les gens souvent vont aspirer à ça quand ils se lancent en affaires, c'est à dire moi je vais devenir mon propre patron parce qu'il y a une notion de liberté qui vient avec ça dans leur tête. Ça pourrait pas être plus loin de la vérité. C'est un hasard complet en fait, quand j'étais arrivé dans le chocolat favori là, parce que moi, si je trouvais pas une solution dans
trois mois, j'étais obligé de céclairer plein de monde. Là, il y a cette conception là, peut être qu'il faut que tu connaisses tout d'un métier ou d'une industrie pour avoir du succès, mais pas nécessairement un PDG qui est mis sur la place publique parce qu'il a mis à pied 100 personnes. Ce que tu ne sais pas, c'est qu'il a peut-être sauvé la job de 800 autres avec ces
100 personnes là. Quand t'es un chef d'entreprise ou une chef d'entreprise, il faut toujours que tu penses au bien collectif avant le bien individuel, puis avant ton propre bien aussi. Le fonds de solidarité FTQ est fier de présenter les dérangeant parce qu'on a à coeur le Québec d'aujourd'hui et de demain, on est là pour soutenir les leaders d'ici, engagés, visionnaires et passionnés. ensemble, on s'investit pour avoir un impact positif sur notre société.
le podcast de la nouvelle génération d'entrepreneurs au Québec. les dérangeants. bienvenue à ce nouvel épisode des dérangeants. Ettienne Crevier à l'animation qui vous souhaite la bienvenue pour un nouvel épisode grande entrevue. Les dérangeants, c'est quoi? Vous nous connaissez après huit saisons, c'est le podcast de la nouvelle génération des entrepreneurs, fièrement présenté par le Fonds de solidarité Ftq. Comme à
chaque épisode grande entrevue. En fait, on aime ça recevoir une personnalité qui nous parle d'une idée dérangeante, une cicatrice, quelque chose qu'on ne parle pas. assez. Si cette personne là avait à écrire un livre, qu'est ce qui dirait qu'on n'entend pas assez souvent. On fait un peu une caviat à notre politique au dérangeant parce qu'on n'aime pas ça recevoir deux ou trois fois
les mêmes invités. En fait, on a vraiment brisé cette politique là quelquefois, mais pour aujourd'hui en fait, on fait exception à la règle parce qu'on reçoit une personne qu'on adore. on a reçu à la saison un dans les tout tout premiers épisodes de ce balado, Dominique Brown de Chocolat favori.
En fait, Dominique a été fondateur de Box, qui a vendu à Activision et a ensuite racheté chocolat favori pour en donner en fait le succès qu'on connaît au Québec et maintenant hors Québec aussi, parce que ça va jusqu'en Colombie Britannique et à travers le Canada, avec les produits en épicerie qui font la dans le fond, la ferveur du cacao, du chocolat et
ça là le succès qui vient avec. Dominique, c'est quelqu'un qui va nous apprendre en fait que être entrepreneur, c'est oui, une job qui peut paraître glamour que on a hâte qui on pense qu'on va être notre propre patron, mais c'est beaucoup plus difficile que ça. Honnêtement, on a euh souvent des surprises parce que comme entrepreneur, on a des clients, des fournisseurs, des banquiers, des employés qui ont des attentes envers nous et c'est là que ça se corse.
la gestion de l'équilibre travail famille, la santé mentale pour Dominique, c'est avant tout la gestion du déséquilibre. Puis on va vraiment apprendre à comment est ce que l'acharnement est vraiment une solution au talent et qu'on peut viser gros. Mais ça vient vraiment avec quelques cicatrices et quelques claques sur la gueule. Donc aujourd'hui, c'est un master classse de résilience et de savoir à quoi s'attendre. On écoute ça à l'instant.
Dominique Brown. Bienvenue au dérangeant bien merci très content d'être là. Écoute, t'es pas quelqu'un qui donne énormément d'entrevues. En fait, t'es très hyper focus. T'as été dragon à la télé pendant deux saisons ou une troisième comme dragon invité. Parce que justement tu disais moi je veux être 100 % dans mes. business. Moi, c'est ça, t'as vendu Bnox. Puis là, les gens disaient comme ah tu vas prendre ça relax tu dis non, au contraire, moi je double down, je reviens
à la charge avec chocolat favori. D'où te vient cet hyper focus là? Puis est ce que c'est ton super pouvoir ou ton super ennemi à un certain sens. Écoute, c'est un peu des deux là. Je pense que d'où ça me vient, euh c'est quelque chose que j'ai développé avec les années parce que au début, quand j'ai non, au début, quand j'étais, ben en fait, moi, j'ai tendance,
mon cerveau a tendance naturellement à aller dans toutes les directions. Puis, soit je suis je suis hyper éparpillé ou justement, je suis hyper concentré, focus, une bombe peut exploser à côté de moi, je m'en rendrai pas compte. Puis, c'est c'est justement pour pas aller un peu n'importe où, j'ai développé avec le temps cette cette cette notion-là, dire j'étais à mon meilleur quand je focus
sur les choses. Puis, d'un point de vue business, euh ça m'apporte énormément d'être focus, parce que là, je pense à à à toutes mes problèmes, 100 % du temps, j'ai toujours à peu près 3, 4 threads dans ma tête qui pensent à toutes sortes de choses, puis qui règlent toutes sortes de problèmes. Fait que ça, c'est le fun parce que ça fait que tu perds euh je perds comme jamais le fil de mes euh de mes problèmes. Ça me permet de vraiment de les analyser, puis de les suranalyser.
euh Puis là, le problème, ben, il vient quand justement, tu tombes dans la sur analyse. euh Puis que là, t'es rendu que moi, par exemple, à la fin de toutes mes journées, moi, je vais repasser toute ma journée. euh toutes les interactions que j'ai eues avec tout le monde, toutes les rencontres, les deals que j'ai faits, des courriels.
Qu'est-ce que j'ai fait de que j'aurais pu faire de mieux euh si j'ai eu des euh des rencontres, une présentation à faire un pitch des meetings vraiment importants, là, je vais te le disséquer dans ma tête. Mais ça, ça peut rendre fou, puis ça peut évidemment empiéter après ça sur ta vie personnelle, parce que c'est
très très difficile de décrocher. C'est justement, embarquer pour moi, ça peut être difficile, mais une fois que j'étais embarqué là, je suis creux là-dedans là, je suis dans un autre univers. Mais c'est ça qui est fascinant parce que dans ton histoire, euh on t'a connu deux fois, on t'a connu comme je disais avec Box et là, plus récemment, chocolat favori, mais récemment, ça fait plus récent là, mais comme ta nouvelle avancée, j'ai maintenant ça fait euh 12 ans, 12 ans.
Ouais, 12 ans de jeux vidéo, 12 ans à chocolat là je là, ça commence à faire un peu plus de temps que j'ai passé dans le chocolat favori. Sauf que Binocle, j'ai commencé ça quand j'étais euh mon Dieu, à l'école secondaire, fait que c'est c'est sûr que j'ai passé encore un peu plus de temps à jeux vidéo.
Ben ouais, puis en même mais aussi les bonnes années de ta carrière sont dans le chocolat, fait que tu sais, tout s'équivaut euh comme une chose, mais en fait, le fait d'être justement en hyper focus, est-ce que il y a pas un moment où tu te dis Mais tu sais, c'est tellement prenant, je suis j'ai j'ai besoin d'un break. Té, quand tu t'es décidé de te relancer dans le chocolat favori après avoir vendu, est-ce que c'est un choix conscient ou c'est que tu te voyais
pas faire autre chose de ta vie carrément. C'est un hasard complet en fait, quand j'étais arrivé dans le chocolat favori là, parce que moi, quand j'étais quand j'ai euh j'ai quitté euh Box, ben au début, je m'étais dit euh OK, je vais prendre une pause puis euh éventuellement, je vais revenir dans le milieu de la technologie. euh Puis je vais prendre des vacances, je vais prendre
ça relaxe. C'est euh ça faisait quand même des années que j'étais là-dedans, puis tellement tellement longtemps depuis aussi longtemps que je me souvenais que je travaillais pour euh avoir ma propre compagnie, puis avoir une compagnie en jeux vidéo. Fait que quand je suis tombé, pas d'emploi, au début, j'ai pris des vacances, j'ai pris ça relaxe un petit peu, mais après que X-Men, je veux dire, je virai en rond. tabarouette là. Tsé, être en vacances puis pas avoir de
job là, c'est pas la même affaire là. Fait que j'étais euh écoute, j'avais j'avais investi dans les mois qui précédaient dans une compagnie qui s'appelait Chocolat favori. Fait que j'avais acquis l'entreprise alors qu'elle avait juste trois chocolateries dans la région de Québec. Et euh Ben, j'étais là, puis j'avais pas de tête un peu c'est non, c'est c'est un investissement. À ce moment-là, c'est
un investissement. Puis je me souviens même qu'on m'avait demandé euh euh les employés m'avaient demandé est-ce qu'un jour tu vas être président euh chez puis tu vas travailler chez Chocolat Fav? Puis je me souviens avoir trouvé la question amusante. dans le sens que c'était impensable pour moi que je j'aille travailler chez Chocolat Favor. Mais euh étant donné que j'avais vendu mon entreprise et tout,
j'avais 12 mois de non-compétition euh à honorer. Alors, ça faisait que je pouvais pas retourner en technologie, je pouvais pas retourner en jeux vidéo, je devais prendre une espèce de pause forcée. Puis pour moi, encore une fois, c'est inconcevable de prendre un an à ne rien faire. J'étais pas rendu là dans ma vie là, j'avais mon Dieu quoi, 32, 33 ans. alors j'avais ce petit truc là qui s'appelait chocolat favori. Alors je me suis dit hein, on pourrait essayer de
réinventer l'univers de la chocolaterie. euh Moi, j'avais écoute comme n'importe qui, j'étais déjà allé dans des chocolateries, puis c'est à peu près tout pareil. Là, tu sais, les produits différaient un peu, mais c'était un peu le même concept. Je me suis dit comment est-ce qu'on pourrait essayer d'appliquer le processus créatif qu'on a dans le domaine du jeu vidéo. Moi, j'avais j'avais travaillé avec plein de licences des Spiderman.
ce monde de toutes sortes de choses. Je me suis dit peut-être qu'on peut appliquer ce processus créatif, puis essayer d'arriver avec quelque chose de complètement nouveau euh au niveau d'un concept de magasin qui serait unique. C'est ça qui
nous a lancé avec chocolat favori. Je vais prendre une petite pause de notre épisode aujourd'hui avec Dominique Brown pour en fait faire de la place à notre sponsor du fonds de RTFTQ qui nous permet en fait de mettre de l'eau au moulin et de créer de l'excellent contenu pour aider la soliditude des entrepreneurs et en fait briser justement ces tabous et plus parler de notre réalité. On ne se le cachera pas pour un balad au Québec de survivre.
Ça prend ces partenaires là de coeur qui nous supportent. Et comme à chaque grande entrevue, nous présente un enjeu économique, une réalité ou vraiment un sujet qui mérite d'être sur la mappe pour les entrepreneurs québécois. Et donc merci énormément au fond de solidarité de nous supporter et de nous éduquer avec la capsule suivante. Comme à chaque épisode, grande entrevue aux dérangeant, on aime agrémenter le tout avec contenu en fait de capsules d'experts présentées par le fonds
de solarité Ftq. Et à chaque épisode, on vous présente un enjeu économique ou une situation qu'on veut mettre en lumière aujourd'hui, c'est vraiment de garder nos sièges sociaux au Québec et le sujet du repreneuriat qu'on ne parlera jamais assez pour vraiment creuser ce sujet là. On a quelqu'un qui y baigne, qui en mange jour après jour. Julie Morand, qui est vice présidente en fait placement privé et investissements d'impact. Ce n'est pas ta première participation.
dérangeant devrais je dire rebonjour Julie, Rebonjour Étienne, Merci beaucoup de venir parce qu'en fait on parle souvent d'innovation, de start up, d'ouvrir, de démarrer une entreprise. Mais est ce qu'on sous estime le repreneuriat comme moteur économique au Québec? Je pense
que oui, souvent se lancer en affaires, partir une startup, c'est vu comme étant plus sexy que le repreneuriat. Pourtant, dans repreneuriat, il y a reprendre et il y a le mot entrepreneuriat. et l'entrepreneuriat, c'est sexy aussi. Puis c'est prouvé statistiquement que les transferts d'entreprises ont plus de chances de réussite à
moyen et long terme que les démarrages d'entreprises. Donc pour moi, le repreneuriat, c'est vraiment un axe de croissance économique pour le Québec qui est sous estimé. il faut qu'on en parle davantage.
C'est tellement bien dit parce que c'est vrai que d'avoir des clients existants, un chiffre d'affaires, c'est beaucoup plus facile à garder ouvert que de devoir partir de zéro. Puis avec la situation actuelle mondiale qu'on voit, on est de plus en plus à risque malheureusement de perdre nos sièges sociaux. On le disait dans les médias, c'est 16 000 entreprises qui peuvent fermer dans la prochaine année au Québec par manque de reprenant.
Qu'est ce qu'on perd pour le Québec quand un sièges sociaux en fait
quitte? Oui, mais chaque transfert d'entreprises raté Étienne, c'est un risque de perte d'emplois. Oui, de perte d'emplois en région, de délocalisation des décisions, c'est aussi tout un écosystème, un écosystème de fournisseurs, donc des emplois indirects qui gravitent autour de tout ça. Donc c'est vraiment c'est vraiment plus qu'une adresse, un siège social. un siège social, c'est vraiment des décisions. C'est vraiment des
emplois stratégiques qui sont souvent bien rémunérés. Puis il y a un ancrage local qui fait qu'on est capable aussi d'avoir des services et du savoir faire au Québec.
Puis la seule façon de garder ça, c'est d'avoir des gens locaux qui décident de reprendre, d'être là au poste et de garder justement ces poumons économiques là. pour le Québec. Moi, je l'ai vécu en fait cette espèce de syndrome de l'imposteur. Parce que reprendre une entreprise, ça peut être perçu comme étant compliqué, difficile, coûter des millions de dollars. Est-ce que c'est vrai ou c'est un mythe?
Je dirais que c'est un mythe parce que des occasions, il y en a. des repreneurs intéressés. Il y en a aussi des repreneurs qui s'avouent pas aussi peut être, il y en a. Puis c'est souvent un manque, je dirais d'accompagnement, un manque de connaissance du financement, puis un manque, une certaine solitude à savoir par où s'y prendre, à quelle porte cogner, savoir bien s'entendre. et c'est là que je pense que le fonds fait une différence. En venant chez nous, en cognant notre porte,
on peut vous diriger vers les bonnes personnes. On a aussi une connaissance au niveau des montages financiers complexes, toute une expertise qu'on a développée au fil des années.
Mais ça, c'est particulièrement intéressant parce que le réflexe premier des fois d'une personne qui a ce souhait là d'un entrepreneur, c'est d'er. croiser les prêteurs traditionnels. On cogner aux portes des banques, mais on le sous estime, puis on le connaît très peu. Le fonds de solidarité a vraiment un rôle particulier qui est différent d'un prêteur traditionnel. Peux tu nous expliquer dans tes mots? Comment est ce que le fonds vient vraiment avoir cette expertise là? Oui,
t'as raison. Puis c'est vrai que le réflexe va être d'aller cogner à la porte du banquier. Mais quand on fait un transfert d'entreprise, on va financer un achalandage qui est souvent un actif intangible qui est plus difficilement finançable. Donc dans un montage de transfert d'entreprise, il y a souvent une partie de capital patient. capital patient ou capital sans garantie. Et c'est là que le fonds fait la différence parce que c'est ce qu'on offre.
Donc le bout qui va manquer pour compléter le financement, c'est souvent au fond que l'entrepreneur ou le repreneur va le trouver.
Puis je pense que tu l'as dit, ça l'a passé un peu trop sous le radar, sans garantie. c'est vraiment être allé au bat avec l'entrepreneur pour quelqu'un vraiment qui achète une entreprise qui met tout ce qu'il y a ses épargnes d'une vie. En fait, le fond est là avec lui parce que si ça marche pas, le fonds perd ses billes également. Je pense que là, il n'y a pas plus grande preuve que d'un partenaire patient et vraiment qui est là pour l'économie locale avec ça.
un reprenariat pour tout le monde devient cédant un jour, tout le monde doit transférer son entreprise un jour ou l'autre. C'est quoi la plus grande erreur qu'un cédant va faire selon toi, quand qu'il vient le temps de transférer son entreprise,
je dirais vraiment que c'est la planification de sous estimer le temps. que ça va prendre pour préparer l'entreprise à cette transition là. Préparation de l'équipe à l'interne de savoir bien s'entourer. On dit souvent c'est un 3 à 5 ans, puis ce n'est pas une transaction éclair malheureusement, surtout si on a à coeur que le siège social reste au Québec comme entrepreneur. il faut se préparer, puis il faut savoir bien s'entourer.
C'est vraiment super important de le mentionner parce que malheureusement d'attendre à la dernière minute, souvent, il est beaucoup trop tard. Puis si on devait se reparler dans 2 ans, 3 ans, 5 ans, 10 ans, à quoi ressemblerait le Québec d'aujourd'hui en fait, mais qui a réussi son virage reprenariat. Oui,
bien moi je dirais qu'il y aurait moins d'argent. de journaux un peu déprimants. Comme quoi une belle entreprise est passée à des mains étrangères. On aurait une économie plus résiliente, moins sujette à des pertes d'emplois dans un cadre de récession, on aurait des technologies, des savoir faire qui sont restées ici, des décisions qui se prendraient encore ici. Puis pourquoi pas être le champion du repreneuriat à travers le monde.
Moi, c'est. je souhaite vivre dans un Québec qui ressemble à ça. Parce que honnêtement, tu l'as dit, une économie résiliente, c'est ou est ce qu'il y a des tumultes, des décisions de certains leaders internationaux, mais qui ne s'appliquent pas à nous, qui ne nous affectent pas. Et nous, on continue notre paix sociale comme si rien n'était. J'aime cette image là. Merci beaucoup Julie Morand pour ton passage au dérangeant. On revient à notre épisode à l'instant.
Mais c'est quand même fascinant parce que du jeu vidéo qui était la technologie où est-ce que le monde est ton client, là, tu te retrouves dans le retail assez local. Puis en fait, tu t'en souviens peut-être pas, mais t'étais notre invité numéro 4 au balado les dérangeants. Et aujourd'hui, je crois qu'on n'est pas loin de l'épisode numéro 200. on a quand même et c'était, on a fait entrevue en 2017, 2016. et je me souviens que t'avais dit je veux me forcer.
Moi je le dis publiquement dans 5 ans, on va faire 100 millions. Oui effectivement, puis je vais tellement le dire qu'on n'aura pas le choix de l'atteindre parce que je vais m'être peinturé dans le coin. C'est vrai, c'est vrai, je disais ça aujourd'hui, est-ce que justement le modèle de magasin de retail t'a permis d'atteindre ce rêve là? Est-ce que c'est mieux? accomplies ou c'est plus compliqué que prévu. Il y a eu des moments qui ont été plus compliqués que prévu.
C'est à dire que l'objectif de conquérir le monde est toujours là. Je pense qu'on a énormément de potentiel. Bon, il y a eu des petites choses qui s'appellent comme la covid, comme on a eu la crise dans le domaine du cacao et bien bien d'autres choses qui sont venues peut être freiner certains de nos élans. Mais on a des trois chocolateries, on est rendu à 62 chocolateries. On est dans trois provinces canadiennes. On va jusqu'à Victoria, en Colombie-Britannique.
On est à Whistler, on est à Kelowna, dans la vallée de l'Okanagan. Puis on s'appelle encore chocolat favori. On continue de de propager la marque, la culture québécoise. On est super fier de ça. Nos produits de fondu se vendent même actuellement en Corée du Sud. Alors on est en train de tranquillement de polliniser le monde, coloniser le monde avec notre concept chocolat favori qui est moins rapide qu'un jeu vidéo qui sort puis du jour au lendemain, t'as je sais
pas 100 000 dans l'autre c'est super différent. C'est très très différent parce que dans le domaine en fait, ça ne pourrait pas être plus différent dans le domaine du jeu vidéo. Premièrement, tu deal avec de l'intangib. uniquement. Donc tout ce qui est chaîne d'approvisionnement, tu t'en fous. Entreposage, tu t'en fous, inventaire, tu t'en fous, alors que c'est ultra important dans le domaine dans le domaine du retail.
euh Après ça, t'es clients euh dans le domaine du jeu vidéo, tu vas sortir un produit, puis bon, c'est un peu moins vrai aujourd'hui, mais ton jeu va se vendre à son plus fort dans les premiers. mois, après ça, tu passes à autre chose, même si ça fait deux ans que tu travailles sur le produit. Tandis que dans le domaine du retail, ben on sort un produit et littéralement tous les jours, on analyse les ventes.
On va pouvoir euh faire des tweaks sur les promotions, voir immédiatement l'effet dans les magasins, dans nos données, tout ça. Fait que là, toute la portion analyse de données est super importante chez Chocolat F. Pis, tsé, le chocolat favori, maintenant, c'est une business qui est énormément, même si on pourrait croire que c'est plus simple qu'une compagnie de jeux vidéo avec toute la technologie en arrière, c'est en fait énormément plus compliqué parce que
ah oui oui, ah oui, oui. Moi, c'était euh moi pour moi là, ma compagnie en jeux vidéo avant là, je considère que c'était ma ma maternelle d'entrepreneur là. Parce que là maintenant, dans les, tu sais, on on a tendance à avoir ça ces industries-là traditionnelles comme un peu simplifier ça dans nos têtes. Mais tu sais, nous chocolat favori, on est un manufacturier, on est un détaillant, on est un franchiseur, on est un distributeur, on est beaucoup,
beaucoup de choses, beaucoup de modèles d'affaires. Mais on est une boîte marketing, on doit on doit supporter la marque. On travaille avec des chaînes d'approvisionnement intégrées en Europe, en Asie, au Canada, partout. Donc tout attacher ça ensemble, c'est excessive. complexe à tous les niveaux. Puis moi, évidemment, en partant en grande naïveté, je m'étais dit ça va être un petit projet de retraite, ça va être simple. Dans un an, je vais passer à autre chose. Je vais aller en
jeu vidéo. Evidemment là maintenant, c'est ma 13e année si je ne me trompe pas. Puis mon Dieu, c'est c'est c'est c'est je me suis tellement développé comme entrepreneur à travers ce projet là, là, c'est vraiment vraiment excitant. Ben tu le sais peut-être pas, mais on a fait une pré-entrevue ensemble. Puis, tu m'avais dit justement oui, ça, j'étais au courant. Ça m'a vraiment marqué parce que moi j'ai vendu ma mon entreprise puis ça fait peut-être trois ou quatre ans
que je cherche le prochain défi. puis je m'étais éparpillé. Je me suis mis dans plein de de domaines comme investisseur comme adviseur. Quand t'as dit non non, mais moi j'aime pas ça être éparpillé, j'aime ça être focus. Puis un domaine, j'ai fait assis, il a mis des mots sur exactement ce que j'ai pas été capable de faire. Puis c'est le fun d'être focus sur un truc puis de comprendre puis de crack the code. tu m'as dit tes journées commencent à 2 h 30
du matin. Oui, comme ce matin d'ailleurs, t'es sérieux fait que là, t'es déjà rendu là, il est midi, t'as fait ton chiffre de comme oui oui oui, à d'autres monde dînent moi je soupe dans mon horaire de vie, oui. Mais je je veux explorer ça parce que je t'avais posé la question si t'avais à écrire un livre justement sur une idée dérangeante que les gens n'entendent pas assez. Tu m'avais dit automatiquement la gestion du déséquilibre et le
leadership là-dedans. Là, les autres stars nous écoutent, puis je me dis ça doit être un peu flou, mais principalement, t'as dit l'acharnement ou la croissance et l'équilibre, ça ne fait pas bon ménage. tu nous expliquer pourquoi? Absolument. Ben écoute si je pars du début là, une idée qui est souvent véhiculée dans l'entrepreneuriat là, puis que les gens souvent vont aspirer à ça quand ils se lancent en affaires, c'est à dire moi je vais devenir mon propre patron, puis avec la nation.
de numéro oui, tu vas devenir ton propre patron. Puis pourquoi est ce que les gens veulent devenir leur propre patron? Parce qu'il y a une notion de liberté qui vient avec ça dans leur tête. C'est que si je suis mon propre patron, je vais pouvoir avoir l'horaire que je veux. Je vais pouvoir prendre des vacances quand je veux, je vais pouvoir faire tout ce que je veux essentiellement avec mon entreprise. Ça pourrait pas être plus loin de la ville. Alors et et c'est et c'est de là que part
ce fameux déséquilibre là. Parce que là, tu rentres en affaires en disant je vais être libre, alors que rapidement là, tu vas te rendre compte que t'es toute sauf libre. Parce que ultimement, n'importe quel problème dans l'entreprise, n'importe quoi qui arrive va toujours remonter. à toi, la vitesse à laquelle l'entreprise va aller. euh La rapidité à laquelle tu vas être capable de de
concurrencer tes compétiteurs, de t'adapter à tout ça. euh un problème externe qui arrive, il va falloir que tu sois capable de jongler avec ça. Pis, tu sais les les les gens qui vont euh qui vont se dire oui, mais moi, de toute façon, je vais te la je vais te la gérer ma vie là, puis ça va être euh ça va être à mon rythme et tout. Encore une fois, c'est une fausseté parce que ta somme est en contrôle de tout
dans ce temps-là. Mais c'est complètement ridicule. Je veux dire t'es t'es n'importe quelle entreprise actuellement là est au euh est aux prises avec toutes sortes de facteurs externes que tu ne contrôles pas. Moi, dans les dernières années là, les plus gros facteurs qui ont marqué ma vie là. c'est la covid évidemment, personne ne contrôlait ça. Après ça, les taux d'intérêt ont explosé. Quand tu vends des franchises à du monde qu'il faut qu'il se finance puis qu'il développe,
mais ça vient complètement changer les choses. La guerre en Ukraine, qu'est ce que ça ça l'a pu influencer jusqu'à votre cornet chez chocolat favori. Mais vous le savez pas. Mais pourquoi? Parce que quand il y a eu la guerre en Ukraine, ça a fait exploser les coûts d'énergie et donc de transformation dans les usines en Europe et nous autres on avait du chocolat. en Europe. Donc ça l'a complètement créé un déséquilibre entre l'inflation européenne et celle canadienne. Alors il a fallu transférer
de la production en urgence en Amérique du Nord. Les les il y a toutes sortes et je pourrais y aller pendant longtemps la crise de cacao qui s'est passé, puis que là on est espérons le, on est en arrière, c'est en arrière de nous ou le cacao est passé de 2200 à 2300 à ces niveaux historiques depuis 10 à 15 ans. à 12 000 en à peu près six mois. euh Puis là, il faut que tu deal avec ça, avec
des consommateurs, t'essaies. Tout d'un coup, il faut que tu développes une expertise à l'interne de hedging, puis d'aller sur les marchés, puis tout ça que t'avais absolument pas. Mais ça là, si t'es chez vous là à dire non, non, moi, je gère ma qualité de vie d'abord et avant tout. euh ben malheureusement, c'est des choses que tu contrôles pas. Puis encore une fois, si tu te dis, c'est pas grave, moi, je vais m'en sacrer de ces affaires-là. Ben si t'es un leader qui est qui vaut qui
qui vaut quoi que ce soit, ben t'as probablement des employés. Puis, tu devrais te soucier d'abord et avant tout d'eux autres parce qu'une compagnie, c'est des gens d'abord et avant tout, bien avant d'être des produits ou quoi que ce soit d'autre. Puis ces gens-là, ben, c'est bien plate, mais ils comptent sur toi pour payer leur hypothèque. Alors, il faut que tu donnes un coup de pied dans le derrière, puis que tu sois au- aux premières lignes, au à sa ligne de front.
quand il arrive des problèmes comme ça puis que tu les aides à faire face à ça. Pis ça que tu le veuilles ou non. Fait que ça, c'est peut-être la plus la vérité la plus crue que je peux vous dire sur l'entrepreneuriat. C'est vraiment pas rose. Puis tu le disais, c'est que si tu fais pas cette job là, en fait de de ton hedging, de ton cacao, de ta gestion de ton supply chain, c'est que quelqu'un d'autre va le faire
à ta place exactement. Il va te dépasser exactement. Si tu te dis demain matin là, moi je me lance en affaires. Puis sais tu quoi? Je vais faire un petit 30 heures semaine, ça va être relax là. Mais si tu veux être dans si t'es dans un contexte de croissance que tu veux développer, que tu veux aller vite, que tu veux. ça fonctionnerait juste pas ce rythme là, parce que les chances que tu te lances dans une industrie qui a que t'auras avec lequel dans lequel t'auras pas de concurrent,
elle est très très faible. Pis, tsé euh puis ces concurrents là, ben c'est sûr que si toi tu tu travailles ton petit 40 heures semaine, il y a quelqu'un quelque part dans tes concurrents qui lui va en travailler 80. Puis euh toi tu te dis peut-être je suis super bon, puis moi, j'ai du talent sans bon sens à revendre. Puis je vois moi dans mon 40 heures, capable. C'est l'équivalent du 60 ou 7010 de quelqu'un d'autre OK, super!
Il y a quelqu'un quelque part qui a peut-être moins de talent que toi, mais qui va en faire 80, 90 heures semaine, puis qui va finir par te battre. Pis si tu dis oui, mais mettons là, t'es chanceux là, t'es dans un blue ocean qu'on appelle là. Donc euh il y a t'as pas d'autres concurrents, tu démarres un nouveau marché, puis tout ça. euh jusqu'à un certain point, ce qu'on a pu faire chez le chocolat favori avec
notre crème glacée enrobé dans le véritable chocolat. Il y a des années, on était à peu près tout seuls dans le marché. Mais inquiète-toi pas que si t'as une bonne idée, il y en a plein d'autres qui vont essayer de te courir après, puis ils vont être puis toi en plus, t'as tapé à trail avant eux autres. Fait que c'est bien plus rapide pour eux de se rendre où est-ce que t'es aujourd'hui. Toi, ça a été bien plus pénible parce que t'as été le premier à le faire, t'as été le premier à défricher.
Fait que bref, tout ça vient inévitablement avec énormément de travail que tu peux compenser aussi en t'entourant bien. En fait, il faut pas juste c'est pas juste, tu peux compenser. Il faut que tu compenses, il faut que tu saches bien t'entourer pour euh pour réussir à passer au travers de ça. Mais c'est fascinant de t'écouter parce que ce que j'aime de ton histoire aussi, puis le reprenariat est
un peu un thème. Je peux pas dire galvaudé, mais ça a été le cornerstone pour nous dérangeant cette saison-ci, le reprenariat, c'est. pratiquement 16 000 entreprises qui s'est, c'est très d'actualité. Et euh ce qu'on voit beaucoup, c'est de dire ah mais tu sais, je cherche une entreprise dans mon domaine, j'en vois pas, j'en trouve pas. Toi, t'es l'exemple typique d'un entrepreneur qui est passé de deux domaines complètement comme tu disais,
diamétralement opposé là. Il a il a fallu que tu réapprennes. Puis là, ce que j'entends un peu, puis corrige-moi si je me trompe, c'est que tu l'a réappris à force d'acharnement. tu t'es lancé dans chocolat favori avec aucune base de connaissance proprement dit. Non, je connaissais mes couleurs primaires blanc blanc lait noir alors c'était ça que je connaissais dans le chocolat puis un cornet gaufrey cornet. Oui, c'est ça exactement.
ça a pris combien de temps à juste comment je pourrais dire la learning curve de rentrer dans un nouveau secteur, un nouveau domaine. Ah mon Dieu, mais j'apprends des choses encore à tous les jours c'est un processus bien oui, c'est un processus continu et tout ça, mais je ne prétends jamais être le meilleur dans rien non plus. Moi je suis un bon généraliste, alors je suis meilleur que la moyenne dans bien des choses là humblement. Par contre, ça ne sera jamais suffisant parce que
je veux avoir les meilleurs dans toutes. Donc, je veux avoir la meilleure personne en finance, la meilleure personne dans le chocolat, la meilleure personne en distribution, meilleure personne en production dans mon équipe en tout temps. Fait que moi, c'est c'est là-dessus, c'est comme ça que j'ai bâti euh chocolat favori. C'est comme ça que j'avais bâti Binox aussi là, moi,
j'étais un programmeur analyste à la base, OK? Puis, j'étais un bon programmeur, mais ultimement, quand je suis arrivé chez Binox après quelques années, je me suis rendu compte que euh il me fallait quelqu'un de meilleur, fait que j'étais allé engager le gars avec qui j'étais au début de ma carrière, puis qu'on était toujours à couteau tiré parce que à qui allait être le meilleur programmeur. Puis dans le fond, moi, je savais qu'il allait être meilleur que moi.
Je savais qu'il y avait plus de potentiel qu'il allait se rendre plus loin. Fait que je suis allé l'engager, puis je disais écoute, Sylvain, regarde, si tu viens avec moi là, je vais te je vais te donner mon poste, tu vas être chef de la technologie parce que je sais que tu vas nous amener ailleurs. Fait que c'est ça que j'ai fait dans toute.
Fait que pour moi, tu sais à ton point de dire reprendre une business là, en fait là, c'est que il y a cette euh il y a cette conception-là peut-être que il faut que tu connaisses toute sur un sur un métier d'un métier ou d'une industrie pour avoir du succès, mais pas nécessairement. À partir du moment là, le rôle d'un leader là, d'un président de compagnie ou d'une présidente de compagnie.
c'est essentiellement là de pointer la direction à ton équipe là, puis de t'assurer qu'ils ont les moyens puis les outils pour aller dans cette direction là. OK, c'est tout. Puis après ça, ben il faut que tu bâtisses l'équipe aussi pour être capable de te rendre là. Puis tu sais ça là, c'est une vérité qui, je pense, s'applique à n'importe quelle entreprise. Peu importe le si t'as si t'as une entreprise, si tu veux investir.
dans une entreprise, reprendre une entreprise qui te dit rien, ça t'intéresse pas pantoute ou t'as aucune espèce d'idée ou amener ça ou développer ça ou t'es pas particulièrement motivé à l'amener plus loin ou plus vite ou plus toute là,
vas-y pas OK. Par contre, si t'as une industrie, t'as quelque chose qui t'intéresse, tu te dis heille moi là, ça me tenterait d'essayer de faire telle telle telle chose avec puis d'amener ça encore plus loin et tout ben ça peut être suffisant parce qu'après ça, ben l'équipe en place, ta gauge, tu te dis OK, bon, mais cette équipe-là, c'est-tu la bonne équipe par rapport à mon objectif, je dois avoir besoin de monde plus fort dans telle telle région.
Puis après ça là, tu t'en vas mettre t'entourer de monde qui sont vraiment très très forts, puis qui vont t'amener au prochain niveau, puis qui vont tripper avec toi sur cet objectif-là, puis qui vont vouloir t'y amener. Mais y a-t-il un moment?
depuis 13 ans dans ton histoire où est-ce que tu dis mais si jamais il y a un building en feu dans une de nos chocolateries, c'est plus à moi de répondre ou je suis off the hook comme on pourrait dire en bon français ou est-ce que T'es dans ton, la définition justement de l'entrepreneuriat, c'est d'être toujours imputable, puis d'être toujours répondre au téléphone, même quand t'es dans un souper de Noël ou le spectacle d'un de tes enfants de de fin d'année. C'est tu ça
ton ton ton facteur de succès selon toi? Ben écoute, t'es en tant qu'entrepreneur, t'es t'es autant t'es dans en première ligne de toutes, mais en même temps, t'es le filet de sécurité de tout et de tout le monde aussi. C'est le premier et le dernier à chaque fois. Exactement, c'est qu'ultimement, t'es toujours t'es toujours imputable de tout.
euh Moi, avec les années, c'est sûr que tu sais euh au début, c'était une plus petite entreprise chocolat favori et comme Box d'ailleurs, on a commencé, on était six là, tu sais, j'étais allé chercher des anciens collègues de travail, puis on a parti ça. Fait que au début, c'est sûr que t'as plein de chapeaux. Puis avec le temps,
ben l'idée, c'est d'en enlever des chapeaux. Puis juste qu'à ce qu'ils trait, ils traitent juste le chapeau présidentiel entre guillemets là, c'est-à-dire cette définition-là de vision de chef d'orchestre.
on va appeler. OK. Alors, c'est sûr que ce que ça fait, c'est que quand il y a un building qui est en feu, ce qui m'est déjà d'ailleurs déjà arrivé, c'est pas moi, il m'en est arrivé des affaires à travers les années à un moment donné, regarde par exemple, la chocolaterie de Drummondville, on avait un gros événement planifié
et médiatique. On recevait plein de monde. L'annonce officielle, on avait envoyé des cartons dans toute la ville pour dire la chocolaterie de Drummondville ouvre telle date la veille au soir. on passe au feu alors on passe au feu, on a un feu alors on doit en urgence vider la chocolaterie, remplir l'entrepôt, générer une nouvelle commande, l'envoyer à Drummondville, faire tout le montage pendant la nuit, puis tout ça. Alors ça, est ce que c'est moi qui m'en ai occupé? Non?
Est ce que j'ai reçu un appel téléphonique en plein milieu de la nuit pour me le dire oui, alors tu sais puis là bien c'est de m'assurer que toutes les équipes ont ça en plein contrôle et tout Mais moi, je valorise beaucoup l'imputabilité euh dans mes dans mon entreprise pour dire que tout le monde dans son champ d'activité est est responsable et redevable du succès de cette portion-là de ses responsabilités. Fait que non, c'est pas
toute qui euh qui va remonter à moi, évidemment. Mais ultimement, en tant que président, t'es redevable de tout ce qui se passe dans l'entreprise. Alors, tu veux t'assurer sans faire du micro management, mais tu veux t'assurer que tout fonctionne bien. Puis, quand il y a quelque chose qui a pas bien fonctionné, Ben faut que tu sois là pour répondre à l'adresse à l'appel. Je pense à 2 h 30 du matin
quand tu reviens toi c'est ça exactement. Ce qui est bien, c'est que si ça a brûlé pendant la nuit, t'étais déjà réveillé anyway fait que c'est ça blague à part, je m'en voudrais de t'avoir avec moi, puis pas. t'as parlé justement quand tu parles d'imputabilité de tes équipes, t'as fait le test à l'extrême, de mettre tes équipes imputables. T'es parti un an, 18 mois euh un an, un an, faire le tour du monde en voilier avec ta famille
pour dire je vais gérer offsite. euh je vais quand même travailler, mais je ne vais pas travailler en étant présent. Puis je vais, je vais profiter de la vie. D'où t'es venu ce projet là de dire comme je le fais là, c'est maintenant ou jamais. Puis On parlera après ça si ça a bien été si ça a marché de gérer offsite mais c'était quoi les les les le catalyseur, l'instigateur, le le justement le qui a décidé de faire ce projet-là. En fait, je pense
que ça c'est plusieurs choses. Parce que moi, quand j'ai décidé de de faire mon voyage en voilier euh ben premièrement, il y avait le fait que moi j'étais en affaire depuis euh très très longtemps.
euh première job, c'était à 19 ans. À 19 ans, j'ai commencé comme programmeur à temps plein dans un studio de jeux vidéo, puis euh avant ça, euh je me suis formé par moi-même depuis euh aussi longtemps que je me rappelle euh soir, fin de semaine, euh je veux dire, j'apprenais mon futur métier euh sur un petit quelque chose qui s'appelait Internet. Avant ça, c'était les babillards électroniques, puis
bien d'autres affaires. Tu sais, j'ai j'ai j'ai j'ai vécu la naissance de l'internet d'une certaine façon. Fait que tu sais, moi, j'ai pas j'ai pas vécu à travers ça ce que bien d'autres gens ont vécu. Tsé euh par exemple, des voyages scolaires, j'ai été mis à la porte de l'école jeune. Fait que moi, les voyages scolaires, des euh des trips euh ouais, moi, j'ai j'ai moi au Cégep, à un moment donné, j'ai reçu une lettre de mon établissement scolaire qui me disait euh
euh Merci, mais non merci. Alors vous c'est ça, mais malheureusement, ça va être ça va être tout pour nous. Alors euh mais c'est ça, fait que moi, cette cette cette portion-là d'une jeunesse de de voyager, de faire des parties, de faire toute, j'en ai fait là, mais mais mais je me je suis tombé rapidement dans ce rythme-là euh de business F que j'avais des choses qu'il fallait que
je vive. Puis l'autre chose, c'est que moi, j'ai une philosophie dans la vie où on dit souvent, je sais plus qui euh où j'ai lu ça, mais sur le principe que pour pleinement vivre ta vie, il faut contempler la perspective de sa mort. Tu sais, c'est-à-dire que euh à tout moment, en partant d'ici, il va peut-être m'arriver quelque chose demain, est-ce que je sais pas combien de temps. Personne ne sait combien de
temps il nous reste. Fait que moi, à tout moment, je me demande est-ce que je regretterais quelque chose? mettons j'apprenais que j'avais une maladie grave ou autre chose. Pis, toute ma vie, la réponse a toujours été non. Puis, à partir du moment, à un moment donné que il y a eu un trip de voilier qui m'a pris en qui qui m'a pogné, puis là, je me suis dit, hein, j'aimerais ça voyager, j'aimerais ça euh partir avec mon voilier,
explorer le monde. Ben là, je me s- ça s'est mis à me travailler énormément. et là, je voyais pas avec la vie que j'avais comment je pourrais rentrer ça. Puis j'avais toujours ce petit quelque chose là en arrière qui me disait oui, mais là, demain matin, si t'apprends que tu vas mourir, c'est quelque chose que t'auras pas accompli, t'auras pas essayé. Puis moi
j'attends pas à ma retraite. OK, j'attends pas à plus tard quand j'ai un projet ou quand j'ai quelque chose à faire, je prends des actions maintenant. Fait que là, je m'étais mis à à faire toutes sortes de à me préparer. Donc je me suis acheté un voilier euh n'ayant jamais navigué euh avec un avec un voilier. Je commence pas au bas de l'échelle, on commence on commence. ah Lynne, je me suis dit s'il y a quelqu'un qui l'a appris, je vais être capable
moi aussi. Puis j'ai dormi à Marina, je partais travailler de la Marina à tous sur trois étés de temps pour pour apprendre mon voilier, comment ça marchait. Puis à un moment donné, j'ai les astres se sont toutes alignées d'un une année. Puis là, j'ai eu une fenêtre qui s'est ouverte. Je me suis dit gau, j'y vais, je l'apprends. Mais justement, sans rentrer dans les détails nécessairement, je veux pas que tu avoir la source secrète, mais qu'est-ce qui fait que
ça te permet? C'est quoi les astres qui s'alignent justement? Sais-tu, t'as la bonne équipe en place, les chiffres sont stables depuis 2 ans, 3 ans euh ou on a fini notre plan stratégique euh 2020. Té des cinq dernières années, fait que là, c'est bon, c'est comment tu décèles le bon moment?
Ouais, mais c'est ça là le bon moment là, c'est parce que les les je pense que ce que ça le le bon moment là pour des affaires comme ça, pour des projets personnels là, c'est comme euh euh c'est comme des arrêter de fumer, avoir un enfant ou ce genre de chose-là, tu sais c'est on dirait qu'il y a vraiment un bon moment. Il y a à un moment donné, il faut que tu prennes la décision ultimement,
puis ta vie va s'organiser autour. Puis moi, j'avais la chance d'avoir une très bonne équipe, d'être appuyé par du monde solide. um Alors, puis tu sais, on avait, on savait où on s'en allait, on savait ce qu'il fallait euh exécuter. euh fait que moi, je suis parti euh fait que je suis parti avec puis l'équipe m'a supporté. Mes actionnaires m'ont supporté également conseil d'administration. Tout le monde, c'était vraiment
franchement là, je m'attendais pas à ça. Puis, j'avais jamais, ça faisait un petit bout que je que je traînais ce rêve là, mais j'osais jamais en parler parce que je me suis dit voyons, le monde me laisseront pas partir. Il y aura pas, peut-être que tout le monde était content que je m'en aille, je le sais pas. Mais euh fait que j'ai j'ai décidé d'y aller, d'aller de
l'avant avec ça. Puis tu sais, je te dirais que quand je parle de des astres qui se sont alignés, ça a été beaucoup au niveau de ma conjointe, de ma famille parce que là, ma conjointe venait de vendre son entreprise. euh Après ça, mes enfants étaient dans le dans le momentum scolaire. Moi, j'ai plein d'enfants là, j'en ai cinq, fait que ça faisait que il y en avait qui arrivaient au Cégep, il y en avait d'autres. Mon, j'en avais un qui
était en première année, qui tombait en deuxième. Donc son apprentissage de des euh de tout ce qui est l'écriture, puis les concepts de base étaient faits. Ma fille euh au secondaire est en secondaire trois, parle-moi un secondaire dol, il y a c'est l'espèce d'année qui se passe rien. Fait que bref, tout était, c'est ça que je veux dire par les astres au niveau plus personnel, en fait, se sont alignés. Fait que j'ai décidé que
la business allait suivre. Pis, ça l'a bien marché. euh Au début, euh j'avais tout réorganisé mon horaire, redistribué les tâches, puis j'avais un point de contact par semaine avec mon équipe. Bon, vers la fin du voyage, après un an, j'étais rendu que je travaillais 5 jours semain 5 jours semaine là euh quand même là, mais Tu sais à la fin de la journée, t'es dans les Caraïbes. Fait que c'est quand même le c'est quand
même le fun. Fait que c'est ça. Mais c'est sûr que um je peux pas dire que ça a été euh simple euh tout le temps de d'aligner les deux. Puis à un moment pendant ce temps-là aussi, j'ai eu, j'avais des projets aux États-Unis. alors bêtement, ça l'a facilité beaucoup de ces projets là
parce que j'étais rendu sur la côte est américaine. C'était très facile pour moi de voyager à l'intérieur des Etats Unis, alors que si j'avais été au Canada avec toutes les procédures autour de la covid, ça aurait été très compliqué. Ah fascinant ça. Mais c'est là une question que j'avais pour toi. Est ce que ça t'est arrivé de tricher justement de revenir sur terre, de prendre un avion, d'aller
à un meeting? Malheureusement oui, justement, il y a même il y a même une fois effectivement, je pense que c'était au mois de mars ou dans cette période là où il a fallu en fait que je prenne un avion, puis que je revienne à Québec, puis que je rencontre l'équipe. Puis là, pendant une semaine, j'ai eu un blitz de meeting, puis tout ça parce qu'on a eu une problématique qu'il fallait que j'adresse. Puis moi, c'était mon entente avec mon
mon conseil d'administration. C'était regardez, je prends sur moi là. Puis c'est le principe justement du leader qu'on parle depuis tout à l'heure. C'est C'est-à-dire t'es ultimement responsable de tout ce qui se passe dans l'entreprise. Puis là, j'ai eu des cas comme ça où là, il a fallu que j'intervienne. En fait dans ce temps-là, ben, c'est part of the job là, je veux dire euh oui, c'est le fun. T'es content d'être
sur ton bateau, c'est super. Maintenant, à tout moment, il peut arriver un problème que tu vas devoir tout lâcher, puis t'occuper de ça. Fait que moi, ben, ça fait partie des contraintes de vie que j'ai accepté d'avoir. Mais Pis au niveau familial, sans tomber trop dans les détails. ça a été une expérience parce que ça s'est soudé.
Ça l'a permis un peu de justement créer des souvenirs incroyables ou est ce que à un moment donné après un an sur un bateau, là, c'est comme, on a hâte de revenir à Québec là écoute, c'est un peu tout ça. Oui, probablement que si je te disais que ça nous a permis de nous souder en tant que famille, je pense que si ma femme est à côté de moi, elle s'étoufferait dans son verre d'eau parce que ça a été un gros gros challenge. OK, ça a été un gros challenge. euh Déjà en soi, c'est un c'est
un c'est un challenge faire un voyage comme ça. Avoir une entreprise à gérer en même temps, c'est une autre chose.
Puis moi, j'apprenais au fur et à mesure, tout le monde apprenait au fur et à mesure, puis avec toutes les erreurs que ça peut euh que ça peut amener, puis le stress que ça peut amener à bord aussi là, tsé, quand t'as une famille et tout, c'est pas pareil que quand t'es tout seul sur un sur ton bateau fait qu'il y a toute la responsabilité en tant que conjoint que papa aussi qui embarque fait que le stress par rapport au danger autour d'un voilier,
tu le vis pas pareil pantoute c'est clair, fait que ça, ça a été très rock and roll. On a eu beaucoup de mises au point familiale pendant le voyage. Puis ça m'a permis en même temps d'apprendre. toutes sortes de de leçons de leadership à travers ça. Je vais te donner des exemples euh euh je pense que la la une des plus grosses euh euh apprentissage pour moi, ça a été sur la communication. euh parce que tu sais en affaire, quand t'es en en business, tu peux
faire toutes sortes d'erreurs en tant que président. Puis tu vas t'en rendre compte de certaines. Puis il y a beaucoup dans ta relation avec les employés donc tu réaliseras peut être pas. Ça dépend de ton ton ton ton niveau de sur eux, ils te le diront pas parce qu'ils sont payés pour, c'est toi le boss OK, fait qu'ils te le diront pas nécessairement. Avec ta famille, avec des amis, avec toutes, eux autres
ils vont te le dire. OK? Puis tu vas le voir tout de suite, il faut pas euh en tant que leader parce qu'être capitaine d'un bateau veut veut pas, c'est c'est c'est une forme de leadership. Fait que moi, entre autres, euh par rapport à la communication par exemple, j'ai appris à quel point c'était important.
de communiquer en amont, euh de communiquer le plan de match, de communiquer ce qui pourrait probablement se passer, de parler des différents problèmes, les identifier en avance avec ton équipe, identifier les sources de stress, identifier les questions, répondre à ces questions là avant de sauter dans le plan. Pis de pis quand il y a des problématiques, de prendre ces décisions là en équipe. Pis ça, c'est que il
y a une valeur inestimable à ça. Tu sais quand tu pars en bateau là, ben moi, je regardais à tous les matins, je regarde la météo, je fais mon plan de navigation, je regarde les dangers de navigation potentielle. Là, je regarde ça, je fais comme, on va peut-être avoir de la misère ici, peut-être avoir de la misère là, tu te le quittes. Puis là, après ça, je levais mon équipage. Moi, je levais la famille, on déjeunait, Go, on part. Puis là, après ça, il nous arrive toutes
sortes de choses. Eux autres, ils savent pas trop ce qui va se passer. Ils sont stressés, ils capotent. euh Là, des fois, le le le le stress vient à bord. Puis là, il faut que tu gères ça en plus de gérer la situation, fait que ça stresse encore plus, c'est tout. versus tu prends le temps avant de partir pendant le déjeuner ou après bien là maintenant je fais ça tout
le temps avec n'importe quel équipage. Je révise le plan de base, je dis aujourd'hui, on va faire ça, ça puis si tout se passe bien si tout se passe bien, on va faire ça. Si on a des problèmes de telle façon, bien rappelez vous que ça ça ça on va faire telle affaire. On a telle option devant nous. Si on a un peu trop de vin rendu là, regardez, j'ai tel tel port qu'on a identifié qui va permettre d'écourter le voyage. Qu'est ce que ça fait? l'équipe part, puis on a des problèmes, il n'y a
pas de problème. Ils savent qu'il y a un plan. Ils savent que ils sont on board avec le plan, ils l'ont accepté, puis c'est super. Puis quand tu prends la même chose, puis tu le le tu tu l'amènes dans un contexte d'entreprise, qu'est-ce que ça veut dire? Ça veut dire communiquer clairement ton plan annuel à la à à à tes employés. leur expliquer ça va être quoi les enjeux auxquels on va faire face? Mais pourquoi est-ce que ces enjeux là,
on a déjà des plans de contingence? Qu'est-ce que je vais m'attendre d'eux autres à ces euh de ces moments-là puis régulièrement les mettre à jour sur l'état d'avancement, puis mes attentes, puis leur les leurs réalisations versus mes attentes si on est encore en ligne. puis on s'en va dans la bonne direction. Ça va faire toute la différence du monde versus c'est-à-dire moi le plan, je l'ai dans ma tête, je vais dicter à mon
monde quoi faire. Je vais leur dire si à un moment donné, je vois qu'ils s'en vont pas dans la bonne direction. la g- t'auras pas du tout le même résultat. Ça, ça fait partie d'un des constats puis une des que que la la qu'on peut appliquer la métaphore du bateau puis du leadership sur une entreprise. Tellement plus aussi dans la tu le dis, c'est tellement logique, dit comme ça, mais c'est 15 minutes de ta journée, puis au final, ça fait toute la différence alors que on est juste paresseux
des fois de comme juste prendre ce temps-là. Puis, moi, je peux pas m'empêcher aujourd'hui ta famille d'avoir instauré ça avec tes enfants qui ont vécu un an justement d'adaptation, de de de surprise, de d'inattendu. Ça doit tellement forger le caractère. Puis aujourd'hui, après ça, n'importe quoi qui arrive dans la vie, c'est un pette là. Ben, écoute, c'est sûr, alors, ben tu sais, tout ce que je te dis comme là, c'est des réalisations qui
sont arrivées un peu malheureusement sur le tard dans notre voyage. Alors, je peux pas dire qu'il y a pas eu de de de de de problèmes importants familiaux. Il y en a eu, c'est un gros gros challenge. On a eu des moments inoubliables aussi. euh Mais c'est sûr qu'on a eu des chats moi, moi, dans ce voyage-là, il y a eu des moments littéralement
où j'ai eu peur de mourir. OK? Alors moi, ça a été fait que c'est sûr que quand tu mets ça en relation avec des moments où je suis stressé dans la vie parce que en me demandant si ma feuille excelle, il y a une erreur dedans, ben, c'est sûr que maintenant, je vois la vie différemment là. Mettons, je do- je dose mon stress euh différemment là. Tsé quand tu quand tu quand tu finis ta journée, puis t'es stressé pour le travail.
Je vous jure que c'est pas la même chose quand t'as le stress, t'as un stress v- viscéral là qui arrive là que de survie là, exactement là. Fait que ça, ça ça te permet de de tu gères ton stress différemment après ça.
j'aime ça hein. C'est comme se mettre dans des situations à l'extrême pour dire ah non, parce que moi je donne toujours l'exemple en fait de dire quand tu t'es pas capable de faire un payroll de de tes employés, tu sais, ça m'est arrivé deux fois dans mon entreprise de ne pas être capable de payer le monde, il y avait plus d'argent dans le compte, je dis après ça, tout est relatif là les les mais c'est rester connecté au problème. de tous et chacun. C'est ça qui est parce que
tu dis j'ai tellement vécu pire. Mais en tout cas, c'est un autre un autre débat. Ah mais je je je je suis d'accord avec toi là, c'est tellement, c'est ça là, pour faire le payroll ou avoir un payroll que tu ne sais pas comment tu vas faire, puis t'as deux semaines pour trouver une solution. Moi, ça m'est arrivé plusieurs fois, des fois à un moment donné en jeu vidéo, écoute, j'ai eu des moments.
j'ai eu un moment, un des pires moments de ma carrière où um j'avais euh la compagnie pour laquelle à qui j'avais vendu en fait, avait cancellé toute une série de projets et j'avais essentiellement, j'avais plein d'équipes de développement. On parle de centaines plurielles de personnes qui qui travaillait Puis si je trouvais pas une solution dans trois mois, je je je veux dire j'étais obligé d'éclairer
plein de monde là. Puis là là, t'es là là, t'as ce poids là, ses épaules, tu croises ce monde-là à la cafétéria, il t'explique que sa blonde est enceinte, un autre qui vient de s'acheter une maison. Pis toi, t'as ce poids là à vivre là fois des centaines de personnes là. Alors finalement, ça a été correct. Sauver les jobs de tout le monde, ça a été un de mes probablement mes plus gros accomplissements dans ma vie d'entrepreneur et personne
n'en a jamais entendu parler. Parce que justement, c'est une crise qui a été juste qui est pas qui est qui est pas sortie. Puis ça, c'est ça, c'est jamais payant dans la vie régler des régler des problèmes. Tu sais, t'entends parler des fois d'un d'une euh d'un PDG, puis euh qui est mis sur la place publique parce que euh il a mis à pied euh 100 personnes. ce que tu ne sais pas, c'est qu'il y a peut-être sauvé la job de 800 autres avec ces 100
personnes là. Parce que malheureusement, quand t'es un chef d'entreprise ou une chef d'entreprise, bien il faut toujours que tu penses au bien collectif avant le bien individuel puis avant ton propre bien aussi. Pis, c'est ce qui va toujours créer une disparité entre le point de vue d'un employé puis le point de vue de la direction. Le point l'employé, il pense à lui, ses conditions, puis son futur, tandis que toi en tant
que leader, ben, c'est l'inverse. Il faut que tu pa- tu penses à la majorité, puis au futur de la majorité. Fait que c'est mais ça crée une pression que qu'il faut l'avoir vécu pour la comprendre. Non, non, c'est c'est
fascinant que tu dises ça. Pis, ce qui m'amène une question parce que j'ai 1 million d'autres questions sur ton passage avec Activision, justement, post transaction, mais Pour revenir sur ce point-là de la disparité entre être entrepreneur, chef d'entreprise puis employé, euh est-ce que c'est possible d'être
ami avec ses employés d'après toi? Justement parce que Té, on dit seul au sommet là, il y a tellement d'informations que tu vois que les employés n'ont pas et que tu ne veux pas nécessairement partager que quand tu es à six employés à Box, peux-tu être vraiment proche de tout le monde ou à un moment donné, tu mets un bras à distance pour ta santé mentale.
C'est une question hyper intéressante. Puis c'est drôle parce que moi, je l'ai vécu d'une façon complètement différente chez Binox puis chez Chocolat favori. euh Chez Binox, quand j'ai démarré ça à temps plein là, j'avais incorporé ça des années avant, mais j'avais 21 ans. Alors, j'étais au début de ma vie, j'étais au début de la vie, j'étais un bébé entrepreneur. Comme je disais, on était 6 au départ, on a monté jusqu'au-dessus de 500
quand je suis parti. Puis euh puis tu sais, à travers le temps, évidemment, j'ai ditsé plein plein plein de liens avec le monde. um Mais quand à un moment donné, j'ai quitté, euh ben là, c'est là que la réalité m'a p- puis les différentes décisions que j'ai dû prendre à travers les années. euh ça l'a rendu tout beaucoup plus difficile parce que là,
j'étais ami avec tout le monde. Puis à un moment donné, j'étais à un point où non seulement j'étais ami avec des gens, mais la quasi-totalité de mon cercle d'amis était au sein de mon- de mon entreprise. Puis le problème, c'est que quand t'es chef d'entreprise, puis que t'es ami avec ton staff, veut veut pas, c'est toi le boss de la business. C'est qu'il y a toujours une espèce de premièrement de limite à l'amitié que
tu peux avoir avec euh avec tes employés. Il y a toujours un un pas qui se franchira pas d'un pas d'un d'un côté ou de l'autre Fait qu'il y a une limite à la qualité des des amitiés que tu vas pouvoir avoir. Puis deuxièmement, ça peut te prendre des décisions que t'aurais à prendre complètement invivable. Puis euh puis tu sais, moi, j'ai eu à à à mettre des gens dehors que ça m'a arraché le coeur là. Pis euh ça a été épouvantable à vivre. Puis euh des gens qui ont qui m'ont après ça
pu parler pendant des années. Fait que ça a été des des moments difficiles, mais qu'il fallait le faire parce que il fallait que je s- dans un cas qui me vient en tête, ça a sauvé la business de
faire ça. Puis euh Mais chez le chocolat favori, tu vois, je suis fort de ce, je pense qu'on peut appeler ça une forme de traumatisme que j'ai vécu chez Binox à la à la fin de Binox euh où là, je me suis retrouvé du jour au lendemain avec vraiment pas grand-chose là, parce que j'avais plus mon entreprise, j'avais plus mon identité parce qu'un entrepreneur Le monde qui disent qu'ils sont entrepreneurs, puis qu'ils ont pas de business, je sais pas ce qu'ils font là.
euh Je veux dire un entrepreneur, c'est un adjectif là. Il faut que ça vienne avec une avec quelque chose là, une business ou ou de quoi tu peux pas entreprendre rien. Tu sais, tu peux pas être entrepreneur, puis être en vacances, ça fonctionne pas. Fait que c'est propriétaire de fondateur de c'est ça. Fait que moi, quand j'arrive avec euh avec chocolat favori, ben, j'ai rebâti différemment ma vie. Fait que j'ai complètement séparé euh ma vie personnelle, mes amis,
mon cercle d'amis d'avec mon mon entreprise. Ça veut pas dire que j'ai pas des liens avec des gens, puis que il y a pas que je vais pas euh faire des du social avec du monde dans le business, mais j'ai fait une euh j'ai j'ai approché ça de façon complètement différente. Puis c'est beaucoup plus sain maintenant pour moi. Puis ça m'enlève effectivement cette charge. émotionnel là, puis cette charge mentale là supplémentaire qui viendrait
avec ça là. C'est intéressant que tu dises ça parce que d'avoir vécu les deux modèles chocolat favori Box moi, j'avais comme citation, quelqu'un m'avait dit à un moment donné, quand t'es employé, t'es frustré, quand t'es entrepreneur, t'es stressé. Fait que je choisis ton poison dans vie parce que il n'y a pas de job parfait, mais de ton côté, tu l'as vécu en vendant Box où est-ce que là t'es devenu dans un rôle d'employé, mais comme tu disais, ta personnalité, en fait, t'as pas amené à vivre.
le rôle d'employé de manière traditionnelle. T'es resté entrepreneur. Comment t'as réussi ça? C'étaitis tu plaisant au final de bien soudainement, depuis avoir la charge financière du payroll? Ben oui, parce que pour moi c'était rendu, c'était rendu plus vivable à la fin. Pourtant, on avait beaucoup de succès chez Binox. Là, ça allait très très bien. On avait financièrement, ça allait bien, on était très profitable, j'avais aucune dette, c'était.
quasi 100 % actionnaire de l'entreprise quand j'ai vendu parce que j'avais laissé quelque part à des employés clés, puis tout ça. Mais mais cette cette responsabilité là, à un moment donné, me grugeait euh le mental d'une façon épouvantable. Fait que j'ai vendu, mais j'ai pas vendu à n'importe qui.
J'ai vendu à Activision, puis Activision à ce moment-là, là maintenant, je sais plus, mais à ce moment ben là maintenant, ils ont été vendus à Microsoft et tout ça, mais à ce moment-là, c'était une entreprise qui avait la réputation. justement d'acheter quand ils achetaient un studio, c'est à peu près toujours les fondateurs restaient avec l'entreprise parce que il y avait une grande culture entrepreneuriale là. Puis j'ai rapidement
compris pourquoi? Parce qu'essentiellement euh je veux dire à partir du moment que tes budgets, puis ton plan de de l'année étaient approuvés, puis t'avais tes projets, je veux dire euh tu euh écoute, tu faisais euh pas mal tout ce que tu voulais. Ils sacrer la paix complètement. Il y a eu une année où j'ai parlé à mon boss une fois dans l'année. euh Puis, moi, je livrais mes projets, fait qu'il y avait toujours un feu qui était le plus important quelque part.
Puis on était la première acquisition à l'extérieur des États-Unis en plus, fait qu'il comprenaient rien à notre marché. euh Au début, il y avait de la misère juste à gérer les dollars canadiens là, puis euh puis les taux de change. Fait que j'ai pris, moi, j'ai j'ai finalement gardé encore plus de responsabilités que bien des gens. Puis, j'avais un plan de croître la business, puis de faire des jeux vidéos qui
allaient se retrouver partout à travers le monde. Puis ils m'offraient des a-, je les voyais comme un agent qui accélérait tout ça. Alors franchement, il y a eu un super mariage là-dedans. Puis je suis resté des années avec eux autres, puis très heureux parce que justement, ils te laissaient le champ libre. T'étais un entrepreneur, un entrepreneur à l'interne. Qu'est ce qui, selon toi a rendu
a fait le sexiness de Bnox pour une acquisition. La première acquisition hors Etats Unis d'un studio majeur comme Activision là qui est en fait qui ont acheté Blizzard qui ont ils sont derrière des Tony Hawk cater Blizzard, c'était World of Warcraft à l'époque là. Donc euh qu'est ce que t'as bâti qui a été justement sexy à ce point là, ce qui a été euh spécial et qui a fait la différence.
à l'époque, c'est qu'on s'était développé une euh on s'était développé une expertise euh vraiment unique de conversion de jeux vidéo. Donc euh à un moment charnière, c'est-à-dire que de la conversion de jeux vidéo ou du port qu'on dit en anglais, donc ça permettait euh nous autres on a notre spécialité, c'est qu'on prenait un jeu par exemple qui se faisait sur PC on puis on le rendait compatible sur Mac, on prenait un jeu sur Xbox, on l'amenait sur euh
Nintendo, peu importe. OK. Donc on on on on permettait dans un moment où les plateformes de jeux vidéo commençaient à exploser, puis que là, on avait des développeurs de jeux vidéo ou des éditeurs de jeux vidéo ben qui avaient mis un peu toutes leurs oeufs dans le même panier de telle ou telle plateforme. Ben là, ils voyaient le la la l'assiette, la la la tarte de consommateur commencer à se m- morceler. Puis là on on devenait avec des un marché qui était
de plus en plus fragmenté. Alors alors que avant, par exemple, s'il sortait un jeu sur PC, il y avait 90 % du marché. Ben là avec la console avec tout, il y avait peut-être juste 20 % du marché. Mais le jeu il coûtait pas moins cher à produire. Alors à ce moment-là, nous autres, on arrivait avec une expertise, puis au début, on convertissait les jeux vidéos par après, puis à un moment donné, on le faisait en même temps que le développement du jeu principal.
Donc là, ils pouvaient utiliser la même campagne marketing, les mêmes assets, les mêmes tout pour sortir leurs jeux, mais là, à atteindre un public beaucoup plus large. Et fait que ça a été ça l'expertise qu'on avait. Puis à un moment donné, on a développé beaucoup beaucoup de produits pour Activision, puis essentiellement, on était à un point où on était leur stratégie sur PC. C'est pas compliqué, on était, on
faisait à peu près tous leurs produits sur PC. Et là, c'est là que qu'à un moment donné, ben ils sont euh l'histoire est plus compliquée que ça là. Mais à un moment donné, ils se sont dit peut-être qu'on pourrait joindre nos forces puis venir à 100 % dans l'entreprise. Puis moi je voulais, c'est un client qui est devenu finalement c'est un client qui est devenu propriétaire. Exactement. Makes sense. C'est une meilleure façon de flirter à un certain d'apprendre
à se connaître. Puis ça te manque tu cet aspect tech là dans ton quotidien? Parce que comme tu disais, t'as commencé très jeune. en en manger à le faire le soir. Puis est ce que aujourd'hui justement, tu as ces réflexes avec chocolat favori de venir acheter un peu de AI et devenir développer des exemples à nous donner. Ben oui, plein. Moi j'étais encore un programmeur dans l'âme, puis un gars de technologie là définitivement là. Puis tu sais, c'est chocolat favori.
Ah oui oui, mais moi j'ai le chocolat, il y a pas il y a pas euh moi, mon département TI touche pas à mes affaires puis euh euh je veux dire, je m'occupe de mon ordinateur, je m'occupe de toutes mes trucs, puis euh puis tout ça, mais tu sais des exemples concrets, par exemple, euh tu sais toute le le système de euh d'analyse de données, d'analytique, de tableau de bord, de tout ce qu'ils utilisent qui qui gère toutes les ventes chez Chocolat fais. Ben
c'est moi qui l'a développé. Donc tout ce système-là. euh les je fais beaucoup beaucoup de de trucs comme ça en ce moment, l'intelligence artificielle, j'étudie beaucoup ça. euh j'ai j'ai développé des des apps, j'ai développé toutes sortes de patentes euh avec ça. Fait que ça m'intéresse énormément. euh Puis, tu sais, moi, j'ai j'ai ces deux côtés-là, je les
ai toujours eu. J'ai le côté Quand j'étais jeune, je je moi je faisais beaucoup beaucoup de dessins, j'ai été prof de dessin, j'ai été j'ai gagné des concours de dessin, j'ai fait toutes sortes de dessins. Puis en même temps, j'étais extrêmement technologique, je programmais et tout, fait que là j'ai toujours eu le côté créatif, puis le côté programmation. Fait que pour moi, chez Chocolat favori, ben ça s'est traduit hein tout le côté création de produits que maintenant,
j'ai beaucoup délaissés. J'ai j'ai une équipe extraordinaire là-dessus. Pis le côté ben programmation technologique qui là va se traduire justement dans des développements de système, puis toutes sortes d'expérimentation au quotidien là. Ben c'est ça qui est fascinant parce que on voit souvent le AI comme des palanteer de ce monde, des entreprises qui vont appliquer le AI dans le quotidien des Open AI les anthropiques. Mais la réalité du pouvoir, surtout pour
l'économie québécoise. Corrigez moi si je me trompe, c'est justement ces ces ces figures, ces case studies là de dire automatiser le supply chain. ça peut être fait vraiment par la technologie qui n'est pas une interface sexy, c'est pas quelqu'un qui comprend que Monsieur Madame tout le monde peut aller sur un site web et faire ça, mais c'est ça change les business les plus traditionnels là. écoute, c'est c'est normal que là à ce moment, on
est au début de l'intelligence artificielle. La majorité des gens ne la comprennent pas. On l'ou, ça fait quand même quelques années, mais on oublie que c'est les débuts, c'est les, c'est vraiment encore les débuts. Puis on a bien beau dire ça se développe encore à une vitesse de fou, puis tout ça, puis on est vraiment, mais on est quand même dans les débuts. Puis Monsieur et Madame tout le monde vont être euh au niveau de l'intelligence artificielle sont sont surtout um
euh sont surtout exposés à ce que j'appelle des des gosses. OK. Donc euh tu sais des affaires de euh tu sais s'amuser à jaser avec Chat GPT euh générer une image drôle de ton mononcle à Noël. Tu sais, peu importe des affaires comme ça, tu sais, puis ça, c'est toutes sortes de patente. Mais effectivement, on va pouvoir aller beaucoup plus loin dans de l'automatisation ultimement de choses qu'avant, on ne pensait pas qu'il était même possible d'automatiser.
Sauf que justement, l'approche, la réflexion pour une entreprise doit commencer comme elle aurait dû commencer dans n'importe quel projet informatique ou autre chose, c'est-à-dire à la base de dire est-ce que tes processus sont forts dans l'organisation? Est-ce qu'ils ont été bien mappés? Est-ce que les responsabilités sont bien distribuées? Est-ce que tout ça, mais tout ça doit être fait.
C'est comme la première étape avant de vouloir intégrer de l'intelligence artificielle parce que sinon Tu vas c'est c'est c'est comme si tu tu vas vouloir optimiser des patentes sans comprendre l'ampleur de ton organisation. Puis là, tu vas organ- tu sais si tu dis mettons exemple, on va euh sortir une euh on va sortir euh mettre un outil en place pour euh euh générer des présentations PowerPoint automatiques puis plus belles. OK, exemple, OK.
est-ce que c'est vraiment créateur de valeur? Est-ce que ça va transformer ton entreprise? Est-ce que tu vas devenir plus concurrentiel à cause de ça? Probablement pas ultimement, ça va coûter plus cher à ton organisation qui va devoir fournir cet outil là à tout le monde. Puis dans quelque temps, les gens vont dépendre de cet outil là, fait que tu vas dépendre de la dépense qui vient avec. OK? Ce qui est surtout important, je ne peux plus en penser,
ça me tente plus. C'est ça ce que tu veux regarder, c'est vraiment des processus. au sens plus large, puis qu'est-ce qui est créateur de valeur ajoutée, puis comment est-ce que tu peux aller focuser ton gens sur tes gens sur les bonnes affaires là-dedans, puis utiliser l'intelligence artificielle pour d'une bonne façon pour venir créer de la valeur, puis te rendre plus concurrentiel. Puis ça, c'est moins facile qu'on euh c'est moins facile qu'on pense.
Tu sais, mais il y a des énormes opportunités euh là-dedans. Puis tu sais, oui, toute le le le le les, par exemple, la chaîne d'approvisionnement, t'as raison, c'est ça, c'est quelque chose qui doit absolument euh qui peut bénéficier énormément de l'intelligence artificielle dans toute la gestion des inventeurs,
toutes les pré- la prévisibilité et tout. Mais encore une fois, en tant qu'entreprise, ben, il faut que tu fasses attention de pas griffer de l'intelligence artificielle partout parce que l'intelligence artificielle, faut pas que tu la confondes avec un service informatique standard. C'est-à-dire que L'intelligence artificielle, chaque fois que tu utilises l'intelligence artificielle, il
y a un coût en arrière de ça. Un peu un coût de monétaire là pour euh parce que là, tu vas prendre un système qui va venir évaluer les données dans un contexte qui peut euh que tu vas vouloir lui préciser, puis qui va t'offrir toutes sortes de chemins,
des possibilités. Ça, c'est le fun pour certaines choses. Mais quand tu as des process qui pourraient être euh automatisé par une bonne vieille solution informatique que t'implantes puis une macro ou quelque chose, t'es bien mieux d'y aller avec ça parce que là, ça va faire ça va aller s- ça va aller s- ça va aller
encore plus vite, ça va être bien moins coûteux. Fait que c'est pour ça qu'il faut faire attention dans ce moment-là où tout le monde se garoche dans l'intelligence artificielle, de faire attention de bien l'utiliser pour pas te créer des besoins, puis devenir de venir alourdir ultimement ton organisation parce que tout ce que t'implantes là, que ce soit de l'intelligence artificielle ou de l'informatique, il faut quelqu'un quelque part qui supporte ça. OK, puis il y a un coup de support à ça.
Alors bref, des questions à se poser si on on va dans l'intelligence artificielle. On dirait que j'ai envie, je m'en voudrais de t'avoir devant moi, puis pas poke your brain de sociologue anthropologue du Québec parce que tu veux avec euh comme dragon, t'as vu les les PME, t'as vu les la nouvelle génération d'entrepreneurs venir pitch les projets qui étaient plus hot, moins hot. T'as fait deux saisons de Dragon temps plein là, t'es revenu. Dragon FT et récemment pour les 15 pour la 15e saison.
Encore Dragon FT, tu disais que c'était le meilleur modèle pour toi. C'est comme le Dragon invité, c'est parfait, c'est comme pas trop prenant. Pourquoi justement, c'est oui, t'aimes ça? Ben en fait, j'aime beaucoup ça parce que ce que les gens réalisent pas aux dragons, c'est que avant tout, tu fais des contacts, t'as des t'as des euh des gens qui vont avoir besoin de ton temps hein. Il
y a beaucoup beaucoup de monde. Tu sais, t'as des petites, t'as des entreprises t'as des entreprises de toute de toute grosse. qui vont passer au dragon. Puis souvent, les plus petites entreprises sont là, puis ils vont dire, ils vont arriver, ils vont dire, j'ai besoin de 10 000 €, j'ai besoin de 20 000 $, 30 000 €, peu importe. Mais quand t'as besoin de ça en général là, t'es capable d'obtenir cet argent-là, généralement ailleurs. OK par d'autres euh
d'autres façons ou autres. Mais les dragons, c'est une belle façon, c'est une belle vitrine aussi de lancement pour ton entreprise
et tout. Mais ultimement, si t'as besoin de 10 000 $ là, probablement que si un dragon te le donne, ça va être plus pour t'aider un coup de main, mais c'est pas une véritable opportunité d'investissement pour euh pour un dragon parce que ultimement, c'est généralement si c'est des montants de cet ordre là, c'est probablement une entreprise de deux ou trois personnes, peut être même juste un fondateur. Il n'y a pas de réelles perspective de grosse croissance.
Ça va être intéressant à l'échelle d'une personne, mais pas pour un investisseur. de ton 10 000, ça reste quand même juste je veux pas minimiser mais 50 000 c'est pas comme si tu faisait 1 milliard c'est ça exactement ce que ça fait, c'est que ces cas d'investissements là qui sont nombreux en réalité c'est surtout du mentorat dont ils ont besoin. Puis du mentorat, c'est du temps ça du temps malheureusement Tobo
est un investisseur qui a 1 milliard en poche. T'as 24 heures dans une journée comme toi puis moi ok c'est ça qui rend ça plus difficile parce que quand t'as plusieurs saisons en arrière de toi, t'as des entrepreneurs des fois de la première saison auxquelles t'as participé qui te rappellent encore. Puis tu sais, tu veux les aider, tu veux pas les lâcher, tu veux leur donner des conseils et tout ça. Puis c'est toujours un petit conseil qu'ils ont besoin, mais c'est un email de plus dans
ta journée, c'est un appel de plus c'est tout. Alors c'est pour ça qu'à un moment donné, je me suis dit non, je pense que une formule dragon invité où j'ai juste quelques comme ça, c'est parfait pour moi. Puis t'as combien de deal actifs encore aujourd'hui qui sont issus de tes saisons dragons Là actuellement, j'en ai deux qui sont qui sont actifs, ça leur donne de l'amour, de l'énergie, des conseils. J'essaye le plus possible. Toujours en restant hyper focus en restant
hyper focus sur le chocolat favori. Tu sais, les gens ne le réalisent peut-être pas, mais le chocolat favori Je je je je je gère pas ça là euh tu sais, à distance avec un appel par mois là, c'est pas ça pantoute là, je suis euh dans les tranchées avec mon équipe euh pour les euh pour les fêtes de Noël, là, vous allez me voir, euh je vais être en arrière d'un comptoir dans un chocolat favori, comme toute le reste de mon équipe administrative parce que
tout le monde est obligé de faire du temps dans une chocolaterie plusieurs fois par année pour rester connecté avec les clients. Fait que ça, c'est je le fais encore, j'aime ça, j'aime ça être avec mon équipe. Nous autres, notre bureau là, nos bureaux chez Chocolat favori sont à aire ouverte. Puis mon bureau est avec toutes les
autres bureaux. Là, j'ai pas de bureau avec une porte fermée, moi dans la vie là fait que c'est ça que j'aime le plus être avec le monde fait que les gens peuvent venir te déranger n'importe venir me jaser, fait que pour la 15e saison là, l'épisode d'aujourd'hui va être diffusé vers la fin de la saison. En fait, on va déjà avoir potentiellement vu les épisodes. Qu'est-ce qui t'a le plus euh séduit, marqué, tu dirais dans les projets de l'avenir du Québec, les pitchs que t'as reçus au Dragons.
Ben moi, écoute euh les pitchs, ça a été euh que j'ai vu là, il y a des pitchs de créativité. euh Moi, le le les les projets de le projet de connecteur là de de Alex, j'ai trouvé ça hallucinant comme euh c'est j'ai trouvé que c'était du pur génie honnêtement là. Puis ça, c'est c'est impressionnant de voir ça, des idées comme ça qui sortent de de l'entrepreneuriat québécois. Puis euh évidemment là, les autres euh les autres projets
dans lesquels j'ai investi. Puis, ultimement, j'en ressors, ce que j'ai ressorti à chaque saison, c'est à quel point l'entrepreneuriat québécois peut être beau, tu sais. Puis, moi, c'est sûr que quand on voit ces projets-là, puis c'est pareil pour toutes les dragons, ils diraient toutes la même affaire. C'est que tu revois tes débuts, tu revois cette énergie-là euh que t'avais au départ, puis comment est-ce que c'est beau?
Puis comment est ce que j'irais jusqu'à dire que la naïveté, tu ne verras jamais rire de quelqu'un au dragon ou me moquer de l'aspect d'un plan d'affaires ou quelque chose. Parce que cette naïveté là qu'on voit, c'est beau, c'est une belle naïveté. Je me souviens de cette naïveté là que j'avais aussi au départ, où je pensais que j'étais donc bien bon et que j'allais avoir des.
projets partout, mes jeux allaient distribués partout deux ans plus tard, puis encore chez le chocolat favori que je pensais que ça allait être simple. Mais tu sais, elle est nécessaire, cette naïveté là sans quoi si tu savais dans quoi tu t'embarquerais bien tu le ferais peut être jamais la moitié lâcherait. Mais une fois que t'as le bras dans le tordeur dans l'entrepreneuriat, bien là, t'as pas le choix de continuer, t'as pas le choix de t'en sortir.
t'as pas le choix de trouver des euh des euh des euh solutions à tout. Puis sais-tu crois, tu vas survivre, puis tu vas être quelqu'un d'encore plus hot après, tu puis ça va s'appliquer dans toutes les sphères de ta vie. Fait que moi, c'est ça que je vois au dragon à chaque fois quand il y a un entrepreneur qui arrive. Fait que moi, quand j'entends que quand j'entends toutes sortes d'initiatives pour pousser l'entrepreneuriat encore plus loin,
il faut appuyer ça au Québec, c'est super important. On crée de la richesse au Québec, mais on n'en crée pas assez. Il faut en créer plus. Il faut que notre poids économique soit encore plus grand. C'est vrai. Puis si on veut se payer les meilleures écoles, si on veut se payer tous les beaux services là qu'on veut que ce soit le transport nos projets de transport en commun, nommez les n'importe quel projet collectif qu'on a qu'on soit de gauche ou de droite ultimement, Savez vous quoi?
On a bien beau virer ça de tous et bord, il faut de l'argent. OK pour faire ça. Puis cet argent là, ben c'est l'économie qui nous la donne, puis l'économie, c'est les entrepreneurs qui la font rouler. OK. Donc quand t'as investis dans l'entrepreneuriat, quand t'as investis dans dans ces personnes là qui qui vont faire l'économie de demain t'investis dans la richesse du Québec puis t'investis ultimement dans nos écoles puis dans tout le reste de la collectivité fait que c'est vraiment
vraiment important. C'est un message que mon Dieu que j'aimerais qu'on entende pour les prochaines élections de octobre qui s'en viennent. Ma foi, t'as tellement raison. Puis ça fait 10 ans qu'on t'avait invité au balado. J'aimerais ça qu'on n'attende pas un autre 10 ans, mais mettons qu'on refaisait un épisode follow up. Troisième invitation. Dominique Brown dans 10 ans, reviens aux dérangeurs. Qu'est-ce qui va être arrivé? Où est-ce que t'es? Ça serait quoi ton ta coupe Stanley?
écoute ma coupe Stanley, ce serait que chocolat favori soit rendu une multinationale implantée dans plusieurs pays. Oui, absolument. Moi, ça a été le Canada, ça a été moi là écoute euh ben écoute Etats Unis peut être j'espère dans d'autres pays également. Mais chocolat favori, on en a d'autres des exemples de belles entreprises québécoises couchard pour ne pas le nommer, c'est l'exemple le plus é. évident de d'entreprise qui a qui est partie avec des
débuts euh très humbles. Puis euh puis après ça, qui s'est développé partout sur la terre, puis qui est maintenant une force extraordinaire. Donc, c'est des choses comme ça qu'on peut faire. Il faut y croire que une entreprise de Québec, dans notre cas, peut se retrouver partout sur la terre, peut garder le nom chocolat favori et se retrouver partout sur la terre, peut être fier de ses origines. Pis, il faut pas être gêné de dire moi, demain matin,
je veux créer une multinationale. Ça va être une multinationale québécoise. Puis cette richesse là, ben, on va partir des idées, puis du concept québécois. On va le faire découvrir à tout le monde, mais la richesse, on va la ramener au Québec. Puis on va faire valoir notre talent après ça partout. Puis je pense que c'est possible. Fait que moi, dans 10 ans, mon jackpot, ce serait de pouvoir te dire on a réussi ça.
Mais en même temps, il y a 15 ans, au premier épisode, je veux dire si il y a 15 ans, on m'avait dit que j'allais à un moment donné arriver dans le domaine du chocolat, je serais parti à rire. Je t'es fou quoi comme ça n'a pas de bon sens. Fait que où est-ce que je vais être dans 10 ans, je sais pas. On ne peut pas prévoir, on peut juste enjoy the ride, mais je suis tellement fier de toi, justement pour chocolat favori, Cirque du Soleil, c'est des des
noms qui n'ont pas été traduits. C'est tellement une grande fierté. Dominique Round, merci énormément de ta lucidité, ton pragmatisme. Je pense que c'est des messages qu'on n'entend pas assez comme entrepreneur que c'est une claque à aïeul, c'est des cicatrices dans le dos, ça fait mal. Mais quand tu sais dans quoi tu t'embarques, c'est la meilleure job au monde. Puis il y a toujours des solutions. Merci énormément encore une fois. Hé, ça
me fait plaisir, c'est toujours un plaisir. Et vous à la maison, n'hésitez pas, venez réagir sur nos épisodes, posez des questions pour nos invités, dites nous ce que vous avez aimé, moins aimé. Allez sur le site web www. lesderangeantsc pour une foule de ressources pour vous aider, c'était Étienne Crevier qui vous remercie encore une fois d'avoir été là. Il vous dit à la semaine prochaine pour un prochain épisode. le podcast de la nouvelle génération d'entrepreneurs au Québec. les dérangeants.
