvrir un musée sérieusement avec toutes les versions qu'on a développées. les versions de bornes, les versions de cassettes, ce qu'on appelle les cassettes dans le vélo en libre service. Quand on rentre le vélo dans le petit dock, la bornette, il y a une cassette. L'intelligence est là dedans. Il y a des cassettes, on en avait des murs pleins, ça clignotait rouge et vert. On aurait dû à un
arbre de Noël. C'est sérieusement à la fin, on avait 10 minutes pieds carrés de bureaux au centre ville, dans des buildings qui sont pour des banques. et nous, on avait un monde de charge industriel dans un environnement à cote de la place des Arts. Extrêmement affaire, je dirais, mais nous, c'est carrément industriel. Donc non, je n'ai pas fait ça de gaieté de coeur, mais le modèle d'affaires appelait ça. C'est une gageure qu'on a prise. Le marché
te le demandait
ça prenait cette solution là sérieusement et ça nous a permis aussi de beaucoup focaliser à partir du moment où on a eu la bande parce que c'était notre solution logicielle avec le coeur, donc l'intelligence et l'enveloppe la borne. Donc là, on contrôlait complètement notre destinée. Il y avait une solution clé en main. Finalement, il y avait une solution clé en main. C'était une borne multimédia multiservice. On a fait du vélo en libre service
avec ça, mais on aurait pu faire tellement plus. C'était l'entrée pour nous, mais non pas du tout de gaieté de coeur. Sérieusement, le hardware, c'est autre chose
donc avant de continuer notre entrevue avec Isabelle. On a un message de notre partenaire, le fonds de CR Ftq, qui est là pour à chaque étape de la vie d'un entrepreneur, que ce soit au début du projet ou dans sa croissance. En fait, c'est du financement qui permet à nos entrepreneurs, nos bâtisseurs québécois de rester au Québec et vraiment de
vivre leur rêve. On écoute ça à l'instant. La productivité du travail au Québec a progressé de 50 % moins rapidement qu'aux États-Unis dans les 40 dernières années au Québec. Et c'est pas juste les entreprises qui en souffrent. En fait, c'est vraiment toutes les. au complet. On a avec nous une experte du fonds de solidarité Ftq, Geneviève Guerin, qui est une habituée du balado Ma foi, vice présidente placement privé et investissement d'impact
au fonds de solidarité. Allo Geneviève, Bonjour Etienne, dis moi Geneviève. Pourquoi est ce que l'innovation, c'est tant un défi pour nos PME aujourd'hui? B comme tu l'as dit, nos PME, surtout les plus matures, font face à des défis au niveau de leur agilité, au niveau également de leur compétitivité dans un climat mondial très très incertain.
c'est sûr que l'adoption des technologies numériques, l'application de l'intelligence artificielle, c'est des leviers qui sont incontournables pour les aider à passer à travers la tempête, pas du tout pas du tout, pas du tout. Mais on ne peut pas nier le fait que l'adoption de ces technologies là, ça requiert des efforts. Ça veut requérir des investissements, ça requiert du temps. Dans certains cas, on parle même de changement de culture.
donc on pense que les entreprises ont besoin de solutions concrètes pour les aider à moderniser et aussi à accompagner leurs travailleurs et travailleuses qui doivent modifier leurs profils de compétences.
Super intéressant. C'est tellement vrai ce que tu dis parce que c'est là en fait que les start ups ou les entreprises innovantes, on va les appeler comme ça peuvent entrer en jeu, puis vraiment faire une différence pour les PME du Québec, puis amener des solutions qui sont neuves, innovantes, que on n'aurait pas pensé il y a cinq ans. Puis de ta réalité et de ton expérience. Comment les startups
peuvent vraiment accélérer la transformation des PME au Québec. Mais tout d'abord, ce sont les sociétés qui développent les solutions technologiques innovantes qui peuvent être des solutions de cybersécurité, des solutions pour automatiser des lignes de production ou tout ce que tu peux imaginer. D'autre part, elles sont également souvent plus en mesure de s'adapter à leurs clients. Elles sont plus proches de leurs clients, donc elles peuvent apporter des solutions qui sont plus personnalisées.
Et puis finalement, les startups ont beaucoup la culture de travailler en mode collaboratif. Puis ça, on pense que ça peut également faciliter l'adoption de leurs solutions chez les PME qui les adoptent. Si on ramène ça concrètement, le rôle du fonds de solidarité. Comment est ce que vous aidez les PME et les start up à collaborer ensemble?
tout d'abord, le fond, on investit tant en capital de risque, que ce soit en technologie de l'information, en technologie climatique ou en sciences de la vie qu'en capital de développement. Donc on comprend les deux les deux mondes du cote du capital de risque d'abord, évidemment, on investit dans les entreprises, puis dans des fonds qui supportent les entreprises pour qu'elles développent des solutions innovantes.
donc pour te donner un ordre de grandeur dans les 10 dernières années, on a investi 2,7 milliards en capital de risque, 1,5 en direct puis 1,2 dans des fonds.
Donc ça, c'est une contribution importante de notre part et d'autre part également, on est un partenaire bâtisseur de Aé qui est un esport d'innovation au centre ville de Montréal, où on est très très présent pour rencontrer les entrepreneurs, donner des formations, etc. Mais comme on est justement conscient des réalités tant des start up que des PME, on veut toujours saisir toutes les opportunités possibles de favoriser le maillage entre ces deux
groupes là. C'est tellement important. Tout à fait. Et une des initiatives récentes dont on est très fier, c'est qu'on est cofondateur avec Québec Tech et investissement Québec du mouvement J'adopte le Québec Tech, qui est un service. qui va être offert par Québec Tch aux PME matures pour les aider justement à, comme tu disais, identifier, trouver des solutions innovantes locales que Québectech aura probablement validées comme étant appropriées pour répondre aux besoins des PME. C'est tellement
un service qui est important. Puis que moi en fait, quand qu'on m'en a parlé, je ne comprenais pas que ça n'existait pas déjà. puis enfin, c'est là pour le Québec Inc d'avoir ce service là de mariage, puis aller écouter un épisode en fait qu'on a fait sur le sujet avec les dérangeants où est ce qu'on va vraiment couvrir? J'adopte le Québec tech et comment ça va s'opérationnaliser. Mais là, Geneviève, j'aimerais
ça que tu m'amènes des exemples concrets. Parce que en fait, à quoi ressemble l'innovation au service de nos PME, puis comment ça peut aider les problèmes stratégiques que nos entreprises vivent aujourd'hui. Oui, je peux te donner deux exemples concrets. Il y a une société qui s'appelle Produlit, une société, une entreprise familiale sur la rive sud de Montréal qui fait de l'emballage,
qui avait des soucis sur sa ligne de production. Les employés devaient déplacer des boîtes très très très très lourdes. Donc ils avaient des problèmes de santé sécurité, de productivité. donc ils ont fait affaire avec une de nos sociétés en portefeuille Vention. Donc ils ont produit a commandé un robot palettiseur qu'ils ont mis sur leur ligne de production.
Et puis le résultat, bien ça a été que la productivité a augmenté de 8 %. Le trafic dans la zone a diminué de 60 %, beaucoup moins de risques de blessures pour les employés. Donc vraiment une solution gagnante gagnante fait que ça existe dans le fond, deux entreprises qui travaillent ensemble, des synergies comme on aime les dire là. Oui, il y a également CSL, qui est une entreprise partenaire du fonds également qu'on connaît tous une entreprise très importante en transport maritime.
CSL faisait face à des défis au niveau de la pénurie de main d'oeuvre. Ils devaient faire face à une augmentation dans leurs coûts et ils souhaitaient diminuer significativement leur empreinte carbone. Donc ils se sont résolument tournés vers l'innovation pour faire face à la musique. Donc ils ont eu recours à des biocarburants. Ils travaillent même également actuellement sur des navires électriques.
Puis ils ont aussi fait ce qu'on appelle des pour la maintenance des jumeaux numériques, c'est à dire qu'ils ont répliqué digitalement leurs navires pour pouvoir s'occuper de la maintenance à distance. Je me souviens parce que le groupe CSL, je pense, il disait qu'ils ont aidé leurs équipages à optimiser les routes pour éviter par exemple les baleines ou justement quand qu'ils devaient contourner. Et c'est tout le temps en mouvant, ça bouge tout le temps.
Mais au lieu d'avoir un voyant lumineux qui leur crie après, c'est juste une petite voix très douce. Puis là, les équipages, ça devient comme une espèce d'accompagnateur. Puis ça, c'est en temps réel, c'est l'intelligence artificielle, donc vraiment des beaux exemples de l'innovation qui vient aider nos PME plus globalement pour l'économie du Québec de regarder ces synergies là, ça l'a quoi comme impact selon toi? C'est clair pour moi qu'il y a un bénéfice pour la société au global.
notamment au niveau de la santé sécurité, la main d'oeuvre et également au niveau de l'environnement. Souvent parce que typiquement, ces innovations là vont aider à diminuer l'empreinte environnementale des entreprises. C'est tellement un message qui est puissant. Puis j'aime ça la capsule d'aujourd'hui, parce que l'innovation locale. elle existe, c'est possible. Puis il ne faut pas toujours s'imaginer que la réponse ou que ça va être répandu
de l'externe. Regardons autour de nous, travaillons ensemble puis en fait avec les initiatives du fonds de solidarité, nos PME sont bien accompagnées pour avoir ce mariage là, aller chercher des gains, des synergies qui vont vraiment faire la différence à l'échelle internationale pour notre productivité. Merci beaucoup Geneviève Guertin. Merci Etienne.
c'est déjà difficile de financer le software. C'est ce que j'entends. Il faut vraiment s'endetter pour développer une plateforme. Mais là, il faut financer du hardware qui est encore plus complexe. Comment vous avez fait qui brise, qui rouille, qu'il y a une durée de vie, qui demande d'entretien composantes qui deviennent désuètes. Oui, comment on fait? Comment on se pare, comment?
Ben en fait, quand on est rendu dans le hardware c'est qu'on a déjà une entreprise qui roule euh du côté software et nous, on a fait le choix d'aller de développer l'entreprise en ayant du service, pas que du produit. Donc on avait du produit du service à côté qui permettait de financer la RD. um Parce que tôt dans le processus, j'ai comme décidé que je souhaitais pas avoir de capitaux de risque, pas
de WC. Et euh évidemment, tout le monde m'a dit non mais tu peux pas faire ça Isabelle, c'est impossible, c'est impossible pour une compagnie de software, mais hardware pense-y pas. Donc j'ai tout entendu ça. L'affaire, c'est que j'avais pas envie d'avoir des WC. Donc je les connais tous, je leur avais tous parlé. um Pourquoi? Pourquoi tu voulais pas pourquoi t'avais pas envie?
C'était un feeling à ce moment-là. euh je sentais que si je prenais ce chemin-là, j'allais pas pouvoir développer l'entreprise que je voulais développer dans le sens que il me verrait comme une super VP dans le marketing. Puis euh la mode à ce moment-là, là, je reviens au début des années mi année 2000. um c'était de paracheter des CEO américains. euh pour développer les start-ups avec les résultats attendus, problèmes de culture, de machins, et cetera. Donc il m'auraient dompé
ça et perdu le contrôle. J'aurais perdu le contrôle, j'aurais pas développé la business que je voulais. Puis l'autre chose aussi, c'est qu'au niveau de ma personnalité, je sentais confusément que ça n'allait pas fonctionné. J'ai horreur de me faire dire quoi faire. puis les batailles, ça ne se passe pas dans le garde Rome, ça se passe dans l'arène. Donc avoir des partenaires qui me rendent inconfortable parce que mon frère et moi, il faut dire est
ce que t'as fondé l'entreprise avec ton frère,
on est vraiment tandem, lui, le profil tech, moi le profil commercial. um On a fait bien des erreurs, c'est sûr, mais on bouge vite. Donc, on se trompe, on se relève, on v-. Qui nous aurait suivi quand évidemment, on vend un VC, il gère son risque. Les VC n'aiment pas
le risque. um Personne n'aime le risque dans le fond. Donc, mais eux ils gèrent leurs risques et et si on passe sur un plan de match, on va pas l'en changer dans trois mois parce que les circonstances de moi, je veux bien convaincre. mais pas tout le temps. Donc ça, j'aurais pas eu de plaisir à vivre dans un environnement. Je dis mais là il
faut tourner à ton tentait pas. Non, je veux rebondir sur un élément que t'as dit ton frère et toi vous aimiez bouger vite. Oui, mais avant de vous lancer dans la technologie du vélo bixi et du vélo partage, c'est des bornes de paiement de stationnement. Comme tu disais vos clients étaient donc les villes. Oui, le cycle de
vente d'une ville devait être monstrueusement long. Ça devait être complexe, ça devait être comment t'as appris à dealer avec dans le fond des clients qui étaient des politiciens.
C'est drôle parce que tu sais, il y a quelques certitudes qu'on peut avoir dans la vie. Puis moi, j'ai toujours dit Moi euh mais moi, les marchés publics, non. euh Mon mon background est en vente, donc vente marketing, donc mon plaisir dans la vente, la négociation, et cetera. Dans un contexte, le marché public, c'est des appels d'offres. Donc euh en partant, c'est peu agréable. Puis un appel d'offre, ben il faut quelque part qui corresponde à ce que t'offres et cetera.
Donc c'est c'est une game de mots clés, il faut que tu t'assures que ton offre est vraiment c'est
c'est une game là, tu sais, c'est c'est bon. Donc euh c'est pas évident. La façon dont on a navigué ça, c'est que j'ai toujours essayé, même en ayant un client final qui était une ville, de mettre des corpeaux en avant, donc de faire des partenariats. avec des gens qui étaient déjà en partenariat avec une ville, donc qui avaient tracé un certain chemin. Donc on a fait une situation hybride ou à certaines villes, on a vendu directement à force de développer des relations et tout.
Mais avec plusieurs villes, on avait un partenaire avec nous qui lui, comme une chat vue dans une tempête de neige, avait déblayé déjà. Donc nous, on pouvait arriver avec dans tous les cas. une solution qui est vraiment unique, et lui, il peut pas faire ça. Alors nous, on arrive avec cette innovation-là. Et donc, ça a fonctionné de cette façon-là parce que honnêtement,
j'ai toujours cherché des raccourcis. Comme point A, point B là, euh oui, ça peut être long des appels d'oeuvres, donc il faut que tu t'assures que tu correspondes, puis que tu travailles avec des gens qui comprennent qui comprennent bien cette dynamique-là qui euh qui est pas évidente, certain. mais je n'ai pas encore compris comment vous aviez financé tout seul. Je veux dire tu n'as pas amené de fonds de capital de risque exact.
Comment vous a- vous a- vous étiez autofinancé justement par le service dont tu parlais, par le software que vous aviez développé donc et plus que ça. euh En fait, on a bootstrappé pendant pratiquement 20 ans de A à Z et la façon dont on l'a fait, c'est euh en privilégiant oui, les revenus clients. Donc euh revenu client du service, mais aussi quand on s'est mis à faire des ventes de produits, um un client, ça peut faire
des dépôts d'avance. Et le hardware euh on n'aime pas tant ça, mais ce qu'on aime beaucoup, c'est l'envergure des contrats. Et quand ça rentre, ça rentre d'un coup. Donc si tu fais un contrat, je sais pas de 5 millions, puis tu dis à ton client ben quand tu signes, tu payes 33 %, ça, ça aide à payer ton supply chain parce que quand tu vas livrer, tes fonds de ser vont déjà être payés. Donc ça, c'est un truc qu'on a fait beaucoup. euh On est allé se faire financer bon évidemment
les crédits d'impôt et toutes ces choses là. On est allé chercher aussi des investisseurs, mais en det. Et le premier qu'on a signé, ça a été un peu compliqué, j'avoue, je l'ai signé à huit mois de grossesse enceinte de jumeaux. Alors j'avais l'air d'une baleine et euh cette personne là qui n'était pas de l'industrie de la tech, je pense, a eu un coup de coeur pour les entrepreneurs. Il nous avait été présenté par quelqu'un qu'on connaissait, donc il était plus en.
confiance. Il a misé sur les individus, puis j'y tire mon chapeau parce que sérieusement, une femme en tech enceinte de 8 mois, j'inspirais confiance à personne, sauf à lui. Alors lui
bravo, t'es à l'aise de dire le montant que tu lui as demandé? Ben en
fait, on l'a fait en trois fois. Puis il nous a financé au total 1,2 millions quand même. Oui, et il l'a fait en dette. Donc avec un taux d'intérêt, on devait le rembourser beaucoup plus vite. Ça a pris 10 ans. euh mais il a fait l'argent. Il a lui été patient. Il a été patient évidemment, il n était pas de l'industrie donc il con- il connaissait pas bien les tenants et aboutissants, donc on avait des des des des discussions régulièrement, je l'étais au courant. Il y a eu confiance, il
a été patient. Il a eu confiance en vous en toi, j'imagine moi j'avais confiance en moi, je ne me suis pas donné l'option dans l'histoire de des tu sais quand il y a des scénarios qui étaient pas envisageables. euh la faillite en était un qui n'était pas envisageable. J'ai décidé moi d'entrer de jeu, ça c'est pas pour moi. Puis il y en a qui le font, puis ça va là, j'ai pas d'enjeu avec la leur mais pas la mienne. Donc quand je parlais à cet individu-là, t'étais convaincante?
Ben parce que parce que, mais moi j'étais complètement au bas, 100 %. Tu sais quand les financiers, même les banques ou peu importe quand ils me parlaient des risques et tout, je leur disais sérieusement, j'ai dis mais j'ai 100 % de ce que j'ai et dans le 8D et je joue pour gagner Monsieur Dame parlez-moi pas de risque, je veux dire c'est moi qui est le plus exposé et comme je comprenais pas,
je comprends, j'avais pas envie de comprendre ça. C'est comme voyons, je joue pour gagner, mais je sais qu'il y en a juste 1 sur 10 qui va vraiment décoller. Je comprends ça, mais c'était
moi. Mais quand je t'écoute, ça me fait penser à la citation qui dit un entrepreneur ne meurt pas parce qu'il n'y a plus d'argent. Il meurt parce qu'y a plus d'énergie. T'avais juste toujours de l'énergie puis la faillite n'étant pas une option. Mais même si je n'ai pas d'argent, je vais continuer de me battre. ça se fabrique l'énergie, c'est bien dit, je vais te
relancer là dessus. Ce qui m'a fasciné de l'histoire de UD technologie aussi, c'est que quand vous êtes arrivé dans le marché du vélo libre service, en fait, c'était une demande client carrément. C'est le marché qui vous a demandé. Est ce que vous pouvez développer ça? Peux tu nous en parler? Oui.
Mais en fait euh j'ai dit au début, on fait des erreurs là. Puis une des erreurs, c'est que notre première solution, quand on a- on a commencé dans le produit, on n'avait pas vraiment sollicité le marché. euh Mon frère et moi, c'est lui qui avait envie de développer. Moi, ce que j'avais envie de vendre, à qui j'avais envie de vendre. On a mis ça ensemble. Mauvaise idée. On arrive au marché, on a développé la plateforme euh sur laquelle repose et la station de parking et de vélo.
C'était une super plateforme, mais qu'on voulait vendre sous licence. Fait que les gens pouvaient prendre ça puis développer ce qu'ils voulaient en moins de temps avec une tonne d'innovation. C'était magnifique. Sur papier, les discours, puis les gens étaient intéressés à jaser. mais c'est comme où sont les commandes. Puis je voyais bien que c'était trop. Tu laisses ça à l'imagination des gens. Les gens ont d'autres choses à faire que s'imaginer ce qu'ils vont faire avec ta solution.
Les gens la cuillère en fin
bon fait que là on a fait euh ok et c'est comme ça qu'il est venu le parking. J'ai dit très bien, on va prendre notre plateforme, on va leur donner un exemple de ce que ça peut faire. Le parking est arrivé, il y avait un problème de paiement sans fil en temps réel. On a fait on règle ça, on démontre puis après ça, on va dire c'est ça que ça fait. On retourne aux licences. Sauf que quand on a
fait ça dans le parking. Peu longtemps après est arrivé un appel d'offres avec la ville de Montréal qui voulait remplacer les petits parcomètres par des grosses bornes. Alors on a soumissionné là-dessus avec notre partenaire qui avait la bande les petits
parcomètres à 25 sous.
Oui exactement comme ça là et on a gagné puis on devait en livrer 500, on en a livré 1500 fait que là on s'est dit mon Dieu, ceci est un marché, donc on a fait la plateforme va devenir notre outil caché. Best kept secret Under the Hood, on va utiliser ça et c'est ce qui a été à à l'origine du parking et du vélo également. Donc euh ta question c'était quoi? Le vélo est devenu est venu d'une demande de la
ville qui avait vu ça ailleurs. Exact. En fait, la ville de Montréal avait euh c'était est allée se promener à Paris, avait vu le Vélibib, était venu, puis il nous avait dit ah ça serait le fun d'avoir ça à Montréal. Puis vous qui avez la plateforme, vous avez fait le parking, pouvez-vous faire ça? et donc on a bien appris de la phase un où est ce qu'on s'était vraiment énervé ce qu'il ne faut pas faire. Validez votre marché d'abord.
fait que là, c'est comme il va falloir que les clients nous disent qu'ils sont prêts parce que le timing en affaires, c'est tout hein fait que tu
ne veux pas avoir de l'inventaire qui dort ou tu ne veux pas,
tu ne veux pas éduquer pendant 1000 ans là sérieusement là donc ça coûte cher. Puis je veux dire sérieusement, on n'a pas les moyens d'éduquer. Donc quand Montréal nous est arrivé avec ça, en fait, on est revenu, puis on s'est dit bien dans la ligne de ce qu'on veut faire, on a maintenant la borne, le point de vente. ça correspond Oui, vraiment, ça correspond à là où on s'en va. Donc on leur a monté essentiellement la solution qu'on voit sur eux aujourd'hui. Les bornes, les bornettes, les vélos,
le kit au complet. Nous, nos bureaux étaient sur des maisons neuves, donc on s'est mis une station sur de maisons neuves avec les les petits bonhommes qui se promenaient. Puis on les a rappelé deux semaines plus tard, puis on a déroulé le poster, la fiche géante couleur, puis on leur a dit ce qu'on jasait il y a deux semaines, voilà.
évidemment c'est concret
enfin non mais c'est comme wow fait que les mâchoires se sont décrochés. La conférence de presse a eu lieu un peu trop vite à notre goût, je dois dire, mais c'est papier prototype, je veux dire vous avez rien, il fallait quand même le créer après là oui, mais ce qu'on avait, on avait fait le plus compliqué, donc des paiements, la solution de paiement. en fait en temps réel avait roulé pour des millions de transactions dans le stationnement, le backend, la gestion, tout ça,
ça fonctionnait. Le solaire, le solaire, c'est pas évident de faire fonctionner ça. Une bande, ça a l'air très évident aujourd'hui là le petit écran, etc. Mais quand on a sorti ça sur rue puis qu'il fait -30 puis ton écran gèle, puis là tu dis OK, il faut lui envoyer de la chaleur à cet écran là parce qu'il a -30° et il va pas se réveiller jamais là, lui, oui mais envoyer de
la chaleur, c'est de l'électricité. On est sans fil. OK, on est batteries panneaux solaires, donc c'est des budgets d'énergie, c'est complexe, on l'avait réglé. Donc on avait réglé tout un paquet de trucs. Donc il fallait juste adapter la solution au bike share et développer des composantes qui n'existaient pas non plus. Donc, ça a pris un an. une année intense remplie de hauts et de bas. Mais un an plus tard, comme promis, on a livré. Puis
à partir de quand est ce que t'as compris que tu tenais quelque chose qui allait sortir de la province du Québec ou qui allait vraiment devenir international?
Quand on a décidé d'aller de l'avant avec cette solution là, on a vu qu'il y avait comme un vent au niveau de l'intérêt parce qu'on arrivait, contrairement au stationnement. dans le stationnement, les gens n'aiment pas payer pour du parking que quand une administration installe des bornes, je ne peux pas dire que les citoyens sont en liesse. La solution est efficace, c'est bien etc. Mais bon, une administration publique ne va pas faire ces élections là dessus. Le
vélo en libre service, c'est complètement autre chose. T'amènes un service aux citoyens qui changent des vies. C'est une solution verte qui fait du bien et c'était dans l'air du temps. Et ça quand on a regardé ce créneau de marchait là, on s'est dit on n'a pas vu l'alignement des villes et tout ça au début, mais on prend des risques à un moment donné, on n'a jamais toute
l'info dont on a besoin pour décider. Mais feeling wise, on s'est dit je pense qu'on est à la bonne place, on y va et mon Dieu, ça a décollé comme une fusée ce truc là. Ah ouais,
on parle de quelle année à peu près 2000 2009
2009 où on a commencé avec Montréal. Montréal. On a déployé en avril, je pense. le jour de la terre. Il y avait des dates qui étaient très symboliques,
politiques, ça sonne
et je me souviens encore quand on avait fait, on avait fait l'introduction du système avec le maire. Tout le monde était à vélo et puis moi j'étais à vélo, puis j'avais mis des pantalons blancs larges. J'avais fait exprès. Mon message était mesdames, peu importe ce que vous avez sur le dos, le Bixi est fait pour en prendre. La chaîne est couverte, vous serez pas toute noire rendue là, ça ballotte pas parce que la chaîne n'est pas apparente. Il y a
un message dans mon truc. Donc je me souviens quand on a fait ça, c'était comme wow et ensuite puis tout le monde nous attendait dans le détour. Ce n'est pas exactement un genre de produit que tu livres dans ton lab à l'abri des regards. Là, c'était hyper. On a amené le bike share en Amérique du Nord. On a ouvert ce marché là avec Montréal, donc c'est une grosse affaire. Mais
oui, parce que Montréal a été le premier là
absolument complètement et c'était drôle parce que les grands titres disaient Ah an overnight success, puis moi, je trouvais ça très drôle. Ça faisait juste 10 ans qu'on était là dessus. Là, c'est comme ton succès instantané. On repera mais bref,
les relations publiques.
Donc on a fait ça au début de l'été et à la fin de l'été, une deuxième commande est rentrée. Donc on a déjà fait la phase 2 à Montréal là, puis après ça, c'est parti le Minneapolis, Londres etc. Et ce courant là, c'est que pour les administrations, le maire à Londres, à ce moment là a fait sa campagne pour devenir maire. sur les vélos carrément ils le portaient ce projet là.
C'était un je ne sais pas si vous êtes allé à Londres avant qu'il y ait des vélos, mais honnêtement, ceux qui se promenaient à vélo euh ils se promenaient avec un grand X jaune dans le dos. Frappez-moi pas, c'est épouvantable. C'était pas une ville accueillante pour les vélos. Et ce qui est important quand tu mets en place une solution de vélo en libre service, c'est que t'es
une masse critique. Et quand t'arrives avec ce festival de vélo, c'est des milliers de vélos qui débarquent dans une ville. mais là, la sécurité est au rendez vous. Là, on est vraiment ailleurs
et les automobilistes s'habituent aussi à la présence de vélos
c'est une cohabitation honnêtement, puis c'est ça change le visage d'une ville, puis ça change la vie des citoyens. J'ai eu tellement de commentaires, moi de gens qui ont dit Oh mais tu sais, ils peuvent s'entraîner plus. Ils font un des segments de leur commune. dans leur trajet du matin en vélo. euh ça rend le monde de bonne humeur. Tu sais, c'est c'est c'est
unique comme comme segment de marché comme tel. c'est très pragmatique, on discute de ça, bel business et tout, mais dans la vie, ça a changé la vie de tellement de gens. Puis ça a rendu des administrations fières, contentes de porter le projet. Ça a entraîné des petites compétitions aussi en ville. ce que j'adorais sérieusement, on installe à Londres, puis là New York fait excuse.
Le faux mot s'installe, c'est parfait là, faut pas, on ne peut pas être moins cool.
Oui oui, on peut vous aider vous aussi.
Mais alors c'est déjà compliqué à être entrepreneur que dans l'agroalimentaire toi Marie Josée, tu le vis comme avec ton usine Moi en médical, les lois, c'est extrêmement compliqué. Toi dans le hardware, je veux dire déployer des bornes avec des vélos, que ça soit tout connecté en temps réel. je pense que t'as une anecdote où est ce que justement t'étais à quelques mois de lancement. Puis là, finalement, ton fournisseur ne peut pas livrer.
Oui, c'est ça, raconte nous cette histoire là. En fait, c'était le premier contrat pour Montréal, donc c'est mettre tout ça en place. Nous, on avait choisi de ne pas avoir d'usines. déjà être dans le hardware, c'était un choix.
Vous étiez propriétaire de la technologie, donc du IP qu'on appelle. Mais vous donniez dans le fond les fabrication, la fabrication à d'autres
exactement third party qu'on appelle exactement. Puis comme notre modèle était de déployer un peu partout dans le monde, on avait vraiment une flexibilité au niveau de la chaîne d'approvisionnement. On pouvait déplacer qui intégrait semblait n'était pas
obligé de tout fabriquer à même place exactement juste.
Et tu peux t'ajuster en fonction de, OK parce que les c'est c'est quand même du matériel, les frais de transport sont ce qu'ils sont, et cetera. Donc euh le fournisseur, c'était l'usine qu'on avait choisie pour assembler nos bornes. Donc tout le hardware pour la solution de vélo en l service.
Donc c'est un travail de longue haleine. Nous, on a nos spécialistes à l'interne qui s'occupent de monter ce ce ce j'ai juste des mots anglophones là, c'est un peu fatiguant ce setup euh donc de configurer ce que ça va prendre pour qu'on puisse livrer ces ces solutions-là. Donc c'est des mois de travail, on arrive au jour J, c'est un mardi, je suis à mon bureau et je le revois le visuel, c'est comme si j'avais pris une photo. Alors je parle au président de l'entreprise, c'est aujourd'hui le
grand jour, on fait le go live. Puis il me dit Isabelle, il faut que je te dise quelque chose. Je dis oui. On va faire faillite le jour J. Et là, c'est comme ta vie passe devant tes yeux là, c'est la fin. Non non, mais tout là, tout là, tu sais, tu deviens vert, blanc, rouge, tout y passe, tout y penses. là c'est comme, mais mais mais et là, pourquoi j'ai choisi cette vie-là Non mais ouais et puis mais pourtant, tu sais quand on fait notre revue diligente pour choisir nos partenaires.
ce joueur-là, c'est une compagnie d'au delà de 100 millions de chiffre d'affaires financée par tous les grands. Bon, il y avait faisait pourquoi
il n'y avait aucun signal que ça allait se passer?
Non? Et donc ça se passe et donc le plan B CDE qu'il faut mettre en place rapidement. Donc ce qu'on a fait en même temps qu'on continue à faire avancer le projet qu'on développait un plan B, une autre usine en même temps que j'ai j'ai placé un appel à mon client pour le tenir au courant des derniers développements et que sa réponse a été euh donc t'es en train de me confirmer qu'on livre toujours comme prévu à la date prévue.
Aucune empête quoi. En fait, j'ai fait merci pour la bienveillance.
Alors euh on se reparle bientôt. Donc euh fait que ça a été cauchemardesque de devoir développer en en trouvant un joueur ça a été cauchemardesque. um Mais on l'a fait, on avait euh non, j'avais bien accouché à ce moment-là. Là, on est plus tard. Moi, j'ai accouché au début des années 2000. Moi, j'ai accouché
en plein milieu de la bulle des technos. Ça c'est un autre oui, ça mais en fait, c'était calculé, je dois dire, c'était vraiment euh on pourra m'accuser de masochisme, mais moi je le voyais pas du tout comme ça. La business à ce moment-là, ça allait tellement mal dans l'éclatement de la bulle des technos là euh soit vous l'avez vu, vécu, entendu parler. euh les compagnies technologiques, c'était l'hécatombe, mais nous, on s'appelait quand même huit des technologies.
on venait de se louer des beaux espaces au centre ville sur deux maisons neuves, 5000 pieds carrés. Rien n'allait plus là, c'était l'enfer. Donc on a un gros client à ce moment là qui venait de faire faillite. On a perdu un demi-million dans l'aventure. Quand on était une startup de chez Startup. Là, c'était comme Fait que j'ai dit ouais, quel bon timing pour avoir
des enfants. En fait, un enfant, puis ma rationnelle en arrière de ça, c'est que à un moment donné, on a quand même une horloge biologique là, puis j'ai moi j'ai j'ai toujours voulu avoir des enfants euh puis là je me disais ça va tellement mal en business que tu sais avoir un enfant, c'est un projet positif. euh donc euh le contrôle sur quelque chose en moyenne, un pied dans l'eau chaude, un pied dans l'eau froide, ça va bien aller. donc t'as fait l'écho, puis il y en avait deux.
Oui oui, j'ai pas il y en avait, mais j'ai toujours dit ça, c'est très drôle. J'ai toujours dit moi j'aimerais bien avoir un garçon, une fille, des jumeaux, pas dans le même oeuf. Puis je disais tout le garçon et une fille des jumeaux pas dans le même oeuf. Qu'est ce que j'ai eu un garçon et une fille des jumeaux pendant le même oeuf. Alors c'est très drôle
incroyable la force du
ouais, elle a écrit un livre
complet là dessus. On y reviendra, on en parle dans un instant. c'est c'est l'anecdote est trop juteuse. C'est
quand même très drôle fait que j'ai j'ai eu mes enfants à ce moment-là effectivement puis ce qui est beau avec ça, c'est que tu sais les gens disent mon Dieu, t'en as deux, ça doit être euh et c'est lourd, etc. mais moi je n'en ai jamais eu juste un fait que j'ai aucune idée, c'est comme et c'est fou parce que quand j'ai mes enfants, je me suis dit mais qu'est-ce que je faisais de mon temps avant?
à quel point un enfant ça tu réalises à quel point t'avais du temps libre
sérieusement. Puis j'avais pas l'impression là
Marjo t'en as trois en plus trois gars Ah
bravo, une équipe de foot, c'est magnifique mais t'avais déjà un enfant qui était ta business, je veux dire c'est un job à temps plein. Puis là t'as en plus des jumeaux des bébés ou ouais moi j'ai récidivé mais il n'y a rien de calculé mais ce serait une autre histoire, mais je suis vraiment euh vraiment impressionnée fait que t'as géré la maternité, la business, la croissance avec ton frère, comme comment t'as réussi à rimer tout ça puis puis que
ça se tienne là, puis pas virer folle. Ben de un, euh j'avais un très bon partenaire d'affaires qui a eu l'intelligence de me laisser justement m'organiser dans le sens que um L'horaire avec les enfants euh j'arrivais un peu plus tard le matin pour m'entraîner, éviter le trafic, je repartais plus tard le soir. euh j'avais des des moments à gauche et à droite euh quand ils ont commencé à
être plus vieux, l'école. Donc lui m'a vraiment laissé. euh Puis c'est ce qui est très difficile en entreprise, euh le cadre, quand t'es pas capable de bouger dans ce que t'as à faire, puis les contraintes et et cetera. moi, j'avais des contraintes, mais ils venaient de moi et la façon dont je l'ai vu toujours, c'est j'ai des livrables. Moi, je n'ai pas un 9 à 5, un 8 à 6 ou un peu importe. Je n'ai pas d'obligation de travailler de semaine, de week-end, j'ai des livrables et ces
livrables là me prennent beaucoup de temps. Si j'avais avais pu travailler une demi-journée semaine, j'aurais adoré, mais j'avais peut-être pas le talent ou je sais pas quoi, ça n'a pas donné ça. Sauf qu'avec les enfants, ben dès qu'ils étaient couchés, euh leur dit je le réouvrais. Evidemment, mon entreprise était à l'international, mais pendant deux ans et trois mois, j'ai pas voyagé. Parce que j'ai allaité mes enfants pendant deux ans et
trois mois. Donc ça pour moi, c'était important de le faire. um et et ça a été OK on sait parce que lui il a eu cette justement intelligence de pas euh intervenir puis de supporter ça. Moi, ça m'a donné une certaine paix d'esprit et j'ai pu trouver mes solutions pour faire fonctionner ça. J'ai amené mes enfants au bureau, il y avait un parc, une poussette, euh je pouvais tirer mon lait.
je les promenais puis tu sais au début je je me souviens, ça m'avait marqué euh quand il était tout petit, tu sais, il y avait un codeur dans le fond qui avait dit hé, il y a des des qui pleure, puis j'ai dit mais tes écouteurs m'en occupe, pas de problème parce que je les promenais, on avait comme un
îlot dans le milieu, puis je promenais les enfants. euh le papa venait aussi beaucoup euh me donnait un coup de main au bureau donc si c'était euh puis un grand bout de temps j'étais la seule femme aussi chez VD. um donc euh je me souviens qu'il y avait une conjointe qui avait demandé à un décodeur, un décodeur à un moment donné. Mais là, Isabelle, comment elle va faire? Tu sais? c'était une conjointe, mais l'employé qui était chez UD l'avait regardé. Puis il avait dit elle va s'arranger.
Watch and see.
Mais dans le fond, ton frère t'a fait confiance. T'as ton partenaire d'affaires, c'était ton frère. Puis il t'a dit écoute, je te fais confiance, il y a des livrables, puis c'est que tu vas livrer. C'était c'était c'était implicite dans votre entente. Il savait que j'avais livré. Quand j'ai accouché, il est venu me voir à l'hôpital. Puis il y avait les mains derrière le dos. Puis tu sais, je le regardais à un moment donné, j'ai dit qu'est-ce que t'as là? Non, je dis qu'est-ce
que t'as derrière le dos. Il me sort une enveloppe, un truc, un partenaire financier assigné. Tu sais, je venais d'accoucher. Oh my God mais c'est correct, c'est correct. Moi, c'est comme donne-moi bien, je veux, tu sais, je veux l'info, c'est moi des congés de maternité pas tant, mais en même temps euh j'aimais ça prendre euh m'en donner une matinée avec les enfants, puis faire des trucs. j'avais liberté aussi si t'as cette confiance là de ton partenaire d'affaires, il
fallait que tu livres. Il faut que je pose la question parce que non seulement t'es partie d'entreprise dans le hard tech qui est à la fois complexe, mais le stéréotype de la femme en tech, c'est quelque chose qui t'a collé beaucoup. T'en parles dans ton livre aussi, ton livre a été écrit justement pour enfin avoir des analogies plus pour les femmes en affaires. euh Puis là, je suis avec deux mamans entrepreneurs avec moi. justement comment faire face à ces stéréotypes là, puis de
ne pas avoir voyagé pendant deux ans et demi. Mettons est ce que tu as senti le jugement?
À ce moment-là, non, honnêtement. C'est drôle parce que il est arrivé toutes sortes d'affaires, toutes sortes d'obstacles, mais um ce drôle, ça m'est venu spontanément. Quand j'ai écrit le livre, j'ai dit un obstacle pour moi est un obstacle non genré. C'est une emmerde point final. C'est que si les gens portent un jugement sur le fait que ceci et cela pour moi, j'étais une humaine, un individu, une personne, donc je ne l'ai pas ressenti comme ça. Et honnêtement, ça
m'aurait enragé. Je me suis fait fermer plein de portes et je le sais que c'est parce que j'étais une femme. Je l'ai constaté, mais j'ai glissé. C'est comme t'as pas. Non t'as pas défini le fait d'être une femme leur perte, je veux dire si si la porte se ferme OK um et je continue parce que j'ai toujours essayé de
regarder au-dessus de la vague. C'est quoi mon objectif? Mon objectif, c'est pas nécessairement de rentrer là, c'est d'atteindre tel truc, donc c'est plus loin, c'est puis en regardant ça, ça évite d'être amer, ça évite de nous-mêmes fabriquer nos obstacles. Ah mais là parce que je suis une femme, ceci cela en disant ça, je viens de couper. Alors que si je me fais fermer une porte, tu sais, les préjugés, je les ai subis, les regards de certains hommes,
l'absence de crédibilité. Mais moi, c'est comme au suivant euh un fiel, tu sais une essence de dire ben justement tu sais, je vais je vais vous prouver que que c'est pas parce que je suis une femme que je suis pas capable ou c'était tout pour me prouver. Honnêtement, j'avais beaucoup à me prouver, je pense. Puis j'allais pas lâcher le morceau jusqu'à ce que je sois à destination. Et et et quand je dis me prouver, c'est probablement
prouver point. C'est important pour moi. C'est comme je vais vivre à la hauteur de ce que je suis capable de faire, puis de livrer cette business. je vais l'amener là on veut l'amener. Puis je me fous des murs qui tombent, qui se présentent des gens qui me disent non. Tout le monde me dit non tout le temps. Tout le monde m'a toujours dit non, c'est être
entrepreneur, c'est se faire dire non. Et je serais curieux en toute honnêteté, entre le moment de la fondation de BD Technologie et finalement la vente en 2017. Est-ce que la destination, c'est celle que t'imaginais?
Oui et non, c'est la
c'est une réponse politicienne.
Pourquoi? C'est que l'objectif pour moi, ça a toujours été l'indépendance financière. Et le véhicule que j'ai choisi, c'est l'entrepreneuriat, même si je pouvais même pas le nommer comme ça. Je veux dire ça a pris du temps avant que peut-être t'entreprendre. Ouais, donc, mais d'un point de vue de ce qu'on a bâti, la réponse est non. Donc oui, je veux dire la
destination atteint l'autonomie financière complètement. Mais le chemin qu'on a pris, non, on est parti là, on a atterri là, puis jamais, jamais j'aurais pu dire quand on est parti en 2000, le produit qu'on allait atterrir dans le vélo en libre service. Jamais
c'est fascinant ça fait que il y a un fil
rouge qui est clair, mais je n'aurais pas pu le nommer comme ça.
Comment qu'on en vient à prendre la décision de vendre son bébé finalement?
um Ben, à partir du moment où tu sais que c'est un véhicule d'autonomie financière, tu le sais que ça va se présenter. Tu sais que ça va faire partie de l'histoire. Maintenant, ça c'est théorique. um On a eu plusieurs opportunités. C'est très pragmatique vision totalement pas très incarné, je dirais. On a eu plusieurs opportunités de vendre dans l'histoire de VD. um pour toutes sortes de raisons qui ont pas abouti. Quand celle-là est arrivée la dernière, moi, j'étais pas vendeuse.
Puis j'étais pas vendeuse parce que on avait eu les réflexions avec mon frère et euh c'est comme bon, mais à partir de là, on fait quoi, l'étape d'après. Et mon constat à moi, c'est que avec tout ce qu'on a déjà développé, la plateforme, la notoriété um ce qu'on a livré euh moi, j'ai envie non seulement de continuer, mais de la doubler parce que ça, j'ai pas vécu ça, puis on se fait souvent dire
comme entrepreneur, ah oui euh 1,5 millions, c'est toi. Après ça 5-10, c'est plus toi puis moi c'est comme non, mon trip, c'est de faire des choses que j'ai jamais faites. Et que je vais la doubler, on y va. Donc j'avais commencé à renouveler mon équipe de direction, j'étais sur cette trajectoire-là. Et là, le partenaire américain nous approche. Isabelle, we should get married qui était qui était motivé. On devrait, qui
est un partenaire stratégique. On devrait fusionner, il voulait nous acheter. Puis de mon temps que j'ai passé avec le MIT, il nous avait toujours dit always entertain a good business conversation. Donc quand quelqu'un est arrivé avec ça, tu jases, hein? L'histoire de la porte. Fait que là j'ai fait bon ben let's entertain donc on a jasé, puis on a envoyé des paramètres en l'air. Il était d'accord, il était d'accord avec tout tout le temps, jusqu'à temps que je fasse un instant là, je veux
dire je vais faire le travail sérieusement. Donc retour à l'interne, on a fait évaluer la chose, voir de quoi ça avait l'air. E que
c'est trop beau pour être vrai finalement. Non, non, mais il
disait oui, mais il était sérieux, puis je comprenais pourquoi stratégiquement, pour eux, c'était euh important d'aller de l'avant avec euh cette acquisition-là. Donc, on a fait le travail à l'interne, sérieusement, on est revenu, il était toujours d'accord. Et là, j'ai fait bon. Donc, on est embarqué dans ce processus et je me suis fait un peu un peu violence parce qu'on avait convenu avec mon frère du
début quel était l'objectif. Mais une business en tech comme la nôtre, tu sais, au bout de 20 ans, tu sais souvent, les compagnies se font euh ça tourne, font flipper,
puis et cetera. Nous euh on avait un profil plus manufacturier dans la dans le comportement qu'une vraie tête qui bouge vite parce que nous, vous étiez plus comme marathon un exit mais mais il y avait pas un contexte d'affaires où tu t'es senti un peu qu'il fallait que tu passes dans le le dans le saucisson, tu sais que il y avait une con- il y avait une conjoncture qui nous a amenés, en fait, moi qui a facilité ma décision dans le sens que
À ce moment-là, il y avait une certaine consolidation dans l'industrie. Il y avait des joueurs chinois qui débarquaient avec énormément d'argent dans notre marché qu'ils ont utilisé comme prétexte, ils étaient pas du bike share mais ils voulaient aller chercher du membership. Donc euh le véhicule Pour le faire, c'était le bike share. Nous, on avait des solutions avec des bornes et des docks et donc
des plateformes installées par terre. Eux, c'était du vélo euh le free floating qu'on appelle, donc pas de bande attachée à rien. Tu prends ton vélo, tu laisses n'importe où, t'es un membre, et cetera.
Montréal a eu quelque chose de similaire avec les limes, les trottinettes à une certaine époque, ça a été un shit show complètement
dans les grandes villes, c'est le chaos. OK, parce que ça prend de l'ordre, ça prend de la structure. Mais avant que les villes le réalisent, il y avait comme cet espoir fou que ça coûterait aux villes. moins cher pour offrir un service similaire au nôtre. Donc nous, on avait ça qui s'en venait dans le rétroviseur. On voyait le marché se consolider. On était quand même une PME à Montréal qui desservait des clients partout dans le monde.
Alors quand notre partenaire, qui était notre partenaire à New York, nous propose de se consolider, de se fusionner et de continuer l'aventure. ça avait du sens d'un point de vue stratégie d'entreprise. Le marché était dans l'état qui était à ce moment-là. Mais est-ce que tu l'as fait un peu à contrecoeur?
Est-ce que tu t'es senti quand même obligé justement parce que bon, il y avait la pression de la compétition, puis bon, un partenaire quand même très stratégique ou ben euh obligé, j'entends ta question, je l'ai pas vu comme ça. Je l'ai regardé d'un point de vue pragmatique, puis je me suis dit Les affaires, c'est une game et tu vas jouer la game qui est devant toi. Si tu veux jouer au basket sur une glace de hockey, ça va pas aller. Donc, en ce moment la donne, c'est ça qui est ça.
Donc une question? Absolument. um Et quand on a vendu finalement, c'est drôle parce que le processus au complet a pris huit mois et euh jusqu'à la dernière minute, um les acheteurs ont pensé que j'allais me retirer euh et euh j'étais pas motivée. Je pense que probablement ça paraissait. um Et quand on a vendu, notre compétition était comme il était sûr qu'on avait une boule de cristal, parce que la déferlante des des des solutions de free floating
a été extrêmement difficile. Avant que le marché se réagisse parce que ce que tu disais, le chaos, il y a des photos aériennes qui ont été prises dans des villes qui ont installé ça. C'était des pyramides de vélos proches et tout cassé qu'on voyait du ciel. Là, c'est épouvantable. C'est c'était ça t'aurais pas pu le savoir. conceptuellement de laisser les gens laisser les vélos n'importe où, t'en ramasses sur des balcons dans une rivière en plein
milieu de la rue. um mais pour la ville, mais pour la ville, c'était quand même justement tellement moins cher quand même et attirant. C'est pour ça que j'appelle ça the peak of hope. Après de vivre cette réalité difficile mais nos grandes villes sont restées avec les solutions qu'on a avec la structure, avec les stations, avec les bornes. um Ouais, mais ça a été euh mais c'est un peu triste quand même parce que c'est ça au Québec,
on est des développeurs. Tu sais, moi je te vois vraiment comme t'es une développeuse, t'es une stratège, t'as vraiment défriché là dans dans dans ton domaine. tu développes, t'as toute mis la RED, vous avez inventé tout ça, puis là, bien, ça passe aux mains.
Des américains ouais.
Est-ce que c'était quelque chose pour toi qui était difficile ou tu t'es dit ben justement, comme on se disait, c'était un peu un mal nécessaire puis il n'y aurait personne, c'est la game, il y a une question de timing, puis il n'y aurait pas anyways un Canadien qui aurait pu me racheter, qui avait acheté les reins solides, qui aurait pu être stratégique, c'est ça. Tu l'as-tu vu comme
ça ou ou? Ben j'ai été forcée de le voir comme ça parce que j'ai eu des conversations euh pas agréables avec euh des gros joueurs financiers ici qui étaient vraiment pas contents qu'on vende. et j'étais vraiment pas contente d'avoir ces conversations là parce que pour une compagnie qui s'est bootstrappée pendant 20 ans, ma question était aussi quand j'avais besoin, vous étiez où? Alors je ne peux
pas avoir ça fait un peu juge d'estrade là,
je ne peux pas avoir toutes les responsabilités mais pas avoir la liberté de choix et me faire reprocher un truc que j'ai porté à bout de bras la moitié de ma vie. Je veux dire y a personne qui a voulu au Canada non mais sérieusement. parce que je pense
que même des banques qui t'ont mis des bâtons d'aéros à certains moments.
Tout à fait, mais tout le temps, tout a été compliqué. Les gens gèrent leurs risques et ils ne voient pas nécessairement ce qu'on voit comme entrepreneur. Et ça je le comprends, je le comprends bien, mais en même temps tu peux pas me faire reprocher ça. J'ai trouvé ça un peu ordinaire. Est ce qu'on te l'a reproché vraiment comme ça noir
sur blanc? Oui ah oui oui mais est-ce que justement les banques canadiennes ont peur du risque bien ça Puis c'est que ce que j'ai réalisé euh parce que j'ai eu toutes sortes d'aventures, pas le fun où est-ce qu'à moins tu te fais tu te fais pas couper un financement, tu te fais dire ah on va y aller, mais euh en syndication tel mois de juillet, c'est ça. Quand le closing est dans deux semaines, puis que si t'as pas ton closing, tu ne fais pas la paye.
une fois de plus, je veux dire des choses comme ça. J'ai réalisé avec du recul que un des problèmes, c'était l'incompréhension que ces gens-là ont des gens avec qui ils transigent. La réalité. La réalité des entrepreneurs qui qui est pas un truc qu'on peut discuter avec un verre de vin le vendredi. On y va dessous ou y va pas. Tu sais, on s'est engagé là, les papiers sont signés et tout. On le fait dessous, on ne le fait pas. Écoute, euh il y a beaucoup en jeu là. Puis moi,
cette responsabilité-là, je la porte là. Il y a des employés qu'on qu'on paye, c'est des familles. C'est, tu sais, quand ça a mal été chez HD, quand on perdait des contrats ou que une banque ne voulait pas nous financer, tout le monde me disait là, il faut que tu fasses des mises à pied là. Là, là, il faut que tu baisses ton burn rate là. J'ai toujours refusé de faire ça. C'est comme, OK, là, je vais faire ça. De un, ces gens-là dépendent de nous.
Pis de deux, on repart comment quand on a coupé toute son staff, puis que moi, je suis dans l'innovation, la RD, je développe des produits, puis j'ai plus personne. fait que je l'ai pas fait, mais de ne pas le faire, tu sais, j'ai vécu ma vie avec un cash flow dans le front là, je veux dire moi, les chiffres là, j'en mangeais pour déjeuner là. OK, comment on organise ça les paiements cette semaine qui passe avant, qui on peut retarder. J'en ai eu des conversations.
mon Dieu, j'en ai eu, je ne me suis jamais cachée, mais ça n'a pas été le fun tout le temps. Là, on va se le dire,
on oublie que dans le fond, oui, c'est la décision de l'entrepreneur, mais c'est un écosystème. Puis l'écosystème, c'est sa crise de job de supporter les entrepreneurs. Puis des fois quand qu'on retarde un financement parce que finalement autre chose qu'à deux semaines, bien ça se peut que ça ait des conséquences que finalement l'entrepreneur, ça y tente plus finalement de continuer la. si on aide nos entrepreneurs finalement pour leur juste leur donner un break. Mais c'est peut être là qu'on va
réussir à garder nos entreprises. Thomas, t'as tu déjà songé vendre à des Américains? ça t'habitue,
ça me donne des frissons quand qu'elle parle parce que je me reconnais tellement pour l'avoir vécu aussi des enjeux de cash flow puis bon des banques. très c'est ça freinés par un certain risque. Puis du coup, à un moment donné, on s'est tourné vers une barque américaine. On est revenu au Canada parce que justement, on était trop risqué à un certain moment
trop risqué pour le Canada. C'est ça qui est fou, mais pas trop risqué dans l'absolu
pour le Québec, pour le Canada, on était trop risqué, mais on a tourné le bateau finalement pour différentes raisons. Mais
Moi, j'ai une question que qui qui me brûle les lèvres parce que dans le fond, il y a eu une transaction à Motivate. Une année plus tard, Motivate a été vendue à Lyft presque deux ans plus tard, deux ans plus tard fait assez rapidement euh en rétrospective, si t'avais pas vendu huitD technologie, où est-ce qu'elle serait aujourd'hui selon toi? Parce qu'il y a souvent un peu le la prémisse de dire si je vends pas, je vois est-ce que je meurs ou est-ce que je suis capable de me démerder.
um Il y aurait fallu qu'il se passe quelque chose, juste parce que le marché était en consolidation et euh à un moment donné, si tu t'isoles, puis moi, c'est ce que je voyais. Si je reste sur mon île, j'ai beau être la meilleure, on gagne en équipe. Puis on avait besoin de l'équipe. Puis l'équipe s'est manifestée sous le sous la forme d'une fusion. Nous, on a vendu 100 %, mais on a racheté une part de minoritaire euh de part minoritaire pour envoyer
un signal clair à nos employés et à l'industrie. On y croit, on est là, puis on va pousser. Et donc, moi, ils m'ont demandé M T V d'embarquer sur leur conseil d'administration. um et euh et on est parti pour cette aventure-là justement pour aller continuer à faire ce qu'on pensait pouvoir faire mieux dans ce groupe-là. Donc accompagner. um Ça a été une expérience fascinante d'ailleurs euh de travailler sur ce conseil-là pendant deux ans avant qu'on vende.
um mais tu sais pourquoi c'était incroyable.
Tu sais, on n'est pas tous à la même place, mais c'est c'est des entrepreneurs totalement totalement boss club, un un un des entrepreneurs chevronnés new-yorkais euh pas beaucoup de femmes dans les postes décisionnels et tu sais, moi je me souviens euh au début, je me considérais comme l'experte ce qu'on appelle en anglais le subject matter expert donc l'expert du domaine parce que c'était quand même mon entreprise, ces gens-là venaient de différents domaines.
Mais la première rencontre où j'étais assise à la droite du chairman, donc du président du conseil, puis sur un sujet, j'apporte une opinion. Mon avis, il a fait le saut littéralement là, il y a de la vie à ma droite au secours, c'est quoi ça? Donc c'est ceux qui parlent Non, mais ça les a comme brusqués. Je sais que je les ai brusqués, mais Pour moi, c'était pas comme mais là comment je vais m'insérer dans ce conseil, c'est OK, vous avez acheté ça là.
C'est mon travail de vous éduquer sur une réalité que je connais mieux que vous. Je veux dire, ça fait 20 ans que je fais ça et c'est là qu'on s'en va. Puis moi, c'est la seule chose qui m'intéresse. Fait que si je déplais et je te dérange, mais faites avec. Ben c'est là qu'on s'en va. Donc euh ben en fait, je considérais que c'était mon mandat, que j'étais légitimée et que si j'avais pas fait ça, j'aurais desservi leurs intérêts, même si je savais pas les intérêts de huitD qui
étaient devenus mode. Pour moi, c'est comme je suis vraiment quelqu'un de résultat, tu sais, objectifs résultat. puis j'essaie de ne pas trop m'en faire jouer les fleurs du tapis qui étaient eux à ce moment là. No offense, mais j'avais un message à passer. Est ce que
ça a été aussi cette motivation là qui t'a poussé à écrire le livre Mindset? de vouloir déranger, de vouloir justement prendre cette voix là de tout ce que t'avais à dire.
J'ai trouvé que j'étais dans une bonne posture pour régler des problèmes, pour dire des choses d'une part pour aider. Je pense que je peux vraiment aider des entrepreneurs et entrepreneurs ou n'importe qui qui veut avancer parce que j'ai beaucoup appris et je réalise parce que j'accompagne beaucoup d'entrepreneurs aujourd'hui, je coach et tout à quel point ça les aide ces partages là fait que je voulais faire ça.
D'autre part, il y a des des des trucs dans mon livre qui sont vraiment, y a-t-il des problèmes qu'on peut régler au niveau de l'égalité, la diversité, tu sais euh les femmes en affaires, tout ça, ça me tape un peu sur les nerfs, j'avoue, parce qu'on est tous des humains sur la même planète. On peut-tu juste avoir une masse critique d'hommes et de femmes pour d'un point de vue résultat. Si on parle encore des objectifs là,
atteindre nos résultats d'une meilleure façon à être plus équilibrée. Alors, je trouve que je suis dans une bonne posture pour le faire essentiellement parce que j'ai bâti mon histoire à ma façon, je dois rien à personne. euh ça ne me dérange pas si on me tape sur les doigts, je suis habituée de toute façon, mais mon message est éminemment positif. Puis à date, c'est comme ça qui est accueilli. Je pense qu'il y a beaucoup à
bâtir là. Moi j'adore bâtir et je pense qu'il y a beaucoup à bâtir là donc c'est c'est l'idée du livre. J'adore écrire. Moi moi je vais revenir sur l'après. OK, t'as vendu à motivate, motivate, t'as vendu à Lyft. qu'est-ce qui s'est passé après Est-ce que t'as eu une perte de sens ou tu sais, je veux dire ton quotidien, c'était quoi? Est-ce que comment tu t'es justement rebâti parce que t'étais très motivé par tes objectifs, les résultats puis soudainement, il n'y a
pas 800 e-mails par jour. Comment tu t'es rebâti? Y a-tu eu un moment où t'as pris ça un peu plus relax ou t'es tout de suite lancé dans une autre aventure ce moment-là avant d'écrire le livre, mettons. Ouais ouais, ça, ça a été euh c'est bizarre, ça a l'air paradoxal, mais ça a certainement été la période la plus difficile de ma vie. Puis c'est drôle quand même. Je m'entends dire ça c'est comme okay, t'as atteindre tes objectifs qui étaient
hyper importants dépendance financière. Mais pour moi, c'est un objectif qui est comme un check sur une liste et OK, c'est fait, mais tu sais quand on dit l'argent ne fait pas le bonheur, je le savais avant, je le sens encore plus maintenant. L'argent ne m'a jamais fait lever le matin. Il a fallu que je que j'aime vraiment mon mon aventure entrepreneuriale pour me lever à chaque matin pour faire ça. C'était certainement pas l'argent, ça a tellement
été compliqué. um Donc ce qui se passe quand tu vends euh Pour moi, ça a été euh une période trouble. Sérieusement, tu parles de perte de repère. um ça, ça a commencé la minute. Tu sais, je me revois là quand quand on a vendu l'entreprise, on accueille le nouveau CEO qui rentre. Puis je lui avais dit on a on avait jasé pas mal, puis j'ai dit regarde, moi je reste là un an pour faire la transition, ce qui
est un classique. Mais j'ai dit je me mêlerai pas de ton terrain de jeu, tu sais, les cultures étaient différentes et tout. Tu sais, je te cède la place, moi, je suis là pour te supporter. um Puis dans le grand espace qu'on avait au bureau, tu sais, je suis devant toute l'équipe, je le présente lui.
Après ça, je me retire dans les coulisses, puis je le regarde, puis c'est ta vie là, tu sais, puis là je suis là, fait que Wah, tu sais, là là, tu tu puis lui il mesurait ce pié sept là, on était vraiment ailleurs là, tu sais un vrai de vrai. Puis là, j'ai fait OK, puis ça a commencé là. um de rentrer au bureau um et là, les employés à te voir comme avant. Mais moi, j'ai promis que
j'allais pas m'aider. En fait que j'écoute, mais je peux plus être la solutionnelle d'avant, je peux plus je peux plus. Fait que je suis là, c'est comme, mais où suis-je qui suis? Cette période-là a été extraordinairement difficile. Tout le monde m'avait dit tu ne t'offras jamais un an, mais moi j'avais une balance de paiement attachée à ça. Regardez-moi bien, je vais rester là un an. Mais ce que j'avais fait aussi, c'est que je m'étais positionnée par rapport au CEO comme membre du conseil.
Et le le CEO se rapporte au conseil. Fait que donc la relation était très bien à ce niveau-là, c'est
juste moi. Tu sais quand t'arrives aux douanes, puis que tu dis ouais, qu'est-ce que vous faites dans la vie, je fais on peut genre c'est qu'on a. Ouais mais c'est ça, mais cette perte de repère là euh c'est quand même colossal, puis après ça, tu sais tout ce que t'as pas vraiment réglé dans ta vie parce que t'es tout le temps en train de courir là, tu sais tout ce qui est en dessous du tapis, ça, ça remonte. Puis là tu dis mais c'est quoi la prochaine é?
Puis là, je m'étais promis avant de repartir, de me calmer, de digérer très très très difficile mandat sérieusement, parce que tu veux et les gens présument que soit t'es une entreprise, soit t'es à la retraite entre les deux, il n'y a rien. Moi je suis entre les deux. Ouais, tu
ne peux pas être en attente, mais là t'es un entrepreneur, t'as un spring dans le cul, c'est sûr que ça va repartir autre
chose. j'ai pas dormi pendant à peu près un an là, l'espèce de d'adrénaline en fait, probablement que j'étais en choc post-traumatique en jasant avec un de mes clients qui avait eu un divorce très difficile. Là, j'écoutais ces symptômes, puis à un moment donné, j'ai fait mon Dieu, c'est ce que j'ai là. Tu sais, tu dors pas, t'es toujours en hypervigilance. J'avais mon système à déprogrammer, ça a été très taxant sur le système nerveux, cette business là, c'était
vraiment pas une compagnie euh style de vie là. Nous, on était au front là, tout le temps là. Sérieusement, il y a des anecdotes dans le livre, mais il y en a tellement plus que ça là. Les hauts et les bas. Et les bas que je balaie aussi parce que si tu ne peux pas revivre tes échecs. J'ai j'ai un chapitre sur les échecs, honnêtement. j'en pouvais plus d'écrire là dessus. Je n'en pouvais plus de me remettre là dedans pour essayer d'aider les autres.
Je me disais non, mais il est nécessaire ce chapitre là, il faut regarder ça autrement. Puis je pense que j'ai un angle qui est vraiment différent pour aborder les échecs. Mais il a fallu que je me remette dedans. Et puis c'est brassé
de la merde un peu là.
Mais je déteste parce que je ne fais pas ça dans ma vie. Je ne veux pas revivre ça. Je l'ai vécu une fois, ça va être correct. Je ne veux pas retourner là.
ça tu
été rédempteur, une vraie thérapie. Sérieusement, j'ai écrit ce livre là, j'ai adoré ça. J'adore écrire. Donc pour moi comme moyen de communication, c'est fantastique. Puis j'étais autant autrice que lectrice dans le sens que quand j'écrivais, puis je me relisais. Puis si je souffrais d'un déficit d'attention en lisant un paragraphe, je savais que c'était mauvais la poubelle au secours. D'autres fois, je suis en train d'écrire des choses que j'ai écrites là-dedans,
très très difficiles à écrire, très difficiles. J'avais les larmes aux yeux, je filais tout croche, puis lui dire, t'es à la bonne place. Let's go. Des fois, je riais encore, je me lis aujourd'hui, j'ai beaucoup d'humour dans le livre parce que je pour moi, l'humour, ça dédramatise, je vis comme ça. Donc j'ai moi même de mes gags. Je me dis OK, on est à la bonne place, donc oui, absolument thérapeutique.
Mais moi j'ai adoré justement l'équation que t'as écrite. Puis tu sais, je trouvais ça drôle en fait comme un entrepreneur, c'est très pragmatique de dire le succès, ça vient du plaisir de la répétition des compétences et que c'était quand même une approche. On l'a entendu quelque part, mais ça n'a jamais été expliqué de la manière que tu le faisais. Puis, dans le fond, tu parles des lois de la jungle. Fait que c'est 10 lois, 10 concepts
euh crois crois en toi et crois ta business. euh tu disais aussi l'autre, c'est les stéréotypes, la diversité, l'échec. C'est quoi la loi que t'as apprise euh qui était la plus douloureuse à appliquer selon toi?
Et et ce que mon constat, c'est que C'est jamais des grandes choses. La vie se passe dans les petites choses répétées souvent. Fait que c'est c'est il y a eu beaucoup de trucs douloureux, mais beaucoup de petites choses qui ont amené énormément de positifs. Et le gros positif se génère dans le petit. Et ça, ça a été mon grand constat. Le grandiose, ça naît dans le tout petit, puis souvent,
on est dans une culture de l'instantanéité. On veut que tout marche maintenant, euh les gens aspirent beaucoup à être connus, reconnus, visibilité, célébrité. Dans le monde que je connais, c'est des petites choses. C'est c'est euh tu sais si tu veux être en forme, ben c'est pas comme OK, ben là moi euh dans
let's go. C'est tous les jours. Non mais exact, mais c'est des petites choses, mais c'est ça pour tout, tu sais, le mindset um tu sais une des lois, c'est, je l'appelle body and soul, mais c'est l'harmonie justement entre la pensée et le corps.
Pour moi, c'est le corps qui mène. C'est lui qui a qui a qui au final, c'est le corps qui décide souvent, puis je l'entends l'entrepreneur, c'est comme oui, l'entraînement, ouais, mais là, à ce moment, je suis tellement occupée, tu comprends mais mais là, si j'arrive à finir ça, je vais me récompenser, je vais aller au gym. Je fais comme okay, toi pour te récompenser, prends-tu ta douche? Est-ce que tu manges ton souper pour te réc-
Pour moi, s'entraîner, c'est aussi vital. Puis, je m'entraîne, oui, le corps, la conséquence agréable, c'est que le corps s'emporte mieux, mais je le fais pour ma tête. Donc, c'est plein de petites choses dans tout qui fait que on finit par se développer euh un système qui fonctionne, mais à chaque matin, ça recommence. chaque matin, de chaque semaine, de chaque année, de chaque vie. C'est comme ça que ça marche. Puis ça, les gens ils aiment pas nécessairement entendre ça parce que on lâche
à un moment donné, mais ça prend de laine. Il faut avoir une discipline de faire, ils parlaient du plaisir. Etienne, c'est là que le plaisir plus
discipline, plus plaisir fois répétition. Oui, je l'ai retrouvé.
Si t'es que discipline, ça ne te tiendra pas. Puis la discipline, tu parles de courir un marathon. Si t'es entraîné, tu trouves ça correct. Il faut que t'aimes ça un peu. mais ça nous tente pas tout le temps quand il neige, puis qu'il fait froid, puis c'est qu'il se sent en terre. Mais si tu cherches ton plaisir dans comment je me sens après, c'est toujours gagnant, c'est fantastique. Je me sens
tellement bien. C'est comme là, j'ai lancé mon livre hier soir, c'était un gros événement, ça a été ça fait trois mois que c'est comme ouf, mais qu'est-ce que je fais beaucoup en ce moment, je cours, est-ce que j'ai le temps, non? mais ça me donne de l'espace entre les deux oreilles. Ça me ramène les idées, ça me motive, c'est chimique, c'est la sérotonine, la dopamine. J'ai besoin de ça pour me mettre les deux gens en face des trous et
avoir le goût. Ça, ça m'amène du plaisir que tu priorises bien, je pense d'autre chose, puis ça, je le fais. Est-ce que tu faisais ça aussi quand c'était super intense avec huitD technologie? Tu tu prenais le temps. Tu fais ça dans ton calendrier, même avec des jumeaux, je veux dire mais moi dans notre culture familiale, le sport a toujours été très présent. Puis moi, de de, je dirais
quasiment de naissance, je suis une nageuse. mais nager dans le contexte de l'entreprise, c'était vraiment compliqué là parce que je veux dire sérieusement, ça prend du temps, le cheveu est poussé, ça prend Donc la logistique ne marchait pas, donc j'ai j'ai j'ai essayé de trouver d'autres sports. Puis je suis finalement tombée dans le jogging, puis le jogging, c'est rapport qualité prix,
c'est fantastique là. Puis j'ai découvert que j'aimais ça en plus, ça ne prend pas beaucoup de temps, je voyage, mais j'ai j'ai toujours mes souliers avec moi. Découvrir une ville en courant, c'est magique. Quand les enfants ont eu trois ans ou là ouais, je m'entraînais, mais c'était pas systématique, un moment donné, j'ai dit bon, là, jeune fille là, tu te trouves quelque chose ou sinon tu meurs, littéralement parce que c'est ça n'avait plus de bon sens. Et c'est là que j'ai
vraiment réintroduit systématiquement. J'étais tout le temps en train de m'entraîner pour un demi-marathon, fait que je courais minimum. quatre fois la semaine avec les grandes courses. Le weekend, je me suis fait une sédule où j'allais reconduire quand ils étaient un peu plus vieux, les enfants à l'autobus en courant. Je faisais ma course quand ils étaient partis, je revenais, je partais un peu plus tard le matin
pour me sauver un peu de trafic. Je revenais plus tôt le matin, je revenais plus tard le soir, je décalais mes journées comme ça. j'ai jamais regretté aucun entraînement que j'ai fait. Puis si j'ai écourté ou manqué des meetings, je m'en souviens plus, je m'en fous sérieusement.
Et moi ce que je remarque, je suis un coureur aussi parce que comme je dis tout le temps que qualité prix, il faut que je fasse 4 heures de vélo pour équivaloir à 45 minutes de course là. que je n'ai pas 4 heures, je m'excuse, j'adore les gens qui font des Ironman, mais comme je comprends pas ça. Puis, honnêtement, c'est c'est la course pour moi devient, je me rappelle
pas de la souffrance de mes courses. Je reviens là, je prends ma douche, puis je suis comme on dirait que je sais que ça a été bon, mais j'ai pas vécu en pleine conscience. Cette souffrance là, c'est totalement fait que tu finis le cerveau oublie aussi de dire oui, c'est dur, oui, ça fait mal, mais tu le fais toi Marjo, c'est quoi tes ta routine de bien-être?'entraîne
moi c'est le matin, je m'entraîne, c'est mon moment moi yoga training moi c'est je sens que mes journées puis comme les deux, je suis vraiment meilleure quand j'ai cette discipline là un je suis fière de moi. Puis deux, j'ai les endorphines, it feels good puis je me sens beaucoup plus disponible. Je sens que j'ai eu un moment pour moi, puis après ça, je peux vraiment redonner, c'est hyper important. Le truc, c'est juste de trouver ce
qui marche. Puis à mesure qu'on avance en âge aussi, ce qui marchait marche plus nécessairement fait que t'introduit d'autres. Moi j'ai j'ai introduit euh ben j'avais fait du pilates avant, mais là systématiquement euh le yoga, je voulais pas en faire parce que la lenteur me stresse. Puis je voyais le yoga comme je peux pas m'asseoir là puis respirer là et j'ai
commencé à en faire. euh puis euh quelqu'un m'a dit euh non non, mais ce cours de yoga là, j'ai chaud là, c'est pas yoga yoga j'ai dit le merveilleux monde du yoga que là, j'ai mis ça dans ma routine, il y a plein de choses dans ma routine, à part la course, il faut juste trouver ce qui marche pour nous, puis le faire sans arrêt. Si c'est la marche. Vi- vive là, c'est excellent, mais quelque chose.
t'as vécu les plus grands hauts, les plus grands bas, t'as des cicatrices comme entrepreneur de conquérir le monde, d'être partout. Si t'avais un conseil pour un entrepreneur québécois, un jeune qui avait envie de conquérir le monde à son tour, ça serait lequel? Qu'est ce qu'on devrait changer? dans notre culture ou dans nos façons de faire comme entrepreneur ici pour avoir un peu le même succès que t'as
eu de un, je lui dirais vas y go go go de deux, je ne l'aborderais pas en regardant ce qu'il faut changer dans nos structures. Je le regarderais plutôt d'un angle. Qu'est ce que moi comme individu, je peux changer dans ma structure et c'est beaucoup ça. Le livre, c'est le retour à la base qui est quand je contrôle rien. Puis s'il y a une chose que j'ai appris, c'est Dieu que je ne contrôle pas grand chose à part moi.
Et je me contrôle peut-être pas, mais au moins j'ai le pouvoir de pou- de de j'ai le pouvoir de pouvoir me contrôler, si vous voyez ce que je veux dire. Ça m'appartient. Et pour me contrôler de un, il faut que j'apprenne qui je suis, que j'apprenne à me connaître. Moi, j'ai bootstrappé l'entreprise parce que je savais, je sentais que la personne que j'étais ne pourrait pas vivre cette histoire de WC. Pas parce que c'est mauvais pas moi, me connaissant, je savais que c'était pas pour moi.
Donc, la base, c'est se connaître, prendre le temps de s'apprivoiser pour prendre des meilleures décisions pour soi et arrêter de dire ah oui, mais là, il n'y a plus de subventions disponibles. Ah oui, mais là, puis d'être victime. Non, mais contrôle ce qui est contrôlable. C'est que il y en a qui vont toujours passer à travers, puis il y a des circonstances qui font que je comprends tout ça. Mais contrôlons ce qu'on peut contrôler, puis juste de changer
la perspective qu'on a sur les choses, ça change une vie. Puis, j'ai eu des vendredis soir où un paiement n'est pas rentré, puis je regardais ma paye du mardi, puis je me suis dit, on fait pas la paye. Ça ne m'empêchait pas de dormir honnêtement, parce que je savais que j'allais faire ma paye. Je savais juste pas comment.
Puis est-ce que de aurait changé quelque
chose? Mais des fois, c'est plus difficile euh c'est plus facile à dire qu'à faire parce que tu ne peux pas t'empêcher de stresser. Fait que mais j'accuse, j'étais tellement habituée d'avoir des revers que je me suis entraînée pour ça. Je me donnais un temps, c'est comme moi qu'il t'arrive une merde. T'as 1 heure. pour te sentir tout croche, fais ce que tu veux. Cris, hurle, bras, on s'en fout, mais au bout d'1 heure, c'est finit. OK,
là là, reviens, focus, puis on règle le problème. Et je l'ai, je me sens entraînée comme une comme une olympienne sérieusement. J'ai développé cette technique-là, ce qui fait que j'ai mangé des claques, j'ai gueulé ma vie, mais c'était comme, OK. OK, ça a été. L'objectif est
là-bas, il va le connais toi toi même à la base. Mais Oho
Oho a dit Vous connaissez Ocho Rajneesh? Oui, un grand gourou indien a dit la plus grande découverte de tous les temps, c'est qu'on peut changer son présent et son avenir simplement en changeant son attitude, mais totalement. Puis, c'est exactement c'est exactement ça. Il y a des gens qui m'ont demandé, j'ai eu des rédacteurs qui m'ont dit, tu sais, la science là-dedans. Puis,
la science là-dedans a dit exactement ça. Tu sais, l'histoire du mindset, il y a des gens qui, pour eux, ben Moi, écoute, je suis chanceuse, j'ai un bon mindset, j'écris ça, puis ça, c'est pour les gens comme moi qui ont un bon mindset. J'ai fait excusez, j'ai l'inverse, le mindset, c'est pour tout le monde, si tu décides, c'est un choix le choix fait que il peut être gros de même ton mindset, mais tu peux l'étendre, tu peux le travailler, tu peux, si tu choisis ça, personne n'a dit que
ça serait facile. Personne n'a dit qu'il faut pas travailler, c'est un entraînement, ça se passe à tous les jours. Pis, il faut s'attraper dans une des tours là, j'en ai des exemples. anodin, quand on se traite nous-mêmes de tous les noms, tu sais, mais t'es donc bien épaisse, à quoi t'as pensé? Tu tu penses ça ou tu le dis tout fort? Ton cerveau, qu'est-ce qui vient d'enregistrer? T'es donc bien épais.
Ça va pas, on peut pas entretenir ce langage-là. Fait qu'on va tous le faire à un moment donné, mais moi, je m'attrape au vol des fois et à force de développer ça, je le fais plus. Des fois je rage, je vais taper, je vais faire non, va pas là. C'est correct, c'est correct. là je respire, respiration de yoga très très utile. mais on continue, on ne va pas là, donc c'est un paquet de petites choses et c'est pour tout le monde. C'est pour tout le monde quand on dit Ah oui,
toi t'es chanceuse, moi moi je suis chanceuse. Il m'a t'expliquer ma chance.
Moi, c'est ça, c'est le travail qui est derrière ma chance
non mais sérieux. c'est il n'y a pas de recettes secrète dans le fond, c'est de choisir, c'est de travailler sur ça. C'est drôle que tu dises ça parce que il y a des des rédacteurs qui m'ont dit ben là moi je m'attendais à ce que tu me dises, puis là, ils partent puis ils m'expliquent puis là je regarde mais dans le fond, vous vouliez un livre de recettes? Puis, il y a beaucoup de gens qui veulent des recettes. Moi,
j'ai beaucoup de gens qui vendent ça aussi là. Oui, mais je crois pas à ça, je crois pas aux recettes. Alors ça, je l'ai précisé, puis j'ai j'ai aimé ce commentaire-là, je l'ai précisé dans le livre. Ceci n'est pas un livre de recettes, c'est un livre d'ingrédients. Vous faites votre recette. à faire lever le gâteau à chacun sa recette. Ce qui marche pour moi, là, je peux vous parler de jogging jusqu'à l'année prochaine. La moitié de la population s'en fout,
je m'en fous avec eux. Sérieusement, c'est juste de trouver ce qui fonctionne pour soi. Puis on revient à la base, se connaître.
je pense que la grande erreur, c'est d'arrêter de chercher. Quand les gens disent Ah mais j'ai essayé le jogging, ça n'a pas marché mais t'as essayé d'autre chose. T'as tu continuer de chercher. Puis il faut c'est notre responsabilité de se connaître soi même. Isabelle résilient être résiliant, très bien.
Ce que j'aime beaucoup de ton histoire, c'est que t'es vraiment un entrepreneur qui a tout vécu, qui a eu les plus grands revers, les plus grands succès mais qui est resté groundée et qui redonne aujourd'hui, qui est quand même qui est très présente pour la. communauté. Et ce livre là en est la preuve en fait de continuer d'avoir cet héritage là. Donc merci d'être présente. Merci d'être restée au Québec aussi et de vouloir aider
la prochaine génération. C'est vraiment on est très chanceux de t'avoir, mais c'est
gentil. Puis si je peux me permettre, t'as dit l'entrée de jeu. um Il y en a qui partent quand on vend, partent. Mais moi, j'ai le goût de dire, moi, je suis pas partie, je suis restée ici. Ce qu'on a développé avec l'entreprise, ce savoir-là, tu sais, quand tu veux, quand t'es pas motivé à vendre, tu négocies mieux. um L'équipe est restée, l'équipe continue à être le moteur, l'équipe est encore à Montréal. moi, cette vente là m'a permis d'apprendre tellement puis d'avoir
le goût de redonner ici. Souvent, on focuse beaucoup sur comme huit D l'entreprise, mais huit D, c'est une goutte d'eau dans l'océan. Ce que je fais aujourd'hui, c'est d'en aider d'autres à bâtir à part les choses que je bâtis encore mon échelle, mess. mais quand j'aide les autres, j'ai l'impression pour moi que c'est un travail d'équipe. Si je peux les aider, les motiver, les booster et que eux développent leurs entreprises, on est
quand même jeune encore dans l'entrepreneuriat tech au Québec. um Donc, si je peux les aider à faire ces coups de circuit-là, um yes. Pour moi, je le vois vraiment comme dans une business, j'ai un impact une fois. Aujourd'hui, j'ai un impact que je peux décupler avec le livre encore plus et ce message-là, le porter partout sur la planète. Oui, le Québec, mais on est des humains qui vivons sur la planète Terre, qui a plein de problèmes partout. On peut tout s'occuper de ça. Fait que
pour moi, je suis partie nulle part, au contraire. Puis c'est cette expérience là qui m'a donné cette ces prises de conscience là extraordinaires, puis qui me permet aujourd'hui de d'en aider d'autres. Puis qui me le redonne bien hein parce que c'est vraiment un partage. J'apprends tout le temps, c'est ça qui est tellement motivant euh parce qu'on a du travail à
faire tout le monde. Puis moi je crois au travail d'équipe, puis ce que je fais en ce moment, je trouve ça vraiment génial ces conversations là, puis avec vous, c'est super le fun. Vous faites avancer les choses aussi. C'est
ce qu'on veut. Mais c'est vrai, c'est vrai, c'est vraiment tu décuple comme tu dis ton impact puis l'entrepreneuriat, ça a été un moteur pendant un certain temps, un pan de ta vie, puis là, mais c'est pas une fin en soi, ça a été un outil pour justement faire autre chose, te redécouvrir et là tu t'es redécouvert et là tu découpes ton impact à travers d'autres entrepreneurs. C'est c'est vraiment
une belle histoire cette question-là parce que la durée de vie d'une entreprise dans le S&;P 500 est à peu près de 18 ans. Donc de toute façon, les entreprises qu'on considère comme des géants aujourd'hui dans 18 ans, ils seront plus là. Est-ce qu'on peut vraiment être attaché émotionnellement à toutes nos entreprises ici au Québec, sachant que si c'est une roue qui tourne, mais tant qu'on garde le talent ici et tant qu'on en repart d'autres et qu'on aide les prochains.
ça va tellement faire une différence.
On va bâtir ce tissu là de plus en plus. Puis je peux vous dire que là d'où je viens début des années 2000, quand on a parti ça versus maintenant, l'écosystème a fait des pots de géants. Nom de Dieu, j'étais vraiment sur mon île déserte pratiquement à ce moment là, je veux dire qui était là euh c'était une balade très solitaire. Puis aujourd'hui, je regarde les accélérateurs, les incubateurs. Ben moi je suis au Santech, mais il y en a, il y en a, il y en a. Je disais c'est c'est incroyable.
Donc euh mais on avance, on avance. Puis pour moi, 8D, je l'ai toujours vu, puis ça je l'ai toujours senti. Quand j'étais dans l'aventure, j'ai toujours senti que pour moi, 8D, c'est une pratique.
C'était pas la fin
zéro. La suite, c'est la j'ai puis je me suis souvent posé la question pourquoi c'est si difficile? Je comprends que j'ai à apprendre chaque merde, je bâtis, je bâti, mais j'ai toujours senti que c'est une pratique pour la suite que je pourrais pas nommer et j'adore ça. J'aime l'inconnu, donc on y va et on part avec le livre. Mais on
te réinvitera pour faire prochain épisode sur la suite en fait Isabelle Bé. Merci énormément d'être venue. dérangeant.
Merci à toi.
Merci à toi aussi vraiment et vous à la maison, n'hésitez pas à vous abonner sur toutes les plateformes Apple Podcast, Spotify, Google. Allez voir le site web desderangeants com également notre chaîne YouTube pour voir tous les épisodes et depuis les huit dernières saisons en fait donc une foule de ressources pour aider les entrepreneurs d'ici et comme je disais briser l'isolement.
Merci encore une fois d'avoir été là. C'était Étienne Pleier qui vous dit à la semaine prochaine pour un prochain épisode. le podcast de la nouvelle génération d'entrepreneurs au Québec. les dérangeants.
