Bonjour, rebonjour, qu'importe, et bienvenue au podcast de l'Ours Solo où l'on explore les méandres du jeu de rôle solitaire. Et aujourd'hui, la pièce de résistance, l'épisode final de Long Haul 1983 où nous verrons quel sort est réservé à notre protagoniste Jeff. Alors, journée suivante, nous sommes maintenant dans le domaine de la poussière. Il vente, des tempêtes
de sable et de poussière qui se lèvent à l'horizon. Alors, carte de camion, "Vous tombez nez à nez avec votre jumeau : le même modèle, la même année, mais en bien meilleures condition que votre propre camion. Vous pouvez ramasser des morceaux, faire des réparations... Comment vous imaginez-vous le conducteur de ce jumeau?" Eh bien... je m'imagine presque un collectionneur parce que mon propre camion - c'est la statistique que j'ai avancée au début de la partie -
j'imagine que mon propre camion, c'est un peu mon bébé. J'en prends TRÈS bien soin, il m'appartient. Je souhaite qu'il soit toujours propre. Je prends le temps de le nettoyer régulièrement et je fais moi-même les réparations - et je suis un habile mécanicien, merci beaucoup ! Alors, pour que quelqu'un ait un véhicule de cette année-là qui soit en meilleur état, ça veut dire que c'est un collectionneur de camion ! Il ne peut y avoir aucune autre
explication que ça. Alors, je m'imagine un homme dans la cinquante ou soixantaine, bedonnant et chauve. Pourquoi? Posez pas de question. C'est comme ça que je l'imagine et qu'il possède une collection de semi-remorques. De la même façon que des gens collectionnent les voitures de course, oui, je suis persuadé qu'il y a des gens dans le monde qui collectionnent les semi-remorques. Faites une recherche sur Google si vous ne me croyez pas. Je ne l'ai
pas fait. Mais c'est ce que Jeff s'imagine. Point barre. Et je peux maintenant avancer pour une deuxième fois ma caractéristique de camion ! Alors, je n'ai besoin que d'un seul dé positif dans le pire des cas. Pas mal. Maintenant, une carte de corps. Qu'est-ce que ça dit? "Vous vous immobilisez en face d'un animal blessé et décidez de l'enlever de
la route. Et il y a quelque chose qui ne colle pas dans son apparence. Que remarquez-vous et de quelle façon se débat-il alors que vous tentez de le déplacer ?" Bon, étant donné que nous sommes au Canada, j'imagine… non, j'allais dire un orignal, mais si je le déplace du chemin, c'est plutôt lourd, un orignal. Alors, plutôt un chevreuil? Oui, un petit chevreuil qui est blessé et qui occupe une partie de la chaussée sur une petite route
où j'ai déjà décidé de passer. J'immobilise le camion, descends sans prendre la peine de fermer la porte parce que... qui va voler mon camion? Je vous le demande. Et je m'approche de la bête et je me rends compte que la bête est blessée, sans surprise, mais que ce ne sont pas… ce sont des traces de brûlures qu'elle a sur elle et ce sont des traces de brûlures, ce sont des lignes, un peu comme si le chevreuil avait été zébré. Or, il
n'y a pas de traces d'incendie nulle part aux alentours. Alors, c'est vraiment inhabituel comme blessure et subitement, alors que je tente de le déplacer, le chevreuil se lève et il n'a plus d'yeux. Les orbites sont vides et pourtant, il prend ses jambes à son cou et s'éloigne à toute vitesse. Voilà qui est fort curieux. Et je dois faire un jet, eh oui, de corps pour… Oh non, ça devait arriver. Moins un ! C'est mon premier
échec de toute la partie. Ce que ça signifie, c'est que j'ai un dé de moins à lancer à partir de maintenant. Je crois que c'est le début de la spirale infernale. C'est l'une des façons de perdre la partie. Je vous le rappelle, si on n'a plus de dé
à lancer, fin de la partie. Alors, j'imagine que ça signifie qu'au moment où il a décidé de prendre ses jambes à son cou, j'ai reçu une ruade de ses pattes arrières qui s'est enfoncée dans mon ventre et j'ai l'impression d'avoir entendu quelque chose, un os qui a cassé, craqué. Enfin, c'est excessivement douloureux et je reviens au camion en me tenant à deux mains le côté droit, c'est excessivement douloureux, mais je dois continuer mon chemin.
Je remonte tant bien que mal dans le camion et je redémarre en me disant que la prochaine fois que je croise un animal en apparence mort, je ne présumerai pas qu'il est mort. Carte suivante. Oui, c'est une nouvelle carte de route. "Vous traversez une frontière de quelconque genre. Quel type d'infrastructure voyez-vous et pourquoi est-ce que ça vous
apparaît aussi sans importance maintenant?" Ben écoutez, c'est très simple. Je roulais et sans m'en rentre compte vraiment, à proximité de la frontière canado-américaine et subitement, je vois un poste frontalier, donc je pourrais aller aux États-Unis. En temps normal, ce serait excessivement long de faire un détour par les États-Unis parce qu'il faut sortir son passeport ; souvent, les agents de la douane vont vouloir fouiller le camion, etc. Et là...
il n'y a personne à la douane. Même la barrière est levée ! Mais je fais tout simplement un petit détour via les États-Unis qui vont me permettre d'épargner au final quelques kilomètres alors que je vais passer du Manitoba à l'Ontario. Voilà. Et finalement, j'arrive tout de même à l'Ontario. Et c'est la fin de la journée. Ma dernière carte fut une carte de route et ce petit raccourci pris me permet de passer de la poussière à la
pluie. Il ne reste plus que deux bouts de chemin à faire avant d'arriver à destination. Y arrivera-t-on ? Je l'espère, mais je viens de perdre un dé et j'ai deux cases de menace qui ont été cochées. Tout peut arriver ! Alors c'est le temps d'appeler notre ami Steve. "Salut Steve ! C'est vraiment insignifiant, mais j'ai passé par les États-Unis aujourd'hui. Quand je te disais que j'ai vraiment l'impression que le monde est en train de se transformer
complètement... J'ai passé la douane et il n'y avait pas un chat. J'ai passé là comme on le ferait dans une petite rue d'un quartier résidentiel. Personne ne m'empêchait de passer. Même les barrières étaient élevées ! Je suis passé. Pas de passeport, pas d'inspection. Pas de paperasse à remplir. J'ai passé. C'était mon raccourci. D'une part, je suis
content parce que je vais sauver du temps. Ça me fait un beau raccourci. D'un autre côté, si même la frontière n'est plus habitée, plus défendue, qu'est-ce que ça nous dit sur le monde dans lequel on vit maintenant? Peut-être mieux de ne pas penser à ça. Je te rappelle, ok? Salut !" Ouf! Journée suivante. Ah! Je dois démarrer le moteur. Oh! Le moteur aujourd'hui ne démarre pas. Je répète, si vous n'aimez pas mes effets sonores, il existe des banques d'effets sonores
payantes. Vous pouvez me payer un abonnement, ça me ferait très plaisir. Je déconne. Deuxième essai. C'est encore un échec. Oh! Notre vieille Gertrude se fait prier un peu. Et là, elle revient à la raison et ça finit par démarrer au grand bonheur de Jeff qui a eu très peur subitement. Alors, pigeons !... Non, il n'y a pas de pigeon ici. Une carte de cœur. "L'inconstance de votre sommeil vous pèse. Vous manquez de concentration. Vous êtes irritable et
anxieux. Quelle possession précieuse soyez-vous prêt à échanger pour une bonne nuit de sommeil ?" Qu'est-ce que j'échangerais ?... Pratiquement n'importe quoi serait la bonne réponse parce que, avec à l'esprit cette idée que le monde s'est arrêté, qu'est-ce qui a vraiment de l'importance ? Je crois que je serais prêt à sacrifier ma collection de cartes de baseball. Collection de cartes de baseball de 1974, complète, incluant des cartes qui
sont, moins de dix ans plus tard, presque hors de prix. Très très très difficile à trouver parce que... prenez là ma collection. Qu'est-ce que je vais faire avec ça ? Le monde s'est arrêté. Le monde n'existe plus. Prenez-la, ma collection de cartes ! En échange d'une bonne nuit de sommeil, n'importe quoi, y compris cette précieuse collection. Et là je dois faire un jet avec un dé de moins. Faisons que ça va bien se passer. Eh ben oui c'est tout
juste là mais non, ce n'est pas un résultat négatif donc je rêvasse sur la route. Je m'imagine avec mon cartable contenant ma collection de cartes, je m'imagine sur le bord de la rue en train de crier "À échanger ! J'échange ma collection de cartes pour une bonne nuit de sommeil ! Qui est preneur? Qui est preneur?" Je rigole un peu. Et oups! je passe prêt de prendre le clôt parce que j'étais en train de rêvasser ça, justement, plutôt que
de regarder la route. Et là je me, je me donne quelques claques au visage pour essayer de rester éveillé et je reprends la route. Une nouvelle carte. "Vous gardez quelque chose caché sous le siège du conducteur, de quoi s'agit-il et quelle est sa valeur présentement pour vous ?" Ben c'est quoi? C'est cette arme à feu que j'ai pris dans un magasin de chasse et pêche il y a de cela quelques jours déjà ! Jeff n'est pas un utilisateur d'arme à feu.
Il n'a jamais en fait utilisé une arme à feu de sa vie, sinon peut-être une carabine à palettes dans son jeune temps. Mais un vrai gun? Jamais de la vie. Et là subitement, c'est un peu son passe-partout. C'est un peu sa carte de sortie de prison si la vie était une partie de Monopoly. Et ce n'est pas une assurance de survie, mais dans sa tête il s'accroche à l'espoir qu'en cas de pépin, en cas d'intervention extraterrestre ou autre,
il pourra tout simplement sortir son gun et faire le ménage. Ouais. Carte suivante. Oh... carte de roi. Ça, c'est rarement une bonne chose. Alors vous, "Vous apercevez la menace dans votre rétroviseur. Avancez la décompte de la menace." Oh oh ! Nous en sommes à 3 sur 4, et "Décrivez votre tentative d'évasion." Alors dans l'espoir de naïvement pouvoir déjouer ses poursuivants, Jeff a décidé de tenter quelque chose aujourd'hui. Il s'est
immobilisé dans un petit village en plein milieu de la journée. Et curieusement, lui qui a toujours eu la difficulté à faire des siestes ou dormir pendant la journée, a enfin eu un peu de repos et a décidé de rouler en plein milieu de la nuit. En se disant, mes
poursuivants ne tenteront pas de me rattraper pendant la nuit. Mauvaise idée. Subitement, alors qu'il roule sur l'autoroute, il entend un vrombissement monstre et, regardant dans son rétroviseur, voit une panoplie de lumières, il y a un objet volant non identifié directement à l'arrière de son véhicule, à moins de 50 mètres ! Et là, subitement, c'est la panique. S'il avait un petit bonhomme vert devant lui, il pourrait prendre son fusil et tirer dessus,
mais là, il est dans le zone de camion. Eux sont dans un véhicule qui doit être, je sais pas, blindé, armé avec des lasers ou des missiles positroniques ou que sais-je. Alors, il pèse sur l'accélérateur, Gertrude grince un peu, mais accélère tant bien que mal, et l'objet, l'objet, cependant, se rapproche. Alors, ne sachant trop que faire, notre ami Jeff donne tout simplement un coup de volant vers la droite et s'élance en plein
milieu d'un terre-plein, qui le fait sursauter. La cabine saute dans tous les sens. Jeff a l'impression que sa remorque va se décrocher, elle va s'arracher de son camion, mais la remorque tient le coup, son camion aussi. Et Jeff, alors, décide de s'enfoncer dans la ville, chose qu'il ne croyait pas avoir à faire, et réalisant qu'il est maintenant revenu dans les grandes villes, se dit, eh bien, je vais essayer de l'attirer sous l'autoroute,
ça va me permettre peut-être de le semer. Il réussit tant bien que mal à s'enfoncer dans la ville, et là, subitement, le gigantesque appareil extraterrestre ne peut pas circuler dans de petites rues de moins d'une dizaine de mètres de largeur. Et là, l'appareil gagne de l'altitude, et là, subitement, Jeff sent qu'il a peut-être une chance de
s'en sauver. Il zigzague tant bien que mal parmi les rues et les ruelles, il ne respecte évidemment aucune règle de la circulation, parce que ben, il n'y a pas un chat, et finit finalement par semer ses poursuivants en se cachant sous un viaduc. Ouf! Voici l'heure de faire un jet pour notre ami le camion. Fort heureusement, c'est notre statistique forte. En temps normal, ce serait un échec, mais là, vu que c'est notre statistique
forte, ça passe. Jeff attend longuement, mais vraiment TRÈS longtemps, plus d'une heure, sous le viaduc, à la recherche du moindre petit point lumineux. Il démarque de son camion et réussit à grimper jusque sur le dessus du viaduc, tentant de rester dissimulé, et il voit encore l'appareil au loin qui, visiblement, semble le chercher. Et là, il est bien content de lui-même, malgré qu'il a solidement la chienne. Mais il retourne dans son camion et finit par ne plus bouger de là, et va se reposer
sur son lit. Évidemment, il ne dormira pas, ne serait-ce qu'une seule minute, et dès que le soleil pointe le bout de son nez, il reprend le volant et repart en grave manque de sommeil. Charmant. Alors, pas de carte de pique aujourd'hui, et tout spécialement aujourd'hui, Jeff va appeler Steve au petit matin, au lieu de l'appeler le soir parce qu'il a été poursuivi. "Allô Steve, je t'avais dit qu'ilw m'avaient
vu, hein? Je t'avais dit qu'ils m'avaient vus ! Mais là, ils m'ont vu, puis ils m'ont suivi. J'ai pas dormi de la nuit, ils m'ont vraiment suivi pendant des... pendant... j'ai pas compté le temps. J'ai pas pu mesurer le temps. Ça m'a paru... ça m'a paru de durer des heures. Ils ont surgi de... je sais pas trop où. J'ai voyant... j'ai vu en arrière de mon camion, j'ai... j'ai... j'ai juste donné un coup de volant, j'ai passé par-dessus un
terre-plein. J'ai réussi... j'ai réussi à les attirer jusqu'au centre-ville. Puis une fois arrivé au centre-ville, ben je... je me suis égaré dans un paquet de petites rues, puis évidemment, avec leur espèce de grosse soucoupe volante, oui, ils peuvent passer en altitude, mais bon, avec la... avec la hauteur des édifices, ils pouvaient pas passer n'importe où. J'ai... j'ai réussi à les semer, mais je... je sais pas combien
de temps je vais être capable de faire ça. Je sais pas combien de temps je vais être capable de tenir le coup... Si t'es là Steve, réponds-moi, s'il te plaît. Steve?...
Tu dois être mort aussi, comme... comme tout le monde. Mais dis-toi que l'idée que tu sois peut-être toujours vivant, puis que tu refuses simplement de me parler, ou peut-être que t'es, je sais pas, sur un bateau en direction de... de l'Europe ou de l'Alaska, je sais pas, même, faut que je me rattache à ça, parce que sinon, qu'est-ce qui me reste ? Mais en tout cas, ce qui me reste, c'est une poignée de 30 sous pour pouvoir te rappeler.
Salut bonhomme. Bonne journée." Alors, ben voilà, on vient de cocher la troisième case sur quatre de menaces, et on a perdu un dé pour nos jets futurs. Ça augure mal. Par contre, nous nous rapprochons de la destination. Tout n'est pas perdu, mesdames et messieurs. D'ailleurs, nouvelle journée. On essaie de démarrer le moteur. Heh! bonne vieille Gertrude. Le moteur, dis-je, démarre comme un charme. Et on nous propose
maintenant une carte de corps. Tiens donc, "L'un de vos sens est particulièrement aiguisé, mais un autre, lui, est atténué. Décrivez ces sensations." Je crois que ce sens plus aiguisé serait le sens de la vue. Jeff est particulièrement paranoïaque présentement, et il regarde constamment le ciel. Enfin, juste assez la route pour ne pas se tuer, pas passer proche de se tuer trop souvent. Mais sinon, il regarde constamment vers les cieux. Et plus particulièrement depuis
cet incident la nuit passée. Alors, je crois que c'est ce sens-là qui s'est aiguisé. Tandis que le sens qui, lui, est atténué, émoussé serait probablement celui de l'ouïe. Manquant de sommeil, je l'imagine avoir un terrible mal de tête. Et ça le rend un peu comme si tout dans sa tête, sinon sa vision, était devenu flou. Tout est atténué, comme s'il y avait de la ouatte dans les oreilles. Tous les sons sont perçus comme étouffés pour lui. Peut-être qu'il y a de l'enflure
dans les oreilles. Peut-être une accumulation de liquide. Peut-être une plaie qui se développe dans ses oreilles. Oh, souhaitons que non. Carte suivante. Ah, une carte de pique. J'aime ça, j'aime ça, j'aime ça, j'aime ça... pPas sûr que j'aime ça. "Vous ralentissez pour étudier un cadavre en décomposition. Une victime de la menace est le premier cadavre que vous ayez vu depuis que tout a commencé. Que voyez-vous exactement et comment savez-vous qu'il s'agit de l'oeuvre de
votre menace ?" Tout d'abord, comment est-ce que je découvre ce cadavre-là? Je m'arrête dans une petite épicerie pour aller chercher évidemment des vivres. Je laisse encore une fois un montant d'argent sur le comptoir pour me donner bonne conscience. Et avant de sortir, il y a une odeur
putride absolument, incroyablement écœurante qui me monte aux narines. On a discuté de sens émoussé tout à l'heure et là, c'est comme la première fois qu'il ressent quelque chose au niveau olfactif depuis des jours, sinon les odeurs de renfermé à l'intérieur de la cabine de son camion. Et, par pure curiosité, il cherche la source de cette odeur-là et ça l'amène vers la pièce des employés de la petite épicerie où il s'était arrêté. Et ouvrant la porte,
il voit clairement un cadavre, assis sur une chaise. Ce cadavre-là a à la main un pistolet de petit calibre, quelque chose comme un 9 mm. Et Jeff comprend immédiatement qu'il s'est passé quelque chose car la tête... a été sectionnée. Et quand je dis sectionnée, on pourrait parler d'un travail
une plaie absolument complètement lisse, comme si ça avait été découpé au laser. Et qui plus est, la tête se trouve visiblement au sol. Beaucoup de sang évidemment qui a giclé sur les murs. Et en observant la tête, Jeff se rend compte que, là non plus, les orbites sont entièrement vides. Et là, Jeff fait un plus un dans sa tête. Il se sent des émotions variées parce que voilà plus d'une semaine, presque dix jours qu'il
n'a pas vu personne. Et là, il vient de voir un être humain, mort, mais un être humain quand même. Et il est presque content ! C'est comme si subitement il y avait un soupçon de normalité dans sa vie. Nonobstant le fait que cette tête a été découpée par un faisceau laser quelconque ou je ne sais quoi, mais étrangement, très étrangement, ça le rassure, presque. Et il retourne à son camion pour suivre sa route. Et nous pigerons une nouvelle carte, carte de cœur, un as, un ah! ça,
d'habitude, c'est positif. "Attiré par les lumières au néon, vous trouvez une cachette avec quelque chose d'utile, peut-être une provision de légumes frais, peut-être des capsules de purification
d'eau ou peut-être une trousse de premier secours. Où l'avez-vous trouvé et pourquoi est-ce que ça vous paraît être une bénédiction?" Je crois qu'une trousse de premier secours est une bonne idée, surtout dans l'optique où Jeff a toujours ses plaies ouvertes sur l'épaule et sous les aisselles et il se rend compte qu'il n'a même pas tenté de ne serait-ce que penser ses blessures pour leur donner une chance de guérir, non? Ça ne lui a même pas traversé l'esprit. Alors c'est pour ça qu'il
voit ça comme une bénédiction. Le kit de premiers soins est tout simplement au sol, juste à côté de la sortie, alors qu'il sort de cette épicerie où il a vu le cadavre dont on vient tout juste de parler. Alors il se penche, ramasse le kit, lève la tête vers le ciel et dit "ce sera au moins ça" et remonte dans son camion, prend le temps de panser ses blessures du mieux qu'il le peut car, bon, il n'a pas vraiment de formation en premiers soins mais au moins ça va peut-être donner une chance à ses
blessures de cicatriser. Et, oh, je peux avancer ma statistique de body, ça me fait plaisir ! Maintenant toutes mes statistiques, mes caractéristiques ont été avancées, toutes. Ça n'a même pas arrivé dans la première partie ça. Et c'est la fin de la journée, j'ai obtenu une carte de pique. La dernière, il ne reste qu'une seule case à remplir pour arriver à destination ! Y arriverai-je? Et aussi une seule case à remplir pour que la menace se dévoile.
Mathématiquement, j'ai plus de chances de piger une carte de pique que le roi manquant, mais tout peut arriver. Monsieur Murphy n'est jamais très loin. Alors c'est l'heure de notre appel téléphonique. "Steve, c'est fou. Je me néglige. J'ai réalisé qu'il s'est passé plein de choses aujourd'hui. Un, je réalise que je me néglige. J'ai des plaies béantes sur les épaules, les aisselles depuis plusieurs jours. Je n'ai même pas essayé, je n'ai même pas tenté de me soigner moi-même !
Comme si au fond, je me disais que ça n'avait plus l'importance. Puis tu vois, j'ai croisé quelqu'un aujourd'hui. J'aurais pu lui demander son nom, mais il était mort. La tête sectionnée, tchou! Comme si ça avait été coupé par le meilleur couteau de boucher au monde. Première personne que je vois depuis... dix jours, je n'ai pas compté. Puis il est mort. Comme ça, la tête sectionnée. Le gars avait un gun dans la main, probablement a essayé de se défendre. Ça n'a pas l'air d'avoir fonctionné,
pauvre gars. Je trouve ça juste curieux que ce soit le premier que je rencontre après les milliers de kilomètres que j'ai parcouru, toutes les épiceries, les magasins grande surface, les dépanneurs que j'ai, que j'ai visité. C'est fou... Es-tu encore là Steve? Je ne parle pas du répondeur. Es-tu encore là? Es-tu encore parmi nous? Je vais sortir de l'Ontario bientôt. J'arrive à la maison... si je réussis à me rendre. Puis je me rends compte subitement que je ne suis pas sûr que j'ai envie
d'arriver parce que j'ai peur de ce que je vais découvrir. Mais bon, j'ai fait tous ces milliers de kilomètres-là pour faire une livraison. Je vais faire ce qu'on m'a demandé de faire... si ça veut encore dire quelque chose. Est-ce qu'il y a quelque chose qui veut encore dire quelque chose? Pourquoi je fais tout ça? Pourquoi je te parle? Pourquoi je me raccroche à l'espoir? Pourquoi je me raccroche encore à un espoir?" Et à ce moment-là, Jeff raccroche tout simplement avec
un sentiment d'impuissance mortel qui lui tenaille l'intérieur. Et sur cette très jolie finale, passons à la journée suivante. On démarre le moteur. Oh non, non, non, non. Aujourd'hui le moteur ne répond pas. Deuxième tentative. Ah oui, le moteur répond et finit par démarrer. Jeff est assis derrière du siège du conducteur et le moteur tourne pendant de longues minutes. Il continue de contempler cette question : "Pourquoi je fais tout ça? Pourquoi tenir autant à arriver à destination
alors qu'il ne reste plus rien là-bas probablement? Reste-t-il une destination? Et si j'arrive à destination, reste-t-il quelqu'un là-bas?" Poursuivons. "Alors que vous conduisez, votre esprit s'égare et revient à un moment de regret et de honte directement connecté à votre destination. Que s'est-il passé?" Mais tiens ! Comme c'est à propos, je l'ai déjà mentionné auparavant. Elle s'appelait... Jacinthe. C'était une jolie, jolie blondinette. Pas très grande mais élancée, plutôt sportive. Une
jeune fille au rire facile qui, visiblement, trouvait Jeff pas mal de son goût. Et c'était justement cette époque où les membres de la famille de Jeff commençaient à se douter qu'il se passait des choses entre lui et Steve. Et on commençait à lui mettre de la pression pour avoir une vie "normale", dis-je, entre guillemets. Et Jeff a commencé à fréquenter la jolie Jacinthe, ce qui a blessé profondément Steve parce qu'il s'est senti, avec raison, renié. Pas juste laissé de côté,
vraiment renié. Mais Jeff a travaillé fort pour faire durer cette charade. Mais Jacinthe n'était pas idiote et après quelques mois elle commençait à se rendre compte que quelque chose ne collait pas. Jeff était quelquefois le meilleur gars au monde et le lendemain extraordinairement distant. Et elle a fini par le confronter. Et il a eu une chance extraordinaire de tout lui avouer,
d'expliquer ce qui se passait. Ou à tout le moins de faire le strict minimum, vous savez, le « ben écoute, non, ça marche pas entre nous, mais c'est pas toi, c'est moi, bla bla bla... » Non, même pas. Jeff a agi comme un pleutre, un couard, et tout simplement s'est éloigné d'elle. Arrêté de répondre au téléphone lorsqu'elle appelait, lorsqu'elle venait le visiter, faisait semblant de ne pas être là. Alors plutôt que d'avoir simplement blessé une seule personne dans toute
cette histoire-là, ben il en a blessé deux. Et c'est ça qui lui revient à l'esprit. Il a non seulement fait, il n'a pas fait qu'une seule victime, il en a fait deux. Tout ça au nom d'une pseudo normalité qu'il ne voulait rien dire. Jolie histoire. Et maintenant c'est le temps pour notre personnage de faire un jet. Réussi. Heureusement. Carte suivante. Vous ne voyez évidemment pas mon paquet de cartes, mais il me reste une quinzaine de cartes. C'est une très
longue partie que je suis en train de jouer là. Alors ici, ah, un 2 de trèfle pour le camion. "La prochaine fois que vous échouez un jet de camion, vous aurez donc une seconde chance et pourrez rebrasser l'aider, conserver cette carte comme un rappel." Maintenant j'en ai deux. C'est ma deuxième, une pour le camion et l'autre pour l'esprit. Et la dernière carte, c'est une autre carte de camion. Alors, "Alors que vous inspectez votre camion, vous découvrez des traces de
la menace sur l'extérieur de la poignée de la portière. Que voyez-vous?" Ben c'est très stéréotypé, mais après être entré à l'intérieur encore une fois d'un commerce quelconque pour y faire des emplettes, en ressortant, il ouvre la porte machinalement. Quelque chose de gluant. Il s'imagine que c'est un ver qui est peut-être tombé d'un arbre ou qui a tout simplement lentement grimpé jusque là, mais s'éloignant il voit que non, il s'agit vraiment d'une sorte
de glu verdâtre, malodorante, hideuse. Et il fait tout de suite le lien avec les petits bonhommes verts qu'il a perçus au loin. Jeff se dépêche à prendre son arme à feu à l'intérieur du camion et regarde autour de lui. Le petit bonhomme vert ne peut pas être très loin, mais tout ce qu'il entend c'est le bruit du vent. Les vents très forts qui secouent les arbres légèrement, mais non, pas de traces de quoi que ce soit de vivant en vue.
Fin de la journée déjà, alors pas de carte de pique donc pas d'avancement pour aujourd'hui, mais c'est le temps d'un nouvel appel. "Steve, c'est moi. Je... j'ai pas son numéro, mais pourrais-tu appeler Jacinthe de ma part? Dis-lui que je m'excuse. C'est tout. Je n'ai pas son... j'ai pas son numéro avec moi, pis il y a des bottins téléphoniques ici, c'est des bottins de l'Ontario, je... je trouvais pas son numéro dedans. J'ai blessé cette petite fille-là,
pis presque autant que toi, pis je m'en rend compte. Un peu plus chaque jour qui passe. Je vous ai blessé tous les deux. Tout ça pour faire plaisir à des gens qui m'auraient... des gens qui m'auraient rejeté de toute façon, parce que je suis pas normal. Je suis tout croche ! Juste un gars qui essaye d'être heureux. Ça n'a pas de bon sens, hein? Oh, je pourrais... j'arrive, Steve. Pour vrai, là, je suis pas très loin, je vais passer la frontière de l'Ontario vers le Québec demain
matin, aux petites heures. J'espère que t'es là. Quitte à ce que j'aille cogner chez toi, pis tu me sacres dehors, à grand coup de pied au cul. Juste de savoir que t'es encore là, ça... ça va être assez pour moi. Bye." Une nouvelle journée qui commence. Ah, une carte de pique. Si je n'échoue pas de jet. Ça pourrait vouloir dire que je vais passer à la prochaine... Alors, "Vous êtes attiré par une petite voiture sur le côté de la route. Une chaîne stéréo est placée
sur le capot de la voiture, emplissant l'air d'une musique familière." Alors, on choisit une chanson, et on doit commencer à l'écouter. Voyons voir. Alors... je vais choisir aléatoirement la pièce à écouter. Nous allons... je vais écouter, et je vous suggère, vous pouvez très bien chercher cette pièce-là par vous-même sur le service de streaming de votre choix, Spotify, YouTube ou autre. Je choisis Future Shock de Herbie Hancock. Et oh! "Après une minute, la chanson s'arrête." Donc,
on n'écoute que la première minute. Et boum! Vous avez écouté la chanson? Grâce à l'extraordinaire pouvoir de la technologie, j'ai pu me déplacer dans le temps ! Vous n'en avez même pas rendu compte. J'ai eu le temps d'écouter la première minute de la chanson. Vous ne me croyez pas? Eh bien, pourtant si. Alors, c'est une... ça fait très années 80. C'est très hop la vie. Ça parle de... ben, c'est dans le titre, là, Future Shock. Et ça parle du choc du futur, de l'impact de la
technologie, je présume. En fait, je n'ai pas écouté la pièce au complet parce que ce n'était pas ça, les instructions. Alors, si je reviens à la question, "La chanson s'arrête au bout d'une minute et, visiblement, les piles de la chaîne stéréo sont mortes. Alors que la chanson s'arrête, qu'est-ce qui vous traverse l'esprit ?" C'est fort simple : Jeff reste complètement estomaqué devant cette aberration qui a lieu devant lui parce que ça sort de nulle part, subitement. La chaîne
stéréo s'active d'elle-même et puis arrête de jouer, encore une fois, d'elle-même. Et que ça parle de Future Shock. Et aussi tôt que ça, ils s'arrêtent, il y a un moment de silence absolu et Jeff... part à rire, d'un rire vraiment de bon cœur par l'absurdité incroyable, un de l'événement qui vient de se produire, une chaîne stéréo qui s'active spontanément au beau milieu de la rue, et aussi que ça parle de Future Shock. Il n'y en a plus de futur ! Il est profondément persuadé à ce moment-là,
mesdames et messieurs, qu'il n'y a pas de futur devant lui. J'estime que quelque chose en lui espère toujours qu'il y a un futur, mais son côté rationnel lui dit que non, le choc du futur, le choc du futur s'en vient. Le futur est très proche et il n'est pas rose. Alors voilà pour cette carte. Fort heureusement, c'est une carte de pique. Croisons-nous les doigts, ça va nous permettre d'avancer et de terminer notre voyage de belles façons. Maintenant une carte de corps,
la deuxième carte du jour. "Une blessure chronique qui était dormante depuis longtemps se fait sentir. Définissez cette blessure et ajoutez-la à votre feuille de personnage et décrivez votre inconfort." Je suppose que après s'être bien bidonnée par l'incident du jukebox, la chaîne stéréo qui s'active d'elle-même, il remonte dans son camion et en montant pour faire un faux mouvement ou quoi que ce soit et se tord la cheville qu'il s'est tordue à maintes reprises
dans son enfance et dans son adolescence. C'était un sportif, il courait beaucoup. Il courait après les petites filles, il courait après les ennuis. On va dire qu'il se sauvait beaucoup et là subitement, ça revient le hanter au moment où il monte dans le camion. Il passe à deux doigts de s'effondrer au sol mais réussit à se soutenir grâce à la poignée de la portière de son camion. Il réussit tant bien que mal à ne pas s'effondrer. Il faut que je fasse un jet de corps. C'est
réussi. C'est très douloureux mais cette blessure-là resurgit à l'occasion. Ce n'est pas nous, ça faisait des années, il semble-t-il, que ça ne lui était pas arrivé. Mais il prend une grande respiration, il attend une minute ou deux puis finalement la blessure se calme et il est capable de redémarrer, de reprendre le volant de son camion. Alors maintenant la dernière carte du jour... Ce ne sera pas la dernière carte du jour, ce sera la dernière carte. C'est un roi,
le quatrième roi et si vous vous rappelez bien... Vous rappelez-vous, vous rappelez-vous les instructions que David vous a données ? C'est la quatrième carte de menace, ce qui fait que ma jauge de menace est maintenant pleine. Et bien façon de voir ça, c'est que Jeff l'avait prédit, il était persuadé en son for intérieur qu'il n'arriverait pas au terme de ce voyage. Et voilà, alors "Au-delà d'un petit mur tout près, vous voyez une preuve évidente et choquante de la
présence de la menace. Et de quoi s'agit-il ? Avancer votre jauge de menace." Ça je l'ai déjà fait, mais que voit Jeff au-delà d'un mur? Jeff qui s'était arrêté... Non, Jeff qui avait poursuivi sa route et avait maintenant dépassé la ville de Montréal et se rapprochait, était très proche de sa destination et subitement a presque récupéré l'espoir. C'est comme si dans sa tête l'espoir et le désespoir se livraient, livraient une chaude bataille et par moments l'un l'emportait
sur l'autre. Mais là il semblerait que l'espoir avait gagné un mince avantage sur son adversaire. Et subitement Jeff, passant au travers d'une petite ville, croit apercevoir quelque chose en mouvement, une silhouette, et cette fois-ci pas celle d'un petit bonhomme vert ou gris. Jeff en a vu de toutes les couleurs dans les derniers jours, mais il n'a pas fait d'hallucination. Alors, incrédule, il immobilise son camion sur le trottoir, arrête, coupe le moteur pour ne pas
faire de bruit et avance à pas de loup dans la direction qu'il a vu. Ça semble être un petit muret qui délimite un entrepôt quelconque et là, se baissant doucement, il regarde par dessus le muret et avant même de s'être levé, il entend, il entend du mouvement, il entend des voix, des cris, des pleurs, des cris absolument inhumains. Il devrait être soulagé d'entendre des bruits familiers, mais il n'en est rien. Et là, Jeff lève doucement la tête pour rester discret et là...
il les voit. Des files interminables, des... au bas mot des centaines de gens sont alignés tels du bétail entre des rangées clôturées et il voit aussi évidemment des créatures comme similaires à celles dont il a vu la silhouette un peu plus tôt, tous avec d'étranges bâtons en main qu'ils pointent vers certaines personnes qui semblent récalcitrantes. Et là, subitement, il comprend que ces gens-là s'en vont assez littéralement à l'abattoir. Et là, subitement, Jeff comprend
quelque chose. La menace ne l'a pas rattrapé : c'est LUI qui a rattrapé, qui a rattrapé la menace ! Elle s'était dirigée vers l'est et il a réussi à l'attraper, ce qui était précisément ce qu'il n'aurait pas voulu faire. Et là, subitement, une exclamation, un avertissement, il voit une demi-douzaine de ces créatures-là qui se retournent dans sa direction et qui soudainement se déplacent sans trop de hâte dans sa direction. Et là, il comprend... qu'il ne réussira pas à s'échapper. C'était ma
dernière carte. C'est donc la fin de la partie. Ce n'est pas, je dis, c'est la fin de la partie. Il reste une dernière étape. Il faut clore l'exercice. La fin de la partie dépend du résultat que vous avez obtenu, selon que vous ayez atteint votre destination, que la menace, justement, vous ait rattrapé, comme c'est le cas ici, ou que vous ayez échoué un jet, que ce soit de votre corps, de votre camion ou de votre esprit. Qu'arrive-t-il dans ces autres
situations-là? Je vous invite à vous procurer, évidemment, le jeu et le découvrir par vous-même ! Mais pour ce qui est de la menace, qu'arrive-t-il si la menace ne rattrape? "Vous réussissez à vous rendre à un téléphone et faire un dernier appel. Vous devez tenter de donner un avertissement et partager votre compréhension de cette menace. L'appel doit s'arrêter avant que la menace, avant que l'avertissement ne soit complet. Faites l'appel. Arrêtez-le abruptement. Puis, la partie est terminée."
"Steve ? Steve, réponds s'il te plaît ! Dis-moi que t'es là, ok? Steve, ils sont ici, ok? Je suis à Sainte-Clotilde. J'ai vu... ils nous ramassent comme du bétail, ok? Littéralement, je ne sais pas s'ils nous mangent, je ne sais pas s'ils veulent nous faire travailler comme des esclaves, je ne sais pas quoi. Mais là, ils me poursuivent, ok? Steve, Steve, s'il te plaît, réponds, ok? Je veux savoir que t'es encore là. Je veux savoir que t'es encore en vie. Cache-toi, peu importe ce qui
arrive, peu importe ce que tu vois, ce que tu entends ! Si c'est la police, l'armée, ça n'a pas d'importance, ok? Reste. Oh shit, oh shit, oh shit, ils sont là, Steve. Steve, ok, s'il te plaît, reste caché. Non, non, ils m'ont vu, ils m'ont vu. Steve, Steve, je t'ai-" Eeeeet c'est la fin particulièrement joyeuse et enlevante de cette partie ! Partagez avec moi vos commentaires. Comment avez-vous trouvé le jeu, le scénario? Qu'est-ce que vous en avez
pensé? Est-ce que c'était trop, pas asses ? Je suis curieux d'avoir votre son de cloche. Mon impression personnelle de cette expérience, parce que c'est ce que c'est, ce n'est pas qu'un jeu. Je crois que c'est une expérience. C'est particulièrement intéressant, c'est particulièrement prenant si, évidemment, on est capable d'embarquer dans la prémisse. Si vous n'êtes pas familiers, proches
de la culture du camionnage, peut-être que ça vous laissera un peu froid. Ce genre de jeu-là, je crois, la prémisse du jeu doit vous parler, elle doit vous toucher, parce que sinon, je crois que vous perdez complètement votre temps. Il y a plusieurs jeux comme ça avec un focus très spécifique sur un thème, une période de l'histoire très précise, alors ça a le mérite de vous donner un cadre assez clair. Mais d'un autre côté, si ce cadre-là ne vous intéresse pas, si ça ne
cadre pas avec vous, à ce moment-là, ce serait une perte de temps pour vous. Vous voyez aussi à quel point ce jeu-là peut être tendu. Lors de la première partie que j'ai jouée, j'en ai pas parlé beaucoup, mais je me suis retrouvé à finir. J'ai réussi à me rendre à ma destination, mais j'avais quand même trois cases cachées pour ce qui est de ma menace. Il ne me restait qu'un seul dé. J'ai été particulièrement chanceux sur les derniers jets. Mais... heh que c'est choquant ! Littéralement la
toute dernière carte que j'ai pigée. Si j'avais pigé n'importe laquelle des... il me reste quoi une quinzaine de cartes environ, j'aurais pigé n'importe quel autre que le roi et je serais arrivé à destination avec succès. Alors voyez ce jeu-là est particulièrement cruel, mais c'est le hasard, c'est la, c'est la beauté des scénarios aléatoires comme ça. Beaucoup de jeux solo d'ailleurs sont faits sur ce modèle-là. Alors ça clôt mon tout premier épisode. J'espère
que ça vous a plu. Je répète, vous pouvez me rejoindre sur notre site web a ours-solo.com. Sinon vous pouvez nous retrouver sur toutes les plateformes de podcasts populaires présentement sur Spotify, Apple Podcasts et Google Podcasts. Si vous souhaiteriez que ce soit disponible sur une autre plateforme, vous pouvez m'en glisser un mot aussi, ça me fera plaisir de l'ajouter. Et sinon, heh bien, j'attends vos suggestions. Est-ce qu'il y aurait un autre jeu que vous aimeriez que
j'aborde, que je tente? J'ai plusieurs idées personnellement, plusieurs projets, mais encore rien de concret donc il est toujours temps de m'en faire part et de toute façon je suis ouvert à toutes les idées et je n'ai pas l'intention de faire des, du moins pas en commençant, de faire des campagnes interminables. Alors je vous remercie donc encore une fois de votre écoute. C'était l'Ours Oolo, et je vous dis... à bientôt!
