¶ Introduction et aperçu des matchs
Radio-Foot International. Spécial Coupe d'Afrique des Nations. Annie Gassnier. Bonjour à tous et merci d'être à l'écoute de la radio, de RFI, de Radio Foot, de la Radio Mondiale en quelques heures du réveillon de Noël pour ceux évidemment qui réveillonnent mais en tout cas pour ceux qui feront la fête ce soir. Nous, nous allons parler football. Nous sommes en pleine canne. C'est le troisième jour de ces matchs. Et nous parlerons...
Des étalons, bien sûr, vainqueurs d'une Zalang équato-guinéen. Mais quel scénario mené à la 90e minute ? Les joueurs du Burkina Faso ont inscrit deux buts au cours des huit minutes d'arrêt de jeu. Le premier scénario renversant... de cette canne. Dans les tribunes, il y avait Eric Mamrut. L'entrée dans la compétition des champions d'Afrique. Les éléphants face au Mambas mozambiquain. Des pachydermes qui arrivent sereins, forts de leur couronne sur la tête, dans un groupe F.
où il faudra montrer sa force d'entrée. Mais la Côte d'Ivoire est ambitieuse. Cédric De Oliveira nous attend au pied de la Coutoubia. Lucas Zidane, le fils de son papa Zinedine, dans le 11 titulaire algérien. Les Fenecs sont entrés en lice contre les crocodiles d'une île soudanée. Ils jouent à Rabat. Il pleut, bien sûr. C'est fort grâce à Riyad Mahrez. Pour l'instant, 1 à 0.
À Gadir, dans l'attente du grand match du soir Cameroun-Gabon, les supporters des Lyons et des Panthères sont impatients. Nous irons prendre la tente.
¶ L'ambition de la Côte d'Ivoire
Compérature dans le sud marocain où se trouve Martin Guaise. Mais dans ce studio, ils sont là studieusement à l'heure, nos invités, nos amis. Il y a d'abord Nicolas Villas. Tout d'Ubaï ? Oui, belle année ! Ça va, allez ! Parfait ! Rien à voir avec la canne, ce qu'on est en train de faire. Oui, merci. Ça va ? Bonjour Nicolas. Ça va ? Tout va bien ? Oui, alors j'ai assisté, j'ai même eu la chance de commenter le match du Burkina.
Vous entendez ma voix ? Vous en avez plus ? Même un petit coup de gingembre ne calme pas les choses. Passe décisive. Bonjour Yoron. Bonjour Annie, bonjour à tous. Merci d'être là et de nous avoir fait goûter un délicieux jus de gingembre à la veille de Noël. Ça donne des forces. Ça donne du tonus. Et surtout, ça prévient des virus.
Ça arrache aussi. Et puis un autre personnage est entré dans ce studio. Bonjour Philippe Doucet, monsieur Philippe. Bonjour madame Annie. Tout va bien ? Mais oui, la canne est là, donc c'est bien. Ah bon, mais vous êtes là, c'est encore mieux. Ça va mieux quand la canne démarre, évidemment. Pierre Guérin m'a aidé à préparer cette émission avec David Finzel, Laurent Salerno, notre maestro à la réalisation, à la direction de l'émission Radio Foot, c'est parti !
La Côte d'Ivoire remporte 5 Coupe d'Afrique Eh oui, ce coup de marteau, on s'en souvient tous. On l'avait pris un peu sur la tête pendant la compétition. Ils se veulent discrets cependant, les éléphants, mais ils se sont fait remarquer. Et je pense que beaucoup de gens les ont vus dès leur arrivée. par la tenue qu'il portait, que portait toute l'équipe, un grand et long manteau en panne blanc.
tissé de fil d'or, dit-on, signé d'un styliste ivoirien, des champions en majesté quand ils ont descendu l'escalier de l'avion. Alors c'est sûrement pour les protéger des températures quand même très fraîches de l'hiver marocain. Un manteau qui n'a cependant pas de capuche et ça aurait sûrement été bien utile ces temps-ci au Maroc. Alors voilà pour l'apparat, mais les Ivoiriens n'ont pas vraiment envie de remettre en jeu leur titre. Au contraire, ils se verraient bien le conservateur.
Et c'est ce qu'ont avoué Mersfaé, leur sélectionneur, à la veille du premier match. On s'est bien préparé, pas que pour le premier match, mais pour toute la compétition. Et je sens des joueurs vraiment investis, vraiment motivés. à aller jusqu'au bout de cette compétition et ramener la quatrième étoile à Abidjan. Donc tout s'est très très bien passé tout au long de la préparation. Et on arrive ici non seulement...
confiants, mais en plus de ça, frais mentalement, frais physiquement. On a hâte de commencer notre premier match contre le Mozambique. Et oui, ne se cache pas Emers Fahé, c'est l'éléphant dans la pièce, on peut dire. N'est-ce pas, Yoro ? Cédric De Oliveira, vous êtes à Marrakech, bonjour. Salut Annie, salut tout le monde. Il est déjà en boîte. Grosse ambiance ici. Grosse playlist. Donc voilà, on est bien. On est bien.
et on s'attend enfin on espère un sacré match ici dites nous d'abord s'il pleut parce que comme ça ça donne tout de suite le ton de la rencontre mais je sais même pas vous répondre voilà un coup oui un coup oui un coup non
on sait pas il y a fait un peu de ciel bleu et puis là les nuages sont de retour voilà on va un petit peu balancer mais il y a quelques fuites dans le stade donc il y a quelques petites infiltrations bon voilà c'est On ne sait pas encore s'il va y avoir de la pluie continue pendant la rencontre.
¶ Forces et faiblesses ivoiriennes
En tout cas, il pleut ailleurs et ça c'est sûr. Cédric de Oliveira, vous avez donc assisté aux conférences d'avant-match hier. Vous les voyez depuis quelques jours, ces éléphants qui sont présents. Pourquoi les Ivoiriens, selon vous, dégagent une certaine... tranquillité, alors que, rappelons-le, ils sont dans le groupe F, qu'on dit être le groupe de la mort. En tout cas, ils sont avec le Cameroun, le Gabon et puis donc le Mozambique.
Eh bien déjà parce que le sélectionneur est toujours le même. Emmer Sfaé qui a eu un destin assez exceptionnel lors de la dernière canne. qui était arrivé en pompier de service pour prendre la place de Jean-Louis Gassé et amener cette Côte d'Ivoire jusqu'au titre. à construire un groupe qui a bien changé quand même par rapport au groupe qui a été champion d'Afrique à peu près de moitié. 12 champions d'Afrique sont présents ici au Maroc.
Voilà, mais en tout cas, c'est le garant un petit peu de cet état d'esprit. Mais c'est vrai qu'il y a encore, eh bien, Jean-Michaël Seri, par exemple, Franck Cassier, de l'avis de tous les joueurs. Eh bien, il y a une très, très belle ambiance dans ce groupe. Et puis, il y a les résultats aussi, même s'il a...
d'Ivoire n'est pas très flamboyante. Elle vient quand même de boucler une série d'éliminatoires de la Coupe du Monde avec 10 matchs. Elle a été invaincue. Elle a pris zéro but. Voilà, c'est pas... On ne voit pas toujours du grand football, en tout cas pas très alléchant, mais c'est très efficace. La Côte d'Ivoire ira à la Coupe du Monde et elle sera là. Elle fait partie des favoris avec le Sénégal et le Maroc sans doute pour aller chercher la canne dans un mois ici.
Yoro, est-ce que cette équipe de Côte d'Ivoire est parmi les favoris seulement parce qu'elle est impressionnante et sereine ? On l'a mis parmi les favoris juste parce qu'ils sont champions d'Afrique en titre. Mais je crois que l'équipe d'il y a deux ans est beaucoup plus forte que celle-là. Déjà, offensivement, elle est beaucoup moins forte.
Elle a perdu Allaire, elle a perdu Simon Adingra, elle a perdu Max Alingradel. C'était quand même des touliers qui étaient là il y a deux ans et qui ont participé énormément au Sacre Ivoirien. Oui, quand on ajoute à cela, on sait que Fofona ne joue pas à Rennes, même s'il y a deux ans, il était remplaçant sur certains matchs, mais il avait démarré fort cette canne. Je crois que ses buts lors des premiers matchs avaient permis justement à cette Côte d'Ivoire de voir le second tour.
Aujourd'hui, pour moi, l'équipe de Côte d'Ivoire est moins forte. Philippe Doucet, est-ce que vous partagez cet avis ou est-ce que finalement la continuité leur donne de la force aussi à ce groupe ? Leur donne de la force aussi au staff, à Emersfaye qui travaille dans la continuité. Oui, je plaiderais plutôt pour ça, au contraire de Youro. Je comprends ces arguments sur des individualités qui manquent.
Peut-être qu'offensivement, effectivement... Oui, Sébastien a l'air dans les derniers jours, qui s'est blessé. Absolument, et ça, c'est vrai que c'est un gros handicap, mais je pense que par contre, la continuité, les certitudes... que les Ivoiriens ont pu bâtir pendant les deux années qui ont suivi le titre, enfin une année et demie, disons, qui ont suivi le titre, je pense que ça vaut beaucoup. Et ça doit permettre, à mon avis, à la Côte d'Ivoire d'effectivement aborder le...
tournoi, c'est le cas d'ailleurs, avec une certaine sérénité et une confiance qui ont fait un des favoris. Je ne le mettrai pas au premier rang, ce n'est pas le premier rang des favoris, mais c'est un outsider très très très solide. Nicolas Villas, cette équipe effectivement on se souvient de son parcours assez dingue en Côte d'Ivoire. La dernière fois il y avait une pression énorme. Est-ce qu'être libéré de cette pression...
de jouer à domicile peut leur donner un plus ? Disons qu'il y avait la pression du fait de jouer à domicile lors de la dernière Cannes. Mais là, maintenant, c'est ce que disait Yoro, ils ont la pression d'être le tenant du titre. Donc, il y a une attente supplémentaire. Et pourtant... Et je rejoins aussi Philippe là-dessus.
Paradoxalement, on ne pense pas tout de suite à la Côte d'Ivoire parmi les favoris. Alors, pour aussi les raisons que disait Yoro, mais il y a des joueurs qui ne sont plus là. Les résultats sont bons, mais c'est vrai que dans le jeu, on en parle un peu moins. Et finalement, c'est peut-être ce qui peut leur arriver de mieux. D'ailleurs, Faye disait, il y a quelques jours, en gros...
récidiver et renouer avec cette victoire et remporter une nouvelle canne ce serait quelque chose de quasi impossible mais comme c'était impossible d'ailleurs de gagner la canne au moment où il avait été nommé donc ils vont avancer finalement planqué avec une couronne sur la tête c'est un peu paradoxal mais c'est un peu paradoxal
la sensation qu'on a on parle beaucoup du Sénégal du Maroc qui sont déjà entrés en lice et c'est vrai que la Côte d'Ivoire qui est la tenante du titre on en parle un peu moins finalement c'est peut-être ce qui leur conviendra le mieux aux Ivoiriens Cédric Desolivérins et au Maroc où le Maroc lui la pression et joue à domicile. Est-ce qu'on range la Côte d'Ivoire parmi les concurrents au titre ? Vous savez, au Maroc, on ne voit que le Maroc.
on va pas se mentir mais non mais il y a du respect beaucoup de respect quand on parle avec avec les Marocains parce que quand vous gagnez un titre et notamment quand vous êtes dans un pays qui ne l'a pas gagné depuis 1976 quand vous voyez une équipe qui était à votre place il y a deux ans puisque la Côte d'Ivoire a remporté ce trophée à domicile
Encore une fois, c'était un scénario assez invraisemblable. Il y a du respect. C'est vrai qu'on attend de voir déjà comment elle va se sortir de ce groupe. qui est censé être le plus compliqué sur le papier même si maintenant avec les meilleurs 3e on peut se qualifier pour les 8e de finale
en ayant fait un faux pas et la Côte d'Ivoire le sait très bien. Peut-être pas favoris comme le Maroc ou le Sénégal, mais en tout cas, c'est un très sérieux client et on attend de voir ce qu'elle est capable de faire sur la pelouse. Philippe, vous qui arrivez du Maroc, j'imagine que vous êtes dans le droit fil de ce que vient de dire Cédric. Je vous ai vu sourire. Oui, c'est clair que les Marocains ne voient que le Maroc n'imagine même pas qu'une autre équipe existe sur le continent.
les contester un instant. Sans plaisanter, bien évidemment, on connaît cet effet à domicile qui booste les équipes et qui donne une espèce de confiance généralisée dans le pays. Pour autant, les joueurs, je parle, le staff et autres, ils savent très bien qu'il y a quelques adversaires sérieux qui peuvent poser des problèmes malgré tout au Maroc. Et puis pour rebondir sur ce que dit Cédric, on peut même se permettre...
Deux erreurs, parfois, en qualification. Les Ivoiriens le savent bien. Et surtout, Philippe, pas n'importe quelle erreur. Rappelons-le. C'est même plus une erreur. Je crois qu'on s'en souvient tous, Cédric.
¶ Le Mozambique, un adversaire redoutable
scénario de dingue. Cédric, évoquons quand même aussi les adversaires, les mambas. Alors on dit que le mamba negro, le... Le serpent mamba noir est le plus venimeux qui existe au monde. Quel est le venant qui insuffle la force du Mozambique ? Le Mozambique, déjà, on va répéter un peu ce qu'a dit Emmer Spahey en conférence de presse, mais ce qu'on peut voir aussi dans les matchs jusqu'à maintenant, c'est qu'il n'y a pas eu de la pluie, en tout cas il y a moins de petites équipes.
dans ces cannes et que le Mozambique en fait sans doute partie. Il y a des joueurs qui sont assez performants, notamment en Europe. On peut citer Jenny Catamo, le joueur du Sporting que sans doute Nicolas Villas connaît bien. Mais il y a des joueurs comme ça capables de poser problème. Il y a l'ancien Lilloire et Nildo également. C'est une équipe évidemment qui est un petit peu en dessous du Cameroun, du Gabon et de la Côte d'Ivoire.
mais qui est capable de faire de très belles performances. Sachez quand même qu'il y a une petite histoire entre les Ivoiriens et les Mozambiquains. Si les Ivoiriens ont été émés en troisième il y a deux ans, c'est aussi... parce que le Mozambique avait réussi à marquer deux buts dans les arrêts de jeu face au Ghana pour l'égaliser et j'ai l'impression que les Ivoiriens peuvent remercier un peu les Mozambiquains de cette...
de cette prouesse parce que sans ça, elle n'aurait pas été qualifiée, elle n'aurait pas été champion d'Afrique. Voilà, c'est un petit clin d'œil. Mais évidemment que les Ivoiriens tâcheront de l'emporter face aux Mozambiens aujourd'hui. Nicolas, on dit qu'il embrasse bien, étreint bien, mais là, ils vont peut-être avoir envie de leur faire une bise. Est-ce qu'ils vont aussi les étreindre, ces serpents sans sonnette ? Je ne sais pas, mais le travail que fait Shiki Nukon, le sélectionneur,
qui est une vraie star pour le coup du foot mozambiquain. C'est un grand nom du foot au Portugal aussi. C'est un très très bon attaquant. Et le football mozambiquain, on le remarque dans les cannes régulièrement ? On le remarque. Et alors, c'est la deuxième canne de suite qui font ce qui n'était pas arrivé depuis les années 90. Mais là où c'est fort, c'est que le Moussambal, le championnat...
Mozambiquin, je crois que c'est tombé la semaine dernière, il a été arrêté, faute de moyens financiers, notamment de la part de l'État, pour financer les déplacements. Et ça, c'est quand même assez fou. C'est-à-dire, la moitié des joueurs de la liste de Chiqui Nukond évoluent au Moussambal, dans le championnat du Mozambique. malgré toutes les difficultés qu'ils éprouvent à avoir un championnat structuré. Il y a des clubs, je pense à la Liga Musulmana qui était un grand club.
Il y a une dizaine d'années qui a déposé le bilan. Il y a beaucoup de clubs qui disparaissent ces dernières années. Et malgré ça, ils arrivent à se qualifier pour une canne. C'est déjà une victoire pour eux. Compte tenu vraiment du contexte économique, social, politique qui existe. C'est un pays très pauvre avec beaucoup de difficultés et qui n'est pas soutenu. Donc bravo. Ça, ça plaiderait pour une canne tous les deux ans, Nicolas Villas ?
Je ne sais pas. On va vraiment le faire là, le débat ? Non, on ne va pas le faire. Viens, on fait le débat. Parce qu'on dit que justement, ça permet souvent au football de certains pays d'apparaître sur la scène continentale parce que leurs championnats sont compliqués. Eric de Oliveira, on vous retrouve tout à l'heure sur l'antenne de RFI, c'est bien ça. Avec plaisir, à tout à l'heure, dans une grosseur. Exactement, ça sera grâce aux moyens techniques assurés par notre ami.
des vendredis, Adrien Tourot. Il est là, il est content. Il est passé de l'autre côté du miroir. Il a de la chance. Salut Diouf sera en studio.
¶ La victoire dramatique du Burkina Faso
faire le ping-pong avec vous entre ici et Marrakech. Merci beaucoup Cédric de Oliveira, merci Adrien Tourot et bon match, à plus tard. On va passer aux étalons. Edmond Tapsova à l'entrée de la surface qui met ce ballon, c'est bien joué, le petit crochet, la frappe derrière, l'égalisation, l'égalisation avec ce but réussi et le Burkina Faso.
qui, à la 95ème minute, va réussir à arracher l'égalisation. Il est passé Seria Kyrie. Il y aura du monde dans la surface de réparation. Seria Kyrie est fort devant le but. La tête ! La tête des montables Soma ! qui va offrir la victoire au Burkina Faso ! 98e minute ! Et c'est terminé, il aura fallu attendre le temps additionnel, mais le Burkina Faso s'impose face à la Guinée équatoriale de Buzyn !
Nicolas, vous pourriez le faire aussi là, Burkina Faso ? Non, vous avez perdu la voix ? Je vais reprendre un peu de jus de gingembre, et ça va repartir. En tout cas, on a eu des étalons renversants. Il a fallu certes attendre un long moment puisque ce temps additionnel à rallonge, mais on en a pris l'habitude désormais de ces temps additionnels qui n'en finissent pas pour voir un dénouement.
Alors, le premier jour qui se disputait à Casablanca, donc ce match sous une pluie battante, une fois encore, une victoire in extremis avec deux buts dans les arrêts de jeu. vu le Zalan qui était réduit à 10 dès la deuxième mi-temps, des joueurs à la fin qui étaient couchés dans la pelouse, ils n'en croyaient pas leurs yeux. Eric Mamrut, bonjour !
Bonjour Annie, bonjour messieurs, bonjour tout le monde. Alors Eric, vous, vous étiez dans les travées de ce stade. Racontez-nous ce dénouement de dingue. Vous avez peut-être crié aussi fort que Nicolas Villas. Oui, c'est sûr qu'on a crié. J'aurais aimé crier dans un micro et le faire partager aux auditeurs de RFI. Mais notre ami de la télévision aussi a montré l'intensité de l'émotion vécue.
À ce moment-là, effectivement, dans la douleur, cette victoire des étalons, on a longtemps cru que la Guinée équatoriale allait réaliser le... hold-up parfait parce que réduit à 10 donc à la cinquantième après une expulsion plutôt logique de Basilian Dong sur une... Une faute très maladroite, mais grossière sur Bertrand Traoré, alors que les étalons déjà dominaient vraiment avec la maîtrise du...
du jeu sans toutefois se montrer très très très dangereux, malgré quelques petites occasions. Ils ont continué à dominer par la suite, mais sans jamais parvenir à trouver la faille. Comme souvent, sur un coup de pied arrêté, un corner et une très belle tête lobée de José Onyebo qui venait de rentrer. 1-0 pour le Nzalang, la foudre qui s'était abattue sur le stade de Casablanca. À ce moment-là, effectivement, il y a une petite averse.
alors que le début de match avait été plutôt épargné. Ils s'étaient disputés sous un beau soleil. Joli. Eh bien, ils ont été foudroyés, les étalons, mais pas longtemps. Ils ont pu se remettre la tête à un endroit. Ils continuent à attaquer grâce à l'apport des remplaçants, car ils ont fait du bien. Les Lassina Traoré, les Stéphane Zizki, Seydou Samporé, Kalou Iribie. ils ont réussi à renverser la situation. D'abord, Minungo aussi, qui est rentré, le jeune attaquant, à la 95e, et puis Tapsoba.
Tapsoba, d'une tête rageuse de près, a délivré les siens. C'était beau justement de voir tout le banc, Burkinabé, comme s'ils avaient gagné la Coupe du Monde, rentrer sur le terrain. Le public aussi, qui était même, il y avait des copes burkinabés un petit peu partout dans le stade. Effectivement, une grosse explosion de joie, la déception pour les supporters d'une Zalang qui, eux, criaient, même avant le but,
si c'est poêle, si c'est poêle. Oui, on peut, oui, on peut, on peut battre cette équipe burkinabé alors qu'elle nous domine vraiment. Eh bien, ils ont failli le faire, mais à l'arrivée, ce sont les... Les Burkinabés qui ont pu fêter. Et justement, l'homme du match, Tapsoba, vous l'avez rencontré à la fin de cette rencontre. Je peux dire qu'on est contents. L'essentiel, c'était les trois points. C'est vrai qu'on s'est fait un peu peur.
Au final, on a su revenir et l'équipe s'est battue jusqu'à la fin. On est au contrat pour les trois points et on va se battre pour le prochain match. On a toujours eu cet esprit d'équipe où on n'abandonne jamais. Comme je l'ai dit la dernière fois, le groupe vit bien, on vit en famille et on marche dans la même direction.
Et quand c'est comme ça, c'est encore plus facile. On savait qu'on avait encore du temps pour venir au score, c'est ce qu'on a fait. Donc, on est vraiment content pour le match et pour les trois points pour le Pays-Bukinavé. Pour qu'ils puissent vraiment fêter Noël en joie.
¶ Analyse de la prestation burkinabé
Alors, il y avait de l'ambiance en plus dans les travées de ce stade. Philippe, Eric Mambrun nous faisait un résumé de ce match. Il y avait eu aussi, avant le but d'une Zalang, il y avait eu un but refusé à Bertrand Traoré. demi-orteil, un quart d'orteil. C'est à peu près ça. C'est une erreur. Il fait du 43. Il ne faut jamais faire du 43. C'était Caboret, je crois, d'ailleurs. C'est Caboret. C'est Caboret. C'est Lacina Caboret. Non, c'est... Lacina. Non, c'est le remplaçant de... Traoré. Traoré.
On y arrive. On n'est pas loin. On y arrive, Nicolas. Mais en tout cas, c'est vrai qu'on voyait ces étalons buter, buter sans cesse. Et quand même, ils ont réussi à ouvrir la porte quand on a vu huit minutes.
Pierre Guérin dans le bureau disait, bon allez, 8 minutes, peut-être qu'encore. Oui, parce qu'ils avaient des tonnes d'occasion, ça n'arrêtait pas. C'était un match qu'ils n'auraient jamais, jamais dû perdre ou même jamais concédé le nul. Mais après tout, c'était arrivé au Mali déjà, qui n'aurait jamais dû perdre des points et puis qui finalement...
avait fait match nul, perdu deux points au passage. Et là, on se disait, mais c'est incroyable de ne pas arriver à gagner un match comme ça, alors que le Burkina avait tout en main. Ils ont été récompensés, ils ont poussé jusqu'au bout. J'ai adoré Tapsoba, devenu quasiment meneur de jeu sur la dernière partie du match. Il était à 30 mètres du but adverse.
Et c'est lui qui distillait les passes. Le but vient comme ça. Après, c'est lui qui marque le deuxième. Moi, j'adore ce joueur. C'est un super joueur. Et évidemment, avec l'aide des remplaçants qui ont beaucoup apporté Minungu et Herrier, notamment, Herrier sur le but et Minungu sur...
C'est lui qui marque. C'est lui qui marque l'égalisation, donc il l'a apporté quand même. On peut le dire. Nicolas, vous avez suivi toute la rencontre. On se disait quand même, les étalons, on était malheureux pour eux.
Surtout quand, pour eux, dans le sens où ils avaient dominé et se faire crucifier comme ça, ça paraissait injuste. Après, attention, première période. On sait que le foot n'est pas juste. Première période, c'était peut-être l'une des pires. Première période depuis le début de la campagne. C'est vrai, c'est ça. Mais le scénario... Mais c'est vrai que le scénario, l'exclusion...
après 10 à 11 voilà 11 contre 10 finalement ils ont dominé mais il y avait toujours ce truc il y a eu un ou deux contre avant même d'ailleurs le but de la Guinée équatoriale où on sentait qu'il y avait une forme de fébrilité défensive mais moi ce qui m'avait beaucoup surpris en réalité c'était les déclats d'avant-match et de Brahma Traoré et de Bertrand Traoré qui sont en mode nous l'objectif c'est de gagner la canne Bertrand Traoré avant le match a dit
ne pas gagner la Cannes serait un échec. Et il n'était pas là en 2013. Il n'est pas finaliste en 2013, Bertrand Traoré. Donc vraiment, l'heure de gloire du foot Burkinabé, il n'était pas là. Et là, il est très ambitieux et je trouve ça top. En plus, c'est encore un jeune joueur, il a 30 ans. Ça m'avait un peu surpris.
Et finalement... Non mais en Afrique, si tu ne dis pas que tu viens pour gagner la canne, tout le monde te dit, non mais toi, tu rentres chez toi, tu n'as rien à faire ici. Même l'Angola, il faut qu'ils disent qu'ils vont gagner la canne. Non mais ça fait beaucoup de favoris, c'est ça le truc. Je m'étais dit, ça fait beaucoup de favoris.
et en réalité en voyant le match et moi je vais vous dire j'étais même dégoûté pour le Burkina au moment où ils sont menés je me dis la Guinée Equatoriale ils ne proposent rien alors après ils sont en infériorité numérique mais ils ont un tir cadré dans le match c'est ce but sur corner sur coup de pied arrêté derrière il n'y a rien
Et je me dis, il faut que ça passe. Moi, j'avoue, j'étais vraiment content. En plus, je trouve rien à voir, mais je trouve qu'ils ont un maillot incroyable. Avec le Mali. Non, mais vraiment, moi, j'adore les maillots. Et ce maillot du Burkina, il est un poulet. Eric Mabrut. Ramène-moi un maillot, Eric.
¶ Guinée équatoriale : défis et cohésion
Eric Mavrun, la Guinée. Oui, c'est Nicolas. La Guinée équatoriale, c'est vrai qu'elle avait atteint les huitièmes de finale la dernière fois. Mais surtout, on se souvient de ce 4-0 auquel on faisait allusion tout à l'heure. Et c'était contre la Côte d'Ivoire. Elle est toujours... C'est une équipe casse-pied. Je crois que vous l'aviez appelée une fois poil à gratter, c'est ça, Eric ? Oui, c'est une équipe qui a du cœur, effectivement, depuis que...
qu'elle a organisé la Cannes. On l'a vu apparaître, voilà, 2015, 2012-2015, et la co-organisation avec le Gabon aussi. Elle a bien marché à chaque fois. Elle a plutôt bien marché. Il y a un cœur, il y a une organisation. Ça forme une équipe toujours. Et là, on a bien vu effectivement que c'était nettement inférieur.
à ce qu'elle avait pu proposer lors de la dernière canne. Mais il y a toujours quand même cette cohésion, cette solidarité, en sachant aussi que par rapport à... un peu moins de deux ans, il manque quand même une pièce maîtresse, c'est Emilio Nsue, qui est là dans le groupe, mais il s'est blessé à l'entraînement, et il passe des examens aujourd'hui pour voir si c'est très grave, mais c'est sûr que sans Emilio Nsue, déjà, je ne dis pas que ça vous enlève 50% du potentiel.
Mais déjà, ce n'est pas la même musique. Mais quelque part, s'il y avait eu un zéro à l'arrivée, on n'aurait pas été surpris parce qu'ils ont déjà fait le coup. C'est déjà pas de 4-0, la Côte d'Ivoire. Chez elle. Il y a deux ans, c'était un truc de fou. Mais c'est vrai que là, vu la différence de niveau entre les deux, on se disait quand même que ce serait un vrai hold-up. Ils ont failli le réaliser.
Après, pour reparler du Burkina, Philippe comparait avec le Mali. Moi, j'étais davantage convaincu par la prestation des Burkinabés que celle des Maliens. Peut-être une raison à cela, c'est que quand même, l'ossature de l'équipe du 11 présenté, c'est quasiment la même que, si on se rappelle, le match...
Mali-Burkina Faso de la dernière canne, la défaite des étalons face au Malien 2-1. 8 titulaires présents aujourd'hui figuraient déjà dans la feuille de match sur le 11 de départ face au Mali. 8 sur 11 comme beaucoup donc déjà l'eau saturée est là ils ont l'habitude ça combine bien ça joue bien à la différence près cette année ils nous l'ont dit on peut les croire apparemment j'ai pu m'enseigner à droite à gauche auprès des journalistes
Burkinabé. Il y a deux ans, il y avait dans l'écurie des étalons des petites dissensions. Il y avait des clans, ça ne fonctionnait pas bien. Et c'est vrai qu'on l'avait vu sur le terrain, notamment en défense, Hervé Kofi, Tapsoba, Dayo. C'était très très fébrile, c'était mauvais même presque. Et là, on sent qu'à nouveau, il y a un bloc. Il y a un bloc, c'est soudé, c'est solidaire.
Et c'est plus rassurant que ce qu'a montré le Mali qui a... peut corriger ce qu'elle a mal fait lors du premier match face à la Zambie, mais qui a plus de travail, à mon avis, que le Burkina, où là, il faut peut-être, effectivement, corriger en attaque, trouver la meilleure formule, parce qu'effectivement, en première période,
pauvre Pierre Caboret qui dispute sa première canne mais qui avait flambé lors des derniers matchs, il a planté un nombre de buts. Là, on sentait qu'on n'arrivait pas à le trouver et peut-être un petit peu inhibé, je ne sais pas. Mais sinon, la base pour les Burkinabés, elle est bien là et ça combine pas mal. Yoro ? Oui, je crois que cette équipe avait eu des problèmes au sein du vestiaire il y a deux ans.
Ce qui a valu d'ailleurs un changement d'entraîneur. Le nouvel entraîneur, le sélectionneur Brahma, quand il est arrivé, pendant longtemps, il avait écarté des joueurs comme Bertrand Traoré. Ils sont revenus dans l'équipe il n'y a pas longtemps. Aujourd'hui, il y a une sorte de cohésion, une sorte d'union. C'est une équipe qui a fait demi-finale lors du Sacre du Sénégal, éliminée par le Sénégal. Ils sont toujours présents, souvent dans le dernier carré, et ils disent qu'ils veulent la gagner.
C'est bien beau, mais je crois qu'objectivement, ils sont loin des décadeurs quand même. C'est du numérologiste, je ne sais pas comment on dit, mais le Burkina, c'est une année sur deux. Une quête sur deux. Une quête sur deux. Et quand ils réussissent, ils vont en finale, demi-finale. Et alors là, c'est sur deux ? Normalement, c'est ça.
C'est celle-là, parce que la précédente bonne, c'est 2022. Là, en 2024, ils n'étaient pas bien. Ils n'étaient pas bien du tout. Ils étaient qualifiés, mais ils étaient sortis en huitième. Et là, c'est leur année, c'est sûr. C'est sûr et certain. Je plaisante. Juste pour en venir sur la Guinée-Équatoriale, parce qu'Eric disait qu'on sent de la cohésion et c'est vrai que sur le terrain, on sent qu'il y a une solidarité entre les joueurs.
En revanche, et d'ailleurs Nsoué a été un peu victime de ça aussi, voire complètement. Ça se passe très mal notamment au sein de la Fegifoot avec la FED. On se souvient du match face au Malawi où les joueurs avaient refusé de prendre l'avion. Où finalement la FED avait trouvé une solution pour que tout se passe de façon mieux organisée. Les joueurs ont quand même refusé d'y aller. Juan Micha, le sélectionneur, a été suspendu par la FED.
parce qu'il n'avait pas su tenir les joueurs. À deux mois de la canne, finalement, il a été réintégré et rétabli dans ses fonctions. Lui qui a bossé toute sa vie au sein de la Fegifoot. C'est quand même pas très... En termes de cohésion entre la Fédé et les joueurs... Il y a souvent des histoires auto... de cette équipe malheureusement qui parasite. Merci beaucoup Eric Mamrut d'avoir été en direct avec nous dans Radio Foot et merci aussi à Julien Boileau.
¶ Aperçu Cameroun contre Gabon
pour les moyens techniques qui vous a aidés à être en direct avec nous. Merci beaucoup. Avec plaisir, on vous embrasse. Merci, à bientôt, on vous embrasse aussi. Allez, on continue, on va faire un petit crochet par Agadir, parce que je crois que là-bas, l'ambiance monte. C'est l'affiche attrayante de la journée. C'est à Agadir. Elle opposera les Lyons indomptables et les Panthères. On a évoqué les enjeux de ce match Cameroun-Gabon hier soir et dans ce studio grâce notamment à nos deux...
amis que sont Rémi N'Gono et Frédéric Koula qui ont donné le la de la rencontre, le la de l'opposition. Martin Guèze, bonsoir. Bonsoir Annie, bonsoir tout le monde, je crois qu'on a une sauna burkinabé, nous ici c'est un coup sur deux, pendant 5 minutes on l'a plus du tout. Bon, on verra, en tout cas ça met de la gaieté aujourd'hui, jour de fête, dans notre studio, comme dans votre...
stade. Martin, vous allez commenter cette rencontre ce soir avec Joseph-Antoine Bell. Donnez-nous un peu l'ambiance autour de ce stade parce qu'on le sait, il y a des problèmes de billetterie. L'autre jour, malgré... la présence de Mossala dans cette Égypte-Zimbabwe, le stade n'était pas tout à fait plein, il s'est rempli. Ensuite, est-ce que là, on a plus de monde et plus d'ambiance entre lions et panthères ?
Alors on est encore un peu loin du coup d'envoi, pour l'instant on est sur les derniers préparatifs, on est dans une ambiance... Un petit peu lugubre ici. On est dans la pénombre. On a eu de la pluie toute la journée. On était les épargnés de la canne jusqu'ici à Gadier. On était bien contents. On a eu du soleil depuis le début quand tout le monde était sous l'eau. Et puis voilà, depuis ce matin, ça flotte, ça flotte, ça flotte. Et là, on a une petite brume qui entre. en tour ce stade.
Ça donne une petite ambiance, mais écoutez, on va voir si on adopte la même stratégie côté tribune ce soir, que ça a été le cas ce lundi entre l'Egypte et le Zimbabwe. On avait commencé avec peut-être 2000 spectateurs. d'une demi-heure, ils étaient largement 30 000 et à la fin du match, je pense qu'on était à 80% d'eux.
du stade rempli, donc on avait ouvert les vannes grandement, il y avait eu, voilà, quelques petits, presque, ils avaient été un petit peu débordés ici, l'organisation, c'était un vrai flot de supporters marocains qui étaient arrivés, pas mal étaient venus supporter le Zimbabwe d'ailleurs, certains avaient plutôt rejoint le...
plutôt rejoindre le Maroc. On va voir. En tout cas, la presse est largement présente. Nos confrères camerounais sont venus en section. Les amis du Gabon aussi sont contents d'être de retour puisqu'ils n'étaient pas là à la dernière canne.
Ils étaient très tristes d'avoir raté la canne en Côte d'Ivoire. Ils sont bien là aujourd'hui. On en parlait hier côté dynamique. On a un Cameroun complètement dans le flou, un petit peu dans le brouillard. Ils seront à leur aise ici à Agadir. Alors qu'on a une équipe du Gabon qui, elle, est bien plus avec beaucoup plus de certitude. Il y a de la brume absolument partout dans ce stade. On a eu la pluie aujourd'hui, la brume actuellement.
Oui, c'est ça. Les conditions atmosphériques sont hivernales. Il faut qu'on s'y fasse pour une canne. Ça ne durera pas. Ça ne durera pas ? Non. Vous croyez, Philippe ? Vous êtes très optimiste. Franchement, c'est une semaine...
Sur le plan météo catastrophique, les Marocains sont ravis parce qu'ils n'ont pas vu d'eau depuis longtemps. Ils étaient en manque. Enfin, à ce rythme-là. Ils ont vu de l'eau depuis 4 ans, évidemment. Mais de ce point de vue-là, ils avaient... En telle quantité, oui. Donc de ce point de vue-là, ils sont ravis.
ça va pas durer, ça va s'améliorer. Dès que j'arrive, il va s'améliorer. C'est à partir de quand, Philippe ? J'arrive samedi, donc normalement, samedi soir, il fait beau. En quelques mots, comment vous définiriez cette confrontation, Philippe ?
L'inattendu, c'est comme d'habitude le Cameroun, qui est à la fois prévisible... Ça fait une attraction de plus sur le match. C'est une attraction permanente, le Cameroun, parce qu'à la fois, évidemment, on a un respect infini pour cette équipe, chaque fois qu'elle est à la canne, l'élimination...
du Cameroun est un événement. Le Cameroun, c'est une nation considérable du continent africain, mais les années passent, et plus les années passent, plus elle est imprévisible, plus elle est malheureusement souvent dans le mauvais sens. Depuis plusieurs années, c'est plutôt le mauvais côté qu'on voit du Cameroun. J'espère cette année que ça va être mieux. Mbemot est là cette fois-ci. Il n'était pas là la dernière canne. Ça avait été un gros handicap.
Ils ont fait des choix un peu drastiques, mais pourquoi pas ? Ils sont privés d'Onana notamment. Bon, on va voir, mais c'est toujours inattendu avec eux. Yoro ? C'est un derby entre frères Bantou, déjà. Autre lecture du match. C'est un derby entre frères Bantou et je crois que ce sera très difficile pour le Cameroun.
Parce qu'ils n'ont pas amené leurs meilleurs éléments, je trouve, moi, par rapport à cette liste. Il y a quelques jours qui ont été sanctionnés comme Zambou Anguissa, pour moi, qui auraient fait énormément de bien à cette équipe de Camoronobilité. Bof, je ne sais pas. Entre les deux. Les deux à la fois. Les deux. Les deux. Et donc, voilà. Et le Gabon, je crois que Pierre Aubameyang ne sera pas là aussi. Ce sera dommage pour les Panthers.
On va demander à Martin. Nicolas, sur ce match, vous avez envie de le regarder, vous aussi ? C'est totalement imprévisible. Je regardais même les codes du match. J'aime bien regarder des fois, voir un post, ça donne souvent une tendance. C'est hyper équilibré en réalité. Il n'y a pas de vrais favoris.
le Cameroun l'est légèrement je pense que d'ailleurs l'incertitude d'Obame et Young rééquilibre peut-être un peu la chose mais c'est vrai que le Cameroun pour rebondir sur ce que disait Philippe ils deviennent tellement tout le temps imprévisibles que finalement ils deviennent prévisibles il y a toujours une folie
qui vient soit de la FED soit du sélectionneur souvent les deux les joueurs t'as raison Zambou il est blessé et puis c'est peut-être autre chose c'est une blessure d'orgueil enfin c'est fou en fait Et Nicolas vous regarderez le match déguisé en Père Noël ou ? Non parce que ma fille va me gauler
De toute façon, ça a 6 ans. Elle voit, elle sait, elle reconnaît les chaussures, des trucs comme ça. J'ai testé, je ne pourrai pas cette année. Martin Guèze, la grande inconnue, c'est peut-être Pierre-Emerick Aubameyang. Jouera, jouera pas.
C'est un petit peu ce qu'on cherche à savoir depuis hier soir. On l'a vu à l'entraînement. En tout cas, Thierry Mouyouma, le sélectionneur du Gabon, venu avec un kiné, spécialement par l'Olympique de Marseille, pour ne pas qu'il aggrave sa blessure et pour qu'il soit surtout...
en forme le plus vite dans cette compétition mais voilà on nous a vendu la mèche aussi les joueurs ont dit aujourd'hui ce sera compliqué normalement il sera pas là avec nous mais c'est très important en tout cas qu'il soit là présent physiquement avec le groupe qui soit là pour s'entraîner il a une aura
spécial Pierre-Emerick Aubameyang c'est le meilleur buteur de l'histoire de cette sélection le prix Marc Junier-Foué 2024 on va le rappeler mais voilà c'est assez clair double prix il ne devrait pas il a gagné il y avait longtemps avec ça il l'a regagné avec Marseille mais écoutez il y a du beau monde quand même en attaque du côté du Gabon on va surveiller Denis Buanga qui s'épanouit en général quand Aubameyang n'est pas là et puis sinon on pourra
Peut-être voir Jim Alevina ou Shai Babica. Il y a des arguments, en tout cas, offensifs pour remplacer du côté des Panthères pour griffer ce soir. Et on écoutera votre commentaire, c'est sur Martin, avec Joseph-Antoine Bell et donc l'aide d'Alice Ménard. On vous embrasse tous. much.
Et à très vite. Merci beaucoup. Merci Martin. Si vous voulez connaître les pronostics maison, c'est-à-dire ceux de Rémi N'Gono et de Freddy Kula, ils ont fait un concours de pronostics hier. Et sur notre page Facebook, Anne Cordini...
¶ L'Algérie et l'impact de Mahrez
Dufort Cornillet a posté une petite vidéo sur notre page Facebook. Vous pouvez aller la consulter. Allez, on va terminer avec l'Algérie. Altyazı M.K. Et donc Nicolas, et un, Maraise, et deux, Maraise. Et voilà, one, two, three, viva l'Algerie. Et trois, Raja. Et trois bazars. Bon, ça y est, le match n'est pas encore fini, mais c'est déjà joué.
En tout cas, ils ont inscrit le but le plus rapide de cette canne, les Algériens. Il a marqué moins de deux minutes de jeu, Riyad Mahrez, si on voulait connaître la santé et les intentions. joueur, je crois qu'on est déjà renseigné, Nicolas Villas. Oui, Annie Gassnier. Comment évoluer ? Parce qu'on a le match dans mon bureau. On a aussi les yeux sur cette rencontre, même s'il reste deux minutes, trois minutes de temps additionnel.
Comment vous les avez trouvés les Algériens ? Parce qu'on ne savait pas trop, ils ont fait deux cannes où ils sont sortis avant même les huitièmes de finale. Donc on se demandait à quoi ressemblerait cette équipe. Est-ce qu'elle est rassurante ?
match tranquille aussi parce que ça fait un moment qu'ils jouent en supériorité numérique et alors il y avait quand même deux joueurs dont on a beaucoup parlé avant le match face au Soudan rappelons-le les crocodiles du Nil qui n'ont pas beaucoup mordu ouais non non ils sont passé chez le dentiste mais le le
Il y avait quand même deux joueurs qui ont fait débat en avant-match. C'était Riyad Mahrez qui a même répondu de façon un peu agacée sur son état de forme. Est-ce que je suis au niveau ou pas ? Il répond par un doublé. Et puis... Zidane, quoi. Alors, Zidane, expliquons. Certes, la star, on dirait dans le stade, c'est le papa, Zinedine, qui est dans les tribunes, mais il y a deux de ses fils, d'ailleurs, qui l'accompagnent, comme des gardes du corps, et le troisième qui est sur là.
Sur la pelouse. Et finalement, il a eu 2-3 interventions qu'il a plutôt bien gérées. La pression quand même pour lui. C'est-à-dire, il est lancé... titulé direct dans une phase finale de Cannes où l'Algérie, ça se déroule au Maroc avec toute la symbolique que ça représente. Vous l'avez dit, l'Algérie qui sort de deux cannes est très compliqué. Ça fait beaucoup de pression sur ces deux joueurs, mais surtout sur le fils Zidane. Il y a toute la symbolique autour de lui.
Pour l'instant, c'est bien. Alors là, pour le coup, on ne peut pas leur reprocher de quoi que ce soit. Ils réussissent leur entrée dans la compétition. Ça se passe bien. C'est logique. Ils dominent. Ils sont 11 contre 10. Et ils font les choses plutôt pas mal, les Algériens. Yoro ?
Dans un continent qu'il ne connaît pas, surtout pour Zidane, venir comme ça à une compétition qu'il ne connaît pas. Lucas, de son prénom, Lucas Zidane. Exactement, qui évolue en deuxième division en Espagne. Après, ce que j'ai vu sur l'Algérie, les 15 premières minutes m'ont plu.
au moins après dans le match, parce que j'ai vu moins de combinaisons, moins de jeux rapides. L'Algérie reste une valeur sûre du football africain. J'ai qu'une seule crainte, c'est leur défense. Je la trouve très, très lente. Ça, c'est mon avis.
¶ Le renouveau algérien et le Nord africain
Philippe Doucet, sur cette Algérie, évidemment, toujours conquérante et même peut-être, entre guillemets, revancharde. Pas contre quelqu'un, mais contre elle-même. Après ces deux dernières cannes, quand même, où ils avaient donné un triste spectacle et où...
leurs supporters étaient furieux alors qu'ils étaient si contents en 2019, lorsqu'ils avaient décroché, bien sûr, le titre. Oui, et puis il y avait eu l'élimination de la Coupe du Monde 2022 contre le Camus, qui n'avait pas été pardonnée non plus. Là, ils y sont. Là ils sont qualifiés, dûment qualifiés. Il y avait un véritable passif et puis un petit manque de confiance malgré tout, malgré beaucoup de victoires. Parce que les séries sont plutôt bonnes statistiquement.
On sait que dans les poules très très faciles du continent, ce n'est pas toujours extrêmement révélateur. Donc ce match-là va faire beaucoup de bien. Le fait que Mahrez, le capitaine, marque Debut, va faire beaucoup de bien aussi. Ça va arrêter des débats un peu lancinants et qui ne servaient pas l'équipe.
Le fait que Zidane puisse rentrer dans de bonnes conditions. Titulaire, carrément. Oui, mais parce qu'il y avait un vrai problème de gardien. Le gros avantage qu'il a, c'est qu'il ne remplace personne. C'était dramatique. Depuis Rais Mbouli, il n'y a pas de gardien. Non, il n'y a pas de gardien.
Déjà, Bolli, ce n'était pas un génie, mais derrière, c'était catastrophique. Mandrea, c'est trop faible pour ce niveau-là. Donc, il rentre finalement dans des chaussons assez tranquilles, avec un match facile, contre le Soudan, où il n'a pas eu grand-chose à faire. Moi, je pense que l'Algérie sera au rendez-vous parce que...
Ça va être la canne des pays du Nord, désolé de vous le dire. Désolé pour nous, parce qu'on s'intéresse plutôt aux subsahariens, mais malgré tout, ça va être une canne pour les pays du Nord, les conditions atmosphériques, les terrains. un contexte idéal pour qu'elle s'exprime. S'il y en a trois en demi-finale, je ne serais pas surpris. Trois équipes du Nord. Alors justement, parlons-en de ces pays du Nord parce qu'ils sont présents, ils sont nombreux.
¶ Victoire de la Tunisie et débat final
Le Maroc a remporté son premier match, c'était le match d'ouverture. L'Égypte a gagné son match contre le Zimbabwe. La Tunisie, hier, a remporté son match contre l'Ouganda. C'est d'ailleurs le plus gros score de cette compétition. On n'a pas eu le temps d'en parler hier parce que c'était aussi pendant l'émission. Alors, on revient sur cette victoire.
Et ça va être poussé encore. Et oui, Elias a souri pour le doublé en opportuniste qui vient claquer ce ballon du pied au second poteau. Trompé Salim Magoula pour la troisième fois. La Tunisie qui s'envole. Les aigles. Alors jusqu'à hier, c'était le plus gros score de 3 à 1. Mais ensuite, effectivement, on avait le Sénégal qui a fait un 3 à 0. Et là, on a l'Algérie qui est en train d'inscrire un 3 à 0.
Ça y est, c'est fini. C'est officiel Annie. C'est officiel. La Tunisie, hier, c'est une équipe qui est très solide, qui n'en caisse pas de but. Ils ont changé surtout. Maintenant, ils ont des attaques. Ils vont vite, ça change tout. Ils vont vite et au milieu de terrain, beaucoup plus créateurs, je crois, beaucoup plus joueurs. Avant, ça bétonnait avec Moussakini qui était le seul joueur frisson.
Aujourd'hui, il y en a un peu plus dans ce secteur de jeu. Et défensivement, ça a toujours été solide. Hier, c'est d'ailleurs le double buteur de la soirée. Achoua. Achoua, pardon. Achoua, qui a marqué deux buts. Le premier superbe. second également, il fallait être là. Désigné homme du match. J'ai aimé également le numéro 10 de cette équipe hier qui a été flamboyant.
Ces équipes d'Afrique du Nord, elles sont aussi aidées, poussées par peut-être ou de la continuité à la tête des équipes ou alors aussi des championnats qui sont plus structurés, Nicolas ? Même si là, la Tunisie en l'occurrence, ils ont aussi connu pas mal. de difficultés. Après, eux, ils s'appuient. Très souvent, l'Égypte, mise à part, où pour le coup, on a vraiment un championnat très structuré, ce qui est le cas aussi au Maroc. Au Maroc, oui. Même en Algérie.
Oui, mais la plupart de ces nations, que ce soit Algérie, Maroc et Tunisie, s'appuient surtout sur beaucoup de binationaux. Avant, la Tunisie, avant. La Tunisie, avant, parce qu'avant, il y avait de beaux joueurs dans leur championnat, l'espérance de Tunis. Ils avaient de grands joueurs aujourd'hui. Ça, c'est fini.
C'est fini. Depuis trois ans, il se base aujourd'hui, comme toutes les autres nations, sur les pays nationaux. En Europe aussi. Après, moi, j'avoue, j'ai été un peu déçu par l'Ouganda. C'est-à-dire, moi, je m'étais fait un film comme quoi ça allait être l'une des surprises de cette...
De cette canne. Je me dis, Paul Putt, il fait des trucs tellement extraordinaires partout où il passe qu'il va faire un truc de fou avec le Gonda. Il a fait un truc de fou. Mais pas comme je l'imaginais. En tout cas, ils n'ont pas vendu canne malheureusement.
Non, mais à force de dire qu'il n'y a plus de petites équipes, en fait, on en a vu plein. Non, mais on en a vu un paquet. Je suis désolé, il y a beaucoup de petites équipes malgré tout. Citez la Guinée Equatoriale. Celles qui n'ont pas joué contre le Maroc, celles qui ont perdu... contre l'Algérie maintenant ?
Contre le Sénégal, c'était faible aussi. Mais la Guinée équatoriale, dans le jeu, il n'y a rien. La Guinée équatoriale, on les connaît. Comores, Botswana, Soudan. Il y a beaucoup d'équipes très moyennes. Surtout les équipes des pays de l'Afrique australe. Oui, ils sont en dessous pour l'instant. Mais il suffit de regarder les qualifications à la Coupe du Monde. Les gagnants des groupes ont fait des 24, 25, 27 points. C'est-à-dire qu'en gros, le chapeau 3, 4, 5, ça n'existait pas.
n'existaient pas, ne faisaient pas un point contre ces équipes-là. Donc, dire comme ça, la Canne à 24, c'est formidable, il n'y a plus de petites équipes. Si, il y en a plein. Ce qui n'empêche pas que pourquoi pas être à 24. Moi, ça ne me dérange pas du tout que l'Ouganda soit là.
Mais il ne faut pas non plus s'attendre à avoir du grand football quand vous mettez l'Ouganda sur le terrain. Et d'ailleurs, sept des équipes africaines qui participeront à la Coupe du Monde, si je ne me trompe pas, elles ont toutes gagné leur match. Que ce soit la Tunisie, la Côte d'Ivoire, l'Algérie... l'Egypte, l'Afrique du Sud, le Maroc et le Sénégal. Donc il y a aussi un signe dans ça comme quoi... Et la RDC barragiste.
Et la RDC, on attend effectivement, mais pour l'instant, elle n'est que barragiste et pas encore mondialiste. Nicolas, encore un mot peut-être sur cette équipe algérienne, puisque le match est terminé. Est-ce que vous les mettriez finalement ? Les outsiders. En tout cas, une équipe avec laquelle il va falloir compter dans un groupe, rappelons-le, où elle est avec le Burkina Faso qui a gagné son match et avec la Guinée équatoriale et le Soudan.
Alors, je sais pas. J'avoue, je suis un peu l'histoire du gardien. Alors, c'est vrai qu'il prend la place de personne, finalement, Zidane. Je ne sais pas si c'est un gardien qui a le niveau pour jouer à ce niveau-là. C'est un gardien des deux espagnols. OK, il n'est pas mauvais, mais je ne sais pas. Moi, j'ai des doutes là-dessus. Et surtout...
La défense centrale. Alors, il y a la défense, mais il y a aussi le cas de Petkovic. Pour le coup, il n'est pas sur le terrain, mais il a fait les choix qu'il a faits. Mais moi, j'ai toujours du mal à croire qu'un sélectionneur... qui est autant en difficulté avant une compète, il puisse vraiment contredire tout le monde. Moi, j'ai beaucoup de mal à croire à ça à chaque fois. Alors attention, en France, on en sait quelque chose, mais Jacques est à 98, le lèche.
Il y en a plein, ça existe. Mais c'est vrai que je me dis qu'il y a quand même beaucoup de choses qui font que... Dans les débats sur les réseaux sociaux ? Dans le jeu aussi. Il y a eu des trucs pas mal quand même. Ils ont marqué beaucoup plus. Je ne suis pas un grand fan mais bon après c'est pas grave. J'aimerais bien que l'Algérie aille loin. Vous allez continuer à regarder la canne alors j'espère. Et on continuera à vous recevoir dans Radio Foot International.
Petit cadeau de Noël, c'est versé Annie. Joyeux Noël. Joyeux Noël à tous. Joyeuse nuit de Noël, comme chantait Tino Rossi. Et n'oubliez pas, ce soir, nuit de Noël, il n'y aura pas de rediffusion de Radio Foot, mais deux matchs. Côte d'Ivoire-Mozambique, Cameroun. Merci et à demain.
