¶ Respecting Entrepreneurs and Their Struggles
Moi Charles m'a apporté beaucoup parce que je me suis vraiment rendu compte de l'importance de la personne et comment supporter la personne. Il y a un support financier bien entendu, il y a un support de soundboarding. et de coaching, mais il y a un très gros support émotionnel. Parce qu'un entrepreneur passe à travers des moments difficiles qui sont plus difficiles qu'être employé. Parce que les employés dépendent de ton succès comme entrepreneur.
Si toi, tu fails, tes employés perdent leur job. Alors, être un entrepreneur, c'est probablement l'emploi pour lequel j'ai le plus haut respect. Le Fonds de solidarité FTQ est fier de présenter les dérangeants. Que vous souhaitiez devenir les premiers, les meilleurs ou les plus grands sur le marché, on prête main-forte à des entreprises aux quatre coins du Québec. Au fond, on fait plus qu'investir. On s'investit dans vos projets. Visitez lefondsftq.com baroblique entreprise.
Le podcast de la nouvelle génération d'entrepreneurs au Québec. Les Dérangeants. Bonjour tout le monde, bienvenue à un nouvel épisode de la saison 8 des Dérangeants, fièrement présenté par Le Fonds. de Solidarité, FTQ. Aujourd'hui, on a un épisode extrêmement intéressant où on va parler d'un sujet, la philanthropie. Et pour cet épisode-là, j'ai la chance d'avoir mon acolyte, Philippe Lamar. Salut Dan. Comment vas-tu? Ça va très bien, toi? Très bien.
Qu'est-ce que tu t'attends aujourd'hui avec le podcast? Qu'est-ce que tu as envie de découvrir autour de ça? Chris, je ne le connais pas beaucoup. Je suis allé lire sur lui. J'ai écouté des podcasts qu'il a fait par le passé. Moi, le monde des VCs, je trouve ça fascinant. On va perdre de l'argent.
pas ton modèle. C'est pas mon modèle. Ça fait plus que 20 ans que je travaille pour gagner chaque dollar. J'ai possédé de capital à personne. Je suis curieux d'en apprendre plus. C'est vrai que tu veux garder ta partie. J'aime le contrôle et j'aime la liberté.
¶ Chris's Entrepreneurial Journey Begins
Alors Chris, bienvenue à cet épisode des Dérangeants, très content de te recevoir. Merci beaucoup de me recevoir, ça me fait plaisir. Puis on en parlait un petit peu avant l'entrevue.
Inovia, de laquelle tu es à la tête, c'est connu dans le monde de la tech. C'est pour ça que Phil disait « je te connaissais pas beaucoup ». Évidemment, quand t'es dans le monde de la tech, je peux te garantir, Phil, on connaît Inovia. Non, mais je sais qu'il est connu, mais c'est ça. Moi, je suis curieux d'en savoir plus sur toi. Puis là, on sait que tu viens de Bonaventure.
Bonne aventure, Gaspésie. Fais-nous un petit peu un topo, je dirais, rapide, parce que le sujet aujourd'hui qu'on veut aborder, qui est un sujet qu'on a abordé dans la saison 7, qui était sur la philanthropie,
dans lequel on avait rencontré, entre autres, la présidente directrice générale de la Fondation des jeunes de la DPJ, qui nous parlait sur l'importance pour les entrepreneurs de s'impliquer, qu'on en a besoin de plus. Fait qu'on a déjà abordé le sujet, mais là, on va vraiment rentrer un peu plus creux, parce qu'il y a quand même ce paradoxe-là de dire, OK, t'es en capital,
le risque, tu es dans le monde de la tech, mais l'importance que tu donnes à redonner. Et aussi, moi, souvent, j'aime dire qu'il faut créer de la richesse pour distribuer de la richesse. S'il n'y a pas d'argent, on ne peut pas la distribuer. Mais avant ça, j'aimerais ça avoir un petit topo parce que tu as quand même une histoire assez fascinante.
Nantes. Comme tu dis, tu viens de la Gaspésie, mais tu as eu la chance de bâtir des entreprises. Moi, j'ai entendu des histoires à coulisses un peu sur tes premières entreprises, comme tu disais avec Netscape. Tu veux nous faire un petit topo du petit Chris jusqu'à la fondation de Inovia? Le petit Chris. J'ai grandi en Gaspésie à Bonaventure. Je suis parti au cégep de Rimouski. Puis là, j'ai parti de ma première compagnie en informatique. Puis ça, ça m'a amené à Québec. T'as-tu toujours su?
Que tu allais être entrepreneur? Oui. C'était quoi ta première business? Je connectais des ordinateurs. Tout le côté Ethernet, connecter le software, Fortune 1000 et les systèmes comptables dans le temps. Essayer d'expliquer aux entreprises qu'il y avait besoin de connecter deux ordinateurs, puis ils me répondaient non en un.
un fax. Fait qu'on est partis de loin. Mais rendu à Québec, j'ai commencé l'université pendant que j'arrivais ma business. Puis, à l'université, ça allait bien, mais la business aussi allait bien. Puis le business est devenu un petit peu plus international à cause de Netscape dans les années 95.
Puis, dans les années 95, ce qui est intéressant, c'est que pour ceux qui se souviennent du début de l'Internet puis du Web, le World Wide Web. Les Internets. Les Internets, les internautes, la traduction française de l'Internet et du Web. Marc Andreessen m'avait expliqué que the market is the US. Alors j'ai dit, est-ce que je peux prendre le français, l'allemand, le portugais, l'espagnol, l'italien? Puis il m'a dit oui, fait qu'il m'a donné le code source de Netscape.
Puis j'ai commencé à distribuer Netscape au niveau international. Puis là, ça m'a amené à travailler avec une équipe des employés qui étaient extraordinaires. J'ai embauché une couple de mes professeurs de l'université. C'est là aussi que j'ai « drop it out » de l'université. Malheureusement, je n'ai pas pu finir mon bac à l'Université Laval. Mais l'entreprise boumait. Puis, il boumait tellement que…
¶ Early Entrepreneurial Challenges and Failures
Je ne savais pas exactement comment ça fonctionnait pour lever des fonds. Tu étais dans la bulle. Dans ces années-là, on était proche des premières bulles. C'était le début de l'Internet. C'était vraiment le début de tout ce qu'on connaît aujourd'hui, le World Wide Web. Puis, j'avais besoin d'argent, donc j'ai dû apprendre à faire du fundraising. Puis, c'est là que je me suis aperçu qu'au Canada, il y avait quelques financiers qui finançaient des entreprises profitables.
Moi, j'étais profitable avec le service, mais essayer de vendre du software puis être à l'international, ça demandait beaucoup plus de capitaux. Puis là, je suis allé chercher des capitaux en Europe. Puis ensuite, j'ai frappé un mur, puis j'ai dû mettre à pied 85 de mes 115 employés.
Ça, ça a été très, très, très difficile. Ce mur-là est arrivé comment? C'est quoi l'histoire derrière ce mur? Je ne savais pas comment gérer une entreprise, gérer les ventes et gérer les opérations en même temps. Puis, je ne savais pas comment m'entourer. Tu avais-tu gardé le service ou tu avais arrêté de faire du service quand tu as levé du cash?
Arrêter de faire du service quand on a donné du cash, commencer juste à faire des produits, recevoir l'argent des produits, ça prenait plus de temps, tu avais besoin de plus d'argent. C'était du cash flow, c'était un produit de cash flow. 100%, puis malheureusement… J'ai dû fermer les portes à Québec. J'ai sauvé la France, le bureau de la France. Puis avec des employés, je les ai aidés à partir leur propre compagnie avec Martin Bouchard, avec Copernic, puis Yann Delisle avec Wanted.
Puis ensuite, j'avais besoin d'argent parce qu'il ne pouvait pas me payer non plus. Alors, j'ai joint Charles Siroy. Puis avec Charles Siroy, qui avait l'Empire Télésystème, il m'a donné accès à... tous ces opérateurs et tous ces entrepreneurs qui étaient d'envergure. TW, il y avait Télésystem, Microsel, dans le côté distribution vidéo aussi, etc.
Terro X présente cet épisode du balado Les dérangeants. En tant qu'accélérateur de start-up technologique, on vous aide à propulser vos innovations et à vous connecter avec des acteurs clés du milieu des affaires. Terro X.
¶ Founding Inovia: VC for Entrepreneurs
Accélère votre croissance. Qu'est-ce qu'il a vu en toi, Charles Syrois, à ce moment-là? Qu'est-ce que tu avais? Je pense qu'il a vu en moi un entrepreneur. Beaucoup de grit. La capacité d'attirer des gens. puis la connaissance de l'Internet. Je pense que c'est ça. Fais ça ton edge. Oui, c'était ça le edge. Puis j'ai commencé à faire des investissements.
Puis avec Charles, j'ai commencé à faire des investissements. Puis en 2002, j'ai aidé à partir MSBI, qui est un fonds relié à l'Université de Sherbrooke, Bishops et McGill. Puis MSBI investissait dans des projets universitaires. Puis, avec ces projets universitaires-là, on essaie de bâtir des compagnies. Mais c'est très difficile de bâtir des projets basés sur du IP quand tu n'as pas tout le management qui est capable d'opérer. Alors, pendant la période de 2002 à 2005, on a bâti le plan.
l'affaire de Inovia. Puis à partir de 2007, ça a pris deux ans à lever le premier fonds, on a lancé Inovia. Fast forward aujourd'hui, l'entreprise va bien. On est représenté au niveau mondial. On gère 2,5 milliards US, tous des investissements dans des compagnies en technologie, surtout software.
Plus 1,3 milliard de co-investissement avec nos LPs. Puis on essaie de mettre le Québec et le Canada sur la map mondiale. Parce qu'au Canada, les gens ne se rendent pas compte, mais le VC est extrêmement important comme moteur. Peut-être expliquer, parce qu'encore une fois, je le rappelle, nos auditeurs ne sont pas tous dans le monde de la tech. Donc, un VC. C'est quoi un VC? La description de Chris d'un VC, ça fait quoi?
Un VC, c'est du capital de risque. Ce n'est pas du capital qui prend un risque, c'est du capital qui prend un risque calculé. Et ce calcul-là est fait en fonction de cash flow management, si tu t'investis à fond. Pendant la première année, la deuxième année, la troisième année, est-ce que tu es capable de convertir ça en marge de profit plus élevée pour pouvoir être un leader dans ta catégorie? Puis nous, on s'est concentrés sur le monde du software.
Puis comme vous savez, le monde du software, ça a évolué beaucoup. Il y avait l'Internet, il y a le côté mobile. Après ça, il y a le côté cloud. Aujourd'hui, on a le côté AI. Donc, c'est en constante évolution. Donc, il y a toujours des nouvelles opportunités. Puis le Canada avait besoin de... d'un siège social, d'un fonds global ici pour démontrer qu'on était capable de supporter nos entrepreneurs dans notre propre ailleurs cours et non seulement les donner à nos amis américains.
Ça a été un beau 20 dernières années. Quand tu as fait ton premier job avec Sirois, tu as investi dans des entreprises à l'époque, dans des entreprises universitaires? Non, pas universitaire. On a travaillé avec les universités pour le côté licence ou patent avec Charles. C'était vraiment dans des entrepreneurs. Puis les entrepreneurs, tu peux aller chercher le IP que tu as besoin, la propriété intellectuelle.
¶ Empathy in VC: Supporting Founders
c'est vraiment dans la personne que tu investis parce que c'est les entrepreneurs qui peuvent passer à travers les tempêtes puis il va toujours avoir des tempêtes. C'est ça que j'allais te demander entre la différence de ce que tu savais à l'époque des gens qui te choisissait dans qui tu investissais puis aujourd'hui, ça a-tu changé? Ça a-tu évolué avec le temps?
Moi, Charles m'a apporté beaucoup parce que je me suis vraiment rendu compte de l'importance de la personne et comment supporter la personne. Il y a un support financier, bien entendu. Il y a un support de soundboarding. et de coaching, mais il y a un très gros support émotionnel. Parce qu'un entrepreneur passe à travers des moments difficiles, qui sont plus difficiles que...
qu'être employé, parce que les employés dépendent de ton succès comme entrepreneur. Si toi, tu fails, tes employés perdent leur job. Alors, être un entrepreneur, c'est probablement l'emploi pour lequel j'ai le plus haut respect.
Ça, c'est le fun d'entendre définitivement des fonds. Parce qu'on a souvent, puis moi, je suis de l'autre côté. Aujourd'hui, toi, tu as traversé, je dirais, de l'autre côté de la force. Tu es devenu un financier d'entrepreneur. Je pense que tu es un entrepreneur, puis on en parlera définitivement parce que tu as quand même bâti le fonds.
Tu sais, souvent, on a cette impression-là de dire que les WC, c'est des gens qui regardent des fichiers Excel. C'est des gens qui n'ont pas cette compréhension-là de l'entrepreneur, n'ont pas cette empathie définitivement de c'est quoi. Est-ce que tu penses que c'est un mythe ou une réalité qu'il y en a beaucoup?
Ça a pris 20 ans à changer. C'était exactement ça quand j'ai commencé comme entrepreneur. Et quand on est parti à Inovia, on était seulement deux fonds au Canada qui étaient vraiment un fonds géré par des entrepreneurs qui finançaient des entrepreneurs.
C'est surtout le monde financier. Pourquoi? Parce que le monde financier, il parle le même langage que la finance. Puis les gens, ils pensent que le VC, c'est juste les capitaux. Mais non, c'est de quelle façon que tu utilises les capitaux pour créer de la valeur.
puis de quelle façon tu supportes ces entrepreneurs-là à créer de la valeur. Puis la valeur, c'est quelque chose qui change avec le temps. Souvent, je dis, quand on investit, the sky's the limit, mais après 5-6 ans, tu t'aperçois jusqu'à quel point que le... elle est peut-être plus bas, puis il y a plus de nuages que tu pensais, puis qu'est-ce que tu fais? »
Est-ce que tu fais des mises à pied? Est-ce que tu vas à l'entreprise? Est-ce que tu fais un partenariat? C'est toutes des décisions qui sont difficiles à prendre toute seule. Parce que comme entrepreneur, chaque trimestre qui passe, il faut que tu fasses quelque chose d'extraordinaire, de plus. Tu es toujours à préférer un record quarter. À chaque trimestre, il faut que ce soit encore mieux, encore mieux, encore mieux. Alors, c'est un monde complexe qui demande beaucoup d'empathie.
qui demande aussi une collaboration avec les entrepreneurs. tellement profond que moi, j'aime dire que nous sommes le premier, nous étant moi et l'équipe, nous sommes le premier appel ou le deuxième appel qu'un entrepreneur va faire lorsque...
Il vit une situation, que ce soit positif ou négatif. Il y a une grosse décision à prendre. Il n'appelle pas son board. Il va arriver au board préparé. Peut-être qu'il ne parle pas à son cofondateur parce que c'est peut-être son cofondateur qui a le problème.
Ça arrive souvent, ça. Il parle à qui? Alors, cette transparence-là, c'est quelque chose... Moi, j'aurais dit qu'il ne va pas appeler son investisseur parce qu'il a peur de l'inquiéter. On a beaucoup entendu ça. Moi, j'ai écrit un livre sur la santé mentale des entrepreneurs qui s'appelle « Ici, l'entrepreneuriat, rendez-vous ».
parce que je me suis demandé la question est-ce que je suis devenu fou parce que j'étais entrepreneur ou je suis devenu entrepreneur parce que j'étais déjà fou. C'est un peu des deux. Quand tu creuses, évidemment, cet aspect-là.
Mais j'en rappelle, c'était une discussion que j'avais eue avec Isabelle Hudon de la BDC quand elle avait lancé, entre autres, son appui aux entrepreneurs en santé mentale. Je lui avais dit, je ne pense pas que les entrepreneurs vont appeler sa banque quand ça va mal. Parce que s'il y en a un... Moi, j'ai vécu les comptes spéciaux, j'ai vécu les hauts, j'ai vécu les bas.
faillite, j'ai vécu compte spéciaux. Et la dernière personne que j'appellerais, c'est mon investisseur. Qu'est-ce qui fait que les gens appellent Inovia? Parce qu'on s'entend, je t'appelle, je te dis, j'ai une mauvaise nouvelle, on vient de perdre un de nos plus gros contrats, t'as mis de l'argent chez nous.
Ça ne met pas à risque que vous soyez un peu plus intrusif ou contrôlant, comme disait Phil tout à l'heure, qui aime bien contrôler. La réalité, c'est qu'à ce moment-là, c'est déjà passé. C'est une question de parler des solutions. Qu'est-ce qu'on fait maintenant? Puis qu'est-ce qu'on fait maintenant peut être, malheureusement, vendre la compagnie ou fermer la compagnie, puis repartir à zéro. Mais c'est aussi une opportunité de trouver d'autres solutions.
Puis je ne connais pas aucune entreprise qu'on a financée. Puis tu peux parler de Wealthsimple, Lightspeed, AppDirect, Hopper. Il n'y a aucune entreprise qui n'a pas eu...
¶ Inovia's Culture and Vision
plus qu'un événement majeur dans leur vie. Puis, tu étais entrepreneur, tu es devenu financier. Est-ce que tu te sens entrepreneur aujourd'hui ou plus un financier? 100% entrepreneur. 100% entrepreneurs. Inovia, c'est un brand. Inovia, c'est un process de qualité. Inovia, c'est une culture. Inovia a des valeurs. L'équipe qu'on a bâtie, je pense aussi aux transitions.
C'est pas parce que quelqu'un est avec toi depuis 10 ans qu'il va être là encore les 10 prochaines années. Quand on lève un fonds, on lève un fonds, le fonds dure 10 ans. plus souvent que moins, lorsqu'on négocie avec une institution qui investit chez nous, comme les fonds de pension. Le Fonds de solidarité est un de nos partenaires à travers plusieurs de nos fonds.
Les gens avec qui j'ai négocié le premier fonds, ce n'est pas les mêmes personnes avec qui j'ai négocié le troisième fonds ou le dernier fonds. Les gens changent. Mais toi, tu restes. Ça fait que c'est le côté entrepreneurial d'un fonds de VC extrêmement important à mes yeux.
pis t'as jamais eu envie de ressauter la clôture, si je pourrais le dire comme ça, de repartir une entreprise, parce que là, ce que je me dis, qui doit être tellement intéressant, pis le bagage que tu dois aller chercher, c'est que tu côtoies...
des dizaines, des centaines d'entrepreneurs à succès avec des particularités, tu dois finir aussi par être capable de détecter des choses. Moi, j'ai eu la chance de rencontrer des gens souvent qui avaient fait les McKinsey ou des gens qui avaient travaillé dans justement du private equity.
Et à quel point il est devenu avec un flair, parce qu'à force de rencontrer des entrepreneurs, de voir des business, de voir des tendances, des opportunités, j'aurais eu l'impression qu'un jour, Chris, il aurait peut-être dit... Je vais retourner un petit peu de l'autre bord. Je vais en faire un home run, même si Inovia est un home run et tu aides en enfer. S'est-tu déjà arrivé que tu t'es posé dans ton salon? Je dirais que je continue-tu à faire du financement ou je me lance?
Je ne veux pas appeler ça une vraie entreprise parce que Innovia est une vraie entreprise, mais de dire je me lance un produit ou je me lance de ce côté-là. Plus qu'une fois. Je me suis posé la question plus qu'une fois. Aussi considérer des opportunités de vendre la firme. Ça se fait aussi dans notre domaine. Pas aussi souvent que dans le côté software ou entrepreneurial en dehors du WC, mais ça se fait aussi.
Puis c'est en 2015 que je me suis aperçu que j'avais une vision pour Inovia, pour le Canada, pour l'entrepreneuriat au Canada, puis que l'impact qu'on commençait à avoir au pays. était important. Si ce n'est pas nous autres qui allaient le faire, qui allaient le faire? Puis on pouvait devenir un exemple pour d'autres fonds. Puis on pouvait devenir aussi un exemple de création de valeur.
avec la façon qu'on travaille avec nos entrepreneurs. Puis Inovia est devenu, il a toujours été mon bébé, mais il est devenu le bébé que je veux voir grandir même après que je vais avoir quitté. La vision à long terme, elle a vraiment kicked in, si on veut, en 2015. Puis, c'est à partir de ce moment-là qu'Innovia est aussi parti en flèche. Puis, c'est comme un entrepreneur. Si tu es focussé à 100 % sur une cause, 100 % sur une stratégie, tout peut arriver.
¶ Inovia's Investment Process and Elite Status
Si tu as un pied in puis un pied out, tu ne prends pas les mêmes décisions. Puis c'est la même chose pour les entrepreneurs que pour un VC. Tu dois être all in. You have to be all in. Combien de dossiers tu reçois par année à examiner ou à regarder? À peu près de 2300, 2400. Combien d'investissements tu fais? À peu près une demi-douzaine en venture, qui est Typical Series A, avec les investissements de 5 à 10 millions initialement. Un à trois en growth.
qui sont des investissements de 15 à 25 millions, puis à peu près une vingtaine, on pre-seed. qui sont des petits investissements d'une couple de 100 000. Là, là, j'ai pas passé mes maths 436. Fait que mes calculs seront donc moins d'un pour cent. À peu près 1 à 1,2 pour cent. Des projets qui vont être présentés à Inovia vont être sélectionnés. Fait qu'on peut dire que...
Il y a un côté, puis ça, c'est un truc que je trouve même qu'on avait perdu un peu durant la pandémie, mais que j'ai toujours aimé du capital de risque. Il y a un petit côté élitiste au capital de risque. Je me rappelle, dans le temps, puis je trouve que c'est en train de redevenir ça. Avant, quand tu levais des capitaux de risque,
T'avais réussi quelque chose, puis t'étais un peu le cheval sur lequel les gens misaient. Parce que tu te faisais dire beaucoup non. Puis durant la pandémie, ou un petit peu avant la pandémie, il y a eu un petit peu une bulle où c'était très, très facile, je trouve, de lever des capitaux. Tu voyais de plus en plus de gens qui levaient pour de plus en plus des raisons obscures.
à certains moments. Mais moi, j'ai toujours aimé ce côté-là. Puis pour avoir le levé, moi aussi, quand tu dis « Hey, je fais partie du 1 %, je fais partie des gens qui ont réussi. »
Puis souvent, on a l'impression, parce que LinkedIn, tout le monde va mettre leurs bonnes nouvelles. Fait que tout le monde a l'air d'annoncer qu'il a des fonds. C'est pas quand tu tiens du financement que t'as réussi. C'est le début, c'est le début. Ça, c'est le vrai travail, comment ça, définitivement. C'est fou. C'est une courte victoire.
¶ Equity, Dilution, and Investor Demands
même je sais pas si c'est une victoire parce que j'aimerais ça avoir ton point de vue là-dessus parce que moi pis Phil on a un peu un parcours différent pis de plus en plus je penche de retourner dans son parcours parce que ce qu'on oublie c'est qu'à chaque fois que tu lèves des fonds tu donnes une partie de ta tarte
T'as une tarte au départ. Toi, t'as ta tarte en entier. Chez Urbania. Une grosse partie, exact. T'as une tarte de mer. Mais vous avez votre tarte. Moi, j'ai cédé des parts. J'ai cédé des parts. Quand l'épisode va sortir... Je peux l'annoncer à ce moment-ci, j'en ai jamais parlé. On a un scoop. L'entreprise va avoir été vendue. Elle va avoir été vendue à un stratégique américain. Puis à la fin, quand tu regardes ce qu'il tresse...
comme part. Au début, tu dis « Ok, il me reste comme part. » Puis là, tu as un paquet de conditions, ce qu'ils appellent les VCs des préférences de liquidation, des rendements garantis. J'avais regardé une statistique quand même assez choquante. 80% des entreprises en France ou en Europe qui avaient fait lever une série B, le fondateur à l'exit allait toucher. Zéro. Rien du tout. De nada.
L'entièreté de l'argent retourna aux investisseurs à ce moment-là. L'Europe est encore plus difficile sur certaines clauses. C'est parce qu'avec chaque rente d'investissement, les attentes sont plus élevées. Comme tu dis, les... Les requirements ou les demandes qui viennent avec le financement sont aussi plus gros. Non seulement tu donnes une partie de la tarte, il faut que la tarte devienne beaucoup plus grosse. Moi, je ne le cache pas, si demain matin, je partais à une entreprise...
Oui, j'irais chercher du VC. Je choisirais exactement qui je vais aller chercher et le pourquoi, et j'irais chercher le moins d'argent possible. Pourquoi? Parce que oui, il faut que tu partages, mais il faut que tu gères aussi les attentes.
Puis, le VC est vraiment fait pour une catégorie de compagnies. Ce n'est pas fait pour tout le monde. Puis, ce n'est pas fait pour toutes les business models non plus. Tu sais, tu disais qu'il y en a plein de compagnies qui font des investissements. Tu disais qu'il y a une culture chez Innovia. Pourquoi un entrepreneur irait vous voir? C'est quoi que vous avez d'unique? Tout le leadership chez Inovia, c'est des opérateurs ou des entrepreneurs.
Donc, ils ont tous passé à travers les tempêtes. Ils ont goûté à ça. Ils savent c'est quoi. Ils savent c'est quoi mettre le payroll sur une carte de crédit. Beaucoup d'anciens fondateurs. C'est un des trucs, moi, qui m'avais quand même attiré vers ce fonds-là. La plupart des entreprises dans lesquelles Inovia a investi,
les fondateurs prennent une partie de ce qu'ils ont reçu à la sortie. Parce qu'évidemment, il y a un enrichissement. On va parler tantôt de distribution de richesses. Et réinvestissent chez Inovia, deviennent ce qu'on appelle des LP, donc des limited partners, donc remettent
500 000, 1 million, 250 000, peu importe, dans le fond. Moi, c'est quelque chose qui me rassure dans un fond. Parce que quand tu vois un fond, justement, où c'est que des financiers autour de la table, c'est que des fonds de la FTQ pis la caisse, pis on en a besoin. C'est quand tu vois des vrais entrepreneurs qui prennent un chèque de leur poche.
puis qu'ils remettent à ceux qui les ont backés. Ça, c'était quelque chose quand même que j'avais trouvé assez particulier d'Innovia. On a au-dessus de 30 fondateurs et CEO de notre portefeuille passé ou existant qui sont investisseurs dans des fonds. subséquents, des fonds qu'on a levés. Mais ce qui est intéressant, on a trois douzaines d'entrepreneurs qui ont investi chez nous, qui sont des entrepreneurs dans lesquels on n'a pas investi.
Je pense que ça représente un petit peu aussi notre culture, c'est les relations qu'on a gardées avec des entrepreneurs, même si on a dit non. Puis tu as dit le mot « empathie » tantôt. C'est avoir de l'empathie, justement. C'est ça que vous allez chercher en ayant des anciens entrepreneurs? C'est avoir de l'empathie, mais c'est avoir de l'empathie parce qu'on comprend comment c'est difficile. On comprend pourquoi ils le font.
Et on croit dans ce qu'ils font. Même dans ceux qu'on n'investit pas parce qu'ils ne fit pas notre modèle, c'est quand même des bons entrepreneurs. Toi, tu es un bon exemple. Tantôt, tu disais qu'on a dit non quatre fois, mais je pense que c'est juste trois. Ça y a paru comme 4. C'est parce que j'ai peut-être prévu de te redemander. Après, j'ai l'impression que tu vas me dire non une autre fois. On sera peut-être à 4, mais c'est vrai que...
Innovium ont dit plusieurs fois raison, puis vraiment du début de l'aventure de Connect & Go jusqu'à la fin, je pense qu'on leur a parlé trois fois à des moments complètement différents, puis pour des raisons différentes. Par contre... Ils ont continué d'être là. Je me rappelle que je suis allé prendre un café avec Hugues chez vous pour parler de l'industrie. Puis...
de recevoir un message en disant « Hey Dom, si tu veux que je t'introduise des gens, si tu veux que je t'aide, puis je dis « Ok, mais... » Puis comme entrepreneur, quand un investisseur nous dit « Non, on a l'impression un peu d'une date où tu te fais ghoster, tu te fais laisser aller. »
Un des trucs que j'ai apprécié et que je lancerais un message à tous les investisseurs, prenez au moins 20 minutes de votre temps, 15 minutes, pour donner du feedback. Moi, j'ai levé, j'ai rencontré dans la dernière année 250 investisseurs. Le nombre de personnes, surtout au Québec, qui préfère disparaître que de te dire la vérité. De dire, Dominique...
t'as pas assez de croissance, t'es pas assez profitable. Inovia, la première raison, c'était qu'on faisait des bracelets RFID, pis ils croyaient pas dans cette technologie-là, c'était hardware, pis ils étaient pas certains que ce play-là allait être un bon play.
Puis ça nous a remis en question. En fait, on a arrêté de faire des bracelets suite à leur feedback. Donc, on a transformé l'entreprise. Parce que les investisseurs, un des trucs que j'ai vu aussi, c'est des gens extrêmement intelligents parce qu'ils envoient des projets. Ils envoient des réussites. Ils envoient des échecs.
Et un des trucs, parfois, que je disais même à 10 ans de travail, je dis même si vous ne levez pas de fonds, allez rencontrer des investisseurs. Ils vous donnent du knowledge. Ils vous donnent de l'intelligence gratuite. Ils vont vous poser des questions qui vont vous questionner. Fait que même si tu veux garder ta tarte,
¶ Navigating VC Ethics and Empathy
c'est vraiment intéressant de rencontrer ces gens-là définitivement puis ce que tu dirais Chris parce qu'après je veux quand même qu'on passe une bonne partie de l'entrevue sur la première chose c'est ta théorie de l'optionalité que je pense que t'as déjà parlé qui va un peu mettre la table mais tu sais pour moi des vies ici
C'est des sharks. On les voit comme ça. C'est des requins. Surtout américains. On est peut-être au Canada. Souvent, on est un peu plus nounours qu'aux États-Unis. On est plus polis. Mais on a l'impression, en fait, que les gens en capitaux de risque...
C'est des gens durs. Pour moi, c'est l'image même du capitalisme pur. C'est des gens qui mettent du capital, mais qui vont prendre ce qu'il faut. Et là, après ça, on va parler de philanthropie, on va parler d'aider les autres, etc. Comment tu navigues entre ces deux... Il y en a qui sont des sharks, oui, parce qu'ils sont plus financiers qu'entrepreneurial ou opérateur. Veux-tu en nommer?
Non. Des prénoms. Sauf que je vais donner un exemple concret. Lundi, cette semaine, on a un entrepreneur qui nous a envoyé une lettre pour nous informer qu'il va fermer la compagnie. Il a tout essayé. On sait qu'il y a eu la dernière année et demie très difficile et tout. Puis il a dit, levez plus de cash, ça va juste diluer tout le monde. We can't crack the cold.
Le projet qu'on avait, on a monté à quelques millions de revenus, puis on est pris. On est pris, puis on n'est pas capable de tourner ça dans une compagnie profitable. Donc, on ne sera pas capable de la vendre parce qu'elle est trop petite. Alors, on met la clé dans la porte. Puis, je t'enverrai la réponse des partners qui ont répondu aux e-mails et tout. C'est pure empathie.
Puis la prochaine fois que tu vas vouloir bâtir une compagnie, la communication était tellement transparente. L'opportunité était réelle. On y a cru parce qu'on a mis de l'argent. On y croyait autant que lui. Puis ça n'a pas fonctionné. Il y a des changements qui s'est passés. Les tarifs aux États-Unis aussi, ça n'a pas aidé, etc., pour sa business à lui, parce qu'elle était différente que d'autres business. Puis il s'est fait carrément dire...
Next time, come back and see us. Puis on a perdu de l'argent. Oui, je pense que ça nous différencie comme fonds de capital de risque. Puis pour ta question d'optionalité,
¶ The Theory of Optionality Explained
Tu vois comment j'en parle? Oui, 100%. L'obscenité, ce qui est intéressant, c'est que... It's to keep the founder in the driver's seat. OK. Si tu développes un plan d'obscenité pour ta compagnie... Ça te permet, comme entrepreneur et comme CEO d'une compagnie, de rester au volant de ta compagnie et de prendre des décisions. Qu'est-ce que ça veut dire? Quand tu bâtis ta compagnie, si tu vas chercher du financement...
À travers le temps, il faut que tu planifies que tu vas devoir donner un retour sur l'investissement à tes investisseurs. Parce que les investisseurs, si c'est des fonds, ils ont des vies fixes, qui est normalement 10 ans. Un exemple, un fonds que ça fait déjà 4 ans qu'il investit, il reste juste 6 ans à sa vie. Dans six ans d'ici, lui, il faut qu'il retourne tous les capitaux ou les actions à tous ses investisseurs. Puis il arrive quoi à la fin, là?
Tu as investi. Moi, j'ai entendu beaucoup l'histoire de Lightspeed, qui est une des raisons pourquoi, entre autres, la caisse est embarquée. Je pense que c'était Axel, que le fonds arrivait à la fin. Je ne me rappelle plus si c'était JP ou Dax, qui racontait que tu t'es rendu compte qu'il était en train d'essayer de le vendre parce qu'il devait retourner.
l'argent à leurs investisseurs. Exactement. Ça t'est-tu déjà arrivé de forcer à vendre un business? Axel est à la fin de vie de leur fonds. C'était leur premier fonds growth. Puis, il y avait des acheteurs intéressants. Ça générait un bon retour. Ça aurait été un bon petit succès canadien comme les autres succès canadiens. Une couple de centaines de millions. Plusieurs centaines de millions, mais pas un milliard.
J'aime ça comment ils parlent de pas un milliard. C'est un peu comme cheap money. On s'est assis avec JP, c'était Dave qui était le CFO dans le temps, puis Dax. Puis les trois, ils voulaient continuer. Mais, Dax sentait une responsabilité envers Axel, parce que c'était ça le dit, il savait que...
Le fonds allait être fini dans cinq ans, etc. Puis, il y avait un handshake deal sur qu'est-ce qui allait se passer, etc. Puis, la compagnie n'avait pas réussi à créer plus de valeur, mais il avait quand même créé assez de valeur que ça générait un super de beau retour.
pour Axel. Puis on s'est assis avec la caisse ainsi que d'autres investisseurs. Les autres investisseurs étaient américains. La caisse était le seul gros canadien avec investissement à Québec qui était prêt à supporter et participer. puis on a racheté Axel. Mais il ne faut pas oublier, en 2017, faire une ronde secondaire, qui veut dire racheter des actions d'actionnaires. Ce n'est pas mettre de l'argent dans la compagnie, c'est sortir l'argent de la compagnie. C'était 200 millions.
qu'on envoyait Axel, c'était le plus gros secondaire en technologie au Canada à l'époque, en 2017. Puis, il fallait y croire, parce que là, avec ton 200 millions, il faut que tu génères un multiple et un retour. C'est quoi l'attente moyenne dans un fonds comme le vôtre, 5 fois? Venture, c'est 10. Imagine, ils mettent 200 millions, Phil. Ils veulent 2 milliards. Growth, ça va être 5. C'est 3 à 5.
3 étant le plancher, 5 étant l'objectif. Puis le 10 dans Ventures, c'est parce qu'il y a beaucoup plus d'entreprises qui vont fermer, que ça ne fonctionnera pas pour différentes raisons, qui sont souvent des raisons hors du contrôle de l'entrepreneur. L'entrepreneur, il contrôle ses employés, il contrôle son produit, mais il contrôle pas le marché, il contrôle pas l'économie, il contrôle pas la COVID, etc.
Dans le côté growth, il y a une certaine stabilité avec la compagnie. Il y a toujours un moyen de tout simplement la vendre parce que la compagnie est beaucoup plus grosse et elle a une valeur pour quelqu'un d'autre. Mais plus qu'une compagnie grossit, moins qu'il y a d'acheteurs aussi. 100%. Le bassin réduit. Donc, c'est une question d'IPO ou une question stratégique de continuer de grossir. Puis, avec Lightspeed, regarde.
On a racheté à moins d'un milliard, puis on a fait l'IPO un petit peu plus qu'un an plus tard, à 1,8 milliard. Puis encore aujourd'hui, même si avec tout ce qui se passe dans le marché et tout, c'est quand même une compagnie de quelques milliards.
¶ VC Returns, Risks, and Canadian Context
Yes, 3 milliards, je pense. Ça a été une belle... Mais vous êtes dans un hit business, comme dans la musique ou tout ça. Un succès va payer pour plusieurs échecs. C'est un peu un mythe dans le milieu, que vous allez perdre cette foi, que vous allez... Nous, on s'attend à 25 à 30 % de pertes. C'est pas mal le ratio qu'on regarde. Donc, il va y avoir un nombre d'entreprises que...
on va avoir payé trop cher pour rentrer, puis quand on va sortir, on va sortir notre argent, on va sortir un petit peu plus que notre argent. Et ensuite, à ceux qui vont retourner deux fois, trois fois, puis ensuite à tes winners. On a un fond qu'on a retourné cinq fois. Oui, on a deux compagnies qui ont retourné chacun une fois le fond. Oui, mais les autres compagnies ont retourné trois fois le fond. Ça aussi, c'était une belle histoire pour démontrer...
aux investisseurs canadiens qui investissent dans des fonds et dans des compagnons de technologie que ça se fait. Si tu n'es pas capable de démontrer qu'il y a un pattern de succès, Les gens n'y croient pas tout simplement. Donc, ils se tournent vers les États-Unis et investissent plus d'argent aux États-Unis. C'est ça le challenge avec le Maple Leaf au Canada, qui sont tous nos gros fonds de pension. Il y a juste la Caisse de dépôt qui a un double mandat de s'occuper de son terroir.
et s'occuper de générer des meilleurs retours. Toutes les autres fonds de pension, c'est juste le retour. Donc, l'argent ne rentre pas au Canada, il va majoritairement aux États-Unis ou en Europe ou à l'extérieur. Mais ça, c'est après changer présentement, puis on met beaucoup d'affaires à aller. les éduquer, alors montrer des patterns de succès. Fait que, continuons avec la théorie de l'optionalité, t'es en train de dire, c'est l'est qu'il y a personne au siège.
Comme entrepreneur, si tu comprends que tu vas devoir soit racheter ou trouver du financement qui va racheter en secondaire tes investisseurs, si tu crois... Tu crois que tu peux vendre la compagnie, même si tu ne veux pas la vendre. Si tu es capable d'entretenir des relations et ou développer ta plateforme sur une base technologique qui est compatible avec des acquéreurs potentiels.
le fait que quelqu'un soit intéressé à acheter ta compagnie, tu vas avoir plus d'investisseurs intéressés à investir. Parce que s'il y a quelqu'un qui est prêt à acheter à 300 millions de ta compagnie,
mais peut-être que ça peut valoir un milliard. Donc moi, je vais investir, je vais faire trois fois mon argent. Si tu t'occupes de ta compagnie comme étant un véhicule de création de valeur pour tes employés, Pour tes investisseurs, tu vas t'occuper de toujours être à l'affût de financement potentiel, même si ça ne vient pas sur le balance sheet, l'exemple de la caisse de dépôt avec Axel et Investissement Québec.
Si tu vois des acquéreurs, il y a une transaction qui n'est pas au cas. Très belle transaction. Avec Alex. Alex le savait que nous, on était à la fin de vie de notre Early Stage Fund. Puis que... On allait devoir sortir, donc on s'organisait pour avoir une grosse rente de financement qui allait aussi pouvoir nous sortir. Puis dans le process, il y a quelque chose qui a changé dans le marché, lui, dans le domaine software pour le côté manufacturier.
Puis, il est venu cogner à la porte, puis il a dit, je pense qu'on devrait vendre la compagnie au complet. Fait que là, on s'est tourné de bord, puis nous, on n'est pas du genre, comme investisseur, à dire non, non, non, go, go, go, crée plus de valeur. Si l'entrepreneur est prêt à vendre, on va essayer d'optimiser leur outcome. Donc, on a mis tous nos efforts pour trouver plus qu'un acheteur potentiel. Puis, Alex et Antoine ont eu le choix.
Ils ont eu trois offres de firmes vraiment différentes, private equity, stratégique et growth capital. Puis, ils ont choisi le stratégique parce que le stratégique allait continuer à développer des emplois ici au Québec, à Montréal et à Sainte-Foy. Puis, eux allaient continuer à jouer un rôle dans le executive management team.
Ce qui est une chose intéressante, c'était pas la meilleure offre. Au niveau financier. C'était sûrement la meilleure offre au niveau de l'entrepreneur, mais pas la meilleure au niveau auto-financier. Non, on aurait pu faire un peu plus, quelques millions de plus avec une autre offre, mais il y avait une certitude.
de closing, puis le outcome pour les prochaines années, ben, regarde, entre moi et toi, moi, je suis capable de me tourner le bord, puis je veux dire, regarde, POCA existe toujours, c'est une division qui grossit en flèche, puis elle est encore plus mondiale et globale qu'elle était. quand elle était toute seule. Mais l'argent s'en va à l'étranger. Je te pose la question parce qu'on parle beaucoup du Canada. Oui.
On parle beaucoup de l'importance de la propriété canadienne. Moi, je le vis. Je veux un Américain en ce moment. Ce qui veut dire que oui, on va continuer d'être une entreprise au Québec, continuer de garder les emplois. Ça, on est content de ça. Mais reste que la profitabilité et l'argent qu'on fait va retourner évidemment principalement sur le marché U.S.
Comment tu vis ce côté-là? Parce que tu as quand même l'air. Je sais que tu as un côté, je ne sais pas si c'est nationaliste, mais je t'ai vu dans Build Canada, très, très impliqué à poster sur LinkedIn, entre autres, sur l'importance d'être indépendant, d'avoir une scène tech très, très forte chez nous.
¶ Wealth Creation Beyond Financial Returns
Il y a sûrement un gros pourcentage des compagnies d'Innovia qui vont être vendues, on va appeler ça des étrangers, compagnies américaines, européennes. Comment tu vois cet aspect-là au niveau du capital? Premièrement, On voit à Exit une sortie comme étant, pas une fin, mais plutôt comme étant un... un point d'inflexion pour le futur. Puis si on vend à une Américaine, parce qu'aujourd'hui, avec fierté, je peux dire qu'on a beaucoup plus de compagnies canadiennes en technologie qui est acquéreur.
AppDirect est acquéreur, Wealthsimple est acquéreur, Lightspeed est acquéreur. Donc, on voit plus d'acquisitions canadiennes, ce qui est un plus, mais lorsqu'on vend à une Américaine, l'argent revient dans le système.
Parce que là, si tu avais des anges investisseurs, tu avais des fonds qui ont investi, aux autres, ils réinvestissent la machine continue. Puis, ce n'est pas juste le côté financier qui est important. C'est du « wealth creation » point de vue financier, mais il y a aussi du « wealth creation » point de vue intellectuel.
côté patent, il y a le wealth financier point de vue spin-off, tu as des employés qui vont traverser la rue, ça fait que toi, tu viens de vendre ta compagnie, tu vas avoir des employés d'ici les deux prochaines années qui vont partir leur propre business. Qui ont peut-être bénéficié des stock options, ça fait qu'ils ont eu un peu d'argent. Exactement. Puis il déménagera pas aux États-Unis pour partir leur business. Ils vont traverser la rue.
puis ils vont partir leur business, puis ils vont essayer de poacher une couple des employés actuels, puis là, ils vont partir. Ils vont avoir une crédibilité, ils vont avoir du vécu, ils vont avoir l'expérience qui est nécessaire à attirer du financement, puis ils vont avoir une idée.
Basé sur toute cette expérience-là. Ensuite, il y a la communauté. Parce que tu vis dans une communauté. Il y a une raison pourquoi Montréal fait bon vivre. Moi, je veux juste voir Montréal fait bon construire. Je veux bâtir. Je veux que Montréal... ce redor de l'étincelle qu'on a vu. La fierté qu'on avait. On avait une fierté. Là, on a des cônes oranges. C'est différent aujourd'hui. Mais on a besoin de cette étincelle-là.
Je pense que le AI est un autre aspect où Montréal brille, mais il brille dans un corridor noir. On a besoin de le mettre à... dans la rue. On a besoin de démontrer aux gens que oui, tu peux étudier en AI à McGill, travailler avec Mila, traverser la rue, trouver du financement, puis bâtir ta compagnie, puis avoir 10 employés ou 500 employés. Ça se fait ici à Montréal.
On a besoin de cette étincelle-là de créativité, d'innovation et de s'occuper de sa communauté parce que c'est la communauté qui supporte un entrepreneur, que ce soit où tu demeures. que ce soit tes amis, ta famille ou tes enfants qui ont des problèmes ou des besoins spéciaux, tu as besoin d'une communauté riche en support pour pouvoir le faire.
¶ Philanthropy: A Personal and Societal Duty
Le « wealth creation », le côté financier, c'est juste un morceau. Oui. Puis tu fais quand même un super bon parallèle. On va tomber dans le sujet de la philanthropie. Tu parles de création de richesse, de dire qu'il y a des gens qui vont s'enrichir, il y a des gens qui vont devenir très, très riches.
plusieurs millions, plusieurs dizaines, plusieurs centaines de millions dans ces exits-là. Mon impression, c'est malheureusement un petit peu ce que j'ai vu au Québec versus le Canada ou même les U.S. Énormément de gens prennent l'argent.
vont le placer dans des placements sécuritaires, donc ne vont pas le redistribuer dans l'écosystème. Moi, c'est ce que j'ai vu des grands exits de compagnies dans le paiement, où quand on t'a parlé que son familier office fait principalement qu'il y a des financements en immobilier.
pas reprendre du risque. Il va pas redonner à ceux qui ont bénéficié, mais aussi... Réensemencer l'écosystème. Réensemencer. Je vois aussi beaucoup de gens qui vont s'acheter un gros chalet, vont s'acheter une maison en Floride. Mais je ne ressens pas qu'on a cette culture-là. Je ne sais pas comment tu le vois. Je ne sais pas si Inovia, vous préparez les entrepreneurs à dire, moi, j'ai toujours dit, c'est un privilège.
de faire de l'argent. C'est un privilège. Je pense qu'on travaille fort. On le mérite. Moi, je n'ai pas de problème de le dire. Je vais faire un exit. Il y a des millions à la fin de ça. Je le mérite, ces millions-là, définitivement. J'ai prévu, moi, les réinjecter en très, très grande partie, mais...
J'ai pas l'impression que c'est culturel au Québec. Fait que j'aimerais savoir comment toi, tu vois un peu cet aspect philanthropique-là. Puis pour moi, au-delà de la philanthropie, il y a même l'aspect de réinjecter dans des startups. Tu sais, d'aider les gens. Puis toi, Ce déclic-là, est-ce qu'il a toujours été là ou ça a pris du temps avant qu'ils viennent? Moi, ça a pris du temps avant que ça vienne. Regarde, pour répondre à ta question côté entrepreneur,
On voit de plus en plus. Je pourrais même te montrer sur une carte entre 2002 et aujourd'hui jusqu'à quel point les entrepreneurs réinvestissent dans d'autres entrepreneurs aujourd'hui. Beaucoup plus. Beaucoup plus. Je regarde juste Inovia comme fonds. On avait 1 % de nos fonds qui étaient des family office ou des individus. Aujourd'hui, on est plus dans le coin du 14-15 % du fonds qui sont des individus, des family office. Donc, oui, il y a un intérêt. Oui, ça se développe.
Mais c'est très petit à comparer à nos amis du Sud. Même à nos amis canadiens, je pense. On est Canadien, mais à l'extérieur du Québec, j'ai l'impression. L'Ontario qui est différent. L'Ontario, surtout drivé par Waterloo en premier, ensuite Toronto qui a copié. Mais... Réinvestir dans des entrepreneurs, ça a commencé, mais on a encore beaucoup de chemin à faire. Pour moi, réinvestir dans la communauté, réinvestir dans la philanthropie, ça m'est arrivé tard.
Puis je pense que c'est le cas pour plusieurs personnes. On pense au début qu'il faut avoir de l'argent pour pouvoir faire de la philanthropie, pour pouvoir donner de l'argent. Puis c'est faux. Je pense que... quand tu commences par te donner un 250 $, un 1 000 $, un 5 000 $, oui, ça a un impact sur ton revenu quand tu es plus jeune, mais ça crée pas une latitude, mais ça crée une... un commitment envers sa société, ça touche des valeurs sentimentales.
Je pense que c'est super important, la philanthropie, puis il faut investir dans la philanthropie de la même façon qu'on investit en technologie ou dans des compagnies ou autre. C'est juste que le retour sur investissement est beaucoup plus à long terme parce que c'est la qualité de vie. qu'on a en général que ça affecte. Mais les gens, ils ne voient pas non plus ou ils ne comprennent pas jusqu'à quel point la philanthropie a un impact sur notre culture et sur notre santé.
que ce soit santé mentale, santé des enfants, santé cardiovasculaire, la recherche pour cette santé-là, lorsqu'on fait un don, le don va chercher un matching avec le côté privé. va chercher un matching avec les gouvernements, les différents niveaux de gouvernement. Ça permet de vraiment faire avancer notre société. Ça nous permet de faire avancer le pays et pas simplement dépendre des autres pays pour pouvoir avoir une qualité de vie supérieure. On ne le voit pas, ça.
¶ Personal Triggers for Philanthropic Giving
Tant et aussi longtemps qu'il y a quelque chose qui ne t'arrive pas dans la vie. Ça a été quoi ton déclic, toi? Mon fils a eu des problèmes à la naissance. Il est mort-né. Pendant 7 minutes. Puis... Désolé. Non, mais regarde, il est top shape. Il a 16 ans aujourd'hui. Puis... Tout va bien. Je suis même surpris jusqu'à quel point parce que je m'attendais à avoir des problèmes toute notre vie, dans le fond, que ça allait changer notre vie. Qu'est-ce qui l'a sauvé?
Le support, le côté médical l'a sauvé, mais le support de l'hôpital, mais tout ce qui vient autour, c'est super important. Puis quand tu penses à la philanthropie... C'est les types de dons que tu fais aux fondations qui supportent les familles, qui supportent la recherche, qui supportent notre système de santé. Dieu sait qu'on en a besoin. On ne parlera pas d'efficiencies, c'est une autre question. Point de vue...
Philentreprise. Je pense que les OSBL sont très efficientes. Moi, ce que j'ai vu, j'ai été surpris pour en côtoyer. Ils ont toutes des petites équipes. Ils travaillent comme des forcenaires avec, on se le dit, des salaires qui ne sont pas extraordinaires très souvent. Des gens qui ont le cœur revente. Il y a une place où j'ai vu de l'efficacité.
C'est dans les fondations. On ne parle pas de l'efficience du système de santé. C'est effectivement un autre sujet. C'est important de dire les fondations, ce qu'ils font avec notre dollar. Moi, j'aime bien mieux donner un dollar à une fondation que donner un dollar à Corning en ce moment-là. Donner un dollar à Legault définitivement. Le retour sur investissement est bien meilleur. Sous-titrage ST' 501
Kira Capital vous offre un monde à la hauteur de vos projets. C'est un retour qui paye à court, à moyen et à long terme. Puis c'est vraiment notre qualité de vie. Je reviens là-dessus parce que comme société... On veut aimer où on vit. On veut être... On ne veut même pas avoir besoin de penser qu'on n'aura pas de support si jamais quelque chose arrive.
Puis moi, ça a été ça, le déclic. Après ça, j'ai eu un deuxième déclic avec ma mère quand elle a eu un ACV. Puis j'ai commencé à donner. Puis je ne te cacherai pas, quand j'ai commencé à donner, je donnais... Plus que ce que je pouvais me permettre à ce moment-là. Puis, tu parlais d'un fonds WC. Le fonds WC, c'est « Get Rich Late ». Ça prend du temps.
Ça, c'est quelque chose que les gens savent quoi. Un investisseur à capitaux de risque, on a l'impression que ce sont des gens qui sont très, très riches. Un, c'est très long avant de faire de l'argent. Mais une fois que ça arrive, tu peux faire énormément d'argent. Mais c'est un peu comme une start-up.
Il y a beaucoup de fonds VC qui ferment, qui ne réussissent pas à faire un deuxième fonds, qui ne réussissent pas. Ce n'est pas l'entièreté des fonds. Les fonds VC sont un peu comme les compagnies dans lesquelles vous investissez. Il y en a certaines qui vont faire des home runs, mais il y en a beaucoup qui ne lui saura pas donner grand-chose. C'est la même chose, sauf que la différence avec les fondations qu'on peut tous supporter, la fondation, si elle n'a plus d'argent, puis qu'elle ferme.
l'impact est énorme. Désastreux. Parce que les gens, ils se donnent, oui, que ce soit les employés ou juste le côté OSBL ou tous ceux qui supportent les employés pour les différents événements, le awareness. les résultats, parce qu'il y a beaucoup d'argent qui va directement supporter. Puis on le sait, la COVID a été un autre bon exemple, que ce soit pour la DPJ ou pour la santé mentale.
L'argent vient d'où si on veut essayer de changer les choses pour mieux nous supporter, pour que notre prochaine génération soit mieux et non pire que ce que nous on est? Moi, c'était ça le déclic. Puis, depuis ce temps-là, j'ai commencé à investir, moi et ma femme, bien entendu. Ensuite, on a choisi nos propres causes, ma femme à sa cause. Quelle est la cause de ta femme? Ma femme, c'est le Children's Hospital. Puis moi, c'est Saint-Justine.
Donc, vous êtes quand même un peu alignés, malgré deux centres différents, mais sur la même finalité, si on peut le dire comme ça. Anglophone, francophone. Exact. Puis le gros push aussi, c'est sur la collaboration de ces fondations-là et de... ce en quoi la Fondation supporte, donc la recherche, les hôpitaux, etc., les institutions, leur collaboration aussi avec d'autres institutions. Parce que c'est pas vrai qu'on s'appelle Sainte-Justine ou l'institution
l'Institut de cardiologie de Montréal, puis ça a été créé par des francophones pour des francophones initialement, que c'est comme ça qu'on va devenir les meilleurs dans le monde. On devient les meilleurs dans le monde parce que le monde sait ce qu'on fait, on attire les meilleurs talents. On a des collaborations et on démontre au monde qu'on est important et qu'on peut faire une différence ailleurs et non seulement ici.
Puis, je pense que c'est ça qui est arrivé avec Saint-Justine. Il y a énormément de collaborations présentement avec SickKids, avec OUS aussi. Puis, ça permet de nous élever ensemble. Puis, tu es un investisseur.
¶ Strategic Philanthropy and Due Diligence
est-ce que tu fais la même chose quand t'investis? J'ai aimé que tu utilises le mot « j'investis » dans des fondations. Fais-tu un due diligence à l'investissement? Exact. Dans quel projet, qu'est-ce qu'ils vont faire? puis peut-être de parler aux entrepreneurs, parce que c'est sûr qu'il y a plein d'entrepreneurs qui nous écoutent qui n'ont jamais donné.
qui ne savent pas trop, qui ont aussi, possiblement, malheureusement, l'impression que ça va payer des gros salaires de DG de fondation. Il y a des préjugés sur la philanthropie aussi. Un investisseur, comme le président de Inovia, fondateur de Inovia, c'est quand même... Choisis sa cause, je l'ai compris, c'est un élément déclencheur, quelque chose qui a des valeurs. Mais après, comment tu t'assures que le dollar, le 10 dollars, le million que tu donnes,
va avoir réellement de l'impact. Tu gardes une communication verte. Tu fais ton due diligence aussi, 100%. Tu veux savoir l'argent va où, de quelle façon, qu'est-ce qui se passe. L'argent, lorsqu'aller dans un compte de manque, a fait quoi? Est-ce que l'argent fait du rendement pour pouvoir faire plus ou l'argent non est mis de côté puis éventuellement on va en manquer? Les types d'initiatives, l'authenticité des gens, c'est super important.
Puis ça, ça revient à pourquoi choisir une bonne cause qui tient à cœur. Puis on a plein des causes. Mais choisir une cause, c'est quelque chose que personnellement, je dis à tous nos entrepreneurs. Certains de nos entrepreneurs créent leur propre fondation pour pouvoir supporter plusieurs fondations. Nous, de notre côté, ou moi de mon côté, on l'a fait familial. Moi, tous les dons, c'est personnel.
Inovia est se cache-in, cache-out. Ce n'est pas une entité qui peut faire beaucoup de donations. Mais nous, personnellement, on choisit. Puis on a fait un sujet familial. On en parle avec les enfants.
Puis, c'est intéressant de voir. Es-tu déjà dans la culture de tes enfants? Sends-tu que tes enfants donneraient... Moi, je l'ai vu. Moi, j'ai deux filles. Je ne sais pas les tiennes, mais moi, c'est quand même surprenant. J'ai une de mes filles qui donnerait tout ce qu'elle a. C'est même un problème. Tout ce qu'elle a dans sa petite banque, elle le distribue.
Tu vas avoir des itinéraux. L'autre est un peu plus. Ce qui est à moi est à moi. Puis la notion du partage, la notion de redonner demande un effort supplémentaire. Je sais pas toi, Phil, tes enfants, tu sens-tu qu'ils ont...
¶ Instilling Philanthropic Values in Children
Cette philanthropie-là en dedans d'eux? C'est un peu comme toi. C'est la géométrie variable. Tu fais-tu des choses pour les sensibiliser? C'est sûr que tu essaies de faire comprendre que c'est un cycle. Quand tu parlais d'écosystème, je pense qu'il faut comprendre qu'on s'inscrit dans quelque chose de plus gros que nous. On n'est pas juste nous sur Terre pour prendre et ne pas donner.
Comme parents, notre job, c'est de partager nos valeurs et de faire en sorte qu'il y ait une transmission. C'est la même chose quand vous investissez dans une compagnie. J'imagine que comme investisseur... Tu dois, tu sais, vouloir... Oui, on veut voir le purpose. On veut voir les valeurs reflétées. Et tu choisis des gens pour leurs valeurs aussi. Tu choisis des bonnes valeurs. Comme nous, un exemple, avec les enfants...
C'est toutes les petites choses, je pense, qui sont importantes. Souvent, ils nous regardent sans parler. Ça, c'est un des trucs que j'ai fini par savoir. Nos enfants, souvent, ne nous le diront pas. Mais tout ce qu'on fait, ils vont s'en rappeler. Parfois, ça va prendre quelques années, mais ça va avoir un impact définitivement. Une culture familiale, c'est une culture d'entreprise. Les gens imitent les fondateurs. Tu...
tu crées des outils aussi. Si un de mes enfants veut donner telle cause, souvent, c'est parce que c'est un de ses amis qui est impliqué, plus souvent qu'autre chose. Ce qui est aussi le cas comme entrepreneur. Oui, absolument. À quelqu'un qui t'a confiance. Exactement. Puis, on va faire du matching. Si tu veux donner quelque chose, nous, on va matcher. Bon, souvent, on va plus que matcher, mais...
Plus inflation. Mais il y a un commitment. Quand on se promène en auto, j'ai toujours une cinquantaine de pièces dans l'auto, puis ma femme, elle a toujours de la bouffe. Pourquoi? Parce qu'à chaque coin de rue qu'il va y avoir un itinérant ou quelque chose, elle va offrir quelque chose à manger. Ou...
Ou de l'argent, si jamais il n'y avait pas de billets et de barres tendres ou quelque chose d'autre. Mais on a ça dans notre auto, pour donner un exemple. Mais ça, c'est juste des petites choses qui créent un pattern de pensée, qui créent... une façon physique de refléter c'est quoi des valeurs. T'as de l'empathie, ça veut dire quoi? Mais l'empathie, elle apparaît seulement dans un moment critique. Le reste du temps, tu parles de l'empathie, mais ça veut rien dire.
Qu'est-ce qui se passe au moment? Tu crées tous ces petits moments-là. Puis, on les a impliqués dans nos plus grosses décisions aussi. Mais dans nos plus grosses décisions, je ne suis pas sûr qu'ils se sentaient...
Attaché. Parce qu'il ne connectait pas vraiment. C'est sûr, mon fils, lui, il voit la raison, mais je ne suis pas sûr que si c'était juste de lui, il le ferait. Mais une conversation qu'on a eue récemment... il y a un de ses amis qui voudrait faire partie d'un voyage d'école, il n'a pas les moyens, la famille n'a pas les moyens pour envoyer son enfant, fait qu'il a demandé est-ce qu'on pourrait financer son ami.
Puis tu poses la question, est-ce que tu veux financer l'ami ou si tu veux financer une cause? Parce que si tu finances une cause, tu viens avec une infrastructure pour supporter la personne de différentes façons. Si tu finances l'ami... C'est comme... C'est un one-off. Ça fait réfléchir. Vous savez quoi, sa réponse? Il a accepté, mais je pense que... Il voulait financer la vie.
C'est correct. Avec raison. C'est déjà de l'empathie. C'est déjà beau. C'est déjà beau. Puis je me doute, tes enfants grandissent dans un milieu qu'on peut appeler bourgeois. Moi, je vis la même chose. Moi, c'est une de mes plus grandes craintes. Je viens d'un milieu extrêmement modeste. Mes parents faisaient 35 000 à 2.
Ça fait que c'est pas énorme définitivement, puis j'ai cette crainte-là, puis souvent c'est une discussion à la maison, de dire j'ai peur, on habite à Saint-Hilaire, mes voisins sont médecins, puis j'ai toujours, j'ai peur d'élever deux petites bourgeoises, j'ai peur d'élever, puis Charlotte à un certain moment est allée chez un ami, puis
ils vont à l'école publique. C'était important pour moi au minimum primaire. Je voulais qu'ils côtoient toutes les tranches de la société, si on peut l'appeler comme ça, puis avoir dans un appartement.
puis là elle dit mais papa c'est scandaleux ils dorment les deux dans la même chambre est-ce qu'on peut les aider puis d'un côté je voyais à quel point elle était déconnectée de la réalité parce que c'est vraiment pas si pire que ça mais j'ai dit il y a quand même un geste d'empathie à l'intérieur de ça de dire hey j'aimerais ça qu'il y a le mieux
¶ Promoting Openness and Impact in Giving
fasse plus, puis c'est des petits gestes importants. Je pense que comme entrepreneur, puis que tu sois là, je trouve ça intéressant, c'est qu'on a besoin... Moi, je suis d'accord avec ce que tu as dit tout à l'heure. On faisait des petites capsules, puis tu as dit...
il ne faudrait pas vouloir mettre notre nom sur une bâtisse. Ce n'est pas pour ça qu'on devrait donner. C'est correct pour ceux qui veulent le faire. C'est correct. Après, moi, je me questionne un peu sur le... En fait, si c'est un...
Ça permet de dire, OK, j'ai un leg familial peut-être de ce côté-là. Par contre, je pense quand même qu'il faudrait parler plus de ce qu'on donne sans l'utiliser comme du narcissisme, de l'ego. Mais plus d'entrepreneurs vont ouvertement dire, moi, la philanthropie, c'est important. Moi, je redonne. Moi, je m'implique.
Moi, je suis là. Ça devient un peu cool. La réalité, moi, j'ai quand même vu comme président d'honneur de la Fondation des jeunes de la DPJ, ça m'a pris beaucoup plus de temps que je pensais, puis ça m'a coûté beaucoup plus d'argent que je pensais à toute transparence. Mais ce que j'ai reçu... En termes, je dirais, d'amour, on peut le dire comme ça, tu sais, de gens qui m'ont dit « Hé, félicitations, vous avez levé les fonds. » Le party que c'était, cette soirée-là, ce bal-là,
puis d'être une gang. Parce que moi, ce que j'ai vu, puis la plupart des gens autour de la fondation, tu parlais d'Yvon, qui est sur le conseil que tu connais. Beaucoup de gens du milieu financier, Fred Bastien, étaient là aussi que j'ai recrutés. C'était tous des gens que je ne connaissais pas, sont tous devenus des amis.
parce qu'on se donnait le défi ensemble de lever un million de dollars, on avait une cause. Puis un des trucs que j'aimais le plus de Julie Pagé, de W Investissement, qui était ma co-présidente d'honneur, elle nous rappelait à chaque fois de dire, je le sais que c'est dérangeant de solliciter les gens, c'est dérangeant de les harceler.
Mais elle dit, à chaque fois que vous le faites, pensez aux jeunes dans le centre jeunesse, pensez aux jeunes de la DPJ, puis ça ne vous dérangera plus. Puis il y a du monde que j'ai sollicité de manière assez... Tu sais, j'ai des fournisseurs, puis ça, c'était Jacques Tanguay qui m'avait appris ça. Jacques Tanguay, quand il voulait que tu donnes des fonds, il ne te demandait pas, il t'envoyait une facture. Il t'envoyait des billets pour l'événement avec une facture.
Il fallait que tu l'appelles pour annuler la facture ou les billets. C'est pas beaucoup plus difficile. Je trouvais que c'était un truc, je me rappelle, j'ai déjà reçu la facture avec des billets, mais c'était un fournisseur. C'est parce que tu avais une relation d'affaires. Il ne faisait pas ça avec tout le monde. Il y a sollicitation et extorsion. À un certain moment, il faut pousser un peu et il faut oser. Je pense que c'est ce que tu fais. Au Québec, on a besoin parce que...
Moi, je viens d'un petit village de 2800 habitants. Donc, 2770, si tu m'as dit. Récemment, 2770. Il y a un déclin en Gaspésie. Je sais le dire sur le podcast. Chris nous a informé qu'il y avait un déclin. C'est un déclin. petit village, puis partir de là, puis dire qu'on va faire des dons, mais en Gaspésie, on s'entraide. Si quelqu'un a faim, on lui donne à manger. Sauf qu'on peut pas...
aider quelqu'un qui a un problème mental. On ne peut pas aider quelqu'un qui est dans une dépression. On ne peut pas aider si un enfant a des problèmes ou la mère a des problèmes. Nos chirurgiens, ils viennent aux deux semaines. C'est faux. Je pense que c'est important au Québec, je ne vais pas dire ça péjorativement, mais le mindset, on est fait pour un petit pain.
Et ton corps, là, si je compare à mes collègues en Ontario, la philanthropie, ça fait partie de l'argent. Aux autres, dès que tu fais de l'argent, tu donnes. Entre autres, ton âme amateur, au niveau universitaire, ça commence là. On envoie beaucoup la responsabilité au gouvernement. On est un peu français.
On est un peu français et on est dans les premières générations qui ont une génération de richesse. C'est sûr qu'on n'a pas cette tradition-là de génération à génération. On ne s'en rend pas compte de l'impact. que ça a lorsqu'on fait des dons. Mais c'est notre responsabilité. Ça va changer notre société. Ça nous élève tous. Mais l'exemple que tu donnais d'avoir de l'argent dans ton auto pour que tes enfants voient leur rappeler leurs privilèges...
appeler qu'il y a des gens qui sont en besoin. Je pense qu'ils donnent des petits gestes constants. Après ça, il y a des gros gestes, tant mieux, ça fait de l'impact. Mais les petits gestes du quotidien, moi, je pense que c'est là qu'on travaille, qu'on installe ça. Je pense que ça change, mais je pense qu'il faut qu'on en parle plus.
Puis oui, c'était très malaisant aussi, moi, cogner à des portes, puis appeler, puis utiliser tel meeting avec tel entrepreneur ou tel investisseur, leur demander de l'argent. C'est malaisant. C'est dur. C'est très, très difficile. Mais je pense...
¶ The Philanthropy Game: Chris's Donations
qu'il faut qu'on passe au-dessus parce que la cause est beaucoup plus grande que le petit malaise. 100%. On a, je t'en avais parlé au tout début, un jeu.
au dérangeant, je trouve que c'est une bonne façon de terminer. C'est un genre de philanthropie aussi. Oui, effectivement. Puis Chris disait, une heure, ça semble long. Ça fait déjà 57 minutes. J'ai l'impression qu'on pourrait parler encore pendant une heure. Ça passe vite. Un petit jeu qu'on fait. On fait de la philanthropie aussi au dérangeant.
à notre auteur. On pose des questions. Donc 25, 50, 75 ou 100 $. Et le jeu fait que si tu réponds à la question, les dérangeants vont faire le don. Je me doute. à Saint-Justine, à qui on va faire le don en ton nom. Et si tu refuses de répondre à la question...
Définitivement, c'est toi qui vas faire le don à ce moment-là. C'est quoi la différence entre les questions à 25 et à 100? Comme Chris est un gars très généreux, je pense qu'il va y aller tout de suite pour le 100, mais je veux juste savoir la différence entre les questions. C'est un peu plus crunchy, je dirais, évidemment.
On utilise l'IA, entre autres, pour nous aider avec les questions. Donc, évidemment, les questions deviennent un peu plus crunchy. Généralement, en fonction du montant. On en pose généralement autour de trois. On part avec une à quel prix? 100$. On part à 100$ directement. Il faut même que je vire les pages définitivement de ce côté-là. On va y aller. Ça va être quelque chose d'intéressant.
Le plus grand échec d'un de vos investissements chez Inovia a probablement coûté de l'argent des investisseurs fortunés. Le plus grand échec d'une initiative philanthropique peut coûter des vies ou briser des communautés. Avez-vous et le secteur de la tech en général réellement et humblement
conscience de la différence de magnitude du risque et de la responsabilité entre les deux mondes. Elle n'est pas si dure, celle-là. L'IA avait été généreuse. Oui, puis moi, je suis chanceux. L'équipe et le partnership, regarde toute l'équipe, on est rendu 60 personnes chez Inovia. l'empathie, les dons. Je pense que toute notre équipe au complet est impliquée dans des fondations. Une fondation ou une autre. Tout. Tout le monde.
Ça fait partie de nos valeurs. Puis ça, c'est autant en Angleterre que Waterloo, Toronto, Montréal, Vancouver, Calgary. Tout le monde donne. puis tout le monde participe. Non seulement ça, c'est du temps. Et comme équipe aussi, l'équipe de Montréal, on a préparé des lunchs pour les gens dans la rue.
Cette semaine, ils font McDonald's aussi. Là, ils font le programme McDonald's. Tout le monde a leur petit chapeau. Ils vont faire des burgers pour pouvoir donner. Eux, ils donnent, mais nous, on match. La firme matche aussi. Ils donnent du temps, ils donnent de l'argent, on matche ce qu'ils sont capables de lever. Puis ça, ça fait partie de notre culture. Oui, je pense qu'on est clair là-dessus. Un premier 100 $, il va-tu faire un deuxième? Deuxième.
Combien Chris va déclarer de dons sur son rapport d'impôt en 2024? Personnel? 140 000. 140 000? C'est quand même... important pour une seule personne seule. Ça fait que ça donne. Après, les petits gestes comptent, mais déjà, c'est quand même important. Bravo. Définitivement. J'en ai une dernière plus crunchy que je te lance. Innovion investit dans des entreprises comme Hopper.
¶ Balancing Profit, Impact, and Legacy
qui opère dans le secteur du voyage, qui est une industrie avec une forte empreinte carbone. Comment tu concilies personnellement la maximisation des profits avec des tels secteurs, puis l'engagement philanthropique d'Innovia avec l'environnement comme un don de 3 millions à Kenoke?
Le Darkenock, c'est le poumon du Québec. Vraiment. Puis c'est pour sauvegarder le passage des animaux du nord au sud avec le réchauffement de la palette. Mais t'as pas peur que Cohir avec l'IA et que Hopper brise tout ça? Non, parce qu'on a investi aussi dans des technologies côté énergie pour pouvoir diminuer la consommation qui est requise pour le compute power. Puis il y a beaucoup plus d'annonces à venir là-dessus.
puis Hopper a planté, puis là, c'est des vieux chiffres, au-dessus de 5 millions d'arbres. OK. Puis c'est-tu quelque chose qui pourrait faire balancer... Un choix d'un investissement chez Inovia, l'aspect des applications sociales, les valeurs. Oui, ça fait partie. On investira, puis on a passé sur des entrepreneurs avec qui… On n'avait pas un « fit » aussi qu'on pensait qu'il y avait un côté...
Soit addiction, soit un côté prendre avantage d'une situation. Nous, on bâtit dans les entrepreneurs that have purpose, qu'on dit. puis pour rendre le monde meilleur. Puis on a la chance d'avoir le choix. Premièrement, on a les capitaux. Deuxièmement, on a une équipe extraordinaire. Puis on a énormément de deal flow. Donc c'est une question de juste choisir.
où on pense qu'on va avoir le plus gros impact. Une dernière question, qui n'est pas nécessairement reliée au don, c'est quoi la sortie pour Chris Arsenault? As-tu déjà une idée? Parce qu'un fond, généralement, ça dure 10 ans. À chaque fin de 10 ans, Il y a une fin et on en recommence un autre. As-tu déjà un peu une réflexion sur la sortie, Chris? Je pense pas que je vais sortir. Je pense que je vais éventuellement ralentir. Mais je pense pas que je vais sortir parce que...
Ce que Inovia a comme impact positif au Canada et ailleurs dans le monde, mais surtout pour le Canada, est tellement important que moi, je veux juste m'assurer que lorsque je vais être à temps partiel ou à mi-temps, les 10 à 15 à 20 prochaines années vont quand même être tracées. Je ne me vois pas vraiment sortir. Je ne pense pas que ma femme voudrait que je sois chez nous non plus. Elle est habituée de me voir très indépendant.
Je ne me vois pas vraiment sortir et je veux cette continuité-là. Éventuellement, they can kick me out. Tu disais que tu voudrais avoir laissé une trace et que ça te survive ce que tu as bâti. C'est quoi la mémoire qu'on conserve de ton impact sur la société? J'aimerais ça que dans 10 ou 15 ans d'ici, qu'on ait des quinzaines ou des vingtaines de fonds comme Inovia, puis que dans des interviews ou autres, ils disent, quand Inovia avait commencé ça...
Un peu le séquoia de la vallée ou ces noms-là qui sont très, très connus. C'est cet impact-là que j'aimerais avoir. Ils ont été des pionniers et d'avoir ouvert le chemin à d'autres qui vous ont suivi. Merci Chris pour cette entrevue-là. Merci, mais ça t'a coûté 300$ et c'était pas vraiment des grosses questions difficiles. Il paye personnellement, il l'a dit tantôt. Ça m'ira très bien. Du fait que Phil, tu vas matcher...
Les dérangeants vont donner 300, puis moi, puis toi, 300. Je suis sûr que Chris va faire un don de 300 aussi. Fait qu'on a ramassé 1200 $ durant le podcast. Bravo. Mais moi, je veux dire, c'est comme t'as vendu à des Américains, toi, c'est en US.
Ça, ça fait mal, mais il me paye en canadien. Je suis allé dire, il me paye en canadien. Merci tout le monde d'avoir été à cet épisode des Dérangeants-là. Ce fut encore une fois super intéressant, pertinent. N'hésitez pas d'aller vous abonner sur toutes les plateformes.
Spotify, sur Apple Podcasts. Abonnez-vous sur YouTube, ça nous aide énormément les abonnements, les algorithmes. De finissement, peut-être que Chris a investi dans des algorithmes, mais je peux vous garantir qu'ils sont bons, parce que ça nous aide quand on fait ça. Et on se revoit pour un prochain épisode de Les Dérangeants. nouvelle génération d'entrepreneurs au Québec. Les Dérangeants.
