¶ Introduction sur le festival de Cannes et les coulisses du show-business
Bonsoir à tous, bienvenue dans les incorrectibles à Cannes, vous le voyez dimanche dernier, je vous l'avais dit devant un tel barnum du politiquement correct et du glamour. En apparence, du moins, on s'était dit que les incorrectibles, bien devaient aussi apporter leur petite touche au cours de cette quinzaine à Cannes qui accueille donc le premier festival du cinéma au monde.
Alors ça y est, nous y sommes et on ne va pas se mentir si on a décidé de faire un aller-retour express ici au bord de la croisette, ce n'est pas pour faire la promo d'un film ou la géographie de cet événement, mais plutôt pour parler des coulisses de ce star de cet événement, mais plutôt pour parler des coulisses de ce star system, du showbiz et du cinéma en particulier. C'est alors posé pour nous une question, celle de l'invité.
Et quand on a appris qu'il y était, on n'a pas hésité une seule seconde, on s'est dit, on fonce, on y va. Et pour que la parole de cet invité soit totalement libre, on s'est aussi dit que le mieux serait de l'interviewer, vous le voyez, en pleine mer, au large de la croisette, comme ça, il ne pourra pas nous échapper.
Au passage, un grand merci à Riviera Bot Club de nous accueillir sur ce superbe trimaran électrique et écologique, un remerciement également particulier à Christopher, Caroline et Charlotte, sans qui donc ce tournage n'aurait pas pu être organisé.
¶ Présentation de l'invité Gérard Fauré
Alors notre invité, je le présente, c'est un voyou repenti, ancien membre du service d'action civique et bras droit de Gaëtan Zampa, extrafficant de drogue et braqueur de banque, il affiche dix-huit ans de prison au compteur, il avait notamment signé un best-seller paru aux éditions Nouveau Monde et intitulé, Le prince de la coke. Bref, vous l'avez compris, on va parler de l'envers du décor, de ce showbiz et de ces stars qu'il a longuement côtoyées.
Et qui sait, qui continue peut-être encore de côtoyer. On reçoit donc un vrai parrain français, il est aujourd'hui peut-être même plus connu que ses anciens clients stars. Salut Gérard Forêt. Bonjour. Alors Gérard Forêt. Gérard Forêt. Au revoir. Et bien oui dans un Sur la mer et à Cannes. C'est un peu mieux quand même que l'année prochaine radio. C'est beaucoup mieux. D'autant plus que là, on a la liberté de parler. Voilà, voir ça.
Il y a quelques personnes qui nous regardent quand même parce qu'il y a un petit truc qui s'appelle internet, qui est vu un petit peu dans le monde. Ah ouais quand même. Bon, on se connaît un peu, donc on se tutoie, mais bon Bien sûr. Ça ne veut pas dire que je ne vais pas te poser quelques questions à toi. Ah non, mais je reste étonné, tu peux y aller. Oh là là. Je les connais tes questions fastidieuses. Non non, tu ne les connais pas. Je les connais par coeur.
Alors Gérard Foré, on va donc tout de suite entrer dans le vif du sujet. Alors première question que j'ai envie de de te poser Gérard, c'est qu'est-ce que ça évoque pour toi Cannes Le glamour ou la décadence Non la décadence totale, c'est la débauche totale. La débauche en smoking n'est-ce pas et en robe de de de haute couture de de voilà mais c'est c'est purement la débauche, il n'y a rien de bien chez chez eux rien rien.
Moi j'en ai fait le tour, je peux te dire que franchement le show business pour moi c'est du, ils sont chauds dans le show business, ils sont bouillant, mais ils sont bouillant à leur façon et franchement à leur façon, bien sûr il y a beaucoup de cocaïne évidemment, cette façon-là m'arrangeait moi parce que je vendais des kilos, pendant, à chaque année je venais au festival de Cannes avec un bon petit kilo de cocaïne.
Gérard donc je disais donc en introduction tu es un très fin connaisseur de ces milieux donc du showbiz et même de la politique, on en parlera aussi, qui sont très souvent d'ailleurs les 2 impliqués, les 2. Absolument, absolument. Exactement et souvent ici à Cannes.
¶ Cannes : glamour, excès et les affaires Weinstein & Epstein
Il y a autant de violeurs dans le show business que dans la politique à peu près. Et bien tiens c'est intéressant que tu dises de ça puisque bon on va en parler mais j'aimerais beaucoup qu'on parle évidemment de la cocaïne. L'affaire Weinstein, ça avait été évidemment le roi, lui aussi c'était le prince de la croisette pendant des années aussi c'était un de mes meilleurs client. Ah tu l'avais rencontré.
C'est b alors b l puisque tu veux pas que je prononce le nom, c'est le français qui me prenait énormément de cocaïne pour faire ce sale travail voilà. Et donc on se voyait ici à l'hôtel Martinez d'accord tous les jours, on était un peu voilà, on parlait de de de tout et de rien bon et il y avait epstein, il y avait Weinstein c'est ça le producteur.
C'est-à-dire que Einstein et Weinstein se connaissaient Mais bien sûr, ils se connaissaient, mais tous ces gros pédophiles mondiaux, ils se connaissent tous, ils se connaissent tous. Bon enfin, un match est évité de faire presque tous les soirs dans des yachts incroyables, dans des trucs pas possibles. Bien sûr, il fallait que j'amène 100 ou 200 grammes de cocaïne avec moi et ça partait mais alors, la folie.
Moi c'est-à-dire en 15 jours je vendais à peu près plus de un kilo et demi, 2 kilos de coq. Et ça ça rapportait combien pour avoir une idée Écoute ça me rapportait un kilo de coq ça me rapportait à 100000 euros le kilo ça fait quand même voilà 100000 euros.
Et ça pendant combien d'années tu as vécu Pendant 7 habitants j'étais constamment ici on m'attendait à l'hôtel Martinez on m'attendait, j'étais le bienvenu partout ici dans les boîtes de nuit ici, bon là là, que le massacre je faisais, donc dans les boîtes de nuit je vendais pas trop, moi c'était surtout le show business qui me prenait.
Il n'y avait pas des villas, on parlait souvent de ces grandes stars américaines qui avaient des villas dans les hauteurs Oui j'étais invité aussi dans bas de la immense villa évidemment mais surtout dans les yachts, surtout dans les yachts. Sur les yachts, d'accord. J'aimais bien en plus, c'est sympa.
Alors justement, j'aimerais donc pour commencer cette émission, donc on en revient à ce qui a été donc une des raisons pour lesquelles j'ai souhaité évidemment te recevoir, c'était ce livre Le prince de la coke. Tu étais donc, on le rappelle, l'un des dealers les plus importants de cocaïne au sein de ce qu'on appelait d'ailleurs le tout Paris. Ce n'était pas seulement à Cannes.
Alors là, j'aimerais qu'on parle un peu de ce de ce Cannes confidentiel ou de ce Cannes hors les murs, comme on ne le verra pas sur une grande chaîne du cinéma qui avait longtemps suivi ce festival ou sur aucun grand média mainstream qui ne montre que la vitrine que ce qui brille.
Alors première question que j'ai envie de te poser, donc alors que nous sommes aujourd'hui à Cannes, donc où tout ce petit monde est rassemblé, c'est est-ce que tu connais encore aujourd'hui des dealers qui fournissent des stars à Cannes Est-ce qu'il y a encore une économie, une industrie importante Finalement, est-ce que ça a changé Est-ce que ça se fait toujours dans le silence de certaines complicités Raconte-nous.
Voilà, c'est ce que tu viens de dire, ça se fait dans le silence bien sûr, dans la complicité évidemment, mais ils ne vont pas se déclarer consommateur de cocaïne, tout le monde le sait, tout le monde le sait. Tu sais moi ce que mon mon expression c'est quand je viens en Cannes j'ai envie de caner, c'est-à-dire de descendre des mecs tellement ils sont dégueulasses, ils sont écoeurants mais j'ai même pas les mots qu'il faut.
Moi ces gens-là me dégoûtent parce que T'as complètement décroché aujourd'hui Ah oui, depuis deux-mille-huit j'ai arrêté la coque tu rigoles quoi, mais je me suis mis dans des situations ici à Cannes dégueulasses avec des pervers sexuels, des malades mentaux puis il fait du coup Toi-même tu ne consommais pas parce que les gens qui ne consomment pas. Sauf que moi je tenais plus la route que eux avec voilà, mais moi j'allais jusqu'à 6, 7 grammes par soirée avec ces connards-là, là.
Dans les soirées calmoises Ouais bien sûr mais après ils se déshabillaient, ils se sautent de mise entre devant moi, devant moi, ils s'en foutaient, ils s'en foutaient, tout était permis dans les yachts et tout ça, c'était horrible et puis on m'a dit de ne pas parler des petits enfants mais pourtant dans les soirées de Weinstein et B L et Epstein il y en avait trop des petits
¶ Fêtes privées, débauche et drogues chez les célébrités
enfants avec ça. Toi tu parles de Minor, c'est ça, de jeunes filles Oui de Minor bien sûr. Alors est-ce que moi j'aimerais encore une fois qu'on reste un peu si tu veux bien sur la cocaïne.
Comment est-ce qu'il était possible pendant toutes ces années, parce qu'on est quand même français dans un état pardon de droit, de transporter autant de cocaïne sans être opéré ni traquée par les forces de l'ordre, je le redis, il y avait donc forcément des complicités, c'est ça Moi j'ai été traqué par les forces de l'ordre. Moi je vois des policiers, des gendarmes partout ici là sur la croisière. Ah ben je me dis ça a vachement changé.
C'est quand même étonnant qu'ils tombaient pas les trafiquants de drogue. Non à l'époque c'était cool, c'était cool vraiment il faut le dire c'est surtout à Paris qu'ils m'ont emmerdé voyant mais ici non c'était cool moi je venais avec mes un kilo et demi ici tous les festivals de Cannes je dis bien ça s'est terminé en deux-mille-huit, j'étais demandé de partout, même à Nice.
Et comment t'expliquer que tout le monde c'est un secret de polichinelle, comment t'expliques que la presse, aucun média ne sortait ses affaires non plus. Est-ce qu'ils étaient mèche aussi Ils se seraient fait allumer comme toi tu t'es fait allumer quand j'étais pareil avec mon troisième tome, tu t'es fait allumer, c'est pareil. Voilà, il y a des mots, on ne peut pas, la presse elle était sous pression ici. Je pense qu'elle a été complice pour certains.
Pourquoi je dis ça Parce que tu as été aussi le dealer, tu l'as dit toi-même, alors c'est vrai que maintenant c'est un peu compliqué parce qu'évidemment il est décédé, mais tu étais le dealer de Jean-Luc Delarue, c'est ça Oui bien sûr au début oui. Oui et donc toi tu as dit. Bernard Tapie aussi, Alain Delon aussi. Ah oui c'est incroyable. Et de la rue alors arrêtons-nous parce que c'est ce qui j'ai envie de dire là où peut surprendre ce type qui avait quand même une image de gendre idéal.
Jean-Luc Delarue tu lui fournissais de la coke pendant longtemps Oui pendant très longtemps jusqu'à ce qu'il meurt, jusqu'à ce qu'il se il s'échappe un cancer. Parce qu'il ne l'apprenait pas comme il fallait. Comment ce mec-là il était donc parce qu'on le voyait Horrible, horrible, horrible, horrible, un monstre, ah bon moi j'ai pas pleuré. C'était pas le gendre idéal quoi Ah non pas du tout mais il était méchant avec tout le monde, bon on dira que c'est un peu la faute de la coque, c'est vrai.
La coque ça rend, elle s'arrange. Ah quand tu as pris plus de 2 3, je sais pas s'il y en a qui qui prennent de la tête ici. Ah ici. Je sais pas, non, ça va, non ils prennent pas, c'est comme si Hanouna, quand je suis passé chez Hanouna, il a personne qui prenait de la coque. T'as vu les tronches des mecs, ils étaient bourrés de coqs.
Alors comment on reconnaît ça Ouais, c'est intéressant, comment on reconnaît Je l'ai dit Hanouna, mais c'est quoi une église ici, il n'y a que des enfants de coeur dans ton truc.
À la fin de l'émission, je dis putain mais Hanouna là, qu'est-ce qui se passe Tout est chroniqueur et il ne touche pas la coque sinon Et tu penses que toi J'en connais, mais tous, j'en connaissais 4 ou 5, ils sont pourris de corps qui disent ah non moi je n'ai jamais touché, c'est ma copine qui prenait, on allait en boîte, on allait aux bains douces, mais ma copine qui prenait, moi je la regardais faire, vas-y, arrêtez votre cinéma, bande de sale hypocrite et toi.
Alors justement, là je te demande et je t'interromps là-dessus Gérard, tu as côtoyé tous ces gens de ces personnalités, même ces politiques que tu décris dans tes livres, qui prenaient de la coke, qui était le nez plein de poudre comme tu le disais, comment on reconnaît quelqu'un qui prend de la cocaïne au stade que tu décris Est-ce qu'il y a des signes extérieurs Pour moi c'est simple évidemment il y a des signes extérieurs assez simples.
J'ai dit mais il y a plusieurs manières de reconnaître, c'est-à-dire que bon comme un médecin il pourrait reconnaître telle ou telle maladie chez quelqu'un. Donc moi ça fait 40 ans que j'en prends et je vois tout de suite alors déjà il y a le regard, le regard, le regard ça ça.
C'est quoi la pupille dilatée Ah la pupille dilatée, le regard fixe, pas de sourire, pas de, ben voilà, ça tu le regard ça veut tout dire, c'est c'est c'est c'est le comment dirais-je, c'est le truc de l'âme qui ressort, le miroir de l'âme, le regard et dans le regard tu as tout vu déjà, mais il faut connaître, tu vois on voit bien que tu n'as pas pris de cop, tu aimerais bien en prendre on voit bien que tu n'as pas pris de cop parce que tu as les yeux vifs, brillants, souriants et tout.
Observe tous tous les gens qui parlent, qui font des discours et tout, bon certains politiciens, on peut dire ça. Observe-la. Tu avais notamment été, tu étais le dealer de Jacques Chirac.
¶ Cocaïne et pouvoir : les liens avec les milieux politiques
Oui bien sûr, ça c'est quand même un travail de Jacques Barrau et de Montréal. Mais déjà excuse-moi, ça va faire sursauter plein de gens parce que tu l'as dit dans On a un peu du mal à quand même imaginer Jacques Chirac se prenant des rails de coke quoi. Ah oui. Et d'ailleurs, c'est-à-dire que comment ça se passait Tu as été appelé par l'Elysée à l'époque pour J'étais, le chauffeur de Chirac était le cousin de mon lieutenant. Vous avez un lieutenant qui s'appelait Elie Malka.
Quand tu appelles un lieutenant dans ton vocabulaire à toi ça veut dire quoi Non lieutenant mon second quoi celui-là. D'accord oui ton lieutenant. Vous me secondez garde le corps, porte flingue tout ce que tu veux Elie Malka, il a fait les 2 guerres en Israël et tout c'était insolite et puis j'avais un anglais qui a été sergent dans la légion pendant 5 ans. J'étais très solide mais ils m'ont quand même balancé, ça va. Et donc à un moment on dit tiens.
Je suis tombé avec 15 kilos de cocaïne, ça fait mal, j'ai pris 15 ans de prison.
Donc eux ils se sont défilé non non madame c'est pas moi c'est lui le patron voilà c'est Mais tu connaissais le client le destinataire final, tu es sûr c'était Chirac Ah mais certain puisque moi-même je lui ai emmené 100 grammes dans la propriété de comment il s'appelait déjà, Dassault de Serge Dassault, c'était pour Chirac, c'était son chauffeur qui venait prendre et puis comment il s'appelait la putain, Jacques Barrau, Jacques Barrau il m'a donné 2 chèques de Chirac,
donc là, il raconte une anecdote. Il t'a fait opposition. Et tu racontes une anecdote dingue dans un tel livre, c'est-à-dire que tu n'avais pas été payé et là, alors raconte-nous cette anecdote. Alors Chirac avait donné 2 chèques, un un de 4000 et un de 11000 à Jacques Barrau qui était le le le le le verrou de de l'époque, le patron de l'UDI, puisque c'était truc social, non centre, le centre.
Et donc il lui a donné 2 chèques et Jacques Barrau, il m'a, il m'a acheté bien sûr de la cocaïne et en même temps il m'a acheté des costumes volés de chez Smalton. Ah oui, il se servait, qui revendait à ses amis législateurs, ils prenaient tous. Les costumes de chez Smalto, ils passaient tous des vestes en cuir et des manteaux en cuir, je lui vendais chaque barreau, il les revendait aux législateurs, aux sénateurs, tout le monde. Ah il ferme les yeux quand il s'agit de gagner les chèques.
Et donc il ne paye pas un jour et un chèque qui joue. Alors il ne me paye pas, il me dit tiens j'ai des chèques, je lui dis vas-y, je dis mais c'est Chirac, mais c'est pas grave prends, moi je prends et je les mets à la banque, du coup Chirac on l'appelle, il me dit attention on a des chèques de nanana alors opposition. Ah tu veux opposer d'accord.
Il veut me il veut me baiser la gueule ok chacun à son tour j'ai attendu le bon moment, il me commence en larmes de cocaïne je prends 50 grammes et je mets 50 grammes de laxatif dedans. Et bonjour la fiesta, je les emmène moi-même personnellement pour voir la fête là-bas, tous les gens, toutes les femmes qui sortent en grand robe, qui vont derrière un petit buisson, vous vous préférez Vous avez mis du laxatif au milieu tu l'accord.
Et Chirac et compagnie tout le monde courait, chez de l'assaut il y a au moins 50 hectares, donc il y avait de l'ensemble, mais tu les voyais courir avec des hauts talons et tout, moi j'ai failli mourir de rire ce jour-là. Parce que ça ça amène à un autre sujet, c'est vrai que la coke est à coke et pas coke, la coke la coke des banlieues, est-ce que c'est la même de celle des votre quartier Alors qu'ils avaient tu vois bien elle était pure à 100 pour 100, de par exemple.
Et ça venait, tu l'importais de l'étranger, tu as J'allais la chercher là-bas, j'ai impacté Là-bas c'était quoi l'Amérique du Sud Oui au Venezuela, Pérou ça dépendait des pays, j'allais un peu partout. J'avais des bons amis et on me donnait de la coque 100 pour 100 pure.
Est-ce qu'il y avait des des, est-ce que tu as eu des des des exceptions des gens qui dans ce métier n'ont été que tu côtoyais, avec qui je pense peut-être tu as, je ne dis pas avec qui tu as eu l'occasion de sympathiser, qui ont vraiment conservé leur amitié, mais ils n'ont jamais trempé là-dedans dans la, qui n'ont jamais voulu avoir de coke. Et tu parles d'avis de politiciens.
Ouais, comme tu connaissais tout le monde, tu connaissais, je suppose pas que des gens qui prenaient de la coke, donc je suis Ah bah j'ai connu des bons moments. C'était de l'or vendre. Ta came, c'est le cas de le dire. Donc toi ton boulot, évidemment, c'était dire à tout le monde c'est le paradis, prenez-en quoi. Est-ce que tu as eu des gens qui t'ont surpris parce qu'ils ont résisté et qu'ils n'ont jamais, qu'on imagine C'est rare.
C'est des années quoi, quatre-vingt-dix, quatre-vingt-six, à grand prix ça a commencé en quatre-vingt-six, quatre-vingt-six et les bains douches après. Oui, comme ça, comme ces gens-là, c'est ce que disent justement les mecs du show business, il fallait les voir, il fallait voir leurs tronches à 11 heures midi, ce matin, non, chez Hubert Buchobza.
Qui était le propriétaire historique de chez nous, avec ses 2 associés, on allait après Qui recevait les plus grands Jack Nicholson de Niro, c'était les grands membres.
Guillaume Non mais c'est moi qui fournissais Jack Nicholson, De Niro, Dolphin, le fameux mannequin j'oublie son nom, c'est moi, lui il m'attendait, il me disait Gégé tu m'as emmené 10 grammes parce qu'il n'ouvrait pas sa boîte s'il n'y avait pas 10 grammes dans la poche, 10 grammes pour lui et ses amis et tout, et c'est moi qui fournissais toute la galerie là-bas, lui aussi, il avait 2 associés qui vendaient aussi.
Quelle est la personnalité du cinéma qui se droguait le plus selon toi, qui peut-être, il y en a eu un peu Je crois que c'était Dolph Longrie. Ah ouais, C'était le boxeur qui était Rocky, je suis les doigts, lui c'était.
D'ailleurs on l'a plus trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop il s'appelle le Belse là déjà.
Jean-Claude Van Hen, tu vois Oui Jean-Claude Van Hen, lui c'était. C'était un de tes clients Jean-Claude Van Hen De temps en temps ouais quand il venait à Paris ouais, moi j'en ai eu peur moi, mais de lui alors il n'allait pas avec le dos de la fourchette, il allait à la louche lui. Et il y a une résistance, il y en avait certains d'ailleurs on a connu des des à France aux Saigants, des gens qui se sont jamais cachés d'abord.
¶ Drogue et corruption : l'autre visage des élites françaises
Elle alors là ne m'en parle plus, elle me donne des cauchemars, elle me donnait des boutons à France aux Saigants, elle une résistance non mais non elle est morte de elle est morte à cause de la coque elle est allée trop loin c'était elle elle me prenait 50 grammes par semaine François Sagan c'était une horreur fallait pas rester avec elle il fallait te sauver.
Et puis tu as eu aussi ton talon d'Achille parce que tu es un grand séducteur devant l'éternel, je suis toujours entouré de de super femmes, tu as eu des des ce qui est incroyable des comédiennes, des gens très connus Qui qui ont beaucoup. Il y a eu beaucoup. Il y a plein de gens en t'écoutant se disent ce type il est mythomane, il n'a jamais été D'achille mytho alors qu'on fasse des procès putain c'est simple.
Pierre Berger, Yves Saint Laurent sont des gens aussi que tu avais J'ai été au tribunal contre Pierre Berger et Yves Saint Laurent j'ai gagné le procès, J'ai fait pleurer tout le monde, j'ai raconté ce qui se passait à Tonton. Et là il y avait de la coke aussi à Tonton Ah, il y avait comme ça. Est-ce que l'économie de la coke en France est toujours la même selon toi Non, c'est la plus grande des économies en France, avec les armes.
Et je dis, je l'ai dit et redit Je veux dire l'économie dans les banlieues parce que finalement on sort à peine d'une campagne électorale qui a été On peut même dans les prisons, tu veux de la coque en prison. Il y a de la On peut avoir la coque en prison Tu te montres ce que tu veux, tu veux de l'héroïne, tu veux du shit, de la coque en prison, mais vas-y, mais c'est sérieux. Surveillant la même chose. Mais c'est les surveillants même qui t'amènent, je rigole quoi.
Moi quand je suis rentré là-bas, il y a un surveillant qui me dit ah vous, vous êtes connus et tout, c'est bien, vous avez besoin de quoi que ce soit, vous me dites, des bouteilles de whisky, même une arme je pouvais demander des téléphones, tout ce que tu veux, supermarché. Alors il y a plus de drogue dans les prisons qu'en France.
Non mais sans déconner, la cocaïne c'est c'est ça gère la France, il faut pas croire, c'est c'est une économie puissante, c'est ça chippe par 1000000000, par 1000000000, la cocaïne shit aussi, il ne faut pas se tromper. Ah oui parce que la cocaïne Les drogues ils l'ont perdu d'avance, je l'ai dit je l'ai dit à Darmanin, Darmanin ne fatigue pas, blablabla, blablabla.
Toi t'es pour la dépénalisation du shit, c'est ça Ah mais je vais faire une émission là, je vais tout casser là, il faut qu'ils dépaient, parce que c'est pas normal qu'on dépénalise pas le cannabis, c'est pas, on est le seul pays d'Europe qui qui est encore comme ça contrôlé. Pourquoi Parce que la police s'enrichit grâce au cannabis, voilà, je le dis tout haut, tout fort. Ils veulent, ils s'enrichissent, ils s'enrichissent, pour du cannabis de l'Europe.
Mais dire quoi Qu'est-ce que tu veux dire ils s'enrichissent Je veux dire que les flics se remplissent les poches grâce au cannabis. Ils détournent, ils prennent, ils mettent dans la poche et ils revendent. Moi-même j'avais un flic qui m'a emmené du cannabis, il me disait tiens tu peux le vendre ou de la coque, tiens vends vends vends on partage, mais ça c'est commun.
Avec leurs petits salaires tu crois qu'ils tiennent le coup les flics ou quoi Tu rigoles ou quoi ils tiennent pas de coup Ils tiennent pas le coup. Donc les théories c'est encore une réalité ce moment. Mais c'est comme dans tous les pays au Maroc on laisse les flics se remplir parce qu'ils ont des petits salaires de 300 euros, qu'est-ce que tu veux qu'un flic il vive En France c'est quoi, mille-sept-cents, mille-huit-cents euros.
Comment veux-tu qu'ils vivent Les surveillants de prison ils tous 3 fois rien. On les laisse pour pas qu'ils se fâchent, pour pas qu'ils fassent des grèves des ci de là, les flics sont contents. Moi si j'avais su, je serais devenu flic moi au lieu de voyous, flic ou voyous, moi je serais devenu flic je te jure que j'aurais un yacht ici. Être sûr, il y a eu ce commissaire qui est tombé quand même à Lyon.
Ah c'est rien lui à Lyon, on connaît bien mais il n'y a pas que lui, il y en a plein et si moi je voulais j'en fais tomber un, j'en fais tomber un paquet. Vous me menacé aujourd'hui ou pas Non. Si oui on a essayé de me tuer elle peut te le dire dans ma ferme il y a 2 mecs qui sont venus mais ça c'est le rapport au tome 3, l'éducation d'un voyou, ces rapports au roi du Maroc 2 marocains qui ont essayé de me tuer. Ils sont rentrés facilement dans ma ferme mais pour sortir ça a été autre chose.
Tu fais toujours attention aujourd'hui tu Plus que ça mais moi j'ai j'ai l'avantage dans ma ferme que j'entends l'écho des voix à un on entend à 2 kilomètres, j'entends à 2 kilomètres les gens parler et quand j'ai entendu il était 10 heures et demie du soir déjà quand j'ai entendu parler en arabe marocain que je parle parfaitement, je dis oh là là là il y a du Marocain qui arrive donc c'est le roi du Maroc qui me les envoie parce que j'étais chaud dans le livre que tu le connais, quand ils sont
venus ils ont sauté par le au-dessus du mur de ma propriété, j'ai des fusils de chasse, j'ai le droit. Moi la nuit, je dis c'était 10 heures et demie, 11 heures du soir j'ai cru que c'était un sanglier, c'est tout. Il y en a un qui est reparti peut-être mais l'autre difficilement elle a laissé un demi litre de sang par terre voilà c'est tout c'est tout.
Alors t'as pas t'as pas eu la tentation nettement une fois de replonger Gérard Non ça m'intéresse plus puis j'ai mes bouquins qui me rapportent bien tout ça non non ça m'intéresse. Comment tu vis aujourd'hui Mais merveilleusement bien elle peut te le dire Annabelle, c'est 7 voitures, j'ai une ferme, j'ai 5 appartements tout va bien.
Oui mais alors là les gens vont se dire finalement tu as mis de côté c'est ça enfin tu avais fait Et ça ne les regarde pas, je les ai mis de côté qui viennent me le dire, en face ils ont des goûts, qu'est-ce que c'est que ce bordel On fait comme on peut.
Alors dans ce cas-là, ils n'ont qu'à les fouiller dans les poches de tous les ministres et tout, qui a Zelensky là, de de de l'Ukraine, il est multimilliardaire, tu avais le la la maison qu'il avait, j'ai dit la maison, un château de On parle de la corruption qui a toujours En Crimée, il avait un truc qui coûtait 200000000 de dollars, Zelinski un petit un petit acteur de théâtre, mais tous c'est tous des bandits, c'est eux les voyous, c'est eux ils nous rackettent, ils nous rackettent tous.
Il n'y a rien sur Tom Cruise, juste la scientologie. Non non il est net ça se voit, il est net. D'accord. Il est net, il est très net. Ouais mais il est passé par là avec la scientologie et toute toutes les conneries il est passé par là et attends c'est pas un peu Ça ça t'a étonné qu'on parle pas de la scientologie quand il est venu ici parce que il y en a beaucoup qui disent que c'est le numéro un de la scientologie. Oui c'est le numéro un c'est c'est c'est probablement lui le grand patron.
Et puis on disait qu'il avait mis sa carrière un moment peut être en difficulté parce qu'il trouvait avant ça donc du coup maintenant il a d'ailleurs accordé aucune intervention. Attention, quelle difficulté. Elle a été critiquée et il a été essayé là. C'est ça un peu, maintenant on parle plus de lui parce qu'il ne veut plus qu'on parle de lui, mais c'est tout, c'est simple.
¶ Gérard Fauré : de trafiquant à témoin du monde du cinéma
Alors, il y a une anecdote aussi dans dans dans toutes les livres de qui qui sont d'ailleurs tous pleins d'anecdotes. Tu as une anecdote qui est quand même assez dingue, que tu racontes, alors là encore, pardonne-moi Gérard, mais qu'on ne peut pas vérifier, tu avais rencontré, enfin tu as eu l'occasion d'après, Travolta c'était l'occasion du Normalement c'est moi qui aurais dû tourner dans le film avec Travolta, sans Travolta.
Le Saturday Night Lars. Oui bien sûr, mais même les autres, mais il aurait fallu que je devienne homosexuel pour ça et moi ce n'est pas mon truc. Alors là, c'est incroyable ce que tu racontes qu'on t'avait proposé, c'était le réalisateur de Saturday Nightly Oui, il avait Travolta sous la main, il m'a dit voilà j'ai lui et j'ai toi. Des jumeaux un peu plus gros. Et c'était donc ce ce mec tu le connaissais, comment tu as fait Non, ce mec je l'ai rencontré au Maroc à Tanger.
Mon mon cousin avait un Non, je parle du réalisateur dont j'ai pu le nom. Oui Robert Stewood, Mon mon cousin avait un magasin d'antiquités mais formidable à Tanger et lui il débarque un jour il me voit moi j'étais mignon il faut le dire quand j'étais jeune. Tu avais une bagnole tu étais une sorte de marche-arrive quand même. Oui voilà d'ailleurs. Parce que je sais ça va, ça passe.
Mais à l'époque, c'était mieux et dans Tout le monde a fait en prison d'ailleurs, petite parenthèse, tu t'entretenais, tu faisais dix-huit mille-neuf-cent et cinq-cents pompes par jour. Par jour. T'as jamais craqué Jamais du tout. Dix-huit ans à la barre. Dix-huit ans à la barre. Dix-huit ans à la barre. Dix-huit ans à la barre. Dix-huit ans à la barre. Dix-huit ans à la barre. Dix-huit ans à la barre. Dix-huit ans à la barre. Dix-huit ans à la fois.
Je faisais des séries de 25 séries de 20, c'est-à-dire cent-cents fois, cent-vingt kilos ont développé le coucher. Les gens tombaient sur le cul. Je ne sais pas, j'ai une force de la nature, je ne sais pas d'où ça vient, c'est une chance. Et alors Tanger. Ça vient, alors Tanger, donc Robert Stigour il rentre et il voit des trucs très beaux et tout doudou, mais il vient vers nous, il dit qui est le patron aussi, je dis c'est lui.
Il dit voilà il lui dit je t'achète pour 50000 dollars tout de suite mais tu m'emmènes les trucs à Londres avec ton ami moi donc on dit d'accord, il paye le voyage et tout.
On prend l'avion avec les trucs des trucs fragiles et tout et après on arrive à à Londres à Heathrow et là il y a une Rolls-Royce qui vient nous attendre et tout qui nous fait faire le tour de de Londres et tout et tout et on débarque dans un château mais quelque chose inimaginable un château refait il y avait des Ferrari, des panses de tout en bas, il y avait toutes sortes de belles bagnoles et tout et voilà et il nous invite à rester 15 jours, il y avait Noël jour de l'an et tout.
Et c'est à jour de l'an qu'il m'a mis de la drogue là, je sais plus que c'était vraiment je saurais jamais ce que c'était je suis tombé presque je suis monté dans ma chambre moi mon mon cousin il était rentré il était remonté dans la jambe parce qu'il avait senti venir la patate surtout qu'il n'avait pas beaucoup fumé moi j'étais un petit peu un zinzin et je monte là-haut, je me mets, je m'allonge sur le lit et Robert Stegwood, il rentre dans la chambre et
il me saute dessus, je lui mets un coup de pied dans le ventre, je l'ai jeté contre le mur. Bon il est tombé assommé. Il se réveille et il vient il me dit bon à 6 heures du matin tu prends tes valises, il dégage, je lui dis ben je prends mes valises, je dégage. J'étais dans une chambre où il y avait tous les les les trente-trois tours en or de Elvis Presley, avait une fortune. Déjà se posait comme on lui piquait mais c'était pas facile, il y avait des barnes partout et tout.
Voilà donc j'ai perdu la place que j'aurais dû occuper, c'est pas du, c'est pas de la mytho, c'est la vérité stricte vérité. Tu serais peut-être aujourd'hui en train de monter les marches. Tu crois qu'il est dans un bon état Travolta là Non, la Travolta ce n'est pas lui histoire, mais ce que je veux dire tu aurais pu devenir acteur quoi. Oui, je n'en ai rien à foutre franchement, acteur, monter les marches, descendre les mains.
Ça faisait un peu grisé quand même, donc c'était vraiment pour le moment. Mais comment on est heureux dans ma petite ferme, c'est vrai ou pas On est heureux, on est au paradis. J'habite à Versailles aussi, je suis au paradis, la vie que je mène ça me suffit. Demain on propose d'être acteur, je refuse. On m'a proposé 2 ans de Netflix au Brésil et j'ai refusé. Demande à Philippe il te le dira, mon manager.
Il va te le dire, j'ai refusé, je ne veux pas aller au Brésil, me faire chier 2 ans là-bas avec les fous. Et tu ne devrais pas être l'acteur principal du séraphet sur ta vie par exemple, tu crois que les jeunes gens. Tu sais en effet que tu as rencontré pas mal de réalisateurs qui s'intéressaient. Franchement ce monde-là me dégoûte, il me dégoûte. Je sais qu'ils sont pervers, ils sont malades, ils sont, ils ont toutes les maladies du monde.
Romain Polanski, il avait, il ne parle pas de City, il nous donne des boutons, ils vont me faire vomir ce mec, tu rigoles quoi. Roman Polanski tu me parles de ce mec Tu l'as côtoyé Non, mais je sais des choses sur lui, non je ne veux pas entendre parler de ce mec, c'est une horreur. Attends, c'est une horreur. Il a violé, violé, violé et puis il s'en sort toujours.
Est-ce que toi par exemple, Gérard tu aurais imaginé là par exemple que tu serais aujourd'hui voilà en pleine mer sur ce magnifique bateau, est-ce que tu n'as pas cru à un moment donné que ça allait mal se finir quand même parce que pour l'instant bon, on va dire qu'il y a une happy-heure Ça devrait être mal se finir pourquoi. Parce que au niveau où tu as été de trafic de drogue, tu étais quand même, tu as fait de la couverture des quotidiens avec le diable. Avec le dialogue. Avec le dialogue.
J'ai vu là, j'ai fait la une du parisien quand on t'avait arrêté. Oui bien sûr, écoute j'ai pris beaucoup d'années de prison, mais pas qu'en France. Non mais tu avais même peur, tu me l'avais dit en antenne tiens, allez un partout, tu m'avais dit en antenne que tu avais peur peut-être que des gens veuillent peut-être avec tout ce que tu balances, un jour te faire taire.
Ah mais ce n'est pas une peur ça, c'est c'est disons que c'est Jusqu'à la fin de ta vie, on sera sur tes gardes On peut dire ça quand même, je suis quand même sur mes gardes, c'est vrai, attends bien sûr, mais jusqu'à ma fin, non mais écoute depuis les 4 ans que j'emmerde le monde, et là ça va tout se passe bien.
Je rase pas les murs je rase pas les murs je suis partout à la fois partout et on m'en met c'est à part les 2 marocains mais je prévois les choses je connais leurs vices je connais leurs moyens je sais comment ils s'y prennent tu vois donc je suis très méfiant, très très
¶ Prisons françaises : inégalités et traitements de faveur
méfiant. Et puisqu'on est encore une fois je le dis là, on est un peu en marge de ce festival de cinéma et puis de ce politiquement correct, est-ce que ce qui est traduit dans les films reflète bien la réalité Non pas du tout pas du tout surtout C'est plus grave. Des prisons alors là je suis pas d'accord c'est que du mensonge.
Les prisons américaines je veux bien les prisons sud américaines pareil les prisons françaises faut arrêter c'est du cinéma les prisons françaises c'est du formule un c'est non mais c'est des des les chambres et tout les non il se passe rien dans les prisons françaises faut arrêter les mensonges.
Tu veux dire que finalement c'est pas si difficile la prison en France c'est ça Moi demain il me propose 6 mois pour me reposer là-bas dans j'y vais moi à la santé, c'est bien c'est reposant, j'écris des livres, je fais des poèmes. Mais peut-être dans le carré VIP non Ah oui évidemment, plus ou moins oui, on va dire que là quand j'arrivais on me donnait une cellule de 20 mètres carrés.
Et Balkany, il t'a fait pitié pour eux Qui Et Balkany Pitié de ça, mais tu rigoles, mais j'ai fait une émission sur ce salopard. Mais parce que Balkany demandait la dernière, il va falloir qu'il a volé des dizaines de 1000000 d'euros, mais je l'ai massacré dans une émission.
Je dis mais ta pente Balkany, tu fais le beau gosse là, tu vas tu vas arnaquer tout le monde, tu as une grosse gueule, et puis dès qu'on te, on t'ouvre la porte de la prison, ah mais ma santé n'est pas compatible avec moi, avec la personne, avec qui elle est compatible, la prison personnelle, j'ai dit, c'est pas, attends compatible, je fais des conneries, je les assume, mais soit psychologiquement. Non, mais on ne savait pas l'effet que ça a sur d'autres.
Non, mais lui, il commence à pleurer, sa femme lui dit, ah, moi aussi, on me met en prison, je me suicide, ah, pour voler les 1000000, ils ont appauvri la la, non mais les villas portent le mot, ceci. Non mais là, comment ils savent Par parlant tu veux dire. Il a fait raser, exproprié des tas de pauvres gens pour obtenir le terrain et faire construire des grosses tours qui lui rapportent des 1000000 de Ça scintille bien ça.
Et au moment où on lui chope et qu'il a de la prison, il s'est foutu de la gueule, en même temps il se fout de la gueule de tous les détenus de France, de la justice et de la pénitentiaire. Le mec en lui met un bracelet, il ne répond pas, il ne fait pas, il ne suit pas, il ne respecte pas, il se prend pour qui Non mais il se prend pour qui C'est injustiable comme tout le monde.
Moi ça m'énerve de voir un type comme ça, moi quand on me chope, c'est direct la prison, il n'y a pas de bracelet, c'est prison, ok, je rouge pas. Vous n'avez jamais bénéficié de les laisser gronder. Jamais jamais, j'ai fait, d'ailleurs je demande à faire ma peine sèche, je ne veux pas de cadeaux, je vais jusqu'au bout parce qu'après les bracelets, les merdes et si je n'en veux
¶ MeToo, tabous et cocaïne dans les sphères inattendues
pas. Ton regard sur la période MeToo aujourd'hui puisqu'on le voit quand même, il y a quand même eu un avant et un après, tu ne peux pas le nier quand même entre l'avant Harvey Weinstein et puis quand même ce qui s'est passé, l'affaire Epstein, on a reçu Carl Zero ici encore récemment.
Il y a quand même, il y a quand même, il y a quelques trucs qui ont changé ou selon toi vraiment D'abord pour parler de Carl 0, c'est très bien ce qu'il fait d'accord, mais lui il parle de faits mais il ne les a pas vécus, moi j'ai vécu, moi j'ai trempé dans ce milieu et dans mon temps de casse je vais expliquer ce que j'ai fait. J'ai honte de l'avoir fait mais j'étais sous coque, c'est mon excuse, d'accord Donc j'étais presque irresponsable.
Le procès par exemple Johnny Depp Amber Heard, alors là c'est encore une autre histoire. Et ça c'est une autre histoire, ça c'est c'est une nana qui veut lui prendre quatre-vingt-douze 1000000 d'euros et elle fait tout pour, c'est honteux. Moi je trouve que c'est honteux. D'abord quatre-vingt-douze 1000000 d'euros pour quelle raison Soit disant il l'a frappé, non il est stoïque Jonathan. Il disait qu'il était sous l'emprise, alors lui c'était de l'alcool plutôt. L'alcool et la cocaïne, attends.
Ah lui aussi il est sa petite là comment elle s'appelait la chanteuse là cette question. Ouais ouais mais tu vois un taxi là. Ouais ouais mais tu vois un taxi là. Ouais ouais mais tu vois un taxi là. Ouais ouais mais tu vois un taxi là. Ouais bon. Elle a dit qu'il prenait beaucoup de coques, mais moi je dis que la cocaïne maintenant, d'ailleurs il y avait l'autre jour une émission, tu l'as vu là c'était l'épidémie de cocaïne en Europe, c'était marqué en grand, une émission qui parle de ça.
Je dis que la cocaïne elle est derrière, presque tout. Tout le monde en prend. Ah tu crois que ça, tout le monde en prend. Pratiquement, moi je dis ce que ça coûte, tout le monde ne peut pas en prendre Gérard. Ils se trouvent le moyen, les nanas trouvent le moyen, ne t'inquiète pas. C'est le crack, à un moment tu en avais parlé Thomas, selon toi, tu prends le pire des dents. Non, mais ça, ça ne coûtait pas assis, mais la côte, tu ne vas pas me dire que tout le monde peut prendre de la cocaïne.
Moi, je connais des chauffeurs d'autobus, des chauffeurs de train qui prennent la coque, et des pilotes d'avion et des hôtesses de l'air en quantité. Oui tu connais l'histoire Non, non. Tu ne connais pas l'histoire du pilote d'avion Un soir je reçois la visite de 2 hôtesses de l'air que je connaissais bien, qui prenaient de la coque régulièrement. Bon elle m'invite à manger et elle, il y avait 2 pilotes avec nous, 2 pilotes d'avion.
Ok ils prennent la coque et ils boivent et tout et tout, ils dorment pas. Moi le lendemain je devais partir en Amérique du Sud Et qui je vois à l'aéroport et qui pilotait l'avion que je devais prendre, c'était eux. Ils n'avaient pas dormi, ils avaient bu comme des trous et ils avaient pris de la coque à tout va. Et ils pilotaient l'avion. C'est-à-dire qu'il y a des pilotes d'avion qui prennent de la coque.
Ah je peux te, quoi Arrête, je suis presque tous, mais arrête tu es trop naïf et je veux dire que quand il y avait des turbulences, je me chie dessus. Quand l'avion faisait, ça y est on va tomber putain mais pourquoi j'ai pris cet avion On va terminer, j'ai pris cette avion. On va terminer sur une note vraiment extrêmement quand même, j'espère importante, c'est de dire qu'au final la coke, c'est un c'est un or C'est un fléau, c'est un fléau. C'est un fléau, voilà. C'est un fléau, c'est un fléau.
C'est un fléau, c'est un fléau. C'est un fléau, voilà. C'est un fléau, on n'en fait plus partie. De toute la promotion et tu ne fais pas du tout la promotion de ça, parce qu'il y a une marge de ça. Parce que j'évite trop de saloperies, trop de saloperies, et c'est pour ça qu'à un moment quand j'ai recouvert vraiment mes esprits on va dire, j'ai dit putain là il faut que j'arrête parce que c'est c'est horrible ce qui se passe.
Si ça avait été comme dans les débuts de manière festive, on prend de la coque, on s'amuse, on danse, on chante, on fait l'amour, on est bien. Mais là il y a eu trop de dérivés, mais vraiment trop de dérivés avec des petits enfants, avec des femmes, des viols, des moeurs, des hommes, des femmes. Donc on assiste bien là-dessus voilà, c'est un Ah non mais c'est une horreur, la coque c'est le diable. D'abord en Amérique du Sud on l'appelle le diable. Voilà, la coque c'est le diable.
Je ne veux pas faire l'apologie de de la coque. Par contre du cannabis, je le ferai volontiers. Mais la coque non. Il faut que, comment te dire qu'on arrête de poursuivre les vendeurs de cannabis et toutes les forces de police qui étaient sur le cannabis, les unir avec d'autres flics pour attaquer la coque, parce que c'est un fléau gravissime, de plus en plus, c'est gravissime.
Et tu penses qu'on arrivera un jour à avoir la peau de la coque et du trafic de la coke dans le monde ou c'est Si on laisse tomber le cannabis, qu'on le légalise et tout, oui on pourra, on pourra. On sait où trouver les cocailles normales, si, c'est facile comme tout, mais il n'y a pas de volonté, il n'y a pas de volonté. Les élites, les politiciens, les législateurs, les sénateurs, tout le monde, tout le monde en prend, après je te dirais pour certains c'est presque une obligation.
Mais tant que ça reste une obligation, ça va. Mais pour certains, quand un mec, un ministre ou ça il a besoin de voyager de ci, de là à gauche à droite, de faire des discours, il a besoin de com, je le comprends. Mais tant que c'est pour ça, ça va.
Mais quand ça commence à partir en sucette, en vrille, dans les boîtes, les viols, les ci, dans les parties, dans les parties, tout ce qui se passe, mais les femmes ne savent même pas, elles prennent de la coque aussi, plus du champagne plus ça, après elles sont KO, on fait ce qu'on veut. Et ça j'ai vu des trucs et les enfants et tout. Non non la coque il faut l'arrêter absolument.
¶ Conclusion avec Gérard Fauré
Bien ce sera le mot de la fin, merci beaucoup Gérard en tout cas pour cette belle émission, longue émission qui va encore, je pense, nous occasionner plein plein de commentaires. Je n'espère pas plus, en tout cas, peut-être pour toi d'ailleurs non plus. En tout cas, Soleil, tu vois, est sur le point de se coucher. C'est peut-être une sorte de manière de dire aussi peut-être d'être un peu discret, on ne sait pas. Oui, ça fout le soleil.
Voilà, en tout cas, on était ravis d'avoir des invités que j'avais promis incorrectifs. Donc, on se retrouve bien sûr très prochainement en studio à Paris. En tout cas, on se souhaite une bonne fin de festival quand même, parce que je pense que tu vas malgré tout quand même, mon petit mot, me laisse entendre en profiter un petit peu. Merci beaucoup en tout cas de nous avoir suivis. On se retrouve très vite et comme je ne cesse de dire, surtout restez incorrectifs. Très bonne fin de soirée.
