FRANÇOIS GERVAIS : STOP À L'ANXIÉTÉ CLIMATIQUE ! - podcast episode cover

FRANÇOIS GERVAIS : STOP À L'ANXIÉTÉ CLIMATIQUE !

Mar 23, 20251 hr 27 minSeason 7Ep. 27
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Episode description

À l'occasion de la sortie du livre, "Il n'y a pas d'apocalypse climatique" (éditions de l'Artilleur), Éric Morillot reçoit son auteur, François Gervais, pour discuter des questions climatiques et énergétiques. Ils explorent la censure médiatique, le lien entre dette publique et politique énergétique, et l'analyse coûts-bénéfices de la décarbonation. La discussion aborde la production de panneaux photovoltaïques, la crédibilité des modèles climatiques, et l'impact du méthane bovin. Ils examinent également l'éco-anxiété, la pollution aux particules fines, et le rôle des énergies renouvelables. Enfin, l'épisode se penche sur les politiques européennes, la gouvernance climatique mondiale, et l'importance de l'adaptation au changement climatique. (0:16) Introduction et présentation de François Gervais (0:58) Mise en garde de l'Arcom et censure des médias publics (2:56) Lien entre dette publique et politique énergétique (4:26) Coûts et bénéfices de la décarbonation (7:06) Faible médiatisation de certaines opinions sur le climat (9:13) Le rôle de l'émotionnel et les bénéficiaires de la décarbonation (12:10) Production des panneaux photovoltaïques et preuves du réchauffement climatique (25:25) Crédibilité des modèles climatiques et rôle des experts (29:15) Peur comme instrument de pouvoir et variations climatiques naturelles (34:48) Impact du méthane bovin et attaque contre l'élevage (43:53) Éco-anxiété chez les jeunes et émissions de CO2 de la France (49:53) Pollution aux particules fines et exemplarité nucléaire française (51:33) Réalité des énergies renouvelables et transition énergétique (55:18) Problématiques des voitures électriques et limites de l’hydrogène (59:57) Implication des milliardaires et politiques européennes sur l’électrique (1:04:09) Enjeux environnementaux et difficulté d'exprimer des opinions divergentes (1:15:10) Impact limité de la décarbonation et importance de l'adaptation (1:18:30) Rôle des agriculteurs et possibilité d'un refroidissement climatique

Transcript

Introduction et présentation de François Gervais

Bonsoir à tous, bienvenue dans ce nouveau numéro des incorrectifs, je suis ravi de vous retrouver donc à l'occasion donc de la visite de ce nouvel invité dans nos studios, une visite suite à une première émission qui avait été un carton, c'était déjà il y a assez longtemps et en tout cas je suis ravi de le recevoir à l'occasion de la parution de son dernier ouvrage donc qui je pense va être de nouveau un best-seller puisqu'il s'intitule, il

n'y a pas d'apocalypse climatique, modèle, mesure et prévision, se délivrer de l'éco-anxiété, voilà pour le programme, donc un livre qui paraît aux éditions l'Artilleur et son auteur est donc avec nous une nouvelle fois ce dimanche soir, François Gervais, bonsoir. Bonsoir. Merci de votre invitation.

Mise en garde de l'Arcom et censure des médias publics

Merci de l'avoir accepté à nouveau et puis alors je suis d'autant plus heureux de vous recevoir que vous avez quand même une particularité cher François Gervais puisque vous faites partie des rares auteurs qui quand on les reçoit à la radio et bien suscite une mise en garde de l'Arkhov, je crois que c'était chez mon ami André Berkhov sur Sud Radio. C'est bien ça.

Donc c'est quand même une sacrée décoration, comment vous l'aviez pris J'ai l'impression que par la dérision, je dirais, j'irais même jusqu'à dire que c'est grotesque. Alors quand même, moi ce qui m'interpelle quand même, c'est que je me demande quelle légitimité quand même, l'art comme a pour quand même se permettre de juger des compétences d'un physicien, accessoirement essayiste comme vous. J'imagine que toutes les les membres de l'ARCOM ont tous un doctorat en quelque chose.

Non, je me trompe. Je ne sais pas, mais en tout cas c'est quand même assez édifiant. Ça vous amuse donc. Mais alors, là où c'est quand même un petit peu moins drôle, c'est que vous êtes aussi tricard, si je peux me permettre, sur la radio France Inter, radio de service public, donc qui est financée par nos impôts. Tout à fait.

Donc là, ça pose quand même la toute cette censure, car c'est c'est c'est le mot qui convient, sur tous les médias payés par nos impôts, alors que je suis un contribuable au même titre que les autres, et je ne vois pas pourquoi il y aurait cet ostracisme de la part des médias payés par nos impôts, c'est tout de même invraisemblable, que je sache on n'est pas en dictature normalement en France. Parfois on se demanderait.

Non mais c'est vrai que c'est édifiant, bon en tout cas chez nous, sur en tout cas cette plateforme YouTube, c'est un petit peu plus compliqué. Enfin, ça va sans doute bientôt faire l'objet d'une sans doute d'une loi, mais en tout cas jusqu'à maintenant, il y a d'autres moyens de pression parce qu'ils en ont quand même, mais en tout cas, c'est un peu plus compliqué pour l'ARCOM d'intervenir.

Et puis, en plus, nous, on est diffusé aussi sur une autre plateforme aux États-Unis, donc qui s'appelle Player. Mais en tout cas, voilà, c'était quand même, je pense, important de le souligner.

Lien entre dette publique et politique énergétique

Alors, on va passer un long moment ensemble. Donc, merci encore de nous accorder ce moment ce dimanche soir. Donc on va évidemment passer en revue en détail votre dernier ouvrage, mais on va commencer par justement le début de votre livre qui parle de dette publique et de politique énergétique.

Qu'est-ce qui est pour vous le lien que vous faites entre crise budgétaire et planification écologique François Gervais Alors selon mon collègue et ami Rémi Prudhomme qui est professeur des universités Exactement dans votre livre. Voilà, professeur des universités émérite et économiste, donc je me fie aux chiffres qu'il annonce.

Le minimum minimumum, c'est que ça la décarbonation de la France puisque c'est ce dont il s'agit coûte à peu près 40000000000 par an il y a eu le rapport Pisaniferi Mafouz qui disait faudrait le porter à soixante-six 1000000000 par an mais là je lisais ce matin un texte que j'ai reçu de Réby Prodom justement qui disait qu'en termes de PIB production intérieure brute si on continue comme ça d'ici 2030, il y aura une baisse de PIB de la France, le montant correspondrait selon lui à 360000000000.

Ce sont des chiffres absolument énormes.

Coûts et bénéfices de la décarbonation

Et la question en termes de coûts bénéfices, pourquoi Pourquoi Si on reprend, je vais être politiquement correct pour faire plaisir à l'Arcom, si on reprend les chiffres du dernier rapport à R 6 du GIEC, le groupe intergouvernemental sur l'économie du climat, sur l'évolution du climat.

Enfin ça dépend la traduction française, ils mettent même groupe d'experts dans la intergouvernementale de la traduction française alors qu'en anglais c'est c'est-à-dire international panel, il n'y a pas le mot expert, mais on aime bien le mot expert en France donc si on lit le résumé à l'intention des décideurs de ce dernier rapport il y a une petite formule qui est toute simple, chaque 1000001000 de tonnes de c o 2 envoyés dans

l'atmosphère, réchaufferait, alors il y a une barre d'incertitude, la terre de 0 virgule quarante-cinq degrés, Chaque 1000001000 de tonnes de c o 2, vous voyez dans l'atmosphère.

Alors sur ce qu'on envoie dans l'atmosphère, il y en a que quarante-quatre pour 100 qui y restent, le reste profitant, ça c'est important de le souligner, profitant en particulier à la végétation et donc on plante nutritive et donc on récolte et à tout cela bon donc quarante-quatre pour 100 reste dans l'atmosphère et le résultat de tout ça c'est qu'effectivement ça provoque un réchauffement mais compte tenu du fait que la France n'est

responsable que de 0.7 pour 100 des émissions de c o 2 mondiale 0.7 pour 100 pour la France, si on fait un petit calcul très rapide, la France contribue à réchauffer la planète de 0 virgule, attention il y a beaucoup de 0 derrière, 0 cinquante-six degrés par an.

Autrement dit, pour, à ce rythme-là, pour réchauffer la planète de un degré, il faudrait dix-huit bilans, elle serait la contribution de la France et donc on va mettre en rapport cette contribution infime qui n'est même pas mesurable, c'est trop petit pour être mesurable cinquante-six millionième de degrés par an c'est trop faible, on peut pas le mesurer, et le coût donc entre selon la façon dont on peut le calculer entre 40 et 350000000000 d'euros par an, c'est délirant.

Faible médiatisation de certaines opinions sur le climat

Alors justement moi j'ai une question à vous poser suite à ce que vous venez de dire, jusqu'à comment vous expliquez que cette option de Rémi Prudhomme, elle soit si peu débattue aujourd'hui dans les médias et l'espace public Il a publié un livre il y a un an, il explique tout cela, il s'exprime de toute façon c'est pas repris mais que de bonnes questions que vous citez sont relayées dans l'espace public.

Mais merci de me donner l'occasion de les rappeler parce que ce sont des, j'ai bien dit selon les chiffres du GIEC, mais comment vous expliquez être le seul à Non je ne suis pas le seul, ça a commis un peu non non, je ne suis pas le seul Si vous allez sur clintel point org, clintel pour climat intelligence, clintel e l point org. Vous verrez que nous sommes deux-mille scientifiques de tout pays à tenir à peu près le ce même langage. Donc je ne suis pas tout seul, très loin de là.

En tout cas dans les médias, on ne les entend pas beaucoup, c'est clair. Vous expliquez donc que la France pourrait économiser des 1000000000 donc en abandonnant cette planification écologique et pourquoi selon vous, nos dirigeants s'obstinent-ils à dépenser et à dépenser encore et encore dans ce domaine Oui, dépenser et dépenser c'est le mot juste, on en est à trois-mille-trois-cent 1000000000 de de dettes et vous vous rendez compte, la dette ça suppose de payer les intérêts de la dette.

Les intérêts de la dette, si on les prend au niveau de 2 et demi pour 100, ce qui doit être le cas actuellement, 2 et demi pour 100 multiplié par trois-cent-milliards, trois-mille-trois-cent 1000000000, ça fait quatre-vingt 1000000000 d'euros par an, qui s'envolent pour rien, c'est c'est c'est c'est le budget de l'éducation nationale, c'est énorme, la charge de la dette, c'est énorme.

Alors, il faudra la creuser davantage, pour rien puisque, on a dit, 0 virgule plein de 0 cinquante-six degrés par an. C'est absurde. Le réchauffement médiatique serait peut-être le mot le plus enfin les mots les plus appropriés.

Le rôle de l'émotionnel et les bénéficiaires de la décarbonation

Vous citez le mot d'un paragraphe de Mobutka. Voilà. Réchauffement médiatique, réchauffement climatique. Pourquoi l'émotionnel justement François Gervais, il semble prendre le pas sur les faits scientifiques justement quand on parle de climat Les gens deviennent hystériques quoi. Pas tous, heureusement.

En tout cas parmi nos dirigeants, on a l'impression que c'est le sujet, je ne sais pas, je j'entendais même récemment, enfin dans, même BFM a fait, a consacré à ma tante récemment une partie de son antenne sur comment jeter son pot de yaourt quoi. Enfin on se demande où on va quoi. L'écologie, le climat, on sent que c'est des sujets quand même qui sont, qui sont extrêmement explosifs et.

J'aurais tendance à répondre, moi j'ai l'impression que c'est complètement décalé parce que dans le public, dans la population, on s'en contrefout beaucoup plus. Sur ce sujet, j'aurais tendance à répondre comme dans les enquêtes des commissaires Maigret, Sherlock Holmes et autres, j'aurais tendance à répondre à qui profite le crime Ou plutôt dans les poches de qui vont ces 1000000000 Alors. Parce que ce n'est pas perdu pour tout le monde.

Alors là, en tant que physicien, je n'ai pas la réponse à la question, mais tout le monde peut se faire une opinion sans avoir une thèse de doctorat Votre idée, c'est quoi C'est qui C'est qui C'est qu'il y en a qui profitent bien évidemment. Mais vous avez une petite idée de qui Tous ceux, qu'est-ce qu'on met pour combattre la décarbonation.

Alors, principalement, alors, déjà décarboné à l'échelle mondiale, quatre-vingt pour 100 de l'énergie, quatre-vingt pour 100 de l'énergie mondiale est issue des combustibles fossiles. Donc ce qu'on fait ou ce qu'on ne fait pas en France, ça ne va pas changer grand-chose. Et les principaux émetteurs de CO 2, c'est la Chine, les États-Unis dans l'ordre décroissant, l'Inde et la Russie. À eux 3, à eux 4, il faut à peu près 60 pour 100 des émissions mondiales de c o 2.

Eux, à mon avis, ils vont continuer. Est-ce que vous parlez d'un opium du peuple autour donc du climat qui servirait les intérêts des grandes multinationales Alors justement ces intérêts cachés, j'aimerais en savoir plus quand même, c'est quelle multinationale Ça ça, là ça échappe à ma compétence de physicien. Alors.

J'ai pas de, mais franchement il n'y a pas besoin d'être docteur en sciences pour se faire une opinion là-dessus, parce que, donc pour décarboner les pistes actuelles, c'est développer ce qu'on appelle les énergies intermittentes. C'est quand même un gros marché les énergies intermittentes. Je souligne en passant que les sources d'énergie intermittentes photovoltaïques et éoliennes ne sont pas fabriquées en France, ça ne profite pas à l'industrie française, Non.

Production des panneaux photovoltaïques et preuves du réchauffement climatique

Les quatre-vingt-onze pour 100 des panneaux photovoltaïques mondiaux sont produits en Chine. La Chine consomme la moitié du charbon mondial, mais n'oublie pas pour autant parce que ce sont de très bons commerçants, n'oublie pas pour autant de fabriquer des panneaux photovoltaïques qui se vendent très bien partout.

Alors c'est assez amusant parce que sur ce chapitre-là, je j'en dis un mot, parce que on a le droit de s'amuser quand même, quand c'est quand c'est à ce point absurde, les les panneaux photovoltaïques sont fabriqués donc avec une énorme dépense d'électricité. Pour faire le silicium de qualité photovoltaïque, il faut dépenser énormément d'électricité. En Chine, l'électricité est essentiellement produite par la combustion de charbon.

Donc en fait, on est subventionné pour mettre des panneaux photovoltaïques sur les toits qui sont en fait, je l'ai écrit, du charbon transmuté ou presque.

Incroyable. Alors François Gervais, justement vous concluez le le préambule de votre livre en parlant de, je vous cite, de tyrannie de l'apocalypse climatique, est-ce que quand même objectivement vous vous exagérez pas un petit peu Ah j'ai vraiment le sentiment que c'est une tyrannie, justement parce que, on est bassiné, mais C'est le retour des grandes peurs millénaires d'après vous. Absolument, non mais, on est bassiné avec ça, constamment.

Je je trouve même que, il y a une sacrée résilience des gens qui commencent à à prendre un peu de recul par rapport à ce, à cette, cette tyrannie. Oui. D'accord, vous maintenez. Ah oui. Alors, on va donc un petit peu détailler maintenant voilà cet cet ouvrage, ça empêche évidemment pas les gens s'ils veulent aller plus loin évidemment on les encourage d'ailleurs à à se le procurer.

Donc au-delà des dogmes, vous commencez votre livre en affirmant qu'il n'existe pas de science consensuelle, pourquoi est-ce qu'alors on nous présente un consensus climatique, je cite, comme une évidence d'après vous La science ne marche pas par consensus, s'il y a un consensus, c'est plus de la science, on passe à autre chose. Si par exemple sur e égal m c, bon il y a il y a il y a pas de débat, il y a plus à rien à débattre, de toute façon, c'est démontré, on n'en parle plus.

La science, c'est un débat continuel, justement parce que on ferraille enfin à fleuret-bouchetée, on ferraille pour justement essayer de décortiquer parmi toutes les hypothèses possibles, celles qui finalement ont le plus le faisceau de présomption qui est le le plus net mais les conclusions si vous lisez un article scientifique à la fin, la conclusion ne dit pas, ne prétend pas montrer une vérité, ça n'existe pas en science.

Il n'y a pas de vérité, il y a simplement un faisceau convergent de présomptions qui s'inscrit dans un débat scientifique. C'est ça la science. Je la pratique quand même depuis cinquante-cinq ans, je la connais bien.

Et justement alors c'est c'est c'est ça je n'en doute pas que vous la connaissez bien, Pour ça que ça m'intéresse justement de vulgariser un petit peu ce sujet auprès de nos spectateurs parce que c'est vrai qu'on nous dit que la température moyenne de la terre a augmenté d'un peu plus d'un degré en cent-soixante-quinze ans. Tout à fait.

Est-ce que ce n'est pas une preuve quand même qu'on vit un réchauffement rapide et inédit par rapport à à à Non pour une raison très simple, en général, c'est que La terre existe. Ce réchauffement tel qu'il est mesuré par le plus ancien thermomètre du monde, il a commencé il y a trois-cent-soixante-cinq ans. Il y a 300 soixante-cinq ans, premier thermomètre du monde, mais en même temps on a inventé la lunette de Galilée, enfin Galilée a inventé sa lunette et on a inventé le baromètre.

3 instruments essentiels pour justement avoir des informations sur le climat. Or il se trouve que, à cette époque, il y a eu ce qu'on appelle un minimum de, c'est-à-dire une disparition des tâches solaires. Pourquoi ça, on ne sait pas. Mais on constate qu'il y a eu pendant une quarantaine d'années une disparition des tâches solaires.

Et donc une période plus froide, effectivement, qui est documentée historiquement par le fait que, il y avait des maladies, des mauvaises récoltes, il y a eu une période plus froide effectivement à cette période-là.

Et depuis la température est remontée, on ne va pas s'en plaindre, alors elle est remontée un petit peu hein, donc que les gaz à effet de serre en particulier le CO 2 qui vilipendé joue sur la température, oui, ça on pourra en parler en détail, mais il faut bien voir qu'à côté de cela, il y a une partie naturelle. Le principal contributeur au climat, c'est bien évidemment le soleil. Si le soleil a une faiblesse à un moment, il fait moins chaud.

Et puis au fur et à mesure que, après, alors après, il s'est remis de sa faiblesse. Ensuite, il y a eu un nouveau milieu qu'on appelait minimum de Dalton. Et puis ensuite, il y a eu un, au contraire une énergie solaire plus élevée pendant le milieu du vingtième siècle. Ça, c'est ce que montre vraiment l'évolution des des tâches solaires, c'est c'est, ça s'est bien documenté. Alors depuis, ça a tendance un petit peu à baisser, mais il y a d'autres choses qui jouent, dans le climat.

En particulier, il y a un remarquable article scientifique de Nicolas Fezeller qui est paru il y a moins d'un an et qui montre que on mesure maintenant depuis depuis 2000, on a donc depuis vingt-cinq ans, on a un système satellitaire qui mesure précisément ce qui nous arrive du soleil, ce qui repart vers l'espace, rayonné par la terre, au travers des nuages, non, c'est pas compliqué, mais comme on est au-dessus des nuages, on peut voir exactement quel est le bilan.

Et là c'est très intéressant parce que, effectivement, depuis vingt-cinq ans, il y a eu le bilan ayant faveur d'un réchauffement de la terre.

Et quand on regarde les fréquences de rayonnement, alors fréquence ou les longueurs d'onde de rayonnement, je ne sais pas comment il faut le dire pour rester quand même accessible, mais on se rend compte que c'est, ce sont les courtes longueurs d'onde qui augmentent le, ce qui provient de la terre et non pas les grandes longueurs d'onde, où là on pourrait incriminer le c o 2.

Donc le c o 2 n'a rien à voir dans l'affaire, ce sont en fait des évolutions de la couverture nuageuse, qui sont bien documentées puisqu'on le mesure précisément maintenant depuis, on a les moyens de le mesurer depuis 2000 à peu près, et on s'aperçoit que c'est justement une évolution de la couverture nuageuse qui provoque un peu plus, enfin un peu moins de rayonnement qui part vers l'espace, et donc, un déficit et donc une augmentation de température.

Alors là encore pardon François Gervais, je vous rétorque justement, comment vous expliquez justement que beaucoup vous qualifient de quelqu'un qui pratique la désinformation, à commencer justement, par l'Arcom, qui avait cité, ses experts, comme vous dites, enfin avec ironie, du GIEC, comment ça se fait, que vous soyez attaqué, sur ce sujet justement Dans le dans le livre, vous allez trouver 300 références dont beaucoup à des publications

dans des revues scientifiques à comité de lecture, je ne dis pas les choses à la légère. Bien sûr. Bien sûr. Bien sûr. Bien sûr. Bien sûr. Bien sûr. Bien sûr. Bien sûr. Bien sûr. Bien sûr. L'ONU et l'Union européenne qui veulent selon vous euthanasier, c'est votre mot, l'économie fossile d'ici deux-mille-cinquante, c'est ça Bah décarboné c'est ça. C'est euthanasier le volet, le volet énergétique de l'économie.

Et je répète qu'à l'heure actuelle, ça c'est une, c'est un fait, quatre-vingts pour 100 de l'énergie est produite par des ressources fossiles. Mais, enlever cette contribution-là, d'abord ce n'est pas possible. C'est quoi les conséquences d'un tel plan justement Ce ne pourra pas se faire de toute façon, la question ne se pose pas, ça ne pourra pas se faire.

Parce que d'une part, les principaux émetteurs que j'ai cités, Chine, États-Unis, Inde et Russie, eux, continueront, dans ce qu'on fait ou ce qu'on ne fait pas dans l'Union européenne par exemple, qui ne représente que 8 pour 100 des émissions mondiales, ça ne changera rien. Est-ce qu'on peut dire, vous me dites si je me trompe, alors moi évidemment j'ai envie de rapprocher ça du du sujet évidemment polémique politique qui nous évidemment concerne au premier chef tous les jours.

Est-ce qu'on peut dire aujourd'hui d'après vous que le climat est la nouvelle cause de gauche aujourd'hui Si on compare aux États-Unis, c'est clair. C'est clair. Je n'ai pas besoin de Le climato-sceptique, c'est de droite finalement aujourd'hui. Oui, on peut, on peut dire ça, oui. On peut dire ça. Enfin, pas.

Attention, attention, il y a de quand même de superbes exceptions, je rappelle que mon collègue Vincent Courtillot, membre de l'académie des sciences, a été directeur de la recherche dans le ministère de la recherche sous le gouvernement Jospin. Ce n'est peut-être pas aussi, il faut quand même nuancer. Alors vous en pensez quoi de ce terme climato-sceptique C'est intéressant. Absurde.

Parce que tout scientifique est sceptique par définition, s'il n'est pas sceptique, il faut qu'il change de métier. Le le terme est est, d'ailleurs il s'affaire des gens comme Jean Jouzel d'ailleurs, qui disaient, mais non, mais il faut arrêter de les appeler climatosceptiques. Le scientifique est sceptique par définition, donc c'est une évidence.

Vous affirmez que le c o 2 n'est pas le facteur principal du climat, vous expliquez C'est un, c'est une contribution, mais ça n'est pas le facteur principal. Pour une bonne raison, on le mesure parce qu'on appelle, alors pourquoi alors on continue à en faire un ennemi absolu C'est bête, c'est tout. Mais la bêtise ça exige, j'y peux rien. Pourquoi C'est c'est c'est facile à mesurer en fait l'impact. Il suffit de prendre ce qu'on appelle le spectre infrarouge de l'atmosphère.

Il faut dire c'est facile. Si, c'est-à-dire tout le monde connaît l'arc-en-ciel, tout le monde connaît l'arc-en-ciel. D'un côté c'est le violet, au-delà il y a l'ultraviolet, de l'autre côté c'est le rouge et l'infrarouge. La gamme infrarouge est 1000 fois plus large que l'arc-en-ciel, en termes de longueur d'onde. Bon, si on va assez loin dans l'infrarouge, on va voir les vibrations de toutes les gaz qui sont dans l'air qui sont composés d'au moins 2 atomes différents.

Il faut 2 atomes différents. Oxygène, azote sont mis de côté. En revanche, vapeur d'eau, principal gaz à effet de serre, principal gaz à effet de serre, la vapeur d'eau, de très loin, suivi dans l'ordre d'impact par le dioxyde de carbone, le CO 2, troisième le méthane et puis d'autres qui sont dans l'épaisseur du trait qui ne jouent pas beaucoup.

Si on prend le spectre infrarouge du CO2 et son évolution depuis 175 ans oui il a joué un rôle à partir du spectre infrarouge on peut le quantifier ce rôle il a réchauffé la planète de 0.4 degrés depuis cent-soixante-quinze ans. Attention, depuis cent-soixante-quinze ans, il n'y a pas que du c o 2 d'origine combustion des ressources fossiles. Il y en a, il y a 60 fois plus de CO 2 dans les océans que dans l'atmosphère.

Donc, si les océans se réchauffent un temps, soit peu, comme le CO 2 est soluble si c'est plus froid, mais il est relargué si c'est plus chaud, même une petite, un petit échauffement naturel des océans permet de relarguer du CO 2. Et on peut s'en assurer en comparant, alors je vais être encore un peu technique, pardonnez-moi, en comparant 2 isotopes du carbone. L'isotope 12 qui est le plus courant, et l'isotope 13 qui est minoritaire. Et le rapport des 2 donne une idée de l'origine du CO 2.

Et à partir de cela, on se rend compte que finalement, la fraction liée aux émissions de combustibles fossiles du c o 2 dans l'atmosphère, c'est de l'ordre de 5 pour 100, pas plus. Donc ça joue, je ne dis pas que ça ne joue pas, mais, ça joue, on va dire marginalement, pas du tout dans les proportions, dans les, dans lesquelles il est vilipendé, ça n'a pas

Crédibilité des modèles climatiques et rôle des experts

compris. Les modèles climatiques du GIEC se trompent gravement, se contredisent gravement, comment vous expliquez alors qu'on continue de leur accorder un tel crédit à ces experts dites Ironniquement. Oui. Je me faisais la réflexion, les, les pharaons avaient leurs mages et leurs grands prêtres, le le moyen âge a vu le le développement des premières facultés.

Au dix-neuvième siècle, il y avait des cabinets de physique, L'émergence de la fin du dix-neuvième siècle qui me frappe, c'est le rôle de ce qu'on appelle les experts. Les experts, les bons sang. Avoir recours à des experts pardonnez-moi, mais c'est de la paresse d'esprit. Chacun doit avoir un bagage suffisant pour pouvoir se forger sa propre opinion à partir des connaissances et du, d'un tri éventuellement des connaissances qui peut, qui peut y avoir à faire.

Vous dites que la projection de ces modèles, les projections de ces modèles sont souvent alarmistes. Est-ce que en même temps, là je me fais un peu l'avocat du diable Mais vous avez raison. Et ce qu'il ne faudrait pas justement quand même souligner que c'est quand même parfois un peu mieux de prévenir que guérir. Donc est-ce qu'on ne peut pas considérer, finalement ce n'est pas si mal.

Non, c'est surtout, non seulement ils ne sont pas d'accord entre eux, puisque ça 100 pour 100 d'écart entre celui qui donne la projection la plus élevée et celui qui donne la plus basse, mais c'est surtout que tous, sont au-dessus des observations, faites depuis cent-soixante-quinze ans. Est-ce que vous êtes d'accord avec vous, vous-même Est-ce que vous ne doutez jamais de ce que vous dites Est-ce que, c'est même que le prof d'un scientifique, c'est de douter.

Donc, vous émettez aussi, vous aussi, des hypothèses. Donc, est-ce qu'on ne peut pas considérer que finalement, d'avoir ce débat scientifique s'il pouvait avoir lieu, ce qui est de plus en plus compliqué, est-ce que ce n'est pas sain Certainement, certainement. Ils ne sont pas tous débiles entre nous quand même François Jerich. Je travaille sur le sujet. Ceux qui ne sont pas d'accord avec vous, ils ne sont pas tous stupides, non Alors, si. Je je réponds en 2, en 2 fois. Ouais.

Première fois, j'ai commencé à me plonger dans le sujet, parce qu'avant je croyais comme tout le monde ce que disait le GIEC. Et puis, quand j'ai pris officiellement ma retraite, il y a maintenant 13 ans, j'ai retrouvé des espaces de liberté, même si j'ai continué à travailler, à publier avec mes collègues au laboratoire, moi j'ai retrouvé quand même du temps et j'ai lu le rapport AR 4 du GIEC. Je croyais ce qu'on me disait à ce moment-là.

Puis, une surprise quand même, n'y figurait pas le spectre infrarouge du du CO 2 atmosphérique, qui est quand même la base qui permet quand même d'évaluer l'impact. Bon, j'ai candidaté pour être expert du rapport suivant AR 5, puis expert, et j'ai continué avec le AR 6, j'ai été, à chaque fois, j'étais accrédité expert, il suffit de montrer comme un, des, une production scientifique, peut correspondre à certains des aspects, donc pas de difficulté.

Et donc, à chaque fois, pour chaque rapport, on a 2 rapports à faire, le, le rapport sur le first, le premier brouillon, et un rapport sur le deuxième brouillon avant la version fidèle qui est publiée. Et dans mes 2 rapports pour le r 5 et mes 2 rapports pour le r 6, à chaque fois je leur ai recommandé de montrer le spectre infrarouge du c o 2 atmosphérique et de le discuter.

Peur comme instrument de pouvoir et variations climatiques naturelles

Ils ne l'ont pas fait. Mais c'est ça qui est dingue parce que justement Ils ne l'ont pas fait. En effet, vous démontrez dans dans ce livre de manière brillante justement que les augmentations de c o 2, j'essaye de traduire dans le langage, on va dire un peu plus grand public, que donc les augmentations de c o 2 ne correspondent pas directement aux hausses de température, c'est bien ça que vous démontrez.

Donc d'après vous le GIEC, il n'en a pas conscience de ça Je pense que c'est un organe plus politique que scientifique. Voilà, c'est c'est à cette conclusion que je voulais vous amener. Alors après, on peut débattre sur la politique effectivement. Donc ce n'est pas de la science le GIEC, finalement. Il y a des aspects, attention, il y a des aspects scientifiques qui sont très bien faits et que j'utilise, c'est tout ce qui correspond aux observations.

Et justement, les observations concernant, ils ne l'ont pas bien. Bon, mais il y a d'autres observations qui sont très intéressantes. En revanche, vous l'avez compris, je suis assez réticent sur le rôle des modèles de climat.

D'abord parce qu'on voit bien, ils ne sont pas du tout d'accord entre eux, donc là on prend lequel Quand il y a cinq-cents pour 100 d'écart entre celui qui donne le plus chaud et le plus froid, on prend lequel C'est un, la modélisation climatique a tellement de paramètres, que c'est un petit peu, j'allais dire comme une bonne soupe. La soupe aura, le goût, des ingrédients, et de la proportion des ingrédients qu'on aura mis. C'est un peu ça.

En fait le modélisateur, il met les ingrédients qu'il veut, il n'y a pas, il y a de la, il y a des possibilités puisque le fait qu'ils ne sont pas d'accord entre eux. Ce que vous me disiez tout à l'heure justement c'est que, donc vous soulignez l'influence des cycles aussi naturels donc sur le climat, comment expliquer justement ce facteur-là, il soit rarement pris en compte justement dans les discours alarmistes que vous dénoncez La peur est un instrument de pouvoir.

On l'a vu ça avec la période Covid d'ailleurs dont on parlait avec Pierre Cheyer. Donc je pense que c'est la meilleure réponse.

Alors justement il y a un autre terme, alors on a parlé climatosceptique à un moment donné, j'aimerais qu'on parle de cet autre terme aussi incroyable qui va vous faire réagir je pense, le dérèglement climatique, donc une terminologie trompeuse comme vous dites, vous citez l'expression donc cette expression dérèglement climatique et donc vous vous expliquez qu'il n'y a jamais eu de règlement du climat, Pour ce quoi est-ce que d'après vous

donc François Gervais, on utilise ce terme de Dérèglements climatiques. Au début il y a eu de règlement, c'est vrai que c'est compliqué. Au début on disait réchauffement climatique. Et puis comme ça ne se réchauffe pas tant que ça, surtout ces derniers Ouais, évoluer, c'est ça. Ouais. Après on a dit changement de climatique, changement climatique, ah ben c'est pas faux. Le climat change comme il a toujours changé plus ou moins.

Quand on lit Olivier Postelvinet et toute l'histoire finalement qui remonte dans ce qu'il fait il y a plusieurs dizaines de milliers d'années avant Socrate comme il dit, on s'aperçoit qu'il y a des périodes, quand tu es plus chaudes, quand tu es plus froides et ça a joué sur les pérégrinations de Sapiens. Bien sûr.

Et puis alors maintenant il y a dérèglement, donc comme ça, quel terme est préférable pour vous finalement Il y a un terme qu'il faut employer quand même, il y a quelque chose qui se passe au niveau du climat. Changement climatique, ça, pourquoi pas, le climat change comme il a toujours changé, oui, pourquoi pas. Vous expliquez donc le climat, il a toujours changé Bien sûr. C'est quoi les preuves, on va dire historiques de ces variations naturelles Les glaciers alpins par exemple.

À quoi Les glaciers alpins, pardon. Descendaient beaucoup plus bas au dix-neuvième siècle que maintenant. Alors comme cette la la le seuil jusqu'où vient la glace est très sensible à la température, là on a une appréciation du fait qu'il y avait eu effectivement eu un réchauffement, mais depuis le dix-neuvième siècle, c'est pas nouveau.

Alors pourquoi est-ce qu'on a plus peur de ce changement-là, du climat que les autres Parce qu'il y a d'autres changements dans la dans la vie, on va dire Je ne suis pas sûr que tout le monde en ait aussi peur que les médias le disent. Attention, évidemment, j'en parle autour de moi, mes petits enfants n'aiment pas peur, même pas mal, aucun problème, ils ont une bonne culture scientifique et c'est ça qui compte. Car il a été montré que finalement l'anxiété, parce que ça aussi il faut en parler.

Oui d'ailleurs c'est c'est d'ailleurs un des L'anxiété, ça a été démontré dans une publication, l'anxiété en matière d'environnement. Oui, c'est stop à l'anxiété climatique dans la l'annonce de votre livre. Le l'anxiété est en général inversement proportionnelle à la culture scientifique de la personne. Plus on a une culture scientifique importante, moins on a d'anxiété pour l'environnement. Donc voilà, on ne peut qu'encourager chacun à cultiver un peu, à se s'imprégner de culture scientifique.

Est-ce que quand même François Gervais, est-ce qu'on peut parler de de changement climatique aujourd'hui sans tomber justement dans une forme de de fatalisme idéologique justement Pour moi sur le sujet, On se fout la gueule du monde quoi d'après vous, c'est ça.

Impact du méthane bovin et attaque contre l'élevage

C'est pas sérieux, c'est pas sérieux. Alors justement vous évoquez dans ce livre aussi l'impact exagéré du méthane donc des bovins parce que on l'a souvent entendu ça, d'où vient cette obsession contre l'élevage donc là, qu'on peut aborder Alors, là encore Le méthane des bovins pour la faire courte, c'est quand une vache se soulage quoi. Non non c'est l'érythitation. Ah c'est c'est pas que Non non non non. Oui je pense à c'est le c'est le rodéva pardon moi je pensais au p des vaches.

Oui oui excusez-moi. On voit ça mais non mais je précise c'est le ro des vaches D'accord. Qui émet du méthane. Il n'y a pas que les vaches. Il y a 2000000 de 1000000000 de 1000000000 de bovins sur terre et 1000000000 de bovins et eux aussi, les éruct du méthane, bovins et ovins. Donc 3000000000 sur terre, là encore ce qu'on fera en France ou ce qu'on fera pas, ça changera rien.

Car bien évidemment, les bovins c'est principalement en Asie, en Amérique du Sud, c'est là qu'il y a il y a les plus gros cheptels, ce qu'on fera ou ce qu'on ne fera pas en France, c'est dérisoire à côté.

Tout à l'heure, pardon, je reviens un instant parce que j'ai oublié de vous poser la question, vous parliez de la fonte des glaciers alpins justement, on parle souvent de cette fonte comme quelque chose de catastrophique, qu'est-ce qu'ils disent les chiffres aujourd'hui sur ça, sur la fonte de ces, on va dire de ces glaces catastrophiques soi-disant Alors il y a une publication encore très, pardonnez-moi, je fais toujours référence à des

publications scientifiques, mais une qui est très intéressante qui est parue il y a seulement un mois je crois, qui montre que, par des mesures satellites, sur l'ensemble de la terre, du réchauffement, il n'est pas uniforme partout. Et effectivement, pour quelle raison, ce n'est pas, on ne sait pas, mais il n'est pas uniforme partout, il y a des endroits de la Terre qui se réchauffent davantage et d'autres qui se refroidissent au contraire. Donc on parle d'une température moyenne.

Enfin, mais il se trouve C'est un endroit où il y a peut-être Exactement, mais il se trouve que la France se trouve dans un coin où ça s'est réchauffé plus que la moyenne. Pourquoi On ne sait pas.

Régime des vents, couvertures nuageuse, il y a plusieurs possibilités, mais il n'y a pas d'à priori de de, à partir du moment où on parle du régime des vents, c'est chaotique au sens physique du terme, donc c'est un peu imprévisible donc, et comme c'est des vents qui transportent les élevages, là on est dans un ensemble intrinsèquement chaotique, qui donc est imprévisible.

Mais ça, ça peut jouer bien sûr puisque s'ajoute, on a constaté qu'il y a certains endroits sur terre qui se sont réchauffés davantage que la moyenne et d'autres au contraire, qui se sont refroidis par rapport à la moyenne. Et la France fait partie des endroits où effectivement ça s'est réchauffé un peu plus que la moyenne. Alors justement en parlant de la France, on revient donc au sujet qu'on commence à aborder, nos éleveurs justement.

Pourquoi est-ce qu'on défend pas plus nos éleveurs qui sont pourtant déjà en difficulté d'après vous Exactement. Derrière la lutte contre la viande, est-ce qu'on ne cache pas une idéologie plus large, anti-occidentale et et décroissante Alors déjà si on reprend, je vais je vais encore faire un petit peu de physique, je pense qu'il y a Pour ça, c'est passionnant, je vous montre un petit peu pour ces sujets.

Bon, si on compare la charge électrique portée par le carbone dans la molécule de c o 2, par rapport à la charge électrique négative portée par l'oxygène dans la molécule de c o 2. Et on compare au méthane, donc c'est la charge du carbone par rapport à la charge électrique portée par l'hydrogène. L'écart entre ces charges est plus faible dans le méthane que dans le c o 2.

Et comme c'est cet écart de charge qui va se coupler au rayonnement électromagnétique pour donner ce qu'on appelle improprement l'effet de serre, parce qu'il n'y a pas de paroi au-dessus de nos têtes, donc ce n'est pas un effet de serre au sens propre, on l'appelle comme ça, pourquoi pas, mais quand même, c'est une terminologie impropre. Bien on sait qu'il a, donc il a appelé comme ça au début Ça remonte à, Arenius je pense, oui.

D'accord, mais pour vous c'est une terminologie impropre de dire gaz à effet de serre. Oui, mais enfin bon, c'est c'est l'usage, si on veut qu'on ait compris, on va utiliser le terme. Et donc intrinsèquement, le méthane par unité de molécule comparé au c o 2 réchauffe 5 fois moins que le c o 2, 5 fois moins par molécule. Donc, c'est complètement ridicule de vilipender le méthane. Alors déjà le c o 2 est vilipendé, mais dire le, le méthane c'est pire, non, c'est moins. Le méthane c'est moins.

Alors, malgré tout, on voit des des articles, le méthane est un puissant gaz à être fait de serre. Alors d'où ça vient ça Ça c'est encore une entourloupe du GIEC, j'explique. Tous les gaz à effet de serre en fonction de leurs proportions suivent une loi qu'on appelle logarithmique. C'est-à-dire au début c'est petit puis ça monte puis ça ça ne sature pas, mais ça remonte lentement après.

Loi logarithmique, ça peut-être des souvenirs pour ceux qui se souviennent à l'école, le logarithme, bon, loi logarithmique. Si on prend la dérivée, alors peut-être qu'il y en a aussi qui se souviennent ce que c'est qu'une dérivée, Ah, je ne remonte pas, mais, la dérivée d'une loi logarithmique, c'est une loi qu'on appelle hyperbolique, qui part de très haut et qui descend très vite. C'est l'inverse. Il y en a qui fait ça, l'autre qui descend très vite.

Donc effectivement, quand la concentration est très faible, la dérivée est très élevée. C'est pour ça que ça fait dire c'est un gaz qui a un potentiel de réchauffement. Oui, mais il n'est pas puissant pour autant, puisque c'est quand il a une très faible concentration que la dérive est très élevée, et très vite sa chute. Donc il ne peut pas devenir puissant. Il ne peut que décroître. Donc ça, c'est encore une entourloupe qu'on met en avant pour vilipender l'élevage.

C'est une honte scientifiquement. Je reviens à mes éleveurs François Gervais justement et la question elle est aussi autant scientifique que politique, pourquoi est-ce que d'après vous justement, est-ce que vous pensez plutôt, je vais poser comme ça la question, qu'il y a un agenda qui vise à éliminer l'élevage sous couvert de lutte climatique Oui, manifestement. Ah bon Puisque la cour des comptes a rappelé qu'il faut diminuer, ah oui oui, non, politiquement c'est vrai, tout à fait.

Mais de toute façon, ça ne se passera pas puisque l'essentiel de l'élevage se passant en Amérique du Sud et en Asie, alors pas seulement pour la viande, les bovins sont aussi utilisés comme animaux de trait en Asie. Donc et c'est pour ça qu'il y a beaucoup de de de bovins en Asie, mais de toute façon ce qu'on fait ou ce qu'on ne fait pas, ça ne changera strictement rien.

Je rappelle que les gaz, même s'ils sont à effet de serre, ne s'arrêtent pas aux frontières comme le nuage de Tchernobyl, non, il se distribue de manière à peu près égale partout dans l'atmosphère de la terre. L'attaque contre l'agriculture traditionnelle justement, elle est pour vous quoi, un simple effet de mode ou est-ce qu'elle est vraiment, enfin un basculement idéologique profond Bon, il y a une attaque contre les phyto comme on dit, les produits phytosanitaires.

Rappelez-nous ce que c'est ça. Ce qu'on appelle les pesticides. En langage normal, ces produits phytosanitaires. Je vais citer Jean de Kervasdoué, qui a quand même été Voilà de qui il s'agit. Il a été en charge de président de l'académie de l'académie de l'agriculture, Jean de Kervasdoué, qui écrit très justement dans son livre, il n'y a pas, l'équivalent des produits phytosanitaires, c'est l'équivalent des médicaments en médecine.

Les médicaments qu'on prend sont tous, ont tous un caractère un peu toxique, bien sûr, c'est une évidence. Et pourtant on en prend parce que c'est quand même utile de se soigner. Pour les plantes, c'est pareil. Très intéressant cette analyse, cette comparaison que vous faites.

Éco-anxiété chez les jeunes et émissions de CO2 de la France

C'est ce que dit Jean de Carbasdouet, il a parfaitement raison. Alors on en vient justement à cette anxiété, cette éco-anxiété que vous dénoncez, vous affirmez que l'éco-anxiété est un venin qui ronge la jeunesse, ce sont vos mots, qui a intérêt à entretenir encore une fois cette peur selon vous. Parce que la peur est un instrument de pouvoir.

Mais qui est derrière cette peur Manifestement, je mets en avant les aspects positifs comme Manifestement, du réchauffement comme la plantation de la biomasse, enfin vous citez pas mal de choses.

Vous rappelez que la peur justement est un excellent outil de contrôle des masses, est-ce que vous pensez que l'écologie est devenue un instrument politique de soumission des populations Alors quelqu'un me faisait remarquer dans un mail hier que finalement le catholicisme pendant longtemps y était associé à la crainte. On devait craindre. Bon, le catholicisme de Crainte de ne pas être catholique, c'est ça Non mais crainte, la crainte de l'autorité religieuse.

Non seulement cela, mais la crainte de Dieu, enfin la crainte, c'est, c'était l'enfer ou le paradis, oui bien sûr. Donc, c'était basé pour partie sur la crainte. Bon de nos jours, ce n'est plus franchement cela, mais on a l'impression que le monde a besoin d'une religion. Comme le Covid dix-neuf ou le terrorisme justement, ça fait partie des grandes peurs qui permettent de tenir les gens après vous, c'est ça. Et donc l'écologisme politique pour moi est une religion Ah bah ça c'est intéressant.

Comment on est arrivé justement et là vous avez parfaitement raison, enfin c'est passionnant ce que vous dites en effet, comment on en est arrivé selon vous à faire de l'écologie une nouvelle forme de religion avec justement ces dogmes, avec ces conflits, c'est incroyable quoi. Ce qui est amusant, enfin je je m'amuse un peu de tout, mais il vaut mieux s'en amuser que, on ne va pas se suicider pour cela.

Alors l'écologie qui est souvent verte, c'était Jean-Marie Le Pen pardon de citer qui disait qu'il est souvent vert à l'extérieur et rouge à l'intérieur. Il faut distinguer l'écologie des villes et l'écologie des champs. Ceux qui vivent à la campagne, vous n'allez pas trouver ce genre d'écologisme, non, eux ils vivent. Ah oui, il y a Ils vivent vraiment près de la nature, ils savent de quoi de quoi il s'agit, ils savent de quoi ils parlent. Pas d'études du GIEC.

Ce sont des, l'écologie des villes, l'écologisme des villes qui prétend imposer Qui donne le tempo. Voilà. C'est fou. Ça c'est vraiment intéressant ce que vous dites. Justement par rapport à à ce ce schisme, c'est en effet qu'il y a entre la ville et et et les campagnes on va dire.

On nous dit que la France doit montrer l'exemple justement là j'en reviens maintenant à réduire ses émissions de CO 2 en réduisant ses émissions et vous dites donc ce que vous me disiez en introduction que nos petits 0.9 pour 100 des émissions mondiales finalement changent rien quoi, c'est ça 0.7 0.7. Oui oui, c'est ça. Ils changent rien, ça change rien non C'est l'épaisseur du trait.

C'est quand même fou de de ne pas rappeler comme vous le disiez que la Chine, l'Inde, ils construisent des centrales à charbon pendant que nous, on s'aborde notre industrie quoi. C'est ça. Et puis les États-Unis maintenant ils vont repartir à fond là-dedans. Avec Trump, ouais, ça va où C'est ça, évidemment. Il se retirait des accords de Paris, déjà, ça vous applaudissez. Je vote pas aux États-Unis. Non mais bon, si vous étiez américain, je constate, il a été élu président.

Vous savez, c'est compliqué de se retirer de nos propres accords. C'est vrai que ce serait plutôt peut-être pas mal, d'après vous. Ce serait instructif.

On nous explique pourtant que la France doit faire sa part, c'est quoi justement sa part quand d'autres polluent justement 10 fois plus sans rien changer parce que c'est vrai, moi je sais pas, enfin en tête, je n'ai pas votre connaissance, mais je pense à l'Inde, je pense à la Chine, enfin je pense que là-bas, ils se posent moins de questions quoi. Vous avez utilisé le terme pollué. Le CO 2 n'est pas un polluant. Il existe des polluants dans l'atmosphère, beaucoup moins qu'il y en avait.

Moi je me rappelle enfant, je suis né en mille-neuf-cent-quarante-cinq, donc je me rappelle les façades étaient noires. Ouais. Parce qu'on brûlait du charbon dans les centres-villes, puis il y avait des industries également, les façades étaient noires. C'est vrai.

Et la pollution, alors là une vraie pollution, en particulier au dioxyde de soufre qui a provoqué à Londres, lors du grand smoke de Londres, c'était je crois en mille-neuf-cent-cinquante-deux, a provoqué dix-mille morts instantanés et cent-mille malades commis très longtemps à 100 mètres. Pourquoi Parce que le dioxyde de soufre combiné à la vapeur d'eau de l'air, ça fait de l'acide sulfurique. Inutile de dire que l'acide sulfurique vaut mieux pas respirer. Ça, c'est une vraie pollution.

Le dioxyde de Schtroump, qui était un vrai polluant, a été quasiment éradiqué maintenant. En France, on ne mesure même plus, il y en a plus. Bon, la seule pollution atmosphérique qui reste, ce sont ce qu'on appelle les particules fines. Les particules fines, effectivement bon, pour ceux qui sont un peu sensibles des bronches, ce n'est pas une bonne chose. Où les particules fines en France sont-elles majoritaires bien, pas loin d'ici, sur les quais du métro et du RER.

Et c'est le freinage pourtant c'est une propulsion électrique le RER ou le métro, mais le freinage émet des particules fines et c'est là que la concentration en France est la plus élevée sur les caisses souterrains du métro et du RER.

Pollution aux particules fines et exemplarité nucléaire française

Incroyable, d'accord. Et ça on ne le dit pas. Et on ne dit pas d'ailleurs, enfin on ne se souvient pas beaucoup comme vous le faites pourtant que la France est pourtant exemplaire dans quelques domaines, je pense notamment au nucléaire. Pourquoi est-ce qu'on va absolument nous faire culpabiliser alors que justement on est notamment dans dans ce secteur-là l'un des meilleurs élèves au monde quoi.

On souligne souvent que l'Union européenne c'est formidable, on est tous d'accord, on est, on est tous bien gentil mais non, il y a des, il y a des différences ne serait-ce qu'entre la France et l'Allemagne, l'Allemagne a banni le nucléaire et il en veut à la France de développer le nucléaire. Donc il y a une vraie friction Et on a raison d'après vous Bien sûr. Si je vous suis bien Pour pour la partie, attention, il ne faut pas oublier que le nucléaire ne sert qu'à faire de l'électricité.

Et l'électricité ça n'est qu'un quart de l'énergie totale. Attention, on ne va pas tout faire uniquement avec du nucléaire. Dans le monde, on disait tout à l'heure, les énergies fossiles, c'est quatre-vingts pour 100 de l'énergie actuelle.

Le nucléaire, c'est 4 pour 100 de l'énergie, pas de l'électricité, de l'énergie, pour une partie électrique bien évidemment mais il est devancé par une énergie renouvelable celle-là, c'est l'hydroélectricité qui représente 6 pour 100 d'énergie Alors à côté de ça, le photovoltaïque et les et l'éolien c'est un pour 100 pour l'un, 2 pour 100 pour l'autre, niveau mondial.

Réalité des énergies renouvelables et transition énergétique

François Gervais justement, donc pour élargir et dans le prolongement de la discussion qu'on avait autour du du c o 2, Justement, on nous présente souvent les, et toujours d'ailleurs, les énergies renouvelables comme la solution miracle, pourquoi est-ce que ce mythe il tient encore debout Et il est solide quoi.

Bon, si vous allez discuter, si vous invitez un spécialiste de, de l'énergie électrique, vraisemblablement qu'il vous répondra que, tant que c'est qu'un petit pourcentage, on arrive à avoir un réseau électrique qui fonctionne. Mais si on augmentait exagérément ce pourcentage, le réseau ne peut plus fonctionner. Il y a trop de variabilité qui est incompatible avec la stabilité d'un réseau électrique. Mais inviter un spécialiste de ça, il il en parlera mieux que moi.

À vous entendre, tout ça ressemble plus à une énorme bulle financière, tous ces sujets, ces débats qu'on a, qui a une vraie transition écologique, c'est c'est vraiment ça le fond du problème Oui. Oui. C'est ce que vous dénoncez. Oui, oui, ce n'est pas pour rien que certains milliardaires s'engouffrent là-dedans parce que, évidemment, vous dites que la transition énergétique ne repose sur rien de sérieux, c'est-à-dire qu'on nous vend une illusion à prix d'or quoi. C'est ça, d'un air général.

Oui. Oui oui. Et alors entendons-nous parce que, il est évident qu'il y aura un terme aux combustibles fossiles, justement parce qu'on va les chercher là où ils sont, mais arrivera un moment où il n'y en aura plus, du moins au rythme d'extraction actuel. Le charbon, ça ne sera pas durant ce siècle, ça sera probablement au siècle prochain. Mais en revanche, pour le pétrole et le gaz, c'est plus incertain.

Alors si vous allez vous promener aux Émirats arabes vous inquiétez pas on n'a pas dit tout ce qu'on avait mais il y a de quoi faire bon mais de toute manière sur le plus long terme et ça c'est important de s'intéresser aussi au plus long terme il faut prévoir malgré tout le moment où on va freiner parce que ça coûtera de plus en plus cher, pour l'instant ça coûte rien, pétrole c'est 50 centimes d'euros le litre, pétrole ça coûte rien, Ça a coûté

beaucoup moins encore, mais aujourd'hui, le pétrole si vous avez regardé le coût du baril, c'est 50 centimes le litre. C'est c'est le prix de l'eau minérale en en bouteille de verre, c'est pas plus que ça.

Donc pour l'instant, serait bête de ne pas en profiter mais par la suite il faut trouver des successeurs à ces formes d'énergie actuelles et ça c'est important alors il y a plusieurs scénarios, alors d'abord, bien évidemment, développer le nucléaire, non seulement sous sa forme actuelle, qui est la fission nucléaire, c'est-à-dire casser un gros noyau d'uranium en 2, ça libère beaucoup d'énergie, mais une autre

possibilité qui est de faire fusionner 4 noyaux d'hélium, entre des 4 protons, 4 noyaux d'hydrogène pardon, pour former un proton et c'est ce qu'on appelle la fusion thermonucléaire. Et pour y arriver, il y a un projet qui est en cours de construction dans le sud de la France, c'est un projet mondial qui s'appelle ITER et on va essayer de justement, produire plus d'énergie qu'on en dépense pour faire fusionner les atomes, pour dégager de l'énergie électrique, ça sera de l'énergie électrique.

Problématiques des voitures électriques et limites de l'hydrogène

Alors justement, vous parlez de pétrole, moi ça me fait penser plus à voiture à chaque fois qu'on parle du pétrole et justement de l'électrique. Vous expliquez que la voiture électrique, elle n'est pas aussi propre qu'on le dit. Pourquoi est-ce que ce discours, il est il est très peu entendu quoi Déjà, attendez quoi. Pour la fabriquer, on utilise les énergies fossiles, rien que pour la fabriquer. C'est inévitable à l'heure actuelle, puisque c'est c'est c'est essentiellement ça.

Donc pour fabriquer la voiture, on utilise de l'énergie fossile. Quand est-ce que, au bout de combien de milliers de kilomètres, elle aura remboursé, l'énergie fossile, qu'on a mis pour la fabriquer, et qu'elle devienne, est remboursée et qu'elle commence à devenir vertueuse. Si on fait le calcul actuellement, c'est 100000 kilomètres. Alors il faut déjà entre temps, les batteries ne font pas forcément 100000 kilomètres, aura fallu changer la batterie et ainsi de suite. Ce n'est pas si simple.

Entre les batteries, donc l'extraction des métaux rares et le recyclage électrique finalement, c'est c'est c'est finalement très loin d'être neutre pour l'environnement quoi quand on entend. Pour l'instant, je dis quand une une voiture électrique démarre, elle a déjà une dette en termes de combustibles fossiles. Bon, ça c'est la première chose. Alors tout dépend après de la vie qu'elle va avoir.

À quel moment est-ce qu'on a décidé que l'avenir devait forcément être électrique d'après vous et justement pourquoi cette voix elle est, elle s'est imposée sans aucun débat parce que finalement, on n'a pas l'impression qu'il y a eu un débat, on avait plutôt l'impression qu'il y avait un consensus justement, pardon, vous vous remettez en côte ici, mais, ce n'est pas possible de toute façon, on ne peut pas y arriver. Techniquement On peut avoir un débat ou Non. On peut avoir un débat bien sûr.

Mais Sur ce fait C'est assez compliqué. Que toutes les véhicules deviennent électriques, c'est techniquement impossible. Pourquoi Du moins à court terme. Parce qu'on n'aura pas les les ressources nécessaires, tout simplement. Vous imaginez, que dans une batterie, lithium-ion, il faut du lithium.

Le lithium, on va le chercher par exemple en Amérique du Sud ou au Tibet, les chinois exploitent les ressources en lithium du Tibet, c'est pour ça qu'ils sont des gros producteurs aussi de de batteries, mais pour extraire une tonne de lithium, il faut dépenser 2000000 de litres d'eau. C'est écologique ça Question. Tout à l'heure, vous me parliez des milliardaires qui s'engouffrent dans tous ces ces sujets.

C'est vrai que c'est un peu surprenant qu'on qu'on entende ou qu'on voit ça et là beaucoup de gens qui tout d'un coup décident de, je vise personne en particulier, mais je pense que les gens en font lien, des gens qui n'étaient pas du tout dans ce secteur et puis qui d'un coup investissent le Ils ont peut-être du nez. Non mais c'est surtout qu'ils voient. En l'occurrence sur les batteries électriques pour l'instant ça n'a pas fait la fortune C'est vrai.

D'un certain Vincent Bolloré je crois que allez on va le Elon Musk. Ouais. Alors lui lui pour le coup un peu plus de succès quand même. Ouais. Non non effectivement. Ah si Elon Musk, Elon Musk autant pour Vincent Bolloré ça n'a pas été couronné de succès autant pour Elon Musk Tesla Oui oui. Tout à fait. Pour Oui oui non. Mais justement Je cite Elon Musk dans le sens où lui ça lui ça lui réussit. Les autres essayent de, d'imiter Elon Musk. Il faut voir les problèmes d'échelle aussi.

La première voiture électrique en France, je crois que c'était la Zoé, elle n'a pas eu un succès froid, il y a longtemps ouais. Pourquoi Parce qu'elle était très lourde. Une voiture électrique est automatiquement plus lourde qu'une voiture à moteur thermique, qu'on sait faire maintenant beaucoup plus légère. Donc, plus lourde, ça veut dire que les pneus frottent davantage sur le, le bitume, donc émettent des particules fines, au freinage bien sûr.

Donc tout ça fait que, bon, les gens ne sont pas idiots, ils se rendent compte d'un certain nombre de choses, ils comparent, ils ont raison. Et au niveau de la sécurité, ça pose aussi peut-être, bon pas vraiment de de sujet pour l'électrique, mais par exemple moi récemment là j'ai pris un un un VTC qui était, alors je ne savais pas une voiture à hydrogène enfin je et là j'ai cru comprendre que finalement enfin j'ai l'impression que j'étais assis sur une Bon, ah oui oui tout à fait. C'est ça.

Ah ben absolument. Le, si vous vous souvenez de la catastrophe du dirigeable Hindenburg, qui était gonflé à

Implication des milliardaires et politiques européennes sur l'électrique

l'hydrogène, son premier vol, il s'est craché à l'arrivée et ça a été un brasier général. L'hydrogène c'est c'est une bombe. Alors non seulement cela, mais le l'hydrogène, pour faire de l'hydrogène propre, vert comme ils disent, il faut le l'extraire de l'eau par catalyse, par électrolyse pardon, électrolyse de l'eau, qui consomme énormément d'énergie. Donc in fine Comment est-ce qu'on gagne là Ah oui oui. Ça consomme énormément d'énergie de faire électrolyse de l'eau.

Mais là effectivement, on a de l'hydrogène propre qui vient de l'eau, mais comme pour reformer de l'eau, parce que c'est ça dans une voiture à hydrogène avec l'oxygène de l'air, il reforme de l'eau, simplement le coût pour le séparer par rapport au coût pour refaire de l'eau, et un facteur 10 entre les 2 C'est quoi le but à terme, que ce soit pour l'électrique que vous dénoncez, pour les déranger, c'est d'en finir quoi par exemple avec la voiture individuelle, c'est peut-être

ça la question sous-jacente Nous obliger à faire du vélo peut-être, Vous savez, je n'ai pas de problème avec ça. Toute l'enfance Attention. Non non, vélo avec la force des des mollets. Toute mon enfance, je suis allé à l'école Ça me fait cracher du c o 2. En vélo, exactement. Le sport durant une vie espérance moyenne de vie, on émet à peu près vingt-cinq tonnes de c o 2 par notre expiration. Sans parler d'héros. Bon principe, c'est anecdotique mais bon, il faut essuyer.

Non, alors vous me dites si je je me trompe, donc pour vous résumer, en tout cas sur cette partie-là, à vous écouter la transition énergétique, comme on l'appelle, c'est avant tout un marché et pas une nécessité climatique, c'est ça Et j'aimerais encore une fois, pardon d'être un peu têtu, mais j'aimerais, j'ai toujours pas compris qu'il profitait réellement de cette mutation forcée d'après vous. C'est quoi Alors, il est forcé, mais on voit bien qu'il y a des réticences.

L'Union européenne qui voulait bannir les véhicules à moteur thermique en deux-mille-trente-cinq, on voit bien que ça ne va pas se faire parce que ce n'est pas possible tout simplement. Et puis il y a des réticences, ça ne marchera pas. Donc ils sont en train de faire un rétropédage là-dessus, ils n'ont pas le choix.

Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui disent justement que la voiture électrique aussi, peut-être elle va forcément devenir plus, on va dire plus propre avec le temps C'est faux ça aussi Alors sur la voiture électrique, le c o 2 donc n'est pas un polluant, mais dans le pot d'échappement, il y a quand même 2 3 autres choses qu'en principe le pot catalytique évite d'envoyer dans l'atmosphère, mais quand même il en a, même les les les toutes plus récentes,

selon les normes européennes, mettent pas beaucoup, mais ce n'est pas 0. De toute façon, il y a toujours, il y a toujours une pollution.

Alors, les centres-villes, les zones à faible émission les aides des feux en centre-ville on n'a pas le droit d'aller si on n'a pas une voiture électrique en clair je me pose la question alors je n'ai pas la réponse mais je pose quand même la question un moteur thermique qu'on fait rouler à 30 à l'heure à mon avis pollue plus que si il est calibré pour rouler à une vitesse un peu plus élevée donc c'est pas une bonne idée enfin je suis pas sûr de ce que

je dis mais je crois que enfin faudrait vraiment se plonger dans les caractéristiques des tout derniers moteurs et puis des anciens parce qu'après tout, il y a des gens qui n'ont pas changé de voiture depuis un certain temps et qui en ont besoin, pour malgré tout aller à un rendez-vous chez le médecin ou autre chose, donc c'est un vrai problème, de les interdire.

Enjeux environnementaux et difficulté d'exprimer des opinions divergentes

Pour parler et pour revenir à cette obsession climatique que vous dénoncez, vous affirmez donc que cette focalisation sur le climat, elle fait oublier d'autres vrais enjeux environnementaux, Quels sont ces enjeux qu'on devrait selon François Gervais prioriser L'enjeu, les enjeux Ce qu'on a pour vous quand même. Bien sûr, les enjeux prioritaires, mais ça je crois que tout le monde en conviendra, c'est la santé, l'éducation, ça ce sont vraiment des enjeux prioritaires.

Et accessoirement la recherche qui est un petit peu à l'origine d'une bonne éducation scientifique du moins. Donc ça ce sont des choses prioritaires oui. L'eau, la biodiversité, les pollutions chimiques justement, est-ce qu'on ne parle pas justement, est-ce qu'on parle suffisamment justement de ces sujets qui ont un impact direct justement sur la population Sur la biodiversité, je n'ai pas encore bien compris ce que c'était.

Alors j'ai interrogé mes mes collègues et j'ai lu un excellent bouquin de Christian Lévesque, Le double visage de la biodiversité, bon, je me suis renseigné, très intéressant. Et, on lui fait dire un peu tout et n'importe quoi, voir tout et son contraire, d'après ce que j'ai lu dans ce bouquin. Ce n'est pas ma spécialité. Donc, vous l'inviterez, Christian Lévesque. Je retiens le nom.

Vous parlez d'un discours climatique justement monolithique qui empêche tout débat, mais alors comment est-ce qu'on peut encore s'exprimer librement justement sur ces sujets C'est toujours expliqué. On peut toujours s'exprimer. Oui, mais regardez, vous avez Est-ce qu'on est entendu C'est une autre histoire.

Non, mais même s'exprimer, c'est de plus en plus compliqué, je reviens à la première thématique qu'on abordait, qui était aussi presque celle de la liberté d'expression, vous êtes invité bon, chez André Bercoff, vous n'êtes plus invité et encore vous avez une mise en garde de l'Arcom quand vous exprimez chez lui, vous n'êtes plus invité sur Radio France, bon voilà il n'y a plus que les médias alternatifs, ça pose quand même des des des vraies questions Mais

c'est très bien qu'il y ait des médias alternatifs, Je les encourage et je les remercie. Écoutez ça, on on on ne peut qu'être d'accord avec vous.

Mais enfin ça pose quand même un sujet parce qu'en effet si vous avez 10 personnes qui parlent d'un sujet là où vous êtes seul, vous pour en parler, on peut dire aussi qu'il y a un effet sur la population qui est inévitable, qui est celui de dire voilà, moi j'écoute plutôt les 10 à droite plutôt que Non, mais bien sûr, mais j'essaye de résumer le propos dans des dans des livres ces dernières années, j'ai publié un lit par an, donc Il y a des best-sellers à l'argent.

Donc ça veut dire que Il y a un intérêt, ça veut dire qu'il y a un intérêt. Ça veut dire qu'il y a un intérêt. Et comme ce sont quand même des choses Il n'y a pas une vraie, oui pardon, allez-y. Comme ce sont des choses un peu complexes, un livre c'est bien pour expliquer point, point, point, avec toutes les références qui vont avec où chacun peut vérifier d'où d'où provient le propos et caetera. C'est bien le livre pour ça.

Pourquoi je vous parle de ça Parce que là on s'éloigne un peu plus du sujet purement scientifique qui en plus, on va dire moins de la compétence de la majorité de gens comme moi qui qui vous regardent et sont pas au fait de tous ces connaissances scientifiques que vous déployez.

Est-ce qu'il n'y a pas une vraie et ça, c'est un sujet vraiment qui m'interpelle moi, une vraie intimidation au sein justement de votre communauté, du milieu scientifique pour justement imposer le récit dominant et ça c'est intéressant parce que je vous dis j'avais Pierre Chaillot récemment sur ce même plateau qui me disait voilà en haut c'est que aujourd'hui comme pour le covid pour d'autres sujets éminemment on va dire polémique il y a

une vérité et puis dès qu'on a qu'on a le malheur de déroger ou qu'on remet en question la vérité, on va dire scientifique établie par la majorité, alors là on se fait taper dessus quoi. La réponse que je donnerais, on se fait traiter de complotiste, ça vous l'avez pas eu ça Je sais pas pour comprendre que c'était une plainte droite, vous l'avez eu sans doute. Je suppose hein. Oui mais.

Non, mais c'est drôle finalement, c'est comme si ce que je disais tout à l'heure, l'écologie, elle est, on le voit bien, tous les partis revendiqués écolos, ils sont tous de gauche, comme si l'écologie était de gauche. J'ai envie de dire, vous, dans votre domaine, Marine Tondelier est dans le n f effectivement. De ce point de vue-là Sur les compétences, on va dire Scientifique, écologique-là, que j'appelle plutôt de l'écologisme, oui. Oui, c'est ça.

Mais à côté de cela, il y a d'autres vrais écologues qui ne se reconnaissent pas du tout là-dedans. Comparé à l'écologie politique, il y a une religion. Oui oui, moi bien comment tout à fait. Tout à fait. Mais probablement parce que Greta Thunberg, Yann Arthus, Bertrand, Algore. Ouais. C'est quand même des des prophètes modernes ça. Tout à fait. Des messies. Dites, Greta Thunberg, moi j'aurais, on aurait plutôt envie de lui dire, retourne à l'école. Bien sûr.

Ça lui ferait le plus grand bien oui. Ouais. Mais dans les religions justement, il y a des dogmes, il y a des interdits, donc justement, c'est là où ça parle, ce que vous dites. Il y a des punitions justement pour les hérétiques, est-ce qu'on ne trouve pas exactement ça dans l'écologie L'écologie politique L'écologisme. Voilà, l'écologie voilà. Attention. Moi j'appelle ça écologie politique, mais. L'écologie alors, l'origine du mot écologie. Ah. Oikos, l'habitat, la maison. La quoi Ah, pardon.

L'habitat. L'habitat, oui. L'habitat, oui. L'habitat, c'est la science. Donc au départ, l'écologie c'est la science de l'habitat. Comment avec une habitation se protéger du froid la nuit en hiver et se protéger des prédateurs extérieurs À l'origine c'est ça, c'est se protéger des, de l'extérieur, d'une nature qui peut être style, ça c'est l'origine. Après c'est devenu la science de l'environnement, très bien.

Il n'y a pas quand même derrière tous ces discours moralisateurs justement sur l'écologie, le climat, est-ce qu'il n'y a pas un projet politique radical moi c'est, alors je reviens sur les chercheurs, vous me posiez la question, les chercheurs, est-ce qu'ils sont un peu contraints contre dire, quand le chercheur met sa blouse blanche, pour travailler, il faut de l'argent.

Et ça, c'est une des clés qui a beaucoup en cinquante-cinq années de science, j'ai j'ai beaucoup suivi et l'exercice de certaines responsabilités, j'ai beaucoup suivi l'évolution du financement de la recherche en France. Au départ, quand j'ai commencé au centre de recherche sur le physique de haute température du CNRS, on avait de l'argent, on avait une dotation, ça nous permettait d'acheter des équipements, de travailler et aucun problème. Et d'être libre.

Et progressivement, le CNRS n'avait plus suffisamment d'argent, donc son budget c'est essentiellement de payer les chercheurs, puis il n'avait plus d'argent pour de l'investissement. Donc, c'est la raison pour laquelle les labos CNRS se sont tournés vers les universités, pour dire, vous pourriez nous aider là aussi, alors les universitaires évidemment pouvaient venir travailler dans le labo CNRS, mais essayaient ensemble de avoir de l'argent pour travailler.

C'est depuis, je vais chiffrer ça à peu près une bonne trentaine d'années, c'est la préoccupation principale des labos de recherche de trouver de l'argent pour travailler. C'est idiot de faire un labo s'il n'y a pas d'argent pour travailler. On ne va pas peut-être payer des gens, ils n'ont pas les moyens de travailler, c'est absurde. Et pourtant, c'est la situation actuelle. Donc les chercheurs, progressivement, ont appris à aller chercher de l'argent par eux-mêmes.

Évidemment, ça a une influence sur le type de recherche qu'ils vont faire, on ne peut plus faire une recherche totalement libre. Il faut faire une recherche qui permet d'être financé, sinon, on ne peut pas la faire, On ne peut rien faire. Et donc, ça, ça a été un tournant. Alors, au départ, il y avait ce qu'on appelait les actions thématiques programmées, c'était un concours sur un projet, et puis si c'était un bon projet, on a été financé.

Après ça est arrivé l'Union européenne qui au niveau européen, pareil, lançait des appels d'offres, simplement il fallait être des chercheurs de plusieurs pays d'Europe à proposer le projet pour qu'il soit financé. On en a eu, ça marche bien de ce point de vue là et puis c'est ça, pourquoi pas faire un projet avec des chercheurs d'autres pays, c'est sain, c'est enrichissant même.

On est arrivé au début du vingt-et-unième siècle avec la création, je crois que c'est en deux-mille-cinq, de l'agence nationale de la recherche. Pareil, bonne idée, il fallait candidater avec un projet. Au départ, il y avait de l'argent.

Les crédits ont fondu, et maintenant réussir à avoir un projet à l'agence nationale de la recherche la première fois où on le présente, c'est peine perdue, on aura peut-être la deuxième ou la troisième fois à l'usure, mais, donc là il y a un vrai problème parce que le chercheur de ce point de vue là n'est pas libre s'il n'a pas l'argent pour travailler. Or l'argent est dispensé par des fonds publics, qu'ils soient nationaux ou européens. Et donc, il y a une contrainte automatiquement.

De sorte que, pour avoir de l'argent sur la modélisation, bien évidemment, il faut être bien en cours, on va dire. On ne peut pas leur reprocher, sinon ils ne peuvent pas travailler. On ne peut pas leur reprocher à mes collègues.

Alors je vais justement dans le prolongement de ce que vous venez de décrire et c'est justement aussi palpitant ce que vous dites parce que, moi j'aimerais vous poser une question simple, comment est-ce qu'on peut faire comprendre au grand public que la prospérité et le progrès ne sont pas forcément des ennemis de l'environnement Ils ne le sont pas tout simplement. Oui, mais on a du mal parfois à le faire comprendre ça. Non mais c'est c'est une conception écologiste de milieux urbains.

Ce n'est pas la réalité de l'environnement. Alors ma question, qu'est-ce qu'il faut faire justement Si demain on arrêtait toutes les politiques de décarbonation, est-ce que ça changerait quelque chose Qu'est-ce que ça changerait au niveau du climat par exemple Rien.

Impact limité de la décarbonation et importance de l'adaptation

Ah oui, d'accord. La décarbonation en France, rien. Parce que c'est peanuts. Donc ça changerait absolument Rien, rien. Ça déjà, c'est Ça, ça c'est Ça, ça c'est Donc ça creuse la dette publique parce que bien évidemment comme on n'a pas l'argent pour les politiques de décarbonation, on creuse la dette et donc on augmente la charge de la dette. C'est c'est c'est c'est un c'est un puits sans fond. Vous dites, ce qu'il faut faire, c'est plus l'adaptation plutôt que la prévention. Bien évidemment.

Pourquoi est-ce que ce choix, il est si peu plus en avant aussi Alors, bien, il faut, alors, sur l'adaptation, la population mondiale s'est bien adaptée, puisque il y avait au début du vingtième siècle, à peu près 100 fois plus de morts des événements météorologiques extrêmes, que ce soit froid ou chaud, il y en a, il y avait 100 fois plus de décès dû à cela, début du vingtième siècle, que maintenant. Donc, on s'est bien adapté malgré tout.

Alors que la population mondiale dans le même temps était multipliée par 4. Donc, c'est c'est c'est c'est vraiment, il y a eu une véritable adaptation, c'est sûr que quand on voit à Mayotte des baraques en Vendée, avant le fond on va les souffler. Pour adapter évidemment, faut avoir des constructions qui soient, qui savent résister aux intempéries quand elles sont extrêmes.

Au Japon, de la même façon, ils sont très fréquemment sujets à des tremblements de terre, il y en a encore eu un cette semaine. Bon, ils ont su s'adapter, ils ont des constructions qui sont adaptées à cela. En bordure de mer, ils créent des murs pour éviter les trop grosses vagues lors des tsunamis, tout ça c'est, c'est une adaptation qu'ils font et qu'il faut faire dans ces cas-là. On a l'impression quand on vous entend que le pragmatisme et le bon sens sont définitivement morts dans le monde.

Moi j'espère que non. Si un petit peu quand même quand on vous entend, on a l'impression que sur le débat, en tout cas sur l'écologie, le bon sens et le pragmatisme, il n'y a pas beaucoup de place pour ça. Je me trompe C'est peut-être un problème encore de de décideurs qui restent dans des centres-villes et qui ne vont pas, c'est ce que dit le premier ministre actuel, il faut il faut aller Vous dites qu'il faut remettre l'homme au centre des politiques écologiques.

Oui mais, pas en ville, ailleurs, ce n'est pas la ville qui doit décider de ce qui doit se faire à la campagne. Et malgré tout, la campagne, c'est utile de la rappeler, c'est elle qui nous nourrit. Les producteurs, les éleveurs, les agriculteurs, c'est eux qui nous nourrissent. C'est important. Il faut leur laisser, il faut leur donner en particulier une rémunération ce qu'ils produisent, ce qui leur permet de vivre décemment. Finalement. C'est indispensable.

Rôle des agriculteurs et possibilité d'un refroidissement climatique

Est-ce que finalement sur le climat la meilleure réponse justement ce ne serait pas de simplement d'arrêter de paniquer et de s'adapter justement on va dire intelligemment quoi. Je vais citer Georges Pompidou, qui avait dit, foutez la paix aux Français, il y a trop de normes, trop de règles, trop de Arrêtez tout ça, foutez-leur la paix, Georges Pompidou.

Une petite anecdote justement l'idée d'un d'un refroidissement climatique futur, c'est une idée qui est souvent moquée, est-ce que l'histoire climatique pourtant montre que c'est plausible si je regarde un petit peu, Est-ce que ce sujet, d'abord pourquoi ce sujet, il est encore tabou, est-ce que, quelle est la vérité scientifique par rapport à ça Il y a des, il y a des possibilités de refroidissement climatique. Donc ça, ce n'est pas, ce n'est pas du complotiste.

Non non, il y a des possibilités argumentées Absolument. La première, la plus connue, c'est ce qu'on appelle les cycles de Milankovitch. La terre qui a une inclinaison, l'inclinaison de la terre sur son orbite varie à une échelle de plusieurs centaines de milliers d'années, mais elle varie et lorsque elle reçoit moins de soleil à cause de son inclinaison, il y a une faible période froide et lorsque l'inclinaison change, il y a une période chaude.

La dernière période chaude, on est dans une période chaude en ce moment, elle a commencé il y a 15000 ans, ce n'est pas vieux. La période chaude a commencé il y a 15000 ans. On a, on a gagné 8 degrés d'un coup, par rapport à la période froide, et donc, tout ce qui était glace, neige a fondu, et cette fonte a fait monter le niveau des océans de cent-vingt mètres, il y a 15000 ans. Donc, oui, là on est dans une période chaude, mais ça ne va pas durer.

Quand on ne sait pas, on va rebasculer dans une période froide. Bon, donc ça, ce n'est pas pour tout de suite. Donc ça, c'est sur le long terme. À moyen terme, il y a toujours le risque d'une éruption volcanique gigantesque, comme ça a été le cas du volcan Tambora, en mille-huit-cent-quinze, qui envoyait tellement d'aérosols dans l'atmosphère, que pendant 2, 3 ans ça a masqué pour partie la lumière solaire, et ça a causé un refroidissement de 4 à 5 degrés.

Et ça, les éruptions volcaniques, on n'est pas capable de prévoir aujourd'hui, quand, il y en aura une qui sera dévastatrice comme celle du tambourra en mille-huit-cent-quinze. Donc ça, c'est une possibilité, on ne sait pas quand, mais ça peut arriver. Provoquant ce qu'on appelle l'équivalent d'un hiver nucléaire.

Si s'il y a trop d'aérosols dans l'atmosphère, automatiquement la température et donc avec ça, si la température baisse, évidemment c'est mauvaises récoltes, famine et toute le cycle de plus que des désagréments. Là pour le coup d'une vraie inquiétude fondée. Alors justement pour répondre à toutes ces inquiétudes et celle-là peut-être en particulier, parfois été mise l'idée, l'illusion de la gouvernance mondiale.

On nous dit que la lutte contre le changement climatique notamment nécessite cette gouvernance mondiale, pourquoi est-ce que c'est selon vous une illusion François Gervais Je n'ai pas de réponse à cette question. Non, je n'ai pas de réponse à ça. L'ONU, le GIEC, la COP, toutes ces grandes messes climatiques, est-ce qu'elles ont encore réellement un impact concret Non non mais, il voudrait avoir un impact, c'est complètement différent.

Il est clair que l'ONU rêve d'une crise Qu'il dirige vraiment toutes ces institutions, c'est ça qui est peut-être la, je ne suis pas suffisamment informé là-dessus pour pouvoir répondre. Vous expliquez que les grandes décisions climatiques sont souvent prises par des élites déconnectées des réalités locales, pourquoi il y a ce décalage d'après vous Là encore, pardonnez-moi, mais je ne suis que physicien.

Finalement vous vous exprimez sur Tous ces, tous ces aspects sociaux, c'est pas mon, c'est pas ce que j'étudie à proprement parler. Non, mais vous avez peut-être un regard, est-ce qu'au fond justement tous ces sommets internationaux, est-ce qu'ils ne sont pas avant tout des lieux de consensus idéologiques plutôt que des véritables Si on fait allusion. Si on fait allusion aux COP, ça n'a rien de scientifique.

C'est qui va payer et à partir de quand et combien Voilà, c'est la seule chose qui intéresse les pays émergents qui voudraient que les occidentaux qui ont émis du c o 2 bien avant eux, payent maintenant, bon, donc c'est c'est c'est une des discussions de marchands de tapis pour savoir qui va payer, quand, pourquoi.

Je vous pose la question différemment, est-ce que finalement, aujourd'hui, on peut encore espérer un débat scientifique connaître sur toutes les questions ou est-ce que la machine est définitivement verrouillée Non, le débat existe en matière de publication scientifique. Voilà, ça ça existe. Ah oui oui, il n'y a pas de problème.

Les publications scientifiques Encore que pardon, Pierre Chaillot sur les publications scientifiques sur la Covid justement, avait dit que ça aussi ce n'était pas aussi aussi simple. Il y avait pas mal de d'erreurs. Je parle à l'échelle mondiale, les publications qui vont un peu, que je reprends dans le sens de Enfin qui avait des lobby packs des européens, je voulais dire des des des des Oui, bien sûr, il y en a avoir, mais toujours pour la même raison. Mais toujours pour la même raison.

Pour la même raison, c'est que le chercheur pouvait à l'argent, mais toujours pour la même raison Même rapport à l'argent, oui, bien sûr, il peut y en avoir, mais toujours pour la même raison. Même rapport à l'argent, mais toujours pour la même raison. Ça c'est, ça c'est, oui, c'est une réalité. Vous critiquez les l'idée d'une transition énergétique imposée, est-ce qu'on doit pas anticiper justement quand même la fin des des énergies fossiles D'accord, mais ce n'est pas pour tout de suite.

Et puis de toute façon, on aura toujours. Enfin quand vous dites ce n'est pas pour tout de suite, c'est quoi le les les la, ce 150 ans. Ah bah c'est pas très loin. Non c'est pas calomn, non mais c'est normal qu'on en parle et qu'on s'y prépare, ça nous sommes d'accord. Alors il y a 2 voies, on a déjà abordé le nucléaire L'éolien. Qui permet de faire de Le solaire, on en parle beaucoup aussi.

Oui, mais c'est, ça, ça restera peanuts parce que dans le réseau électrique, on ne peut pas en avoir plus d'une certaine proportion. Donc ça restera minoritaire de toute façon sinon ça sera ingérable ou alors on aurait des blackouts à répétition et ça ne serait pas drôle du tout alors dans le domaine pour prendre la suite des ressources fossiles, il y a une piste qui est là encore très travaillée en Chine, décidément ils sont ils sont sur tous les bons coups les chinois.

Mais ils sont forts les chinois. Ah oui, Scientifiquement, l'académie des sciences chinoises est devenue le premier producteur de publication mondiale. Ah oui. Ah non, c'est c'est c'est pas petit joueur, ils sont ils sont, ils ont vraiment un réseau de scientifiques, vraiment, je savais qu'il y a une très bonne pensée, pardon et même dans ce que vous dites là, faites penser un peu à Montagnier, je ne sais pas quel regard vous aviez sur ce Je ne connais pas. Ce scientifique.

Enfin je connais de nom. Non mais parce que vous êtes, ce qui est fou, c'est que même l'apparence ce n'est pas pour vous cirer les bons, mais vous êtes à la retraite depuis 13 ans vous disiez. Oui. Comment se fait-il que des gens finalement se, finalement ne se privent d'une compétence comme la vôtre Ah non mais de toute façon je continuerai, je suis addict. Oui, mais bon, en France en tout cas, vous pouvez déjà, vous pouvez plus continuer sur un plan purement. Si je continue à publier.

Oui, enfin je veux dire vous ne pouvez plus, le CNRS ne pourrait plus vous employer. Je pense que c'est Non non, bien sûr. Et aux États-Unis, enfin il n'y a pas mal, mais il n'y a pas de Je continue à publier avec mes collègues. J'ai, depuis que je suis à la retraite, j'ai sorti un bon nombre de publications scientifiques. Oui, mais alors le fait, pardon, excusez-moi sans votre respect, mais est-ce que le fait d'être à la retraite vous, j'ai envie de dire vous, vous écarte pas un petit peu

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