Le 27 juillet 1214, à Bouvines, près de l'île, Philippe Auguste bat une coalition qui regroupait les forces du Saint-Empire, du Duc de Brabant, des Comtes de Flandre et de Boulogne. Le tout financé par le roi d'Angleterre, Jean XVI. Cette bataille est souvent considérée comme un grand moment de montant de puissance de la France et de l'affirmation du sentiment national français. Un mythe que, comme tous les mythes, on peut pas mal nuancer.
Déjà au-delà d'images épinales du Comte de Flandre emmené à Paris, enfermé en cage, La bataille n'a pas été particulièrement âpre, les combats pas vraiment féroces. Et les scènes de liesse qui ont accompagné l'annonce de la victoire sont restées limitées au bassin parisien. Et puis surtout, les souverains qui se sont affrontés ce jour-là n'étaient pas les représentants de nations comme la France ou l'Allemagne. Parce que ces nations n'existaient pas encore.
Le roi Philippe Auguste et l'empereur Othon IV étaient encore des féodaux qui se disputaient des territoires qu'ils considéraient comme des possessions personnelles.
