¶ L'Art de l'Imposture et Préparation
Vous écoutez Profil sur Arte Radio. Ça commence comme ça. Au début, on n'est pas très à l'aise. Et puis on s'habitue. Et je pense qu'après, on oublie même que ce qu'on dit, ce sont des mensonges. Et ça peut même constituer ta personnalité. C'est comme un magicien, tu vois ? Tu regardes un magicien, il t'épate, tu vois, c'est un peu ça. Et une fois que tu connais ces trucs...
Tu dis qu'il les a appris. C'est un peu pareil, je pense. L'imposteur. Un documentaire de Léa Minot. Bonjour. Coucou Jean-Luc. Je suis arrivée là, mais je suis dans le village. Ok, j'arrive. Il est marqué attention, passage dangereux quand même. Oui, alors là c'est l'aventure. Ça va aller en claquette ? Ça va aller en claquette. Après ça va. Alors, tuto pour bien réussir son imposture. Pour bien préparer son imposture, premier truc, attirer l'attention. Le CV, c'est l'hameçon du pêcheur.
La forme aujourd'hui est finalement beaucoup plus importante que ce qu'on pense, parce que rares sont les gens qui ne lisent pas un CV en diagonale. Faites effort sur la forme du CV. Est-ce qu'on invente des faux diplômes ? Ah, ça c'est risqué. Alors on peut le faire quand on est vieux, comme moi. Parce que les gens ne vont pas s'embêter à aller chercher un diplôme. Donc non, on ne s'invente pas des faux diplômes. Qu'est-ce qu'on enlève sur notre CV ? Les périodes mystérieuses.
Le plus important, c'est vraiment la cohérence globale du CV. Donc, si on a des périodes de un an, de six mois, on les enlève. Et à la limite, on raccorde les expériences avant et après. Par exemple, j'ai totalement éliminé le mot « armé » de mon CV. J'ai mis « ministère de la Défense ». L'idée, c'est de comprendre aussi la coloration d'une boîte.
ce qu'ils aiment, ce qu'ils n'aiment pas, ce qu'ils veulent entendre ou pas, etc. Tu peux même te mettre à la sortie d'une boîte et tu regardes. On peut appeler ça quasiment du charisme artificiel. vous allez fabriquer quelque chose qui va l'interpeller. C'est un peu comme quand vous faites un discours, vous dites une phrase, par exemple, et au milieu de la phrase, vous... vous arrêtez. Et bien quand vous avez un blanc...
La personne va être interpellée parce qu'il y a une rupture de rythme, de quelque chose de naturel. Donc c'est le même principe mais quelque chose de plus fondamental. Toute la suite de l'entretien... la personne va avoir envie de confirmer cette primo-impression. Et vous l'aurez attrapé. Donc là, on va rentrer un petit peu dans la forêt.
¶ Du Passé Militaire aux Nouveaux Défis
pour aller au chalet qui est très bien caché. Au niveau scolaire, je n'étais pas bon du tout à l'école. J'ai eu le BEPC. J'en suis fier. Ça, je l'ai eu, mais ensuite, après... Mes parents, du coup, ont choisi pour moi. Dans l'armée... Ah oui, là, c'est même pas vraiment un chemin, quoi. D'accord.
J'ai fait pas mal d'interventions, mais celles qui m'ont le plus marqué, c'est en ex-Yuaslavie, où là, vraiment, on s'est retrouvés dans des situations assez intenses, des embuscades, c'était très compliqué, il a fallu parlementer, etc. Enfin, vraiment, on a eu très peur. Tu sais ce que je vais faire ? Attends, je vais soulever ça. Sous un coffre. Ça fait du bruit.
C'est quoi ? Donc ça, c'est la Légion d'honneur. Paradoxalement, ça m'a plu. C'est-à-dire que j'ai commencé à goûter à l'intensité du moment. Il est marqué République française, trois étoiles. Honneur est parti. C'est Patrie, je crois. Ça, c'est la croix de guerre. Oui. Voilà. Mais il n'y a rien où il y a marqué ton nom que je peux vérifier. Ah oui. Ah ben non. Je l'ai effolié, en fait.
Tu peux les aller retrouver dans une brocante. Oui, c'est vrai. Je fais 25 ans à l'armée, je me suis dit je démissionne. Donc je démissionne, c'est là où ça a commencé, c'est-à-dire ce qu'on peut appeler l'imposture. Des quoi ? C'est des anneaux de grenade. Des anneaux de grenade ? Oui. Ah oui, quand t'as dégoupillé des grenades ? Voilà. Voilà, ça c'est ce qu'il me reste. De l'armée ? Oui.
¶ L'Imposture à Grande Échelle : L'Affaire Areva
Donc je me suis dit, qu'est-ce que je pourrais faire en termes de management, de direction, d'organisation ? Je suis quand même parti sur des bases que je pensais maîtriser. Je ne vais pas être chirurgien ou pilote d'avion, évidemment. Mais bien sûr, je ne peux pas tout faire. L'éventail des possibilités est large. Et là, j'ai été pris par un cabinet de chasseurs de tête. Ils m'ont expliqué qu'ils cherchaient un responsable de site pour la société Areva, dans le nucléaire.
Responsable de site, je ne connais pas du tout ce que c'était. Le nucléaire, je ne connais pas du tout. Qu'est-ce qu'il faut faire sur un site à Areva ? Je ne sais pas. Et alors je me suis renseigné. J'ai commencé à prospecter, me renseigner, me préparer à l'entretien. J'ai été voir sur place, à quoi ça ressemblait. J'étais rentré à l'accueil, j'avais demandé de renseignements et tu sens plein de choses. Ah et là c'est ton bureau !
Pourquoi tu as une arbolette ? Pour la future invasion de zombies, bien sûr. En fait, c'est pour le plaisir du tir, parce que c'est très intéressant comme arme. On s'entraîne au tir de précision.
L'idée, c'est de se dire, il y a des caméras partout. Je passe l'accueil, ça y est, l'entretien commence. Je discute avec l'accueil, je regarde comment est l'ambiance. Est-ce qu'elles sont détendues ? Est-ce qu'elles sourient ? Est-ce que je peux voir leur prénom ? Parce que ça peut être aussi une question.
Vous avez noté le prénom de l'hôtesse d'accueil ? Oui. À partir de ce moment-là, je suis en piste. Il y avait deux personnes pour me recevoir. J'essaie de vite, vite, vite, de sentir comment l'autre se positionne. C'est une urgence, elle n'a pas le temps, etc. Et puis de faire le truc un peu du caméléon, c'est-à-dire que je me positionne en fait en miroir.
Le mimétisme, ça marche toujours énormément. C'est-à-dire que regardez comment fonctionne la personne en face. Est-ce qu'elle a un débit de voix rapide ? Eh bien, vous faites pareil. Vous vous imprégnez de sa posture globale et... Vous vous mettez en résonance. Et après... Il y avait une espèce de besoin de légère mise en recul, de modestie.
distingués, compétents, mais pas de surpositionnement. L'idée, c'est de se positionner très légèrement en dessous du standard de la personne qui vous reçoit. En fait, plus ni moins, c'était un peu le serveur guindé dans un restaurant. C'était simplement un niveau plus-plus. Puis avant, j'avais aussi préparé mon oral. Et quelque chose qui marche très bien, ça je l'ai vu souvent, on apprend des acronymes.
de la boîte et dans la conversation on fait semblant de les sortir en s'excusant parce que normalement on n'utilise pas des acronymes dans une conversation et on s'excuse comme si on avait l'habitude de les manipuler ce qui valide le fait que vous avez déjà bossé dans cet environnement Un système qui marche très très bien jetant des fausses perches. Je m'étais renseigné sur le profil des gens qui allaient m'en recevoir et je regardais s'ils avaient des hobbies, des choses particulières.
Et pendant la conversation, volontairement, j'ai orienté le débat là-dessus, de manière à ce que la personne saute là-dessus. Quelqu'un qui est passionné, je ne sais pas, d'échecs, pendant la conversation, il s'agit d'amener la personne à se lancer là-dedans. Donc évidemment, elle ne peut pas s'en empêcher. Et du coup, comme je l'avais travaillé avant, j'ai généré une espèce déjà de confiance. Je suis rentré chez moi, là j'ai eu un petit mail, on m'a dit, ben voilà...
c'est bon. Et là, j'ai pris mon poste. Et comment tu fais pour ne pas être démasqué dans les premiers temps ? Parce que tu ne connais pas ce métier. Alors... C'est facile, en fait, tu suis les gens qui connaissent. À partir du moment où on est sur un poste de direction sympa avec les salariés, tout est amené sur un plateau.
Les gens vont faire le travail pour toi tellement ils sont contents que tu sois sympa. Et du coup, je suivais les équipes de maintenance parce que je ne connaissais rien techniquement. Moi, je vais voir un peu et je regardais comment ils faisaient. J'apprenais tout ça. Je me renseignais aussi après en off quand même. Je bossais un peu le sujet.
On te demande d'avoir une posture de directeur. Eh bien, tu as une posture de directeur. Et ça, la posture, c'était ma spécialité. Il faut se souvenir quand même que je sortais d'un environnement... dans lequel j'avais été souvent confronté à des situations un peu intenses. Et que là, je me retrouvais dans un environnement privé, je risquais pas de me faire tirer dessus. Les bâtiments étaient magnifiques, j'avais un super bureau, deux assistantes et tout.
J'ai trouvé ça tellement facile. Tu peux me dire combien tu es gagné là ? Oui, bien sûr. Là, j'étais de mémoire... à 3800 net. Plus, il y avait un 13e ou 14e mois, puisque c'était Areva. C'est une gabisie d'argent. Beaucoup plus qu'à l'armée, oui.
Là, quand je suis installé dans le poste, alors je ne sais pas, ça l'est peut-être 4-5 mois après, au détour d'une conversation, je ne demande pas un entretien exprès pour ça. Je dis, ben voilà, j'ai trafiqué mon CV parce que je n'avais pas du tout le profil ou les diplômes nécessaires pour ça. Les gens, ça les amuse plutôt. Le travail est bien fait, donc. What else ? C'est comme les assassins, à toute proportion gardée, qui ont envie d'avouer leur crime.
Combien de temps te restais dans ce premier poste-là ? Trois ans. Alors, c'était un CDD. Ça m'a bien arrangé. L'environnement humain était quand même assez délétère. Donc là, je suis parti naturellement. Avec le chômage. Carrément. Il y a autre chose que je voudrais que tu montres. C'est tes CV.
¶ Une Carrière Façonnée par les Mensonges
Il y en a dans tous les sens. CV de base, emploi 2017, gestion de projet. Tu as un dossier où il y a marqué CV de base et après tu modifies à chaque fois. Ensuite, j'étais directeur Île-de-France pour la société ISS. Donc là, en gros, j'ai quand même 300 immeubles à gérer, etc. Ensuite, j'étais... directeur de projet pour l'Institut National d'Histoire de l'Art, et travailler dans un milieu très spécifique avec le Louvre, la BNF, enfin voilà, tout était nouveau là pour moi.
Ensuite, j'ai été médiateur numérique pour la mission locale Nivernais-Morvan, tout ce qui était communication, formation au niveau informatique. Ensuite, j'étais directeur de ce qu'on appelle une entreprise à but d'emploi, une EBE. J'avais une trentaine de salariés. Ensuite, je me suis établi en auto-entrepreneur comme photographe et vidéaste. Je n'avais même pas de matériel photo. Je l'ai acheté après. Et j'ai regardé des tutos sur Internet. Maintenant, t'es devenu photographe.
Oui, enfin photographe, oui, oui, si. On peut dire que c'est mon métier officiel. Jusqu'au prochain. Oui. Coordinateur territorial pour la maintenance multi-sites et l'approvisionnement logistique. T'avais fait ça ? Non, non. Visiblement, c'est écrit sur ton CV entre 1989 et 2002. Oui, bon, écoute. Ça me fait rire, je veux dire. Ça donne bien. Actuellement, c'est plutôt dans le domaine de la surveillance des parcs nationaux à l'étranger, notamment en Afrique, qui m'intéresse pas mal.
manager de rangers d'un parc national en Congo. Mais quelle drôle d'idée. C'est vrai. En fait, l'idée, c'est toujours la même. C'est le dépaysement. Ça, c'est un CV que tu as trafiqué, là. Experts en stratégie des organisations. D'accord.
¶ La Psychologie du Menteur au Quotidien
Voilà, c'est chic. Actuellement prestataire au profit du parc naturel régional du Morvan, j'ai un parcours professionnel extrêmement atypique qui m'a amené à occuper des postes à responsabilité. Ah oui, atypique, c'est le cas de le dire. Tu vois, un petit détail par exemple. actuellement prestataire. En fait, qu'est-ce que je fais pour le parc ? Je fais des photos et des vidéos. Pour un poste un peu opérationnel, ça fait bizarre. Donc, je suis prestataire.
Je n'ai pas l'impression de tromper les gens parce que mes anciens patrons sont devenus majoritairement des amis. J'essaie de bien travailler. Je gagne l'argent que je mérite pour ce travail. C'est comme si le jeu était honnête. En revanche... Faire ça au quotidien, pour moi ça s'apparenterait à une forme de mythomanie. Je manipulerais les gens ou je les tromperais. Là, l'objectif de tromper des entreprises, ça me paraît...
Finalement honnête. Est-ce que dans la vie quotidienne, tu mens ? Oui, beaucoup. Pour de vrai ? Oui, bien sûr. par exemple, mais je mens beaucoup sur mon état personnel, de fatigue, pas de fatigue, des choses que j'ai réalisées, mais pas tout à fait comme je le raconte. En fait, les mensonges me rendent la vie confortable.
Ça te dérangerait pas de venir filmer quelque chose ? Ouais, t'inquiète, pas de problème. Mensonge. En fait, ça te saoule. Oui. Ça t'ennuierait pas de... En fait, je suis prisonnier de mon personnage. Et là derrière, il y a des photos d'animaux. Oui, c'est pour représenter mes enfants. Et là, c'est moi. Pourquoi tu as choisi un renard pour toi ? Parce qu'il n'y avait pas beaucoup d'autres choix. Je suis sûre que c'est pour une autre raison. Non, vraiment.
J'ai envie de faire un bon travail. Je me surveille quand je parle. En vrai, je ne suis pas spontané. C'est difficile à expliquer mais je te dis la vérité en essayant d'y mettre la forme qui me paraît être la plus adaptée à ton reportage. Si demain, je ne sais pas, on fait une randonnée ensemble, je dis n'importe quoi, on part deux, trois jours, on parlera librement, et là, je te dirai les mêmes choses d'une autre façon. Mais ça sera toujours la vérité.
Est-ce que tu pourrais vivre sans imposture aujourd'hui ? J'aimerais bien. C'est très difficile. J'y ai trouvé un tel confort qui me permet d'avoir des choses qui des fois dépassent un peu ce que je mériterais et de mieux en mieux me cacher vis-à-vis des autres. Ah oui, en fait, ce n'est pas facile de te manipuler. Quand on pose des questions, on manipule les gens. Oui, bien sûr. Eh bien, toi, je n'y arrive pas. Ah, OK. Comment on enlève les couches de l'oignon ? Il faut partager.
¶ Les Racines Profondes de l'Imposture
J'enlève une couche, je t'en enlève une. Mon enfance, on peut dire qu'elle s'est quasiment arrêtée à l'âge de 12-13 ans. Il est arrivé quelque chose d'assez incroyable à cette époque. C'est qu'à 12-13 ans, mes parents ont découvert quasiment un trésor. On habitait en appartement. Onzième étage, voilà, quelque chose de très moyen. J'avais deux sœurs, mon père était policier et ma mère ne travaillait pas. Ils ont hébergé pendant 2-3 ans une dame qui était censée être quasiment une SDF.
qui ramassait des papiers gras dans la rue, tout ça. Mon père, en allant au travail, il la voyait tous les jours un petit peu dans le quartier où il travaillait. Et de fil en aiguille, il lui a donné un peu d'argent, etc. On l'a même invité à manger chez nous, et après... C'est un peu devenu quasiment comme un membre de la famille. Et au bout des deux, trois ans, mes parents se sont occupés de cette dame.
Ils se sont aperçus qu'en fait, au moment de sa mort, elle était riche. Et ce qui s'est passé, c'est que mes parents sont devenus légataires universels et ils ont hérité d'un hôtel particulier dans le 16e arrondissement. Et dans cet hôtel était stockée une quantité invraisemblable de marchandises, notamment de pharmacie, puisqu'elle était pharmacienne. Mais mes parents, au final, ont perdu l'hôtel particulier, mais ont gardé ce qu'il y avait à l'intérieur de l'hôtel particulier.
Et en débarrassant, ils pensaient qu'il n'y avait que des affaires pharmaceutiques. Ils se sont retrouvés avec des lingots cachés partout, des pièces d'or dans des tubes d'aspirine, des diamants, des vases chinois. Voilà, une vraie caverne d'Ali Baba. Beaucoup de bijoux. Et ils ont stocké ça dans l'appartement Malakoff. Là, on est au bas du lac. Tu vas être baigné. Bientôt.
Il s'est avéré que tout cet argent avait quand même des origines un peu mystérieuses. C'est-à-dire qu'outre les lagos, on avait retrouvé plein de montres à gousset, des samovars en argent, des dents en or. ne te fais pas de dessin sur l'origine de ce genre de choses.
¶ Le Poids du Personnage et la Quête d'Authenticité
Et là, par exemple, on est tous les deux. Je t'interview. Comment je peux être sûre que tu ne me mens pas sur ta vie ? Tu ne peux pas en être sûre. En revanche, tiens, j'aurais tendance à dire... Qu'est-ce que tu en penses ? Qu'est-ce que tu ressens ? Tu penses te faire promener, balader ? Et du jour au lendemain, du coup, avec cet argent, on a déménagé en Dordogne. Et on est donc passé du statut de banlieusard à Malakoff au statut de gens riches.
J'allais à l'école, mais j'avais beaucoup de mal avec les gens. Et je développais moi aussi une espèce de syndrome. Peut-être que ceci explique cela, mais je me souviens que je me cachais beaucoup dans les arbres. Quand des gens venaient à la maison de temps en temps, je me sauvais, je n'arrivais pas à échanger. Et tout doucement, je me suis vraiment replié sur moi dans une forme de mensonge automatique.
C'est toxique, ça. Ça va, oui, ça va. T'as envie de quelque chose ? Non, non. Ça a été l'école, oui, oui. En fait, ce sont des mensonges. C'est le début. de l'habillage d'acteur, du camouflage en fait. Ça commence comme ça. C'est une combinaison très confortable. Je rêverais un jour d'être moi. Waouh ! Pouvoir me manifester tel que je suis. Quand j'emprunte le sentier, le petit panneau qui est en bas là, chemin privé...
Moi, je ne lis pas chemin privé. Je lis du sort de scène. Et j'ai fini de jouer l'acteur. En fait, j'aimerais bien dire, on va tout arrêter, là. Radio. Je vais être moi. Point. Tu m'as menti. Non. Je te crois pas. D'accord, tant pis.
