¶ Introduction & présentation de Philippe de Villiers
Bonsoir à tous, ravi de vous retrouver pour ce nouveau numéro des incorrectibles. Merci d'être toujours plus nombreux à vous abonner à notre chaîne YouTube, mais aussi à la petite dernière, la chaîne les incorrectibles plus sur Utreon. Alors, on entre tout de suite dans le vif du sujet. Notre invité du jour est un homme politique, énarque, fonctionnaire, ancien ministre, ancien député national, a européen et aussi chef d'entreprise, beaucoup beaucoup de qualificatifs.
Vendéen très attaché à son département, il est notamment le créateur du Puy du Fou et il est connu pour ses prises de position très souvent on peut le dire incorrect.
¶ Son nouveau livre : contexte et intentions
Alors il vient de signer chez Plon un nouveau livre, un roman historique intitulé la valse de l'adieu qui promet encore d'être un best-seller puisque l'heure où l'on parle, bien il est classé premier dans la catégorie roman historique. Alors nous allons bien sûr revenir sur cet ouvrage, le dernier donc qu'il vient de signer, mais aussi sur la très riche actualité du moment, l'actualité internationale bien entendu. Philippe de Villiers, bonsoir. Bonsoir.
Merci de nous être fidèles et d'avoir accepté cette nouvelle invitation. Alors comme je le disais, c'est vraiment un grand honneur que de vous recevoir sur ce canapé pour parler de ce dernier livre, je le rappelle donc intitulé, La Valse de la Dieu, publié, je le redis encore aux éditions Plon et qui est vraiment très agréable à lire et comme toujours avec vos ouvrages très instructifs.
Alors dans ce nouveau livre, comme vous l'aviez déjà fait d'ailleurs dans vos précédents ouvrages, vous plongez votre lecteur dans l'histoire de France, ça n'étonnera personne. Je dirais à la fois dans la petite histoire de France, celle du temps court, comme dirait Fernand Braudel, et celle des anecdotes et des destins individuels, mais aussi en même temps dans la grande histoire, dans le temps long qui permet de rendre sensible l'esprit, l'atmosphère, mais aussi le sens d'une époque.
Et cette époque, l'atmosphère, mais aussi le sens d'une époque.
¶ L'histoire de France et le récit national
Et cette époque, après Clovis, après Jeanne d'Arc, c'est cette fois-ci l'époque post-révolutionnaire, l'époque napoléonienne qui ouvre l'ère contemporaine. Alors la première question que j'ai envie de vous poser, cher Philippe de Villiers, concerne bien sûr votre rapport à l'histoire. On le voit, vos essais et vos romans, ils nous replongent en permanence dans l'histoire et plus précisément dans l'histoire de France que vous connaissez bien sûr parfaitement.
Alors première question que j'aimerais vous poser, est-ce que vous vous considérez comme un romancier ou plutôt comme un historien Est-ce qu'il faut vraiment choisir Ni l'un ni l'autre, mon général. Je ne suis pas historien parce que ce n'est pas mon métier. En plus les historiens sont devenus depuis mai soixante-huit des médecins légistes, la la dééducation nationale a a poussé l'histoire sur d'autres rivages que ceux de la littérature.
Aujourd'hui l'histoire a été livrée aux sciences sociales, jargonnantes, mortifères et on a tué l'épopée. Et donc moi je ne suis pas un historien au sens scientifique, un historien du dimanche et et voilà je ne suis pas romancier non plus parce que je n'ai pas cette prétention. En revanche, j'essaye d'écrire mon roman national à moi. Comme Proust avait ses madeleines. Qu'est-ce que ça veut dire Ça veut dire qu'en fait, quand j'étais petit, il y avait encore le roman national.
Le roman national c'était une mise en images allégorique pour célébrer la France. Comme l'avait voulu l'institut national qui s'appelait Ernest Laviste, les historiens républicains qui cherchaient un fédérateur depuis la disparition du saint crime. Et puis en mai soixante-huit, moi j'ai vécu le cocktail Molotov là qui est arrivé sur le roman national, boum on a dit c'est un roman noir.
On a dénoncé les noirceur du roman national, il ne faut plus parler des mousquetaires, de leur élégance, il ne faut plus parler de la colombe, du baptistère, il ne faut plus parler du soleil de Serlitz. Non, on va faire quelque chose de statistique. Et donc en fait on a fait de l'histoire un objet spectral. Et moi je ne l'ai pas supporté.
Et je me suis dit au fond, quelque chose que chacun peut comprendre, si on ne francise pas nos songes, on va vivre la phrase de fustel de Coulanges le grand historien, les peuples qui ne rêvent plus meurent de froid.
Et moi comme je ne veux pas mourir de froid et moi et mes lecteurs, j'ai décidé de créer une circonscription électorale comme disait Peggy et d'écrire sur les murs porteurs allégorique de la France, donc charrette l'idée de la résistance, Clovis le baptême, Jeanne d'Arc le martyr et Saint Louis la sainteté et la croisade. Et puis là maintenant la vase de la Dieu, c'est la période assez peu connue dix-neuvième siècle qui va de Napoléon à à la duchesse de Berry. Mais en réalité là
¶ Récit personnel et parallèles historiques
Pourquoi cette époque-là, vous avez jamais vu Ah mais, alors c'est très simple, parce qu'en fait, je porte ce livre en moi depuis 40 ans. Et quand j'étais petit, je peux vous raconter l'histoire Bien entendu. Quand j'étais petit, avec mon père et ma mère, dans la 2 chevaux, on on partait de chez moi à la Bralière et on allait au mont des alouettes qui était notre Everest à nous, deux-cent-cinquante mètres de haut.
Et pour aller au mont des alouettes, j'allais traverser le un carrefour célèbre en Vendée, qui s'appelle les 4 chemins de Loire. Et à chaque fois qu'on traversait les 4 chemins de Loire, on entendait mon père ou ma mère qui nous disaient, les enfants, regardez-là, c'est là que la berline s'est arrêtée. L'empereur est descendu, Il s'est avancé doucement vers un échantillon de vendéens blancs et bleus qui avaient fait la guerre de Vendée.
Alors demandez pourquoi l'empereur est venu parce qu'il avait dit qu'il viendrait panser les plaies de la Vendée. Il a voulu qu'on lui présenta des spécimens. Il arrive devant un spécimen, un hussard à la voix fluette, il dit mais vous êtes une fille, oui, mais alors pourquoi vous êtes habillé en hussard Il répond parce que j'ai emprunté l'uniforme d'un hussard, il a compris, elle a tué un hussard.
Et vous faisiez quoi pendant la guerre de Vendée Et elle répond avec des yeux de feu qui étaient blanches. Et il esquisse un léger sourire, mais il ne veut pas être, comment dire, repéré. Il ne veut pas être trahi par son, par son regard et son sourire et il passe au suivant. Et le suivant, il a une écharpe de maire. Il dit vous êtes le maire, oui. Et c'est votre administré, non c'est ma soeur. Ah et vous vous faisiez quoi pendant la grande guerre Sur, j'ai j'ai j'ai j'étais neutre.
Ah, vous n'étiez qu'un Jean foutre et il s'appelle Jean Ogrenil d'où le nom et ce nom de Jean foutre va lui rester, c'est-à-dire il va perdre son nom, il va garder son prénom Jean, il va perdre son nom, il va s'appeler le Jean foutre. Et là la tâche de la famille va le suivre partout, il va perdre sa mairie et il va perdre sa lutherie parce qu'il est luthier, il a l'oreille absolue. Pendant que vous Eric vous écoutez une musique, vous entendez un son, lui il en entend 50.
Et donc il va fabriquer un instrument et tout ça c'est une histoire authentique. Je n'ai pas beaucoup d'imagination. Simplement cette histoire personne ne l'avait raconté et j'ai voulu la raconter parce que la suite est infiniment plus romanesque que le début lui-même.
Alors moi j'aimerais qu'on reste un moment sur l'histoire, vous qui êtes un finisseur de l'histoire, à quelle période vous compareriez la nôtre, la fin de l'empire romain En trois-cent-quatre-vingt-dix-neuf, ça ne dure rien de bon. Alors Synésios de Cyrène s'adresse à l'empereur de Constantinople.
Et lui dit, quand on confie le limes au barbaricum le limes c'est la frontière quand on cesse de s'adresser à nos dieux les dieux de Rome quand on ne transmet plus à la jeunesse de Rome, la Pietas et la Fides qui permettent de tenir la société romaine, l'empire romain et le Mos Mayorum c'est-à-dire la civilisation romaine alors c'en est fini le drame. Trois-cent-quatre-vingt-dix-neuf.
Et nous ce que on vit actuellement, c'est à la fin, à la à la à la fois le rempart qui cède, donc l'invasion, et la maison qui ne sait plus où elle habite. C'est-à-dire il n'y a plus de roman national, donc, on pense que l'évangile des droits de l'homme va suffire, pour célébrer la France et donner à des français de papier qui voudraient devenir des français de désir de quoi alimenter leurs rêves, tramer dans l'étoffe des songes, c'est impensable.
Si on ne refait pas le roman national, si on ne met pas à la portée de nos jeunes français, nos héros, nos saints, nos bravoures, nos grandeurs sacrificielles, ils iront, ils ont déjà cherché d'autres grandeurs sacrificielles, d'autres bravourds, d'autres gloire, d'autres héros, d'autres saints. Voilà, parce que la nature est hors du vide. Pour pour, si on veut que la France demeure, si on veut que la France Vous voulez qu'on enseigne mal l'histoire de notre jour.
On enseigne alors oui on enseigne mal l'histoire pour une raison simple c'est que on cède à la statistique. L'histoire c'est pas la statistique. L'histoire c'est l'histoire elle est faite, elle est faite de chair humaine, c'est le sang de notre sang, c'est la France, c'est le récit et la légende, sinon ce n'est pas l'histoire. Et certains vous diraient, c'est les époques glorieuses et les époques moins glorieuses également. Oui, non, mais ce n'est pas ça la question.
L'histoire de France, c'est des époques glorieuses, des époques moins glorieuses avaient tout à fait raison. Mais il faut une chronologie. Parce que, moi j'entends des jeunes là, quand ils viennent assister à mes conférences qui me disent après, mais alors Louis 14 par rapport à Saint-Louis c'est avant ou après. Sans compter que certains confondent Jeanne d'Arc et Jeannie Longo, vous voyez.
¶ Enseignement de l'histoire & critique du wokisme
Ou qui demande si Young-t-il, ça a été un roi ou un coureur cycliste. Donc en fait, on est dans une époque digneardiste caractérisée, c'est dramatique ce qui se passe. On n'enseigne plus l'histoire, c'est-à-dire que, on est dans dans toute l'histoire de l'humanité, avec les Incas à la fin et les Amérindiens, peut-être la fin de l'Égypte aussi, un des peuples rares qui a derrière lui un chef-d'oeuvre et qui ne le transmet pas.
C'est incroyable, on a Pourquoi les français sont selon vous si durs avec leur propre histoire C'est dur Oui, pas du tout. Parce qu'ils ne la connaissent pas. D'abord on leur a dit que l'histoire commence en dix-sept-cent-quatre-vingt-neuf. Donc ça fait 2 siècles et c'est un peu court jeune homme. Bon et puis et puis donc eux-mêmes ils vont chercher l'histoire. Mais la soif d'histoire de France, elle est immense. Il y a un critère.
Regardez le succès de Franck Ferrand, de Stéphane Bern et de tous les grands historiens Michel de Gert-Christian Petit fils et caetera. C'est des succès de librairie énormes et de télévision. Donc il y a il y a ce sont des âmes en manque, des âmes aplantes suppliantes et qui disent Eric qui disent ceci, rendez-nous nos racines. C'est, les gens cherchent la source vive, ils cherchent le sacré, ils cherchent le sacré d'incarnation, voilà.
Et et quand on me dit vous allez peut-être me le dire, oui mais attention vous confondez souvent l'histoire et la légende et caetera, parce que les 3 mousquetaires, Dumas, Victor Hugo, voisine avec Michelet et caetera, ah oui et alors Je crois que c'est Coteaux qui disait, l'histoire c'est du faux qui s'incarne, et la légende c'est du vrai qui se déforme. Donc, et Saint-Ignon le disait très bien, si vous considérez que la légende est plus belle que l'histoire, alors imprimez la légende.
L'éducation nationale s'est effondrée sur elle-même. Je vais vous dire ce qui m'inquiète à l'école, c'est l'offensive que personne ne voit, l'offensive des réseaux sociaux avec la tenaille et la tenaille islamiste.
En fait, alors la tenaille, le wokiste, l'offensive wokiste, c'est l'idée de soumettre l'homme blanc occidental hétérosexuel forcément sexiste raciste et colonialiste bon vous vous êtes bon comme la romaine par rapport aux racisés donc l'homme et puis alors il y a l'offensive islamiste, la femme soumission de la femme. On prend possession de son corps et on la voile. Cette tenaille là avec les 2 branches, avec les 2 offensives, elle vient d'entrer à l'école.
Et comment on peut par exemple accepter des associations comme le LGBT et caetera, des associations antiracistes et caetera, des associations politisés et idéologiques à l'école. L'école doit être un sanctuaire, et à l'école, on doit respecter le magistère. Quand moi j'étais jeune, je souviens d'un des professeurs qui disait, le cours magistral ne peut exister que s'il est magistral. Et moi j'avais des profs qui faisaient des cours magistraux, on respectait le magistère, il y avait une estrade.
Et quand le professeur entrait en classe, les élèves se levaient, voilà, il y avait un uniforme. Moi je suis pour l'uniforme à l'école, je suis pour la la discipline des affections. C'est-à-dire la discipline des affections ça veut dire qu'on admire son professeur, parce qu'on le considère comme plus grand que soi. On a tout à apprendre de lui.
Et à condition que le professeur soit la vraie professeur de Gaulle disait en en Score Sortuite, les enseignants sont faits pour enseigner, les et les étudiants pour étudier, mais oui, mais on on n'y est plus très, on n'y est plus du tout même. Est-ce que vous pensez qu'il est encore possible de faire aimer la France à ces jeunes qui pour certains la détestent Alors aujourd'hui la déseséducation nationale fait grandir des plantes d'ébitude qui promènent leurs étourdissements dans l'air du temps.
Et quand ce n'est pas le cas, ça c'est dans le meilleur des cas. Mais dans le pire des cas, les jeunes vont vers, je vous l'ai dit tout à l'heure, je vous le répète, vers d'autres héros, vers une autre histoire. Parce qu'ils sont déracinés et qu'ils cherchent des racines et que si on ne leur propose pas nos racines d'adoption, ils vont en chercher d'autres. Et Et on leur propose souvent l'histoire de la repentance aussi.
Alors là, le le le problème que nous avons avec la cancel culture, c'est que le seul destin qui est proposé à l'homme blanc occidental, je ne sais pas si les français en ont conscience, il y a un livre qui vient de sortir de Jean-François Brondstein, ça s'appelait la la religion woke, donc vous avez les racisés qui sont au paradis, les racisés, c'est ceux qui ne sont pas blancs, et en enfer, aux portes de l'enfer, vous avez les blancs occidentaux, et caetera, colonialistes, et caetera.
Et qu'est-ce qu'on nous propose comme comme destin pour nous et nos pères, pour nous et nos souvenirs, c'est l'enfer de la repentance, c'est une vision purement pénitentielle de la mémoire commune, voilà. En fait, qu'est-ce que c'est une nation Une nation c'est un lien amoureux. Et donc, si on refait pas un peuple amoureux, la la France va disparaître. Une nation c'est des souvenirs communs, un art de vivre qu'on partage et une langue qu'on protège.
¶ Repentance, mémoricide : une vision critique
Les souvenirs communs aujourd'hui on les massacre en disant la France c'est c'est un passé lourd, un un un passé noir, un passé un passé qu'il qu'il faut regretter, il faut qu'on soit tous bourgeois de Calais, un genou à terre, la tête cendrée et la la la main en avant pour pour tendre les clés à ceux qui veulent nous coloniser. Donc les souvenirs communs, on ne les propose comme des noirceurs, comme un tissu de noirceur.
L'art de vivre, l'art de vivre, je donne un exemple que je viens de vivre là, en Vendée. On aime davantage l'histoire en Vendée Comment Vous pensez qu'on aime davantage l'histoire en Vendée Je pense qu'on aime l'histoire quand l'histoire vous a livré soit des chefs-d'oeuvre qui vous dépassent et qui vous tirent vers le haut, soit des déchirures qui vous brûlent encore. Et qui vous préparent au pardon cette alchimie du sentiment qui convertit le mal en nouvelle chance.
Et donc les peuples qui ont souffert, subliment leur passé pour survivre, subliment leurs souffrances et naturellement aiment l'histoire au nom de de ce qu'on trouve au le pardon n'est pas l'oubli.
Et vous disiez qu'une année, il y a une deuxième manière d'aimer l'histoire, c'est c'est de de goûter les chefs-d'oeuvre, il suffit de prendre la voiture et de traverser la France, quand vous allez à Vésuely, quand vous allez à, j'étais à Flavigny il y a quelques jours, les paysages, Quand je pense que ça ça va être couvert d'éoliennes, c'est-à-dire les écolos qui aiment le, ils aiment le pays mais pas les paysages et encore moins les paysages intimes, voilà.
Et je termine mes mes mes mes mes, les 3 éléments constitutifs de la nation, donc la mémoire commune, on vit un véritable mémorricide. Le deuxième élément constitutif, c'est l'art de vivre donc à à au Sables-d'Olonne, on demande au maire de démolir, de démanteler une statue de Saint-Michel et pendant ce temps-là, le conseil municipal propose d'installer une rue pour la femme du prophète, vous voyez Donc là on bascule quoi, basculement de civilisation, puis troisièmement la langue.
Et la langue, la langue nationale qui devient la langue inclusive. C'est-à-dire que bientôt on va va, on ne pourra plus parler français. Moi bientôt je vais être dépassé parce que avec la langue inclusive je je ne saurais pas quoi, vous voyez. Et en fait derrière tout ça, il y a une volonté de destruction de la France. La France est en voie d'occupation par des gens qui veulent nous détruire.
Et je voudrais dire la, enfin c'est la première fois je dis ça mais parce vraiment plus je réfléchis, plus je me dis qu'on n'a pas trouvé la bonne formulation. En fait, il y a 2 assaillants. Francocide, c'était celle d'Eric Zemmour. Comment Francocide. Oui, on peut dire ça évidemment, oui. Mais la cause, c'est quoi Premier assaut, c'est l'assaut wokiste, le le mondialisme wokiste.
Ce mondialisme wokiste passant par l'hédonisme veut veut veut détruire tous nos tissus conjonctifs, au nom de, du combat contre le les blancs hétérosexuels. Et de l'autre côté, il y a le mondialisme islamiste, qui veut évidemment nous désciviliser pour nous reciviliser. Mais ces 2 mondialismes s'entendent tout en se détestant, bientôt ils ils se, ils ils vont se, évidemment se chamailler.
Mais pour l'instant, ils sont dans la même idée commune, c'est ce qu'on appelle l'intersectionnalité, de combattre notre civilisation, vous voyez Et donc, c'est-à-dire notre chef-d'oeuvre, c'est-à-dire cette marqueterie fragile qui s'appelle la France.
¶ Politique actuelle : De Villiers face à Macron
Alors vous m'avez précédé justement, ça m'amène à développer un sujet un peu plus politique. À présent, on voit qu'Eric Zemmour a accès sa rentrée politique sur la notion de grand endoctrinement et de francophocytes dont j'en parlais. Dans ce cas, le combat sur le narratif historique, est-ce qu'il vous semble également prioritaire comme pour Eric Zemmour D'ailleurs, vous êtes, vous êtes toujours en contact régulier avec Eric Zemmour. Comment va-t-il Tu vas bien. Et c'est un ami.
Alors dans votre question et dans votre regard il y a Non il y a une interrogation parce que c'est vrai que Non mais parce qu'en général on abandonne les gens qui sont dans la déréliction. Pas moi. Et vous savez pourquoi Parce que je je l'admire plus maintenant qu'avant. Pourquoi Parce qu'en fait il tient, il tient sa ligne. Peut-être parce qu'il a été confronté aux épreuves. Non non mais c'est très simple, c'est très simple, il n'est pas rentré dans les urnes, il est rentré dans l'histoire.
Il y a le choix. Et et Qu'est-ce qui vous fait dire ça C'est quand même un terme. Oui, alors les gens rentrer dans les urnes, ça n'aurait échappé pas besoin d'explications. Pas rentré à l'Assemblée non plus. Oui, il est rentré dans l'histoire. Donc vous savez, il y a tant de gens qui sont rentrés à l'Assemblée et que qu'on a oublié.
Bon alors lui, il est rentré dans l'histoire pourquoi Parce que il est le premier à avoir dit publiquement sans reculer ce que disait Pierre Chenu, Fernand Braudel, François Furet, moi je les ai entendus, me le dire à moi. Jacques Dupasquet, le grand démocrate, l'histoire c'est la démographie. Et il a osé dire on est en voie de d'être remplacé. La population Donc on peut parler de la francocide comme il en parle selon vous Oui. Alors sur le francocide, c'est intéressant ce qu'il dit.
Il dit voilà, quand un homme tue une femme, il peut arriver que ce soit un fait divers, c'est-à-dire une passion amoureuse. L'amour porte l'orage. Mais à ce moment on appelle ça un féminicide. Et quand un malfrat qui n'a rien à faire chez nous en situation irrégulière tire sur un policier et le tue, on dit c'est un fait de société. Et lui il dit, moi j'appelle ça un francophoïde, mais ça me paraît assez cohérent, voilà.
Et donc le grand remplacement, il se fait sous nos yeux, il suffit d'aller dans la rue.
Le grand remplacement, vous pensez que c'est un plan décidé par des gens ou que c'est un phénomène naturel Alors je pense que c'est les 2, c'est que quand vous abolissez votre frontière, confère l'Europe, les gens viennent de partout, c'est c'est la nature à rendre du vide, c'est naturel et ensuite il se trouve que nos hommes politiques et la commission de Bruxelles, la la Mais quel intérêt alors à à promouvoir ce type de boulgour Ah, c'est très intéressant votre question.
Je me suis souvent posé cette question et longtemps posé cette question avec Jimmy Goldsmith à l'époque en mille-neuf-cent-quatre-vingt-quatorze, le grand chef d'entreprise et qui m'avait dit, c'est le patronat veut faire baisser les coûts.
Il y a 2 manières de faire baisser les coûts dans les entreprises, soit on délocalise d'où le traité de Marrakech qui accompagne le traité de Maastricht, il y a 30 ans, on délocalise donc pour pouvoir exploiter plus facilement des gens, des enfants indiens qui fabriquent nos pulls au vert. Deuxième solution, on fait venir une main d'oeuvre moins chère pour casser les coups. Et la deuxième solution, elle est explicitement prônée par la commission de Bruxelles.
Explicitement, c'est-à-dire que d'un côté on stérilise la population européenne par toutes sortes de moyens que vous connaissez, que je ne vais pas rappeler, avec un véritable chassé croisé. Avortement de masse, migration de masse, et cette immigration, c'est l'armée de réserve, dont aurait parlé Marx, pour reprendre son expression, l'armée de réserve d'un capitalisme sans entrailles. Capitalisme mondialisé, pour lequel l'échange se fait surtout y compris les marchandises humaines.
Vous voyez le le divin marché, voilà. Et donc la commission de Bruxelles, elle elle dit de manière très explicite que le changement de population est à l'ordre du jour. Il est à l'ordre du jour parce que c'est la seule manière de d'assurer la création de valeur ajoutée.
Et quand la commission de Bruxelles se sert du grand prix de l'enseignement, il y a quelques jours, pour voiler une fillette, on comprend, vous comprenez que là derrière il y a Oui vous faites allusion à cette devant des tambours d'une jeune fille d'une petite fille voilée avec des manches même très longues et ça vous avez choqué oui. Ça m'a choqué et surtout ça m'a interpellé. Pourquoi ils font ça Il y a un plan derrière, vous parlez de plan, il y a un plan, il y a un programme.
C'est, c'est au moment où les femmes iraniennes protestent. Vous vous rendez compte, le chassé croisé. Chez nous, le voile est considéré par la commission de Bruxelles, par la mère Fouettarde, Von Der Leyen, comme un instrument de liberté, de diversité, d'émancipation, alors qu'au même moment, les femmes iraniennes sont prêtes à mourir, parce qu'elles considèrent le voile comme un instrument de soumission, des possessions d'elles-mêmes et de leur corps.
Donc, dans quel monde vit l'Europe aujourd'hui Je pense que le le le cette Europe-là, l'Europe de Maastricht, c'est une Europe sans armes, une Europe sans corps, une Europe sans racines. Une Europe idéologique, une Europe orpheline et qui veut en plus mater l'autre Europe, l'Europe charnelle des hongrois, des polonais et maintenant des Italiens et des suédois et bientôt des français.
Faire écho à ce qu'on abordait en début d'entretien, ce sera quoi selon vous la responsabilité d'Emmanuel Macron devant l'histoire avec un grand âge Il suffit de voir ce qu'il vient de faire là depuis le début de son second quinquennat, il blesse la France. C'est un mondialiste, hédoniste, européiste, multiculturaliste. C'est sa culture. Je connais bien pour l'avoir fréquenté. Ça va plutôt bien commencer, on trouve. Oui, ça va plutôt bien commencer.
Et oui, et puis et puis en fait on le découvre petit à petit. Alors quand je dis il blesse la France, je je je le démontre, il blesse la nation. Quand il dit par exemple on va repeupler la France, le dernier qu'il a fait c'est S On va repeupler les campagnes, c'est ce qu'a fait chez Osselcu. On transporte les villes à la campagne.
Donc en fait on on instaure des quartiers de la diversité, donc on installe le communautarisme dans les campagnes, là où il y a encore la paix sociale et encore une société de voisinage à peu près homogène. Bon, c'est c'est totalitaire comme procédé. Il blesse l'État, quand il supprime le corps préfectoral, qui tient la souveraineté interne et le corps diplomatique qui tient la souveraineté externe. Et il blesse la société en proposant quoi L'euthanasie.
C'est-à-dire l'abolition du tu ne tueras pas, du décalogue et du serment d'Hippocrate. C'est grave ce qu'il fait en fait Macron, c'est grave, il joue, il joue comme un un joueur, il joue avec la France, comme si la la France était un hexagone sur lequel on peut faire des expérimentations. En fait il n'a jamais quitté MacLyde et. Rothschild. Comment Rothschild. Non non mais MacLyde, vous savez les les 2 jeunes qui MacLyde et Carlito. MacLyde et Carlito voilà.
Et 2 youtubeurs qui avaient fait rouler. Ce jour-là j'avais vu le fond de la pelouse de l'Elysée. Oui j'avais vu et j'en avais parlé avec lui à ce moment-là. Et ça le symbole était pour vous particulièrement. Ah oui, on les voyait qui roulaient sur les pelouses de l'Elysée, et lui, il était hilare, et c'était un vrai moment de de féliciter pour lui, c'était un vrai moment de bonheur d'expression Peut-être son côté un peu enfantin. Absolument, oui oui qui est, voilà il faut qu'il grandisse.
Vous pensez qu'il n'a pas encore tout à fait grandi. Je ne veux pas choquer non non. Oui parce que je vous reprends allez je vous prends à la volée chez notre confrère Pascal Praud d'ailleurs il vous avait, bon il a tenté de vous mettre dans un corner comme on dit et vous en êtes peut-être pas rendu compte sur le moment, enfin on a l'impression que vous n'avez pas eu conscience qu'il faisait allusion au fameux mot où vous aviez laissé entendre donc selon vous, je vous cite, il n'était pas fini.
Ce mot d'ailleurs, il ne voulait pas le reprendre, bon. Mais mais est-ce que vous avez interpellé ou pas Non mais attendez, je ne comprends pas. Non mais je dirais que ce n'était pas digne de vous. Non mais attendez, on a quand même le droit de dire ce qu'on veut non, dire moi je j'ai entendu un jour Brigitte Macron, je ne veux pas trahir de conversation privée, mais bon, elle lui disait vous êtes enfantin parce qu'un jour il s'est levé, il était en colère.
Être enfantin et ne pas être fini, permettez qu'il est nuancé. Moi je ne vois pas la différence non. Dire, il faut grandir, c'est tout. Oui, voilà, on est tous sortis d'un moule, on dit ça pour les énarques. Donc avec le recul, vous diriez que Pascal Trau s'est un peu offusqué pour grand-chose. Après on a parlé après l'émission, il m'a dit c'est c'est c'est super, voilà. Donc bon Pascal je le connais très bien. Ce qui ce qui importe pour lui c'est de faire monter l'audience.
Bon c'est normal, c'est c'est c'est la la règle du jeu. Mais je ne retire rien de ce que j'ai dit évidemment.
¶ Immigration & grand remplacement : le débat
Alors les mots ont leur importance quand même un instant arrêtons-nous encore une nouvelle fois pardon sur le grand remplacement dont on parle le temps. Est-ce que quand même pour qu'on comprenne bien, ça veut dire qu'il faut entre guillemets, si je vous comprends bien aussi je comprends bien Éric Zemmour, libérer la France d'un occupant et qui sont ses occupants qu'on comprenne bien Philippe de Vigny. Bon là ce que vous dites est caricatural mais Volontairement mais Oui.
C'est comme ça que l'on reçoive beaucoup de gens. Absolument. Oui. Alors ce n'est pas comme ça que le problème se pose. Le problème se pose de manière suivante. La France, pour toute une partie de la misère du globe, c'est un eldorado. On vient en France, on est soigné gratuitement, on a des prestations sans rien faire. Vous vous rendez compte que sur dix-sept, 14000000 de retraités, il y en a un sur 2, c'est la cour des comptes qui dit ça, Dimitri Pavenco a appelé ça sur ces news récemment.
7000000 sont nés à l'étranger. Bon, donc si vous voulez, ne peut pas continuer à ouvrir les portières, les fenêtres. Ce que je vous demande en sublimineux, vous ne pensez pas que c'est pas assez étonnant violence d'employés de tel intérêt. Alors, je vais jusqu'au bout de mon raisonnement. Donc la France n'a plus de de de frontières et et la France donne droit, en faisant la confusion entre les étrangers et les nationaux, au monde entier à toutes les prestations. Bon. Donc ça ne dure qu'un temps.
Bon, et je pense que ce temps est révolu maintenant on n'a plus d'argent. On n'a plus d'argent, il faut voir la situation dans laquelle se trouve le pays, trois-mille 1000000000 de dettes, des prélèvements à quarante-quatre pour 100, on est en faillite, on est en faillite. Bon, il y a un premier ministre qui l'avait dit récemment, enfin il y a quelques années, maintenant c'est le cas. Alors, se greffe sur le problème Et allusion à Stéphane Fillon.
Oui, le, il y a, se greffe sur ce sur ce problème d'une surpopulation extérieure qui vient chercher chez nous des avantages qu'on ne peut plus payer, au détriment des nationaux qui sont souvent chômeurs ou miséreux eux-mêmes, se greffe là-dessus un autre problème qu'un problème de civilisation.
Et donc le grand remplacement ça veut dire un changement de population, parce que nous chez nous on ne fait plus d'enfants et les enfants arrivent de l'extérieur et donc vont nous remplacer, c'est ça se voit à l'oeil nu, vous pouvez sortir dehors, on peut sortir, vous allez voir.
Bon. Mais quand vous dites de l'extérieur, vous parlez de quel extérieur Alors de l'extérieur, là par exemple, la Première ministre s'est allée avec 16 ministres en Algérie sans doute pour faire un échange entre le gaz et les visas, voilà. Donc tout l'extérieur, toutes les, toutes les mises à ça vient de partout, ça vient d'Afghanistan, ça vient de de partout. Tout le monde se donne le mot, il y a des passeurs et tiens, tout ça c'est organisé, bon.
Donc il y a un moment donné on ne peut plus, on est pris que ça, bon, mais c'est, mais il y a plus grave que ça. Mais comme vous disiez, il y a plus de naissance et comme le disait Emmanuel Macron, il y a une désertification aussi des campagnes, alors ça doit en plus encore plus vous vous interpeller, vous touchez. Son projet de répartir les immigrés dans toute la France, c'est une idée dont vous pensez quoi Je vous dis la dernière fois que ça a été fait, c'est chez Auschwitz en Roumanie.
C'est totalitaire. C'est-à-dire que C'est de la trahison selon vous Vous irez jusque-là Alors oui, c'est la trahison de la France, la France profonde, de la France qui veut survivre.
Je pense que nos élites sont des élites mondialisées hors sol et pour lesquelles Pourquoi ils défendent une telle proposition Parce que c'est la marchandisation du désir, parce que c'est l'hédonisme, parce que c'est le mondialisme et que ce qui compte, c'est de de de faire de la France un exemple de multiculturalisme, et caetera.
Mais j'ai j'ai j'ai parlé de démographie mais aussi de civilisation, c'est-à-dire qu'en fait, qu'est-ce qui est en train de se passer en ce moment On va devenir des dimi parce que s'installe chez nous une population musulmane qui veut pratiquer sa foi, qui veut garder sa civilisation, qui pourrait le leur reprocher Moi qui suis chrétien, je tiens à mes églises. Bon, et si j'étais en Arabie Saoudite, j'essaierai de faire en sorte qu'on puisse construire une église.
Bon là-bas, ce n'est pas le cas, on n'a pas le droit. Bon, mais eux ils ont, ils ont le Coran, ils ont une religion. Bon, ils viennent chez nous, vous êtes pour qu'on interdise de construire un lieu de temps. Non alors moi je suis pour qu'on arrête pour qu'on d'abord qu'on garotte l'hémorragie, qu'on arrête qu'on rétablisse le limes, qu'on rétablisse la frontière et qu'ensuite on remette en ordre la maison, le rempart, la maison.
Et pour remettre en ordre la maison, il faut évidemment garder notre civilisation, prôner notre civilisation, faire rayonner notre civilisation, et faire en sorte que les petits français de papier qui sont chez nous, qui ne sont pas, attendez attendez, non, il y a les français, si vous voulez, il y a les français qui sont nés de familles françaises, de vieilles familles françaises, et caetera, on leur donne plus rien, on leur donnera plus rien à aimer. Il faut leur donner la France à aimer.
Mais il y a aussi des des petits français de papier qui de, qui veulent, qui voudraient devenir des français de désir, qui pourraient devenir des français de désir. Moi j'en connais, j'en connais plein qui ont lu mes livres et en lisant mon livre ce qu'ils m'ont écrit, en disant, ah mais je ne savais pas tout ça, c'est merveilleux.
Vous voyez Et donc, plutôt que d'être tenté d'aller vers leur pays d'origine, vers leurs racines d'origine, outre Méditerranée, ils sont tentés tout à coup de dire, mais c'est extraordinaire cette histoire, c'est fabuleux les mousquetaires, c'est c'est c'est c'est c'est fabuleux cette cette cette belle histoire de France, avec tous ces monuments qui sont chez nous, avec ces paysages, avec cet art de vivre, on devient français.
¶ Identité française, intégration et déclin des civilisations
Il y a tellement de gens, vous savez c'est le la France, c'est le pays où on trouve les les les gens les plus célèbres qui ont décidé de quitter leurs racines pour adopter la France. Il y a un très beau mot de Romain Gary qui dit, je n'ai pas une goutte de sang français mais c'est la France qui coule dans mes veines. Magnifique, voilà. Et donc, si on considère qu'il fallait vers une société multiculturelle, bon, allons-y, mais dans ce cas-là, ce ne sera plus la France.
Je vais vous dire pourquoi insérer la France démocratiquement légitimement, légitimement, non mais Non mais donc le peuple Oui mais ça ça, ce n'est pas parce que alors là, ça ne m'impressionne pas du tout. Les peuples se trompaient et dans l'histoire, vous savez en 40, le peuple français, il était, il était derrière Vichy. Bon voilà, donc donc ça, ce n'est pas, hélas, hélas, jusqu'à comparer.
Non, non, non, mais dans l'histoire, les erreurs qui ont été faites, regardez ce qui s'est passé en 14, et caetera, enfin, les les erreurs sont lourdes, bon, et le peuple, il a fait la révolution, bon. Vous croyez qu'une révolte est possible de ce peuple qui, pourrait quand même le dire semble plutôt accepter une sorte de servitude volontaire enfin Oui. Je pourrais vous surprendre ça quand même. Là là par exemple ce qu'on vient de vivre c'est incroyable.
Ce qu'on est en train de vivre, c'est incroyable. Je pense que vous allez être sensible, ce que je vais vous dire. Moi j'étais, j'étais secrétaire d'état à la culture en quatre-vingt-six. Si on m'avait dit à l'époque, tu verras Philippe, la politique va changer de, de sens, de dimension et de nature. À l'époque il y avait la vie privée, et la vie publique. La politique c'était la vie publique.
À aucun moment il serait venu à l'esprit de n'importe quel politicien d'aller fouiller dans la vie privée. Aujourd'hui avec le wokisme, avec le conseil de l'Europe, vous avez vu une décision du conseil de l'Europe qui interdit le mot file dans ta chambre. Bon, ça veut dire qu'en fait le conseil de l'Europe, vous imaginez cette cette cette cette cette institution magistrale, d'une grande portée symbolique et morale, décide d'interdire, d'interdire, file dans ta chambre.
Bon, quand par exemple, regardez le néoféminisme, c'est la délation, la fin de la présomption d'innocence, la justice privée et la fin de la vie privée. Quand le maire nous dit, il faut il faut vivre en col roulé, on va on va peut-être fermer des chauffe-eau, il faut vous mettre en chien de fusil sous la couette, vous mettrez un slip en laine, et caetera, c'est-à-dire que petit à petit, c'est Big Mauser.
Et cette cette ingérence de la vie publique dans la vie privée, ça a un nom, c'est le totalitarisme. C'est ce qu'avait prévu Orwell. On y est. Mais, et alors la servitude volontaire, c'est ça qui m'y fait penser. C'est qu'en fait, le l'émergence du consumérisme post soixante-huitard, nos frontières, nos limites, a créé un homme nouveau, homo sapiens avec un z. L'homme zappe, oui, l'anti. Il y a des aides parfois de sens contraire qui ne se rencontrent pas.
Et cet homo sapiens qui est l'homme qui zappe, c'est un consommateur compulsif et qui se laisse produire par les choses. Et donc en fait on est dans le consumérisme politique et dans ce consumérisme politique, le réflexe celui d'un consommateur. Donc ce qui compte sans plus les idées c'est c'est aller chercher du sucre au supermarché et et avoir de l'essence dans son réservoir.
Pour le reste on fait confiance à à ceux qui nous gouvernent et on est prêt à vivre à vivre enfermés parce que là regardez, il y a en 2 ans, 2 confinements, le premier terre, le premier c'est sanitaire, donc vous restez chez vous parce que en fait vous êtes resté chez vous, parce que vous ne mettez pas vos masques, parce que vous êtes des des contaminants virtuels, parce que vous êtes des pestiférés comme au moyen âge, donc chez vous, avec une création. Dans une des notions.
Deuxièmement, vous vous, là maintenant c'est le confinement énergétique, donc on va nous dire télétravail, on va fermer les universités parce qu'on n'a pas de quoi et caetera. Tout ça parce qu'on a envoyé des sanctions en Ukraine et et qui nous qui nous retombent dessus et et parce qu'on n'a pas su maintenir la la la politique du général de Gaulle sur le nucléaire.
Dernier mot sur le grand remplacement, qu'est-ce que vous répondez aux politiques et aux démographes, aux historiens, voire aux philosophes, je me souviens de par exemple Michel Onfray qui dans cette même émission disait de toute façon que le grand placement était, pas directement le grand placement était inévitable mais que de toute façon les civilisations étaient vouées à disparaître, que c'était dans la logique de l'histoire.
Oui je connais très bien Michel en Freyss, c'était un ami et et j'admire beaucoup tout ce qu'il écrit, tout ce qu'il dit, il reprend le mot de Valérie, nous autres civilisations, nous savons que nous sommes mortels. Donc il y a une différence et qu'il n'y a rien à y faire. Oui. Il y a une différence entre une civilisation et un homme. C'est que l'homme quand il meurt se décompose après sa mort. Alors qu'une civilisation, elle se décompose avant sa mort. C'est le cas.
Et ce combat que vous menez avec Eric Zemmour d'ailleurs à vos côtés, vous pensez qu'il est encore gagnant selon vous Alors d'abord il n'y a pas que Eric Eric, Eric par le terme reconquête c'est lui qui l'a mis devant. Oui bien sûr. Mais il y a derrière lui énormément de français. Est-ce qu'il est toujours, alors c'est intéressant ce que vous dites là parce que on a l'impression qu'il y a beaucoup de gens qui l'ont lâché, vous le disiez tout à l'heure, vous lui êtes vous lui êtes resté fidèle.
Oui, attend il y a des gens. Alors je vais vous répondre. Il y a il y a 2 choses, il y a les hommes dans l'histoire et les idées. Par exemple moi j'ai quitté la vie publique, vous le dites tout à l'heure homme politique, je je suis plus.
Finalement n'êtes-vous pas encore plus on va dire là où vous êtes aujourd'hui plus à l'oreille des puissants en tout cas ceux qui nous gouvernent parce que finalement on n'a jamais autant parlé de vous, on ne nous a jamais autant lu, on a l'impression que c'est le retour de Philippe Beckett depuis quelques années. Phoenix. Voilà, avec les cendres. On n'est jamais mort en politique. Oui, on n'est jamais mort. Non, non, surtout quand on aime la France, regardez On n'est pas trompé de cheval.
Regardez ce qui s'est passé Et le Georgia Meloni en Italie. Georgia Meloni, regardez ce qui se passe en Suède, c'est un, c'est-à-dire qu'il y a il y a un phénomène de de rejet des élites, il y a l'aspiration à l'identité, à la souveraineté, à la fin de la marchandisation systématique et sauvage, et caetera, la fin de la, qui qui qui qui finalement produit la fin de la classe moyenne, la la fin de l'industrie, tout ça, et caetera. Donc les peuples sont inquiets.
Bon, donc ce sont les idées qui mènent le monde, ce sont les idées qui les détruisent, voilà. Et donc en fait, cette idée du grand remplacement et du grand déclassement, qui a été d'ailleurs inventée par Renaud Camus, elle est fondamentale et elle est reprise par d'autres et aujourd'hui et d'autres À mon avis, oui alors après après il y a il y a la vie quotidienne, la vie la vie électorale, les erreurs qui peuvent être faites, et caetera, mais peu importe.
¶ Idées politiques & avenir de la nation
Ce qui compte pour moi, moi je suis maintenant dans la méta politique, je suis sur mon Aventin, la main en visière, je regarde l'horizon et je me dis, il faut vraiment soutenir les idées de la survie, la survie. Vous parlez de la fin de la civilisation, notre civilisation elle est menacée, elle peut disparaître, c'est-à-dire que l'islamisation de la France, sur fond de wokisme, parce que les wokistes sont les collabos, des conquérants, vous comprenez.
Et un jour, les islamistes vont dire au wokisme, stop, vous arrêtez, vous amuser à la galerie, voilà, ben t'en sais nous, voilà. Et quand l'islam s'installe, on voit dans les pays où il est installé, ça rigole plus, vous voyez. Et donc moi je ne veux pas de ça pour mes enfants et mes petits enfants, voilà c'est tout, c'est tout.
Donc donc le Vous êtes pour l'union des droites, mais vous ne pensez pas que le le bras gauche d'Eric Zemmour, il n'avait pas été suffisamment armé J'en sais rien, moi je ne reviens pas là-dessus. Vraiment non. C'est passé.
Oui. Mais vous ne dites pas que maintenant le la prochaine c'est Marine Le Pen, Jordan Bardella, je me suis donné une règle, c'est de ne pas descendre de de mon aventin dans l'arène sur le forum sauf pour critiquer nos ennemis communs, les islamistes, les wokistes et tous ceux qui sont leurs collaborateurs, mais pour le reste, moi je n'ai pas de, je m'intéresse aux idées, pas aux aux comment dirais-je, aux aux dossards des uns et des autres voilà.
¶ Guerre en Ukraine : sanctions, Russie, géopolitique
Mon cher Philippe de Villiers, dernière partie de cette émission bien évidemment on ne peut pas ne pas vous interroger sur les conséquences de cette guerre en Ukraine. Première question est toute simple, est-ce qu'il faut mettre fin aux sanctions selon vous Mais on aurait dû réfléchir comme l'ont fait les turcs. Erdogan a été beaucoup plus malin. Erdogan, membre de l'OTAN, proche de Poutine, il a fait 2 choses en même temps.
Il a dit je participe pas aux sanctions parce que j'ai pas envie de me sanctionner parce que la sanction c'est un boomerang, en revanche je j'envoie des drones aux ukrainiens et c'est le monsieur. Bon, La France, elle avait bien commencé en fait. En 2014, la France avec l'Allemagne avait participé aux accords de Minskks. Il fallait tenir là-dessus.
Si on avait tenu là-dessus, bien les les les provinces de l'est, d'Onetz, c'est un, aurait été constitutionnellement garanti par la constitution ukrainienne, c'est ça qui était prévu dans les accords de Minsk, avec une préservation de l'autonomie. Bon, la France n'a pas tenu. J'ai cru que la France allait tenir quand j'ai vu Macron parler avec Poutine parce qu'il faut parler avec les uns et les autres.
Bon, là le fait d'avoir l'aide à l'Ukraine et les sanctions, on a basculé dans le parti de la guerre, car il y a un parti de la guerre, il y a un parti de la guerre en Europe, il y a un parti de la paix, un parti du cessez-le-feu.
Bon, et moi je suis du parti du cessez-le-feu, bon, je sur Poutine je je je je vais vous rappeler quelque chose qui qui est que j'ai j'ai pas dit pendant pendant toute cette période que je dis maintenant, c'est une confidence de Soljjahitzin qui était russe, qui était un grand incident, qui a fait, qui a fait tomber le communisme.
Et on a parlé un soir chez moi, à mon domicile, aux Herbiers, on a parlé de l'Ukraine parce que déjà il y avait des inquiétudes en 1980, le vingt-quatre septembre 1900 quatre-vingt-treize et il m'a dit si un de mes fils voulait partir faire la guerre en Ukraine un jour, je ferai tout pour l'en dissuader je dis mais pourquoi parce que ce serait une guerre fratricide d'ailleurs c'est pour ça que l'armée russe attend de mal aujourd'hui parce qu'en fait
c'est des frères des frères slaves, des frères, voilà. C'est la même civilisation, c'est la même nation. Kiev, c'est le baptême de la, de la Russie. Et donc, là aujourd'hui, qu'est-ce qui se passe On est en train de revivre un peu, l'échelle des barreaux en 14.
En 14, mon père m'a raconté ce qui s'est passé, son son père est mort en 14, donc il était orphelin de guerre, il dit, voyait les barreaux, on franchissait les barreaux et puis on dit oui mais bon c'est, il y a encore d'autres barreaux à froid, on est loin encore de la guerre. Pareil avec la dépêche d'Ems en dix-huit-cent-soixante-dix, on ne voit pas arriver les guerres, mais surtout là maintenant il y a la montée aux extrêmes avec le nucléaire.
Et ce qui me frappe, c'est 2 choses, la première c'est que, il y a 4 pays nucléaires qui sont partis au conflit, la Russie, les États-Unis, l'Angleterre, la France. Donc attention à ne pas faire joujou. Et deuxièmement, la deuxième chose qui me frappe, c'est quand vous lisez la presse et que vous écoutez les les hommes politiques et même les, mais même les militaires. La la doctrine d'emploi de l'arme nucléaire est en train de changer.
La doctrine d'emploi qui a garanti la paix, c'était la doctrine de non-emploi, c'est-à-dire le le le l'arme nucléaire est une arme de non-emploi. Et maintenant qu'on parle de de nucléaire tactique Ben c'est Poutine qui en parle.
Oui, absolument, mais et et et on on on semble répondre, oui mais alors s'il utilise le nucléaire tactique, c'est un, il faut être beaucoup plus dur là-dessus, c'est-à-dire que si le nucléaire tactique prépare le nucléaire stratégique, alors le nucléaire tactique pour que les gens comprennent, ça veut dire on on on anéantit une ville, le nucléaire stratégique, un pays.
Donc on est au bord de l'apocalypse, voilà et donc qu'est-ce qu'il faut faire, ce que disait très bien Pierre Lellouche qui est l'ancien conseiller diplomatique de de Chirac, connaît très bien ces sujets-là. Et il disait dans le Figaro, il faut réunir les conditions du cessez-le-feu.
Alors, ce n'est pas à moi, ce n'est pas à vous, ce n'est pas à nous à dire quelles sont les conditions du cessez-le-feu, mais il faut aller très très vite, il faudrait que les diplomates, il faudrait que les grands pays aillent vers les conditions du cessez-le-feu. Moi ce qui me frappe c'est qu'il y a un vainqueur dans tout ça, c'est l'Amérique. L'Amérique qui avait du mal à livrer, à vendre ces schistes bitumineux, là formidable.
L'Amérique qui qui qui trouve là des débouchés pour ses armes, voilà, et l'Amérique qui qui qui en fait ne souffre pas du tout des sanctions. Mais en faisant souffrir l'Europe des sanctions, l'Amérique tire son épingle du jeu, puisque l'Amérique a toujours conçu l'Europe comme un marché de masse complémentaire de l'Amérique, un marché complémentaire, un marché supplétif. Pour eux c'est, ça se passe très bien. On affaiblit l'Europe et en affaiblissant l'Europe, on l'a, on la soumet.
¶ Conflit de civilisations : Orient vs Occident ?
Alors la transition elle est facile justement après ses propos, est-ce que cette guerre elle n'est pas le symbole d'une nouvelle guerre de civilisation, pas entre islam et Europe cette fois, mais plutôt entre orient et occident C'est possible, c'est ce que dit Michel Onfray, il n'a pas tort, le, ce qui me préoccupe moi, c'est que, l'Amérique qui est un pays décadent. Ah ça nous a amené à parler des valeurs.
Oui, et qui est en train de se dissocier, c'est-à-dire que on voit bien qu'on peut avoir un jour un état qui s'en va, un état américain qui s'en va, voilà. Et à cause de problèmes fondamentaux, des valeurs fondamentales qui ont constitué l'Amérique et l'Occident et l'Europe est en train de s'effondrer sur elle-même. Elle s'effondre sur elle-même parce que elle est en proie à une idéologie mortifère et elle se coupe de ses racines.
Quand une civilisation ne sait plus quelle est sa raison d'être, elle disparaît. Justement on entend beaucoup parler aujourd'hui des valeurs de l'Europe, des valeurs de l'occident contre Poutine qui serait le fossoyeur de la démocratie des droits de l'homme. Quel regard vous portez là-dessus Philippe de Villiers Alors fossoyeur de démocratie, c'est possible. Mais les leçons que donnent les technocrates à Bruxelles À Moscou. À Moscou Non. Quand il a parlé justement de ses valeurs décadentes.
En tout cas moi ce que je compte de l'incident. Moi je n'ai pas besoin de parents un parent 2. Alors je n'ai pas besoin de Poutine, ça c'est Mélanie qui l'a dit. Elle a dit ça a basculé en Italie quand elle a fait son grand discours en disant moi je ne veux pas être parent un, parent 2, parent 3, parent LGBT avec des codes, un citoyen x, moi je suis une italienne chrétienne, patriote et qui tient la souveraineté d'Italie, voilà textuellement ce qu'elle a dit.
Et donc et et en fait là la réponse vous l'avez, elle l'a donné, c'est-à-dire qu'en fait cette Europe sans corps, sans âme, sans racines Mais c'est quoi les valeurs de l'occident et de l'Europe en particulier selon vous Les valeurs de l'occident, les rappeler Les valeurs de l'occident sont des valeurs chrétiennes, c'est c'est c'est les valeurs de la chrétienté, c'est les valeurs de voisinage, c'est les valeurs de de Saint-Martin, les valeurs de la charité, ce sont les valeurs
d'une d'une très grande civilisation qui a produit les arts que nous connaissons. On juge une civilisation à à sa fécondité. C'est ça notre notre civilisation. Et je pense que on on devrait aujourd'hui avoir le courage de dire, il y a une notoriété de la civilisation chrétienne. En fait, la la phrase de Valérie, j'appelle Europe et haine toute terre qui a été successivement romanisée, christianisée, soumise à la discipline des grecs. Voilà ma réponse à votre question.
Vous pensez qu'on doit peut-être assister à l'implosion de l'Union européenne Attendez, je termine sur ma réponse là, qui était incomplète. En fait, si je devais résumer, ce qu'est l'Europe, c'est le continent de la vie interrogée. Et c'est la personne. Et c'est ça le fruit du christianisme, la personne. Et non pas l'individu, la personne. Donc la personne, le voisinage, et caetera. Et donc c'est une situation de la grandeur, il y a une une antériorité qu'on devrait proclamer.
Si c'est si on n'est plus capable de proclamer notre antériorité, c'est comme si au Qatar ou en en Arabie Saoudite, ils n'étaient plus capables de proclamer l'antériorité de l'islam. Ils seraient mal barrés, voilà.
¶ L'Europe, l'OTAN & l'avenir de la civilisation française
On va aborder désormais la fin de cette émission déjà cher Philippe de Villiers, une question d'abord assez simple mais que je pose rituellement à mes invités, dans 50 ans ou dans un siècle selon vous, comment est-ce que les historiens et les commentateurs parleront de notre époque Ah je pense que si on existe encore. Vous pensez qu'il y a 50 ans, non mais sincèrement Philippe vous pensez réellement qu'il y a 50 ans la civilisation française est menacée Alors elle est, elle est 2 fois menacée.
Elle est menacée par une colonisation d'une autre civilisation, pas besoin de la décrire, elle est là sous nos yeux, on est à la première phase et la deuxième menace, c'est la désaffiliation biologique et morale. La famille hétérosexuelle est peut-être en train de disparaître. Regardez ce qui se passe.
Et à partir du moment où les wokies vont répondre, mais oui mais selon votre logiciel On est en train de vivre ce que le grand rabbin Haïm Korsia appelait à propos de l'euthanasie mais plus largement à propos de la famille et D'autres modèles de famille. Une rupture anthropologique tragique. C'est-à-dire que tout tout ce qui a été construit en termes de filiation l'a été à partir de la famille.
Donc des affiliations biologiques et des affiliations morales, c'est-à-dire que on fait de chaque enfant aujourd'hui, un enfant muet, un enfant sans mémoire et on pratique ce qu'a, ce qu'a perdu Rome, autour du barbarie comme c'est violence amnésie. Les caractéristiques de la barbarie c'est ça, la violence et l'amnésie. Quand un peuple est amnésique, il est condamné à disparaître.
Quand un peuple cède à la violence qui n'est plus capable de se protéger de la violence, il est condamné à disparaître. Alors dans 50 ans, il y a 2 solutions. Il y a la manière dont les historiens parleront, si on ne fait rien, et la manière dont ils parleront si on fait quelque chose. Je souhaite qu'ils puissent encore parler de nous, parce que ça voudra dire qu'on a résisté, qu'on s'est dressé et que les Français et les Européens ont retrouvé leurs racines. Voilà, retrouvé leurs racines.
Moi je crois que le le clivage aujourd'hui vous parliez de l'union des droites tout ça, bon, c'est des concepts tout ça. Moi je crois que la la véritable, le véritable clivage, c'est entre les enracinés, les enracinés et les déracinés. Les anglais disent somewhere anywhere, moi ça j'y crois parce que quand vous êtes enracinés ou que vous voulez vous enraciner parce que vous avez perdu vos racines et que vous êtes prêt à adopter d'autres racines, vous voyez le monde différemment.
Vous le, vous avez un ancrage de tendresse. Et si vous êtes un déraciné, votre mobilité finit par noyer vos sentiments. Vous finissez par ne plus avoir de sentiments et vous finissez par être blasé parce que vous n'avez plus de raison d'être attaché à un lieu, le lieu notre maître et notre ami.
Dernière question Philippe de Villiers, quel regard vous portez sur le rôle de l'Union européenne et de l'OTAN dans cette guerre dans ce conflit entre l'Ukraine et la Russie Est-ce que nous ne sommes pas en train de sacrifier le dernier bout d'indépendance qu'il nous restait à la faveur de ce conflit Est-ce que vous êtes toujours favorable d'ailleurs à une sortie de ces instances Est-ce que le salut viendra de là Alors je réponds à plusieurs questions.
D'abord l'union européenne, vous avez dit l'union européenne et l'OTAN, on pourrait aujourd'hui dire que l'union européenne est le cinquante-et-unième, la cinquante-unième étoile du drapeau américain. L'union européenne obéit à l'OTAN y compris d'ailleurs à la France. Donc c'est tragique parce que ça veut dire qu'en fait une nation, quand elle n'a pas d'armée, elle n'a pas de diplomatie.
Quand une soi-disant nation, quand un super état est défendu par quelqu'un qui se trouve à l'extérieur, quand l'Union européenne s'en remet pour sa défense à commencer par les allemands, à l'OTAN c'est à l'Amérique, elle n'existe pas elle n'existe pas sur le plan diplomatique on a la diplomatie de sa défense on a la diplomatie de son indépendance voilà pour la première question donc l'union européenne c'est une annexe de l'Amérique. Qui a bientôt les élections à demi terme, vous savez.
Et donc vous croyez peut-être à un retour de C'est pas trop piste. J'en sais rien, moi je suis, je suis pas alchimiste, voilà. Et je viens pas chez vous faire réchauffer les vieilles recettes de la vie politicienne, je n'en sais rien, je, bon, en faisant ce que ce que je veux dire c'est que, oui, il faut il faut partir, oui, il faut il faut prendre notre indépendance, je pense.
Oui, parce que par exemple, on dépend du, si vous voulez, si nous on ne peut résoudre aucun problème, par exemple les problèmes d'immigration, vous ne pouvez pas les résoudre. Quand quand vous avez des instances européennes, qui qui qui vous donnent l'ordre de garder chez nous les terroristes, bon, vous ne vous plait pas, ce n'est pas jouable, vous voyez.
Et quand quand par rapport le problème de l'électricité, du gaz, c'est l'Europe qui commande et caetera, la van der Leyen qui est qui est vraiment, voilà. Et il faut il faut que les français comprennent, mais ça je je ne suis pas arrivé pour l'instant à faire comprendre ça. Si vous voulez, ça fait ça fait 30 ans qu'on explique, pasqua, ses gains, et caetera. Attention, on est gouverné par une commission, on est gouverné par une commission qui a le monopole d'initiative législative.
C'est-à-dire que la la l'assemblée nationale, on parle de l'assemblée nationale, les journaux à longueur de colonnes, ces termes, l'assemblée nationale, elle elle ne fait que, que qu'enregistrer, que traduire des décisions qui sont prises ailleurs, y compris sur les retraites, vous voyez Donc en réalité, cette Europe elle nous a épuisés, je lisais un papier de Pierre Vermeeren dans le Figaro il y a quelques jours, c'est stupéfiant ce qui se
passe, la désindustrialisation de la France, on n'a plus que 10 pour 100 de la population active dans l'industrie. Ah il est beau le résultat.
Merci Maastricht, merci Marrakech, merci nos politiciens, ils ont largué le nucléaire et caetera, ils sont en train de détruire la famille, ils sont en train de détruire l'école, parce que l'école en est lamentable et toutes nos institutions, quand vous voyez qu'on perd notre corps diplomatique, qu'on perd notre corps préfectoral, mais qu'est-ce qu'ils vont démolir Et je leur reconnais une seule qualité dans leur travail de démolition, c'est l'imagination.
Et l'imagination qui dresse son orgie ne laisse qu'un récif aux clartés du matin. Baudelaire.
¶ Covid-19 : gestion de crise et leçons tirées
Avant de terminer ça aurait été une très belle fin mais je voulais quand même vous faire réagir juste sur une séquence à chaque fois que vous êtes venu ici vous avez pulvérisé des records d'audience lors de la précédente émission donc vous êtes venu, il y a une séquence qui a été reprise des 1000000 de fois sur les réseaux sociaux, vous en souvenez sûrement, c'est lorsque vous les aviez évoqué ce ce fameux plan concernant évidemment cette
gestion de la Covid en disant que vous aviez des sources et un rapport et donc beaucoup de gens m'ont apostrophé là-dessus. Vous ne regrettez pas d'avoir tenu ces propos en disant que tout ça a été orchestré, avait été répété, que Klaus Schwab, tous ces gens étaient derrière une une énorme machination, enfin Mais attendez, j'avais renvoyé internet. Ouais mais bon comme je vous le disais à l'époque qu'est-ce que tout le monde a manqué de relever. J'avais beaucoup de bêtises aussi.
J'avais dit simplement que il y avait eu un exercice à New York même plusieurs, pour une pandémie mondiale, c'était troublant, bon, ils s'entraînaient, ils exerçaient, bon. Jean-Lé Le Monde a publié la mise en enfin la la possible mise en examen du premier ministre de l'époque, Et c'est gratiné l'article. Les chefs de mise en examen potentiels, c'est gratiné, c'est mis mise en Non, ça ne se rend pas grand-chose parce que Dupond-Moretti est mis en examen, colère était inquiété.
En fait c'est embêtant quand même, c'est-à-dire qu'en fait là, ce qui compte c'est les chefs de mise en examen Les motifs. C'est les motifs, c'est-à-dire que mise en cause de la vie d'autrui, et caetera Définances. Défaillance sur les masques, et caetera. C'est-à-dire qu'en fait, on est on est on est gouverné par des incapables, voilà. Et regardez la manière dont a été gérée la crise de l'essence. C'est quand même des incapables, pensant ils sont en Algérie, en goguette.
Vous auriez fait quoi vous si vous avez été aux manettes lors de cette crise de l'essence Vous auriez dit à Total à vous arrêter ou aux grévistes Alors c'est un Augmentation de plus de cinquante-deux pour 100 du salaire de monsieur Pouyanné l'année dernière. Alors oui ça me fait réagir ça. Alors oui ça me fait réagir, ces gens-là j'ai j'ai j'ai j'ai pas de considération pour eux. Il vient d'aller au Qatar là pour récupérer le gaz du Qatar et caetera.
Parler de de Du fait total de monsieur Pouyann. Oui voilà et donc c'est une en fait c'est un conflit de riches si j'ai bien compris parce que les gens qui qui réclament ils ont des des beaux salaires aussi donc voilà. Il n'y a qu'une solution dans ce cas-là qu'aurait utilisé Pompidou, je je je parlais de ça Si vous aviez à l'époque avec Giscard. C'est la réquisition, c'est tout. Ah la réquisition.
Oui parce qu'à un moment donné où on ne peut pas prendre des Français en otage parce que la petite infirmière qui n'a plus d'essence, qui va chez elle et qui pleure dans sa voiture ou quelqu'un qui se fait dialyser, que là j'ai un ami et qu'elle n'a pas pu aller se faire dialyser cette semaine parce que, donc il est en danger de mort là. Non mais attendez, on ne peut pas prendre en otage un pays, ce n'est pas possible, donc réquisition, voilà.
Ah, oh la la, les moyens, oh la la, c'est c'est c'est, il n'y a que les dictatures, non, attendez pas, il faut sauver en l'occurrence la liberté, pour sauver la liberté et la réquisition. Il est, il arrive que la réquisition soit l'arme de la liberté. Donc là vous êtes plutôt du côté des grévistes. Non du côté, moi je suis côté de comment Enfin du du combat des grévistes, c'est pas, elle m'étonne, mais en tout cas, moi j'ai, je ne sais pas, vous êtes plutôt solidaire.
Moi j'ai vécu, je je j'ai un souvenir personnel avec Total, c'était les Rica à Vendée, 1900 quatre-vingt-dix-neuf. Bon, c'est nous qui avions payé les pelles pour autant. Total, c'est une entreprise multinationale qui n'a pas de sentiment, pas de sentiment national, c'est ce que je leur reproche. Bon voilà, mais des grévistes là actuellement c'est un côté indécent quand même parce qu'ils ont des salaires, je ne sais pas on parle Oui enfin c'est contesté par.
Peut-être, mais en tout cas bon la plaisanterie assez duré maintenant il faut qu'ils s'entendent et s'ils ne s'entendent pas et s'ils ne trouvent pas un accord, qu'est-ce que fait le gouvernement Quand la borne est dépassée, il n'y a plus de limites.
¶ Conclusion : avenir politique selon De Villiers
Bien ce sera le mot de la fin. Merci beaucoup cher Philippe de Villiers d'être venu et revenu dans les incorrectives nouvelles formules puisque cette fois nous sommes en exclusivité uniquement disponible sur internet. Donc je rappelle ce dernier ouvrage, la Balse de l'adieu publié aux éditions Plon comme un certain Eric Zemmour je crois, nouvel éditeur, c'est ça si je ne me trompe. Donc c'est Lise Boël, qui était avant chez Albin Michel, voilà. Et donc, vous êtes fidèle.
Et j'ai beaucoup aimé Albin Michel, mais j'ai j'étais pas content quand Par solidarité, quand Albin Michel a dit on ne peut plus publier Eric Zemmour. Ah bon On ne peut plus le publier alors qu'on le publie depuis des années Et moi j'ai dit c'est mon ami, j'ai le droit d'avoir des amis, mais quand on a des amis, il faut leur montrer parfois ce qu'est l'amitié et l'amitié c'est c'est dire puisque ils virent Zemmour, je m'en vais.
Et il vous le renvoie bien Eric Zemmour de son côté Ah mais cette amitié vous la renvoie Mais oui mais il me la renvoie au centulle pourquoi Parce que il est courageux. Moi ce que je demande à mon ami c'est d'être courageux. Le courage s'accomplisse être en lui comme la marche ou la respiration. Mais vous croyez qu'il a encore un avenir politique Ah ben ça j'en sais rien. Oui alors je pense que Honnêtement. Alors attendez. On a un avenir politique à une condition.
Quand on dit des choses qui sont vraies, dans la durée et par anticipation. Donc si vous dites des choses qui sont dérisoires ou qui sont des choses de l'instant, vous n'avez pas d'avenir, vous êtes balayé. Mais si vous êtes balayé dans l'instant et que vous dites des choses qui sont fortes, les français finissent par s'en souvenir.
¶ Remerciements & fin de l'entretien
Merci beaucoup encore une nouvelle fois Philippe de Villiers d'être venu dans les incorrectibles. Merci à vous tous qui nous suivez toujours plus nombreux chaque semaine. Merci à notre partenaire Calos et comme je ne cesse de le répéter, restez incorrectibles. On se retrouve dimanche prochain pour un nouveau humeur des incorrects. Bonne soirée.
