7. Accouchement non assisté: instinct et affirmation de soi - podcast episode cover

7. Accouchement non assisté: instinct et affirmation de soi

Jul 31, 202349 min
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Episode description

Pendant son travail et son accouchement, Audrey-Anne a témoigné d’une incroyable connexion à son corps et à son instinct. Son récit inspirant met en valeur la puissance de l'autonomie, de la confiance et de l’affirmation de soi.

Pendant cette naissance épique, Xavier a joué un rôle essentiel en offrant un soutien calme et réconfortant dans un moment intense. Son témoignage nous rappelle l'importance d'être présent et engagé dès les premières contractions et de faire confiance dans les compétences innées de la femme qui donne naissance.


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Tu peux m’écrire par courriel à info@opaleo.com

Au plaisir de t’accompagner,

Annie Bhérer

Ta Doula Ostéo


SUJETS ABORDÉS DANS CET ÉPISODE

  • Accompagnante à la naissance (Doula)

  • Accouchement à domicile

  • Accouchement debout

  • Accouchement non assisté

  • Accouchement sans péridurale

  • Accouchement en maison de naissance

  • Banque de vidéos disponibles avec OPALEO

  • Chant prénatal

  • Complémentarité des rôles

  • Gestion active de la sortie du placenta

  • Importance de suivre son instinct

  • Liquide amniotique

  • Maison des naissances

  • Nausée pendant le travail et l’accouchement

  • Préparation Affective à la Naissance (haptonomie)

  • Phase de latence

  • Position non traditionnelle pour la naissance

  • Rôle du/de la partenaire

  • Respiration pendant l’accouchement

  • Rupture spontanée des membranes

  • Sages-femmes

INTERVENTION DONT IL EST QUESTION DANS CET ÉPISODE

  • Gestion active du troisième stade


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcript

Quand Audrey-Anne et Xavier se sont préparés pour la naissance de leur deuxième bébé, ils ont sûrement imaginé plusieurs scénarios, mais pas mal certaines qu'ils n'avaient pas envisagé que leur expérience puisse se dérouler ainsi. Pas question que je vole le punch, je te laisse découvrir leur histoire époustouflante dans quelques instants. Bienvenue dans le podcast de Annie Béreer. Passionnée de grossesse et d'accouchement, Annie est accompagnante à la naissance depuis plusieurs décennies.

Elle est également ostéopathe spécialisée en périnatalité et formatrice à l'international. À ce jour, elle a aidé des milliers de femmes, de couples et de familles à se préparer pour vivre une expérience de naissance la plus alignée possible à leurs désirs. Voici ! Tadoula Osteo, Annie Perret. J'ai le plaisir de discuter aujourd'hui avec Audrey-Anne et Xavier, qui ont deux magnifiques enfants, qui sont d'ailleurs tout près de nous.

Si jamais vous entendez des petits bruits de pâtes à modeler, c'est félicité et Dylan qui sont juste à proximité avec nous. Donc, bienvenue. Merci. J'ai eu envie de vous inviter pour que vous veniez, entre autres, nous parler de la naissance de votre fils, votre dernière expérience. qui a été quand même une expérience assez extraordinaire. Est-ce qu'on peut la qualifier d'extraordinaire ? Est-ce que c'est un mot qui... Oui, je dirais que oui. Oui, hors du commun.

Où est-ce que vous avez envie de commencer dans votre histoire ? Comme on avait déjà félicité, qui était jeune encore à l'époque, elle avait deux ans et demi, on se disait... Parce que moi, j'avais toujours rêvé d'un accouchement à la maison. Ça ne s'était pas passé la première fois. Pour la deuxième fois, j'aurais aimé ça, mais là, on l'a trouvé un petit peu jeune pour vivre cette expérience-là. Donc, on avait choisi d'accoucher à la maison de naissance.

Le plan, c'était qu'on avait mon beau-père qui venait s'occuper de Félicité pendant qu'on allait à la maison de naissance. Et finalement... C'est pas si ça fait comme ça que ça s'est passé. Est-ce que vous étiez tous les deux confortables avec l'idée de donner naissance ? Parce que là, à la maison de naissance, on est au Québec, ça sous-entendait un accouchement physiologique, naturel. Est-ce que, Xavier, vous étiez sur la même page dans ce projet-là ?

Oui, parce qu'à la naissance de Félicité, j'avais accepté de faire un accouchement à la maison.

et c'est pas moi c'est pas normalement ce qu'est Amazon de confort puis on avait loué la piscine on avait tout le kit pour l'accouchement de rêve et ça n'a pas été tout l'accouchement de rêve on a fini par se ramasser à l'hôpital après des heures et des heures, ça m'a rassuré Donc, à la maison avec Dylan, moi, j'étais prêt à commencer le travail à la maison, puis après de transférer à la maison de naissance. Pour moi, c'était rassurant. Le meilleur des deux mondes. Oui, bien oui.

Si ça avait été notre premier, ça n'aurait pas encore été le meilleur compromis, mais comme ce n'est pas moi qui accouche, moi, je trouve ça logique de ne pas tirer la couverture de mon bord. Vous aviez trouvé un terrain d'entente, finalement. Oui, assez facilement. Comme le premier accouchement a été un petit peu moins ce que vous aviez envie de vivre, est-ce que vous étiez inquiet à la venue du deuxième accouchement ? Comment vous entrevoyez ça au niveau de votre confiance ?

En fait, moi, je n'étais pas inquiet parce que j'étais préparé. En fait, là, je vais faire un petit aparté. Je redirige un peu, mais quand on a fait... On a vécu la première grossesse, Audrey avait découvert l'autonomie. Puis, on va dire encore une fois, elle m'avait convaincu de l'accompagner en autonomie, ce qui n'était vraiment pas naturel pour moi.

Mais j'ai toujours trouvé que j'ai plus de... compromis à faire que le contraire parce que c'est pas moi qui veut la grossesse et l'accouchement j'accompagne mais l'autonomie ça avait été une expérience relativement désagréable parce que j'avais pas un bon fit avec la praticienne et qu'on a revu par la suite qui est très bien À cette époque-là, je n'étais pas prêt. Puis là, dans le fond, elle m'a présenté Opaleo.

Puis l'approche qui était différente, qui n'était pas, on va dire, trop abstraite, qui était quand même très grounded puis qui avait beaucoup de bases. Puis ton background en fait, aussi, avec le doula accompagnatrice de naissance, puis le osteopath et blabla. Tout le site qui était bien bâti, c'était très bien structuré, ça me convainquait beaucoup. Et j'ai écouté toutes les vidéos. Audrey a acheté le package et elle m'a dit, contrairement à la première fois, toi tu vas te préparer.

Sur le coup, je suis allé surcharger et quand j'ai vu le nombre d'heures de vidéos...

j'étais enchanté ben oui on s'est mal compris comme souvent dans les couples je pense qu'elle n'osait pas me dire qu'il fallait que je l'écoute avant une certaine date quand ça finit par arriver j'ai fait 6 heures de vidéo à écouter en si peu de temps c'est mes soirées maintenant c'est up à les autres Tu sais, les formats sont faciles à écouter, puis vite, je me suis rendu compte que c'était pertinent, puis j'ai pris des notes, j'ai fait mon bon étudiant, j'ai pris des notes,

puis quand j'ai fini d'écouter tous les vidéos, j'avais un très bon bagage, j'étais prêt, puis j'étais prêt à vraiment juste, en fait, j'ai étudié le même temps, mais à accompagner.

en fait que je crois fermement qu'il y a vraiment l'objectif du partenaire mais du partenaire dans cette situation-là c'est d'accompagner la femme qui accouche il y a peut-être des gens qui sont capables d'accompagner très bien dans ces situations-là c'est bien naturel, mais il y a beaucoup de gens qui ont besoin d'être enlignés surtout pour le premier accouchement moi pour le deuxième, ça a été un gros changement j'étais beaucoup plus à l'aise

Est-ce qu'il y a quelque chose que tu avais envie d'ajouter, Audrey-Anne, toi, par rapport à ça, en parallèle, comment tu vivais ça ? Comment je vivais... Toute la période, dans le fond, de la préparation. Là, ce que j'entends, c'est que t'as incité un peu pour que Xavier écoute les vidéos. Au départ, ça ne lui tentait pas trop. Il commence à les écouter, il se rend compte finalement que c'est pertinent. Toi, pendant ce temps-là, tu devais vivre quelque chose. Ah bien, moi, je m'étais préparée.

J'avais tout vu les vidéos déjà. J'avais participé à la... Partiellement, ce qui m'a beaucoup aidée, c'était... celle qui on se pratique l'anglais avec la douleur celle où on se pratique j'avais fait celle-là C'est sûr qu'au début, j'avais dit que ce serait le fun que tu écoutes les vidéos, mais là, plus que le temps passait, c'est clair que je stressais parce que j'étais comme il faut qu'ils écoutent Oui, parce que c'est une idée que ça change à l'écoute.

Oui, on dirait que c'était comme… c'était important, mais comme j'ai un peu de la difficulté à m'affirmer dans certaines situations, c'est comme si pour moi, j'étais claire qu'il fallait qu'ils écoutent, mais apparemment, je n'étais pas assez… Ah c'est clair, puis là il est arrivé le moment où c'était comme, je sais pas s'il restait comme trois semaines avant ma date ou quelque chose comme ça, puis là c'était comme ben là, là... Il faut que tu sois prêt quand ça va arriver.

Genre, c'est maintenant. C'est maintenant, il faut que tu les écoutes. Oui, puis nous autres, on sait dans les prochaines minutes, vous allez comprendre où on s'en va avec ça. Mais nous autres, on sait maintenant avec le recul, une chance que tu les as écoutés. Oui, oui, oui. Aucun regret. Aucun regret. Comment ça a commencé, le travail ? Quels étaient les premiers signes ? Juste avant, je viens de me rappeler que... pendant que lui, il ne les écoutait pas, moi, je me mettais à stresser un peu.

J'avais regardé parce qu'il y avait une section avec différentes sortes d'accouchements. Oui. Puis, j'avais regardé ça de long en large. J'ai regardé tous les vidéos qui étaient disponibles. Puisque là, on dirait, je me disais, on ne sait pas quel genre, ça va être aussi long, ça va être plus rapide. J'avais regardé toutes ces vidéos-là dans différentes situations. dont c'est papa, la sage-femme. Il y avait comme plusieurs types d'accouchements.

Puis là, ça m'avait un peu sécurisé de me dire, si je me ramasse un peu comme tout seul à m'être préparée, au moins, je vais être prête. Puis après ça, quand le travail a commencé, ça avait commencé pendant la nuit. du... 2018, fait que c'était la nuit du 17. Puis j'ai commencé à avoir des contractions, fait que là, comme on savait pas, c'était pour aller bien vite, puis mon beau-père, j'étais à une heure et demie de route.

Xavier a appelé le beau-papa pour dire Ça serait bien que tu t'en viennes. Pendant qu'il s'est préparé et qu'il est arrivé, j'ai continué à avoir des contractions, mais c'était aussi là. Il n'y avait rien qui s'installait vraiment rapidement. J'étais consciente qu'il y avait un petit peu de la douleur, mais c'est très gérable. Ça a duré longtemps. Il y a eu le temps d'arriver, la journée a passé. On était rendus en après-midi, puis j'avais encore une contraction ici, une contraction là.

Je me disais, ça ne sera pas comme mon problème d'accouchement. Ça ne durera pas aussi longtemps, ça ne se peut pas. Ça faisait déjà comme 15 heures que j'étais en travail, mais pas en travail efficace. C'était comme en genre de latence. Oui, c'est encore dans la latence après 15 heures. Là, j'ai commencé à avoir vraiment peur. Tu t'anticipais, tu étais dans ton cerveau mental, intelligent. Puis là, je me dis, qu'est-ce qu'on fait ?

À un moment donné, j'ai dit, non, non, moi, ce n'est pas vrai que ça va s'éterniser de même. On s'en va faire des escaliers. Je pense qu'à ce moment-là, Xavier était comme malade. C'est pas si pressant. Je dis Non, non, c'est maintenant. On s'en va faire des escaliers. Moi, c'est pas vrai que ça va se passer de même. On est partis avec Félicité. Félicité a marché avec moi. On s'est mis la main. On a fait, juste en sortant du condo, on a des petits escaliers. On est allés faire des escaliers.

On a monté trois fois. On a monté et descendu trois fois. Après ça, on approchait de l'heure du souper. On s'est dit Bon, on va aller souper. Là, quand je suis arrivée en avant de mon assiette, bouf, ça ne me tentait plus. Tant que ça, tu sais, j'avais comme un petit mal de cœur qui s'est installé. Comme on avait déjà validé avec la sage-femme que si je voulais aller prendre un bain, je pouvais y aller. Je me suis dit, je ne l'ai pas fait la première fois.

Vérifier si tu as des vraies contractions, si tu as encore de la latence. Donc, on m'a coulé un bain et je suis allée m'installer dans le bain. Évite les si j'avais su en connaissant à l'avance toutes les étapes importantes jusqu'à la fin de ta grossesse. Rendez-vous dans la description pour télécharger dès maintenant ton calendrier pour une grossesse facilitée et bien organisée. Je me suis installée dans le bain, les contractions ont continué et ça a commencé à s'intensifier.

Je me disais que ça n'arrête pas, on commence à être un peu ailleurs. À ce moment-là, Xavier a descendu les varices en bas pour qu'on soit prêt quand je sortais du bain. Il est parti probablement une dizaine de minutes, mais ça a continué à s'intensifier. J'avais mes... Ça continue à s'intensifier, mais je me souviens qu'à part que j'étais stressée, puis là, je suis comme Coudon, il revient-tu ? Je dors bien long. Mais j'étais capable de bien respirer.

Puis je prenais des petites positions, puis on dirait que j'étais comme bien dans la salle de bain. Je me sentais comme, malgré tout, bien confortable dans la salle de bain, dans ma grotte, dans mon bain. Les lumières tamisées, espaces petits, fermés. Exactement. Écoute, tu avais la recette complète. Puis, par exemple, quand il est revenu, j'étais comme, c'était donc bien long, poudon. C'est très doux parce qu'en fait, elle était extrêmement agressive et elle sacrée, mais c'est un beau moment.

Ah, c'est vrai ? Oui, très agressive. Ah oui, c'était vraiment intense. Ah oui, oui. C'est bien, ça veut dire que toutes tes barrières et son contrôle mental n'étaient pas là. Ah, c'était parti. Oui, oui, oui. C'était totalement dans le cerveau animal. Oui, c'est en plein ce qu'on a besoin. Bravo. On a commencé à vouloir me sortir du bain entre les contractions. C'était une petite étape à la fois. On me lève, on commence à me sécher. On commence à... Xavier met un bas, deux bas en décontraction.

Finalement, on a eu le temps de me mettre ma brassière, mon chandail. J'ai remonté mes bobettes jusqu'aux genoux. Après ça, c'est... Tu veux prendre la suite pour l'influencer ? Oui, là, c'est moi qui deviens plus... En fait, qui étais plus présent.

Là, en fait, grâce aux vidéos, je le dis comme ça parce que c'est vraiment ça, j'étais capable de reconnaître le travail actif parce qu'un peu, presque comme dans une scène de film avec un exorciste, Sylvie s'est mise à se lever sur la toilette à grands coups. Pas qu'à... À cabret au complet. Là, les contractions sont devenues extrêmement violentes. Comme je me suis dit que ça doit être le travail actif, j'ai appelé la sage-femme.

Puis là, sur le coup, elle a fait Non, Xavier Puis là, j'ai décrit et elle m'a crié après. Elle a dit Appelle l'ambulance ! J'ai fait Ah, on va appeler le 911. J'ai appelé l'ambulance. Et là, je suis tombé sur une... répartitrice qui était beaucoup, beaucoup plus stressée que moi, qui s'est mise à me crier après. Tu sais, il faut qu'elle s'en... Où est-ce qu'elle est, là ? Dans la salle de bain, sur la toilette. Puis là, elle dit, Ah, vois-tu la tête ? Vois-tu la tête ?

Sur le coup, moi qui étais dans une espèce de moment hors de moi, mais tu sais, en contrôle, je dis non. Puis j'ai un doute. Fait que je mets ma main... Pis là, je vois ça un peu, la vulve un peu la chaise d'un ballon de football, pis là, je sens des cheveux. Fait que je dis Ah oui, je sens la tête ! Et là... la madame au bout du fil qui se met à me crier après, pis qui dit, faut qu'elle aille dans la chambre, faut qu'elle aille dans la chambre.

Pis Audrey qui revient, qui crie, non, je reste ici ! Moi, je fais, ah ben oui, pas de problème, on va l'écouter. Fait qu'elle se lève, elle s'accroupit sur le podium, pis... Là, la dame continue à crier, il faut qu'elle aille sur le lit, il faut qu'elle pousse, il faut qu'elle pousse, il faut qu'elle pousse, puis Audrey a réagi encore comme, non, je prends une pause ! Puis là, elle est accrochée sur le posum de bain, moi j'écoute, ok, on prend une pause.

Puis, mais moi je vois la tête, j'ai les fesses de ma blonde en face de moi, puis elle arrête de pousser, je sais pas, quelques secondes, puis elle pousse une, deux, trois, la tête pop. Wow. Fait que là, moi, mon premier réflexe, je vois la tête qui bouge, tu sais, prise dans le vagin. Fait que là, mon premier réflexe, c'est faire Ah, fuck ! Ma crainte, c'est que le cordon soit autour du cou. Fait que je prends mon doigt, je passe mon doigt autour du cou.

Puis là, je me dis Merde, il ne faut pas que je l'échappe. Parce qu'il y a quand même une coupe de pied d'un zard. Fait que j'ai mis ma main sur la tête du bébé. Elle a poussé encore une fois. Puis je l'ai attrapé. La nuque est sortie. Je l'ai attrapé par les fesses. Puis là, je l'avais dans les mains.

Là, je me suis assis à la toilette, puis la chère dame, toujours aussi stressée à l'autre bout, elle me dit il faut que tu ailles répondre parce que ça sonnait à la porte Mon père est dans la chambre avec Félicité, mais lui, il a un début de surdité, donc on a beau crier après, il n'entend pas, puis il a mis des vidéos de baleines très très très fortes, pour que ça soit plus apaisant, parce que ça n'a pas fonctionné, mais que l'atmosphère soit différente.

En fin de compte, elle nous a dit de faire passer mon gars comme un ballon de football entre les jambes d'Audrey. Ce que j'ai fait, Audrey, c'était sur la toilette. J'ai été répondre. Les ambulanciers, première, deuxième série d'ambulance. Sage-femme, une, deux, trois. Tout le monde est rentré. Sept personnes. Là, on était entre bonnes mains. Est-ce que tu as eu peur ? Non. Non, j'ai pas eu le temps. J'ai pas eu le temps d'avoir peur.

Puis on dirait que comme le premier appouchement avait été extrêmement long, puis c'était terminé par, tu sais, après 38 heures, un transfert de la maison à l'hôpital, puis le péridural, puis machin chouette. On dirait que là, j'étais comme prêt. J'avais écouté toutes les vidéos, puis je savais vraiment où m'en aller. Tu sais, contrôler la douleur, les points de pression, comment accompagner. Quand c'est arrivé, bien, j'ai juste été présent, puis...

C'est un coup que j'avais mon gars dans les bras qui pleurait à ses poumonnets. Je me suis dit qu'il était en forme, le gars, ça va bien. Puis après ça, quand ils ont fait sortir le placenta, quand Audrey a sorti le placenta avec l'aide des sages-femmes, parce que moi je l'avais dans les bras, évidemment je me suis mis à shaker et j'ai pleuré parce que là, tu descends. J'ai eu quand même un petit choc. J'ai halluciné un peu l'image de la tête de mon gars qui tourne.

pendant un petit bout, mais sur le coup, ça s'est très bien passé. Moi, de mon côté, quand j'étais sur la toilette et que j'ai compris que je ne me rendais pas à la maison de naissance, qu'est-ce que ça faisait ? Ça poussait ? Tu étais dans une poussée réflexe à ce moment-là ? Quand vous aviez dit... En fait, j'avais l'impression vraiment de donner des coups par en arrière. Puis là, je n'étais pas sûre si c'était ça qui se passait ou si c'était juste dans ma tête.

Si c'était juste la façon que la douleur se transmettait. Mais j'avais vraiment l'impression que, en le fond, c'est là que je me suis rendue compte. Je suis comme, je ne me rends pas là-bas. C'est ici que ça se passe. Puis là, c'est vraiment là que j'étais comme Ok, je me souviens de m'être fermée les yeux.

Je me souviens que là, on va dire, j'ai laissé le champ libre à tous les sons qui pouvaient sortir, malgré que mon beau-père n'était pas loin et que je faisais des beaux sons de chambre à coucher. Le fait que je me suis fermé les yeux, ça m'a vraiment comme aidé à faire comme bon ben maintenant je laisse mon corps aller. C'est comme si ça va se faire. De toute façon, il était quand même en train de travailler tout seul.

Il faut juste que je me laisse aller dans la vague puis dans ce qui va se passer. Ça s'est passé tellement vite que tu n'as pas vraiment le temps de réfléchir. C'était vraiment comme... J'ai vraiment réussi à laisser tomber le cerveau. Il fallait le laisser tomber que je me fasse un peu du nom. Tu étais dans ton cerveau manifeste. J'étais vraiment dans mon cerveau manifeste à ce moment-là. Ça m'a vraiment surpris parce que...

j'espérais arriver là, mais je n'étais pas sûre que ça se passerait parce que dans certaines choses de la vie, je suis très logique, je suis vraiment dans ma tête. On dirait que j'étais comme, OK, quand je me suis rendu compte que j'étais capable de décrocher, j'ai vraiment décroché, j'ai laissé les choses aller. C'est sûr que moi, ça s'est passé bien vite. À un moment donné, je savais qu'il touchait.

Mais là, moi, j'étais en confiance parce que j'ai repensé aux vidéos d'une dame qui accouchait sur la toilette, qui était capable de se lever et de faire sortir son bébé debout. Tout ce que je me suis dit, c'est tu es incapable, moi aussi je suis capable Oui, c'est vrai. Je savais que j'avais la force de me lever. Je savais que j'avais la force de faire ça. Quand la dame au 9-1-1 disait qu'elle allait se coucher dans son lit, c'était comme, il n'y en est pas question.

Tu ne viendras pas t'ingérer dans mon affaire. Ça se passe très bien. Jusqu'à présent, j'ai été capable de faire ça tout seul. Laisse-moi faire mes affaires. à ce moment-là moi je voulais être juste debout mais le compromis qu'on me trouvait avec la dame c'est que je m'accorde un petit peu à pied le bout puis c'est ça après ça c'était comme pousse pousse pousse puis là j'étais comme mais deux secondes dans mon moment j'ai-tu le droit de vivre j'ai du droit de vivre mon affaire là.

Fait que c'est ça, j'avais comme besoin de prendre une petite pause pour me recentrer, parce que la première fois, je n'ai rien senti, j'étais sous épidural, je n'ai vraiment pas aimé ça, le fait de ne pas rien sentir, de ne pas trop savoir ce qui se passait. Fait que là, j'étais comme, bien là, je suis en train de tout réaliser mes rêves, je suis en train de tout vivre, ce que je voulais vivre.

Fait que là, c'est ça, j'ai pris un petit moment de repos, puis après ça, j'étais prête à pousser C'est sûr que c'était surprenant parce que la poche des os avait été juste un petit peu filtrée. Un coup que le bébé est sorti, ça a fait un gros splouche. Tout est sorti. La vague est partie. Puis là, on dirait que j'étais comme wow, c'est merveilleux On m'avait dit que si on pouvait garder la poche des os intacte, ça aidait pour les contractions, ça protégeait le bébé, ça protégeait la maman.

Après, je t'ai dit que c'était merveilleux. C'est extraordinaire. C'est vrai que ça protège. Je souhaite ça à n'importe qui de vivre ça comme ça. Puis là, c'est sûr qu'après ça, ça s'est passé bien vite. On avait juste des serviettes dans le pont pour mettre autour du bébé. Oui, parce que la couverture n'était pas privée à domicile. Non, on n'avait pas comme des petites couvertures dans la salle de bain. Donc, on a pris nos serviettes qu'on avait.

Xavier avait mis une serviette sur le plancher pour protéger si jamais le bébé tombait. Moi, j'ai pris une serviette pour prendre le bébé quand il me l'a passé entre les jambes. Puis après ça, moi, je suis allée m'asseoir sur la toilette. Puis là, j'étais comme, wow, j'ai mon bébé.

c'était comme un moment un peu surréel que je vivais Dylan il veut participer lui aussi il veut dire qu'est-ce qui s'est passé pour lui à ce moment-là raconte ta naissance Coco quand ils sont arrivés c'était deux ambulancières ils sont venus vérifier couper le cordon ils sont partis un petit peu avec le bébé le temps qu'il y ait que je me remette de mon émotion. En fait, finalement, la chose que j'ai trouvée la plus difficile dans tout l'accouchement, c'est quand on a sorti le placenta.

Parce que là, je m'attendais à ce que tout soit... le pire soit fait. Puis finalement, pour moi, le pire, ça a été la sortie du placenta juste parce que cette fois-ci, j'avais senti... Est-ce que c'était le placenta ? Parce que moi, j'ai des souvenirs extraordinaires du placenta qui sort, c'est chaud, c'est moelleux. Toi, est-ce que c'était vraiment la sortie du placenta ou c'était le fait que tu étais dans une position peut-être qui te convenait moins ou quelqu'un tirait sur le cordon un peu ?

Te souviens-tu ? Ben, c'était un peu douloureux. Oui, je pense qu'il a fallu qu'elle tire un peu. Même si j'avais bébé dans les bras et que j'étais en train de vivre une belle rencontre, on dirait que j'avais de la misère. à la vivre cette rencontre-là parce que là, c'était inconfortable pour moi. Mais ça n'a pas été si long que c'est comme... Le placentaire, il n'a pas été si long à sortir, sauf qu'on dirait que c'est ça.

Ça m'a fait bizarre parce que malgré toutes les contractions que j'ai eues et tout le travail qu'on a fait, les hormones étaient vraiment au rendez-vous. Puis là, on dirait que finalement, il était... Il avait probablement commencé à être moins au rendez-vous parce que la sortie était faite.

Oui, et en plus, c'est sûr que, Ant, vous étiez tous les deux, tout seul, dans votre salle de bain, dans ta grotte, avec ton bébé qui s'en venait, versus on ouvre la porte et il y a 7-8 personnes qui rentrent. Et là, c'est après ça qu'on se retrouve avec la sortie du placenta. C'est sûr que probablement qu'au niveau de ta bulle hormonale, c'est correct d'être en fille. Je ne suis pas en train de dire qu'il fallait laisser dehors, mais ça a dû quand même un peu écorcher ton...

Mais à ce moment-là, je ne me souviens pas si les deux équipes d'ambulancier, je pense qu'ils étaient partis déjà, puis c'était comme la... Ils étaient là, mais ils n'étaient pas dans la chambre. Non, il y avait moi, le bébé, puis les sages-femmes, la stagiaire. La stagiaire, sage-femme, qui était la première sur les lieux, en fait. C'est elle qui était là pour vérifier à ce moment-là.

la sortie du placenta aussi était trois fois plus longue que l'accouchement de Dylan c'est juste la sortie du bébé c'est sûr que c'était pas pareil puis à un moment donné ça a duré 20 minutes moi j'avais Dylan à un moment donné c'est moi qui l'ai pris c'est sûr que là c'est plus la même expérience non c'est ça, vous étiez ailleurs non, c'est ça, c'est parce que par le temps que j'étais dans la salle de bain puis le temps que lui est né oui C'est quoi ?

C'est une affaire de comme 15 minutes, 20 minutes ? De la sortie du bain, mettons, de la sortie du bain de l'appel de la sage-femme à l'accouchement, c'est 5-7 minutes. L'appel de la sage-femme, les contractions, puis l'arrivée des ambulanciers. Ça démontre vraiment que la latence, des fois, on vit comme on peut vécu un moment de découragement. On a l'impression que ça ne fonctionne pas, notre affaire, que notre corps est brisé, que c'est long, que c'est éternel.

Mais tu vois, dans ton cas, la latence a fait un travail extraordinaire. Oui. Puis quand ça a commencé, tu as été directement dans les choses sérieuses. Oui, vraiment. Puis aussi, j'avais pratiqué beaucoup, je viens de me rappeler, le renversement du bébé.

parce que probablement qu'au premier accouchement il y avait des petites choses qui faisaient que ça a duré plus longtemps puis je me souviens c'est ça on avait fait des rendez-vous puis le renversement du bébé puis aussi être assis plus vers l'avant. En fait, tu avais utilisé des stratégies pour optimiser vraiment la position de tête de ton bébé, de façon à ce que ça soit le mieux possible.

Je ne l'avais pas commencé aussi d'avance que les recommandations, ça fait que ça me stressait un petit peu, mais finalement, je pense que comme je l'ai fait après ça de façon très assidue, les choses se sont placées quand même. Clairement. Clairement parce que si ton fils n'avait pas été bien placé au niveau de sa tête, je te promets que vous n'auriez pas vécu une expérience aussi wow. C'est clair.

Là, tu nous as partagé il y a quelques minutes que parmi les difficultés que tu avais dans la vie, c'était de poser tes limites, de t'affirmer. Et là, je t'écoute et je fais comme wow, mon Dieu, tu as vraiment été championne du monde à ce moment-là pour dire non, c'est comme ça que je le sens et je vais faire ça. Est-ce que tu as l'impression que ça a fait un ancrage à l'intérieur de toi ? Ça a-tu changé, tu penses, pour le futur ?

Comment tu vas interagir à l'avenir quand tu vas avoir besoin de mettre, par exemple, tes limites ? Je dirais oui. C'est sûr que dans les moments qui sont très importants pour moi, qui me tiennent vraiment à cœur, c'est sûr que j'arrive à m'affirmer davantage. Je pense que ça va vraiment un peu avec le degré de... à quel point ça me tient à cœur. J'ai encore de la difficulté à m'affirmer dans certaines situations, mais dans ces situations-là, c'est sûr que oui.

Parce qu'avant, par le passé, j'avais vécu quelques expériences reliées avec ma maternité, que je m'étais laissée influencer un petit peu par les autres, que j'ai regretté ça. il n'y a plus personne qui va venir s'ingérer dans mes affaires. C'est sûr que probablement dans le futur aussi, quand ça va toucher particulièrement mes enfants, je vais être beaucoup plus prête à m'affirmer et à poser mes limites. C'est sûr que ça...

On voit déjà l'impact, particulièrement pour la motorité libre avec Dylan. Quand il y a des gens qui veulent faire des choses qui ne sont pas recommandées, je suis beaucoup plus à même de dire que ça ne fonctionne pas pour moi, qu'il faut changer la façon de faire. C'est vraiment intéressant. Écoute, avant ta naissance, vous étiez déjà une merveilleuse équipe. Moi, j'ai eu le privilège de vous observer comme couple. Vous êtes vraiment un bon match. Vous êtes très complices.

Vous avez une bonne relation. Est-ce que ça a mis une cerise sur le Sunday, ce qui s'est passé par rapport à ton accouchement ? Comment Xavier a été vraiment, mon Dieu, top pour t'accompagner, de laisser vivre ton moment, être là pour toi ? Est-ce que... présentement, est-ce que ça a changé quelque chose dans la façon dont tu le regardes ou dans votre couple ?

C'est sûr qu'au début, quand tout ça s'est passé et qu'il a été capable de tout faire, de m'accepter, de m'accompagner dans l'accouchement qui n'était pas prévu comme ça, on dirait que je pensais juste à son côté. Je suis comme wow, il est extraordinaire, c'est merveilleux J'étais en admiration totale sur son courage et tout ce qu'il avait réussi à faire.

J'avais comme pas de mots pour décrire ça, j'étais vraiment en admiration, c'est sûr qu'avec les mois qui ont passé après, j'ai été capable de me dire, moi aussi j'ai été extraordinaire, moi aussi j'ai fait plus que ce que j'aurais pu penser être capable de faire.

je souhaite ça à toutes les femmes de vivre une belle expérience qui leur permet de juste le vivre de façon naturelle, de profiter de tous les avantages qu'on a dans notre corps, toutes les hormones, tout le travail qui se fait de façon naturelle. C'est vraiment important. Ça allait quand même se l'édifier, une complicité dans notre relation. C'est comme si on se dit, on est capable de passer à travers tout. On a été capables de vivre ça, de travailler, de faire chacun notre partie.

C'est sûr que ça nous apporte une force, je trouve, de savoir qu'on est capables de faire tellement de choses ensemble. Puis là, j'étais vraiment reconnaissante d'avoir fait la préparation, d'avoir, dans mes efforts, encouragé Xavier à faire la préparation aussi. Parce que c'est ça, on dirait que...

En annonçant comment ça s'était passé à notre famille, nos amis, puis tout ça, on avait vraiment des feedbacks qu'on était comme extraordinaires, puis que, tu sais... les gens ne s'attendaient pas à ça comme expérience. Puis toi, Xavier, de voir ta blonde être capable de déployer autant de puissance, d'être si forte, qu'est-ce que ça l'a eu comme impact pour toi ? Puis avec le recul, qu'est-ce que ça change dans ton regard quand tu poses ton regard sur elle ?

Moi, je ne sais pas, ça ne m'a pas tant surpris parce qu'Audrey a dit qu'elle n'est pas affirmée, mais elle est Elle n'est pas affirmée sur certains trucs, mais elle a énormément de drive. Quand elle veut quelque chose, n'essaie pas de la faire décrocher, ça ne fonctionnera pas. Moi, je suis content qu'elle le sente plus, qu'elle le perçoive plus. Oui, c'est un beau travail d'équipe. L'expérience est géniale. En fait, je revenais sur quelque chose parce que j'ai de la misère à décrocher.

Quand les gens ont appris l'expérience, ils ont beaucoup mis l'emphase sur mon héroïsme. C'est beau, mais en même temps, ça me gosse. Ça te met mal à l'aise ? Non, en fait, non, j'ai pas de mal à l'aise là-dessus, parce que, oui, mettons, on pourrait dire que j'ai agi comme il fallait, sauf que, tu sais, j'ai toujours bien attrapé le bébé. C'est pas moi qui ai accouché. Je trouve que la société est un peu décalée là-dessus. Ça me dérange. Ça, ça me dérange.

Moi, qu'on me félicite parce que j'ai réussi à garder mon calme dans une situation de stress et que j'ai été posé. C'est génial. Mais c'est pas moi qui accouche. Pour l'avoir vu deux fois... Ça me dérange pas d'être à côté. Ça me dérange pas d'être à côté. Fait que... C'est intense, hein ? C'est intense. Mais tous les sacres que tu veux là-dessus, c'est quelque chose.

Tu sais, une grossesse, même en tant que ton joint, mais un accouchement... moi j'étais très content que ça se déroule rapidement c'était un très beau cadeau pis si on était en contrôle les deux ben tu sais jusqu'à une certaine limite c'est pas nous qui décident c'est la vie mais si je fais un parallèle là dessus je trouve que ce qui est un peu particulier c'est que le rôle de l'homme dans l'accouchement il est clairement pas défini dans notre société le rôle de l'homme, ce qui est raconté,

c'est de la merde. C'est de la merde. T'es à côté, puis là, tu vas tenir sa main, puis elle va serrer fort, puis ça va te faire mal. Puis là, tu vas faire... À côté, tu vas respirer. C'est n'importe quoi. Il y a moyen d'être extrêmement présent puis d'être accompagnateur en contrôle d'une bonne partie des choses. Ben, tu sais, sincèrement, là, je fais comme un pitch de vente, mais c'est un peu ça.

Mais c'est vraiment ça, mon cas paléo m'a apporté, parce que notre premier accouchement était extrêmement long, difficile, plein de revirements, beaucoup d'inquiétudes, beaucoup d'inconnus. Sincèrement, j'ai détesté l'accouchement jusqu'à temps qu'on arrive à... à l'hôpital, ça m'a poussé à bout dans mes dernières limites. Ça a été beaucoup trop long. Mais là, cette fois-là, j'étais bien, j'étais en contrôle.

Fait que, tu sais, les deux, trois émissions de télé que j'ai pu écouter, les films, tu sais, n'importe quoi. Messieurs, je m'adresse à vous. La game de hockey, de foot, le film de super-héros, le film d'action, name it. C'est ça, Dylan il m'accompagne là-dedans pis il est d'accord, ça vaut la peine, ça vaut la peine d'être sécurisé en contrôle dans un moment où t'as en réalité absolument aucun astuce de contrôle. J'ai sacré de l'amitié, ça vient carrément de lui. ça vient du fond.

Ça vient du cœur. Oui. Mais tu as absolument raison. Je trouve ça le fun que tu en parles parce que ça fait partie, moi, des choses que j'essaie de mettre en lumière. Je trouve ça désastreux, le manque de place que vous avez. On ne vous regarde même pas, vous n'êtes même pas concerné. Puis en plus, effectivement, souvent dans les préparations à l'accouchement, les outils qu'on vous donne, c'est du gros n'importe quoi. Ah oui. Ça n'a aucun bon sens. Et qu'est-ce qu'on entend ?

C'est des gars qui font comme bien, c'était plate à l'accouchement, je me sentais impuissant, je ne pouvais pas rien faire. Alors que vous l'avez expérimenté. Oui, il y a plein de choses à faire, à préparer. L'eau chaude, l'eau froide, les points de pression, les points d'acupuncture, l'aluminocité, la musique, la playlist et compagnie. J'en oublie, c'est quand même un inquiet que j'ai tout regardé ça. Mais il y a plein de choses à faire. Tu sais, je vais faire un parallèle.

Je ne souhaite à aucun homme... En fait, je ne souhaite à aucun homme d'être aussi innocent que ce que j'ai entendu. Mais quand on était dans la chambre le lendemain de l'accouchement de Félicité, on avait un jeune homme qui racontait à des invités que lui, il avait passé son temps avec de la musique sur un iPod et que c'était la belle-mère qui était avec sa blonde en train d'accouter ou sa femme, je ne sais pas. C'est désolant, tu sais. Tu sais, là...

Cher homme, prends contrôle de ta vie et de ce que tu peux contrôler dans ton cas, puis participe. Moi, ce qui me semble important, c'est de faire, en tout cas, un choix éclairé. Si le gars, il ne veut vraiment pas participer et qu'en toute conscience, il se questionne puis qu'il en vienne à la conclusion, tous les deux, que vaut mieux qu'il soit sur son iPod dans le temps que la mère, la belle-mère, fait vraiment les rôles dont sa femme a besoin, ça, moi, ça me va. T'as raison.

Moi, le problème que j'ai, c'est plus comme quand c'est toi le principal aidant, puis que tu sais pas quoi faire parce que la société t'offre pas d'opportunité pour avoir un plan de match précis, bien j'ai de la peine pour les mères, parce que je me dis c'est plate pour les mères qui ont pas le soutien qui ferait réellement de différence, c'est plate pour les gars qui vivent pas un moment d'empowerment non plus. Non, pas non. Que tout le monde perd, finalement.

Oui. Puis en fait, dans le premier accouchement, là, On avait eu une certaine préparation. Puis je me souviens, dans les premières heures, Xavier était super présent. Il faisait plein de choses. Il me touchait, il me faisait des petits massages. Il essayait de m'aider à passer à travers les contractions. Je me souviens de m'être beaucoup agrippée après lui. Il avait des positions. Certaines positions qu'on connaissait.

Mais à mesure que le temps y passait, je me sentais de plus en plus tout seule parce que je le voyais s'éloigner physiquement et émotionnellement. Il venait de moins en moins. J'étais de plus en plus juste avec la sage-femme qui était présente, qui était bonne et qui était là. Pour moi, ce n'est pas pareil que c'est ton conjoint. Tu as conçu avec ton conjoint. On dirait que c'est lui qui, selon moi, peut le mieux accompagner en général.

que ça fonctionne vraiment pas, mais si sa confiance est là et que les deux sont prêts à participer, je trouve que c'est ça. Je le voyais... Moi, j'aurais été capable de rester plus longtemps encore à la maison parce que je voulais tellement arriver au bout de mes choses. Mais en même temps, il était tellement plus présent et je voyais tellement que c'était trop pour lui. que je ne voulais plus continuer comme ça. De toute façon, on n'avait pas le choix. Ils ont des règlements après 35 heures.

L'approche des eaux qui est crevée, on doit aller à l'hôpital. Mais c'est ça. C'est sûr qu'avoir eu toutes les connaissances qu'on a eues avec Opaleo pour le premier accouchement, Wow ! Ça se serait peut-être passé d'une façon difficile aussi parce que le bébé n'était pas nécessairement bien placé. Moi, je ne connaissais pas. Au début, on dirait que les sensations sont tellement fortes. C'est plus que ce qu'on imagine. Au lieu de...

On se le fait dire, il faut que tu respires, continue à respirer, mais on dirait que quand tu as les contractions, moi, je n'étais pas capable de respirer et ça ne m'aidait pas. Tandis que la deuxième fois, j'ai respiré malgré les contractions et je me suis rendu compte que c'est ça un des secrets. Il faut vraiment respirer quand même et c'est moins douloureux. C'est ça. On dirait que ça aurait vraiment changé quand même.

beaucoup de choses, je pense, dans la façon qu'on l'a vue, puis de savoir où est-ce qu'on est rendu, ça nous aurait peut-être sécurisé de vraiment voir, bien, on est encore là. On aurait probablement pris des décisions différentes aussi dans les manœuvres qui ont été faites durant l'accouchement.

Une des choses par rapport au rôle du conjoint qui ne sont pas toujours préparés dans la société, on s'était fait dire qu'il faisait couper le cordon ombilical par le papa parce que sinon, il ne savait pas trop quoi y faire. Là, ça lui permet de participer parce qu'il coupe le cordon, mais on s'était fait dire, j'ai fait du champ pré-natal avant l'accouchement, puis la praticienne avait dit que...

Souvent, ils faisaient faire ça aux hommes justement pour ça, mais dans le fond, ça devrait être la mère qui coupe le cordon avec son enfant, parce qu'il y a une partie symbolique de lui dire, Maintenant, tu vis par toi-même, tu es un être unique qui vit par toi-même. Ça serait vraiment important que ce soit la maman qui le fasse. Donc, quand nous, c'est arrivé, les ambulancières, ils ont coupé la première fois.

C'est sûr que là, je n'étais vraiment pas là, mais heureusement, ils l'ont coupé trop long. Puis ça a fait qu'il fallait le recouper. Puis à ce moment-là, moi, j'ai demandé si je pouvais, moi, le couper, le cordon. Je trouvais ça bien aussi de me réapproprier un peu cette partie-là. très bien faite par la maman. Oui, absolument. Puis toi, Xavier, tu avais fait déjà bien des affaires. J'imagine que pour toi, ce n'était pas un enjeu de ne pas couper le cordon à ce moment-là. En fait, j'ai refusé.

Ça ne me tentait pas. Je n'en avais rien à se tirer. En fait, je l'ai coupé le cordon à féliciter. C'est un souvenir absolument pas mémorable. Il n'y a absolument rien d'intéressant là-dedans. C'est plate, mais comme dit Audrey, pour la femme, il y a quelque chose d'émotif, de spirituel. Pour moi, c'est aussi bête que d'arranger de la viande crue. C'est exactement le même feeling. Pour l'homme, peut-être qu'il y a des gens qui voient un symbolisme, mais dans mon cas...

Est-ce que tu aurais dit non spontanément si tu t'étais écouté ou finalement c'était correct de le faire comme ça ? Ah non, moi j'aime bien la nouveauté, j'étais curieux, mais je suis content de l'avoir fait. Est-ce que ça me manquerait si je ne l'avais pas fait ? Peut-être, mais non, je pense que plus pas vraiment. C'est plus que j'ai une personnalité, j'ai de la difficulté à laisser tomber une nouvelle expérience, mais sinon... En ce cas-là, tu as été gâté.

Oui, oui, j'ai eu tout de A à Z. merveilleux si vous aviez comme les vous dites tu trouves ça drôle toi tu trouves ça drôle si vous aviez en terminant à dire vos meilleurs trucs vos meilleures astuces pour pouvoir vivre un accouchement le plus physiologique possible en équipe ce serait quoi vos meilleurs conseils En fait, la salle de bain, c'est pas mal la meilleure pièce pour accoucher. Un petit endroit où vraiment, je pense que ça a fait une grosse partie de la différence, honnêtement.

Parce que même dans le premier accouchement, comme c'était à la maison, on était beaucoup dans cette grande pièce, salon, salle à manger.

aussi j'en lis avec la douleur le fait de se pratiquer avant de se mettre dans la peau d'avoir des contractions ça a vraiment fait la grosse différence pour moi le fait que je savais que là lui finalement il se préparait même si ça a été long avant qu'il aborde les vidéos le fait que Xavier savait qu'il se préparait c'est sûr que là On embarquait dans l'aventure ensemble, on était comme en équipe dans ça. Moi, ça m'a permis de lâcher prise et de m'abandonner un peu là-dedans.

Je pense que ça, c'est la grosse clé. Sinon, c'est sûr que je n'aurais pas vécu ça comme ça. Moi, de mon côté, j'ai un petit côté plus rationnel, mais je n'ai pas d'autre chose à dire que d'être préparé. Puis, il n'y a pas 14 places pour se préparer. Ça fait que c'est ça. Vive au Paléo ! C'est ça. Puis, en fait, nous, ça s'est passé tellement vite que dans tout le coffre à outils, on n'a pas eu besoin d'utiliser autant d'outils.

parce que ça s'est passé tellement vite, quand un coup ça a décollé, ça a décollé à une vitesse grand V, mais de savoir qu'on les avait, qu'on pouvait les utiliser, bien... on partait avec notre gros coffre bien plein. Oui, et comme je dis toujours, dans le fond, le partenaire ou la partenaire, c'est organisé, protégé, accompagné. Puis accompagné, c'est toujours en dernier.

Que toi, dans ton cas, les rôles dans la situation dans laquelle vous étiez, les rôles les plus importants, c'était organisé puis protégé. Puis tu as fait ça avec brio. C'est exactement ce dont Audrey avait besoin à ce moment-là. Vraiment, vraiment. Si elle avait été focalisée à ce moment-là sur les points de pression, les massages, puis qu'elle avait mis de côté l'organiser, protéger, là, ça n'aurait pas été top pour ton expérience. Non, non. Ça n'aurait pas fait du tout la même chose.

Que tu étais vraiment exactement en bonne place. Oui. Moi, je suis contre-pare que tu ne peux pas correctement accompagner si tu n'as pas de connaissances. Si... si t'es pas fin de tête. Fait que, tu sais, organiser est le deuxième terme qui est... Protéger. Protéger, oui. Tu sais, organiser, ça aide beaucoup. Quand tu sais où tu t'en vas, t'es dans un bon état d'esprit, tu peux protéger plus naturellement puis accompagner, mais ça vient tout seul, tu sais.

Merci d'avoir accepté de nous partager votre expérience, on est quand même rentré dans votre intimité, dans votre salle de bain ça fait vraiment plaisir Merci beaucoup et longue vie à tout ce courage et toute cette détermination et toute cette capacité Audrey à dire oui c'est mon instinct et je m'écoute, bravo à vous Merci, merci Annie Au cours des dernières minutes, Audrey-Anne et Xavier ont souligné plusieurs clés importantes en lien avec la préparation à l'accouchement.

Au moment de publier cet épisode, pour souligner avec toi la popularité croissante de Opaleo, je t'offre ma préparation virtuelle à la naissance. 11 clés pour une naissance facilitée. Oui, oui, en mode totalement gratuit. C'est pour un temps limité. Si tu veux en profiter dès maintenant, je te propose de suivre le lien que tu trouveras dans la description. Je te souhaite une magnifique semaine et je te dis à très vite pour le prochain épisode la semaine prochaine.

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