Ma famille ne me connait pas - podcast episode cover

Ma famille ne me connait pas

Nov 14, 202528 min
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Summary

L'épisode explore le dilemme de l'authenticité face aux attentes familiales, inspiré par des expériences personnelles et celles d'amis. La podcasteuse partage sa vision où l'amour et le respect se méritent, refusant de chercher l'approbation de sa famille. Elle décrit comment des remarques récurrentes, comme être qualifiée de « bizarre », ont forgé sa personnalité et sa difficulté à être elle-même en leur présence. L'épisode encourage à s'affranchir du jugement familial pour vivre pleinement, soulignant l'importance de la communication et de la bienveillance pour construire des relations familiales saines.

Episode description

Retrouve moi sur Instagram : @77777juliette / TikTok : @juliette77777777 et YouTube : Juliette 777


Crédits :

Photo : Emile Rivet

Direction Artistique : Louise Fradet & Meloe Pruchon


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcript

Dilemme Familial et Succès du Podcast

Si vos parents n'étaient pas vos parents, est-ce que vous les voudriez dans votre vie ? Est-ce que vous voudriez passer du temps avec eux, que ce soit vos amis, qu'ils aient votre âge ou pas votre âge ? D'ailleurs, tu peux avoir des amis qui sont plus vieux que toi.

Oui ou non ? C'est un dilemme qui est archi connu mais j'avais trop envie d'en parler parce que j'entends de plus en plus de gens parler de ça alors que moi pendant des années et des années et des années, j'avais l'impression d'être la seule.

qui avait du mal un peu à viber avec sa famille. Pourtant, c'est une thématique archi-commune dans tous les trucs, genre Malcolm, même le journal du Dégonflé, toutes les blagues, tous les dessins animés, etc. Tu vois toujours le partenage principal qui, je sais pas, qui ne fit pas trop avec les autres, qui est toujours...

vu un petit peu bizarrement dès qu'il fait quelque chose mais je sais pas moi quand je voyais mes amis j'avais l'impression que c'était hyper harmonieux ils avaient juste l'air super à l'aise et moi je me disais mais putain pourquoi est-ce que moi J'arrive pas à faire ça. Non mais attendez, pause. En vrai, je suis complètement folle de commencer comme ça parce que, de base, je suis censée revenir sur le fait que ça fait deux semaines que le podcast est lancé.

et que je suis hyper contente du démarrage franchement je m'attendais à ce que je sais pas 200, 300 personnes écoutent le podcast parce que ça veut quand même dire se poser une heure en train de m'écouter moi je kiffe ce format j'ai l'impression que ça va vraiment être l'un des

de ma création, de tout ce que je fais. J'ai l'impression que ça va vraiment prendre une place de plus en plus centrale. En tout cas, j'espère. Il n'y aura pas que des épisodes deep. C'est vrai que l'épisode 1 et 2, c'était plutôt deep. On a parlé de sexualité, on a parlé de tabou, on a parlé d'homosexualité.

dans un contexte où elle est encore très très tabou, etc. Non, ce sera pas tout le temps comme ça, des fois j'ai envie d'aborder des sujets archi légers, comme tu parlerais avec tes potes quand t'arrives au café, bah voilà. Et en vrai c'est trop cool, parce que c'est vraiment ce genre d'épisode qui t'accompagne dans le quotidien, tu vois, où t'es pas obligé de te...

poser pour écouter enfin bref merci merci pour le lancement merci on peut revenir au sujet de base aujourd'hui j'avais hyper envie de parler de la famille pourquoi

L'Amour en Famille se Mérite

J'avais noté ce sujet dans mon carnet depuis j'étais encore au Japon, mais récemment j'ai pris un café avec une copine, que je venais de rencontrer, qui fait un petit peu de contenu sur les réseaux, mais qui commence à me dire que oui, elle a beaucoup de limites dans ce qu'elle dit, dans ce qu'elle fait, dans ce qu'elle montre, parce qu'elle...

sait que sa famille va regarder et que ça la bloque énormément. Et moi, ça, c'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd, parce que je sais ô combien que beaucoup de gens... ont ce problème de je peux pas m'habiller comme je veux, je peux pas parler comme je veux, je peux pas être en gros qui je veux, parce que sinon ma famille va voir et ma famille va dire. Déjà pour que vous compreniez un peu ma manière de réfléchir, sachez que moi, je suis vraiment dans la team.

Ce n'est pas parce que quelqu'un est de ta famille que tu es obligé de l'aimer. Et c'est peut-être le seul domaine dans la vie où j'applique la méritocratie. Ça veut dire, si tu veux mon amour et si tu veux mon respect, en fait, il faut que tu te comportes de manière à les mériter.

Voilà, c'est tout. C'est pas forcément bouger des montagnes pour moi. Franchement, j'attends ça d'absolument personne dans la vie, je pense. Mais c'est juste, si tu veux que je t'apporte le respect que je donnerais à un oncle, à une tante, à un cousin, à une mère, à un père, il faut que tu te comportes comme tel. Autre chose...

J'ai jamais vraiment eu besoin que ma famille soit fière de moi. A tel point que c'est un peu un truc que j'ai du mal à comprendre. Tellement j'ai jamais cherché la fierté de mes parents, de mes frères et soeurs, de mes grands-parents. Que quand j'étais face à des gens qui cherchaient vraiment ce truc...

de faut que mon père il soit fier de moi non attendez je vais arrêter de parler de manière théorique je vais jeter quelqu'un sous le bus il y a 3 ans 4 ans 5 ans je sais plus j'ai daté un garçon bref

Je ne sais pas s'il va se reconnaître. La probabilité pour qu'il écoute ça, elle est vraiment 0,1. Mais j'ai trop la flemme de ce 0,1, donc je vais donner le moins d'exemples possibles. Même s'il n'y a que toi. Il n'y a que toi pour faire des trucs comme ça, donc désolé, mais c'est de toi dont je parle.

Et en fait, ce mec ne vivait que pour le regard de sa mère. Il était terrifié à l'idée que sa mère ne soit pas fière de lui ou de faire un truc que sa mère n'aurait pas à prouver. Je pense que ce fils, c'est le rêve de la mienne pour le coup.

Ma mère elle est trop dans ça, elle rêve de cette vie où on est toujours là en train de se dire qu'est-ce que maman voudrait qu'on fasse, qu'est-ce qu'on pourrait faire pour que maman soit fière de nous, elle est trop comme ça, elle est trop marrante. Bref, c'était à tel point que... Il habitait très très loin, très très loin, genre il faut prendre un train et changer de pays pour y aller.

Ok ? Ce que j'ai fait à plusieurs reprises. Mais faut savoir que sa mère n'était pas au courant qu'on se voyait. Je sais pas pourquoi d'ailleurs. Ça se trouve, il m'a pas tout dit. Il y avait des raisons pour lesquelles elle aurait détesté savoir qu'on était ensemble parce que bah déjà on avait... Enfin bref, je commençais à donner trop d'indices. Mais donc ?

Elle n'a même pas eu l'occasion de dire « je ne veux pas que tu fréquentes cette fille » parce qu'elle n'a jamais été au courant. Donc si j'allais là-bas et que je faisais des heures et des heures de train pour aller le voir, si sa mère disait

T'es où ? Viens à la maison. Mais juste parce que, je sais pas, elle avait besoin de lui. Sans savoir qu'il était en train de faire quelque chose et que c'était important, il rentrait. Donc moi qui avais pris le train, qui potentiellement avait pris un Airbnb ou un hôtel ou quoi, je pouvais aller me faire foutre là-bas. Il devait rentrer, il voulait... pas que sa mère sache ou se doute qu'il était quelque part, donc il allait sortir un mytho et il allait...

Jouer un Rôle en Famille

filer à la maison. Et ça, c'est ce que j'appelle les imposteurs dans leur propre famille. C'est-à-dire qu'ils veulent tellement que leur famille soit fière d'eux, qu'ils vont s'inventer complètement une image construite sur « voilà les mensonges », parce que pour moi, ça, c'est quand même un gros... mensonge tu caches une grosse partie de ta vie

à ta mère, et ça fout en l'air tout mon système de pensée, parce que j'arrive pas à comprendre que quelqu'un que tu estimes autant, que tu aimes autant, tu sois à l'aise avec le fait d'avoir une image auprès d'elle ou de lui, parce que si c'est ton père, ta mère, ton frère, ta soeur, mais qui est tiens sur...

Se Sentir Bizarre et Incomprise

du vide en fait moi depuis toute ma vie j'ai eu l'impression d'avoir cette place de la personne qui s'intégrait pas trop dans la famille et c'est pas qu'une impression on me l'a dit on me l'a fait très souvent remarquer franchement j'ai entendu des choses qui m'ont marqué qu'on m'a dit en mode t'es la seule personne

qui on sait pas quoi dire. Enfin, plein de petites remarques comme ça qui montraient que, bah, toi, non. Genre, t'es pas dans notre délire. Et puis, il y avait aussi ce truc qui est énormément revenu dans ma vie de, t'es bizarre. On m'a énormément qualifié de bizarre. La manière... dont je m'habille était bizarre, la manière dont je parle était bizarre, la manière dont je réfléchis était bizarre.

Tout ce que je faisais, c'était bizarre. Mes centres d'intérêt, bah non, fallait toujours faire une remarque. Mais en parallèle, j'avais quand même cette place de la personne qui fait pas trop de vagues, qui fait pas chier.

qui est en fait, entre guillemets, facile à vivre, qui rend service, ce qui m'a fait gagner des points un peu dans l'estime de tout le monde. Supplément, enfant un peu surdoué, un peu mature, sur qui on peut compter, etc. Donc, en vrai, c'est cool. Mais je vais pas vous mentir, le déc... entre moi et mon entourage, plus le fait qu'on me fasse souvent remarquer que j'étais un peu à côté de la plaque et pas toujours gentiment, ça a fait que j'ai développé un genre de...

carapace de coquille d'instinct de survie même où je me dis il faut pas que je sois moi-même devant ces gens parce que sinon je prends le risque qu'ils me fassent des remarques et j'ai pas envie j'ai pas envie d'entendre ça j'ai pas envie qu'on vienne me remettre en question ce que j'aime

j'ai pas envie de débattre sur pourquoi j'aime telle ou telle chose, pourquoi je parle de telle ou telle façon, pourquoi est-ce que je réfléchis de cette façon. Je parlais à peine, franchement, voire jamais, ou juste pour répondre à quand on me parlait, bon bah voilà, je répondais, j'essayais de rebondir un petit peu, mais...

J'allais jamais, jamais, jamais être moi-même. Jamais faire une blague que j'aurais fait devant mes amis. Jamais lancer un sujet que j'aurais lancé devant... Je sais pas, des gens devant qui je suis plus à l'aise. Et avec certains, c'est le cas encore maintenant. Et je suis triste de me dire, c'est comme s'il y avait un mur infranchissable où des...

J'ai envie de, je sais pas, d'être gentille, de faire une blague, d'avoir le même comportement que j'aurais devant mon mec, devant mes amis, ou je sais pas, dans mes vidéos, tu vois. Mais j'en suis juste incapable. Comme si mon cerveau, il s'était habitué à se dire, ok, non, devant...

gens-là, tu peux pas. Tu peux pas être toi-même, donc reste dans ton personnage, tiens ton rôle, et quand tu seras parti, tu pourras reprendre ta vie normale. Et ça, c'est horrible, parce que les moments de famille qui pourraient être hyper ressourçants, parce que tu sais que t'es avec des gens qui, en soi, théoriquement, parce que...

on sait comment ça se passe, en vrai, dans la réalité des familles, mais théoriquement, qui sont censés ne jamais te laisser tomber, qui sont censés être toujours là pour toi, avec qui t'es... T'es censé pouvoir être toi-même parce qu'ils t'ont vu, tu venais de naître, quoi. Mais c'est juste un calvaire parce que tu sais que t'es en train de jouer un rôle et tu vois que eux...

sont à l'aise, que eux sont eux-mêmes, qu'eux ils kiffent le moment, qu'eux ils se permettent de tout dire, tout ce qui leur passe par la tête, etc. Et que toi, c'est comme si tu t'empêchais de respirer, t'étais assis hyper droit sur une chaise, et tu te disais ok là faut que je fasse gaffe à tout ce que je vais dire ce week-end. J'évite.

tous les sujets qui parlent de moi. J'évite tous les sujets qui pourraient mener à des débats, à des discussions stériles. J'évite tout, tout, tout, tout, tout. Et finalement, il ne reste pas grand-chose parce que tu sais que tu as très peu de points communs avec les gens qu'il y a autour de toi. Moi, dans mon cas, je suis un peu la seule perdante parce que la seule...

peine que ça me cause c'est que j'ai envie de réussir à sortir de ça mais que j'y arrive pas et que donc je passe pas des bons moments, que j'appréhende avant d'y aller, qu'en revenant je culpabilise parce que je me dis mais en fait j'ai un nombre de moments limités à passer avec eux et c'est pas quand ils seront plus là que je devrais je sais pas leur dire tout ce que j'ai à leur dire, mais j'en suis incapable.

Refuser la Validation Familiale

Incapable. Mais comme je vous disais, j'ai pas ce truc de je veux que ma famille soit fière de moi ou je veux ne pas entacher mon image auprès de ma famille. Donc ça fait que je vais pas non plus aller jusqu'à, je sais pas, il y a plein de gens autour de moi qui ont fait ça, faire des études pour faire plaisir à leur père ou à leur mère, faire...

tel métier parce que c'est le métier de papa ou de maman, essayer d'avoir des bonnes notes pour l'honneur de la famille ou je sais pas quoi, épouser quelqu'un de telle origine, de tel milieu social, franchement, ça, c'est le dernier de mes soucis. Je m'estime vraiment très très chanceuse parce que je sais que c'est juste un bug de mon cerveau qui fait que ce paramètre-là n'est jamais rentré.

dans mon système de valeurs et que je m'en tape souvent on me dit mais t'aurais fait quoi si tes parents auraient refusé que tu te maries avec un homme de telle origine mais alors là ça aurait été le dernier de mes soucis je sais que c'est assez facile à dire parce que je sais que c'est pas le délire de mes parents de dire ça mais J'avoue que là, pour le coup,

Non, j'en aurais fait qu'à ma tête, c'est évident. Et j'en ai toujours fait qu'à ma tête. Tous les choix que j'ai fait, j'en ai toujours fait qu'à ma tête. Mais comme je voulais pas avoir à les expliquer, j'ai tenu de plus en plus ma famille à distance. Par exemple, je sais que ma mère, quand j'étais en étude... Ça me saoulait.

ou ça me faisait de la peine en fait je sais pas j'ai souvent confondu ça me saoule et ça me fait de la peine un peu comme les enfants qui disent j'ai pas envie parce que en fait ils y arrivent pas ils ont pas envie de dire j'arrive pas à faire tel truc bah moi dans ma tête le brouillage c'était un peu entre ça ça me saoule et ça ça me fait de la peine

mais elle me posait souvent des questions alors que moi je faisais une prépa littéraire pour le coup elle me disait mais pourquoi tu fais pas architecte pourquoi tu fais pas avocat pourquoi tu fais pas et j'étais genre parce que je suis pas en école d'archi parce que je suis pas en droit j'aurais pu prendre le temps de lui expliquer

bah non, en fait, voilà ce que je fais, ta ta ta. Mais moi, dans ma tête, je comparais ce qui est injuste. Franchement, c'est archi injuste. Et c'était dur de ma part, mais je comparais mes parents et les parents des autres en me disant, mais vous êtes censés savoir ce que je suis en train de faire, vous êtes censés connaître mes spécialités, vous êtes censés... connaître à peu près je sais pas mon niveau scolaire etc je savais qu'ils en avaient

Aucune idée ! Aucune idée ! Et pour moi, c'était parce que ça les intéressait pas. Aujourd'hui, je pense que c'est pas le cas, peut-être que juste ça les dépasse, où ils se disaient bon bah elle gère, voilà, on va pas trop, ou alors ils attendaient que ce soit moi qui vienne leur expliquer, j'en sais rien du tout. Et moi, dans ma tête, c'était...

en fait ils s'en tapent ils s'intéressent pas à ce que je fais ils comprennent pas ça c'est rien que je leur explique parce que de toute façon ils comprennent pas et bref

Face au Jugement de la Famille

Je repense à ce que m'a dit la copine au café quand elle me disait « J'aimerais bien faire plus de contenu sur les réseaux, mais je sais que ma famille va voir, etc. » C'est un truc auquel j'ai pensé. Vous vous doutez bien que j'ai un podcast où j'expose pas mal de trucs sur la place publique, où en vrai...

Je me livre quand même beaucoup. Je fais des vidéos sur Internet. Je parle. Franchement, ce que vous voyez sur mes réseaux, ma famille en a vu le dixième, le cinquième. Je pense qu'ils m'ont jamais entendu parler aussi longtemps que dans mes vidéos sur Internet, tu vois.

et forcément au début c'est un truc auquel j'ai pensé je me suis dit purée ça va faire trop bizarre quand ils vont voir je sais qu'ils vont voir je sais que ça va tourner jusqu'au 16ème cercle le plus loin de la famille je sais que forcément quand t'as quelqu'un qui fait un truc qui se fait un peu remarquer etc

bah bon ça parle etc bon bref et moi toujours en cohérence avec ce que je vous disais mon angoisse ça a jamais été ils vont savoir si ça ça sur moi ils vont apprendre que ils vont m'entendre dire tel mot mon angoisse c'était toujours la même depuis l'épisode 1 je déteste sortir de ma DA auprès des gens. Je déteste que quelqu'un soit surpris d'un comportement que j'ai, de, je sais pas, apprenne quelque chose et me le fasse remarquer.

Tu vois ce que je veux dire ? Genre, ah t'écoutes ça toi, ah t'es comme ça, ah mais je savais pas que tu parlais de ça, ah mais je te reconnais pas dans telle vidéo, ah mais t'as changé. Si je m'énerve sur un sujet, je sais que par exemple dans la famille, je m'énerve jamais, bah en fait, ce petit changement de, oula !

je savais pas qu'elle pouvait être en colère, ou je savais pas qu'elle pouvait... vraiment ça me met extrêmement mal à l'aise mais c'est aussi la raison pour laquelle je fais tout ça franchement ça m'aide énormément à surmonter croyez pas que je suis hyper à l'aise et que là je vous parle avec le point de vue de j'ai réglé tout j'ai tout compris

Pas du tout. Je suis encore extrêmement, extrêmement en galère avec plein de choses. Moi aussi, je me pose mille et une questions et j'ai tellement envie de répondre à toutes les personnes qui sont en mode je peux pas faire si ça ça parce que ma famille va dire ou ma famille va voir. La réponse, elle est peut-être archi bateau. Et c'est très très facile à dire quand on est quelqu'un comme moi qui, du coup, cherche pas spécialement de validation. Choquez-les.

Choquez-les. Parce qu'en fait, parfois, on a l'impression, à juste titre, qu'on reçoit le jugement de tout le monde, que notre famille, elle est en permanence en train de nous juger, parce que c'est ce qu'ils ont montré, c'est ce qu'ils ont fait pendant des années. Mais déjà, pour faire un peu l'avocat du diable, il faut distinguer les personnes...

qui font un jugement parce qu'ils sont malveillants et les personnes qui font des réflexions parce que c'est leur seule manière de communiquer je vous jure qu'avec les années j'ai compris qu'il y a des gens parce que j'ai même une amie qui est comme ça au début je voyais jamais où elle voulait en venir je comprenais pas pourquoi elle parlait de telle façon Et j'ai compris qu'il y a des gens...

leur seule manière d'interagir, c'est en faisant des remarques négatives. Et moi, si vous avez un petit peu capté le personnage, mon cerveau est extrêmement premier degré. Ça veut dire que si tu me fais une remarque négative, je vais me dire, mais pourquoi tu me dis ça ? Je ne vais pas avoir le...

Le réflexe de contourner ce que tu m'as dit en essayant de me dire ah peut-être que bon c'était pour rire ou c'était peut-être du second degré. Non, je vais me dire mais pourquoi tu me dis ça ? Ok, enfin ok, si tu veux on n'en parle pas tu vois, enfin juste me parle pas. C'est vraiment exactement comme ça que je pense. Exemple réel. années j'étais même pas assez à l'aise

pour, je sais pas, dans la télé du salon, alors qu'il y avait tout le monde qui allait passer, mettre une série que je voulais vraiment regarder, pas un truc mainstream qui, je sais, fait un peu l'unanimité, tu vois, ma famille d'abord ou quoi. Je sais pas, un reportage que je voulais voir, un documentaire et tout, parce que je voulais éviter que...

quelqu'un passe et fasse une remarque du genre mais pourquoi tu regardes ça ? La moindre réflexion du style mais qui est ce que tu regardes là ? Mais c'est bizarre ça, ça peut automatiquement me braquer parce que je vais me dire Au lieu de t'intéresser et de me dire, ah mais c'est quoi ? Ah ok, un documentaire sur le Moyen-Âge, c'est intéressant. Non.

Tu viens me dire, oh toi tes trucs là, bah du coup moi dans ma tête ça veut dire, ok ce truc qui est intéressant pour moi, c'est un centre d'intérêt, je sais pas, qui me tient peut-être à coeur, tu vois. Je sais que je peux pas aborder le sujet dans cette maison. Et les sujets ils diminuent, ils diminuent, ils diminuent, donc au final il reste plus rien.

ne parlons même pas de relations interpersonnelles, parce que si tu te rends compte que t'as pas les mêmes valeurs, que t'as pas la même lecture des choses, le même jugement sur les comportements, ou la même manière d'interagir avec les autres, Bah là, c'est chaud. Tu préfères ne pas te rendre compte. Tu vois ce que je veux dire ? Imaginons que tu as une personne dans ta famille qui est hyper raciste.

je dis n'importe quoi et que t'es quelqu'un comme nous qui a pas envie d'aller tout le temps au front et de se battre pour ses idées ou je sais pas quoi qui est juste en mode oh là là je veux pas en parler je veux pas entendre vos opinions sur ce qui est important pour moi bah en fait ça va éliminer de la conversation tous les sujets

qui concerne tes amis racisés, tes convictions sur le sujet, ta présence, là je vais encore plus loin, ta présence, je sais pas, dans telle manif, toi qui repartages tel contenu, enfin bref, tout ça, toute une partie de toi qui est hyper importante, bah tu vas devoir l'effacer, tout simplement.

Juste pour la paix de l'âme, juste pour la tranquillité de l'esprit, parce que t'as pas envie que cette personne te fasse des remarques. Et encore pire quand elles sont plusieurs. Mais donc t'as l'impression d'être sans arrêt jugée par eux, mais en retour je pense que tu les juges aussi. Ou alors peut-être que tu les juges pas, mais...

L'Impact du Mot « Bizarre »

tu fais énormément de présupposés. Je vous jure que ça, ça a été l'une des révolutions de ma vie quand j'ai compris à quel point je présupposais des choses qui étaient pas toujours vraies. Au début de l'épisode, je te parlais du fait que j'avais souvent été qualifiée de bizarre dans ma famille. J'aurais plein...

d'exemples à sortir pour parler de ça mais un jour j'étais avec ma maman je peux en parler parce que j'ai déjà réglé ça avec elle j'étais avec ma maman et j'arrivais pas à suivre ce qu'elle disait en fait elle a changé de conversation elle a changé de sujet très très vite et je sais pas j'ai pas compris tu vois et donc moi quand elle m'a parlé du sujet numéro 2 je lui ai répondu

en pensant qu'elle était encore sur le sujet numéro 1. Ce à quoi elle m'a répondu « Mais toi, t'es toujours à côté de la plaque, t'es toujours dans la lune, en mode t'es toujours dans ton monde, perché, etc. » Ce délire d'être perché, d'être dans sa bulle, c'est un truc que j'entends depuis...

que j'ai zéro an que je peux plus m'entendre qui vraiment me saoule en fait tout ce truc de je sais pas tout le monde est ensemble et moi je comprends rien je suis à part j'ai jamais trop pu en plus moi j'ai constaté tu vois je m'en suis rendu compte que j'arrive

pas trop à m'intégrer que je savais pas trop quoi leur dire et me renvoyer sans cesse à ça c'est pas la chose à faire c'est pas du tout ce qui va m'aider à être plus à l'aise devant vous tu vois ce que je veux dire donc elle me dit ça et je pète un câble

devant tout le monde je pète un câble en plus on était dans la rue je commence à dire mais j'en ai marre et tout me parlez plus je sais pas quoi enfin bref vraiment je fais une grosse grosse crise mais au vu de ce qu'elle avait dit tout le monde était en mode

Mais pourquoi tu réagis comme ça ? Enfin, mais pourquoi ? C'est pas grave. Genre, t'as rien dit de si méchant. Voilà. Et moi, je me bute, je me bute. Je suis là en mode, mais toutes les personnes qui viennent me parler, me parlez plus. Laissez-moi tranquille. Rentrez chez vous. Et je disais, dommage que ma petite sœur, elle est pas là.

parce que ma petite soeur et moi on est extrêmement proche je disais dommage qu'elle soit pas là elle aurait compris etc etc etc et vraiment mais ça me met dans un état mais comme j'ai rarement été tout ça pour des remarques qui en soi n'étaient

Pas très grave, entre guillemets. Jusqu'au moment où l'un de mes proches décide de venir me voir et de forcer un petit peu. Donc au début, je l'en vois chier, je l'en vois chier. Il continue, il essaye de comprendre, il essaye de comprendre. Et plus on discute...

Plus je comprends qu'en fait, cette remarque qui ne voulait pas dire grand chose, qui en soi n'était pas si méchante, c'était juste la goutte de trop dans un vase où j'avais été la bizarre, la perchée, celle qu'on ne comprend pas, celle qui, elle, en retour, ne comprend pas les autres, etc. Pendant...

Toute ma vie. Et que c'est un truc que je ne supportais plus. C'est-à-dire que le mot bizarre, même dans un t'es bizarre toi, je peux plus... me l'entendre parce que moi ça me renvoie à tout un imaginaire de t'es pas comme tout le monde tu t'intègres pas on s'amuse pas avec toi on se fait chier quand t'es là on sait pas quoi te dire enfin bref

Plein de choses qui sont extrêmement dures, tu vois. En désespoir de cause, je fais un truc que je n'aurais jamais cru faire, et c'était la première fois, alors que j'avais, je sais pas, peut-être 22 ans déjà. J'ai dit à ma mère tout ce que je pensais. Je lui ai dit... En fait, ça me fait de la peine. J'ai arrêté de lui dire tu me saoules, tu me saoules. Je lui ai dit ça me fait de la peine quand tu me dis ça parce que tu me dis ça depuis toujours.

Moi, ça fait que je n'arrive pas à parler avec vous, je n'arrive pas à m'intégrer, parce que tu as toujours dit devant tout le monde que j'étais bizarre, que tu ne comprenais pas ce que je disais, que dès que je faisais un truc, c'était automatiquement bizarre. Dites-vous, un jour, je me suis... tu évanouis devant tout le monde de la famille. Au lieu de, je sais pas, de s'inquiéter, on m'a dit, mais t'es bizarre, tu fais peur, t'es trop chelou.

C'est que des trucs comme ça où je me disais mais pourquoi est-ce que dès que moi je fais quelque chose c'est automatiquement bizarre ? Et je lui ai dit mais j'en ai marre, j'en ai marre que tu me dises ça, ça a eu telle telle telle conséquence, je veux plus, je veux plus que tu me le dises. Et elle dit quoi ? Elle me dit, je suis vraiment désolée, je ne te dirai plus jamais ça, je ne m'étais pas rendu compte que tu l'avais vécu aussi mal, des mots que je n'aurais jamais imaginés.

entendre sortir de la bouche de ma mère. Ma mère, elle ne s'excuse pas. C'est le genre de personne qui va, après, ranger toute ta chambre et te servir un petit plat pour te dire pardon. Mais jamais elle va formuler les mots « Je suis désolée, je te demande pardon ». Et là... Elle me fait des plates excuses. Elle me dit, mais je ne m'en étais pas rendue compte, je suis désolée.

Et là où moi je me suis sentie bête, c'est que j'avais présupposé le fait que si je lui parlais, elle allait pas comprendre. Elle allait pas comprendre, elle allait me dire mais c'est rien, tu fais du cinéma ou je sais pas quoi. Et en fait, pas du tout. C'était moi qui l'avais jugée. En fait, elle a très, très bien compris. Et après, bon, évidemment, elle a recommencé. Elle a recommencé, mais maintenant, je comprends que...

Elle ne se rend pas compte en fait. Elle ne fait vraiment pas exprès et je ne lui en veux pas. Mais oui, encore très récemment, elle m'a ramené une petite. Elle m'a dit, bon, elle a un cerveau un peu bizarre comme toi, donc reste avec elle. Voilà, ça va être super. Merci beaucoup maman. On va faire comme ça.

Les Mots Forgent la Personnalité

mais les gens de nos familles, souvent, ils se rendent pas compte à quel point ce qu'ils nous disent, même si dans notre cerveau conscient ça a aucun impact, ça fait... tellement la personne qu'on est moi j'ai souvent dit bon avant maintenant je sais que c'est peut-être un peu limite de dire ça mais entendez de la bonne manière ce que je veux dire souvent je dis on m'a rendu autiste

entre guillemets autiste. Parce qu'en fait, quand on te répète tout le temps que toi, tu réfléchis différemment, que ton cerveau, il est différent, que t'es spécial, que t'es bizarre, que t'arrives pas à parler avec les autres... que t'as pas trop d'émotions, que t'as pas d'émotions, que t'as pas d'émotions, tout le temps, tout le temps, tout le temps. Et surtout à des âges où ta personnalité se forme, donc ceux où t'habites encore dans ta famille.

forcément ton comportement il se calque sur ses remarques. Et moi après, j'étais devenue exactement comme ça. C'est-à-dire très très très peu émotive. Je me forçais, dites-vous, des fois je me forçais à imaginer des scénarios tristes pour me dire... Mais là, qu'est-ce que ça te fait ? Là, qu'est-ce que ça te fait ? Et souvent, je me disais, bah rien. Bah rien. Genre, je faisais la liste des gens que je connaissais dans ma tête, je me disais, mais...

Personne me manque. Si je peux ne pas voir quiconque pendant des années, personne me manque. On pourrait me dire n'importe quoi, ça ne me vexerait pas. Je ne sais pas, je n'avais pas trop ce rapport émotionnel aux choses. J'ai réfléchi de manière hyper rationnelle tout le temps.

Peut-être je m'étais mis dans la tête que c'était pas intéressant, que c'était pas important, et que moi, je devais juste être là pour être dans le rôle qu'on m'avait donné. Tu vois ce que je veux dire ? Comme tous les enfants, c'est dans le rôle qu'on leur donne. L'enfant à qui on va dire tout le temps qu'il est turbulent, qu'il est violent, qu'il est brutal. qu'il est mauvais à l'école, qu'il est ceci, qu'il est cela.

Oser Être Soi-Même et Briser les Cycles

Il a de très très fortes chances d'être comme ça. On l'a vu, on l'a constaté depuis toujours. Moi, c'était ça. Pour ce qui est de ne pas oser faire des choses parce que tes parents pourraient voir, notamment toutes les personnes qui ont envie de faire du contenu sur les réseaux, en vrai de vrai, faire du contenu, c'est...

Je pense que même si t'as pas beaucoup d'abonnés, même si t'en as même aucun, c'est un moyen d'expression de fou furieux, que tu montres ta vie, que tu montres pas ta vie, que tu montres une passion, que tu montres... Ce que tu veux, c'est un moyen d'expression de malade privé, public. Je pense que t'as tellement...

gagner, et même hors réseaux sociaux, à faire telle passion, faire tel métier, faire telles études, que si la pire des choses que tu risques, c'est décevoir ta famille, dans tous les cas, ils vont s'en remettre, à part si vraiment, ils sont... extrêmement bornés et ils ont un souci évident et manifeste.

ils vont toujours s'en remettre. Moi je sais que toutes les décisions que j'ai prises qui faisaient pas l'unanimité, je me suis rasé la tête, j'ai fait plein de trucs dans le dos de tout le monde à un âge où ma mère donnait encore son avis sur ce que je faisais. Au bout d'un moment...

ça passe toujours. Ça passe toujours. Les gens qui vous aiment, ils vont pas vous faire la gueule sans temps parce que vous avez pris une décision pour vous qui ne les concernait pas et qui n'allait pas dans leur sens. Dans soi, ça n'existe pas. C'est pour ça que je dis, il faut les choquer. En vrai, c'est... gentiment, il faut les bousculer un petit peu, il faut leur imposer la vision de certaines choses, même si ça demande un dépassement de soi.

une sortie totale de sa zone et de sortir de sa déasse qui est ce que je déteste donc je suis la première à comprendre que c'est dur mais plus vous allez le faire plus ils vont s'habituer et après Ils vont même plus relever. Ils vont savoir qu'elle, elle est comme ça, elle fait ça, et puis voilà. Et aussi, ils se sentiront beaucoup moins légitimes de donner leur avis et de faire des remarques. Ça, c'est sûr et certain. Quand ils comprennent que tu t'en fous, au bout d'un moment, ils se lassent.

Je pense que beaucoup plus de gens qu'on ne le pense sont des imposteurs dans leur propre famille. Il y a plein de parents qui ne savent rien de leur fils, qui ne savent rien de leur fille, de gens qui ne connaissent absolument pas leurs frères et soeurs. Et ça pousse ces personnes à vivre des doubles vies.

Mais t'es terrifiée, j'allais dire t'as peur, mais t'es effrayée. Ne pas être soi-même, c'est la pire des choses. Je pense que c'est ok de ne pas montrer toute sa personnalité quand on arrive dans sa famille. En vrai, tant que t'entretiens de bons rapports avec eux, en soi, c'est pas tes amis.

qu'on dit les amis c'est la famille qu'on se choisit il y a des gens que tu choisis devant lesquels tu sais que bah vous matchez à 100% ou allez à 80-90% et là tu peux y aller mais devant ta famille je pense que c'est ok si tu montres pas tout mais si t'en viens à jouer un rôle à

à carrément faire l'imposteur, là je pense qu'il y a un vrai problème. Parce qu'il n'y a rien de pire que de ne pas être soi-même. Pas montrer tout de toi, oui. T'inventer une personnalité, une vie, non. Peut-être que vous avez déjà entendu la phrase « Famille, je vous hais ». D'ailleurs, c'est le titre d'un épisode de Malcolm.

Il y a aussi Famille, je vous aime, de tête. Puis même, c'est vu, revu, repris, dans tous les sens. C'est une citation d'André Gide, ça les ceux qui ont fait un bac L dans les années 2017-2018. Vous savez très bien qui est André Gide. C'est l'auteur des faux-monnaies. le fameux livre qu'on a dû lire là, que moi j'avais...

Adoré, perso. Et dans les nourritures terrestres, si je dis pas n'importe quoi, c'est le livre qu'il y a derrière Macron dans son portrait officiel en 2017. Ou bien c'est les caves du Vatican ? Non, non, c'est les nourritures terrestres. Et dedans, il disait « Famille, je vous hais ». Attends, c'était quoi ?

famille je vous hais, foyer clos, porte fermée, possession jalouse du bonheur, je crois. Bon, vérifiez si vous avez votre tel sous la main et que ça vous intéresse, mais tout ça pour dire que... Ce qu'il disait, il me semble, par cette citation, parce que je suis la reine de connaître des morceaux de livres qu'en fait j'ai jamais lu. Mais juste, je sais pas, c'est ce que j'ai appris à faire en prépa pour...

j'ai masterisé ça au bac et après en prépa pour mes copies genre faire genre j'avais lu plein de trucs alors qu'en fait pas du tout mais donc si je dis pas de bêtises je dis ça parce qu'en fait la famille le temps que tu passes en vivant chez eux donc ta jeunesse ton enfance c'est vécu par énormément de gens comme un moment où tu dois te contacter tenir d'être toi-même, et aussi là où dans beaucoup de familles, c'est là où tu vas vivre le plus de...

sexisme ordinaire, de violence ordinaire, des fois pas ordinaires d'ailleurs, tous ces trucs qui vont brider ta personnalité, qui vont t'empêcher de te développer correctement, et qui vont envoyer à ton corps le signal de « Ok, je suis pas en sécurité, là, je suis pas dans une zone où je peux être moi-même, où je peux me livrer. »

seulement en sortant de la famille que tu peux commencer à être toi-même, que tu vas commencer à expérimenter les relations que tu veux, que tu vas te construire un entourage qui te ressemble. Et en vrai, je trouve ça trop dommage. Je sais qu'il y a des mamans qui m'écoutent, peut-être qu'il y a des papas, j'aimerais trop. En tout cas, il y a des frères et sœurs.

qu'est-ce qu'il y a de mieux dans la vie que d'être la sœur ou le frère ou la mère ou le père de quelqu'un qui se sent assez à l'aise avec toi pour tout te dire, pour rigoler à mort avec toi, pour te raconter plein de trucs, pour te poser des questions. En fait, je trouve qu'il y a tellement à gagner.

à laisser les gens être eux-mêmes. Moi, si un jour j'ai un enfant, j'adorerais qu'il se sente hyper bien avec moi, qu'il ait envie de tout me dire, et pour ça, je suis obligée, moi, de jouer ma contrepartie, qui est de pas le juger, de lui faire comprendre que c'est un espace où il peut être lui-même, de pas... laisser traîner des remarques de merde, même si ça ne le concerne pas lui, parce que, je ne sais pas, imaginons, je prends l'exemple d'un enfant qui serait homosexuel.

je dis n'importe quoi si je suis pas au courant que mon enfant l'est mais que quand il y a un personnage à la télé qui est un garçon qui embrasse un garçon je fais ah bah évidemment mon enfant il va jamais avoir envie de me dire quoi que ce soit et il va me voir comme quelqu'un d'hostile à son développement et il va se méfier de moi

C'est la pire chose. Donc, surveillons nos paroles parce qu'on sait pas quelles oreilles traînent. On sait pas si le cousin qui est à côté de toi ou la mère ou l'oncle ou le grand-père ou la petite sœur, elle est concernée par ce que tu vas dire, même si tu parles de quelqu'un de l'extérieur. Et du coup, tu deviendras pour elle une...

personne dont elle se méfie alors que ça pourrait être tout l'inverse je sais pas je trouve ça incroyable après c'est sûr que c'est plus facile à dire qu'à faire mais

Je suis peut-être pas une maman, mais je suis plein d'autres rôles dans la famille. Je suis une cousine, je suis une tata, je suis une soeur, je suis une fille, je suis une femme. Je sais que j'ai pas toujours été comme ça, même à ma place. Je sais que mon comportement, même malgré moi, a fait qu'il y a plein de gens dans ma famille qui croient que je les juge en permanence.

Mais bon, c'est jamais trop tard pour régler ça. J'espère que dans les prochaines années, ça se fera. Et dans tous les cas, si tu veux des relations qui sont bénéfiques, t'es toujours obligé de sacrifier énormément, de faire un gros effort sur toi-même, d'aller vers les gens, etc. C'est hyper dur. C'est hyper dur. Mais bon, il faut. Bisous.

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