¶ Intro / Opening
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¶ L'introduction et le mythe d'Icare
C'est un mythe très connu, celui d'Icare et de son père Dédale. Minos, le roi de Crète, commande à Dédale un labyrinthe pour enfermer le Minotaure. Mais l'architecte provoque la colère du roi et se retrouve enfermé. avec son fils Icard, dans sa propre création. Pour s'échapper, il a l'idée de fabriquer des ailes, confectionnées avec de la cire et des plumes. Il prévient alors son fils, il ne faut pas trop s'approcher du soleil.
Mais Icare, grisé par le vol, prend de l'altitude. La chaleur fait fondre la cire et il meurt précipité dans la mer. Après huit ans de relation et la naissance de deux enfants, le couple de Margot bat de l'aile. Face à une abstinence subie, elle décide de prendre les choses en main, de s'aventurer dans les méandres d'une sexualité labyrinthique. Mais à toujours aller plus loin, elle prend le risque de s'approcher un peu trop près du soleil.
Vous écoutez Transfer, épisode 360, un témoignage recueilli par Clémentine Billet.
¶ La Rencontre avec Marc
En 1998, j'ai 22 ans. J'arrive en Méditerranée pour des stages de fin d'études. Je suis partie un petit peu à l'aventure à travers la France avec mon sac à dos. Et j'arrive sur la Méditerranée dans un chantier naval qui a une équipe jeune, plein d'hommes jeunes, sympas. L'ambiance est festive, je suis la seule femme de l'équipe et on sort assez souvent après le travail. Tous les collègues sont assez attirants dans le sens où je plais et je m'aperçois que je plais.
ce qui n'était pas le cas avant. J'ai déjà un copain, on est ensemble depuis 5 ans, je m'ennuie un petit peu avec lui. Là, je me laisse un peu séduire parce que c'est chouette de voir que je plais et de faire des rencontres, mais ça reste assez sobre. J'ai un des collègues qui, lui, me drague vraiment, avec qui j'ai une aventure un soir.
Mais surtout, je me sens bien avec un autre qui est un ami, Marc. On se parle, je lui confie des choses et on a un relationnel qui s'installe beaucoup plus sympa. C'est un homme plutôt fin, pas très grand, brun, peau mate, une oisette. Vraiment, le côté tout fin ne me correspond pas, mais je me sens bien, même s'il n'y a pas la carrure, il est rassurant. Ce qui me plaît beaucoup, surtout, c'est qu'il écoute et qu'il est gentil. Et puis, un soir, justement, après...
un apéro après le boulot. Il m'embrasse sans prévenir. On passe la nuit ensemble. Je me sens bien avec lui, mais je culpabilise parce que j'ai déjà un copain. J'ai déjà eu une aventure sur le chantier.
¶ Vie Nomade et Sédentarisation
et ça fait beaucoup et c'est pas bien quand je rentre chez moi je décide de quitter mon copain de l'époque et je reste seul avec marc on s'écrit on s'appelle on a une relation amicale Mais on n'est pas ensemble. C'est vers le mois de mai, où là, il me rejoint sur mon nouveau lieu de stage, où on ressort ensemble. On ne savait pas sur quoi ça allait partir ce soir-là, mais ça redémarre très fort. Et on reste ensemble.
Après, on s'arrange pour se voir en gros une fois par mois. L'un ou l'autre se déplace et on arrive à rester en contact jusqu'aux vacances d'été. En juillet 1998, je passe un mois de vacances chez lui. Puis, je repars en stage pour les deux derniers mois. Et là, ça devient dur. On décide de s'installer ensemble. Et je pars le rejoindre dans le sud. Lui vivant sur un bateau, je reste avec lui en Méditerranée.
On vit tous les deux sur un petit voilier, pas très grand mais assez confortable pour deux. On a une cabine, forcément la plus grande terrasse du monde. On a peu de vêtements, on mange. Peu, parce qu'on n'a pas forcément de frigo, on n'a pas forcément tous les outils pour cuisiner. On est assez libre. Si on a envie de partir en vacances quelques mois, deux villes plus loin, on largue les amarres.
On part en vacances. Si on veut déménager, c'est la même chose. On vit sans attache. Ça nous permet de vivre et de travailler tranquillement et puis de faire des économies parce qu'on a un projet de voyage. Et ce projet de voyage se concrétise au début de l'année 2000. qui nous permet de partir voyager tout le long de la côte méditerranéenne, l'Italie, la Grèce, Sicile, Sardaigne, Corse. Au bout de ces quelques mois d'aventure,
On rentre à un moment, on recherche du travail et on décide de s'installer sur la côte atlantique pour travailler dans le nautisme. Cette année-là, il pleut beaucoup. On ne connaît personne, on n'a pas encore de travail. On cherche du travail tous les deux. On est un peu coincé dans le bateau, qui est un petit espace. Avec du mauvais temps, c'est moins agréable que quand on vit en plein air.
Et là, on commence à se renfermer un petit peu et Marc le vit pas très très bien parce que lui a besoin de plus de confort à ce moment-là. On trouve du travail quand même. On décide de rester là. Et là, Marc me dit, moi, ce n'est plus possible. Le bateau, j'en peux plus. J'aimerais qu'on prenne un appartement. Et là, ça me gêne parce que ça veut dire que ma vie d'aventure, où j'avais envisagé peut-être plus tard de partir...
Plus loin, faire d'autres voyages en Atlantique, vers le Nord, c'est plus possible parce qu'on se fixe. Tant qu'à faire d'être fixé, je me dis autant que complètement prendre une maison plutôt qu'un appartement. Donc on s'installe.
¶ Défis Familiaux et Baisse de Libido
En 2002, on se marie et on achète la maison. Et la même année, je change de patron. Et comme il ne me convient plus, je ne peux pas démissionner parce que maintenant, on a une maison et un crédit. Et là, je suis coincée. Donc ma vie d'aventure, c'est fini. Et je me retrouve prise au piège, quelque part. Malgré tout, on s'installe dans la maison. Et en 2003, on a un premier enfant.
J'avais envie d'avoir une deuxième grossesse assez tôt, mais en fait, c'est plus fatigant que je pensais. Je mets un an à m'en remettre physiquement. Je continue à travailler. Avec ce nouveau patron, je ne sais pas comment m'en sortir. Ça joue sur tout, ça joue sur le moral. La fatigue joue sur la libido. Je m'enterre un petit peu, j'ai pris du poids. On est moins dans la jeunesse folle qu'on avait sur le bateau. J'ai moins envie de faire l'amour.
Il faut coucher le petit, il a du mal à s'endormir, il peut se réveiller la nuit. Tout ça est difficile, plus le travail, tout est nouveau et ça me prend un an pour me remettre pour être bien. Et je change de travail. Je m'y plais beaucoup. Je commence à m'épanouir dans ma vie de femme adulte. Ce n'est plus la même chose qu'être étudiante. On est bien tous les deux et on décide finalement d'avoir un deuxième enfant.
Comme je suis très occupée et qu'à ce moment-là, la libido est en baisse, je fais le minimum parce que j'ai envie de ce deuxième enfant. Je fais le minimum pour tomber enceinte. Et à partir du moment où je suis enceinte, j'arrête tout. Et cette période-là est très dure pour mon mari. Lui, il est demandeur, forcément, on est jeune. Et c'est vrai que quand j'ai couché le petit et que je me dis, j'ai enfin un moment à moi, je vais pouvoir me coucher.
me reposer, prendre un livre et que je le sens qui approche la main dans le dos pour me faire un gratoui. J'ai vraiment pas envie de lancer quoi que ce soit. Et en fait, faire l'amour devient une tâche en plus. J'ai pas envie de ça. Il attend le temps de la grossesse, puis il attend encore un petit peu et c'est un peu long. On arrive en 2006, on a nos deux enfants.
¶ Retrouver l'Intimité et le Désir
J'ai un travail qui est prenant. J'ai 30 ans. Et là, je me dis, c'est dommage, j'aime mon mari, mais on ne fait plus l'amour. Il faudrait qu'on trouve quelque chose pour renouveler ça. Et là, je décide d'aller voir une sexologue. Je lui raconte un petit peu ma vie. Elle me dit, mais c'est normal, en fait. Vous avez quitté votre bateau. Vous avez changé de travail. Vous étiez dans de mauvaises conditions de travail.
vous avez eu une grossesse, il est normal qu'avec toute cette fatigue et ce stress, la première chose que vous quittiez, ça soit la sexualité et que vous n'ayez plus de libido. Donc il faut remettre ça en place. Elle me donne un livre, elle me dit, lisez ça et voyez les petites choses que vous pourrez remettre en place. Et puis, je vous demande de, tous les soirs, vous coucher plus tôt, être disponible plus tôt.
Et avoir un moment pour vous, prenez rendez-vous en fait, vers 9h, avec petit massage, caresse, moment d'intimité. Si ça débouche sur quelque chose, c'est très bien. Sinon, tant pis. Et là, c'est assez dur pour mon mari parce que lui, dès qu'on attaque une petite caresse, forcément, il est sous pression. Il a envie de plus. Et là, j'ai le choix de dire oui ou non et de prendre mon temps. Et effectivement...
En enlevant l'injonction d'obligation, c'est plus agréable. Et soit je profite d'un massage, soit effectivement on commence à refaire l'amour. Et ça se relance, ça reprend. On parle plus. on a plus de moments d'intimité, on est mieux organisé aussi sur le quotidien, ce qui nous libère du temps, et les choses se passent bien mieux.
¶ L'Exploration de la Séduction Numérique
Au cours des discussions, mon mari me dit, mais qu'est-ce que tu aurais comme fantasme actuellement pour un petit peu de renouveau ? Et là, je lui dis, j'aimerais vraiment beaucoup me faire draguer sur Internet. Parce que... Dans ma jeunesse, je ne me faisais jamais draguer. Et là, arrivent les premiers sites de rencontre. C'est amusant, j'ai envie d'essayer. On crée une fiche tous les deux.
lui chatte un petit peu, et moi aussi, soit par messagerie, soit par visio. Je travaille à domicile, donc j'ai mon ordinateur dans mon bureau. Ça me permet le soir de chatter, les enfants sont couchés, je travaille encore un petit peu. Et puis j'échange, je drague, j'ai eu un rendez-vous dans la journée qui me disait on se retrouve le soir, on s'écrit ou je reçois un mail et on se donne rendez-vous pour une webcam.
Les cams sont amusantes parce que c'est un autre jeu de séduction. Il y a de l'effeuillage et ça me booste complètement la libido. Et quand je remonte me coucher juste après, forcément, je suis hyper excitée. Je saute sur mon mari, on fait l'amour. C'est vraiment bien entre nous.
Lui, il sait que je fais ces visios, il en a conscience, mais il ne rentre pas dans le bureau. Il m'attend dans la chambre et il sait qu'il va en profiter de toute façon au moment où je reviens vers lui. Donc, il n'y a pas de jalousie. Lui, de son côté, c'est un peu plus calme, il ne drague pas forcément beaucoup sur Internet, mais le fait que moi je le fasse ne pose pas de problème.
¶ Aventures Extra-conjugales et Validation
Après, c'est aussi amusant de se dire qu'est-ce que ça donne si je rencontre quelqu'un en vrai. Et je commence effectivement à aller boire un café avec un ou un autre pour voir ce que ça donne. Et je commence comme ça à avoir des relations extra-conjugales, très occasionnelles, sans... Sans le dire à mon mari, parce que je ne veux pas lui faire de mal, mais ça participe encore à l'augmentation de ma libido, à mon pouvoir de séduction, de voir qu'en fait, même avec mon physique, pas...
pas extraordinaire, normal, en souriant, en regardant bien les gens dans les yeux, ça marche. Et j'ai du succès et je trouve ça très valorisant. Ça me fait énormément de bien quant à mon estime de soi. Je fais ça pour moi. C'est chouette parce que ça nous profite à tous les deux. Mais je fais ça... pour repousser mes limites, pour voir jusqu'où je peux aller. Et ça me plaît, il y a un petit côté gourmandise aussi là-dedans, qui fait que j'ai envie d'aller un petit peu plus loin.
Donc je rencontre quelques hommes en vrai. Ce qui est chouette chez les hommes, c'est que tous sont différents, tous aiment des choses différentes et que finalement, on apprend de plus en plus.
¶ Premiers Pas dans l'Échangisme
On les comprend de plus en plus vite. Ça me plaît aussi ce côté psychologie de l'âme humaine à travers les hommes. Et pendant ce temps-là, avec mon mari, tout va bien. Je m'aperçois que lui... Un petit côté voyeur, il me propose d'aller en club échanger. Ça ne me plaît pas plus que ça au début, mais au cours de mes rencontres, j'ai un amant qui m'en parle aussi.
Je n'ai pas du tout envie d'aller avec lui, mais je me dis que finalement, en fait, ça pourrait être amusant. Et là, j'en reparle à Marc. Je lui dis, tu sais, tu m'avais parlé du club. Si on allait voir tous les deux en observateur au début... Et on verra si ça nous plaît ou pas. Un week-end où les enfants ne sont pas là, on sort comme si on sortait en boîte. Alors, je décide de ne pas y aller non plus.
à prêter à outrance. J'ai une petite robe noire, Marc a une petite chemise, un pantalon, on y va, sobre. Et on rentre dans cet univers qu'on ne connaît pas. Il y a un vestiaire à l'accueil, comme dans n'importe quelle boîte. Une piste de danse, un DJ, le bar.
Tout ça est très normal, la plupart des gens dans cet espace-là dansent et breuvent des coups comme dans n'importe quelle boîte. Mais la discussion est fluide, c'est-à-dire que les gens se regardent, cherchent à savoir avec qui ils aimeraient passer la soirée ou pas. Quand les discussions se font au bar, c'est très clair. On sait pourquoi on est là. Il n'y a pas d'ambiguïté. Et on est libre de dire oui ou non. Si c'est oui...
Après, il y a d'autres espaces. Il y a à l'étage d'autres endroits où là, il y a des salons ouverts ou fermés à thème, avec des ambiances rock'n'roll, Asie. cosy, les douches bien sûr, des serviettes, des préservatifs partout. Ce premier soir, avec Marc, on observe beaucoup et on n'ose pas encore aborder les gens. Mais on monte quand même à l'étage pour voir ce qui s'y passe.
Et il y a des petits salons dont certains qui peuvent être fermés. Après avoir visité, regardé, on décide, nous, de s'enfermer dans un des petits salons et de faire l'amour que tous les deux ce soir-là.
¶ L'Épanouissement dans le Milieu Libre
Plus tard, on y retourne. Au début, je suis sur la piste de danse. Je n'ai pas tout de suite envie d'aller inviter des gens. Et là, mon mari, lui, était très, très demandeur. Mais comme il est toujours assez timide, il a besoin de moi. Donc je le laisse un petit peu mariner et je reste danser avec un grand type qui ne me plaît pas plus que ça et que je laisse un peu en plan pour aller rejoindre mon mari. Et là, on invite un couple. On boit un verre, puis on décide de monter ensemble.
On occupe un lieu assez grand pour tenir tous les quatre et on se retrouve dans une configuration d'échangisme, en fait, où là, on est deux et deux qui échangent simplement deux partenaires. Cet homme-là me plaît bien et on commence, nous, à se caresser et à faire l'amour même. Et on reste encore sur cette configuration d'échangisme simple.
La personne avec qui je dansais nous rejoint et je me retrouve avec ces deux hommes comme un poisson dans l'eau. Finalement, c'est assez amusant, je m'aperçois que je suis... très à l'aise dans ce milieu. Le simple échangisme de deux et deux me paraît simple, mais le déséquilibre m'attire plus. Le fait d'être sur un nombre impair m'attire plus. Je ne suis pas du tout attirée par les femmes.
Et j'aime être avec deux hommes. En fait, il faut qu'il y ait une personne qui permette de créer une dynamique. Et je suis assez surprise d'être aussi à l'aise là-dedans parce que justement, je ne plaisais pas jeune. Et là, je m'aperçois que c'est tellement facile, tellement ouvert, que c'est génial, en fait, parce qu'on rencontre plein de gens. Ce qui est très chouette aussi dans le milieu échangiste, c'est le côté...
très respectueux des gens. On est tous là pour la même chose, on est très libre sur toutes les pratiques, et on est très libre à tout moment de dire oui ou non. Et personne ne se vexe quand on dit non, ce n'est pas contre une personne. On n'est pas dans la séduction émotionnelle, on est dans le physique. C'est finalement plus simple et plus libre parce qu'on supprime ces questions d'émotion et d'ego.
On retourne en club occasionnellement pendant les vacances scolaires quand il est possible de ne pas avoir les enfants avec nous. On a aussi créé une fiche sur un site. de rencontres spéciales échangistes, où là, il est aussi possible de se donner rendez-vous avec d'autres couples chez eux, ou... de faire le même principe de visio. On a aussi reçu des hommes seuls. Quand on se retrouve à trois, moi et deux hommes,
Les hommes ne se touchent pratiquement pas, si ce n'est sur un changement de position, mais il n'est pas question qu'eux s'embrassent, se caressent ou autre. Les deux sont pour moi. Et c'est à moi aussi de m'occuper des deux en même temps. Il faut être attentive et en même temps profiter du moment, se laisser aller. Et il y a un côté, surtout en club, où en fait, on plonge dans une piscine d'hommes.
¶ La Relation Compliquée avec Guillaume
En août 2009, j'ai 33 ans. J'ai toujours ma fiche de contact sur le site de Rencontres Simple. Avec mon mari, on a toujours notre petit rythme sur les sorties en club. Tous les deux, ça va très bien. Mais j'ai envie de quelque chose d'un peu plus concret. Je rencontre cet amant-là, qui n'est pas physiquement dans mes critères, mais qui est intéressant, qui est intelligent. Et j'ai envie d'un peu moins de futilité.
J'avoue que sur le site de rencontre que j'utilisais, je choisissais les hommes au physique. Je m'amuse à séduire plus beau que moi. Et cet homme-là, pas du tout. Mais on a une autre relation, en fait. C'est quelqu'un d'intelligent, d'intéressant. J'arrête les autres rencontres sur ce site. On commence à se voir assez régulièrement et forcément s'installent des habitudes, plus d'attachements.
On rentre dans autre chose qui finalement ressemble plus à de l'adultère. Somme toute, cette relation est assez compliquée, ça dure un an. Lui a du mal à comprendre comment je vis, il est plus dans le jugement, il me fait plus de reproches, il n'est pas très disponible. On rentre en fait de nouveau dans des petites tensions qui pourraient être des tensions du quotidien. J'arrive à me libérer du temps pour passer un après-midi avec lui. Lui n'est pas très disponible.
La journée a reporté et reporté. Finalement, je m'aperçois qu'il est allé voir l'exposition qu'on avait prévue d'aller voir ensemble et je craque. Je me dis, ben non, je n'ai pas envie de reproduire des chamailleries, des tensions, des ressentiments. Comme au quotidien. Pour moi, un amant, c'est vraiment le côté plaisir qui est intéressant et la fraîcheur de ces moments volés. Si c'est pour retomber dans la même chose que des petites mesquineries, ce n'est pas drôle.
Je suis assez en colère. Je claque la porte et je décide de mettre un terme à cette histoire d'un coup sec. Mais je me suis dégagée tout l'après-midi. J'ai encore du temps et je recontacte en fait Guillaume. qui est un ami de la chorale et qui me drague depuis quelques mois. Donc je réponds à son invitation, je l'appelle, je lui dis écoute, je suis en ville, est-ce que ça te dirait de prendre un petit café ? Et il me dit mais oui, oui, bien sûr, passe à la maison.
On s'installe sur le canapé et ça dérape très très vite. On se saute dessus, c'est très très fort tout de suite. Donc on se revoit assez vite. et s'installe une nouvelle relation. Guillaume, lui, a plus d'emprise sur moi, c'est-à-dire que j'ai toujours été le moteur du couple entre mon mari et moi.
Là, avec Guillaume, c'est facile en fait. C'est lui qui pose le rythme, c'est lui qui pose ses conditions, qui pose un peu les règles de nos jeux, qui en invente des nouveaux, qui me met des petits challenges. Et en fait, j'adore le suivre.
J'adore répondre à ces demandes. C'est vraiment une osmose entre nous. Et il me propose... Également de créer une fiche tous les deux sur le site de Rencontres Échangistes pour qu'on fasse nous aussi des rencontres, mais en tant que couple illégitime, ce qui est moins évident. Ce qui est amusant dans le milieu échangiste, c'est que oui, c'est très tolérant sur ce qu'on fait en direct, mais il faut que ça soit bien clair entre tout le monde.
Avec mon mari, notre vie sexuelle est toujours assez satisfaisante et épanouissante. On a toujours de bons moments. Sur le côté échangiste, effectivement, ça se tasse, entre guillemets, très légèrement. Le club, on connaît maintenant.
¶ Le Trio: Marc, Guillaume et Moi
les rencontres sur internet peuvent être aléatoires et puis là je me dis mais en fait ça serait peut-être bien d'intégrer en fait Guillaume à notre couple et je propose à mon mari
une soirée échangiste avec un ami qui me drague, s'il est d'accord. On décide tout d'abord d'aller au restaurant et ensuite on sort. Pour avoir d'abord un moment, tous les trois, où on prend le temps de discuter, où mes deux hommes peuvent échanger, faire connaissance un petit peu, prendre leurs repères, et ensuite on sort en boîte. On arrive dans le club et moi aussi, je passe de l'un à l'autre.
On est toujours sur des petits rapports de domination, d'influence forcément, mais j'aime bien le voyer comme ça entre les deux et passer de l'un à l'autre. Et Guillaume prend assez vite le dessus, Marc étant... plus discrets, plus timides on se lance on va danser bien sûr on voit un verre et puis on s'installe tous les trois et là c'est chouette parce que on est dans ce lieu cosy, où les gens nous regardent. Moi, je suis seule avec ces deux hommes-là.
Dans les autres hommes qui nous regardent, je vois ceux qui aimeraient nous rejoindre, ceux qui osent pas, ceux qui sont assez clairs dans leurs intentions, mais qu'en fait, non, on laisse à l'écart. Et je suis un peu la reine de la soirée. c'est moi qui mène la danse on apprend à se découvrir tous les trois et à installer une nouvelle dynamique et on le renouvelle occasionnellement. On a l'occasion de temps en temps de se retrouver chez nous.
On a ce trio qui est en place, mais je cherche toujours à protéger Marc. Je ne veux pas lui faire de mal. Il est au courant, bien sûr, de notre trio, mais il ne sait pas que je vois Guillaume autrement dans la semaine. Je vis cette relation-là pour moi, mais je n'ai pas envie de blesser mon mari, je n'ai pas envie de mettre en danger ma famille. Je choisis de ne pas lui dire, un peu par protection.
Et un petit peu, pas tout à fait d'égoïsme, mais c'est plutôt toujours essayer de comprendre moi ce que j'aime, ce que je veux. et de vivre ma vie de femme librement sur ce que j'ai envie de faire ou pas. Et je m'en donne le droit. C'est mon mini combat féministe. Je m'autorise à avoir la vie sexuelle que je veux. J'ai mon amant. Je m'aperçois que je suis plus épanouie avec deux hommes que dans une relation monogame. Ça parfait !
une relation. Et je peux m'appuyer sur les deux. S'il y en a un qui n'est pas prêt à écouter, l'autre sera disponible pour aider et soutenir chacun leur tour. Je réalise que cette relation est parfaitement ce qui me convient. compliqué parce que je ne peux pas en parler à mes amis, qui ne comprendraient pas forcément. J'en parle évidemment pas à ma famille.
C'est pas quelque chose d'accepté, de courant dans la société, on n'en parle pas. Qu'un homme ait des maîtresses, ça gêne pas, mais qu'une femme ait plusieurs amants, c'est pas bien vu du tout. Donc je dis rien, en fait, je vis ça caché. Mais c'est vraiment ce qui me plaît le plus. Ce qui me permet de rester discrète sur cette relation adultère avec Guillaume sans que mon mari s'aperçoive qu'on se connaît, c'est le fait que ça fasse déjà quelques années qu'on...
Il évolue en club et que Guillaume est fondu dans la masse. Cette relation particulière est aussi une relation amicale. Il sait qu'on se connaît dans la vie civile. Il ne cherche pas à en savoir plus, en fait. Il en profite, il passe de bons moments. il vit les choses avec nous et il n'est pas exclu et il ne pose pas plus de questions. Ce qui me permet effectivement de voir Guillaume un peu à part en semaine et je m'attache plus à lui et je m'installe plus.
dans cette double relation aussi importante l'une que l'autre. à être entre deux, à aimer deux hommes et à vouloir avoir les deux en même temps. Et je suis tellement sûre de moi à ce moment-là. J'ai 33 ans, je suis jolie, je suis toute main, j'ai deux hommes, je plais, je gère ma vie professionnelle. Je suis vraiment comme un colosse sur deux piliers. Je suis hyper forte, je suis hyper sûre de moi. Et à ce moment-là, rien ne peut m'arriver. Je suis au sommet de tout.
¶ La Rupture Dévastatrice
On commence à atteindre mes limites. Ça devient fatigant. Ça devient fatigant à organiser. Ça devient fatigant à suivre. On s'y perd un petit peu. Guillaume en veut toujours plus. Je commence à ne plus arriver à le suivre. Et j'aimerais avoir plus de temps et d'intimité avec lui. Je pense que c'est là que lui le sent. On est en avril 2011, ça fait huit mois qu'on se voit. Il me demande à ce qu'on mange ensemble. Et là, il m'annonce de but en blanc que c'est terminé, sans explication.
Je ne comprends pas. Il est chez moi. Je lui dis, écoute, si tu veux bien quand même une dernière fois, et on fait l'amour une dernière fois, mais à partir de là, il... part et il me quitte complètement, sans plus jamais donner de nouvelles, d'explications. Le problème, c'est qu'on est amant, mais aussi ami. Et que, comme on est amant, on est caché. Donc, il faut que je garde la face sur le côté relation commune, amicale, sympathique.
sociale, mais que à l'intérieur, je suis dévastée parce que finalement, je suis amoureuse. Et que je suis amoureuse de deux hommes. Et que là, il m'en manque un. Donc l'équilibre est complètement bouleversé. Et je perds pied. Je perds pied, mais je n'ai pas le droit de le dire et je n'ai pas le droit de le montrer. Et là, j'implose en fait. J'implode, ça devient catastrophique. Donc je fais bonne figure pendant à peu près...
Petite année, je tiens l'année 2011, comme ça, mais c'est de pire en pire, en fait. Et je deviens folle, je ne sais pas pourquoi il est parti, je ne sais pas avec qui. Il ne me dit plus rien. Je ne suis plus rien. En fait, j'étais aussi une amie et du jour au lendemain, je disparais, en fait. Et moi, dans mon estime personnelle, j'étais tellement forte, tellement... à l'aise où j'avais un équilibre qui m'épanouissait tellement que pour moi le perdre finalement c'est tout perdre
Et que mon mari, le pauvre, à ce moment-là, ne comprend pas ce qui se passe. Il sait, bien sûr, qu'on a cette relation de trio qui me tient à cœur, mais il ne sait pas ce qu'il y a à côté. Donc, il ne comprend pas ce niveau d'attachement. Il voit que je suis triste, mais il ne sait pas quoi faire. Il ne comprend pas. pas non plus que ma libido s'écroule.
totalement du jour au lendemain, que je n'ai plus du tout envie de lui, que je n'ai plus envie de rien lui faire parce qu'il me manque le moteur de libido qui est cette histoire à côté qui était folle, mais qui m'emmenait loin et qui était mon moteur. Marc comprend bien qu'effectivement, le trio, c'est fini. Il voit que j'en suis triste. Il fait tout ce qu'il peut pour me remonter le moral. Il est vraiment adorable et attentionné, mais moi, je n'ai plus mes repères. Et même s'il voit...
que je suis plus triste que ce que j'aurais dû être, il ne pose pas de question sur la nature profonde de la relation. Jusque-là, je suis comme le colosse de Rome, sur deux piliers, ultra stable, ultra forte. J'en perds un, et je m'écroule, et je tombe de très très haut.
¶ La Descente aux Enfers
Je tombe de tellement haut que je m'effrite, je ne suis plus rien, je suis vide. Je n'arrive pas du tout à remonter la pente. Ça devient très très dur à ce moment-là. Avec Guillaume, on a rencontré un couple dans un... bar, on a prévu de se voir, mais il me quitte du jour au lendemain. Et cette rencontre ne se fait pas. Cet homme-là me recontacte. Quelques temps plus tard, il a vraiment envie de me voir, mais je ne suis pas du tout dans cet état d'esprit-là.
Je ne peux plus, je viens de perdre Guillaume, je ne sais pas comment je vais faire. Il insiste quand même, et comme avec Marc, on a notre fiche sur le site de Rencontres Libertins, cet homme-là décide de passer par là. Marc la voit. Il dit, qu'est-ce que t'en penses ? Coupe-là, ça te dit, ça te dit pas. Et je lui dis, ok, on y va. Et donc, je me retrouve dans une situation un peu complexe. Cet homme-là, qui m'avait rencontrée alors que j'étais avec Guillaume.
veut me voir absolument, organise un rendez-vous et j'y vais avec Marc. Cet homme-là que je ne connais pratiquement pas, sait que je suis triste. Et il décide de m'inviter quand même avec mon mari pour qu'on se voit et prend le soin de m'organiser une soirée vraiment spéciale pour moi. Il y avait ce soir-là, sa femme et lui, un autre couple, mon mari et moi.
et quatre hommes. Et on se retrouve tous chez eux pour une énorme soirée. On est vraiment sur une grosse, grosse soirée échangiste et ça part dans tous les sens. Je me suis quand même jetée à l'eau, j'ai quand même participé à cette soirée. Je suis venue parce que je trouvais ça touchant qu'ils m'organisent cette soirée-là et qu'ils veuillent me voir vraiment, mais c'est vraiment la dernière fois où je peux assumer ça. J'y arrive plus, c'est trop dur.
Je me sens tellement vide à l'intérieur que je n'ai plus de goût à rien. J'arrive à garder une façade de fonctionnement où je travaille, je m'occupe de mes enfants et ça s'arrête là. Et le reste... Je suis vide, j'ai plus de goût à rien. Un soir, on va au cinéma avec Marc et on va voir Police. J'aime beaucoup Marina Feuys et son personnage dans ce film me parle vraiment. Je comprends. pas pourquoi exactement elle a ses problèmes d'anorexie, de boulimie.
Je ne comprends pas pourquoi elle donne son prénom à ce petit bébé morné. Je ne comprends pas pourquoi elle fait ça. C'est assez bizarre. Mais à la fin, au moment où elle est reconnue dans son travail et où elle a cette promotion. où je la vois ouvrir la fenêtre et se défenestrer, je suis séchée, en fait. Je comprends que je m'étais associée à son personnage. Je comprends qu'elle était super forte.
Et qu'elle ne s'aime pas. Et que le fait qu'on reconnaisse ce qu'elle vaut, elle ne le supporte pas. Et elle se jette par la fenêtre. Et là j'explose en fait. Je m'aperçois que je ne m'aime pas. J'ai besoin du regard des autres. pour avoir de la valeur en fait. Et là c'est dur parce que déjà tout s'est écroulé et en plus j'en prends conscience. Et là j'ai vraiment du mal à descendre les escaliers pour sortir du cinéma sans me jeter dans les escaliers.
Je suis très très fort accrochée au garde-corps. On arrive dans la rue, je suis désemparée, je ne sais pas où je vais, je suis en train de errer dans les rues. Je n'arrive pas à me concentrer, il me dit mais qu'est-ce qu'il y a ? Et là j'explose, je lui... pleure dans les bras. Et je lui dis, c'est pas possible, je suis désolée, je suis allée trop loin.
Je suis tombée amoureuse, je n'aurais pas dû... Et là, je lui explique tout ce qui s'est passé avec Guillaume, que c'était cette relation qui était double, qui m'a emmenée trop loin. Et lui, d'une grande compréhension, à ce moment-là, il me dit, mais écoute, ce n'est pas grave, on va s'organiser, on va... bondir et en fait là je m'écroule complètement et je ne peux plus rien retenir de mes larmes à ce moment là On est en 2012 et là je suis en dépression.
¶ Renaissance et Redéfinition de Soi
Ça ne va pas du tout. Je décide d'aller voir un psy pour tenir parce que je fais des crises d'angoisse dans la nuit. J'ai vraiment l'impression d'avoir une pieuvre qui essaie de m'étrangler de l'intérieur. Je pleure la nuit. C'est très dur. Ça m'épuise. Ça m'épuise pour la journée. Il faut que je fonctionne pour les enfants. Il faut que je travaille. Et je dors mal. Et je suis toujours aussi vide. C'est vraiment...
très très dure cette période-là. Avec Marc, c'est pas facile. Bien sûr, la libido est complètement effondrée et lui a envie de moi, il a envie qu'on se fasse l'amour et j'ai pas... du tout, du tout, désir pour lui. C'est très, très dur, mais j'ai quand même envie qu'on ait des moments ensemble. On fait quand même l'amour quelques fois. Je lui ai dit que je préférais qu'on attende les fois où j'ai envie, un petit peu, pour au moins créer
un minimum de contexte parce qu'autrement, c'est vrai qu'il arrive que je le laisse faire et du coup, ce n'est pas du tout satisfaisant. Donc, des fois, on fait l'amour et ça me déprime. tellement que je me cache après pour pleurer discrètement et je n'y arrive plus. Cette situation dure assez longtemps. C'est difficile, c'est pas drôle. C'est triste aussi, je trouve, mais j'ai des activités, j'ai des amis, je sors.
Un soir, en arrivant à une soirée, un des copains de la soirée arrive de loin, je le vois arriver en courant. C'est un gentil garçon qui a un très joli sourire, qui a des beaux yeux. Et je le vois arriver de loin et j'ai un petit coup au cœur. Et là, je me dis, je ne suis pas morte. Il se passe un truc, je ne suis pas morte. Je suis un peu perdue dans cette soirée-là. Je me sens assez gaudie, je ne sais plus quoi faire.
Et je me dis, mais en fait, je vais peut-être repartir. On a une aventure un petit peu plus tard et on a dû coucher ensemble deux, trois fois, pas plus, mais au moins, il me... Il me ressuscite en fait. Ça me redonne goût à la vie. En plus, côté travail, je change d'environnement de travail. J'arrive dans un endroit très, très dynamique qui me redonne envie de travailler, qui me redonne envie de porter ma boîte, de continuer et je rencontre des nouveaux gens.
super. Je suis ravie d'avoir encore Une petite bulle à moi, une petite parenthèse de pétillant, de séduction qui fait que je peux continuer à fonctionner et que je retrouve beaucoup plus de stabilité émotionnelle et affective. Je décide de changer d'approche, en fait. Dans mes rencontres, j'ai eu un amant qui était particulièrement doué de ses doigts et qui m'a fait comprendre comment mieux me caresser, moi. Et donc, j'ai compris.
À 40 ans passés, comment me donner seule du plaisir ? Je pars sur une nouvelle dimension qui est plus introspective sur mon propre plaisir, seule. sans me casser la tête à savoir si je plais, si je plais pas. qui est performant ou pas, ce qui va faire plaisir aux gens ou pas, c'est pas la question en fait. Là je me recentre sur ce qui me fait plaisir à moi, ce qui me fait du bien à moi en fait.
Quand on regarde mon parcours, on pourrait se dire que j'ai été absolument sans scrupules et une immonde salope qui trompe son mari, mais... Moi, ce que j'aime à travers ce parcours, c'est qu'on demande aux femmes plein de choses, mais on demande aussi aux hommes, parfois des surhommes, et on leur demande plus ce qu'ils peuvent faire.
Moi, j'étais peut-être un peu exigeante aussi et j'avais envie de piocher le meilleur chez les uns, chez les autres, et de faire mon petit patchwork de l'homme idéal. Peut-être que pour avoir mon homme idéal, il m'en fallait dix. Socialement, ce n'est pas accepté, ce n'est pas acceptable. Une femme avec plein d'hommes, plein d'amants, plein d'aventures comme ça, c'est complètement tabou. Mais je me suis autorisée à le faire parce que j'étais dans une recherche personnelle là-dessus.
Une recherche aussi de plaisir, de satisfaction, d'épanouissement et comme un homme séducteur. Je me suis autorisée, moi, dans ma vie, à avoir plein de conquêtes et de faire ce que je voulais de ma vie personnelle, amoureuse et sexuelle, librement. J'ai cette capacité à faire ça parce que je fractionne les relations. D'un côté, je préserve absolument mon mari et ma famille et ma vie de femme est à part.
¶ Bilan et Nouvelle Indépendance
ce que je fais seule et en soirée ne regarde que moi. On est maintenant en 2024, il s'est passé du temps. Depuis tout ça, j'ai maintenant 48 ans. J'ai beaucoup changé avec Marc. On est arrivés, nous, au bout de notre histoire.
On entame une séparation, lui il a envie de vivre autre chose. C'est amusant parce que lui avec la cinquantaine aujourd'hui, il a envie de rencontrer d'autres gens, il a envie de voir s'il plaît encore, il a envie de faire d'autres rencontres et de rentrer dans une phase de séduction.
et je comprends tout à fait ce qu'il veut dire. De mon côté, ça va, parce que j'ai compris beaucoup de choses, parce que je me suis bien amusée et qu'il y a eu cette période de gourmandise et d'euphorie qui était géniale. aujourd'hui j'ai plus de problèmes d'estime de soi je suis tranquille avec ça
Je ne suis plus en recherche de reconnaissance. Je ne suis pas en recherche d'amour extérieur. J'ai appris à m'accepter. J'ai appris à me comprendre. J'ai fait des grandes recherches sur tout ça, finalement. J'ai vraiment exploré toutes les pistes. Et maintenant que je me connais... que je connais mes limites, que je sais qui je suis, ce que je vaux, où je vais. Je suis bien. Je n'ai plus grand-chose à prouver, en fait.
Vous venez d'écouter Transfer, épisode 360, un témoignage recueilli par Clémentine Billet. Cet épisode a été produit par Slate Podcast. Direction éditoriale, Christophe Caron. Direction de la production, Sarah Koskiewicz. Direction artistique et habillage musical, Benjamin Septemours. Production éditoriale, Sarah Koskiewicz et Benjamin Septemours. Chargé de pré-production, Astrid Verdun. Presse de son, Victor Benhamou. Montage, Camille Legras. Musique, Thomas Lupias.
L'introduction a été écrite par Sarah Koskiewicz et Benjamin Septemours. Elle est lue par Aurélie Rodriguez. Retrouvez Transfert tous les jeudis sur slate.fr et sur votre application d'écoute préférée.
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