¶ L'Égalité des Défis Entrepreneuriaux
Que tu sois latino, que tu sois noir, que tu sois maghrébin ou québécois, t'as le même défi. La différence, c'est que... Parfois, il y a des biais qui font en sorte que c'est plus facile parce que ton nom de famille est plus facile à prononcer, plus familier à quelqu'un qui va signer des chèques. Mais la réussite, la recette...
C'est le même pour tous. Le défi, c'est le même pour tous. Un entrepreneur qui n'a pas une bonne vision, on s'en fout. Tu vas échouer. Un entrepreneur qui a une bonne vision, on s'en fout aussi d'où elle vient. D'où vient cet entrepreneur-là? Ce qui va fonctionner, c'est est-ce que tu as la vision, la capacité, tu es capable de l'articuler, tu es capable de l'exécuter, tu es capable de monter l'équipe autour de toi?
Le Fonds de solidarité FTQ est fier de présenter les dérangeants. Que vous souhaitiez devenir les premiers, les meilleurs ou les plus grands sur le marché, on prête main-forte à des entreprises aux quatre coins du Québec. Au fond, on ne fait plus qu'investir. On s'investit dans vos projets. Visitez le fonds ftq.com baroblique entreprise. Le podcast de la nouvelle génération d'entrepreneurs au Québec. Les dérangeants. Les dérangeants!
¶ Rencontre avec Frantz Saintellemy
Bonjour à tous, bienvenue à ce nouvel épisode des Dérangeants. Étienne Crevier à l'animation qui vous souhaite la bienvenue pour ce nouvel épisode de la saison 8. Vous nous connaissez maintenant. Les Dérangeants, c'est quoi? C'est le podcast de la nouvelle génération des entrepreneurs, fièrement présenté par le Fonds de solidarité FTQ.
J'aurais pu avoir avec moi un Philippe Lamarre d'Urbania, Mère-Josée Richer de Prana, Elisabeth Abatiello de Pizza Salvatore, une Farnel Fleurant de Workide, mais j'ai avec moi le seul, l'unique, mon préféré, Dominique Gagnon. Salut, Étienne. Comment ça va? Ça va super bien, toi. Merci beaucoup d'être là. Heureux de te retrouver pour cette nouvelle saison. Notre premier épisode saison 8 ensemble. Et on part en grand.
Écoute, parce qu'aujourd'hui, en fait, on vous a réservé un épisode où est-ce qu'on parle vraiment d'ambition. On parle du revers de décor qui est, dans le fond, de bâtir une grosse entreprise technologique au Québec. On reçoit nul autre que Franz St-Telemy.
Merci de m'avoir. Je suis tellement excité d'être avec vous aujourd'hui. Donc, bien hâte de parler de plein de choses. Frans, je le disais d'entrée de jeu dans l'introduction, en fait, tu es le fruit du dur labeur d'une communauté. Tu n'es pas le...
¶ Le Rôle des Mentors et du Sport
fruit de ce qu'on s'attendrait d'un génie de la technologie. En fait, dans ton parcours, qui t'a tendu la main qui a vraiment fait une différence? C'est une excellente question. J'ai tellement eu de gens qui m'ont tendu la main. Je pense que ça commence d'abord... dans les activités sportives, le sport. Parce que, bon, moi, je jouais au soccer, ce n'est pas un secret. J'ai joué à un très jeune âge. Je n'avais pas les moyens de m'acheter des souliers de soccer.
C'est mes coachs qui disent non, non, non, toi, tu restes pas dehors, tu rentres, puis on va trouver des souliers, on va trouver des façons de... pour que tu puisses jouer. Puis à l'école, c'était pareil. J'avais un potentiel, mais ce potentiel-là, ça me prenait un petit peu d'aide pour sortir ce potentiel-là et le réaliser.
Donc, j'ai eu des professeurs tant aux primaires, aux secondaires. Je me rappelle encore de M. Gérard Jeune, qui est encore mon ami aujourd'hui, mentor. Il est aussi mentor pour mes enfants. M. Jankovic, M. Kodada, des professeurs de sciences en mathématiques de Roberval. C'est tous des gens qui m'ont marqué. M. Crevio, professeur de français et théâtre. qui m'a appris la poésie, le théâtre, comment parler sans rien dire, comment articuler, comment gesticuler sur des mots ou des thèmes.
Ce sont des gens qui vont vraiment tirer vers le haut, sans oublier mes frères et soeurs. Moi, j'ai une famille tellement compétitive, ça n'a pas de sens. arriver à la maison et être celui qui est le dernier dans les devoirs, dans les notes, c'était pas acceptable. Alors, on était tous ultra compétitifs, donc on se motivait dans ce sens-là.
¶ L'Enfant Non-Conformiste et Déterminé
Vraiment, je suis vraiment un produit de mon environnement. J'ai eu un environnement avec des amis, des professeurs, des moniteurs sportifs qui voyaient le potentiel que même moi, je ne voyais pas. Mais c'est ça que je devais te demander, c'est que tu étais quand même sensible. à recevoir du mentorat. Tu n'as pas un professeur qui tendait la main, tu l'acceptais, tu ne l'as pas rébuté en disant « non, parle-moi pas ».
– Bien, certains, oui. – Quand même, OK. – Ah oui, bien, écoute. – Ils ont fallu qu'ils percent à Carapace. – Étienne, je suis probablement le seul sportif que tu connais qui a gagné le trophée du joueur le plus décidé. Alors... C'est une belle qualité. Être décidé, on en a besoin. Absolument. Très jeune, j'avais beaucoup d'idées, j'avais beaucoup d'énergie.
Puis c'est pas facile de dealer avec un jeune qui a beaucoup d'idées, qui a beaucoup d'énergie. Et j'ai souffert beaucoup de gens qui ont voulu m'éteindre, qui ont voulu éteindre cette flamme-là. J'ai souffert beaucoup de gens qui comprenaient pas. Parce que moi, je voyais des choses qui étaient trois ou quatre niveaux que certains ne voyaient pas. Je n'étais pas d'accord qu'il y avait une seule réalité, une seule façon de voir.
Mes cours de maths, mes cours de sciences, moi, je voyais des choses que mes professeurs n'étaient pas encore prêts à accepter. J'étais non conformiste et j'étais celui qui dérangeait, qui avait toujours des questions, qui était toujours trop curieux. Alors, oui, j'ai eu des professeurs et des gens qui m'ont tiré, qui étaient prêts à me donner... du jus, mais c'est parce que quand tu es assoiffé, tu carbures vers quelqu'un qui est prêt à tendre la main.
J'étais celui qui était toujours, non, non, pas encore lui, il avait encore sa mère. Ou bien, si on passe quatre, cinq fois à expliquer la même chose, tu me perds.
¶ Profil des Entrepreneurs Innovants
Moi, j'ai besoin de te stimuler. Le profil que tu décris, c'est souvent le profil des gens qui vont devenir entrepreneurs définitivement et qui ont eu cette... Moi, j'avais la même chose, je me rappellerai. Puis on se rappelle, je pense, de ces profs-là.
C'est bien que je pense que tu les nommes. Moi, je me rappelle de Luc, mon prof d'histoire, le passionné de la Deuxième Guerre, que quand il en parle, tu as le poil qui monte. Et quand je rentrais dans la classe, en fait, parce que je dérangeais un petit peu, il me faisait tirer un 25 sous pour savoir si je restais ou je sortais de la classe.
avant même d'avoir fait le mauvais coup. J'ai fini par voir que le dé était pipé. En fait, je sortais tout le temps. Généralement, c'était pile des deux côtés. Parfois, il me laissait rester, mais la façon qu'il faisait par le jeu...
par le sourire. Ça a fait que c'était mon prof préféré, malgré que j'étais quand même assez souvent mis dehors de la classe. Ces profs-là nous rappellent et nous motivent à rester à l'école parce que tu aurais eu un profil, je pense qu'on le disait en introduction, de décrocheur scolaire. Mais toi aussi, Dominique, si je ne me trompe pas, tu avais quand même un...
profil pas nécessairement studieux et t'aurais pu tomber dans une gang de rue carrément très tôt. J'ai toujours dit que l'entrepreneuriat, puis possiblement on t'a grandi, m'a sorti du crime. Définitivement, m'a sorti de ce milieu-là parce que... Comme entrepreneur, on est souvent attiré quand même par ces valeurs-là, ces valeurs-là de respect, ces valeurs-là de possibilité d'imposer d'une certaine façon sa façon de réfléchir et de penser.
Puis j'ai toujours dit, moi, c'est l'entrepreneuriat. En fait, j'ai toujours dit, moi, mon problème, c'est quand je n'ai rien à faire. C'est comme tu disais, quand j'ai des idées, quand ça ne va pas à ma vitesse, je fais du trouble. Donc, l'entrepreneuriat m'a permis, effectivement, de me sentir bien.
de me sentir accepté malgré que je me sentais toujours non accepté. Je pense que c'est un profil. Malheureusement, l'image des Friends qu'on voit aujourd'hui, des Dominiques, des Etienne, souvent, on a l'impression que c'est des petits Einstein, super sages à l'école, qui levaient la main. Je le dis souvent...
je donne des conférences à des jeunes dans les écoles. Je demande qui a un trouble d'attention d'hyperactivité, qui est neurodivergent, qui s'est fait même dehors. Puis là, ils lèvent la main. Et les profs, même pas. Je dis, vous êtes le futur du Québec. Le futur du Québec, c'est rarement quelqu'un... qui est studieux, qui est parfait. En fait, on a besoin de ces gens-là. Ils vont devenir médecins, ils vont nous aider dans des trucs. Mais les grands entrepreneurs, je pense à des...
des Laurent Baudouin, je pense, des Alain Bouchard de Couchetard. Quand on lit un peu dans leur histoire, c'était rarement des premières classes. C'est intéressant de le dire parce qu'évidemment, paradoxe avec aujourd'hui être chancelier d'une université.
¶ Fierté, Résilience et Racines Haïtiennes
De ça à ça, c'est quand même un bon paradoxe. Moi, j'aimerais revenir un peu à ta mère. C'était comment? Tu viens d'une famille haïtienne. L'entrepreneuriat, est-ce que c'était quelque chose dans lequel tu étais poussé? Et tu disais quand même une famille compétitive avec des moyens quand même assez modestes. Ça se passait comment dans la maison de Friends quand il était petit? En fait, ma mère, c'était la CEO, la PDG. Donc, ça s'aide, ça se passe bien.
ses règles. Mais ma mère, c'est une femme fière. Elle m'a appris c'est quoi être résiliente et être fière. Et la fierté, c'est que pour elle, t'as pas d'argent. ce n'est pas important. Ce qui est important, c'est que tu sois fidèle à toi-même, fidèle à tes valeurs, fidèle à où est-ce que tu t'en vas. Et pour elle, tu peux être le plus pauvre, mais avoir l'air le plus riche.
Parce que le même pantalon que tu portes à tous les jours, la même chemise que tu portes à tous les jours, tu te portes fièrement, puis tu n'as pas de gêne. Et elle m'a appris aussi que ce n'est pas d'où tu viens. C'est où tu vas qui va te définir. Puis ça, ma mère, à l'âge de 62 ans, elle a fini son secondaire 5. C'est regardé en avant.
C'est de regarder en avant. Puis c'est aussi d'être fier d'où tu viens, ne pas être gêné. Parce que souvent, on a tendance à dire, ah ben, tu sais, on regarde les gens où est-ce qu'ils sont, mais on ne sait pas où est-ce qu'ils viennent. Généralement... tu as une bonne idée d'où vient la personne. Ça te donne une bonne idée sur où est-ce qu'elle s'en va, puis qu'est-ce qu'elle a vécu.
Ma mère m'a toujours dit, ne laisse jamais ton code postal définir ta mobilité sociale. Ça, ça m'a toujours marqué, puis j'en parle avec des jeunes aujourd'hui, je leur dis toujours, ton code postal ne te définit rien. C'est un point de référence, mais ça ne te définit pas. C'est le point de départ, mais ce n'est pas le point d'arrivée nécessairement. Exact.
Téro X présente cet épisode du balado « Les dérangeants ». En tant qu'accélérateur de start-up technologique, on vous aide à propulser vos innovations et à vous connecter avec des acteurs clés du milieu des affaires. Téro X.
¶ Défis de l'Entrepreneuriat Marginalisé
J'ai toujours cette question-là qui me trotte dans la tête. Je suis un entrepreneur homme blanc privilégié. Bien honnêtement, je le vois. Si j'avais la chance d'avoir des lunettes qui me montrent justement... Qu'est-ce que vit un entrepreneur vivant dans le code postal où est-ce que tu es né? Qu'est-ce que je verrais? D'abord, je vais te corriger, Étienne, parce que quand tu viens d'Oslaga Maisonneuve...
Que tu sois latino, que tu sois noir, que tu sois maghrébin ou québécois, tu as le même défi. La différence, c'est que... parfois, il y a des biais qui font en sorte que c'est plus facile parce que ton nom de famille est plus facile à prononcer, plus familier à quelqu'un qui va signer des chèques. Mais la réussite, la recette... c'est le même pour tous. Le défi, c'est le même pour tous. Un entrepreneur qui n'a pas une bonne vision, on s'en fout.
tu vas échouer. Mais un entrepreneur qui a une bonne vision, on s'en fout aussi d'où elle vient, d'où vient cet entrepreneur-là. Ce qui va fonctionner, c'est est-ce que tu as la vision, la capacité, tu es capable de l'articuler, tu es capable de l'exécuter, tu es capable de monter l'équipe autour de toi? Et souvent, ce que j'entends des entrepreneurs issus de la diversité, puis je parle aussi diversité géographique, c'est quand tu es dans un quartier marginalisé, tu vis avec ce stigma-là.
Tu te penses inférieur? Oui, oui. Écoute, vous le connaissez peut-être, Federico Panici. Lui aussi, il vient de quartiers défavorisés. Les difficultés, on a vécu les mêmes difficultés. Et ce qui l'a fait réussir, ce qui me fait réussir, c'est les mêmes skills, c'est les mêmes compétences. Par contre, il y a des enjeux.
qui sont réelles. Quand tu as de la misère à payer ton loyer, puis que tu as un propriétaire qui te martèle, puis que tu vois ça, tu vois ça que ta mère, ton père, ta famille, ça t'affecte moralement. Donc, tu peux te laisser envahir par ça ou tu peux utiliser ça comme outil de motivation. Ceux qui l'utilisent comme outil de motivation, comme le dit Dom, tu peux devenir un gangster, un criminel.
parce que tu cherches de la facilité, ou ça peut être la motivation pour dire, tu vas réussir, puis tu vas revenir, tu vas lui montrer à ce propriétaire-là qu'il aurait pu te donner une chance, qu'il aurait pu être plus facile en tant que propriétaire. Mais les enjeux, pour moi, j'ai rencontré des milliers d'entrepreneurs de quartiers marginalisés, qu'ils soient noirs, blancs ou arabes, c'est les mêmes enjeux. Et toi, Dom, je pense que tu as un peu cette vision-là aussi, c'est-à-dire que…
Tu te dis, moi, d'où je suis venu, je n'ai pas eu une freeride. On ne m'a pas fait de passe à la palette, jamais, même si je suis un homme blanc. Non, je viens du lac Saint-Jean. On en parle aussi de région. Au lac Saint-Jean, l'argent, c'est très mal vu. Le succès est mal vu. Je viens d'un milieu modeste.
¶ Argent, Liberté et Valeurs Familiales
Donc, définitivement. Dernièrement, c'est drôle parce qu'une de mes filles, ce serait une question que je voudrais savoir tantôt, parce que tu viens d'un milieu très modeste. Aujourd'hui, évidemment, tu es un peu sorti de ce milieu-là. Je le dis ouvertement, j'ai peur d'élever des bourgeoises. J'ai deux filles. C'est un peu une peur. Je viens d'un milieu très, très modeste.
et dernièrement, Charlotte me disait « Papa, ça veut dire quoi, modeste? » J'ai dit ça veut dire que parfois, on descannait des produits à l'épicerie. J'expliquais le concept de « Je me rappelle encore de ma mère, à certains moments, on était à l'épicerie. » C'est une image qui nous marque comme petit enfant.
était en train de payer. Puis là, il commençait à descanner des choses parce que ça ne rentrait pas dans le budget familial. Puis évidemment, c'est toujours les Oreos qui passent sur le premier descann. Et ça, je pense que c'est des petits moments quand même qui te créent cette arme-là.
que tu parles, qui te créent un peu. Moi, je me rappelle, je m'étais dit, moi, ça ne m'arrivera pas. Moi, je vais m'assurer d'être capable d'acheter ce que je veux, d'avoir cette liberté-là. J'ai beaucoup associé, moi, ça a été une longue discussion avec ma psy, je disais que je n'aimais pas l'argent.
Puis à un certain moment, elle me dit, mais t'adores la liberté. Et il y a un lien entre l'argent et la liberté qui est malheureusement très, très lié entre les deux. Il y a énormément de jeunes de quartier défavorisés. C'est l'argent qui va les attirer au départ, mais ce n'est pas l'argent qui les intéresse. Cette liberté-là, c'est cette frustration d'avoir vu des situations qui sont inacceptables, difficiles, et qui, je pense, va bien les motiver. Mais dans les faits...
On ne perd jamais ses souches, ses racines. Probablement, si on fait une étude de ta vie familiale, il y a des valeurs en toi qui t'ont fait réussir, qui t'ont propulsé, qui viennent de ta base. de gens qui étaient autour de toi. Fait que tes enfants, c'est à peu près la même chose. Si t'es dans la vanité, pis t'es dans la facilité, pis tu cherches à...
Tu cherches à faire valoir l'argent plus ce qu'elle vaut, en réalité, ou le matériel plus ce qu'il vaut. Mais c'est clair que tes enfants vont vivre dans ces valeurs-là. Mais pas le Dominique que je connais.
¶ Transmettre les Valeurs aux Enfants
Alors, je pense que tes racines sont là. Moi, mes enfants, moi, j'ai le choix. J'aurais pu acheter une voiture à 200 000 $. Je peux me le payer, mais c'est une voiture. Ça donne quoi? Je ne valorise pas ça. Moi, ce que je valorise, c'est dire, je fais l'effet multiplicateur, j'ai mis 200 000 là, puis je suis capable de le tourner en 1 million, puis en 1 million, ça peut aider.
des milliers de jeunes. Pour moi, c'est ça, exact. C'est vraiment l'effet multiplicateur. Ce sont des valeurs qui me sont chères. Puis mes enfants, c'est clair qu'ils sont matérialistes. C'est sûr, mais ils vivent là-dedans. Je ne peux pas... Tu ne peux pas l'empêcher. Non, je ne peux pas les empêcher. Par contre, quand...
un étranger leur parle et dit « wow, vos enfants sont super élevés ». Je dis « ah oui, c'est vrai, vraiment, j'ai jamais vu ça ». C'est vrai qu'on le voit souvent dans les yeux des autres. Mais les valeurs... ne se perdent pas. Puis moi, je pense que c'est ça la grande différence, c'est que tu as des valeurs qui sont des valeurs profondes qui se transfèrent. Tu as peur, justement, que tes enfants n'aient pas cette hargne-là que tu as développée.
justement en venant d'un milieu plus modeste? Oui, j'ai peur, mais c'est une fausse... La peur, elle est fausse. Parce que mes enfants, ils sont ce qu'ils sont. Ils vont réussir à leur façon. Le pire que je peux faire, c'est mettre des attentes sur mes enfants. Je ne m'attends pas à ce que mes garçons, ils ont une petite anecdote.
Mon plus vieux, il a commencé à l'université lundi, lundi passé. Il est en économie à l'Université de Montréal. Puis on a un coffre-fort qui, je ne sais pas pourquoi, mais c'est dans sa chambre. Il a trouvé la clé. Et bien, il va dedans, il a trouvé mes anciens bulletins. Puis on a un groupe chat familial sur WhatsApp. Puis il dit, ça n'a pas de sens. T'as eu quatre... Point zéro de moyenne. T'as même pas ouvert l'enveloppe. Je dis ouais.
Ça ne sert à rien. Je savais déjà c'était quoi mes notes. Je savais déjà que j'avais réussi. J'avais le diplôme. Ça ne me servait à rien de lire l'enveloppe qui a été envoyée. L'enveloppe était encore fermée. Je savais...
¶ Pression de la Réussite Scolaire
Tout ça, c'est dans un coffre-fort parce que je ne veux pas que mes enfants disent « la barre, c'est 4.0 ». Puis là, ça... 4-0, c'est une moyenne de A+. On ne se le cacherait pas. Je ne savais pas que ça montait jusque-là, des notes. Tu comprends? C'est la pression de dire qu'il y a une seule façon de réussir. Puis moi, le défi que j'ai, c'est toujours de leur dire, écoute, il n'y a personne, personne, personne qui ne m'a jamais demandé mon bulletin. Ça, c'est vrai.
Moi, mon père m'a toujours dit, je vais t'en donner assez pour que tu fasses quelque chose, mais je ne vais pas t'en donner trop pour que tu fasses rien. J'ai beaucoup aimé ça. On ne se le cachera pas, les grands entrepreneurs qu'on connaît aujourd'hui, je ne veux pas dire grands entrepreneurs, mais les plus riches,
que ce soit Mark Zuckerberg, Jeff Bezos, Elon Musk, ils venaient tous de familles très, très aisées. Bill Gates. Bill Gates, son père, William Gates, qui était un grand financier de Seattle. Elon Musk, son père, était propriétaire d'une mine de diamants en Afrique du Sud. Ce n'est pas du « right to riches ». Et ça n'empêche pas qu'ils sont ambitieux. Exact. Exactement. Je veux revenir sur un point que tu disais justement, c'est…
¶ Authenticité et Vulnérabilité
L'ambition, c'est la vision d'un entrepreneur qui compte, peu importe ton code postal. Quoi d'autre comme qualité d'entrepreneur que tu as vu dans le groupe 3737 ou en coachant qui fait vraiment une différence dans la recette? L'authenticité. What you see is what you get.
Parce qu'on voit beaucoup des gens qui disent « fake it until you make it », c'est l'autre... Ces gens-là finissent à la une de Forbes et à la une de la page des prisons. Comme on les a vus, c'est des succès. Moi, je suis d'accord, c'est des faux succès.
Comment on en a vu? Puis on peut parler du monde de la tech dans lequel on est, mais je pense à Stéphane Huot, à Québec, qui possédait la moitié de la ville en immobilier, qui aujourd'hui, on s'est rendu compte que c'était pratiquement un ponzi. Il a tout perdu, etc. Ils sont arrivés au plus haut. Moi, je suis d'accord.
C'est la fille du sang. C'est Terranos. Homes, des cryptos, FTX, on en a vu tellement. Moi, le fake it until you make it, c'est vrai, il y a quelques années, on se faisait beaucoup pousser vers ça. C'est comme entrepreneur dans le monde.
la tech. Moi, je suis tombé dans 100 000 à l'heure, je tiens à le dire. J'ai eu un bon 4 ans de ma vie où est-ce que j'étais pas authentique et ça m'a... C'était tout droit vers crise de santé mentale. Puis ce que j'aime d'authentique, Fran, c'est pour moi, authentique vient quand même avec des risques.
C'est drôle parce que tu parles de ça. Mon blog des affaires sort demain. Et c'est le meilleur marketing, c'est l'authenticité. Encore plus avec l'IA. Parce que je regarde, mon LinkedIn est rendu rempli de publications écrites sans fond par l'intelligence artificielle. saveur. L'authenticité vient aussi avec parfois provoquer, parfois ne pas être aimé. Comment tu vois ce côté-là? Parce qu'effectivement, je pense que tu es quelqu'un de très, très authentique, mais en même temps...
siège sur des conseils d'administration de grandes sociétés, chancelier d'une université. Est-ce que tu peux être vraiment authentique dans ces cadres-là? C'est un très bon point. Il faut aussi avoir assez d'intelligence émotionnelle pour lire la salle. Il y a des choses que tu viens de ne pas dire. Oui, il faut avoir... Choisir des combats. Absolument, un certain niveau de retenue. Puis ça, avec l'âge...
on finit par se raffiner. Merci. J'espère que ça va. J'ai encore quelques défis. Dans 20 ans, ça devrait être correct. Mais le fond de toi, on a tous un mode par défaut. À la fin, tu rentres chez vous, tu te regardes dans le miroir, tu vas te voir. Donc, toi-même, il faut que tu sois à l'aise avec toi-même. Puis plus tu es à l'aise avec toi-même, plus tu performes.
Alors, tu ne peux pas monter sur un court de tennis et commencer à faker. It won't work. Donc, si tu es un combatif, il faut que tu sois combatif. Alcaraz, il ne sera jamais un fédéraire. Il peut essayer, mais il sera jamais... Il va tout perdre. Mais ce qu'il fait, c'est un Nadal. Il est agressif. Lui, c'est go, go, go. Donc, moi, ma personnalité, je suis quelqu'un...
J'aime pas maquiller les choses. J'aime dire les choses comme elles sont. Puis je suis un gars de solution. C'est de la merde. On accepte que c'est de la merde. Maintenant, est-ce qu'on panique parce que c'est de la merde? Non. On va maintenant se mettre en mode solution. Mais j'aime ça que tout le monde, qu'on voit les choses pour ce qu'elles sont. Puis, tu sais, faire du window dressing, ça aide personne. Et je pense l'authenticité.
Le deuxième ou troisième, c'est la vulnérabilité. Être conscient qu'on a des vulnérabilités, qu'on n'est pas inhumain. On a tous des forces et des faiblesses. Et parfois... On a souvent tendance, les entrepreneurs, de ne pas montrer nos vulnérabilités. Moi, je montre mes vulnérabilités tout le temps. Puis c'est pour ça que je m'entoure de gens pour...
pallier à mes faiblesses et mes vulnérabilités. Donc, on est vulnérable dans toutes sortes de situations. Puis, si on le sait qu'on a certaines vulnérabilités, qu'est-ce qu'on fait pour... s'assurer que ça ne devienne pas vraiment je cherche le mot blind spot un angle mort donc moi je pense ça du côté
¶ Ambition: Rêve ou Vision Obsédante?
Maintenant, ce qui me définit à moi, moi personnellement, je me parle, puis c'est ce que j'essaie d'inculquer aux entrepreneurs que je connecte, c'est de l'ambition. Il faut vraiment... C'est le même effort aller à la banque demander près d'un million que près de 100 000. Donc, reconnaître que les gens... Et puis les frais sont les mêmes aussi. C'est les mêmes. Et puis les gens aiment...
aime les projets ambitieux, pas kamikaze ambitieux. Les vrais entrepreneurs... C'est quoi la différence entre kamikaze et ambitieux selon toi? Kamikaze, je peux vouloir aller sur Mars. OK? Je peux vouloir aller sur Mars dans 100 ans. Je peux vouloir aller sur Mars dans 10 ans. Il y en a un qui est plus kamikaze que l'autre. Exact. Donc, c'est la même vision, mais la référence, elle est différente. Le time frame, le timing est différent. Donc, ce qui fait que tu vas prendre des risques.
qui n'ont pas de sens. Alors qu'un entrepreneur qui a une vraie vision, et quand je dis vision, ce n'est pas un rêve. Parce que les gens confondent. C'est quoi ton rêve? Un rêve, c'est un rêve. Il n'y a pas de...
plan derrière. Une vision, il y a un semblant de prise d'action derrière. Il y a même une obsession, généralement, derrière une vision. Une vision, si tu n'es pas obsédé de l'atteindre, il y a très peu de chances que tu l'atteignes. C'est quand même intéressant parce que tu parles d'ambition.
¶ Manque d'Ambition au Québec
Je pense qu'au Québec, on n'est pas assez ambitieux. On en a parlé un peu à l'extérieur du micro, de dire que... Deux choses pour moi. Les gens souvent qui ont réussi et qui ont fait une sortie se sont acheté un chalet en Floride et ne redonnent pas. Ne repartent pas pour faire plus grand. Moi, je sens cette ambition-là qu'on voit beaucoup aux États-Unis. En fait, quelqu'un fait une sortie comme tu as fait à 350 millions.
automatiquement, il veut faire plus la prochaine fois. Il veut l'amener plus loin, puis pas juste sur l'aspect financier. On parle d'ambition au Québec. J'ai l'impression qu'on ne pousse pas l'ambition. Tu dis, c'est aussi facile. Moi, j'ai souvent, quand j'ai dit aux gens que je voulais conquérir le monde,
¶ L'Échec de LeddarTech: Manque de Courage
Les gens, ça fait « wow, attends une minute, on commence au Québec ». Puis quand même, on peut aller un peu sur ce sujet-là, mais on reviendra, parce que je trouve que tu ouvres bien la porte. C'est l'Adartec, compagnie extrêmement ambitieuse, extrêmement visionnaire, qui va finir en faillite. Oui.
comme énormément d'entreprises en ce moment. On pense à Lyon Électrique, on parle à Nordvolt. C'était ambitieux. Moi, je me rappelle la belle photo qu'on voit ces temps-ci à la une des médias de tout le monde avec le gros chèque. C'était très ambitieux.
Pourquoi tu penses que ces projets-là ont échoué? Est-ce qu'ils étaient parce qu'ils étaient trop ambitieux? Est-ce qu'il y avait une vision kamikaze? Ou est-ce qu'on a manqué de courage? Ouf, il faudrait faire une émission spécifique à l'Edart Tech. Bon, là... Je vais faire attention pour ne pas me tirer dans les pieds, mais la réalité, c'est qu'on avait une belle vision, on avait un beau produit. Par contre, ça prend du courage. Exact.
Courage à plusieurs égards. Courage de nos investisseurs. Courage de notre conseil. Et courage aussi de notre équipe de gestion. Je vais parler... de courage de notre équipe de gestion. Moi, une des erreurs que j'ai... Je ne veux pas mâcher les mots, c'est pour ça que je réfléchis. L'erreur, c'est d'être bon joueur. Je voulais...
vraiment m'assurer que tout le monde est aligné sur la vision, tout le monde, on est tous solidaires à cette vision-là. Donc peut-être, je ne veux pas dire un manque de leadership, mais tu n'aimes pas imposer, tu aimes rassembler. Il y a peut-être un moment, ce que je comprends dans l'erreur, où tu aurais peut-être dû imposer un peu plus. Oui. Ce n'est pas par manque d'erreur, c'est l'approche conciliante, c'est d'embarquer tout le monde.
Imposer, ça sous-entend. Si j'étais actionnaire numéro un, peut-être que je me serais imposé. Mais quand tu n'es pas l'actionnaire numéro un, il faut que tu convainques. Et donc, on n'a pas réussi à convaincre. les actionnaires et le conseil d'administration de nous épauler dans des décisions qui étaient difficiles. Un exemple, au mois d'août 2024,
On a une offre de financement de 30 millions US sur la table qui va nous permettre d'aller chercher un autre 90 millions. Mais ce 30 millions-là, il fait mal. Oui, parce qu'il est opportuniste. Il était probablement américain. Oui. Il fait mal. Et malheureusement, je n'ai pas réussi à convaincre que c'était la seule offre qu'on avait.
Je n'ai pas réussi à... Et je savais que j'avais dans mon pipeline des projets que j'allais annoncer qui allaient complètement transformer la compagnie. Mais que tu ne pouvais pas faire sans ce 30 millions. J'ai besoin de gaz. Et là, le conseil dit non, on sait ce qui s'en vient. Ça va bien aller, on est capable. C'est un peu jovialiste. Un autre...
problème, une autre situation. Par exemple, on a un financement en relais pour, encore une fois, aller à un autre milestone. Mais on a nos actionnaires principaux. et notre banque qui s'unissent, qui s'entendent pour ce financement à relais-là. Au lieu d'utiliser ça comme un outil, un levier, On fait une annonce, un press release, une annonce de presse avec toutes les conditions. Ça prend un stratégique.
Il faut que ce soit fait dans ce temps-là. Il faut que ce soit minimum 30 millions. Si jamais on n'arrive pas à faire toutes ces affaires-là, on va prendre une décision stratégique. Toi, tu es un investisseur à l'externe, tu lis ça, tu te dis « wow ». Parce qu'il ne faut pas oublier que vous êtes une compagnie publique. Ce qui est très, très différent. Donc, évidemment, vous devez dire le plan de match publiquement. Alors, l'inverse. Moi, je me suis battu, vraiment fâché contre mon conseil.
mes actionnaires, on peut-tu être agressif ici? Pourquoi c'est les avocats qui contrôlent la rhétorique? On peut-tu dire, hey! On est 100% derrière la DARTEC. On est tellement derrière la DARTEC qu'on est prêt à mettre de l'argent. Et cet argent-là, tant que l'entreprise en a besoin, on va toujours être là. On a les reins solides.
On est solidaires au plan. C'est même mon temps. Et là, on a signifié au marché que la compagnie était en difficulté, alors qu'elle n'était pas. Au niveau affaires, tout allait bien.
¶ Rôle des Conseils d'Administration
Ce qu'un Américain n'aurait jamais fait. On s'entend, une compagnie américaine avec des investisseurs américains aurait dit, on dit le strict minimum pour rester dans le cadre de la loi. Parce qu'évidemment, une compagnie publique a quand même des obligations de divulgation. Et vous êtes allé... bien au-delà des obligations de divulgation définitivement, par la crainte, puis ce que je vois souvent, je ne sais pas, mais...
Moi, c'est une de mes frustrations, c'est que la plupart des gens qui nous financent dans ces organisations-là n'ont jamais été entrepreneurs, sont des gestionnaires, pensent en termes de risques et pensent à se protéger. Je peux comprendre que tu n'as pas envie de faire la une des médias, tu n'as pas envie d'être attaché, mais les gens...
gens pensent personnellement à se protéger versus la compagnie. Tu as vu beaucoup de conseils d'administration. C'est quand même une de mes déceptions des conseils d'administration. On pense à sa clique qu'on voit sans arrêt avec la commission galant et le conseil d'administration qui n'a eu aucun courage de requestionner. Mais même dans le privé, moi, j'ai vu énormément de gens qui sont là pour, première chose, un membre de conseil d'administration devrait...
Toujours prendre des décisions pour l'entreprise. Jamais pour son fonds. Jamais pour ses dollars pour l'entreprise. Mais dans 80 % des conseils que j'ai vus, les gens pensent à eux, leur poche, leur protection versus l'entreprise. Et souvent, c'est nuisible. Mon expérience... C'est qu'un conseil d'administration est là 99% du temps pour épauler l'équipe de gestion. 100%. Et quand un conseil d'administration devient gouvernante,
que c'est vraiment focusé sur la gouvernance, on finit par essentiellement être dans du... On check la liste. On check la liste. et versus épauler l'équipe de gestion. Donc, nous, dans notre cas, malheureusement, on n'avait pas la relation qu'on devait avoir.
avec le conseil, puis j'en prends responsabilité parce que je voulais rentrer du monde que je savais qui avait l'expertise nécessaire pour nous épauler dans ces prises de décisions-là, mais aussi... nous aider à convaincre les actionnaires que ce n'est pas la bonne approche, de dire, je vais bridger, je vais faire un relais, un financement relais, je vais mettre 3 millions sur 9 millions, puis je vais mettre toutes sortes de conditions sur laquelle pour...
que la compagnie doit livrer. Donc, je vais faire ça en deux tranches. Une tranche de 1,5 million. Puis si vous livrez, dans trois mois, je vais vous donner l'autre tranche de 1,5 million. Non, mais c'est du niaisage. Donc, c'est ça l'histoire. En tant que gestionnaire, tu ne gères pas l'entreprise, tu gères ton conseil, tu gères tes actionnaires qui mettent des clauses qui ne font aucun sens pour du financement en relais.
Alors qu'on négocie avec des entreprises qui ont des valorisations boursières de 400, 500, 600 milliards de dollars. On joue dans un marché où est-ce que des joueurs mettent des milliards sur une série B. Oui, je pense que l'échec de l'Edartec, moi, j'ai appris beaucoup. Ce que j'ai appris, ce n'est pas qu'on n'a pas les ambitions.
¶ Liberté et Enseignement Entrepreneurial
c'est qu'on n'a pas les moyens de nos ambitions. 100%. Au Québec. Au Québec. Deuxièmement, je pense que il faut... aussi faire confiance aux entrepreneurs. Puis au Québec, on a souvent tendance à mettre trop de balises autour des entrepreneurs. Tu sais, Elon Musk, c'est un électron libre. Mais c'est ça qui fait sa force. Moi, je suis un électron libre. Tu ne peux pas me mettre dans une cage. Puis c'est, je pense, un trait de caractère des meilleurs entrepreneurs.
Si on est de base des rebelles, je pense un côté très rebelle, on ne s'est pas lancé à la tête d'une entreprise parce que souvent, je l'ai dit, puis ce sera intéressant comme chancelier d'université, on a eu un podcast sur est-ce que l'entrepreneuriat s'enseigne?
Moi, je l'enseigne à l'université, mais je ne pense pas que ça s'enseigne. Moi, j'ai l'impression qu'il y a quelque chose inné. Moi, j'ai toujours dit, je ne suis pas devenu entrepreneur par choix. Souvent, j'ai envie d'aller flipper des boulettes chez McDo, puis très, très rapidement.
Je pense que je t'offrais 24 heures. Sûrement qu'ils me mettraient dehors après 24 heures parce que je voudrais refaire le McDo et je dirais que ça ne marche pas. Surtout que c'est rendu très, très long au McDo service. Je pense qu'ils ont besoin de revoir la chaîne parce qu'avant, ils appelaient ça du fast-food. On va lever face dans fast-food.
Mais je pense que c'est inégal à l'intérieur. Cette liberté-là, effectivement, est cruciale. Moi, je veux rebondir là-dessus parce que je pense que tu ne deviens pas entrepreneur si tu n'aimes pas ça régler des problèmes. Aussi. Il y a cette espèce de fougue-là de les problèmes te font tellement chier.
Tu n'as pas le choix de faire quelque chose et de te lever le matin pour les régler. Mais il y a du monde qui vit très bien avec des problèmes qui sont comme, j'ai oublié le soir. Mais par contre, je ferais une distinction par exemple. L'esprit entrepreneurial, moi, je suis convaincu, je suis d'accord avec toi, tu ne peux pas l'enseigner. La gestion, oui. Donc, tu l'as ou tu ne l'as pas. Mais comment devenir un meilleur entrepreneur? C'est pour ça qu'on est là.
On a passé par des péripéties que... essentiellement, qu'on peut transférer à d'autres entrepreneurs. Pour éviter les cicatrices. Aussi pour les propulser. Donc, l'école d'entrepreneurs ou la formation à l'entreprenariat, si on ciblait les bonnes personnes. Exact. Wow, l'impact. Ce serait incroyable. Un des défis, par contre, c'est 70 000 l'inscription.
Ce qui bloque quand on parle d'égalité de la chance. Ce n'est pas l'école d'entrepreneurs. On parle de l'école de Beauce, mais il y a l'école du Québec, l'école d'entrepreneurs du Québec. Il y en a d'autres qui se lancent. Je veux juste revenir sur un point de ce que tu as dit, France.
¶ La Solitude du Sommet
Tu m'as déjà dit « It gets lonely at the top ». On est seul au sommet. L'Edartec n'est pas ta seule histoire de vendre Z-Med pour 350 millions en Allemagne. Tu as habité à Boston. Tu as vécu différentes cultures entrepreneuriales aussi. Quel a été le moment le plus solitaire que tu as vécu dans l'aventure d'Adelartec? Il y a eu plusieurs. Mais je pense... C'est vraiment la dernière année. On a été public parce que c'était le seul moyen pour nous de se financer. Et moi, je n'étais pas pour...
à les publics. Mais par contre, on est solidaires, on est en équipe, on travaille, on va dans la même direction, mais je ne trouvais pas qu'on était prêts à être une compagnie publique. Et donc, on a levé juste assez d'argent pour pouvoir manger pendant six mois. Alors qu'on sait qu'on a un plan de trois ans. Toi, ça t'oblige comme...
PDG de retourner faire une autre ronde de financement. J'ai passé les trois dernières années à quêter de l'argent. Puis j'aime que tu utilises le mot « quêter ». Moi, c'est le même que je me suis senti. Je ne sais pas quand le podcast va sortir, si je vais avoir vendu ou pas. Nous, on est dans la fin d'un processus, mais pour les mêmes raisons, en fait, mes investisseurs aimaient mettre des trois, des cinq. Quand dans la réalité, on disait qu'il faut 30.
Mais le problème d'avoir, de demander des 3 et des 5 et de quêter, donc de vraiment faire du mendier, de dire « s'il vous plaît, s'il vous plaît, on a atteint un milestone, on est prêt », c'est que j'ai passé 80 % de mon temps à faire ça plutôt qu'à focusser sur le futur, sur la business, sur développer des liens.
Puis c'est très québécois, ce côté-là. Quand tu vois vraiment au niveau américain, ils font des gros chèques dès le départ dans lesquels ils disent, on te donne une chance, on te donne tout ce que tu as besoin pour y arriver, puis arrive-y. Il y a une pression. Il faut se le dire aussi, on a beaucoup moins de pression au Québec.
Quand un venture cap américain, je dis toujours, le montant qu'il te donne vient aussi avec la distance du fusil à lequel il va mettre son fusil pour tirer. Ils vont être plus rapidement. impliqués peut-être dans la business, mais il reste que cet aspect-là de mendier. Moi, c'est une des raisons pour lesquelles on a fini par se dire qu'il va falloir peut-être trouver un stratégique, un Américain, etc., qui va être capable de nous donner les moyens des ambitions.
¶ Quêter de l'Argent, Gérer le Stress
parce qu'on n'y arrivera pas, seul et petit. Donc, mendier, en fait, c'est quêter, c'est l'onlève de temps. Et quêter, pas pour investir dans un produit, c'est faire le payroll. survivre. Écoute, le nombre de fois que tu dis comment on va faire le payroll dans deux semaines.
Puis as-tu le droit d'être authentique et transparent avec ta gang dans ce temps-là? Tu peux être authentique, transparent, non. Tu peux être authentique qu'on a des enjeux, mais transparent qu'il nous reste une semaine de cash, non. Tu peux pas. Quand tu dis « get lonely », « get lonely fast ». Puis quand tu rentres à la maison, il faut que tu sois capable de switcher ton mindset, puis il faut que tu restes en mode solution.
Quand les gens me disent comment tu as fait, c'est parce que j'avais tellement d'autres projets qui me permettaient de changer de chapeau. Quand j'arrive à l'université,
C'est d'autres enjeux. T'es vu le CEO de la Dark Tech? Oui, c'est ça. Mentalement, quand j'arrive au groupe 3737, mentalement, je fais un... Puis là, quand je dois me rentrer chez la Dark Tech, là, j'ai des idées. Là, je suis... parce que là, j'ai vu, je parlais à des entrepreneurs, des chercheurs, des gens, des étudiants, ils sont motivés, ils me remotivent et me recarbure si je n'avais pas ça.
J'aurais trouvé ça extrêmement difficile. Je ne suis pas quelqu'un qui est dans la dépression. Je suis quand même introverti malgré que... Les gens peuvent penser l'inverse, mais je suis un introverti. J'ai souvent tendance à me replier sur moi-même. Et ça, ça m'a permis de décanter parce que j'avais d'autres projets, j'avais d'autres choses qui me...
gardait allumé, qui me gardait motivé. Mais il y a des moments où est-ce que je me disais, non, mais à mon conseil, ils sont complètement déconnectés. Ça doit être frustrant, injuste. Je veux juste... Tu me fais une belle part sur la palette, puis...
¶ Défi du Chancelier: Impact Éducatif
pour utiliser ce segment-là de dire, au dérangeant, on a un jeu. Ou est-ce qu'on aime poser des questions dérangeantes puis faire un don en échange à une fondation de ton choix. Si tu refuses de répondre à la question, par contre, tu dois faire le don.
du montant associé à la question. Donc, plus que la question vaut cher, plus qu'elle est crunchy, moins qu'elle est chère, moins qu'elle est crunchy. Est-ce que tu aurais une fondation que tu aimerais ou un... C'est ça. Un organisme. Un organisme que tu veux... J'en ai plusieurs, mais j'ai une cause particulière. Mon épouse Vicky Joseph et moi, on a lancé le défi du chancelier à l'Université de Montréal.
On a donné un million de dollars pour aider à créer les écoles associées. C'est un peu un modèle des écoles qui deviennent des centres de recherche. pour la faculté des sciences d'éducation de l'Université de Montréal. L'idée, c'est qu'on veut utiliser les technologies comme un levier pour... améliorer le transfert de savoirs, améliorer la formation, utiliser l'IA, les vraies données, dans des écoles.
avec un laboratoire mobile, avec des chercheurs qui s'en vont sur le terrain pour faire de la vraie recherche de terrain, un peu comme les CIUSSS. Écoles primaires, secondaires. Primaires et secondaires. On commence avec 15 écoles primaires. On va en retomber à 24 bientôt. Éventuellement, on aimerait ça avoir une cinquantaine d'écoles partout au Québec où est-ce qu'on étudie sur le terrain.
et qu'on développe des outils qui, éventuellement, on pense qu'ils vont probablement changer la façon dont on fait l'éducation au Québec. Donc, tu as le choix. Oui. Quatre questions, questions à 25 $. 50, 75 ou 100 $. Par quoi tu veux commencer comme question? Je veux prendre la première. J'en ai une en tête. Moi, j'ai l'impression...
Fred ne s'ira pas vers les 25 dès le départ. Je vais mettre une pression un petit peu plus élevée définitivement. C'est le même stress. Exactement. Comme tu as dit tout à l'heure, il faut être ambitieux. Donc, je me doute, tu vas aller vers une question à 100 $. Exactement.
¶ L'Hyperactivité est une Force
Tu as dit quelque chose qui, moi, m'a interpellé parce que c'est un truc qui m'a souvent challengé. Puis je l'amène avec un angle crunchy à cause de 100$. Tu as dit que j'étais impliqué dans plein de choses. Si tu avais été 100% impliqué dans l'Edartec, est-ce que ça aurait été un succès?
On aurait échoué plus vite. Pourquoi? Parce qu'on reproche souvent ça. Excusez-moi de te couper, mais moi, j'ai écrit des livres, j'enseigne à l'université, on me reproche. Je pense qu'il y a beaucoup d'entrepreneurs continuellement de ne pas être focus.
de dire pourquoi tu ne mets pas 100 % de ton énergie. Si tu as une discussion avec mon chef des opérations, on te sent des fois un peu extérieur à la business. Moi, comme toi, j'ai l'impression que tout ça, quand je rentre dans la compagnie, me rend beaucoup plus puissant. Mais c'est vrai que...
Quand je donne un cours, je donne un cours. Quand je suis en train d'écrire un livre, j'ai peut-être une période où je suis un peu moins au bureau, où je termine des fois un petit peu plus tôt, où j'adapte mon horaire. Et j'ai toujours ce sentiment-là d'avoir peur de dire, s'il y a un échec, c'est-tu que j'en ai pas fait assez?
Donc, ça m'intéresse vraiment de savoir pourquoi tu dis que tu aurais échoué plus vite si tu avais mis 100 % de ton énergie sur une compagnie. Tout à l'heure, on a parlé d'être authentique envers soi-même. On est qui on est, on lead comme on est. On a tous un mode par défaut. Moi, mentalement, je suis un hyperactif. Donc, faire une seule chose, ça m'étourdit. Ça t'aurait donné, là. Ah, vraiment. Et on aurait été dans une spirale négative.
Plus d'impatience. Oui, puis en même temps, je n'aurais peut-être pas été aussi créatif, aussi tout le temps en mode solution. Quand tu fais du heavy lifting comme on fait, écoute, moi, je jouais dans la cour des très grands. Je ne jouais pas dans du SaaS, où est-ce que B2B SaaS. C'est vraiment dans la disruption. Avec des moyens... avec des peanuts moi mes compétiteurs c'est des milliards qui ont levé mais on avait quelque chose qui était complètement
capoter, que l'industrie ne comprenait pas comment est-ce qu'on était capable de faire autant avec peu. Donc, le petit Friends qu'ils voyaient dans le futur. Et parfois, voir tes compétiteurs qui ont une flotte de 100 véhicules qui collectent des données, toi, t'en as... deux. Tu sais? Il faut que tu sois créatif. Non, tu ne bats pas à armes égales. Exact. Puis tes employés le savent. Il faut que tu les tiennes motivés pour que la vision soit assez charme.
Tu sais, ceux qui disent que focus, focus, c'est parce qu'ils ne savent pas ce que ça veut dire, focus. Ils n'ont pas étudié les grands entrepreneurs. Si tu regardes dans l'histoire, pas juste les grands entrepreneurs, ceux qui ont réussi de grandes choses, c'est-à-dire des hyperactifs. Isaac Newton. Ah oui.
Avant qu'il tombe 24 ans, il a fait une dizaine de disruptions. Il a inventé le calcul intégral à 24 ans. On est fatigué à lire la liste de ses inventions. Il faisait un paquet de choses en même temps. Mais c'est ça... Quand ton cerveau tourne, qu'est-ce que tu veux que je te dise? Il tourne. Moi, mon cerveau, il tourne tout le temps. On se parle là. Je pense déjà à des affaires que je vais faire après qu'on se parle. C'est ma réalité. Je ne peux pas être autrement. On t'a déjà reproché?
Par ton conseil d'administration. Certainement. J'étais à une conférence où je parlais de la technologie. À la pause, j'ai des actionnaires qui m'ont dit « t'en fais trop ». Pourtant, tu donnais de la visibilité à l'entreprise. Tu es en représentation, mais tu en fais trop. J'en fais trop. Et moi, je dors cinq heures, six heures. Je suis toujours honte. Je ne me cache jamais.
Je fais face à la musique. Au moins, tu n'as pas eu le reproche, tu n'en as pas fait assez. Ah, ça, jamais. Non, non, vraiment, vraiment. Mais en même temps, tu sais, on revient...
¶ L'Héritage Positif de LeddarTech
Faisons un peu de recul. Tout à l'heure, je veux revenir sur l'aide à Artec parce que je ne veux pas qu'on finisse la discussion sur une note négative. Parce que, essentiellement, ce que les gens oublient... Ce que les gens ne réalisent pas. L'effet de levier qu'on a fait avec l'Inartic. C'est créer un écosystème. Un écosystème. Mais il y a eu de l'argent qui est retourné dans les poches des actionnaires.
Donc, on a fait en 2017, secondaire, il y a pas loin de 80 millions en US qui est retourné aux actionnaires. Deuxièmement, quand tu regardes en termes de salaire payé, On a payé pas loin de 200 millions US en salaire. À des gens du Québec. Alors qu'on a levé... Là, ça fait 300 millions. On a levé au Québec peut-être 150 millions. En retombée économique, ça a été fois 200 %. Absolument. Nos sous-traitants, les universités, les partenaires et l'expertise.
Nous, on a fait un effet de levier extraordinaire. Puis ce n'est pas juste moi, Charles, qui était là avant moi. C'est une entreprise qui a connu plusieurs vies. qui malheureusement a une fin trop vite, mais ce n'est pas parce qu'on a pris des risques. Ce n'était pas kamikaze. Non, kamikaze, c'est parce que vraiment, on y croyait. C'était plus facile. Pour nous, et c'est peut-être ça l'erreur aussi, c'est peut-être plus facile pour nous de faire dans la facilité.
puis de se tourner et vendre. Mais nous, notre pari, c'est qu'on disait, on veut faire une entreprise de haute technologie à succès au Québec, puis on y croit. On ne pense pas qu'on est désavantagé au niveau de la technologie. On ne pense pas qu'on est désavantagé si on a les bons leviers. Et jusqu'à la fin, on croyait qu'on avait les bons leviers. Mais quand les choses ont commencé il y a 18 mois...
à se mettre des conditions, à se tirer dans les pattes. C'est là que les choses ont commencé à dérailler. Puis il va probablement avoir des bébés Ledartec. On avait une des dérangeantes dans les dernières saisons qui était Anne Martel de Element AI. On a parlé beaucoup de l'échec de Element AI, mais le nombre d'entreprises, je pense à Move AI aujourd'hui qui ont été achetées par Publicis. Il y a un paquet de succès qui sont des bébés de ces entreprises-là et souvent l'échec.
Et le secondaire, donc l'aspect de retourner de l'argent dans les poches des gens, créer un écosystème entrepreneurial. Il faut dire que c'est peut-être quelqu'un de chez Ledartec qui va faire le prochain succès. Peut-être qu'on en parlera à la fin. Tu es déjà à la tête d'une nouvelle entreprise, donc c'est pendant toi qui fera le prochain succès.
¶ La Faillite comme Nouveau Chapitre
Tu disais aussi dans une autre entrevue que la faillite et l'échec au Québec est tabou. Mais toi, tu le perçois comme un levier. Peux-tu m'expliquer comment est-ce que la faillite peut être un levier? Dans notre cas, ce n'est pas une finalité. C'est la fin d'un chapitre, mais c'est peut-être un livre, mais il y a plusieurs tomes. Harry Potter, là...
Quand tu as tué le serpent, ce n'est pas fini. Non, non, ce n'est pas fini. Dans notre cas, on ferme ce livre-là, mais là, on entame un nouveau livre. qui va bâtir de où est-ce qu'on est partis.
Si je décidais de dire, j'en ai assez, je vais vendre ma maison, puis je déménage, puis je m'en vais repartir aux États-Unis parce que c'est plus facile. Ou même arrêter. Tu aurais les moyens aujourd'hui de dire... Non, j'arrêterai pas. Non, mais tu aurais les moyens de le faire. J'arrêterai pas parce que tu peux pas. Je peux pas.
C'est pas dans ma nature. Mais ça aurait été facile pour moi de déménager aux États-Unis ou d'aller en Europe. Tu as été à Boston. J'ai un réseau, j'ai mon réseau. Ça aurait été facile. Et c'est là que ça aurait été un échec. Parce que... pour moi, c'est de reconnaître que ce n'est pas possible de le faire ici. Tu continues de penser que c'est possible de le faire ici? 100%. 100%.
¶ Investir dans l'Écosystème Québécois
Un jour, tu vas avoir ton propre fonds d'investissement. Tu vas investir dans des entrepreneurs qui vont créer le prochain Google, le prochain Meta au Québec. Et ça, c'est là la défaillance du système. C'est qu'on n'a pas assez de... de gens comme toi qui ont réussi à grande échelle et qui sont prêts à mettre une partie de leur richesse à risque. C'est le courage et l'ambition de dire, nous autres aussi, on peut créer nos propres fonds. On peut faire un Bessemer ici. On peut...
Cosla Ventures, on peut le faire ici. Mais on n'en a pas. Nos entrepreneurs, aujourd'hui, les deux vagues qui ont réussi depuis les 60 dernières années, ils font des fonds privés perso à eux. C'est des fonds familiaux.
généralement en bourse dans des entreprises américaines. Mais je suis convaincu qu'on va avoir des entrepreneurs qui vont avoir réussi. Ils n'ont pas nécessairement besoin de faire de la grosse argent, mais qui vont avoir réussi. On l'en voit déjà, certains qui ont parti leur fond. Moi, j'ai espoir qu'on va avoir des entrepreneurs qui vont faire des sorties de 200, 300, 400 millions de dollars, puis qui vont mettre l'argent, puis qui vont mettre dans du dispositif.
¶ Histoires Inspirantes du Groupe 3737
Un peu la mission derrière le groupe 37-37. As-tu une histoire d'un entrepreneur qui est passé par le groupe qui t'a touché personnellement? J'en ai plusieurs. Je vais vous parler de deux exemples. Un premier, ce n'est pas technologique du tout, mais c'est pour dire que ça représente la PME québécoise typique. C'est une dame, c'est une infirmière. À chaque 1er janvier, il y a une tradition dans la communauté haïtienne qui fait qu'on fait une soupe.
C'est pour souligner la libération du régime de Napoléon, la fin de l'esclavagisme en 1804. Donc, le 1er janvier, il y a une soupe. Puis elle, elle a une recette. La soupe. La soupe. Puis elle s'est dit, elle veut ouvrir une chaîne de restaurant de soupe, de comptoir de soupe. Et elle a passé par un programme, un programme d'élévation. Et finalement...
Quand je l'ai rencontré, j'ai dit, j'aime l'idée, mais contexte un peu aussi, c'est juste après la pandémie. J'aime l'idée, mais comptoir de soupe. Ça va demander du capital incroyable. Par contre, tu connais du monde qui sont dans le secteur de la nourriture. Peut-être que tu peux faire comme Campbell Soup. C'est intéressant. Et aujourd'hui, sa recette, elle le vend dans, je pense, une quarantaine de pays. Ah, wow! C'est quoi la marque? Sachet. Je veux goûter. Bouillon de saveur. Petit sachet.
Et essentiellement, comme Campbell Soup, tu as les instructions. Eau chaude, petit achète. Plutôt que d'aller en capex, puis d'avoir des... On trouve des idées alternatives très hot. C'est ça, là. Puis, Internet. Il n'y a pas de... C'est Lofi. Exact. Alors ça, c'est un exemple de dire comment est-ce qu'on tourne une PME, une idée de PPE, mais...
à l'ère moderne en utilisant l'innovation et les technologies. Et qu'on l'amène ambitieuse. Oui, justement. J'aime ça. Tu disais que tu avais deux exemples. L'autre exemple, c'est Pape et Amanda. Peut-être que vous les connaissez. Érudit. Oui. Érudit, qui est rendu une entreprise important. Ben oui, avant qu'ils soient connus dans l'écosystème, ils ont fait le tour de l'écosystème. Et ce qu'on leur disait de façon systématique, c'est que vous n'êtes pas des experts en IA.
vous n'avez pas de compétences technologiques, trouvez-vous des cofondateurs technologiques, des PhD, c'est ça. Puis moi, je me rappelle, à cette époque-là, j'étais en Californie. Puis Madeleine Myrtille, la directrice du programme d'élévation au groupe 3737, a dit, il faut que vous rencontrez France, il faut que vous rencontrez France. On a fait, à l'époque, c'était un Skype. Ça ne nous rajeunit pas, ça.
On a fait un Skype et moi, j'étais fasciné par leur connaissance pointue des RH. Ah! Ça, ils ont... une vraie compétence en RH et ils veulent développer une plateforme pour transformer la façon dont on gère les RH et la gestion de conflits RH. Aujourd'hui, érudit.
Tu sais, ce qu'on leur a dit, moi, ce que je leur disais, jour 1, pensez international. Pensez international, jour 1. Ayez votre premier ou deuxième client international, le Québec va suivre. Et ils ont suivi ça à la lettre. Je leur ai dit, tu sais... Je leur ai référé à Jean-François Connelly de Ivado Labs. Et Jean-François, c'était... a été très, très... Un bon coach. Oui, un très bon coach. Et en même temps, ils ont fait un projet avec Ivado et ils ont rencontré le professeur Foots.
Et c'est de là qu'avec Ivado, Ivado Labs et un projet MyTax, ils ont fait leur prototype. Et aujourd'hui, c'est des centaines d'employés, je crois. On s'est croisés quelques fois, qui est une super entreprise. Ça va super bien. Ils sont en Europe, ils sont en Afrique. Ça va super bien. Une présentation de Kira Capital, la plus importante banque d'affaires indépendante québécoise offrant des services conseils pour vos projets de vente, d'achat et de financement d'entreprise.
Avec plus de 300 collaborateurs dans 35 pays, Keira Capital vous offre un monde à la hauteur de vos projets.
¶ L'Éducation, Clef du Futur
On reparlait du Québec, puis peut-être notre manque d'ambition, que les chèques étaient mal vus. Mais toi, Franz, si tu avais 100 millions de dollars à investir au Québec, tu le mettrais dans quel secteur ou dans quel business? Gennard Volt. Je me lance pas, je me lance pas. Moi, vous allez être surpris, mais je ferais une école d'entrepreneurs. Tu l'investirais en éducation. D'abord et avant tout.
C'est la base de tout, l'éducation. Les écoles primaires et secondaires, on éduque nos jeunes encore comme dans les années 60-70. Horrible. Et quand on se compare à ce qui se fait en Chine, en Inde, en Singapour, on est loin. Puis on n'a pas l'historique de l'Europe, de l'Angleterre ou de la France ou de l'Allemagne.
Donc, il faut qu'on soit beaucoup, beaucoup plus avant-garde. Et il faut qu'on reconnaisse qu'on n'est pas des Européens, on est des Nord-Américains avec une culture européenne. Il faut qu'on fasse des choses différemment. Donc, d'abord et avant tout, j'apprendrais à... tous les gens. L'intelligence artificielle, la quantique, je commencerais là.
C'est comme un cours de codage. Primaire. Dès le départ, comme la langue française, comme les mathématiques, comme écrire. Mais c'est une langue. Moi, je regarde. Moi, je viens du lac Saint-Jean. J'ai appris à parler anglais à 20 ans. 4 ans, je pense, ou 25 ans. Le défi, moi, en fait, sans me rendre compte, j'ouvrais des compagnies en France. Toutes mes entreprises avant Connect & Go avaient toujours un bureau au Québec et un bureau en France parce que je ne parlais pas anglais.
Mon réflexe, c'était marché francophone. On y va. C'est là qu'on va aller plutôt qu'apprendre l'anglais. Jusqu'à temps que chez Connect & Go... Chez Connect & Go, j'embauche ma première vice-présidente de vente américaine. Elle ne parle pas français. C'est une américaine. Je suis assis, je ne comprends pas au départ. Je comprends ce qu'elle dit, mais je ne suis pas capable de communiquer comme il faut. J'ai appris l'anglais rapidement, mais je pousse mes filles.
à apprendre l'anglais. Une langue, pour moi, le code, c'est une langue. L'IA, c'est une langue. La vitesse à laquelle ils apprennent. Juste avec Duolingo, sans grand-chose, juste Duolingo autonome sur leur tablette une heure par jour.
c'est une vitesse phénoménale. Donc, c'est pour ça que moi, je suis d'accord. C'est quand les enfants sont jeunes parce que quand on est rendu à notre âge, là, avec les barrières mentales qu'on a, etc., beaucoup plus difficile d'apprendre. Je suis même un peu jaloux, moi, des jeunes aujourd'hui, je les vois sur l'IA. Je me dis...
ils vont tellement vite en enseignant. Je vois à quel point ça va vite et je deviens une certaine jalousie. J'ai l'impression que je n'ai plus cette vitesse-là d'apprentissage que j'avais à 12, 13, 8. Je transformais nos salles de classe en atelier. Wow! Puis arrêter de faire que les jeunes garçons comme nous décrochent.
Parce qu'il s'ennuie. On éduque comme si il faut aller trouver la bonne réponse. Alors qu'il y a plusieurs bonnes réponses. Il y a plusieurs façons d'arriver à la bonne réponse. J'ai même l'impression, je te reprendrai, moi j'ai l'impression qu'on éduque les gens pour être moyens.
En fait, ce que je vois, c'est que les hauts percentiles et les bas percentiles sont complètement délaissés à l'école. Donc, des gens qui sont surdoués, des gens qui sont très performants vont s'ennuyer par des problèmes. Et les gens qui sont en difficulté... C'est souvent pour des raisons de « je m'ennuie, j'ai besoin de faire plus de sport », etc. En fait, l'idéal, c'est d'être dans là.
On les perd très tôt. On les veut dans la moyenne. Et ça, malheureusement, on ne créera pas, je pense, des futurs grands entrepreneurs. Ma grande crainte d'apprendre l'IA très jeune, puis je serais curieux d'avoir ton opinion, j'ai eu une anecdote qui m'est arrivée avec le fils.
¶ IA et l'Éducation des Jeunes
de ma conjointe qui a 9 ans. Là, il y avait ses souliers à crampons pour aller jouer au soccer et il marchait sur l'asphalte avec. Je lui disais, fais attention, je pense que tu vas les abîmer. Mais non, ce n'est pas grave. Je disais, demandons à ChadGPT ce qu'il en pense. Puis là, j'ai demandé à ChadGPT. Comme le fait, ChadGPT a dit, oui, ça va les abîmer. Puis là, il m'a cru. Là, il a dit, ah, mais c'est vrai. Est-ce qu'on n'est pas en...
train de conditionner nos jeunes à faire confiance à l'IA et dire, dans le fond, tout ce que l'IA me dit, c'est bon et je vais suivre une super intelligence plutôt qu'un humain. C'est un excellent exemple pourquoi il faut... les encadrer. Il faut lancer les jeux en finale pour ne pas que ça devienne aveugle. Voilà, exact.
Donc, parce qu'eux, ils vont découvrir tout seuls, puis là, c'est là que c'est dangereux. Par contre, dans un contexte encadré et montrer le pour et le contre, puis comprendre qu'est-ce qui est derrière, ça vient d'où cette intelligence-là? Ça vient d'où ces données-là? Comment c'est généré? C'est quoi les sauvegardes qu'il faut avoir? C'est quoi les outils qu'on peut avoir confiance? Les outils qu'on peut avoir moins confiance?
C'est ça, c'est de base. Et c'est pas juste l'IA, il faut aussi la cybersécurité. la crypto-quantique. Il y a toutes sortes de trucs qu'on est exposés, qu'on n'a aucune idée.
¶ Tendances Technologiques Révolutionnaires
Mais là, tu mets la table pour un dernier jeu que je veux faire avec toi. Parce qu'étant chancelier de l'Université de Montréal, tu es exposé à toutes les nouvelles technologies, les nouvelles idées des chercheurs, les plus uluberlus qu'on a au Québec et à travers le monde. Parce que l'Université de Montréal...
qui est mon alumni, c'est la plus grande université francophone en Amérique. Donc, souvent, un chercheur qui vient du Maroc, qui vient de la Belgique, qui veut venir en Amérique du Nord, mais qui parle français, il va venir à l'Université de Montréal. C'est la plus grosse. Si on les accepte.
Ça, c'est un autre défi. On n'ouvrira pas cette parenthèse-là. C'est comme une boîte de Pandore. Mais j'ai ici une liste de 10 technologies buzzwords que je serais curieux de savoir si, selon toi, Est-ce que tu as un buzz ou c'est une nouvelle tendance révolutionnaire qui s'en vient et qu'il faudrait l'avoir sur notre radar?
Donc, c'est une liste qui a été publiée par Wired Magazine. Mais je vais commencer, vu que tu es avec l'EdarTech. La première qu'on a eue, c'est la conduite autonome de niveau 5. Peut-être juste expliquer c'est quoi niveau 5 par rapport à niveau 4, niveau 3. Niveau 2, aujourd'hui, c'est que tu es obligé de toujours avoir des mains sur le volant. C'est le cruise control qui se cause de ça. Niveau 3, c'est que tu peux temporairement...
Lâcher le volant et être distrait, mais toujours être prêt à reprendre le volant. Niveau 4, tu peux lâcher le volant, mais tu peux être distrait pendant des heures. écouter de la musique, garder un film si tu veux, mais il faut que tu sois derrière le volant. Et niveau 5, c'est il n'y a personne. On est déjà là? N'importe où, n'importe quelle condition. Alors, niveau 4,
Ça va arriver très rapidement. C'est une question de temps. On le voit déjà avec Waymo. Mais moi, j'ai essayé juste de reprendre, parce que j'ai essayé un Waymo. sans conducteur, je t'ai assis en arrière. Ce qui veut dire que le niveau 5 existe. Le niveau 5 existe, mais le niveau 5 à grande échelle, on ne le verra pas tout de suite. Pourquoi? Parce que l'être humain...
est imprévisible. T'as aussi longtemps que t'as des voitures autonomes avec des humains sur la route. C'est l'humain qui fait peur, c'est pas la machine. Mais, par contre... dans des endroits dédiés comme les lignes pour voies réservées pour autobus. Tu peux avoir juste des véhicules autonomes. Sans aucun problème. Ça, ça va arriver, c'est une question de temps. Tu vas avoir du platooning sur les autoroutes ou est-ce que c'est des lignes, des voies, pendant des heures spécifiques?
réservé à camions autonomes. Ça, c'est hot. Mais moi, je me disais, le jour où est-ce que je vais pouvoir rentrer dans ma voiture puis travailler, imagine le nombre d'heures d'efficience mondiale qu'on va gagner, où est-ce que ça ne sera plus une perte de temps, le transport, mais juste... un bureau différent. Écoute, très bonne réponse. Deuxième innovation buzzword qui est quand même omniprésente, mais c'est le metaverse.
Bon, écoute, les jeux vidéo, ça existe, donc tu peux dire que c'est un métavers. C'est une forme. C'est une forme. Le métavers, comment on... Dans Blade Runner, on est encore très loin. D'avoir ta maison dans le métavers. Oui, on est encore très loin. Ceux qui investissent là-dedans, vous allez vous faire avoir par des charlatans. Moi, c'est fou parce que Facebook devient mythe.
en disant que ça va être le métavers et qu'il est très tôt qu'ils prennent une position. Il y a quand même un petit côté parce que moi, le métavers m'a intéressé du moment où j'ai vu mes deux filles. Puis des enfants, c'est tellement extraordinaire d'un point de vue sociologique. J'ai Charlotte Béatrice. assis sur le divan avec leur tablette. Ils sont dans Roblox. Donc, ils ont leur monde parallèle qui est déjà du métavers, qui est Roblox.
Et Charlotte me dit, papa, est-ce que tu pourrais accepter de m'acheter des skins? Je fais, c'est quoi ça? C'est des vêtements. Donc, 6,99, je pense, pour des skins, qui sont des Roblox. qui est l'argent virtuel qui a été créé dans Roblox. Et je fais une tentative. Je dis à Charlotte, je ne vois pas vraiment l'utilité, mais je dis, soit je les achète dans le monde virtuel ou soit on va au magasin et je t'achète du linge dans la vraie vie. Elle a choisi le virtuel.
Parce qu'elle avait une identité à cause qu'à l'intérieur du jeu, d'autres la voyaient. Et c'est là que je me suis dit, il y a quand même aujourd'hui un certain métaire vert où les gens vont choisir des vêtements virtuels, une identité virtuelle pour les jeux. mais qui est quand même, qui n'est peut-être pas le métavers. Dans le monde des nests. Il y a une partie, c'est là qu'on revient à l'histoire. Historiquement, on aurait appelé ça des hologrammes.
Donc, ça existe et ça a une utilité. Donc, moi, par exemple, j'envisage dans le futur, par exemple, des professeurs qui peuvent être des hologrammes, des scientifiques. qui ne sont plus avec nous. Qui n'ont pas besoin d'être physiquement désormais. Mais qu'ils peuvent nous partager leur expertise, leur knowledge, leur savoir à travers la...
le métavers. Donc, il y a des fonctions. Par exemple, des salles opératoires où est-ce que, par exemple, le chirurgien spécialiste ou la chirurgienne, elle est en Inde, elle est spécialiste et elle opère. à distance sans utiliser de robot. Attends, mais moi, je ne dérougis pas l'idée d'avoir des professeurs en hologramme parce que GST, les cours en Zoom, ce n'est pas la même chose que d'avoir le prof devant nous dans une salle de classe.
Mais là, imagine, tu as le cours de Stanford qui est donné à 28 places en même temps. C'est le même prof, mais délocalisé. Wow! Wow! Mon cerveau, il va faire... Il y a eu un show des Jackson 5. Exact, 100% de hologramme. C'est vrai. Ça s'en vient. Mais on s'entend. Métavers pour méta, c'est... Vous créez un environnement pour vous vendre des cochonneries. Par contre, le casque, par exemple, si tu vas dans la faculté de sciences infirmières, on utilise le casque pour faire de la formation.
Pour la formation, c'est extraordinaire. On va utiliser les lunettes bientôt pour aider les personnes malentendantes ou qui ont des problèmes légers. de Louis. Alors... Il y a des choses qui vont être utiles, mais comme le parle Mark Zuckerberg, on s'entend, on est loin. On parlait même. Aujourd'hui, il est revenu sur l'hier. Je pense que ça va prendre 30-50 ans. Il y a eu un article cette semaine sur que deux personnes canadiennes se sont faites intégrer.
les Neuralink, donc les... Troisième innovation. Troisième innovation de Elon Musk. Est-ce que tu penses que ça va devenir une tendance très rapidement ou pas? Ça a de très bonnes chances. Est-ce que ça va devenir masse rapidement? Non. Par contre, je vois l'important. En fait, les implants, là. Ça fait des années qu'on fait des implants. On s'entend? Donc là, c'est des super implants. Exact. Donc, comment est-ce que Elon Musk en parle?
On s'entend, il fabule un petit peu. Lui aussi, il vit dans le futur, mais il crée le futur. Connecter avec ton AGI ou ton avatar, raisonner, non, non. Il mélange l'IA, le metaverse, et le... Mais attends, donc, ça, Neuralink, pas tout de suite, mais t'as mentionné AGI. Attends, là, c'est où est-ce qu'il parle, là? C'est Frankenstein. Tu sais... C'était le roman de Frankenstein d'il y a 100 ans. C'était l'homme bionique robotisé.
En fait, c'est neuralink, mais ça peut être aussi des membres artificiels qui sont connectés. On régurgite des choses du passé. C'est du branding. Tu nous l'avais dit aussi. On ne parle plus de IoT, Internet of Things. Non, ça a juste été rebrandé. Exact. Tu t'en as parlé. Quatrième innovation qu'on se pose à la question, si ça va être mainstream, l'AGI, qui est l'intelligence artificielle générale. Bon, il y a déjà une forme d'intelligence artificielle générale, mais est-ce que...
Ça va être aussi avancé qu'on le dit, où est-ce que tu vas avoir des humanoïdes, puis des robots qui vont penser, puis qui vont... Prendre le contrôle de la planète. D'abord et avant tout, la GI, ça va être limité. Mais ça va être limité aux très, très grandes sociétés. Pourquoi? Parce que ça va te prendre des centrales d'électricité, de génération d'électricité.
On s'entend juste pour faire des... L'énergie nécessaire. Juste aujourd'hui, pour poser des questions de base à ChatGPT, l'énergie qui est brûlée pour un query. Ça demande énormément d'énergie. C'est le PDG de OpenAI qui disait, arrêtez de dire merci à ChadGPT, ça coûte 200 millions d'électricité par année. Oui. Donc, c'est ça la réalité. Donc, on n'est pas encore là.
pratico-pratique, il faut être conscient qu'on est limité dans nos capacités de générer des revenus de l'énergie renouvelable à grande échelle pour qu'on puisse avoir Tout le monde. Access. Moi, des trucs, puis il nous en reste, puis que je veux quand même aller, c'est que tu dis, les grandes sociétés vont en ça. Est-ce que tu sens...
Un des dangers que je vois, c'est qu'on est de plus en plus dans l'anglais. On dit « one winner, stick it all ». C'est aussi un des défis. Parce que s'il y a juste les grandes entreprises qui ont accès à ça, comment les petites entreprises comme la DARTEC, qui a été comme moi qui fonde des entreprises, vont réussir à rivaliser ?
n'ayant pas accès à ces technologies-là parce qu'on n'a pas les moyens de se construire une centrale ou on n'a pas moyen de l'électricité. Comment tu vois? Parce qu'on parle encore une fois un petit peu d'écart de richesse ou de chance. Est-ce que vraiment la prochaine génération va avoir la chance de combattre contre ces grandes entreprises-là? Pour moi, c'est une question de législation.
Il faut qu'il y ait de la législation. Exact. Il faut le courage politique. Donc, on le voit. On essaie, par exemple, de mettre des balises sur des taxes numériques aux GAFAM. Qu'est-ce qui arrive? C'est pas long qu'on se fait… Exact. C'est Trump qui dit « Wow! » parce qu'ils savent. Le seul pouvoir qu'on a contre eux, c'est législatif.
C'est le seul pouvoir. L'Europe tient un peu mieux. Absolument, parce qu'ils sont solidaires. Mais Canada, on est un peu petits pour essayer de jouer les gros bras. Le politique est la seule arme contre le capitalisme. Oui. 100%. Tu en as parlé, crise d'énergie, donc notre sixième innovation, en fait, la fusion nucléaire à la maison. D'avoir notre petite centrale nucléaire, chacun...
Indépendant. On est loin, là. Là, on tombe dans la science-fiction. C'est vraiment... C'est des bonnes recherches, mais c'est de la recherche pure. Là, on est encore là. De l'informatique quantique. Là, on n'est pas loin. Les qubits, non? En fait, on a déjà du matériel quantique qui est disponible. On est très fort au Québec, l'informatique quantique. Dans dix ans, on sera encore plus avancé. On a déjà les chips qui vont sortir, les semi-conducteurs ou les conducteurs.
Tu n'es plus tant semis, c'est assez conducteur rendu là. Donc, le problème revient encore à l'énergie. Alors, ce n'est pas la technologie qui est l'enjeu, c'est comment... qu'on donne l'énergie. On n'utilise pas toutes les ressources nécessaires. Donc ça, il faut... Mais c'est là que la combinaison de l'IA...
quantique peut peut-être nous aider à résoudre des problèmes d'énergie plus rapidement. C'est intéressant. Moi, je pense que ça, cette combinaison-là, dans les dix prochaines années, soit c'est une question de temps, ça va s'en venir. J'aime ça, c'est comme un crash course que j'ai en temps réel.
T'avais-tu un point? Non. Taxi-volant. Mais par taxi-volant, on veut dire des drones pour se déplacer en ville, mettons. J'ai vu une compagnie financée par Brightspark cette semaine, à l'intérieur de ça, sur de l'aviation autonome. pour des courtes distances qui viennent d'être financées, qui semblent quand même assez avancées. – Êtes-vous déjà rentré dans un DAVLN de les propellers?
Non, jamais. Ça marche, ça. Tu prends Montréal, tu t'en vas, je ne sais pas moi, aux îles de la Madeleine, c'est des propellers. OK, des avions à hélice. Oui, oui. Ça, c'est un taxi volant. C'est vrai. Donc... Mais il n'y en a pas beaucoup de CCS que ça va devenir... Il n'y a pas une grosse innovation là-dedans. C'est juste qu'on les...
L'innovation, c'est les taxis volants autonomes. C'est peut-être l'innovation de… Mais ça, c'est une drone. C'est un drone. C'est un drone fort moche qui est capable d'avoir de bisec dedans. C'est probablement l'innovation. Mais en passant à un Boeing 737, c'est un gros drone. C'est un gros drone aussi.
Mais un de mes amis travaille pour Beta, qui est une compagnie au Vermont qui fait des avions électriques. C'est des avions de quatre personnes qui décollent comme un drone parce qu'ils ne décollent pas. Comme un hélicoptère. Comme un hélicoptère, donc ça s'en vient. Puis c'est, je pense, 75 millions pour le moment. Ce qui est abordable. Encore une fois, le plus gros problème, le plus gros défi, c'est batterie. C'est des batteries. Autonomie en vol, c'est important.
La crypto-monnaie comme moyen de paiement. Ça existe déjà. Je n'ai pas de doute que ça va... C'est déjà mainstream. Le vrai enjeu, c'est législation. Le jour où les Américains décident que le dollar... On n'a pas le choix que de le backer par des cryptos. Là, ça va changer. Banque Nationale a annoncé qu'il supportait une crypto-monnaie canadienne backée par le dollar. Donc, on y arrive.
Les robots humanoïdes d'usage général, donc d'avoir notre robot à la maison qui fait des tâches ménagères. L'énergie. L'énergie encore une fois. Qui existe déjà. Déjà des robots qui lavent la piscine. C'est primitif. Ça va se développer. Mais des robots, comme on voit dans les films, ça te prend des batteries puissantes. Avec des capacités énormes.
Une crise d'énergie, donc les riches vont avoir plus accès plus rapidement. Dernière innovation, la viande de laboratoire. Donc, on ne tue plus d'animaux pour avoir accès à de la protéine. Ça, on peut déjà cloner sans aucun problème. Mais c'est moralement et éthiquement si tu as accepté. C'est weird. C'est ça la question. Technologiquement, c'est faisable. Technologiquement, mais technologiquement aussi, je peux régénérer des tissus humains.
Oui. Si tu es capable de créer de la viande laboratoire, tu peux recréer dans le fond des tissus. C'est la même technologie. C'est moral, éthique. On n'est pas encore là. On n'est pas prêt. Parce que là, si tu acceptes... OK, un tissu qui est mort, un membre qui est mort, tu peux le recréer, mais est-ce que tu redonnes la vie à quelqu'un qui est mort?
Où est-ce que tu traces la ligne? Il y a beaucoup de travail en étant des éthiciens sur l'IA. J'avais des discussions sur le véhicule, va-tu écrire qui? C'était des questions qu'on parlait, de dire s'il n'y a pas le choix d'avoir un accident, des décisions. qui doivent encore être prises par des humains qui vont être responsables et tout. C'est des grands débats. Absolument. C'est toutes des discussions qu'on avait il y a...
très longtemps qu'on a encore aujourd'hui, puis on va avoir dans 30 ans, dans 50 ans. Moi, j'ai fait la mécanique quantique, des mathématiques quantiques à l'université. Puis maintenant, ça se fait à l'informatique quantique. C'est les mêmes principes. Fran St-Telemy, écoute, ça a été un crash course extrêmement intéressant, un cours de résilience.
de transparence, d'humanité, en fait, de comment on est capable d'avoir de l'ambition tout en restant tellement groundé sur nos deux pattes. Merci énormément d'être venu au Dérangeant. C'était vraiment intéressant. Merci de m'avoir reçu.
On a appris énormément. Vous à la maison, n'hésitez pas à vous abonner, que ce soit sur nos plateformes Google, Spotify, Apple Podcast. Allez voir notre site web www.lesdérangeants.com où est-ce qu'on a une foule de ressources pour aider les entrepreneurs. Vous pouvez revoir.
toutes les saisons, par thème. Vous pouvez rechercher, soit en fond, croissance, vente, finance. On a tout le contenu des Dérangeants depuis 2016 qui est là-dessus. C'était Étienne Crevier qui vous remercie encore une fois d'avoir été là. Il vous dit à la semaine prochaine pour un prochain épisode. La nouvelle génération d'entrepreneurs au Québec. Les dérangeants.
