¶ Introduction et présentation de François Bégaudeau
Bonsoir à tous et bienvenue pour cette nouvelle émission des incorrectibles. Alors ce soir mon invité revient me voir après 2 passages qu'on fait énormément parler, c'était d'ailleurs il y a assez longtemps, il est écrivain, essayiste, scénariste, parfois même polémiste malgré lui ou pas, il est souvent là on ne l'attend pas, il est avec nous ce soir pour parler évidemment de politique, de pouvoir, de gauche, de liberté de parole et de tout ce qui se joue ou ne se joue plus.
Il a sorti le mois dernier son nouveau livre Psychologie aux éditions Amsterdam, un ouvrage où il dissèque avec humour les affects de la société bourgeoise à partir de situations vécues, observées ou fictives. Je suis très heureux donc de le réaccueillir ce soir dans les incorrectibles, bien qu'étant, me disait-il, un libéral autoritaire, François Bégaudeau, bonsoir. Bonsoir. Parlez-moi bien entendu. Oui, oui. Bien, ça faisait longtemps en effet qu'on ne s'était pas vu. Vous faisiez des autres.
Oui c'est ça, mais je croyais vraiment qu'après cette dernière entrevue en plus c'était vous qui m'aviez plutôt chargé donc. Ah non non non je ne faisais sûrement pas la tête parce que vous aviez fait quelque chose qui était vachement bien. J'avais tout laissé. C'était que le moment où je vous prenais, où vous malmenais un peu. Je me disais il avait quand même la liberté de ne pas le monter, de ne pas le retenir au montage et vous l'aviez fait. Merci. Et là et là respect.
Bon, bien écoutez, c'est, merci beaucoup de le relever en effet, non, mais pour moi, la question ne se posait même pas une seule seconde. Alors on va parler de plusieurs sujets si vous le voulez bien, on va dans un premier temps parler de la gauche puisque je crois que vous êtes de gauche
¶ La gauche, les classes populaires et "La Meute"
Il paraît ouais. Il paraît voilà donc on a intitulé ce ce premier thème en tout cas la gauche a-t-elle trahi les classes populaires Avant d'en parler plus en détail, je suppose ça n'aurait échappé à personne que vous avez vu qu'il y a un livre qui fait beaucoup parler cette semaine qui s'intitule la meute sortie par 2 journalistes de libération et du monde en plus donc 2 journalistes plutôt de gauche, voilà qui allument Jean-Luc Mélenchon et la secte soi-disant des des insoumis.
Première réaction, je crois que c'est Manuel Bompard qui disait qu'il pensait que ça allait faire pschit. Apparemment ça ne fait pas pschit, on en parle beaucoup de ce livre. Quelle est votre action sur ce qu'ils décrivent Moi je pense que si je rencontrais un jeune écrivain ou une jeune écrivaine de vingt-quatre, vingt-cinq ans qui essaie de percer dans le milieu dans de l'édition et pour ça il faut se faire connaître, il faut être publié puis après il faut que le livre soit médiatisé.
Je dirais fais un livre contre les insoumis. Tu auras, tu auras comme ça la certitude d'être invité sur tous les plateaux.
Tous les plateaux et c'est pour ça que ce livre que je ne lirai pas parce que j'ai pas que ça à faire et que c'est pas le genre de livre que je lis et bien j'ai j'en ai déjà beaucoup entendu parler alors qu'il est sorti là à l'heure où on se parle bon je sais pas il y a quelques jours ils sont invités partout parce qu'évidemment les médias mainstream les médias dominants les médias adorent cracher sur les c'est quand même leur sport préféré.
Moi je ne suis pas un grand fan des insoumis tous les gens qui me suivent le savent et pour plein de raisons et je pense que d'ailleurs le livre pointe des déviances au sein de ce mouvement ou de ce parti qui ne dit pas son nom qui sont réels des des violences autocratiques en tout cas une organisation autocratique bon c'est-à-dire que j'ai pu constater d'ailleurs à travers quelques amis qui ont un peu végéter dans cette dans cette orbite là.
¶ Traitement des insoumis par les médias et accusations d'antisémitisme
Donc voilà je ne suis pas en train de dire que le livre est totalement mensonge c'est pour ça que je dis. Je dis que d'écrire contre les insoumis et notamment de déglinguer la gueule de Jean-Luc Mélenchon, c'est le sport préféré des médias mainstream, il faut quand même le savoir, il est l'ennemi officiel des médias qui en dit. Donc donc honnêtement vous trouvez ça injuste.
Non mais j'ai pas j'ai pas dit que j'allais m'apitoyer ou faire preuve de compassion vis-à-vis du pauvre petit Jean-Luc, c'est pas ça que je dis mais ça nous permet quand même d'avoir une carte un peu précise de l'idéologie dominante au travail dans les médias mainstream. Cette idéologie dominante a décidé de constituer comme ennemi absolu les insoumis et non pas l'extrême droite.
Donc je pense que ça nous ça nous donne un petit indicateur pour colorer je veux dire les médias mainstream qui sont à peu près tous de la même couleur avec des avec des nuances de gris.
Pour une fois que ça change d'axe parce que finalement le procès qui était fait continuellement à ces gens que vous qualifiez d'extrême droite finalement à l'époque vous en offusquiez pas tant que ça non Moi je j'avais ni à m'en offusquer ni c'est-à-dire que de la même façon que je ne vais pas me porter au chevet de Jean-Luc Mélenchon, j'avais encore moins de propension à me porter au chevet de l'extrême droite à l'époque.
Il se démerde je veux dire je n'ai pas que ça à faire quand même d'aller apparemment me faire l'avocat de l'extrême droite Mais mais ça c'est des, c'est une façon un peu comment dire superficielle de voir les choses. Ce sur quoi je voudrais insister, c'est que ce qui est maintenant le le point d'inimitié principal des médias mainstream, c'est les insoumis.
Contre lesquels d'ailleurs, beaucoup de journalistes tout à fait en vue et tout à fait en place, mettent souvent en avant, à l'inverse, la bonne tenue des députés du Rassemblement National, la responsabilité, le sens des responsabilités de monsieur Bardella, de madame Le Pen, et caetera. C'est quand même intéressant comme phénomène précisément pour des gens comme vous et moi qui avons connu effectivement l'époque où le diable c'était le r n, le f n à l'époque ceci a bien changé.
Une partie qu'on qualifie d'antisémitisme Entre autres choses absolument absolument avec quand même pas qu'on qualifiait Pas qu'on qualifiait Moi ça a très largement un caractère diffamatoire mais indépendamment de ça qui serait un autre gros dossier il faut quand même mesurer le parcours qui a été accompli ou fait par les médias ou par l'idéologie dominante moi je dirais par la classe dominante dans mes termes à moi, depuis une vingtaine d'années.
La classe dominante est farouchement et fondamentalement passée à droite quoi, mais du côté d'une droite dure, ce qui fait que maintenant elle peut envisager avec une relative sympathie, une certaine tendresse, non seulement le rassemblement national, mais la possibilité de l'arrivée au pouvoir du rassemblement national. Et l'ennemi juré de tous ces gens qui font pour moi, qui forment un bloc, s'est incarné sur la scène politique, politique hard par les insoumis.
Et ça donne donc un livre comme celui-là, qui est vraiment accueilli à bras ouverts par tous les médias. C'est quand même ça qu'on observe depuis quelques jours. C'est quoi les critiques que vous pourriez faire Vous, vous le disiez que LFI, finalement, ce n'était pas à votre tasse de thé tant que ça finalement.
C'est quoi les critiques que vous pourriez faire à la France insoumise Je ferai je ferai à la France insoumise le procès ou en tout cas la critique structurelle et fondamentale que je ferai à tous les partis. Pour moi les partis politiques sont la plaie de la démocratie, Les partis politiques, puisque les partis politiques sont des machines électorales, sont des machines à gagner des élections et à octroyer à leurs membres des postes.
En fait, c'est un travail, c'est une petite entreprise, une entreprise qui doit, comment dire, s'arranger pour qu'il y ait un maximum de salariés qui soient pérennisés dans leur salaire.
C'est ça qui se passe, c'est une professionnalisation de la politique or pour moi la politique n'est pas un exercice de professionnels ou qui appelle comment dire une certaine professionnalisation, c'est l'inverse, je pense que la politique doit être fondamentalement resté amatrice, Donc les professionnels de la politique que sont aussi les insoumis au même titre que les républicains, au même titre que Renaissance, au
même titre que reconquête, au même titre que le RN, au même titre que tous ces partis, qu'ils s'appellent partis ou pas, bien ils travaillent avant toute chose à leur propre pérennité. Et pour ça, c'est des machines à se présenter aux élections et à essayer de briguer autant de mandats que possible, autant de strapontins que possible pour pouvoir alimenter la machine. Et donc, la FI est tombée exactement dans cet accueil-là.
C'est un parti maintenant qui est strictement et exclusivement concerné par les élections et en plus par la pire d'entre elles, par la pire d'entre les élections à savoir l'élection présidentielle qui est sans doute la moins démocratique, la plus spectaculaire, la plus folklorique et celle qui provoque un appétissant général pendant 6 mois. Parce qu'elle est très personnalisée, elle est très centrée sur les personnes et non pas vraiment sur les idées.
Et donc bon voilà donc la FI maintenant, bon, ils se lèvent le matin, tous les gens de la FI se lèvent le matin en se disant comment est-ce qu'on peut avoir une micro chance de gagner les élections et de porter au pouvoir monsieur Mélenchon, notre guide suprême, c'est ça. En fait, ils ne ils sont occupés vingt-quatre vingt-quatre par ça. Je dirais au mépris et aux dépens d'un certain nombre de situations réelles, de situations sociales sur lequel ils feraient mieux de d'intervenir.
Et j'aimerais revenir justement sur ce procès que beaucoup de journalistes leur font, à savoir ce procès d'antisémitisme. Vous en pensez quoi vous C'est évidemment un procès dégueulasse de toute façon et pas juste À la base.
C'était On pourrait dire très calmement parce que ce sont des sujets sur lesquels il faut être calme que, en admettant qu'il y ait des petites particules d'antisémitisme au sein de la FI, ce que je ne peux pas exclure, Quand bien même il n'y en aurait pas, de toute façon, on leur aurait fait ce procès-là. C'est ça qui est important, si vous voulez comprendre la façon dont ils sont traités médiatiquement.
À partir du moment où ils ne se portaient pas au secours de la victoire, de la victoire génocidaire de Netanyahou et qu'ils émettaient un certain nombre de réserves sur ce qui était en train de passer à Gaza. À partir du moment où ils alertaient sur le sort des Palestiniens, notamment depuis le 7 octobre, mais en fait, pour tout dire depuis des décennies, alors évidemment, on leur faisait comme d'habitude un procès en antisémitisme.
Quand bien même ils auraient aucune particule d'antisémitisme en eux, c'est bien de ça qu'on parle. Donc c'est une espèce de manoeuvre idéologique absolument dégueulasse. Et elle vient d'où après vous alors De la classe dominante.
La classe dominante a considéré depuis assez longtemps maintenant que faisait partie de l'arsenal de la pensée dominante ou date de la pensée des dominants, en tout cas de la panoplie des dominants, la défense d'Israël, considérée comme une place avancée de l'occident, qui serait en fait une espèce comme ça de place avancée de protection contre le monde voyou, le monde sauvage, le monde barbare, très largement incarné par le monde
arabe, et dont les Palestiniens seraient une espèce de cristallisation. Donc il y a une espèce d'étos de dominants, les dominants, les gens qui sont en charge, les cadres, les dirigeants, la bourgeoisie, leurs représentants, leurs élus ont une sympathie immédiate, en tout cas se portent naturellement en soutien d'Israël.
Quoi que fasse Israël, y compris quand Israël est engagé dans une sorte, je dirais de, d'évacuation définitive du problème palestinien par l'évacuation des palestiniens eux-mêmes. Parce que c'est comme ça qu'on, c'est ça dont on est le témoin actuellement. C'est ça dont on est le témoin et dont tout le monde à propos de quoi tout le monde pourrait se documenter jour après jour.
Et donc oui c'est normal que la classe dominante et ses représentants médiatiques et politiques se portent spontanément au secours d'Israël. Mais pardon de vous poser cette question, est-ce que vous ne remettez pas en cause parfois la sincérité, l'engagement sur cette question-là de certains élus et députés LFI parce que beaucoup de gens disent c'est une une attitude électoraliste et qu'il n'y a pas beaucoup de gens.
Mais vous voyez, vous voyez c'est bizarre le débat qu'on a. Nous sommes témoins d'une des, comment dire, des périodes de violence d'état majeures du vingt-et-unième siècle. C'est ce qui se passe véritablement à Gaza en ce moment et en Cisjordanie, j'y insiste. C'est de ça que nous sommes témoins. Si nous étions des gens responsables, si nous étions des gens qui essayons vraiment de nous projeter Vous n'allez pas avant. Autant. Je vais finir.
Dans l'état réel du monde, le débat ou la discussion qu'on aurait, vous et moi Éric, c'est qu'en est-il en ce moment du sort des gens qui habitent en Cisjordanie Qu'en est-il en ce moment du sort des pauvres gens qui habitent à Gaza Ça serait ça notre débat Si on était des gens sérieux, qui nous enquiérons du réel. Au lieu de quoi Vous m'entraînez à parler de choses qui pour moi participent de la politicaillerie.
Et qui est dans les insoumis et pour les raisons que j'ai dites, parce que c'est un parti politique avec les écueils, qui sont attachés à tout parti politique, c'est-à-dire la falsification, la manipulation, la propagande, des petits arrangements avec le réel, les petits arrangements avec la vérité.
Oui, il y a sans doute dans la mise en avant du problème palestinien par les insoumis depuis notamment le 7 octobre, quelque chose de l'ordre du calcul et peut-être du calcul électoral puisque c'est un parti. C'est le rôle d'un tel calcul d'Édouard comme Emeric Caron du dix-huitième de ne parler que de ça. Mais le vrai sujet n'est pas là. Le vrai sujet, c'est Non mais un des gens de la nation n'est pas député au Parlement, donc de l'Assemblée nationale en l'occurrence.
Est-ce que vous pensez que c'est le rôle d'un député comme Aymeric Caron de ne parler que de ça lorsqu'il est élu du dix-huitième arrondissement
¶ Rôle et positionnement politique de François Bégaudeau
Alors comme disent beaucoup les politiques, c'est votre question, puis moi j'ai ma réponse. Moi, ma réponse, c'est que vraiment, je trouve que ce qui est en jeu dans cette affaire rend tout à fait dérisoire la question de savoir si Aymeric Caron est plus ou moins sincère ou sincère sur les chefs de Richter de la sincérité à ce moment-là. Mais dans son rôle, c'est ça que je vous demande ça. Ça n'est pas mon sujet. Aymeric Caron n'est pas mon sujet. Mais mon sujet, c'était dans son rôle.
Mon sujet, c'est la vie des dominés, c'est la vie des gens qui subissent un certain nombre de répression. Si si de la République dénonce en permanence ce qui se passe à Gaza, il faut se considérer qu'il est dans son rôle quoi. Ce n'est pas mon sujet apparemment, c'est le vôtre, mais ça n'est pas mon sujet. Mon sujet, c'est la vie des gens et par exemple en l'occurrence, la vie des Palestiniens.
Mais vous en parliez beaucoup avant ou pas ce sujet-là Vous entendez pas tout cela Je vous inclus dans un, non mais c'est une question que je ne vous pose pas à vous spécialement, mais les les les les gens de gauche là, les la la famille de gauche, quand même. Si vous aviez une petite connaissance de ce que c'est que la la constellation de gauche, la constellation, enfin des gens de gauche. J'ai l'impression qu'on ne les entendait pas autant.
C'est-à-dire les gens de gauche, les gens qui militent, les gens qui sont des élus et puis les gens qui se sentent de gauche de sensibilité de gauche qui vont parfois militer dans une association qui vont parfois se joindre à une manifestation mais que toute façon une sensibilité de gauche.
Moi j'ai grandi là-dedans je veux dire mes parents l'étaient j'ai grandi dans un de gauche, j'ai eu beaucoup beaucoup de copains et de copines de gauche, enfin, j'ai on la question palestinienne, elle est non pas centrale, mais très importante dans ce, dans ce segment-là de la population depuis 50 ans. En tout cas moi depuis que je suis né j'en ai toujours entendu parler. Elle a toujours été considérée peut-être pas exactement comme centrale mais comme paradigmatique.
Paradygmatique d'abord de de ce que c'est que l'esprit impérial et l'esprit colonial.
C'était quand même d'une certaine manière Israël c'était un peu la dernière colonie après la grande période de décolonisation des années 50 60 vous voyez et puis puis s'y jouait énormément de choses qui étaient intéressantes donc bon oui alors il s'est trouvé pour vraiment je vais je vais être tout à fait sincère avec vous parce que vous savez que j'essaie toujours de l'être, en tout cas les tonnettes intellectuellement.
J'ai écrit moi-même des pages dans un livre que j'ai publié en deux-mille-douze qui parlait de l'antisémitisme de gauche et qui parlait du fait que parfois alors que moi j'étais un sympathisant de la cause palestinienne comme à peu près tous mes amis de gauche et pour des raisons profondes que je viens de dire et non pas des raisons de calculs électoraux à la mairie de Caron que sais-je, je voyais chez certains d'entre eux une ce que j'appelais déjà
à l'époque j'ai Christ j'avais 40 ans mais ça faisait longtemps que j'avais fait normal, une espèce de fixette palestinienne, qui en tant que fixette avait quelque chose de douteux.
Mais ce n'est pas parce que certains Olibrius dans cette constellation-là, ont un rapport douteux à la question palestinienne, que cette question n'est pas urgente, n'est pas nécessaire, n'est pas consistante et qu'il n'y a pas nécessité absolue pour n'importe quelle personne de gauche et d'ailleurs soucieuse de l'émancipation de se porter au soutien des palestiniens.
D'accord, alors pour revenir à vous parce que c'est intéressant justement pour les gens qui n'auraient peut-être pas forcément vu les les 2 émissions précédentes où vous étiez venu. Comment est-ce que dans ce paysage politique vous situez, d'où parles-tu camarade Vous reconnaissez dans un parti non, vous allez me dire, mais est-ce qu'il y a une personnalité, je ne sais pas, Ruffin ou un autre, de qui vous sentez-vous le plus proche Non, mais moi, je ne fonctionne pas par personnalité.
Je suis désolé, je vais être très décevant comme d'habitude, je ne fonctionne pas par personne. Moi, je suis d'une culture politique qui met en avant les collectifs qui met en avant la capacité la capacité des gens de s'unir pour constituer des forces constituer une puissance non et donc tout ceci en dehors des partis et en dehors des personnes moi ce qui m'intéresse c'est les forces vives de la politique les gens qui se battent concrètement sur des situations précises de conflits.
C'est ça qui m'a, moi c'est ça la politique et c'est pas autre chose, c'est ça qui m'intéresse donc non moi je voulais Ruffin, Mélenchon tout ça bon, ils font un peu leur cirque, c'est la course à la réserve ou une Dans l'offre politique électorale dans parce que là on est dans la politique on est dans le monde électoral et moi j'ai écrit un petit livre qui s'appelait comment s'occuper un dimanche d'élection qui portait bien son titre et qui séparait radicalement la politique des élections.
Je crois que la scène électorale et la scène politique c'est 2 choses totalement différentes.
Donc moi je m'occupe de la scène politique, c'est-à-dire de cette scène où des gens essaient de faire valoir leurs droits, de faire valoir leurs droits à exister et à exister dignement ou à exister en tout comment dire, en tout épanouissement contre des forces qui les oppriment que ce soit un patron, un groupe d'actionnaires, un projet d'aménagement urbain polluant et dégueulasse ou un état parce que des fois les états sont oppressifs.
C'est ça plutôt qui m'intéresse donc moi non je n'ai pas, je n'ai pas de préférence particulière. En tout cas ce qui m'intéresse moi dans le Vous êtes un peu perdu alors avec ce qui se passe en ce moment dans ces nombreuses Non non moi j'ai une boussole très claire, moi moi je pense que
¶ Capitalisme, sondages électoraux et influence des milliardaires
le le pôle principal de toxicité dans la vie réelle, c'est le marché. C'est les forces du marché. Je dis précisément les forces du marché, c'est-à-dire des gens qui ne sont requis que par le fait de tirer du profit de d'un certain nombre de Le libéralisme, c'est bien ça L'ennemi. Le mot libéralisme étant un petit peu connoté et mal connoté est un peu ambigu, moi je préfère toujours utiliser le mot de capitalisme.
Mais j'aime bien aussi dire, le marché est le monde tel que livré à la prédation et la voracité des marchands. Voilà, alors moi, ce qui m'intéresse, c'est d'engager un rapport de force avec les marchands voraces, qui sont quand même en train de tout déglinguer. Voilà, ils déglinguent ça depuis, ils déglinguent tout depuis très longtemps.
Et donc, je pense que toutes les forces qui essaient de s'opposer, d'opposer une contre force à la voracité des marchands, ce sont des forces de gauche et ce sont des forces qui m'intéressent.
Alors pour poursuivre donc encore un instant sur cette situation on va dire la gauche en France, aujourd'hui enfin cette semaine il y a eu un sondage qui était publié je crois lundi dernier qui montrait une gauche donc aux abonnés absents au premier tour de la présidentielle pardon d'y revenir Luc Mélenchon serait crédité entre 10 et 13 pour 100, Raphaël Luxman entre 9 et 15 pour 100 selon scénario, la gauche en l'état elle paraît complètement
larguée, or dans le même temps un sondage Harris interactive unifiant la gauche, publié le 30 avril dernier lui pour regard, placer la Nupes à vingt-six pour 100, ce qui est là un score tout à fait sensible, derrière un r n à trente-quatre pour 100, ce qui voudrait dire donc un possible second tour pour la gauche.
Une gauche unifiée en deux-mille-vingt-sept, vous y croyez encore Ouais, alors comme d'habitude, moi je vais répondre sur mon plan à moi, désolé, je ne suis que moi-même, c'est très peu de choses mais j'essaie au moins de tenir quelque chose, enfin tenir le cap. Il faut bien mesurer à quel point il y a un business des élections. Il y a un business des élections, il y a un business des élections, il y a un marché électoral. J'ai un peu décrit du point de vue des partis, c'est un marché.
C'est un marché, il s'agit d'aller encore une fois briguer des mandats qui sont eux-mêmes pourvoyeurs de salaire, en tout cas de rémunération. Ça c'est une première chose. Mais c'est aussi un marché pour les journalistes. La chronique électorale est un bon plan pour le système médiatique qui est un marché. Je veux dire C'est un problème ouais. C'est un business, il y a un business médiatique. C'est normal, c'est des gens, c'est des entreprises.
Il y a un intérêt, moi je dirais aussi Ça, c'est autre chose. Heureusement que ça croise un peu un intérêt, sinon ça marcherait pas complètement. Mais il se trouve que c'est un marché, donc et or les gens nés, ils sont emmerdés Il y a même un intérêt là-dessus. Ils sont emmerdés comme des patrons de de clubs de foot. La comparaison entre le business électoral et le business sportif marche à tous les coups.
Et entre les affects que qu'active la passion électorale et les affects qu'active la passion du sport que je connais bien, il y a vraiment des ponts permanents. Et il y a un truc qui emmerde beaucoup les patrons de clubs de foot, c'est que contrairement à d'autres business, ils ne peuvent pas comment dire produire tous les jours. Ils ne peuvent pas faire jouer leurs joueurs tous les jours. On ne joue que tous les 3 jours, tous les 4 jours.
Donc pour ça, ils ont eu un certain nombre de palliatifs, ils se sont mis à augmenter leurs effectifs d'avoir 2 équipes en fait pour pouvoir multiplier les matchs. On a multiplié les compétitions parce que c'est multiplier en fait les zones lucratives, les zones marchandes. J'ai l'air d'être un peu long mais je vais revenir à la politique. Le gros problème avec le business électorat c'est que les élections il n'y en a pas tous les jours. Il n'y en a pas tous les jours c'est dommage.
Alors il y a les élections présidentielles ça c'est super bon. Mais l'élection présidentielle, moi quand j'étais, quand j'avais 15, 20 ans et que je les suivais encore un peu, ça a duré 2 mois, ce n'était pas beaucoup. Disons la la zone de commercialisation et de comment dire de profitabilité du business électoral était était moindre.
Alors les journalistes qui sont des co-partenaires, qui sont les partenaires économiques, des élus et des standards, tous les journalistes sont plus ou moins partenaires économiques, à leur échelle et à leur corps plus ou moins défendants.
Bien ils ont inventé quelque chose c'est que ah oui on il faudrait qu'on arrive à parler de l'élection présidentielle bien avant les 2 mois pendant lesquels elle avait lieu en 1900 quatre-vingt-un en 1900 soixante-quatorze et un peu encore en 1900 quatre-vingt-huit et pour ça ils ont inventé les sondages, bon les sondages existent depuis très très longtemps et c'est génial en fait on va créer une fausse actualité, une actualité en bois, c'est un sondage d'une actualité en bois.
D'ailleurs à chaque fois que les éditorialistes commentent les sondages par exemple celui que vous venez de de nommer, il commence toujours par dire une précaution de cutoire, faute avouée étant complètement pardonné, ça va, vous savez anticiper sur une élection présidentielle 2 ans avant ça n'a aucun sens, mais ça ne va pas les empêcher de le commenter.
Et voilà on a réussi à faire un moment où on a parlé de la chose et donc le produit électoral est maintenant vendable et donc profitable 2 ans avant, 3 ans avant, 4 ans avant, 5 ans avant. Et ça donne ça, ça donne des trucs pipo Vous pensez qu'on met sur orbite par exemple qu'une partie du système par exemple est sur orbite comme certains d'ailleurs le laissent penser à Jordan Bardella par exemple.
Oui semblerait qu'il y ait certains qu'il y ait intérêt à pousser Bardella et d'autres Marine Le Pen et d'autres on sait bien que par exemple monsieur Sterin très important. Pierre Edouard Sterin donc un D'homme très fortuné, un homme d'affaires très fortuné et d'extrême droite, je crois que là sinon, si lui n'est pas d'extrême droite, alors le mot n'a vraiment plus aucun sens, il est donc d'extrême droite et c'est un Quelle raison selon vous Et c'est un ultra libéral.
Quelle raison selon vous Il est d'extrême droite enfin il Je crois qu'il ne s'en cache pas, je veux dire tout ce qu'il dit d'un point de vue sociétal, moral, il est il est par ailleurs assez, c'est un catholique assez tradi. Il a fait du Figaro Mégane. Il s'en cache pas. Il est par ailleurs évidemment ultra libéral et économique Mais quand ça définit, ça fait de vous quelqu'un d'extrême droite.
Mais ça serait quoi d'autre extrême droite si lui ne l'est pas Qu'est-ce qu'il faudrait de plus Ça ne renvoie pas des choses qui sont beaucoup plus graves Mais moi je n'ai pas dit nazi, je n'ai pas dit nazi, je n'ai pas dit nazi, je n'ai pas dit nazi, je n'ai pas dit nazi, je n'ai pas dit nazi, je n'ai pas dit nazi, je n'ai pas fait. Je dis extrême droite. Non, mais vous ne pensez pas que c'est reçu différemment que le terme extrême droite Que les gens le reçoivent Covid longtemps.
Moi, je dis extrême droite parce que ça aurait été Je crois avait fait une action en justice pour tenter d'interdire le qualificatif d'être responsable. Et elle a perdu. C'est normal. Parce que la justice a considéré que ce n'était pas diffamant. Elle fait son petit. Elle fait son petit business. Marine Marine Le Pen, c'est très bien. Pardon pardon, pardon, je me mets en place.
Est-ce que vous m'aviez, vous m'aviez justement cherché là-dessus à l'époque, mais ce n'est même pas du tout pour reparler de Mais encore une fois pardon, vous savez que ce qualificatif employé pour disqualifier l'adversaire, il est, il est diffamant entre nous. Là, je ne parle pas de, c'est sur un plan juridique.
Il n'est, il n'a pas la même portée que sur l'échiquier politique comme vous le voyez, que le qualificatif extrême gauche extrême droite, ça renvoie forcément à border nazis, facho-rassif. Mais vous êtes, et donc moi je vous écoute, c'est une question. Moi je vous écoute souvent, je suis souvent vos vos lives, enfin vous les entretiens. Et vous avez l'impression que je suis nazi par exemple Non.
Est-ce que j'ai dit nazi Non, mais vous savez bien que le fait que vous affolez pas, je ne l'ai pas dit nazi. Non, merci de nous. On va, on ne va pas ergoter pendant 12 minutes où vous vous contesteriez un mot que je n'ai pas prononcé, c'est-à-dire que ça va devenir du Ionesco notre truc, ça va être compliqué quoi ou les, les 15 ans. Mais j'aimerais juste vous entendre dire que extrême droite ça n'a pas la même portée, extrême gauche, par exemple le sens inverse.
Oui Eric si si les mots vous importent, c'est vraiment vous fétichisez les mots à ce point là. Si vous voulez, on met extrême droite là, on le met dans la poubelle et on ne l'utilise plus très bien. Mais je reviens au point, au point qui est le point de réalité. Et le point de réalité, c'est qu'il y a un milliardaire. Il n'est pas le seul d'ailleurs en ce moment. Pierre-Yves Dion-Térac. Donc on va dire qu'il est très à droite. Ça vous va ou pas Oui, moi je suis Ok, c'est cool.
On a vraiment fait du, on a on a on a bien fait de perdre 2 minutes avec ça. Donc il est très à droite. Il est, moi je pense fondamentalement aller Alicato aussi, c'est vrai. Je pense qu'il est occidentaliste.
¶ Usage des termes "extrême droite/gauche" et rôle médiatique en politique
Je pense qu'il est néo conservateur, je pense qu'il croit au conflit des civilisations et la guerre des civilisations, au choc des civilisations. Il croit vraiment qu'il y a une civilisation supérieure aux autres.
Car vous accepterez de débattre avec lui par exemple Non non non vraiment, bon, c'était un sûrement pas non non, mais pas du tout encore une fois moi c'est jamais la morale qui m'arrête c'est que ça n'a aucun intérêt ou alors en fait il ne faut pas débattre non il ne faut pas débattre avec ce terrain il faut raconter ce terrain raconter ce terrain raconter ce qu'il fait toute la journée où est-ce qu'il met son argent
et puis d'où il vient d'où ça lui est venu toutes ses idées et pourquoi il a décidé de mettre une si grande partie de son fric à faire de la propagande enfin en tout cas de la de la de la régie propre en fait puisqu'il achète des médias et Il y en a d'autres à gauche, ils font ça et Mais bien sûr mais j'ai pas dit que c'était que c'était mal en soi mais je dis mais c'est intéressant donc le le personnage est intéressant.
Bon pour en revenir au point qui d'ailleurs un point qui n'est pas passionnant non plus il semblerait que monsieur Sterin puissant et omnipotent comme un monarque a décidé qu'il n'aimait pas Marine Le Pen et qu'il préfère Bardella. Donc bien sûr monsieur Sterin ayant une certaine latitude médiatique grâce à son argent, il va sans doute essayer de pousser Bardella contre Marine. J'ai l'impression que c'est ce qui se passe un peu dans la petite popote de droite radicale ou de droite dure.
Voilà, bon, donc il s'agit pas de quoi. Et je sais pas pourquoi est-ce que vous dénonciez là C'était le fait qu'il y ait eu de tout temps des hommes d'affaires qui poussent des Non, je ne dénonce pas, je décris. Je décris ce qui se passe. Et donc non mais parce que vous me posiez la question de savoir est-ce qu'il y en a qui vont pousser quelques candidats contre d'autres Oui il y a toujours des forces de l'argent qui poussent quelques candidats contre d'autres.
À part au sondage en effet, il faut avoir Pour ça il faut avoir Pour ça il faut avoir l'art. Discutable à l'arrivée parce que quand on est le favori 2 ans avant, l'histoire nous montre Oui, oui, bien sûr. C'est bien ce que je disais moi-même à propos de l'absurdité et l'aberration qu'il y a à commenter les sondages 2 ans avant.
Mais je répète, ce qui est intéressant, c'est que des milliardaires ou des gens qui ont de l'argent puissent, comment dire administrer la démocratie ou en tout cas le jeu électoral qui n'a pas grand chose à voir avec la démocratie, rien qu'avec leur argent. Ce qui fait qu'il y en a quand même un peu plus à droite qu'à gauche pour une raison mécanique, c'est qu'il y a moins de milliardaires de gauche que de milliardaires de droite pour des raisons absolument logiques qui échapperont à personne.
Alors en revanche, c'est vrai que j'ai apprécié que vous développiez en effet votre raisonnement parce que en effet, je trouvais et là vous l'avez en effet développé selon votre opinion, mais c'est vrai qu'on a quand même et vous ne pouvez pas nier l'impression parfois le terme extrême droite est employé Oui oui d'accord. Je vois que c'est un point névrotique chez vous.
Est-ce qu'on peut avoir un point d'accord là-dessus Est-ce que vous considérez que quand on voit les gens dans cadre politique et notamment vos amis d'extrême gauche, Ce qui est assez drôle, c'est quand c'est dans le sens inverse, son indigne énorme. Non, mais si vous voulez et quand eux n'ont à la bouche que le terme extrême droite extrême droite extrême droite quand Raphaël Arnaud ou d'autres gens n'emploient que ça sans aucun argument derrière. Je relevais jusque là.
Bon, c'est dit, est-ce que ça vous a fait du bien de le dire Non, mais c'est c'est ça qui est intéressant. Ce n'est pas dans un sens où ça vous soulage faire du bien. C'est dans un but d'essayer d'être un minimum juste. Je trouve que ça vous a fait du bien de le dire. Un petit peu aussi. Donc je suis content d'avoir participé à cette espèce de catharsisiste. Et bien, je m'en remercie.
Alors digression sur un plan philosophique justement, est-ce que justement, alors je vous pose la question différemment pour moi parler de politique politicienne, est-ce que par exemple, il faut d'après vous, François Bégaudeau, obligatoirement une figure médiatique Est-ce qu'un individu ne pourrait pas sortir de nulle part, pour justement, voilà, susciter l'engouement, je pensais peut-être à quelqu'un comme vous, vous dénoncez beaucoup, mais pourquoi vous vous engagez pas en politique vraiment,
à un moment donné Non, mais c'est facile au final. Ah oui oui, de toute façon, vous êtes agressé, vous dénoncez des gens comme Pierre Edward Sterin et d'autres, mais vous, vous n'êtes pas homme d'affaires, c'est seul toute la différence. Mais finalement, rien d'autre que exactement ce qu'il fait dans l'autre sens quoi. Vous êtes juste dans un rôle différent. Parce que Là vous n'avez pas d'argent, mais vous avez influence, ce qu'il n'a peut-être pas.
La nuance n'est pas n'est pas complètement dérisoire quand même. Le fait qu'il soit milliardaire et pas moins, non, vous ne croyez pas. Moi, je ne peux rien racheter par exemple Sur le plan d'influence, je ne suis pas si sûr que Ouais, ouais, ouais, bien sûr. Mais bien sûr. On sait que vous avez moins d'influence que Pierre-Édouard Stern.
Mais beaucoup plus que lui bien sûr, mais vous vous plaisantez ou quoi, moi je suis dans aucune position, c'est une opposition absolue, bon après des fois on me demande de parler donc moi je parle, je parle.
Et pourquoi pas d'engagement Parce que finalement on sent quand même et vous ne pouvez pas nier ça François François François François François François François François François François François François François François François François François François François François François François François François François François François François François François François on sent quand même que la chose
politique est quelque chose qui qui est qui est votre corpus quand même, qui fait partie de votre cortex. Oui. Mais est-ce que je vous ai dit une question Pourquoi finalement à un moment donné Oui. Mais voudrait que je, c'est c'est bon, j'ai l'impression que vous m'écoutez parce que vous écoutez bien vos invités. Je vous ai dit que pour moi il y avait une séparation absolue entre la scène électorale et la scène politique. Donc vous êtes en train de me dire, engagez-vous sur la scène électorale.
Non puisque je considère qu'elle n'est pas la la précisément elle n'est pas digne de la chose politique et moi qui aime la chose politique, ce qui va plutôt m'importer à moi, c'est de participer à mon échelle comme un citoyen normal, un individu normal, avec un tout petit peu plus peut-être de visibilité ou de publicité au sens littéral, à des mouvements politiques.
Si demain se remet en place un mouvement contre la réforme des retraites, qui est inique, injuste, et qui surtout est accablante pour les pauvres, pour les plus faibles dans notre société, alors j'en serai, j'en serai à ma manière, j'irai manifester, je me joindrai à des collectifs s'ils s'en montent et puis si on demande de prendre la parole pour soutenir le mouvement, je le ferai, moi c'est ça, c'est ma façon à
¶ Engagement politique et inimitié gauche sociale-démocrate/radicale
Mais pardon, vous voyez de revenir, il y a un truc qui m'a parlé Non, mais alors sur la scène de l'engagement, bon, si vous ne m'avez pas prendre une carte de partie et et les foules dans un meeting je peux à la rigueur l'entendre en revanche vous voyez par exemple tout à l'heure ça me surprend vous disiez j'aurais été ravi d'essayer d'organiser ce débat je ne suis pas sûr qu'il aurait accepté d'ailleurs mais vous me dites voilà bon laissez laissez-en juger par par par le public quoi.
Pourquoi est-ce que par exemple vous qui avez en plus, et là je vais vous faire un compliment puisque tout à l'heure vous m'en avez fait un donc je vais vous en faire un retour.
C'est vrai que vous avez une particularité et d'ailleurs qui est très rare chez les gens de gauche, c'est à dire vous êtes un des seuls, une des seules personnalités de gauche qui acceptent de venir justement sur certains médias qualifiés d'extrême droite ou en tout cas de venir tendre le flanc pour débattre, je pense notamment à des gens comme Pierre-Yves Rougeron avec vous avez débattu, c'était chez notre ami Aude Lance.
Non mais alors c'était le contraire, on l'avait invité chez nous un peu dans ce cas. Ce que je veux dire quel que soit le le média réceptacle de ce débat, vous acceptez de donner la confrontation, enfin donner de donner le change à des gens comme Pierre-Yves Rougieron, je crois qu'il y avait aussi quelqu'un d'autre Osons, Lauzon, voilà, il n'y a pas d'entendre.
Donc finalement pourquoi est-ce que quelqu'un, moi je pense que ce serait au contraire, pardon de vous contredire, mais je pense que ça pourrait être passionnant de voir quelqu'un libéral, revendiquer, assumé, homme d'affaires, riche, catalogué à la droite de la droite et face à vous, débattre ensemble, pourquoi vous refuseriez Oui, c'est bizarre que vous fassiez plaisir à imaginer quelque chose qui n'aura pas lieu, que
je le veuille ou non, quelle que soit ma disposition vis-à-vis de cette perspective, dans la mesure où Sterra ne débat jamais avec personne.
Sterra est un activiste par l'argent, dans l'ombre, d'une certaine manière, de moins en moins dans l'ombre, mais donc Si je parvenais je donne très très peu d'entretien donc je veux dire de toute façon on est en train d'imaginer un truc fou c'est comme si vous me disiez Bolloré vous accepteriez de faire un match de fou contre Maradona ça va pas être possible parce qu'il a peur il sait bien qu'il perdrait Maradona bon
ça va pas être cliniquement possible vous voyez donc avec Stéra de toute façon arrêtons de nous de nous gargariser à imaginer quelque chose qu'il aura dit. En l'occurrence pardon alors là on vient à Mélenchon et on clou comme ça le la boucle sur la situation de la gauche en France, Mélenchon pardon ce livre la meute, il n'est pas écrit par des hommes de Stéra, il est écrit par un journaliste de Libération et et et enfin le journaliste de Libération et du monde.
Donc comment vous expliquez que ces gens qui sont issus de médias qui ne sont pas étiquetés comme étant forcément à droite de la droite, finalement portent la première saillie. Mais vous voyez tout à l'heure quand vous m'avez posé la question de savoir La ration à ma connaissance n'est pas quand même réputé comme étant très anti Je vais venir.
Tout à l'heure quand vous m'avez posé la question de savoir si la question palestinien avait avait presque surgit d'un chapeau dans la famille de gauche depuis quelques mois et je vous ai répondu je vous ai donné des nouvelles d'un camp ne le prenez pas mal mais d'un camp qu'à mon avis vous ignorez beaucoup pour des raisons sans doute je sais pas qui tiennent à votre parcours.
Moi je possède, j'avoue que j'ai pas je je je Et et je suis toujours frappé si vous voulez de indépendamment de ce que je peux en penser et de comment dire de de l'inimitié que j'aurais pour le camp d'en face, mais je suis toujours très très frappé par son ignorance de la gauche. Bon alors par exemple vous ignoriez visiblement que Le dimanche avec vos parents vous parliez de Gaza il y a 20 ans. Absolument. Je l'ignorais totalement.
J'avais j'ai même écrit dans mon autobiographie politique pour ça comme ça pompeusement qui s'appelle de singe de ma vie politique le fait que moi je connaissais pratiquement la question palestinienne avant avant même d'autres causes.
Avant un vrai qui est Ma mère me disant par exemple qui était ma mère était pas une militante farouche mais elle avait comme ça elle avait absorbé un certain nombre d'axiomes de gauche et elle me disait des choses comme les israéliens font ou Palestiniens ce qu'on leur a fait eux-mêmes enfin une espèce d'élément de langage assez discutable d'ailleurs en tant que tel je veux dire cette formulation est discutable mais j'avais ça donc je vous ai tout à l'heure donné
une première information sur cette famille de gauche qu'apparemment vous ne connaissez pas mais c'est comme si je vous donnais informations sur un pays que vous n'avez pas visité. Donc je vais vous donner une deuxième information fondamentale sur le pays qui s'appelle la gauche que vous n'avez jamais visité. Je vous donne des infos.
La deuxième fondamentale, c'est que structure la gauche depuis 200 ans, avec une accélération depuis cent-cinquante ans, 100 ans, 50 ans, une fissure, une fracture, un gouffre, un gap absolu entre la gauche sociale démocrate qu'on pourrait appeler aussi de mon point de vue la gauche bourgeoise laquelle se précipite dans les bras du capitalisme et dans les bras du cambourgeois dès qu'elle le peut Elle est un sujet de psychologie.
C'est d'ailleurs celle qui s'est tout à fait dans psychologie je continue à détailler ça notamment à travers texte parce que c'est des fragments qui s'appelle le Doudou PS et donc je je nomme ce que ça a été le parti socialiste pour la bourgeoisie de gauche. Ça a été une façon quand même d'être bourgeois sans en avoir les écueils et sans en comment dire sans en subir l'ignominie. C'était ça, c'était c'est ce que j'appelle une case mentale, le doudou PS, voilà j'y renvoie.
Et donc depuis toujours il y a une fracture qui parfois d'ailleurs a été extrêmement sanglante. Ce qui s'est passé en dix-neuf-cent-dix-neuf du côté de l'Allemagne si vous voulez, c'est que quand même les sociaux démocrates, que vous auriez appelé vous des gens de gauche, ont massacré les communistes. Ou en tout cas ont participé au massacre des communistes, Rosa Luxembourg y compris. C'est une vieille inimitié extrêmement brutale et violente.
Donc quand vous avez des journalistes d'un journal comme Libération qui fait partie de la gauche sociale démocrate et je l'appelle comme ça je suis gentil hein. La gauche je suis beaucoup plus sévère parce que pour moi c'est Vous dites d'où moi je dis bobo.
Si si vous voulez moi le mot bobo je l'ai déjà déconstruit mais si vous voulez c'est vos mots à moi moi mes mots à moi c'est la gauche bourgeoise et au bout du compte donc comme elle est beaucoup plus bourgeoise que le gauche elle n'a pas une grande différence avec le camp libéral et le camp le le le comment dire les forces du marché et d'ailleurs on les a vu en deux-mille-dix-sept rejoindre allègrement un président qui à l'époque pouvait encore faire
illusion comme étant ni de droite ni de gauche et qui s'est révélé un président de droite à savoir Emmanuel Macron. Donc quand un journaliste de libération et un journaliste du monde font un livre extrêmement virulent apparemment contre les insoumis dont je m'empresse de repréciser que je ne les défends pas, j'essaie juste d'analyser la carte du truc. Bien, c'est tout à fait normal.
Ça s'inscrit dans cette vieille inimitié extrêmement brutale entre la gauche sociale démocrate qui est pro marché et la gauche qui décide, enfin qui qui constitue le marché comme l'ennemi principal, voilà. Et donc c'est pas du tout étonnant que ce soit des organes de presse comme le monde et libération qui tirent les premiers contre les insoumis parce que le monde et libération ont envie de retrouver leur doudou pour reprendre ma métaphore de psychologie.
Ils ont perdu leur doudou depuis l'avènement de Macron, le doudou PS ils l'ont perdu et donc ils ont très très envie que le doudou se reconstitue.
Et un des éléments qui leur a fait perdre le doudou c'est enfin il y a eu 2 éléments c'est Macron, Macron qui a très lucidement d'ailleurs considéré qu'en fait il fallait arrêter de se faire semblant d'être de gauche en fait on était on était très proche du centre droit et on allait réunir tout ça ça a été ça le macronisme Et puis de l'autre côté, Mélenchon qui a appris comme on dit le leadership à gauche.
Ça, ça les rend dingues les sociaux démocrates, parce que du coup ils ont perdu, pour l'instant ils sont perdants dans la vieille guerre qui les oppose à la gauche de gauche.
Et donc ils n'ont qu'une envie, c'est évidemment de foutre en l'air Mélenchon pour de nouveau que se constitue une place que de nouveau ils appelleront parti socialiste et ils ont retrouvé leur doudou et pour retrouver leur doudou ils ont choisi un candidat ils l'ont désigné ils le chouchoute ils font des pages extrêmement complaisantes sur lui à longueur de libération et à longueur de monde, c'est Raphaël Glucksmann. Comme je le dis aussi à la fin de ce même texte, le Doudou PS.
Voilà, je vous je vous ai décrypté un peu le truc, je vous ai donné des nouvelles du pays de gauche que vous ignorez. Donc il n'y a absolument rien d'étonnant à ce que le les boulets soient tirés par libération et par le monde. Qui par ailleurs soit dit au passage boycottent un type comme moi. Je vous en informe aussi, je vous donne d'autres nouvelles du pays de la gauche.
Libération, ils écrivent des trucs dégueulasses sur moi depuis quelques années et le monde ils écrivent plus du tout sur moi depuis 10 ans. Même quand je fais un livre qui se vend extrêmement bien comme l'an dernier j'ai fait un roman qui s'est qui est un de ceux qui s'est le mieux vendu à la rentrée littéraire 2000 vingt-trois, un roman qui s'appelait l'amour, je n'ai pas eu une seule ligne dans le monde, vous voyez. Voilà, je vous ai donné l'habitude.
Alors dites-moi où C'est à vous je crois non Enfin ça faisait peut-être longtemps c'est bon. C'est à vous deux-mille-dix-neuf. Ah oui. Et oui, non mais ça je vous l'avais déjà dit, vous les vous les gens de droite vous avez quand même du mal à vous remettre à jour les amis. Non non vraiment, il faut le calendrier, il y a une histoire, il y a l'historicité en fait de quelle chose évolue. Donc deux-mille-dix-neuf, je passe à c'est à vous, ça a été la première et la dernière fois.
Et d'ailleurs après c'est à vous. Je l'ai tué dans le lard et ça ne leur plaît pas en Chine. Ils n'aiment pas ça et donc voilà.
¶ Popularité du Rassemblement National et relation gauche-classes populaires
Aude Lancelin disait sur ce même plateau d'ailleurs à gauche on ne s'occupe, je la cite à gauche on ne s'occupe pas du massacre économique du prolos blanc dans les campagnes, on s'occupe du de savoir ce qui va se dire sur le fond du canal Saint-Martin. Donc vous êtes totalement raccord avec avec cette analyse de Lancelin. Je pense que Aude pourrait quand même nuancer. J'ai déjà entendu Aude, comment dire produire des paroles plus nuancées sur ce sujet-là.
Qui est Qui est pas gentil pour les gens du canal Saint-Marc. Qui est toute une partie de la gauche ou qui se dit encore de gauche qui soit prioritairement requis par des petits problèmes comme ça au au mépris de ce qui devrait importer à la gauche avant toute chose à savoir le sort des classes populaires oui ça c'est vrai, mais enfin globalement, globalement, c'est c'est quand même encore la gauche de gauche qui est toujours derrière les classes populaires quoi qu'on dise.
Dès que les dès que les classes populaires sont menacées quelque part, je veux dire qui est-ce qui est en train de se battre en ce moment-là véritablement jour après jour jour après jour pour les salariés d'Arcelor. Qui Non mais qui est vraiment dans le périmètre de l'usine ou dans le pourtour de l'île, c'est quel genre de personnes qui soutiennent les ouvriers là-bas C'est quel genre de personnes qui soutenaient les ouvriers de telle ou telle usine dans en Picardie Il s'appelle François Ruffin.
Il s'est quand même fait connaître essentiellement pour ça. Alors comment ça se passe Donc en gros les gens qui se portent Les gens qui se portent concrètement au secours des classes populaires, je dis bien concrètement en y donnant leurs personnes, là où les classes populaires sont concrètement harcelées Et elle est gratatée, comment vous expliquez les expliquer. Le RN soit d'après les études, pareil, je ne sais pas, sont dans la GV, je ne sais pas grandi.
Comment vous expliquez que ce soit le RN qui soit aujourd'hui reconnu comme étant le premier parti brouillé de France Je pense que dans psychologie d'ailleurs je je consacre aussi 2 textes à ça donc j'y renvoie pour faire oui c'est un vrai oui enfin moi je dirais pas gauche le pénisme je dirais le pénisme non non c'est un parti voilà dans la grande tradition disons de ce camp politique, il y a plein plein de raisons à ça donc on ne va pas résoudre le problème mais je crois qu'il
faut jamais oublier une chose c'est que il y aurait une une une raison fondamentale qu'on ne dit pas assez et qui est je veux dire qui relève de l'analyse structurelle c'est qu'un prolétaire, quelqu'un qui est des classes populaires, ce qui caractérise sa vie, c'est qu'elle est en permanence insécurisée. Elle est d'abord économiquement insécurisée. C'est ça en fait, c'est un prolétaire. Vous êtes à la discrétion d'un employeur qui a sur vous pouvoir de vie et de mort sociale.
Et donc vous êtes fondamentalement insécurisé. Dans une société en plus qui fabrique du chômage structurellement, parce que ça arrange beaucoup d'ailleurs le marché qui est du chômage comme on sait, puisque ça fragilise encore plus les les salariés, en tout cas les travailleurs, bien les prolétaires sont doublement insécurisés. Et donc vous avez un parti qui vous propose de la sécurité, de la sécurité au sens strict, au sens le plus plat du terme.
Évidemment ça peut, ça peut que attirer les classes populaires qui ont besoin qui ont besoin leur vie est un grand désordre, leur vie sociale est particulièrement marquée par le désordre, c'est très désordonné Ah vous en faites. Et donc quelqu'un à parti qui est imparti de l'ordre parce que le le le RN est imparti de l'ordre, qui veut mettre de l'ordre et qui sera toujours du côté de l'ordre, et y compris de l'ordre bourgeois.
Et c'est ça peut-être qui échappe parfois aux électeurs prolétaires du Rassemblement National, c'est les alliances objectives entre la bourgeoisie et le parti qui a leur suffrage. On voit Bardella d'ailleurs, je veux dire pactiser et fraternisé avec beaucoup, beaucoup d'émotions et beaucoup, beaucoup de componction avec le patronat. C'est ça qu'il est en train de faire Bardella à l'heure où je vous parle. Il va avoir des patrons pour avoir le soutien des patrons.
Bon, ça échappe apparemment à la vigilance des électeurs prolétaires du Rassemblement National. Mais pour en venir au point fondamental, je pense qu'il y a vraiment ça. Oui, ça c'est un truc, c'est pas d'hier que les forces de gauche se sont cassées le nez sur cet état de fait. C'était déjà le cas au dix-neuvième siècle, vous savez.
C'est c'est c'est pas c'est pas d'hier, bon quand on dit la gauche a trahi les classes populaires, non Il y a la continuité et la pérennité ou la constante à travers l'histoire depuis 2 siècles, du fait que la gauche qui propose aux classes populaires une émancipation, se heurte à une sorte de conservatisme endémique des classes populaires qui vient du fait qu'ils ont déjà leur dose de désordre et de chaos.
Et que quand il y a un parti qui leur propose un peu de l'ordre, alors forcément il a une certaine séduction. Mais ça c'est vieux encore une fois comme la politique depuis très longtemps. Ce n'est pas très nouveau. Je ne pensais pas qu'il y a une haine aussi parce que quand on vous entend, pardon, je ne suis pas loin de penser que vous avez vraiment une haine du patronat des capitaines d'industrie. Ah bon, je me trompe ou pas Non, moi je je je je n'ai pas d'accent de haine.
Mais je sais, je sais que ce sont les détenteurs de capitaux sont sont les gens qui sont les nuisibles. Oui, c'est les nuisibles. Et donc il faut les mettre hors d'état de nuire, c'est le programme. En cela d'ailleurs, alors je ne sais pas ce que vous en pensez, j'ai reçu ici à maintes reprises Juan Bronco, vous êtes plutôt sur cette ligne assez radicale, c'est-à-dire quoi les mettre hors d'état de nuire Enfin je ne comprends pas bien. Ah les expropriés, bien sûr.
Les expropriés Ah bien sûr oui tout à fait bien sûr ils eux, ces gens-là possèdent les moyens de production, ils possèdent énormément de moyens de production donc ils ont entre les mains. Bernard Arnault, c'est-à-dire vous l'expropriés de quoi là Ces gens ont entre les mains des choses extrêmement précieuses qui devraient être du domaine du commun, qui devraient être administrées par la collectivité de façon la plus horizontale et fraternelle possible.
L'alimentation, le soin, oui l'alimentation, le soin, l'habitat. C'est les 3 choses en fait. Vous savez quand on parle de politique, on devrait ne parler que de ces 3 3 points. Voilà au coeur du sujet de LVMH par exemple au hasard. J'entends bien, mais il ne vous aurait pas échappé que LVMH possède un certain nombre de richesses et donc accapare un certain nombre de richesses qui ne peuvent pas donc du coup être versés dans le commun Et notamment pour les choses que je viens de dire aussi.
Ils en produisent des richesses justement. Ils produisent quelques richesses dont ils ont très largement l'usage pour eux-mêmes. Oui, il n'y a pas un ruissellement extraordinaire quand même entre eux.
¶ Mépris pour les détenteurs de capitaux et discussion sur l'expropriation
Ils produisent des emplois, ils produisent Produisent quelques emplois en France, beaucoup d'emplois à l'étranger, oui c'est vrai, tout ça comme des entreprises qui marchent, mais bon, mais moi je rêverais peut-être d'autres emplois, il faudrait voir le détail des emplois que produit LVMH ce serait intéressant.
Il n'en reste pas moins vrai que dans le temps où Bernard Arnault a décidé de constituer sa fortune autour des trucs comme la mode ou les sacs et bien des gens peuvent pas se loger des gens se nourrissent mal des gens ne peuvent pas être soignés. Et ça c'est de la faute de Bernard Arnault.
C'est de la faute pas de Bernard Arnault parce que je ne personnalise pas les choses j'ai rien contre ce monsieur si ce n'est un, je dirais un doux mépris, non pas en tant que Bernard Arnault, mais quand Bernard Arnault vient chouiner parce qu'on le harcèle le pauvre avec l'impôt, alors là où elle je le méprise, voilà je pense que c'est vraiment un pauvre gars, vraiment.
Après qu'il soit Bernard Arnaud moi je trouve que c'est des vies qui sont pas extraordinairement désirable moi j'aimerais pas être Bernard. Faites allusion à la petite remarque qu'il avait faite à l'égard de Macron c'est ça Il fait il fait des remarques récurrentes là-dessus ils ont souvent chouiné parce que voilà Il est petit qui hier d'ailleurs on peut cacher de voir le faire et lui là-dessus.
Très taxé et tout ça c'est l'histoire d'amour un peu avant Bernard Arnault il était un peu amoureux de Macron enfin il s'aimait bien puis maintenant il a il a plutôt changé de voilà il a il a il l'a trompé pour Donald Trump enfin voilà c'est des petites bisbilles entre dominants mais moi moi je regarde ça et je trouve que c'est c'est des pauvres gens mais j'ai pas voilà, c'est tout, mais le vrai truc sérieux, c'est que il y a des gens qui
accaparent les richesses, lesquelles richesses devraient être versées en commun, c'est, c'est, c'est, c'est pas très compliqué tout ça. Bon, la transition en tout cas est simple avant de passer à l'autre sujet, qu'est-ce que vous pensez du wokisme avant de parler un instant de Trump Dès qu'on me le définit, je je je vous dis ce que j'en pense. Mais je pense qu'on avait déjà eu cet échange quoi. Ouais, mais bon, aujourd'hui ça évolue tellement.
Non, mais aujourd'hui, alors Donald Trump plutôt, parce que c'est vrai que par force des choses, ça me fait parler autant du wokisme que Trump. Cette élection démocratique quand même quoi qu'on en dise, il a été élu démocratiquement. Non voilà non juste une petite incise qui va vous embêter. Vous allez dire que non. Non non parce que je vais faire de la pensée structurelle et c'est un petit, c'est toujours un petit peu fastidieux et ennuyeux.
Pour moi, les élections ne sont jamais démocratiques, qu'elles soient américaines Etienne Schwarz qu'elles soient américaines. Tout à fait. Là-dessus, je trouve toujours les réflexions d'Étienne Schwarz tout à fait. Elles sont très très largement inspirées de la frontière. Absolument, il y avait un meilleur système à proposer François Hollande. Vous me dites que les élections étaient démocratiques, je dis comme toute élection, elles ne l'étaient pas. Mais après, revenons à Trump.
Pourquoi elle n'est pas démocratique, pourquoi l'élection en soir, appelez-nous. Non mais pourtant vous avez beaucoup écouté que je ne voudrais pas rappeler le Maire. Vous savez déjà les élections reposent sur la délégation. La délégation repose. Voilà, donc on va on ne va pas répéter la qui est fondamentalement une leçon de Jacques Rancière ou de Castoriadis avant même Si on peut d'ailleurs ne pas trop parler Étienne Choix parce que ça m'avait valu une convocation à la police judiciaire.
Voilà, mais c'est pour ça que je vous dis qu'en fait cette déconstruction du comment dire du mythe démocratique représenterait l'élection, elle a largement été faite avant Etienne le choix par des gens comme Rancière, Guestorialiste et bien d'autres gens à voix eux, Elysée Reclus parmi les anarchistes ou autres encore au dix-neuvième.
Bon, mais indépendamment de ça, Trump a été élu, bon ben voilà dans les conditions de, on lui a délégué le pouvoir et maintenant il l'exerce et est-ce que c'est une bonne nouvelle pour l'humanité
¶ Wokisme, Donald Trump et criminalisation des militants de gauche
C'est vous qui êtes l'interviewé. Vous en pensez quoi Parce moi je pense que vous essayez de, mais non, mais ça vous y pensez de ce n'est pas étonnant, mais moi je n'ai pas à dire ce que je pense dans cette émission. À la rigueur, je peux aussi être citoyen, avoir des idées, mais là en l'occurrence s'il vous plaît, vous n'allez pas me refaire le coup. Non en revanche, petite parenthèse, j'aimerais juste Non mais moi c'est dommage parce que j'aurais bien aimé vous entendre sur quoi.
Et balle quoi. Et ben alors on va faire une petite confession, nous hors antenne, puisque les gens nous regardent, mais évidemment ça nous arrive quand même de parler un tout petit peu avant de prendre l'antenne. Bon apparemment voilà, on n'était pas au courant, j'avais eu le droit à une petite convocation à police judiciaire après avoir reçu Etienne Schwar et là vous m'avez dit un truc qui m'a pardon aussi étonné, on vient un instant faire une digression sur Gaza. Ah oui on est loin de Trump.
Oui on est loin de Trump, mais on va tous rejoint un peu vous allez voir. Et vous me disiez que finalement, j'ai vécu, enfin, j'aurais vécu ce que des gens Vous avez pardon. Vous avez un corps de gauche pendant 2, 2, 3 heures, mais parce que, mais Est-ce que je vous dis que non, ils ne sont pas convoqués au Bono, à mes yeux, elle n'a pas été convoquée à la police hier, Raphaël Arnaud, je ne m'en souviens plus. Mais vous avez, en fait, vous avez un petit problème, vous avez un petit billet.
Et c'est dommage pour un journaliste. C'est qu'encore une fois, je n'arrive pas à vous convaincre Définir peut-être. D'étendre votre champ de vision de la chose politique. Vous êtes vraiment électorolocentrique. Vous êtes, vous êtes très très vectorisé par la vie des partis et la vie des élections. Ah oui, pardon. Donc, donc vous me parlez de d'élus insoumis, Obono, Arnaud. Très bien.
Moi, ce que je vous dis, je vais encore vous donner des nouvelles à la fois du pays de la gauche, mais aussi de la vraie politique, c'est-à-dire là où les gens agissent, il y a de toute évidence depuis quelque temps, récemment d'ailleurs un une figure politique très à gauche qui s'appelle Anas Kazib. Oui bien sûr. Je veux dire l'objet d'un procès. Parce qu'il a il a dit un certain nombre de choses. Et oui, il faut se renseigner.
Ce n'est pas dans les médias mainstream que vous entendrez parler de cette histoire. Donc soutien Anas au passage. Mais il n'est pas le seul. Ça c'est une figure plutôt en vue, Anès Casimir relativement vu parce qu'il est invité nulle part. Mais le nombre de militants de gauche, le nombre de militants écologistes, le nombre de militants de gauche radicale qui depuis 5, 6, 7, 8 ans ont été criminalisés, ce qu'on voit en ce moment, c'est une criminalisation de l'opposition de gauche radicale.
C'est vraiment ça qui est, il y a une espèce d'offensive qui a été très largement, comment dire, qui a été très largement impulsée par Darmanin et que continue évidemment l'actuel ministre de l'Intérieur qui n'est pas exactement un gauchiste. Et voilà, c'est plutôt ça qui se passe dans la vraie vie. C'est indépendamment de ce qui passe à la télé, au Bono machin, dans la vraie vie, ce sont les militants de gauche radicale qui sont criminalisés. Il y a une petite subtilité qui ne sont pas relevés.
C'est que, à la différence de Raphaël Arnaud ou de Daniel Obono, en l'occurrence, moi qui ai été convoqué à l'EPJ, je n'étais pas celui qui avait tenu des propos. Et c'est ça la petite variante. Et je ne crois pas qu'il y ait beaucoup de journalistes du camp. Je n'ai pas compris que vous n'aviez pas tenu les propos. Mais non, pas du tout. Vous recevez Etienne Choir et j'ai été Vous étiez responsable en tant que compétent.
Pense qu'à la fois journaliste et directeur de la publication de cette chaîne YouTube, ce qui me fait être d'une certaine manière coresponsable des propos tenus par l'invité que je reçois, donc ce qui est quand même sur un plan journalistique, ça pose des des ça pose quand même un sujet, c'est-à-dire que moi je suis voilà je le mon ADN est là-dessus, je crois que vous m'en faites crédit, c'est de donner la parole autant que possible à presque
tout d'accord, pas encore tout le monde totalement, mais presque tout le monde. Mais voilà ce que je ne trouve pas normal, c'est qu'à un moment donné, bon ça prouve que je ne fais pas trop trop mal mon boulot, quand je reçois quelqu'un qui est à fond pro Israël, c'est les gens anti Israël qui me qui me essaient de me pourrir sur les réseaux sociaux, c'est l'inverse, c'est le jeu. C'est c'est le jeu.
Bon ben voilà la la vraie particularité, c'est qu'on essaie de criminaliser ou judiciariser la parole politique, mais y compris pour les gens qui qui la donnent quoi. Oui oui tout à fait, mais je suis d'accord. C'est ça qui était un vrai sujet.
Alors pour revenir au wokisme parce que vous n'allez pas vous échapper comme ça, bon je parlais de Trump parce qu'évidemment on sait que Trump est une des premières décisions qu'il a pris je crois c'est dire qu'il y avait il y avait seulement 2 sexes aux États-Unis, le sexe féminin et le sexe enfin 2 genres pardon. Sur la question du genre par exemple est-ce que c'est un sujet sur lequel vous allez ou pas ou est-ce que vous exprimez là-dessus.
¶ Impact du wokisme et débats sur le genre et la transidentité
Alors je vais répondre, petite introduction d'abord dans, pardon, ce n'est pas mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon mon
mon mon mon mon mon mon mon Et en fait j'analyse non pas le wokisme en tant que tel, qui est un peu un truc assez improbable quand même à définir, mais pourquoi le mot a eu un tel succès Il y a des mots des fois qui ont du succès. Ça ça ça a pris quoi. Pourquoi Je veux dire, en en deux-mille-quinze, personne ne connaissait le mot wok, pourtant il date de, il y a très longtemps en fait, le, dont c'est parti, ça date des années soixante-dix, rester éveillé.
Très beau mot d'ordre d'ailleurs, rester éveillé. Et puis après, il y a eu tout ça et ça, c'est à partir de deux-mille-quinze, En deux-mille-quinze, personne ne connaissait ce mot. En deux-mille-vingt-cinq, ma belle-mère le connaît.
Parce que ma belle-mère m'a récemment demandé, la compagne de mon père m'a demandé à table comme ça, elle est toujours charmante, on se voit très bien, on s'entend très bien, elle m'a dit bien, mais qu'est-ce que c'est que le gauchisme au juge François Voilà, bon, donc en fait, le mot était arrivé jusqu'à ses oreilles, qui d'habitude ne sont pas très attentives à la chose politique. Et donc c'est intéressant la circulation de ce mot.
Et pourquoi ce mot a très bien circulé Parce que c'est un cadeau à la droite. Et c'est la meilleure façon qu'a trouvé la droite de ne surtout pas discuter ou avoir à répondre avec ce qui est son vrai ennemi et ce qu'elle a toujours identifié comme le camp ennemi et le camp véritablement dangereux pour elle, à savoir le camp communiste au sens le plus littéral du terme, celui qui veut exproprié ceux qui possèdent.
C'est ça la vraie inimitié, c'est ça que les bourgeois craignent depuis toujours et c'est ce contre quoi ils n'ont rien à dire. Alors comme ils n'ont rien à dire à l'hypothèse communiste, si ce n'est des trucs du genre l'URSS 1000000 de morts, mais sur le fond ils n'ont rien à dire parce qu'ils sont un peu pris la main dans le sac par le communisme quand même.
Alors ils préfèrent détourner un peu l'attention et ils vont un peu recolorer la gauche à leur manière, ils vont un peu la ridiculiser, ils vont aller chercher les éléments plus ridicules dans qui se présente comme étant de gauche et ils vont appeler ça le brookisme et donc du coup ils vont passer leur journée à taper dessus.
Ce qui leur permet de ne jamais répondre à des intellectuels comme Frédéric Lordon par exemple qui écrit des livres comme figure du communisme par exemple ou à Bernard Friot qui parle d'un salaire à vie, vous voyez Ou à tout un tas d'autres intellectuels qui font un travail extrêmement intéressant et qui est un travail extrêmement de gauche et qui a constitué le capitalisme comme l'adversaire principal.
Donc le wokisme a été le meilleur cadeau fait à la droite depuis 10 ans et du coup elle sent comme un beau joujou, elle s'en, elle en joue beaucoup, elle s'en amuse depuis 10 ans comme ça, elle désigne toujours.
Alors elle adore elle adore Sandrine Rousseau, les gens de droite, oui Rousseau, ils se lèvent le matin, ils ils ils vont tout de suite voir le fil Twitter, je ne sais pas comment on dit de de Sandrine Rousseau pour voir la dernière connerie qu'elle a dit, comme ça ils vont pouvoir faire l'actualité dessus et ça leur permettra On leur dit quand même pas parler de Ça leur permettra de ne pas parler de des expropriations qui ont lieu en ce moment en
Cisjordanie, ça leur permettra de ne pas parler du sort des salariés d'Arcelor. Je prends ces 2 exemples parce qu'ils sont dans l'actualité. Donc du bon usage du wokisme par la droite. Ceci étant dit, vous vouliez qu'on parle de genre Moi, ce qui m'intéresse, c'est la vie des gens. La vie des gens, la vie des individus. Il y a des individus.
Il y a des individus dans le réel, vous en connaissez j'imagine, moi j'en connais, qui sont nées avec un sexe féminin, mais qui ne se sentent pas femmes, ou sont nées avec un sexe masculin et ne se sentent pas homme. Il y en a, il y a des gens comme ça. Ça génère chez eux un certain nombre de souffrances. Il y a des gens qui peuvent avoir aussi des troubles psychiatriques.
Je veux dire un un trouble n'exclut pas l'autre, on parlait de genre, permettez que je ne puisse pas parler de tous les troubles d'un seul coup, en une seule intervention. Il y a des gens comme ça et ils en souffrent.
Si la communauté sociale peut se porter au secours ou porter assistance à ces gens qui souffrent de ne pas être nés dans le bon corps en quelque sorte pour résumer un petit peu synthétiquement la chose, et bien pourquoi pas la communauté sociale peut décider qu'on peut accompagner ces gens. Lesquels gens peut-être comme la communauté sociale ne s'enquiert pas assez d'eux, se sont manifestés, se sont fait connaître sur la place publique.
Comme il arrive que des ouvriers se fassent connaître sur la place publique. Vous voyez c'est par exemple si un homme peut devenir enceint. Par exemple. Mais tout de suite voilà, vous voulez. Non mais maintenant je caricature pas les baisses, vous ne caricétez pas de messie et vous faites un truc, parce que je suis en train de dire un truc qui est relativement implacable. Oui grave et c'est il y a des gens de printemps.
Et donc immédiatement vous folklorisez là, donc avant de savoir, vous savez en fait quatre-vingt-dix-neuf 0.9999999 des gens Non mais c'est du pathos là, par exemple, moi je moi je considère que c'est du pathos. C'est la vie des gens. On est on est tous d'accord, personne ne va vous apporter la contradiction. Mais alors donc donc du coup Personne Vous devriez être comme moi derrière ces gens quand ils revendiquent de pouvoir changer de sexe.
Mais mais de pouvoir être accueilli par la communauté sociale le plus normalement du monde et ne pas être stigmatisée, ne pas être opprimé, ne pas être opprimé, ne pas être anxiologique, c'est tout. Vous appelez ça du pathos, mais ce n'est pas du pathos, c'est la vie des gens. Non, mais quand on demande à un gamin de 12 ans, 600 garçons ou filles, excusez-moi. F confédération de la position.
C'est une focalisation que de dire qu'un gamin de 8 ans, 9 ans, 10 ans ou six-cent, est-ce que vous pouvez ne pas savoir tellement ce qu'il dit à 8, 9, 10, 11, 12 ans Si vous êtes d'accord avec, si vous êtes d'accord avec ce que j'ai essayé de pointer, vous êtes d'accord, vous êtes d'accord C'est une très bonne nouvelle parce que dans ce cas-là, nous vous retrouverons à nos côtés quand il s'agira de défendre ces gens qui souffrent.
Mais vous me trouverez toujours et je pense qu'on est là-dessus complètement d'accord et aider quelqu'un qui souffre. C'est l'essentiel. Tout le reste est Quand même, ça ne pose pas un sujet quand même de de poser la question. Si vous voulez poser comme un sujet. Par exemple, ce n'est pas folklorique de poser la question. Vous m'avez, vous m'avez coupé. Oui, vous m'avez coupé, donc je vais finir la phrase. Oui, mais je passe à autre chose. Non, non, non, je vous mets coupé.
Je m'en souviens maintenant que vous m'avez coupé, donc je vais finir ma phrase, je vais la reprendre puis je vais la finir. Les individus dont je viens de décrire la vie et qui existent, qui existent d'ailleurs de façon significative, significative. Bon, ce n'est pas rien dans une société. Quatre-vingt-dix-neuf 0.99999 pour 100 d'entre eux n'envisage d'aucune manière quand c'est, comment dire, quand ils font une transition de d'homme à femme, de devenir des hommes enceints.
Ne l'envisage d'aucune manière. Donc si vous voulez en fait, ça n'est pas un sujet dans la vie. Ça n'est un sujet que monté en mayonnaise par la droiteosphère pour pouvoir constituer un adversaire à sa mesure, c'est-à-dire à une piètre mesure. C'est comme ça qui se passe. Mais il faut faire pour attacher ça encore une fois à un biais idéologique. C'est-à-dire que forcément, quand on partage pas vos opinions, on est de la droiteosphère pour ne pas dire fachosphère.
Il ne vous a pas échappé que de mettre en avant ces exemples-là et quand même, vous savez que je connais même des gens qui sont d'abord, qui sont quelle que soit leur orientation sexuelle, par exemple, il y a des gens par exemple sur le mariage homosexuel, vous savez qu'il y a même des gens de d'orientation sexuelle homosexuelle qui ne sont pas forcément, ça vous aura peut-être échappé pour le mariage homosexuel, si je ne fais pas pour autant les gens qui sont homophobes, ce serait difficile.
Bon, ce que je dis juste, c'est que la réalité et c'est pour ça que j'ai envoyé quand même à Trump qui quand même a foutu quand même une sorte de coup de poing dans dans cette Un gros coup de poing qui a en fait un pas avec la plus grande finesse, je vous l'accorde. Ce n'est pas un coup de poing qu'il a mis, c'est qu'il a posé ses couilles sur la table parce que Donald, c'est comme ça. Donald, c'est viril quoi. Donald, c'est quelqu'un qui arrive et qui dit moi, je suis un vrai mec.
Maintenant, on est des vrais mecs, il y en a marre un peu des gonzesses de gauche, là, les gauchillas, ces espèces de tapettes. Et donc, on va quand même rappeler des évidences et qu'il y a des années d'efforts. En fait, c'est ça son discours. Et c'est de ça que vous voudriez comprendre. Vous qui êtes un penseur, un intellectuel, justement, ce serait bien de vous entendre au moins à un moment admettre des vérités qui sont des vérités physiologiques.
Est-ce que vous considérez que par exemple d'envisager, ce n'est pas du tout folklorique, d'envisager qu'à un moment donné un homme puisse devenir enceint, ça n'est pas possible factuellement. C'est-à-dire que quelle que soit la transition qui aura eu lieu, un homme restera un homme génétiquement, une femme restera une femme génétiquement.
Est-ce qu'on est d'accord là-dessus au moins Est-ce que juste c'est ça Sur sur cette question Et le wokisme a tendance à essayer de nous faire prendre des vessies pour des lanternes sans jeu de mots, c'est-à-dire que de toute façon, on ne pourra pas changer des Non, mais sur cette question qui C'est même, au contraire Sur cette question qui vous obsède. Tout m'obsède dès lors que je suis Et et dont le caractère obsessionnel mériterait analyse.
Ah voilà, maintenant c'est faux psy qui allait être Dont le caractère. Mais pourquoi avez-vous tellement peur de perdre votre virilité Qui vous a dit que j'avais peur de perdre ma virilité Moi je pense que c'est ça le fond du truc. Non mais là c'est c'est on est Parce que sinon vous diriez pas autant de conneries. Mais c'est fou ça. Non mais. Donc moi comme je suis bon comme un chrétien, quand j'entends un un de mes semblables dire de de telles énormités et de dire que c'est il y a que 2 gens.
Je termine ma phrase et fixer sur des problèmes qui n'en sont pas, je me dis en fait le problème est ailleurs. Ouais c'est ça, c'est mon côté bonté chrétienne. Donc en fait j'ai affaire à un souffrant. Ah oui. J'ai pas affaire à un idiot, vous n'êtes pas idiot, j'ai affaire à un souffrant. Je me dis il y a un petit problème avec le viril quoi. Donc il faut se mettre au clair avec sa virilité les amis, je, ça ira beaucoup mieux. Sur le sujet de
¶ Soutien social aux personnes transgenres et politique d'Emmanuel Macron
Ben moi je vous revois la question dans l'autre sens. Sur le sujet de la transidentité, j'ai dit ce que j'avais à dire et qui seul m'importe, il y a des gens qui souffrent. Et si la communauté sociale peut leur prêter assistance et considère que leur prêter assistance, vous n'êtes pas en danger Je souffre parce que j'ai envie de devenir chaise, faudra peut-être me greffer une chaise parce qu'il y aura une tour bonne blague de droite, l'humour de droite, j'aime bien.
Non, moi j'aime bien, j'aime bien, je suis assez clair. Non, mais voilà. Bon, je suis un scarabée. Oui, oui, mais caricaturer la position parce que la position elle-même, vous n'avez rien à dire contre, c'est pour ça que vous la caricaturer. Non mais c'est un procès contre les mots. Et moi aujourd'hui vous êtes logique par rapport à votre positionnement politique voilà c'est c'est fou. Non non, mais c'est fou.
Mon positionnement, je pense que vraiment si vous m'écoutez bien, vous remarquerez qu'en fait moi j'ai une seule ligne, C'est toujours qu'est-ce qu'il en est de la vie des gens et comment ils ressentent, comment ils se sentent dans leur corps Je vous ai parlé de comment se sentent actuellement les gens de Cis Jordanie J'insiste bien sur les Cis Jordanie parce que je trouve qu'on n'a pas passé la Cis Jordanie.
Comment se sentent actuellement les ouvriers d'Arcelor, comment se sentent actuellement des gens qui, nés avec un sexe féminin, se sentent hommes Il n'y a que ça qui m'importe. D'accord, mais vous pouvez admettre qu'il y a des choses qui malheureusement ne peuvent pas changer dans la vie aussi, c'est parfois triste, mais Mais la transidentité ça existe.
Moi je connais des gens, je connais des gens qui ont opéré une transition et qui après avoir été malheureux pendant 30, 40 ans sont Très malheureux le regrette pour certains. En tout cas moi j'en connais un certain nombre qui du coup sont absolument soulagés, libérés et se sont octroyés une sorte de deuxième vie, ça existe que certains d'ailleurs, ce qui nous mettra d'accord.
Et de toute façon, j'ai prévu de recevoir prochainement quelqu'un qui a fait une transition de genre et je pense que ce sera la personne la plus légitime pour parler de ça beaucoup plus que moi et que vous. Mais sans doute, je me le permets. Mais si je peux me permettre, c'est vous qui avez décidé qu'on en parle aux gens. Parce que je considère que c'est un suicide.
Donc vous manquez pas d'air, donc ne manquez pas d'air de me dire qu'en fait au moins au moins c'est comme si ce que vous venez de dire, c'est comme si moi je voulais dire non mais Eric, moi je tiens à dire quelque chose, je voudrais parler de transidentité, ce n'est pas ce qui s'est passé, C'est vous qui avez mis ce sujet sur la table et maintenant, vous allez me reprocher de ne pas être le premier pour faire. Je ne reproche rien du tout.
Je me suis permis juste d'apporter une petite contradiction. Et donc cette personne en transition, j'imagine que du coup, elle est très épanouie maintenant. Écoutez, je lui poserai la question et je pense qu'il y aura une vraiment un vrai sujet, mais non non pas contrairement à ce que vous imaginez pas du tout, peut-être qu'elle n'aura pas, elle n'ira pas dans mon sens. Ah d'accord, non mais très bien bravo pour votre ouverture de vie.
Mais mais c'est voilà bon on continue, on sera et d'abord on n'a pas à être d'accord ne pas être d'accord, mais c'est pour ça que ce qui, non, mais ce qui m'amuse aussi pardon et je le prends plutôt comme un, presque quelque chose d'affecteux de votre part, c'est qu'à chaque fois que je vous apporte une contradiction, n'essayez pas de me faire forcément exposer mon opinion sur le sujet d'abord ça intéresse avec tout le respect que je suis en souffrance
par rapport à mon identité ou ma virilité non mais moi je vous donne moi je vous donne je vous ai donné mon hypothèse je vous dis je vous ai donné mon hypothèse et je vous ai dit mon mode de raisonnement. Quand j'entends des gens dire des aberrations, je me dis soit ils sont bêtes et je ne pense jamais à la droite ou se faire, soit ils sont faibles à la fois. Soit ils ont un petit, il y a un truc qui ne va pas, il y a de la droite qui arrive là. De la droite qui arrive là.
Oui. C'est ça qui est fou, c'est-à-dire que vous pourrez, est-ce que vous acceptez parfois que vous puissiez avoir la contradiction de la part de gens qui sont idéologiquement peut-être Qu'est-ce que je fais là Non, puisque vous considérez que je ne suis pas du tout idéologiquement de votre camp, mais c'est vrai. C'est vrai. C'est vrai. Mais ça n'empêche pas. Donc j'ai raison, donc tout va bien.
Il peut m'arriver d'avoir des gens qui sont entre guillemets pas de mon camp, avec lesquels je puisse être d'accord. C'est ça. Mais par exemple, c'est-à-dire que j'ai l'impression qu'à chaque fois qu'on n'est pas d'accord, alors on va faire un petit test. C'est à Roland. Non, mais encore une fois. On va faire un deal là-dessus. Puisque vous en parlez, on va en parler vraiment. Donnez-moi un truc de gauche, à quoi vous adhérez Non.
On va dire, on va dire un truc mieux que ça, on va dire un truc dans le programme des insoumis. Ah voilà, vous me demandez trop là. Ah Ah bah là, le programme des insoumis. Bah non. Mais vous connaissez peut-être un ou 2 points, vous vous êtes dit ah ça j'aime bien. Ah bah je vais vous demander c'est quoi le programme fort le plus fort aujourd'hui des insoumis À part sur gaza, je comprends bien, mais.
Non mais puisque vous avez des trucs de gauche en vous, il est temps de le dire au monde entier. Non, mais truc que je voulais juste Je vous laisse mon temps de parole. Non, non, mais mon temps de parole, je vous le donne bien volontiers. Enfin, je pense encore une fois que les gens se contrefous de mon avis. Moi, je ne sais pas du tout moi. Qui viennent, ça, j'en suis certain. C'est que, vous n'avez pas le monopole du coeur, pardon. Ça rappelle quelqu'un. Moi aussi, c'est pour ça.
Ça m'appelle une phrase. Oui, moi aussi, c'est pour ça que je l'ai dit de cette phrase. C'est que je veux dire parce que Mais où est-ce que j'ai prétendu, où est-ce que j'ai prétendu que le lait du coeur dans ce que je disais, je vous dis. Non mais si, parce que tout à l'heure, comme on fait le coup du, mais il y a des gens qui souffrent et donc chez vous forcément.
Mais vous voyez, je suis entendu, vous êtes du côté des gens qui souffrent en volonté de transition et parce que moi, je ne serais pas d'accord avec vous sur le plan de la question wokiste et de la transition de genre à 8, 9, 10, 11, 11, 11, 11, on s'est mis d'accord. Ça voudrait dire que je suis un affreux mec d'extrême droite. Mais pas du tout puisqu'on s'est mis d'accord tous les 2.
Puisque quand je vous ai exposé la position de gens qui sont nés avec un sexe féminin et qui se sentent hommes et qui en souffrent, vous avez dit oui ça existe Oui, mais moi, je ne suis pas pour Et tant qu'on peut les aider et dont les. Ah oui, mais le moyen de les aider ne serait pas et pas forcément le même chez vous que chez moi. Mais c'est-à-dire que moi, un gamin à 12 ans qui me dit je souffle, je pense que je suis une femme. Je vous aime à parler de ces gens.
Je lui dis attends, je ne vous ai pas parlé de ces gens. Dis. Je vous en parle un gamin de 12 ans puisque c'est une question de 12 ans. Alors on va dire, est-ce que vous seriez pour que les soins que occasionne Faites un autre chose.
La transidentité, la transition, le changement de sexe, disons les choses comme ça, pour des personnes qui auraient plus de vingt-cinq ans, est-ce que le fait qu'on puisse rembourser ces soins-là, rembourser cette transition, est-ce que vous êtes pour ou contre Pour des gens de plus de vingt-cinq ans Alors je serais potentiellement pour si le remboursement dans des cas semblables, dans d'autres maladies, était absolument Ah ben moi je suis pour le remboursement de tout.
Moi vous savez, donc voilà. On est avec ça, il faut avec monsieur Arnaud, d'abord, ça fait un peu de l'argent. Et mes mes lunettes et mes mes appareils auditifs se remboursaient. Bonne façon de contourner ma question. Et d'être folklorique. Non, vous pourriez faire de la politique. Très très bénéfique. C'est vraiment, ce n'est pas tellement cher. Allez, je parle de vous, c'est vous François Millamiliamal en termes de Qui a été invité ce soir.
Un petit mot avant de parler de nouveau de la liberté d'expression. Si vous deviez résumer la politique d'Emmanuel Macron au terme de ces années de, j'allais dire de monarchie, comment vous feriez Il a été élu par des gens qui sont pro marché, il a fait une politique en faveur du marché, les gens qui l'ont élu sont donc très contents de lui. Il a un électorat d'ailleurs assez stable.
Et vous savez qu'il y a même des gens qui l'ont élu en voulant sans doute faire barrage au RN et qui était issu de votre famille politique. Cela leur dit quoi aujourd'hui Là, je, c'est marrant parce que vous avez vraiment des fixés parce qu'on avait parlé à des fois que je suis venu. Et déjà, tous les gens n'ont pas vu les gens. Déjà, je vous avais dit, déjà, je vous avais dit que ça ne m'intéressait pas.
Alors moi, je vais répondre dans mes termes, mais vous voyez, vous ne notez pas ça parce qu'il y a un grand angle mort dans votre pays. Il y a 2 ans, François Legault, je vois bien pouvoir D'abord, mais ça a pu évoluer 2 ans. Moi je pensais être invité ici et donc pouvoir parler.
Allez-y, c'est ce que je vous ai dit off tout à l'heure, je vous ai dit moi je peux parler avec tout le monde, je peux aller dans tous les médias, y compris ceux que la gauche pourrait réprouver parce qu'ils sentent un petit peu le soufre, à condition d'avoir une plage de parole. Merci Mais vous vous posez des questions beaucoup de Merci de me renvoyer la balle. Merci donc de me laisser finir mes phrases sinon je ne viendrai plus. Là pour ça, j'en serais très malheureux.
Donc j'aimerais finir mes phrases. Oui j'ai dit, vous me demandez c'est quoi la politique de Macron Je vous réponds avec mes mots à moi et je vous dis il avait été élu par les gens qui sont pro marché et donc il a fait une politique pro marché qui a satisfait les gens qui l'ont lu. C'est ça le fait Macron Et pas que, pas que le fait central, c'est ça, le fait consistant, c'est ça.
Et là, immédiatement, sans même enregistrer ce que je vous ai dit, qui me paraissait digne au moins d'attention, vous en allez tout de suite, ça y est, on est reparti sur la Champions League. C'est-à-dire les petits billard à 8 bandes électoraux avec les barrages et les pas barrages. C'est dommage parce que moi j'essaie un petit peu de tirer
¶ Risques de l'extrême droite et critique du commentaire politique
la conversation à des choses un peu structurelles. Et puis vous, vous êtes reparti dans, en fait je ne sais pas, vous devriez être Alain Duhamel en fait, et pas faire des médias où on ait le temps de parler longtemps. Parce que vous êtes dans le commentaire de course de chevaux. Déjà Alain Diomel, vous n'aurez peut-être pas 2 heures pour parler François. Tout à fait, c'est bien pour ça que je suis. Pardon, je peux au milieu de ces 2 heures essayer d'en placer une.
Je vous dis juste que pardon encore une fois, je trouve que ces gens pas comme vous sont un peu sacrément gonflés aujourd'hui de, et là je je fais presque le défenseur de Macron, c'est vous dire, les gens qui aujourd'hui s'indignent de l'élection de Macron et de la dérive autoritaire de Macron, je trouve sont un poil gonflé quand ils viennent aujourd'hui nous faire la morale sur le côté droiteosphère, tout ça, alors que ce sont ceux-là même qui ont
permis l'élection de Macron au nom du barrage anti républicain. Vous êtes, vous êtes conscient que vous êtes en train de parler de quelqu'un qui vote pas. Donc pourquoi vous me dites à moi, moi, j'ai j'ai, ce n'est pas de ma faute, moi. C'est comme si vous me disiez, oui, il y a eu des inondations au sud de l'Italie. Vous ne m'en faites rien. Vous ne m'en faites rien. Vous ne m'en faites rien. Vous ne m'en faites rien, vous quand ça vous arrange par rapport à vous.
Non mais moi je m'en fous de tout ça moi je ne vote pas donc je je vois les barrages pas barrages en plus par ailleurs non seulement c'est un peu une fixette chez vous mais en plus comme souvent les fixettes en fait d'avoir une fixette ça pose pose 2 problèmes d'abord il y a le côté répétitif et deuxièmement en général, quand on reste un peu bloqué sur le même truc, à un moment le réel se modifie et le truc sur quoi on est bloqué est complètement périmé.
Donc là, par exemple, vous savez, en 2000 vingt-sept, la question ne va plus du tout se poser. Puisqu'en fait au deuxième tour, n'y aura pas de barrage de personne et l'extrême droite va passer. En tout cas, le rassemblement national qui n'est pas d'extrême droite. Vous pensez qu'il y a un vrai risque, alors c'est une vraie question là pour le coup et elle n'a aucune réponse. Tout est programmé. Tout est programmé. Mais on est à votre égard de ma part.
Est-ce que vous croyez qu'il y a un véritable risque, probabilité que l'extrême droite, comme vous le dites, l'emporte en 2000 vingt-sept C'est possible, oui, tout à fait. Et est-ce que sans faire trop de jeux politiciens, est-ce que vous pensez qu'un duel face à l'extrême gauche serait envisageable comme ça C'est, c'est vraiment fou. Oui, mais un moment, il faut prendre ces coronavirus. Mais pardon, j'ai le droit quand même de m'intéresser à certaines choses et pas à d'autres.
Enfin, c'est quand même ma liberté. C'est comme si vous me disiez que ce que vous pensez en ce moment du champion. Oui, mais ceux qui votent pas, ils ont qu'un droit. Ok, sur l'Afghanistan pakistanais. Ah ouais, pour moi, je ne vote pas à un moment, c'est le propre de, alors tiens, je vais me faire engueuler maintenant. Sur l'abstinence, c'est un sale moment. Sur les abstentionnistes, par exemple, je trouve ça un peu, c'est un peu fort de café quoi.
J'ai répondu à ça dans mon livre sur les élections. Permettez que tout le monde n'ait pas lu tous vos livres et que tout le monde n'ait pas fait toutes vos émissions. Oui, je je l'apprends. Voilà. Donc, la tête que tombe des gens qui vous écoutent et qui sont intéressés, qui ne vous connaissaient pas. Ne soyez pas méprisant pour mon public. S'il vous plaît, je traite le vôtre d'ailleurs, on partait. Occugne-moi, sinon, je ne suis pas là. Voilà.
Et et d'ailleurs, pardon, ça aussi, j'en parlais avec Juan Branco. C'est assez marrant parce que je pense qu'une bonne partie du public qui m'écoute et d'ailleurs, je je le prends très bien, n'est pas forcément aussi uniforme qu'on peut le finir. Ah, mais ça, j'en suis sûr. J'en suis même, enfin j'en ai la preuve. J'en suis convaincu.
Donc je pense que justement pour la partie du public qui ne vous connaîtraient pas ou qui ne partage pas vos opinions, mais qui malgré tout est très intéressé par vous écouter parce que je le sais pour les messages de nombreux que j'ai reçus. Ouais. Mais je crois qu'ils ont un peu rien à foutre que je leur dise que moi, ouais, je vois bien un candidat d'extrême gauche devant un candidat d'extrême droite.
Non, mais par exemple si si, par exemple sur l'abstention, moi j'ai plein plein, non non non, j'ai plein plein de gens que je connais qui m'ont dit maintenant, on ne mourra plus. Et bien, à un moment donné, il faut leur parler à ces gens-là parce que je considère que Moi, je m'abstiens à moi, donc je ne vais pas, je ne vais pas les convaincre de plus en plus. Ah oui, mais bon, c'est C'est à vous de leur parler, allez-y, je ne sais pas, défendez-le.
Non, parce que ce n'est pas à moi de défendre le système. Je veux dire, c'est à vous à un moment de proposer un autre système si vous en avez un de meilleur. Et à un moment donné, voilà, ça veut dire qu'avec votre façon de penser, et bien voilà, vous pouvez difficilement vous plaindre si vous ne permettez pas que des gens qui pensent que vous dites. C'est que je vais, je vais, non, mais ça m'intéresse sur un plan. Et e.
¶ Démocratie, action sociale et pièges des élections
Si vous voulez bien me laisser en placer une, je vais je vais vous dire ce que j'en pense, en plus je vais vous offrir sur un plateau une transition, ça va être la suite. Je crois qu'on on fait une confusion en général, un amalgame et une confusion entre l'expression et l'action. La démocratie pour moi, ce n'est pas le pouvoir de s'exprimer prioritairement, c'est le pouvoir d'agir.
Donc moi la démocratie elle s'exerce là où les gens agissent sur leur vie, se donnent les moyens d'agir sur leur destin social notamment. C'est ça la démocratie. Donc la démocratie elle a lieu dans les mouvements sociaux, elle a lieu dans des collectifs qui se montent contre tel ou tel projet, par exemple urbanistique ou par exemple polluant, et caetera. Ça c'est la démocratie effective et c'est celle qui m'intéresse.
Et ce que je constate c'est qu'en général l'énergie démocratique d'une population donnée est très largement absorbée par ces espèces de leurs que sont les élections où les gens ne feront jamais que s'exprimer, s'exprimer et en plus très largement délégué l'expression à d'autres gens qu'eux, considérés comme plus sachant, considérés comme plus compétents, comme plus professionnels et ce sera encore une situation où ils n'agiront pas.
C'était ça en fait ce slogan qui a été beaucoup moqué par rétrospectivement et qui avait une grande intelligence au fond sous ses apparences un peu bourru, élection piège à con. En tout cas piège. Le piège, c'était, on va les occuper comme ça. On va les occuper comme ça, on va leur donner des segments comme ça de la vie, de leur vie où ils pourront avoir l'impression de s'exprimer et d'être dans la démocratie. Et pendant ce temps, ils n'agiront pas sur leur propre destin.
Et et on a un peu trop habitué les gens à faire encore une fois un amalgame entre expression et démocratie, mais l'expression est très très secondaire dans la vie démocratique. La vie démocratique encore une fois c'est le pouvoir d'agir, d'agir directement sur sa propre vie.
Donc c'est à ce titre-là que, bon je trouve que les élections sont à l'heure, sont une sorte de comme ça de d'absorbeur d'énergie, lesquelles énergies pourraient tout à fait se réinvestir au contraire dans l'action D'accord, non mais là j'entends en effet la la la correspondance idéologique avec Etienne Schoir, mais on se trouve que malheureusement à défaut d'avoir un système meilleur à un moment donné refuser de participer au système c'est quelque part aussi continuer de l'entretenir
aussi parce que je vais même vous faire une confession vous voyez moi récemment j'ai j'ai fait une tribune où je m'indignais sans nommer de ces gens qui se revendiquent très patriotes et qui justement s'expatrient fiscalement à Londres, à Bruxelles et à d'autres endroits parce que je me dis voilà avant de de s'indigner et donner des leçons en plus de démocratie, patriotisme, on vient dans la dans la fosse se battre. Vous voyez ce que je veux dire Oui, c'est vrai. Puisque à un moment donné.
François Baygodeau, sur les débats que je vous promets.
Mais je vous promets, je vous promets que vraiment, si je l'avais dit à l'époque de mon livre sur les élections, mais je le redirai, si vraiment pour me racheter une bonne conscience, parce que là vous êtes en train de faire pardon un petit procès moral, c'est un petit procès moral parce que c'est dire oui oui oui vous dites ça mais en même temps vous faites rien ou c'est un peu facile, c'est un procès moral, c'est un petit sermon je vais répondre à votre sermon si pour
se racheter une bonne conscience et pour avoir votre comment dire votre assentiment moral ou votre validation morale il suffit qu'aux prochaines élections quelles qu'elles soient municipales ou autre je descende en bas de chez moi et que ça me prenne 3 minutes pour aller foutre un bulletin au hasard et que là d'un seul coup je deviendrai quelqu'un d'éminemment respectable à vos yeux, je vous promets de le faire.
Non pas au hasard, ce sera sans douleur, ça sera sans douleur pour personne, ni pour le système ni pour moi, mais au moins vous aurez, je je j'ai l'impression que j'aurais Je ne peux pas être à 100 pour 100 d'accord avec quelqu'un qui défend des idées politiques dans un parti. Non, ce n'est pas mon problème, moi, moi, je ne suis pas une question d'être d'accord ou pas d'accord. C'est le système lui-même que je trouve vérolé.
Mais encore une fois malheureusement je serais preneur d'un autre site, mais c'était en effet l'essentiel de la discussion avec Etienne Schwar. Pour revenir et ça ça m'intéresse sur un plan philosophique, les débats que vous aviez avec des gens comme justement Laurent Ozon, Pierre-Yves Rougieron, encore une fois je vous dis je vous en porte crédit vraiment parce que je trouve ça bien.
Qu'est-ce qui vous a, qu'est-ce qui vous fait débattre avec ces gens-là, accepter le débat là où peu l'acceptent. Qu'est-ce que vous en retirez Quelle est la conclusion que vous en avez tirée Pierre-Yves Augiron par exemple qu'on a reçu d'ailleurs à maintes reprises ici Je pense que alors là en l'occurrence, on parle de de débats avec des gens qui sont quand même affiliés Des villes sur la liberté des gens. À une droite assez nationaliste. On peut voilà, c'est bien comme ça, c'est plutôt bien.
Donc Pierre-Yves Rougérant, il est plutôt souverainiste, mais bon Oui, mais je pense oui, le mot nationaliste ne lui ferait pas peur, je pense et et osons non plus. Bon, l'intérêt de de discuter avec ces gens pendant 2 heures, c'est évidemment pas de les convaincre, je ne les convaincrai pas, ils ne me convaincront pas, mais en revanche d'essayer de d'élucider nos positions et de les clarifier pour les gens qui nous écoutent.
Voilà, moi c'est ça que j'essaie de faire avec eux, c'est au moins qu'ils clarifiaient leurs positions et alors éventuellement, éventuellement moi je pourrais pointer des contradictions dans leurs positions, des choses comme ça qui me paraissent ne pas tenir debout ou pointer par exemple leur idéalisme là où ils se piquent d'être du côté du réel, moi je je mettrais toujours, j'essaierai toujours de mettre en avant le fait qu'ils produisent des fables.
Bon ben ça va être ça moi mon travail devant ces gens-là et après le spectateur tranchera il verra bien si ça a été qualifié je pense dans le cas de dans le cas de Rougeéron finalement le le l'effet de clarification n'a pas été extraordinaire parce qu'il a avancé masqué il n'a pas abattu ses cartes parce que je ne sais pas, il se considérait peut-être en en en en en il jouait à l'extérieur comme on dit en foot et peut-être un peu peur comme ça de se retrouver
dans une espèce de de chaudron de gauche et donc il n'a pas lâché les lions et du coup il a avancé masqué donc du coup il était entre 2 chaises et bon je pense pas qu'il a été très très content de sa prestation de ce soir-là et Osons c'est un peu pareil je veux dire il dit il dit quand même des choses extrêmement radicales je pourrais dire brutale aussi quand il est livré à lui-même et là bon c'était un petit monsieur tout poli bon que finalement la
remigration bon c'était c'était pas forcément renvoyer tous les arabes chez eux c'était un truc plus cool avec leur consentement voilà donc c'est vrai que ça serait plus intéressant si comment dire il jouait franc jeu Là il y aurait un vrai effet de clarification. Après fondamentalement vous savez avec Aude Lancelin quand on a monté l'explication on appelle comme ça ce ce cette page de parole enfin cette page de discussion. On n'est pas forcément très content de nous après ces émissions-là.
Moi je veux dire l'émission avec Roux Gérond, moi je pense qu'elle n'apporte pas grand-chose. Et l'émission à Causon non plus. Je pense que c'est des émissions globalement ratées.
¶ Débats intellectuels, liberté d'expression et rôle des humoristes
En tout cas elles sont ratées pour la pensée. Moi il y a la seule chose qui m'intéresse c'est qu'on arrive à penser et qu'on arrive à faire penser ceux qui nous écoutent. Je pense que l'échange avec Rougeron, il n'avait pas beaucoup un grand intérêt et je pense que l'échange avec Rougeron non plus.
La meilleure explication qu'on ait faite et vraiment je ne dis pas du tout ça pour dire qu'à gauche on pense mieux que ailleurs, ce n'est pas du tout ça qu'on ne se méprenne pas sur ce que je vais dire.
C'est c'était la dernière en date avec Vera Nicolski qui est une femme de gauche avec une une, une boîte d'ailleurs je pense qu'on ne serait pas exactement de la même gauche et on creusait à creusait mais c'est c'est pas le problème de gauche et surtout elle était matérialiste, elle a écrit un livre passionnant, j'avais lu et on a échangé, on avait quelques petits désaccords et en même temps on était quand même dans le même
périmètre et là, là j'ai trouvé qu'on avait produit quelque chose de vraiment fertile quoi. Donc en fait les castings les plus oppositionnels sont pas forcément les meilleurs, peut-être que évidemment c'est de la machine à produire du clash et ça internet aime beaucoup. Les marchands aiment beaucoup. Le marchand aime le clash.
Moi, mon truc, c'est plutôt, est-ce que ça va être fécond d'un point de vue Vous savez, c'est comme quand vous m'aviez proposé parce que Nab a dit des trucs sur Oui, tout le monde me parle de vous. Je ne vais pas écouter. Daniel Conversano, Marc Edouard Nab, tout le monde veut débattre avec vous. Je suis très flatté, mais en fait, moi, je joue ces gens-là, je n'en pense pas grand-chose. Vous en pensez joie par exemple. Ni pour ni contre Nab, je je j'ai Un juif y 20 quand même reconnu.
C'est le père. Non non non non, ça fait 30 ans qu'il n'existe plus. Il n'existe plus. Pardon. Non non, mais il n'existe plus sur la scène littéraire depuis très longtemps. Mais je ne sais pas, moi je ne l'ai pas lu depuis 30 ans, peut-être qu'il écrit des chefs d'hommes, je ne sais pas.
En fait, je n'ai pas d'avis et je ne sais même pas ce qu'il pense de quoi que ce soit, je la suis, donc je ne vais pas débattre avec un type, je n'est pas un sujet pour moi, Nab et je dis ça avec autant de respect que je, que je dois vouer à mes semblables. Premièrement, donc on ne dépare pas comme ça avec n'importe qui, n'importe quand, ça aurait donné quoi. Bon, lui, il aurait fait ses bons mots parce qu'il est un peu comme ça. Nab, il aurait, il aurait fait un peu son son d'Artagnan.
Il aurait aussi un peu plus. Il aurait voulu ferrailler, non Oui, moi ça va être du temps de dire ça. Ça ne m'intéresse pas plus que ça en fait, je pense que non, je pense que produire du clash, ce n'est pas vraiment ce qui m'intéresse non.
Et c'est vrai que vous avez une une vraiment un profil singulier quoi au milieu de, je veux dire des intellectuels puisqu'en tout cas on vous définit comme tel et je pense que c'est vraiment à mettre encore une fois à votre crédit parce qu'il y a peu de gens issus de la gauche qui acceptent comme ça de débattre avec des gens qui qui ne sont pas d'accord. Par exemple, vous parlez d'une émission comme Frédéric Tadhéi, ce soir ou jamais, vous étiez suppose.
Ah oui, je suis alors, soir ou jamais, je n'y allais pas beaucoup pour une raison simple, c'est que moi j'ai toujours le même truc, c'est, je l'ai fait 2, 3 fois, au tout début d'ailleurs, non et moi j'adorais la regarder, mais pas la faire parce qu'on était trop nombreux. Moi je supporte pas que ma langue, enfin mes interventions soient saucissonnées et de voir attendre Déjà par une personne.
En plus c'est c'est vraiment quand on, moi j'ai une conception assez sportive de la pensée orale et je pense que c'est vraiment une gymnastique. Et franchement, la meilleure façon que les gens ne ne produisent pas de l'intelligence quand ils parlent, c'est de leur donner un dispositif comme ça.
Parce que quand vous avez une prise de parole toutes les 20 minutes et qu'en plus la prise de parole est dure chez Taddé, c'est vrai qu'on avait le temps de parler plus qu'ailleurs, mais ce n'était pas top non plus. Bien en fait vous n'êtes pas chaud, vous vous ne prenez jamais le temps de chauffer. Moi je le vois bien quand je fais les entretiens comme celui-ci, parlons de gymnastique un peu parce que c'est vraiment important. Moi c'est au bout de 20 minutes que je chauffe.
C'est une vraie gymnastique. Au bout au bout de 20 minutes les phrases commencent à s'agencer, ça y est le cerveau est un peu, c'est comme comme un footing.
Bon et donc non moi je trouve que ce soit ou jamais c'est une émission qui a une grande réputation et elle est justifiée pour un certain point moi j'ai jamais été ébloui par la qualité de ce qui s'y disait parce que je pense que c'est pas un bon dispositif pour que les gens comment dire, soient au maximum de leur puissance intellectuelle, voilà.
Et donc, vous me proposez off aussi de pourquoi pas passer à bistrot liberté, qui est plutôt identifié quand même comme un périmètre très à droite, par double dire, mais je crois que ce n'est pas complètement dévoyé les choses. Et bien moi ne va pas du tout me gêner d'aller discuter avec des gens comme ça, ce qui me gêne, c'est qu'il y a trop de trop de gens sur votre plateau là, il y a trop de gens en ce moment.
Vous n'auriez pas été le droit de réponse de Pollack Ah non, non non vraiment pas quoi. Mais non parce que c'est, là c'est que du cirque en fait et non, ce n'est pas intéressant. D'accord. Pour la dernière partie de cette émission, j'aimerais bien qu'on parle, là encore c'est un lieu commun, mais bon malheureusement, il est toujours d'actualité, c'est ce sujet de la liberté d'expression en France.
Sur la liberté d'expression, est-ce que quand même, on le voit avec le succès, d'ailleurs vous en parlez dans, certaines de vos déclarations, de vos écrits, le succès de Pascal Praud, de l'Ordre des pros sur C News et d'autres émissions et j'en passe, que le politiquement correct serait plutôt aujourd'hui l'apanage de gens de droite et non plus de gauche, ce qui n'était pas le cas avant. Comment vous expliquez qu'il y a eu cette Attends, j'ai l'impression que vous avez fait un petit lapsus.
C'est le politiquement correct est maintenant de droite Non non, je voulais dire le politiquement incorrect. Vous voyez, je vous connais bien. Oui, waouh. J'étais bien. Merci François. Vous voulez que je vous récupère les trucs. Ouais, en psychanalyse. Non, parce que je connais bien votre thèse. Je connais bien la thèse de tout, pardon, des gens qui seraient à peu près de votre sensibilité. C'est que oui. Un joli lapsul. D'ailleurs.
Les francs-tireurs maintenant, les incorrects, d'ailleurs, vous appelez les incorrectibles, ce sont les, ce sont les gens de droite alors que les glas gauches, ils vont devenus des bien-pensants, moralineux Je n'ai pas tort François. Est-ce que, est-ce que je vous fais cet effet-là Non, vous non, mais je ne parlais pas que du tout. Moi les intellectuels de gauche qui m'intéressent et ils ne me font jamais cet effet.
Non mais ça m'intéresse de savoir c'est quoi Je trouve les autres François bégodeau. La galerie par exemple n'est pas du tout un bien pensant. D'accord, je m'excusais de ne pas le connaître. Geoffroy de la galerie quand même, oui c'est quelqu'un d'important à gauche, je le confesse. Qui écrit beaucoup de livres très puissants.
Oui, puis ils lisaient un peu leurs dons et puis j'ai cité Friot tout à l'heure et puis plein d'autres enfin, je dirais tout un tas de gens qui écrivent, ils sont passés pas des pires pour 100.
En fait, vous parlez toujours de la même scène, en fait la scène électoral ou médiatique, où là, il y a des gens comme ça qui se baladent, qui se disent de gauche et qui ne sont que des gens qui déversent de la morale voilà, mais bon les gens de droite aussi déversent de la morale je veux dire Pascal Praud aussi qui se vit comme un grand franc-tireur, il déverse de la morale à longueur des missions, je veux dire il fait pampan cucul aux méchants délinquants,
c'est de la bien-pensance aussi ça finalement de dire oh là là, il y a de la drogue, il y a des dealers, ce n'est pas bien les dealers, il faut les mettre en prison, c'est très moral, c'est le bourgeois du dix-neuvième qui trouvait que la racaille des villes, la racaille ouvrière, il était temps que les forces de l'ordre s'en occupent quoi, du Mans.
Bon finalement moi je trouve que la droite est restée fondamentalement bien pensante, puisque c'est le camp de la bourgeoisie et que la bourgeoisie elle est bien pensante. Donc moi je vois vraiment pas vraiment d'électron libre à droite, ça me, je suis pas très frappé par l'incorrection ni des intellectuels de droite, ni des élus de droite, ni des éditorialistes de droite, ça me, moi je je trouve rien de sulfureux dans ce qu'ils disent, mais rien du tout.
Blanche Gardin après son sketch sur l'antisémitisme, enfin elle fait un sketch là-dessus, je sais pas si vous l'avez vu aussi, comment il échapper Bon, très bon sketch. En plus avec 2 des meilleurs comiques en activité Aymeric Lompret et Blanche Gardin donc ça pouvait pas être mauvais.
