CHARLOTTE D'ORNELLAS : LA JEANNE D’ARC DU JOURNALISME FRANÇAIS ! - podcast episode cover

CHARLOTTE D'ORNELLAS : LA JEANNE D’ARC DU JOURNALISME FRANÇAIS !

Jun 29, 20251 hrSeason 7Ep. 41
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Dans cet épisode des Incorrectibles, Éric Morillot reçoit Charlotte d'Ornellas pour un échange approfondi sur les grands défis contemporains de la France. Ensemble, ils abordent des sujets sensibles tels que l'immigration, l'insécurité et l'effacement de la culture française. La discussion explore les questions d’assimilation, de violence — notamment chez les mineurs —, et l’usage controversé du terme "ensauvagement". Ils analysent également les fractures de la société, le rôle des médias, ainsi que les stratégies politiques de La France Insoumise et du Rassemblement National. En fin d’émission, le débat s’élargit au rôle du pape, à la politique migratoire et aux perspectives électorales de Marine Le Pen. (0:16) La France en crise: immigration, ensauvagement et impunité (1:24) Présentation de Charlotte d'Ornellas et engagements médiatiques (1:55) Immigration, rupture culturelle et déconstruction de l'identité nationale française (6:23) Effacement de la culture française et problématique de l'assimilation (9:36) Insécurité en France: fête de la musique et violence quotidienne (12:32) Justice et politique pénale face à la violence et l'insécurité (17:30) Perception idéologique de la violence chez les mineurs et usage du terme "ensauvagement" (20:15) Dépression chez les enfants et problèmes liés à la violence et l'immigration (22:20) Héritage culturel, fierté nationale et illusion du "vivre ensemble" (25:17) Fractures de la société française et influence médiatique (32:01) La France insoumise, fracture républicaine et stratégies électorales (38:01) Haine anti-France et rééquilibrage médiatique (45:04) Objectivité et défis du journalisme (51:34) La gauche française, Dominique de Villepin et l'avenir politique (59:05) Perspectives politiques: alliances potentielles et avenir de Marine Le Pen (1:00:04) Rôle du pape et défense des migrants (1:02:10) Politique migratoire française et impact des législatives (1:05:20) Analyse des stratégies du Rassemblement National et conclusion sur les élections présidentielles

Transcript

La France en crise: immigration, ensauvagement et impunité

Bonsoir à tous et bienvenue dans ce nouveau numéro des incorrectibles. Alors ce soir, on va parler d'une France qui vacille. Après la victoire du PSG, c'est la fête de la musique qui a viré au chaos. Alors il faut poser la question entre immigration, en sauvagement et impunité, la France est-elle foutue Et pendant que le pays s'effondre, bien la gauche préparerait les municipales en nouant discrètement des alliances avec des réseaux islamistes.

Là aussi, il faudra peut-être poser la question sans détour, les insoumis, les wokistes et les islamistes sont-ils devenus les alliés de la haine française Alors pour en parler, ce soir, une journaliste libre, engagée, qu'on ne présente plus, vous la voyez beaucoup sur CNEWS, C'est Charlotte Dornélas, bonsoir Charlotte. Bonsoir Éric.

Merci d'avoir accepté cette invitation, une première depuis que l'émission existe, j'explique régulièrement, mais ce n'était pas facile de vous avoir parce que vous avez un emploi du temps incroyable. Un peu chargé. Mais finalement, c'est comme tout le monde Ça vous plaît aussi. Vous avez cet emploi du temps. Bien sûr.

Donc on rappelle donc une fois par semaine chez Pascal Praud le matin, tous les soirs de vol, tous les soirs avec Christine Kelly et puis tous les jours au JDD et parfois Europe un. Un. D'accord, oui donc Vous

Présentation de Charlotte d'Ornellas et engagements médiatiques

avez tout. Des semaines bien chargées. Alors cher Charlotte, on va aborder évidemment beaucoup de sujets. Dans une première partie, j'aimerais qu'on parle justement d'immigration, de ce terme souvent employé d'ensauvagement, d'impunité, la France est-elle foutue Voilà la question que j'ai posée en introduction. Parler un petit peu de ces structures culturelles et de cette quête d'identité.

Quand on voit les images qui ont quelques semaines maintenant de Châtelet-les-Halles, ce qu'on a encore le droit de dire qu'on ne reconnaît plus Paris, qu'on ne reconnaît plus même la France

Immigration, rupture culturelle et déconstruction de l'identité nationale française

Alors oui mais ça va malheureusement bien au-delà d'une soirée d'émeute, un soir de victoire du PSG. Régulièrement, on reconnaît plus la France en réalité pour 2 raisons différentes, c'est-à-dire qu'on a tendance à avoir enfin certains en tout cas dont je fais partie, à voir le problème de l'immigration sur le terrain culturel, c'est-à-dire l'importation de cultures étrangères.

On est face à une rupture culturelle Par définition, c'est-à-dire qu'on a, mais c'est un choix politique, encore une fois, qui porte moins sur une responsabilité individuelle des personnes issues de l'immigration que sur le choix politique qui a été fait en France sans que nous soyons capables en tout cas de nous y opposer suffisamment pour qu'ils cessent, à savoir un, la poursuite d'une immigration dont le nombre a toujours augmenté dernières années, d'une immigration extra

européenne, donc avec une rupture culturelle assumée. C'est-à-dire qu'on nous a dit pendant des années, je veux dire quand je dis c'est factuel, c'est que tout le monde est d'accord. On nous a dit pendant des années, c'est un leitmotiv. L'immigration, cette immigration extra européenne est une chance parce que la différence est richesse. Donc qu'on pense que c'est une richesse ou ou pas, on est bien d'accord qu'il y a une différence. Donc il y a bien une structure.

Non moi je ne pense pas que ce soit une richesse en tout cas pas dans les proportions de l'immigration telle qu'elle se poursuit depuis des décennies pour une raison simple et j'en arrive à la deuxième raison pour laquelle on ne reconnaît parfois pas la France, c'est qu'en parallèle, il y a eu un mouvement de déconstruction et ils se sont eux-mêmes appelés les déconstructeurs. Donc ce n'est pas faire offense que de le dire. Il y a eu un mouvement de déconstruction de ce qu'était la France.

C'est-à-dire, y a eu alors le mouvement en remonte de loin. C'était une idée qui était déjà présente au moment de la Révolution française, mais par le biais de l'inertie culturelle de la population française notamment, ça met forcément des décennies, voire des siècles à aboutir.

Cette idée, c'est que la France n'est plus un substrat, une sédimentation d'une culture enrichie par toutes les générations qui, peu à peu, construisent, façonnent parfois en changeant certaines choses, en en ajoutant d'autres, façonnent une culture et une civilisation qui est une civilisation chrétienne dans sa partie culturelle également, et qui a été façonnée en Europe et en France en particulier.

Et à partir de cette rupture, on va dire philosophique, cette fois-ci révolutionnaire, La rupture, c'est de dire à partir de maintenant, la France est une idée. L'universalité de la France ne se, ce n'est pas simplement que le particulier continue à exister et que certaines valeurs ou certains principes français s'adressent à tous les hommes. C'est que la France ne devient plus qu'une idée universelle. À partir de là, vous avez évidemment un arrachement de la France à elle-même.

C'est d'ailleurs la raison pour laquelle je reproche souvent à une partie de l'échiquier politique d'utiliser le mot République à la place du mot France. Ce sont 2 choses différentes. La République est un régime de gouvernement dont acte. Je n'ai pas de problème avec le régime de gouvernement lui même.

J'ai beaucoup plus de problèmes avec la philosophie révolutionnaire et en revanche, la France dépasse de loin la question de la République et elle a existé pendant plus de 1000 ans avant que la République existe. Cette séparation qui a voulu arracher la France à elle-même s'est fait en parallèle d'un mouvement migratoire immense venu de de pays extra européens dont les cultures sont éminemment différentes des nôtres. Or, une culture, ce n'est pas simplement, ce n'est pas simplement un folklore.

Une culture, c'est une manière de concevoir son quotidien. C'est une manière de se retrouver autour d'une table. C'est une manière de parler. Évidemment, c'est une langue. C'est une manière de se référer à des devoirs. C'est pas le créole, on pourra y venir, mais ce n'est pas, mais c'est très intéressant le créole. Je rebondis, pardon, mais Jean-Luc Mélenchon, quand il dit on va arrêter d'appeler ça la langue française parce que c'est exclusif.

Tout le monde s'indigne, mais c'est ce qu'on entend depuis 50 ans. Il met des mots sur une philosophie politique qui est la nôtre depuis 50 ans, c'est-à-dire de dire tout ce qui est bon en France est universel et donc appartient à tous. Et tout ce qui est néfaste n'appartient et donc ne doit peser que sur les épaules de Français, des Français, c'est-à-dire du peuple historique.

Donc le peuple historique est responsable de la colonisation, de la collaboration, de l'esclavage, du racisme institutionnel, de toutes les horreurs du monde. Donc ça, c'est le peuple historique. Donc la France existe quand il faut lui reprocher et subitement, quand il y a des choses magnifiques, par exemple la langue française, bien, elle appartient à tous et elle n'a plus rien de propre au français.

Au milieu de ça, forcément, vous avez du mal à reconnaître la France puisque le but a été de la détruire par le biais de l'intérieur.

Effacement de la culture française et problématique de l'assimilation

Vous diriez que la culture française est en voie d'effacement Bien sûr, c'est-à-dire que c'est pareil. Je je je reviens sur le terme d'assimilation. C'est quand je dis, on se focalise souvent sur la question migratoire sans voir notre propre décomposition qui précède, qui accompagne en tout cas la question migratoire.

Le terme d'assimilation qui a été rejeté très largement, qui est rendu impossible par le nombre sur le biais migratoire, mais qui a été rejeté avant même que cette question du nombre ne s'impose. L'assimilation, c'est quoi C'est l'imitation. On a dit vous pouvez dire nous en imitant la manière dont les Français vivent, parlent, conçoivent le monde, s'adressent les uns aux autres, la relation entre les hommes et les femmes, la manière d'être au monde. Il y a une manière française d'être au monde.

Bien l'assimilation, ça consistait à dire vous imiter les Français pour dire nous avec les Français. On a décidé que c'était raciste, c'est exactement le contraire. On se dit au delà de ce que vous êtes, vous pouvez devenir Français par la simple imitation. On a décidé de rejeter ça, mais on ne l'a pas rejeté seulement sur le terrain migratoire. L'assimilation, ça concerne aussi les générations.

Des enfants deviennent français, des enfants français de souche deviennent français parce qu'ils imitent leurs parents qui eux mêmes ont imité leurs grands parents qui eux mêmes ont imité les générations du dessus. C'est comme ça qu'une culture se poursuit. Or, on a voulu rompre également avec ça. Les enfants sont devenus l'égal des adultes. C'est toute la philosophie, on va dire scolaire de ces dernières années. Les enfants sont devenus des adultes comme les autres.

Ils savaient aussi bien que leur maître. A descendu les maîtres des estrades. On leur a dit vous devez accoucher les enfants qui savent aussi bien que vous. Et résultat dit ils vont eux-mêmes savoir ce qu'ils veulent devenir. Vous vous rompez la question de l'assimilation de vos propres enfants. Alors évidemment, la question de l'assimilation des enfants des autres ne se pose même plus. On en est rendu incapable.

Donc évidemment qu'il y a un délitement de cette culture, mais par non pas parce qu'on est plus bêtes, nos générations ou les générations qui arrivent derrière sont plus bêtes que les générations précédentes. Simplement parce que ce mouvement de destruction a été voulu. Vraiment, il a été voulu. Alors après, c'est une source d'espérance pour répondre à votre question. Est-ce qu'on est foutu Je ne crois pas puisque ce qui a été choisi peut-être choisi à l'inverse. Ça demandera beaucoup de temps.

Il faut beaucoup de patience. Il faut beaucoup d'espérance aussi pour le faire. Je pense que c'est faisable. Est-ce que l'identité nationale est devenue suspecte Bien sûr. Il n'y a qu'à voir quand on se pose la question on dit identité nationale, on est déjà classé à l'extrême droite. Alors vous allez me dire maintenant il y a quand même la moitié de ce que les gens disent de manière assez naturelle qui est classée. Vous n'avez pas d'extrême droite. Je ne me considère pas d'extrême droite.

On me renvoie à l'extrême droite tout le temps. J'ai décidé d'arrêter de faire un peu quoi Non, c'est très désagréable parce que ça n'a aucun sens, surtout c'est une étiquette qu'on colle aux gens sans jamais la définir. C'est sûr que c'est original. Elle n'est faite que pour diaboliser, que pour rendre infréquentable.

Bon alors peut-être la nouveauté de ces dernières années, c'est que quand vous commencez à coller François Bayrou et François Hollande à l'extrême droite, ça devient beaucoup moins crédible tout à coup. C'est-à-dire que l'extension du domaine de l'extrême droite a été telle que voilà beaucoup de gens se sont eux-mêmes fait étiqueter à l'extrême droite ces dernières années. Donc ça a perdu en efficacité on va dire diabolisante.

Ce n'est pas pour ça que c'est agréable, ce n'est pas pour ça que c'est vrai. Mais comme il n'y a pas de définition, bon on se bat sur d'autres choses, je pense qu'on a d'autres choses à défendre plutôt que de se battre en permanence pour essayer de défendre sa petite personne.

Insécurité en France: fête de la musique et violence quotidienne

Alors on a parlé de la victoire du PSG mais pour revenir à ces violences, on a vu également après la fête de la musique ce qui s'était passé. Comment on en arrive au point où se faire piquer en soirée c'est devenu banal ou la seule réponse c'est faites attention.

Est-ce qu'on peut encore faire la fête en paix en France C'est une bonne question dans certains endroits non, des faits collectifs comme ça non, il y a une crainte évidemment qui naît, on se met même de manière générale au-delà de la question de la fête, il y a des ressorts on va dire dans la vie quotidienne, les heures auxquelles on sort, les quartiers dans lesquels on sort, à quelle heure, comment on s'habille. Alors c'est encore plus vrai pour les femmes, ça, c'est indiscutable.

Il y a une adaptation, on va dire, de notre quotidien dans certaines, dans certains quartiers, dans certaines villes. La rue appartient encore à tout le monde, seulement une partie de la rue. Ça dépend quelle rue, oui, il y a des rues qui appartiennent encore à tout le monde et il y en a d'autres non clairement pas. Il y a des rues dans lesquelles on ne va pas avec la même légèreté qu'il y a encore quelques années seulement. Donc oui, il y a un rapport à la violence.

Je pense que le vrai problème encore une fois, j'essaie de concevoir les problèmes non pas comme une fatalité, mais en me disant qu'est-ce qu'on pourrait changer pour que ça cesse en réalité. Alors il y a inévitablement la question migratoire avec un prisme assez particulier, c'est cette question de la détestation envers la France, détestation et je l'ai dit précédemment qui est entretenue parfois par les représentants de la France eux-mêmes. Donc ça, c'est un véritable problème.

Donc il faut combattre sur le terrain politique idéologique, historique, culturel ce discours-là, ça, c'est une chose. Ensuite imposer qu'en France, la France soit respectée à tous les enfants de France évidemment et à ceux qui arrivent en priorité, réduire évidemment le nombre de gens qui arrivent parce que devant ce ce spectacle d'une désintégration totale, il faut avoir l'humilité de concevoir ses limites.

Je pense qu'il est plus que temps de le faire, mais je pense qu'aussi il y a une manière collective de penser là encore une fois, c'est un débat qu'on a régulièrement, mais quand on pense notre vision de la justice collectivement, je pense qu'il y a vraiment une réflexion à avoir. Qu'est-ce que nous faisons Qu'est-ce que nous, comment est-ce qu'on nous considérons le rapport à la violence en France Je dis ça parce que tout le monde la rejette. On dit la violence, c'est toujours insupportable.

D'abord, c'est faux. Il n'y a qu'à voir les discours. Aujourd'hui, on a beaucoup de conflits sur lesquels on parle. Je ne vais pas rentrer dans le débat, dans le débat des différents conflits, mais je note que quel que soit le positionnement sur l'échiquier politique, je constate que la violence n'est pas toujours un mal. Alors on peut considérer qu'intrinsèquement, elle est toujours un mal, mais que parfois, elle est nécessaire.

La guerre est parfois nécessaire, elle est même parfois juste, elle peut être juste. Donc la question de la violence, en revanche, quand on voit les attaques au couteau, les agressions qu'on appelle gratuites, les émeutes, là, c'est une violence en effet qui est insupportable. Et d'ailleurs, tout le monde le dit, la violence est insupportable. Le terrain sur lequel on se dispute, c'est de savoir d'où vient cette violence, quels en sont les ressorts et comment la combattre.

Justice et politique pénale face à la violence et l'insécurité

Or, je note que pour envoyer un message clair dans une société, il y a ce qu'on appelle la politique pénale. Quelles sont les priorités que se donne la justice C'est-à-dire quel est le message premier qu'elle envoie. Il y a un exemple très simple ces dernières années. Une des priorités que s'est donnée la justice par le biais du législateur, c'est la question des violences faites aux femmes. Tout le monde a compris que c'était désormais une priorité.

Le message a été envoyé, nous n'avons plus les mêmes comportements, nous réagissons de manière beaucoup plus vive. Ce terrain des violences faites aux femmes. Nous avons décidé que c'était insupportable que des femmes meurent sous les coups de leur conjoint ex conjoint ou d'un homme dans la rue ou d'une femme d'ailleurs dans la rue peu importe et nous avons décidé que c'était insupportable.

Qu'est-ce que nous faisons du message que nous envoyons notamment à cette jeunesse extrêmement violente sur le terrain de l'atteinte aux personnes Est-ce qu'il y a un message clair et collectif par le biais des peines qui sont prononcées par la justice de dire nous ne supporterons pas plus longtemps que vous vous en preniez physiquement à des personnes pour aucune raison légitime valable. Est-ce que c'est un message que nous envoyons toujours pas. Toujours pas.

Les attaques se multiplient, les agressions se multiplient, les émeutes se multiplient et on se félicite d'avoir une réduction des atteintes aux biens. C'est très bien qu'il y ait une réduction des atteintes aux biens, mais quand en parallèle, il y a une augmentation des atteintes aux personnes, je préfère encore vivre dans un pays où on s'en prend en voiture plutôt qu'aux grands mères, vraiment. Donc je je note qu'il n'y a pas ce message là.

Ce message n'est pas clair et quand par hasard, le législateur essaye, on l'a vu ces dernières semaines, essaye de faire une loi, par exemple, à destination de la justice des mineurs pour envoyer, pour commencer d'envoyer un message, on déplaçait quelques virgules. Ça allait plutôt en ce qui me concerne, à mon avis, dans le bon sens, mais ce n'était pas une révolution non plus.

Et là, le Conseil constitutionnel nous dit pas du tout, puisqu'en vertu des textes qui datent de mille-neuf-cent-quarante-cinq et vous me dites si je parle trop, mais j'étais au même tour. Au contraire. Mais en vertu des textes qui datent de 1900 quarante-cinq, c'est très intéressant cette réponse du Conseil constitutionnel parce qu'elle, elle révèle un des énormes problèmes que nous avons.

Elle dit selon les textes et voilà, selon l'état d'esprit, on va dire des textes que nous nous sommes donnés, bien il faut que l'éducatif précède la sanction. Mais cette phrase est complètement dingue parce que l'ordonnance de quarante-cinq auquel tout le monde se réfère pour les mineurs, c'est quoi le contexte de l'ordonnance de quarante-cinq dans la société.

C'est une société dans laquelle l'autorité, notamment l'autorité vis-à-vis des plus jeunes, n'est pas un débat que nous avons sur les plateaux de télé toute la journée. C'est une réalité à toutes les strates de la société. L'autorité parentale existe, l'autorité du maître existe, L'autorité de la parole politique existe. L'autorité de la justice existe. L'autorité de la police existe.

On ne voyait pas des gens faire des des refus d'obtempérer toutes les 4 secondes, cracher sur les flics alors qu'ils sont sous une caméra ou les insulter en présence d'une multitude de CRS présents. Certains n'ont plus peur d'ailleurs. Et bien sûr. Et l'autorité, par ailleurs, s'exerçait aussi par une forme, alors une forme légitime, cette fois-ci, de contrôle social. J'utilise le mot, il est, il est un peu dangereux.

Mais ce que je veux dire, c'est qu'on ne se comportait pas comme ça dans la rue parce que quelqu'un nous aurait repris. Un gamin de 12 ans qui fait n'importe quoi dans la rue en 1900 quarante-cinq, il y a un adulte pour lui dire mais qu'est-ce que tu fais Toutes ces formes d'autorité présentes à toutes les strates de la société ont disparu.

Et par ailleurs, à l'époque, quand on dit dans le texte, l'éducatif au niveau de la justice doit précéder le répressif, c'est parce qu'on considère que d'abord la sanction fait déjà partie de l'éducation, on n'attend pas la justice et que la justice doit considérer qu'en effet, un mineur, ce n'est pas comme un adulte. Donc on considère à ce moment-là que oui, il y a une vulnérabilité particulière pour les mineurs. Aujourd'hui, le cadre est absolument différent.

Nous avons des mineurs qui arrivent devant les tribunaux, qui arrivent devant les policiers, qui arrivent devant les tribunaux, qui arrivent même devant les pédopsychiatres et qui n'ont aucune conscience dans leur vie d'une quelconque règle à respecter, ne respecte aucune autorité, qu'elle soit parentale, policière, judiciaire, scolaire, politique évidemment. Et dans ce cadre-là, la justice arrive quand c'est déjà un acte grave qui est posé.

Un acte grave est posé et là, la justice dit on va commencer par l'éducatif. Mais vous avez des enfants aujourd'hui, des enfants qui ont 12, 13, 14 ans qui ont besoin qu'on les stoppe net parce que ça n'est jamais arrivé de leur vie.

C'est d'abord un protéger la société évidemment et c'est leur permettre à eux d'avoir la butée nécessaire comme pour parler comme Maurice Berger, le pédopsychiatre qui répète le malheureux depuis des années et des années, qui alerte depuis des années sur ce sur quoi nous allons aboutir. Et ça, c'est pareil, c'est une réflexion que nous n'avons pas. Nous restons bloqués comme si la violence et les mineurs étaient une espèce d'idée éthérée qui se passait de toute réalité.

Perception idéologique de la violence chez les mineurs et usage du terme "ensauvagement"

Donc nous ne sommes pas sérieux au moment d'aborder les problèmes qui nous frappent en réalité. Nous manquons de sérieux je pense dans l'appréciation de la réalité. Vous allez me dire c'est le propre de l'idéologie. La réalité est quelque chose qui salit toujours l'idéologie, on s'en méfie quand on est un vrai idéologue. Je pense qu'on vit dans une idéologie qui est dure.

Et c'est étonnant parce qu'à vous entendre, on pourrait se dire que les Français ont atteint un point de rupture et pourtant on a l'impression que le chaos est souvent toléré, même les gens ne s'indignent même plus, vous parlez de l'autorité qui n'est pas respectée, on peut tirer aux mortiers sur les flics, on se prend 500 balles d'amende, 4 mois de prison avec sursis, plus rien n'y soit de personne, comment vous expliquez que les Français, même y

compris les Français de souche si j'ose avec ces ces guillemets, ils sont dans un état d'atonie. Ah ouais, puis et puis pas seulement. Ou de preuve, peut-être ça là.

Je pense qu'il y a, alors là, c'est Pourtant historiquement dans ces actes français, quand c'est Oui, mais il réagit toujours tard et Quand les abusateurs, est-ce qu'on ne sait pas s'il faut Les gens des campagnes, voilà, on se souvient de la révolution, c'est plutôt des gens qui se demandaient, mais il faut atteindre quel quel stade quoi Le le je pense qu'il y a un il y a une conjonction de beaucoup de choses. D'abord il y a une exaspération qui réelle dans le pays.

Le mot en sauvagement que décrit certains comme Eric Zemmour, vous partagez ou Comme Eric Zemmour ou même Gérald Darmanin l'a utilisé, je ne connais pas le mot d'ensauvagement, il faut voir ce qu'on désigne parce que la gauche a l'habitude de hurler avant même de de de comment dire de décortiquer la phrase ou d'avoir le sens des mots apparemment mais en sauvagement ça veut dire des comportements qui sont sauvages, les

comportements pas les personnes en ce qu'elles sont, les personnes en ce qu'elles posent comme actes. Les actes sont sauvages, c'est ça un ensauvagement. Et les actes sont sauvages, c'est quoi la différence de sauvages C'est civilisé. Quand on arrive pour fêter par exemple la victoire d'une équipe de foot ou le 14 juillet ou le trente-et-un décembre et qu'on se dit je vais taper quelqu'un au hasard, brûler 4 voitures et ça ira mieux et ça sera ma manière de faire la fête.

Je n'appelle pas ça un comportement civilisé. Le contraire étant un comportement sauvage, j'appelle ça l'ensauvagement. Il n'y est pas non plus mort d'homme, ce n'est pas dramatique. C'est juste une utilisation adéquate de la langue française, me semble-t-il. Donc, on a l'habitude aussi de se focaliser sur des débats. Enfin, là, en l'occurrence, la gauche crée des débats qui n'en sont pas, des espèces d'indignation complètement dingue pour cacher évidemment le vrai sujet.

À la limite, s'ils veulent appeler ça autrement, il n'y a pas de problème. Mais maintenant, comment résoudre le poids de remplacement pour vous Ah, il y en a plusieurs. Non, mais il y en a plus. Et Jean-Luc Mélenchon aussi, vous avez remarqué, mais ça fait, ça provoque moins de de d'indignation puisque lui, il encourage et l'appel de ses voeux. Il y a en fait le vrai sujet, il y a plusieurs vrais sujets. Là aujourd'hui en France, il y a énormément de sujets. Il y a le sujet anthropologique.

Dépression chez les enfants et problèmes liés à la violence et l'immigration

Nous sommes désormais un pays dépressif. Il y a quand même un vrai sujet à mon avis gravissime et il n'y a pas seulement les mineurs qui sont dépressifs, mais ils le sont de plus en plus. Quand on a des gamins de 7 ans qui qui ont des pensées suicidaires, c'est que vraiment, le pays va mal quand on a une consommation de vie. Ou des enfants qui viennent avec des couteaux dans les écoles. Des enfants qui viennent avec des couteaux dans les commerces et Exactement. Il y a qui mentionnent.

Donc il y a un rapport à la vie, il y a un rapport à la valeur de la vie, un rapport donc à la mort, un rapport à la violence. Donc il y a il y a un véritable problème qui est à mon avis là extrêmement grave. Il y a évidemment le problème de l'immigration et du remplacement de population et donc de culture, c'est un problème qui est extrêmement vaste. Vous avez la question, on pourrait la poser différemment puisque le mot grand remplacement fait hurler tout le monde.

Vous pouvez dire si vous prenez un pays donné et que vous changez intégralement la population par une autre, est-ce que c'est le même pays Ce n'est pas insultant comme question, je veux dire c'est quand même une question assez basique. Simplement voilà des années qu'on nous a expliqué que le seul la seule question de l'immigration était abominable.

Mais en réalité, qu'est-ce qu'il y a de plus inhumain Considérer que l'importation de 1000000 de gens va changer la manière dont nous avons collectivement de vivre ensemble Vous avez vu des choses et donc se poser la question De vivre ensemble. Ou alors considérer que les êtres sont tellement dénués de toute particularité, sont tellement interchangeables, sont finalement des numéros comme les autres que ça ne changera rien. Je ne sais pas franchement quelle est la vision la plus inhumaine.

Moi, je considère qu'en effet, nous sommes des êtres complets, c'est-à-dire que nous vivons dans des familles, nous recevons des éducations, nous nous inscrivons dans une culture, dans un pays, dans une région du monde, nous sommes liés à une religion qu'on ait la foi ou pas, une religion qui irrigue évidemment la culture et notre manière d'être au monde.

Nous avons une manière d'avoir des relations humaines, nous avons une langue, nous avons en effet des spécialités, nous avons dans notre histoire des gloires et des défaites que nous partageons dans un même peuple. Ça ne veut pas dire que les autres peuples sont moins humains, moins dignes, moins je ne sais pas quoi.

Héritage culturel, fierté nationale et illusion du "vivre ensemble"

Ça veut simplement dire qu'ils ont un rapport au monde qui est différent. Et oui, moi, j'ai envie de poursuivre l'aventure de la France parce qu'on m'a répété depuis que je suis née qu'il y a beaucoup de pages sombres dans l'histoire de France. Elles existent, mais il y a tellement de pages absolument sublimes. Si le monde entier se bat, met de côté pendant des années pour venir voir Paris, pour venir rencontrer les Français, il y a bien une raison.

Ce n'est pas parce qu'on est des monstres depuis le début de notre histoire, C'est impossible. Donc évidemment, j'ai envie de poursuivre cette histoire parce que je m'en sens dépositaire et que je ne vois pas pourquoi moi, je déciderais avec un orgueil absolument dingue que l'histoire va s'arrêter avec moi, avec ma génération ou avec celle qui suit. Donc, en effet Mais le vivre ensemble, c'est devenu un mensonge ou pas Parce que Bien sûr que c'est devenu un mensonge.

D'ailleurs, si on a besoin d'en parler. Est-ce qu'on peut tous vivre ensemble Non, mais je pense que le vivre ensemble, encore une fois, je refais un peu la la réponse que j'ai faite au début. Nous avons un problème de vivre ensemble indiscutable avec certaines personnes quand on, je ne sais pas moi, on se pose la question. Je vais prendre un exemple très simple.

Quand on a aujourd'hui dans les tribunaux des gens qui sont poursuivis par exemple pour agression des étrangers, qui sont poursuivis pour agressions sexuelles, viols sur mineurs, ça existe de temps en temps dans les tribunaux français. Or il y a un ressort de défense qui est utilisé par certains avocats qui consiste à dire oui mais culturellement, ils n'avaient pas les codes. C'est un ressort de défense qui existe dans les tribunaux français.

C'est donc bien que nous avons une différence de rapport au monde, de rapport à la sexualité, de rapport à la femme évidemment, mais même de rapport aux mineurs dans certains pays qui est quand même un vrai problème. On ne peut pas à la fois dire on va défendre les femmes, on va protéger les mineurs des agressions sexuelles, ce qui sont 2 choses de de cause absolument nobles.

Et on ne peut pas dire à la fois ça et ne pas reconnaître qu'il y a un un une manière d'être au monde et de considérer ce rapport-là aux femmes, aux enfants qui est problématique pour nous dans un certain nombre de pays. C'est du délire que de ne pas voir cette situation tout en l'invoquant dans les tribunaux pour essayer de sauver son client. Ça me paraît extrêmement contradictoire.

Donc, en effet, le vivre ensemble est compliqué avec certaines immigrations, notamment extra européennes ces dernières années, c'est indiscutable. Mais le vivre ensemble, il est également compliqué parfois entre Français de souche.

Quand on voit des, par exemple à la la la l'extrême gauche de l'échiquier politique, quand on voit des personnes, tout le discours dont je parlais de destruction de la France, de rejet de sa culture, de rejet de sa langue même maintenant, de de d'insultes permanentes à ce qu'est la France et de de volonté d'enrichissement permanent par tout ce qui est étranger quand on veut se battre pour les femmes, sauf quand elles sont agressées par des

personnes qui sont issues d'immigration, quand on veut se battre contre l'obscurantisme, sauf quand il est dans les rangs de l'islamisme. Là, le vivre ensemble, il est compliqué aussi.

Fractures de la société française et influence médiatique

C'est pour ça que je vous disais, il y a il y a 2 mouvements, il y a un mouvement qui est lié à l'immigration, qui est en effet un risque de fracturation tel qu'il confine à la désintégration ces dernières années. Mais il y a aussi un mouvement de décomposition voulue au sein du peuple français qui est un véritable problème. Le peuple français, il est abandonné au nom du politiquement correct d'après vous Oui. D'une certaine manière, les médias D'une certaine manière, voilà. Voilà.

Vous voyez, mais est-ce que vous pensez que certains médias protègent une réalité que certains ne veulent pas voir quoi Bien sûr, bien sûr. Il n'y a qu'à voir le le comportement quand il y a des médias qui imposent simplement une autre manière de concevoir la, comment dire l'actualité, une autre hiérarchie. Quand je prends l'exemple de CNEWS, mais enfin Europe un, le JDD, pour ceux qui ont roulé, valeurs actuelles. Au hasard que des médias de Bolloré.

Non, non, mais justement, il y en a, il y en a beaucoup d'autres. J'ai travaillé à valeurs actuelles pendant des années, ça n'appartenait pas à Bolloré. Ça ne les empêchait pas de nous insulter toute la journée. Donc ce n'est pas, ils sont un peu obsessionnels sur certaines personnes, mais c'est bien au-delà de ça justement. Le ressort de la détestation, c'est simplement la perte potentielle de maîtrise du récit. C'est tout. C'est pas Bolloré qui les empêche de dormir.

C'est simplement qu'il y a certains médias qui prennent du poids parce que beaucoup de Français leur donnent du poids en réalité parce que certains Français sont contents d'avoir une alternative dans le récit médiatique et on leur dit mais comment osez-vous choisir d'autres priorités Comment osez-vous choisir d'autres faits que vous mettez en premier dans votre dans vos dans vos considérations, dans vos préoccupations, par exemple le sujet de la sécurité.

On ne reproche pas de dire quelque chose de faux. On dit vous donnez trop d'importance. Mais alors c'est quoi, il faut donner moins d'importance Est-ce que quelqu'un peut me donner la grille d'importance de tel meurtre, on a le droit, c'est très important, tel autre, pas du tout, il ne faut pas en parler. Qu'on me donne la grille et comment on lit ça Comment on définit ce qui est important ou pas dans l'actualité Ce que certains médias ne supportent pas, c'est de perdre la maîtrise.

Et d'ailleurs la meilleure preuve, c'est que quand il a fallu attaquer CNews, souvenez-vous au moment de la question de est-ce qu'on renouvelle les fréquences ou pas, quand il a fallu attaquer CNews, il y a un rapport qui a été rendu, qui s'appelle Jost, qui a été fait par un monsieur qui s'appelle lui-même monsieur Jost et qui a fait un rapport qui a été pris très au sérieux, notamment par Reporters sans frontières, qui a été cité par le Conseil d'État au moment d'examiner ce dossier.

Et que faisait ce rapport pour juger si oui ou non CNews choisissait les bonnes informations ou hiérarchisées correctement l'information. Il faisait un comparatif avec BFM. Alors moi, BFM a toute liberté pour décider de sa ligne éditoriale, mais je ne vois pas à quel moment BFM est un est un tuteur, un référent de ce qu'est la bonne hiérarchie de l'information. Mais ça n'a gêné personne.

Le Conseil d'État a repris ce rapport comme s'il était absolument légitime qu'un média dicte quelle était la hiérarchie correcte de l'information, quelle était la la la gravité légitime à accorder à tel ou tel fait. On voit bien que c'est cette perte de récit les inquiète. Pourquoi Parce qu'en effet, il y a certains sujets qu'ils préféraient taire, qu'ils préféraient ne pas, comment dire, ne pas enfin, auxquels ne pas donner d'importance, on va dire dans la sphère dans la sphère médiatique.

Donc oui bien sûr qu'il y a une volonté dans une certaine mesure de cacher la réalité et quand j'entends ces derniers jours la veuve d'Alban Gervaise vous savez qui a été tuée après une agression dans le sud de la France. Quand j'entends cette veuve dire qu'elle aimerait qu'un jour la France demande pardon à son mari qui a servi pendant des années la France qui était militaire.

Quand elle dit j'aimerais qu'un jour la France te demande pardon, elle elle fait une liste de choses pour lesquelles la France pourrait demander pardon à son mari, parmi lesquelles elle dit pardon de ne pas avoir su gérer le récit justement au moment de ta mort, parce que des élections allaient arriver.

Je je, ce n'est pas la phrase exacte, mais en gros, elle dit la France pourrait un jour demander pardon de ne pas avoir considéré correctement ce qu'était à mort en fait, ce qu'était le fait que ses enfants soient orphelins, le fait qu'elle soit veuve, parce que c'était à quelques jours des élections et que donc il ne fallait pas donner trop d'importance à ce que, à la mort de son mari, à l'agression dont il avait été victime et à la mort qui s'en est suivie.

Je pense qu'il y a de plus en plus de Français et on le voit notamment avec certaines familles de victimes qui prennent de plus en plus la parole en disant mais ce n'est plus possible.

Ce n'est plus possible de se taire, ce n'est plus possible de faire comme si la répétition des drames n'avait aucune importance, n'avait aucune signification et comme si nous n'étions pas en train de basculer dans une violence qui objectivement fait peur à toutes les familles, à toutes les mères de famille, mais à tous les pères de famille évidemment aussi et qui changent en effet notre manière de nous comporter parfois quotidiennement.

Je pense qu'aucun parent même il y a encore 30 ans se posait la question de savoir si ces enfants pouvaient aller ou non à la fête de la musique. Il pouvait y avoir des débats sur est-ce que c'est une fête intelligente, pertinente, est-ce que j'en sais rien, il pouvait y avoir 1000 débats sur l'existence de la fête de la musique. Mais il y a quelques années encore, personne ne se posait la question de savoir s'il était dangereux ou pas de s'y rendre.

Or c'est une question qui aujourd'hui se pose en tout cas dans certaines villes.

Donc faire comme si ce basculement n'avait pas existé, c'est encore une fois je pense qu'il y a une, c'est Vous pensez que les autorités prennent la mesure de de ce danger-là à l'approche du 14 juillet, on a envie de se dire tiens, est-ce qu'ils vont prévoir des choses particulières Bien sûr qu'elles prennent la mesure dans la mesure où je veux dire pour à chaque fois qu'on a le début d'un commencement d'une fête, on communique instantanément sur le nombre de

milliers de policiers qui vont être déployés dans la rue. C'est bien qu'on sait qu'on ne fait plus la fête de manière légère ou insouciante comme c'était le cas il y a encore quelques années ou quelques décennies pour certaines de ces fêtes. Donc oui bien sûr que la mesure simplement le dire, c'est autre chose.

Prendre la mesure, on a combien de ministres de l'intérieur qui au moment de quitter la place Beauvau, ont expliqué que c'était la catastrophe et qu'on se préparait Des années Gérard Collomb évidemment par exemple, mais donc donc oui évidemment que les autorités prennent la mesure alors plus ou moins selon certaines, c'est plus ou moins important dans leur tête simplement comme elles ne savent pas comment traiter le sujet, elles préfèrent l'ignorer.

Et ça c'est gravissime parce que je dis pas que la réponse est simple, vraiment pas. Je ne fais pas partie des gens qui pensent qu'en quelques jours et avec un peu de volonté politique, c'est réglé. Ça prendra énormément de temps, ça demandera des choix extrêmement courageux et ça demande une réflexion préalable pour savoir comment le faire correctement. Mais simplement, il faut commencer par vouloir le faire et donc par accepter de reconnaître quel est l'état, on va dire, de la situation.

Je note que beaucoup ne le font même pas. Donc je ne vois pas comment on pourrait régler ce problème. Mais pour répondre à votre question, oui, je pense que la plupart en tout cas des autorités savent qui y a un problème.

La France insoumise, fracture républicaine et stratégies électorales

Alors j'aimerais qu'on parle à présent quand même de la France insoumise parce qu'on l'a un peu évoqué tout à l'heure, parler de cette fracture républicaine, cette violence idéologique employée souvent par certains de ses membres.

D'abord Jean-Luc Mélenchon, on en a un peu parlé, je disais, est-ce que vous pensez qu'il fracture volontairement le pays C'est un homme intelligent donc quand il renvoie les gens les uns derrière les autres, quand il explique qu'il y a un racisme systémique, que il faut donner la les clés du pays à la jeunesse africaine, que la police tue, c'est quand même un homme suffisamment intelligent pour savoir que oui, il y a une fracture.

Alors parfois en politique, il y a des fractures qui sont assumées. C'est de l'électoralisme, c'est quoi On sait qu'il est habité par ce qu'il dit Je pense qu'il y a 2 choses. Jean-Luc Mélenchon a changé parce que c'était un, il y a sur le sur le terrain de du rapport par exemple à la laïcité qui est qui est un ressort très mélenchonien initialement.

La laïcité fait partie de l'héritage révolutionnaire qu'il revendique absolument et de l'héritage républicain qu'il qu'il revendiquait encore très récemment. Et par exemple, il l'a complètement abandonné. Mais on peut lire ça, il y a une certaine continuité sur Jean-Luc Mélenchon, c'est celle dont je parlais tout à l'heure, c'est que c'est vraiment un homme révolutionnaire. Or, dans la révolution, il y a l'arrachement à tout ce qu'il y a de particulier, à tous les enracinement.

Il y a un problème dans l'enracinement, c'est que si nous sommes enracinés, nous sommes différents les uns des autres. Or, dans cette idée révolutionnaire, en tout cas française, dans cette idée révolutionnaire tout court d'ailleurs, il y a cette idée d'un homme nouveau dépouillé de tous ses attachements. Les attachements, c'est médiocre, ce n'est pas à la hauteur de l'homme nouveau qui est quasiment une revendication religieuse, religieuse au sens de de messianique.

Donc dans cette recherche de l'homme nouveau, il faut se dépouiller de toutes ces particularités. Alors vous allez me dire, il revendique clairement les particularités de l'étranger. Les étrangers, il dit en permanence que voilà, les Français doivent abandonner leurs traditions pour laisser la place à celle des autres. Donc il n'est pas juste dans sa manière de concevoir les enracinement. On peut voir aussi que c'est une manière d'accélérer précisément l'arrachement de la France à elle-même.

Plébisciter des des des enracinement étrangers. Mais on a aussi chez Jean-Luc Mélenchon, et ça, ça fait très longtemps pour le coup, cette idée que, ne vous inquiétez pas, avec l'universalisme républicain, avec cette revendication un peu éthérée d'idées sans sans sans consistance. Vous voyez dans cette partie-là de l'échiquier politique, on parle de la liberté. On est amoureux de la liberté.

Et quand on parle concrètement des libertés, la liberté de circuler, la liberté de s'exprimer, la liberté d'aller et venir, la liberté de ne pas se faire agresser quand on rentre chez soi, il n'y a plus personne. C'est la liberté qui intéresse. Dès que ça devient un peu concret, il n'y a plus personne.

Donc, au nom de l'universalité et de la défense de ces valeurs un peu éthrées, peut-être que pour accélérer l'arrachement de la France à elle-même, il faut plébisciter autre chose que la France chez elle. Donc ce n'est pas forcément si incohérent que ça. En revanche, concrètement, ça donne des des discours extrêmement incohérents.

Jean-Luc Mélenchon qui a bouffé du curé pendant 200 ans, ça le dépasse, mais en tout cas qui s'est inscrit dans une lignée politique qui ne supportait pas l'idée même qu'on puisse évoquer le le le ruissellement on va dire chrétien, la chrétienté dans la culture française, nous explique maintenant que tout ce qui vient de l'islam et même dans sa partie culturelle, parce que moi la question de la foi ne me dérange pas, ce n'est pas mon sujet.

La question culturelle de l'islam, il trouve ça absolument fantastique. J'aimerais bien savoir en effet quelle est la cohérence que Jean-Luc Mélenchon apporte à ça sur le terrain précisément des idées. Mais il n'a jamais à s'en expliquer puisque Jean-Luc Mélenchon choisit les endroits où il s'exprime et vous avez remarqué qu'il y a souvent il les choisit en fonction du degré de contradiction qu'il n'aura pas. On est d'accord.

Les alliances PS, LFI, islamistes qui se dessinent pour certaines villes en vue des municipales deux-mille-vingt-six, c'est une stratégie cynique pour vous C'est une stratégie électorale. Tout le monde dit ça et personne n'a l'air de prendre au sérieux cette cette phrase. Quand on dit il y a une stratégie électorale, ça veut dire qu'il y a un électorat à récupérer par ce biais-là.

C'est peut-être ça notre problème beaucoup plus que la stratégie de Jean-Luc Mélenchon à la limite Jean-Luc Mélenchon fait sa stratégie, il fait la stratégie qu'il veut, personne n'est obligé de voter pour lui.

En revanche, si nous reconnaissons tous que le fait de fricoter avec l'islamisme, le fait d'avoir certaines prises de parole qui sont, qui confinent clairement à la à la à la défense de l'islamisme dans ce qu'il a parfois de plus atroce, si ça, c'est un ressort électoral en France, ça veut dire qu'il y a une masse de gens qui sont réceptifs à ce discours. Je crois que notre problème, il est beaucoup plus là que dans la France.

Vous allez chercher collabore avec des ennemis, enfin des réseaux ennemis de la France sans sans C'est-à-dire qu'ils ont même un discours qui va, qui qui attaque la France en permanence, eux-mêmes sans la collaboration avec telle ou telle. Et il y a la défense en effet, ils trouvent toutes les excuses du monde, voire ils plébiscitent des gens qui clairement revendiquent leur détestation.

Comment là vous expliquez que la haine anti France, elle soit tolérée à gauche Puis même elle est elle est tolérée plus largement que dans les rangs de LFI si je puis me permettre parce que il y a qu'à voir Ça veut dire quoi Il y a qu'à voir le le le la différence de de traitement, la différence de comportement. LFI n'est pas du tout diabolisé ou rendu infréquentable de la même manière que n'importe qui à droite, ni par les médias. Oui par les médias, mais même de manière générale.

C'est c'est-à-dire que je vais prendre un exemple pendant des années même à droite certaines personnes ont refusé de serrer la main de tel ou tel député parce qu'il était étiqueté France national rassemblement national et encore très récemment parce qu'il était étiqueté rassemblement national. Ce n'est pas du tout une question qui se pose à la France insoumise.

Ce n'est pas du tout une question par exemple qui est posée en, alors je ne dis pas en l'occurrence que ce serait intéressant, je ne vois pas très bien l'intérêt de refuser de serrer des mains les personnes en raison de des idées qu'elles prônent, mais mais il y a peut-être des choses plus intéressantes. Est-ce que vous voyez un seul journaliste

Haine anti-France et rééquilibrage médiatique

Sébastien Delaugu à l'assemblée qui refuse osensiblement. Ah oui mais Sébastien Delaugu, on a des gens au sein du LR ou de la Macronie qui refusent de serrer les mains du Rassemblement National. Ce n'est pas simplement à la FI, il y a une poursuite. Oui, parce que LFI est tellement caricatural dans sa manière de se comporter qu'on en oublie qu'il y a parfois une continuité avec Oui, un exercice.

Oui. Et quand Jean-Luc Mélenchon dit on n'a qu'à appeler la langue française, la langue créole, on oublie un peu vite que Emmanuel Macron lui-même a expliqué qu'il n'y avait pas une culture française mais des cultures en France. Pardon mais c'est la même idée. C'est la même idée de cette relativisation permanente de ce qu'est la France en France tout simplement. Et c'est, et pardon pour reprendre le fil, il y a un traitement qui n'est pas du tout le même.

Est-ce que vous voyez des journalistes de manière générale poser la question, par exemple, de la pertinence de cette alliance au sein du Parti socialiste. Le Parti socialiste, ça l'est s'il veut avec la France insoumise. Moi, je n'ai pas de problème, je ne suis pas, je ne suis pas Non, non, mais ce n'est même pas ça. Je, ce n'est pas mon métier de donner les bons points et les mauvais points des alliances.

C'est aux électeurs de le faire et et ça les regarde en l'occurrence, je ne suis pas une électrice du Parti socialiste, donc ils se débrouillent avec leurs électeurs et leurs électeurs potentiels. Simplement, est-ce que vous voyez une question sur à chaque fois que vous avez quelqu'un du parti socialiste en disant mais est-ce que vous êtes gêné par tel positionnement de la France insoumise Mais non, tout passe, tout passe.

Et la France insoumise n'est pas n'est pas du tout traitée de la même manière. Vous voyez encore aux dernières législatives, tout le bloc central qui nous explique du matin au soir que LFI accélère le séparatiste, que LFI a des discours antirépublicains, que LFI est sorti de l'arc républicain, que LFI est antisémite.

On entend ce discours dans le bloc central toute la journée jusqu'au moment où arrivent les élections législatives et qu'on dit oui mais le RN c'est tellement une menace plus grave qu'on ne caractérise jamais. Parce que là aujourd'hui, c'est quoi la menace du RN dans la bouche du bloc central. C'est de dire, bien à l'origine du parti du Front national, il y avait un tel et un tel, il y a les propos de Jean-Marie Le Pen.

Mais là aujourd'hui, la menace aujourd'hui, Jean-Luc Mélenchon, il y a 10 ans, personne ne disait, il est antisémite, il accélère le séparatisme, et caetera. Donc c'est bien qu'ils sont capables de voir l'évolution d'une menace dans leur bouche. Je je vraiment de là, je me mets dans la tête du bloc central. Et bien le bloc central nous fait un an 2, c'est la menace absolue. L'antisémitisme, c'est le combat de leur vie.

La lutte contre l'antisémitisme, c'est d'ailleurs ce qu'ils reprochaient Front national. La lutte contre le séparatiste, c'est le combat de leur vie, ils en ont fait une loi, tout. Et au moment où arrivent les élections, il y a un réflexe. Oui, mais le RN, c'est beaucoup plus grave. Pourquoi Parce que les origines du parti, mais d'accord, mais la menace aujourd'hui.

Donc vous voyez que tout le rapport des uns aux autres dans l'échiquier politique se fait sur un terrain qui relève beaucoup plus du réflexe absolument irréfléchi et qui ne prend absolument pas en compte la réalité de de de la menace ou des menaces que l'on identifie aujourd'hui, mais qui se fait par réflexe.

Je pense que un, ce n'est pas très intelligent, 2, ce n'est pas très adapté à la réalité telle qu'elle est, mais encore une fois, le propre de l'idéologie est de s'affranchir de toute réalité. Et je pense qu'on a un grave problème, en effet de déconnexion absolument de de de la réalité des problèmes qui sont face à nous.

Et dire la vérité sur l'insécurité ou sur l'immigration, est-ce que c'est aujourd'hui prendre un risque Vous êtes un peu menacée par rapport à Je, en fait, les menaces s'expriment beaucoup sur les réseaux sociaux. J'ai décidé de m'en affranchir il y a bien longtemps. Donc je, dans la vraie vie, dans la Mais si c'est malheureux parce que vous en affranchit pour quelle raison Parce que vous n'avez pas envie d'y répondre. Non, non, parce que je trouvais ça extrêmement.

C'est, il y a, il y a, je trouve beaucoup de qualités aux réseaux sociaux. C'est chronifale. Il y a beaucoup de défauts mais il y a évidemment beaucoup de qualités. On parlait tout à l'heure justement de l'émergence dans le débat public de certains sujets, ça ne serait pas arrivé sans Et de médias alternatifs pardon. De médias alternatifs, ça ne serait pas arrivé sur les réseaux sociaux. Donc j'ai pas du tout partie des gens qui qui jugent que tout ça est une horreur absolue.

Il y a des trucs dramatiques sur les réseaux sociaux évidemment. Il y a des choses vraiment des vrais problèmes notamment pour pour les plus jeunes. C'est certain, il y a beaucoup de menaces, il y a beaucoup d'insultes. Mais honnêtement dans la vraie vie, moi je rencontre des gens polis même quand ils sont en désaccord, on a des discours. Moi je vous connais depuis longtemps, vous le disiez, vous avez un parcours, vous avez toujours travaillé dans des médias qui étaient critiqués, décriés.

Il y a une évolution quand même aujourd'hui, d'ailleurs CNews on l'a vu et pour beaucoup maintenant beaucoup de tranches numéro un en France, des chaînes info, ça évolue quand même non Bien sûr que ça évolue, ça évolue parce qu'il y a un rééquilibre. C'est d'ailleurs ce qui rend fou certains de nos chers confrères, c'est qu'il y a un rééquilibrage médiatique. C'est-à-dire que le meilleur moyen, mais ça, je pense que Enfin, ça reste mesuré quand même. Oui, oui, mais c'est un rééquilibrage.

Il y a l'idée d'une évolution, un processus en cours. Je sors de là évidemment le service public qui est uniforme et qui n'a pas l'air de comprendre. D'ailleurs Delphine Herbert a dit là récemment que c'était honteux, que Pascal Praud l'attaque comme il faisait.

Oui, bien sûr, parce qu'il n'y a qu'eux qui ont droit de faire des attaques, qu'elles soient personnelles ou collectives, eux ont le droit parce qu'ils ont la vertu avec eux et personne d'autre n'a le droit qu'eux et alors que Pascal Praud l'a traitée de menteuse d'ailleurs en disant qu'elle disait qu'elle recevait tout le monde. On sait que ce n'est pas vrai statistiquement.

C'est-à-dire qu'il y a une histoire que j'aime bien rappeler quand même, c'est que sur France Inter, il y a quelques années, conscient probablement d'une nécessité d'un minimum de pluralisme, au-delà de la question du temps de parole parce que je sais quelle est leur réponse en général, ils disent bien sûr on invite tout le monde d'ailleurs, ils sont obligés. Mais inviter tous les représentants politiques, ce n'est pas avoir toutes les sensibilités sur un plateau.

C'est évidemment, ils ont le temps de parole qui s'impose à à eux comme tout le monde pour les politiques. C'est vraiment les sensibilités, la manière de traiter voilà les informations et il se trouve qu'ils ont décidé d'ouvrir le champ. Ils avaient invité pour faire une chronique un quelqu'un du Figaro, quelqu'un de Marianne et je ne veux pas dire de bêtises et quelqu'un du poing je crois et qui faisait 3 minutes une fois par semaine, c'est-à-dire 9 minutes dans la semaine.

Ces 3 personnalités qui ne sont pas non plus au bout du bout de l'extrême droite, même dans la tête de quelqu'un de France Inter. Bon, il se trouve qu'il y a eu un tollé sein de la maison France Inter, les journalistes, et caetera. Donc pour calmer le jeu, la chronique de ces 3 personnes a été intitulée en toute subjectivité.

Je pense que ça résume le problème, c'est-à-dire que si ces 3 personnes ont été accueillies au prix de bien expliquer à l'auditeur que eux, ils sont subjectifs, ont été accueillies au prix de bien expliquer à l'auditeur que eux, ils sont subjectifs pendant tout le reste de la de de de l'antenne et donc j'en déduis objective, ça n'a aucun sens.

Mais ce que ne comprennent pas ces journalistes qui parlent en permanence, ils reprochent notamment à des médias comme les nôtres ou à des journalistes comme nous, ils reprochent en permanence de manquer d'objectivité, de faire de l'opinion, de ne pas être neutre dans l'information, mais eux non plus ne le sont pas pour la bonne et simple raison que personne ne peut l'être. Ne sommes pas des robots, nous ne sommes pas des objets.

On a un regard sur le monde qui est façonné par notre histoire, par nos amitiés, par nos lectures, par notre éducation, par nos parents, par l'endroit où on a grandi, par les personnes qu'on a engendré dans vos vies. Je pense

Objectivité et défis du journalisme

que ça fait partie aussi de l'exercice qu'on ce qu'on fait parce que en effet que vous soyez dans l'émission de Pascal Praud en tant qu'éditorialiste, ce n'est pas la même chose que Léa Salamé qui va présenter le 20 heures par exemple. Ça vous choque ou pas que Léa Salamé l'accompagne de Glucksmann, elle puisse être amenée à présenter quand même ce qu'on appelle la messe du 20 heures sur une chaîne de service public. C'est-à-dire que ce qui me choque, c'est que ça ne me choque pas.

Je pense que les personnes peuvent être indépendantes, libres et surtout honnêtes, quel que soit leur relation leur mari. Je ne vais pas rentrer dans l'invective personnel, ça n'arrivera pas, mais je peux avoir des reproches. Non non mais je veux dire je ne vais pas dire de manière générale, je pense qu'elle est malhonnête ou je pense qu'elle est honnête.

C'est simplement qu'il y a des biais notamment dans l'émission qu'elle présente, il y a une manière de réagir, il y a une manière de traiter tel invité plutôt que tel autre évidemment qu'il y a un biais. Mais moi je reproche moins aux journalistes d'avoir des biais que de ne pas supporter de pouvoir être rééquilibré par d'autres journalistes, par d'autres sensibilités, par d'autres regards. Le véritable garde-fou de la malhonnêteté, c'est le pluralisme.

Mais pardon Charlotte, mais c'est plus subtil que ça parce qu'au 20 heures quand vous choisissez des sujets, là il n'y a pas besoin de rééquilibrage. La subtilité elle va jusque dans la ligne directrice Oui mais il peut y avoir par exemple dans les rédactions, par exemple dans l'échec Il faut équilibrer. Dans les dans mais bien sûr qu'il faut le le vrai problème c'est la chasse à l'idée malencontreuse. C'est la chasse à l'idéologie impure.

C'est la chasse à la personne qui est identifiée trop à droite. Quand un journaliste décide de faire de non, quand on apprend dans la presse que peut-être un journaliste aurait pensé à faire un bouquin avec Jordan Bardella qui est une figure politique. Je, alors moi Vous parlez de de ce journaliste de France Inter. Voilà et qui et remercie instantanément. C'est France Info, je crois, mais pas un service public en tout cas. Oui, France Inter.

C'est-à-dire que moi, si les journalistes ont désormais, voilà, Acquis. Si les journalistes sont désormais interdiction de faire des livres avec des hommes politiques, il faut prévenir. Mais ça m'avait échappé jusqu'à maintenant. Vraiment ça m'avait échappé. Donc quand on voit le traitement Non parce que moi je me posais la question récemment, excuse-moi de vous interrompre, mais je me disais imaginons une seconde que les SLMA eût été la campagne d'un député rassemblement national.

Mais bien sûr, c'est ce que je vous dis. Même à la fille, est-ce qu'elle aurait pu aussi facilement Mais c'est ce que je vous dis, ce n'est pas ce n'est pas le, ce n'est pas Léa Salamé mon problème et par ailleurs ni sa capacité à faire le journal de 20 heures. C'est la différence permanente et obsessionnelle de traitement entre les uns et les autres, comme s'il y avait des idées pures, des idées impures. Bon, il y a cette idée de purge très révolutionnaire qui revient en permanence.

Et là, on comprend qu'il y a une malhonnêteté totale. Mais comme je vous disais tout à l'heure, il ne supporte pas que l'idée de de perdre la maîtrise du récit, c'est, on le voit exactement dans ce genre de choses. Là, la différence, on va dire ces dernières années et vous l'avez souligné, c'est qu'il existe désormais des médias qui ont des paroles alternatives, alternatives en ce sens qu'elles n'accordent pas forcément la même importance au même sujet.

Quand on voit que le service public est obsessionnel à faire 15 sujets par mois sur, je ne les ai pas comptés, je précise à toute fin utile, donc c'est c'est une manière de parler, mais à faire régulièrement des sujets aux 20 heures et dans le machin et dans telle émission sur ce terrain Bolloré, il tire les ficelles, et caetera. Mais qui ça intéresse Je veux dire, on a en l'occurrence des personnes qui ont beaucoup d'argent, qui investissent dans des médias privés.

Et si le service public est un, moi je ne m'excite pas toute la journée sur la ligne éditoriale de BFM. Oui, vraiment. Investissement de Xavier Niel ou de Pillard. Les investissements de tel ou tel. Je simplement, j'aimerais parce que je le finance moi et donc ça me regarde un petit peu que le service public accepte d'avoir, d'être représentatif de ce que sont les Français. Or, que ça leur ait échappé ou pas, il y a un nombre significatif de Français qui ont opté pour Jordan Bardella.

Donc qu'un journaliste puisse lui parler, il ne veut pas dire qu'il est d'accord, ça ne veut pas dire qu'il vote pour lui, je n'en sais rien. Moi, je ne le connais pas ce journaliste et je ne sais pas comment il se comporte dans l'urne. Et d'ailleurs, je ne sais comment se comporte aucun journaliste dans l'urne. Et simplement qu'on puisse imaginer même qu'un journaliste ait voté pour lui dans tout le paf. Tout le monde va s'en remettre ou pas.

Est-ce qu'il est possible qu'on puisse imaginer que les journalistes eux-mêmes, individuellement, soient un minimum représentatifs de ce que sont les Français Statistiquement, il y a une probabilité pas négligeable qu'il y ait des journalistes qui votent rassemblement. Bien sûr, bien sûr. Mais le seul moyen pour eux de subsister, de survivre plus exactement que de subsister, mais de survivre dans l'univers du service public, c'est de surtout faire croire le contraire.

Bon, alors moi, je ne demande pas que tous les journalistes affichent pour qui ils votent et tout. Ça m'est égal. D'autant que je pense que le le, donc je disais, pardon, je finis mon idée sur la question de la neutralité et de l'objectivité. Je pense que la vraie qualité qu'un journaliste doit rechercher, c'est l'honnêteté, pas la neutralité. Ça ne sert à rien de faire semblant. Nous ne sommes pas neutres.

Y a des gens qui nous touchent plus que d'autres, il y a des histoires qui attirent et qui retiennent notre attention et nous sommes tous différents par rapport à ça. Vous pouvez mettre 2 journalistes au même endroit. Ils vont rencontrer les mêmes personnes, ils vont voir la même chose, ils ne feront pas le même papier. Donc ça ne sert à rien de faire semblant. Donc le meilleur moyen, c'est de rechercher l'honnêteté.

Ça, c'est sûr, on a tous, on doit tous exiger les uns par rapport aux autres d'être honnêtes par rapport à ce que l'on voit, ce que l'on retranscrit et les informations qu'on qu'on donne. Et le garde-fou a justement au rouleau compresseur très sectaire idéologiquement, c'est le pluralisme, c'est d'accepter que des gens pensent différemment, expriment une idée différente. On est tous tenté de vouloir être entourés par des gens qui pensent comme nous.

C'est beaucoup plus confortable, ça prend moins la tête. Il y a des moments où le débat, ça fatigue, mais c'est tellement moins. D'abord, un, c'est moins intéressant intellectuellement. 2, ça n'aboutit pas à des réponses complexes que nécessite la poursuite d'une vie politique. Et troisièmement, évidemment, le risque est de basculer dans une espèce d'entre soi extrêmement sectaire qui ne prennent plus du tout en compte la réalité ni les aspirations des Français.

Et quand je dis ça et que j'impose aux services publics de prendre en considération la réalité des des des opinions des Français, je n'oublie pas moi que la France insoumise par exemple fait des scores assez honorables aujourd'hui en France. Il nous faut le regarder en face, il nous faut comprendre, Il y a des ressorts qui sont sans doute légitimes. Parce que le discours de la France insoumise résonne dans la tête de beaucoup de gens.

Il y a un discours, il y a une partie du discours social, économique qui compte évidemment pour certains Français.

La gauche française, Dominique de Villepin et l'avenir politique

Et il y a une désespérance. Pour abandonner les partis dits de la droite nationale, par exemple. Ça s'est plus fait à l'inverse. Mais par contre, il y a encore des gens, en effet, qui sont enracinés à gauche, qui sont réceptifs à cette idéologie révolutionnaire en France, évidemment. Ils sont très préoccupés. Ils sont très préoccupés. Certains y trouvent encore leur compte.

La preuve, ils ont encore des électeurs quand même sur ce créneau-là et ils ont aussi un électorat nouveau et qu'ils recherchent absolument, qui est très sensible au discours, au discours, comment dire, qu'on appelle de manière, enfin qu'on appelle ces dernières années islamo-gauchistes, quoi. De convergence des luttes. Alors, il y en a un dont on parle beaucoup en ce moment, je pense que vous aurez deviné avec qui je fais allusion.

Il vient de créer son parti politique qui s'appelle la France humaniste, c'est Dominique de Villepin. Qu'est-ce que vous pensez de la création de ce parti et de ce retour surtout en politique de Dominique de Villepin. Alors, c'est ça.

Tu vous inspire quoi la France humaniste Dominique de Villepin, c'est-à-dire que j'attends que j'attends qu'il, j'attends qu'il nous en dise un peu plus sur ce qu'il veut faire et sur quel programme il veut mettre en place puisque Dominique de Villepin vit depuis des années et des années sur son fameux discours en deux-mille-trois. Incroyable, j'ai vraiment Sur l'Irak.

Simplement depuis le monde a un peu changé, la situation de la France a un peu changé, donc j'attends de voir un peu ce qu'il a à dire de plus. Je ne vais pas juger avant même de savoir ce qu'il veut faire. Parce Il a des choses à dire, il va à la fête de l'humain. Oui, il y a tellement de gens qui vont à la fête de l'humain.

Non, et après sur le titre, la France humaniste, moi ça me fait rire parce que l'humanisme, ce n'est pas l'humanité, ce n'est pas la relation, ce n'est pas la considération de la dignité de l'homme par exemple, l'égale dignité de tous les hommes. L'humanisme, c'est vraiment, c'est tiré des lumières évidemment, c'est toute cette philosophie qui prévaut dans notre manière de concevoir le monde, c'est-à-dire la la prévalence on va dire des droits individuels sur le bien commun.

C'est ça aussi la philosophie. Donc est-ce qu'il dit la France humaniste comme désormais on prend l'exception humaniste, c'est-à-dire qui fait attention aux personnes et auquel cas c'est très beau ou est-ce qu'il y a vraiment une philosophie derrière qui est donc assez révolutionnaire aussi L'avenir nous le dira, mais je je reviendrai vous voir pour vous dire en fonction de ce qu'il aura à nous dire dans les prochaines semaines.

Qu'est-ce que vous en pensez personnellement donc de de Villepin en dehors du fait que vous m'avez dit que on n'avait pas entendu beaucoup depuis ce fameux discours historique à l'ONU, son parcours, est-ce qu'il est en décalage total avec la France d'aujourd'hui On ne sait pas tellement d'où viennent ces fonds.

Oui, il y a une immense interrogation sur qui fait vivre on va dire Dominique de Villepin ces dernières années bon moi j'ai pas les preuves en main donc c'est un peu difficile de d'aller plus loin mais c'est vrai que les hommes politiques bon au-delà de ce que j'en pense et de que, voilà, l'année dernière.

Est-ce qu'on peut se dire humaniste quand on parle que de Gaza et assez peu d'otages israélien Est-ce qu'il défend la paix ou un camp C'est ce que j'allais vous dire, c'est-à-dire qu'il a une un positionnement géopolitique.

Alors il en a parlé beaucoup à un moment, il en parle beaucoup moins aujourd'hui, puis je ne suis pas toutes les prises de parole de Dominique de Villepin, donc peut-être que certaines m'ont échappé, enfin je veux dire je ne le suis pas de manière compulsive, donc peut-être que certaines m'ont échappé. C'est assez présent moi-même. Mais c'est ce que j'allais vous dire, c'est surtout que je vois jusqu'à maintenant un candidat très médiatique quoi.

Quelle sera l'existence réelle de Dominique de Villepin dans les années à venir Je pense que vraiment. Et comme vous dites, on se demande sur quelle base parce qu'à part être ancien premier ministre, est-ce qu'il a gagné Oui, oui, non. Et puis, il a par ailleurs des des, il n'a pas que des réussites dans sa vie politique non plus. Alors on a oublié parce que c'était il y a vraiment, voilà, on a, on a, c'était vraiment il y a très longtemps.

Donc voilà, qu'est-ce qu'il va proposer comme, quel créneau il va prendre Parce qu'en effet, il a, il a eu un discours sur le terrain géopolitique, sur la la la guerre entre Israël et le Hamas, la la situation à Gaza, et caetera.

Mais au-delà de cette de ce positionnement qui qui génère par la force des choses énormément de débats, on peut lui reprocher en effet de ne pas avoir accordé assez de place aux otages israéliens, mais aussi d'avoir considéré la souffrance qu'il y a à Gaza, mais on peut avoir 1000 regards sur les prises de position de Dominique de Villepin, mais je fais partie de ceux qui pensent que la réduction de toute la vie politique française à la situation à Gaza est quand même assez originale.

Ce qui n'enlève rien à la question du de de de. C'est vrai, vous avez raison, on n'entend pas beaucoup sur autre chose que ça. Non, puis de la souffrance immense qu'il y a dans cette région de manière générale, je ne vais pas, je ne vais pas distinguer les uns et les autres. Je, les gens, il y a eu un cauchemar, soit à Gaza, les familles des otages, les Israéliens, le peuple iranien Non mais c'est peut-être dans le quartier ces derniers jours. Qui risque de prendre des voix aussi.

C'est peut-être à Jean-Luc Mélenchon qu'il risque de prendre des voix, ça dépend comment il développe encore une fois. J'ose espérer qu'il a autre chose à dire aux Français que ce qu'il a jugé. C'est un des rares qui avait dit après la dissolution la dernière que finalement c'était au NFP de constituer un gouvernement. Oui bien sûr. Oui non mais il a eu il a eu des positionnements très étonnants.

Après il fait partie de cette droite qui préférera toujours un communiste à quelqu'un qui est un peu trop sur sa droite à lui. Voilà, est-ce qu'il trouvera des électeurs Je ne sais pas très bien où il va aller trouver. En fait de ce qu'on sait Dominique de Villepin jusqu'à maintenant, c'est-à-dire c'est au NFP 2 de concourir et par ailleurs avec un discours très comment dire très obsessionnel et puis assez binaire quand même sur le conflit l'année dernière.

Est-ce qu'avec ça il va se trouver un électorat Moi c'est plus ça la question que je me pose avec Dominique de Villepin dans les mois qui arrivent. Je pense que ça ressemble aujourd'hui à une espèce de candidat médiatique beaucoup plus qu'à une, qu'à une Et c'est une espèce de candidat médiatique beaucoup plus qu'à une Et c'est une espèce de Dominique de Villepin par son allure, sa posture, on a l'impression qu'il peut faire le lien entre, j'ai envie de dire des bourgeois, de certains quartiers.

Mais c'est encore une fois, ça dépend de ce qu'il va dire. Moi je ne sais pas. Chirac très proche du peuple, ce qui est un peu Je ne sais pas ce qu'il va dire, je ne sais pas sur quoi il va s'engager, je ne sais pas s'il compte vraiment à la présidentielle et sur quoi il va faire sa campagne. Donc oui, en général, ils observent quand même, ils créent un parti très bien, mais ils observent quand même. Alors, ce n'est pas acquis qu'il soit candidat en 2 minutes.

Non, en général, ce genre de profil observe quand même un tout petit peu ses chances ou ses risques d'être ridicules avant de se lancer vraiment. Donc je ne sais pas quel sera, par ailleurs dans 2 ans, vu l'actualité qu'on a C'est un risque qui soit ridicule à l'arrivée, s'il va à la présidentielle. Oui, c'est c'est un risque que prennent d'ailleurs tous les candidats, mais certains plus que d'autres quand même quoi.

Mais là pour l'instant sur la ligne de départ, on a quatre-cent-vingt personnes, donc moi j'attends vraiment de savoir qui va y aller vraiment. Ah vous pensez que ce n'est pas encore plié vous Donc Jordan Bardella ou Marine Le Pen justement, mais là ça a l'air aussi compliqué. Vous n'êtes pas plié, c'est-à-dire On a l'impression qu'on a assisté forcément à une victoire du Rassemblement National. On nous disait ça avant les législatives la dernière fois. C'est vrai. Donc non, je n'en sais rien.

Et par ailleurs, ça dépend de qui accède, ça dépend de ce qui se passe au LR, on a vu quand même une espèce de de de Karim Zéribig, je recevais, vous voyez qui Karim Zéribig, je recevais dans cette émission justement il y a quelques semaines, avait émis une hypothèse, je ne trouve pas tout à fait idiote, qui aurait peut-être une alliance Eric Ciotti, Retailleau et Zemmour pour essayer de challenger Jordan Bardella, Marine Le Pen. Vous y croyez ou pas

Perspectives politiques: alliances potentielles et avenir de Marine Le Pen

Franchement je n'en sais rien. Eric Ciotti, on fait une alliance avec le RN, je ne vois pas comment ce serait possible sans intégrer le RN dans cette alliance, à moins que tout ça n'est Mais là, on a moins de 2 ans de la présidentielle. C'est vrai qu'être favori à moins de 2 ans de la présidentielle. Non, mais si vous me posez la question de savoir, est-ce que tous ces gens ont des choses en commun Ma réponse est oui.

Et si votre question est de dire est-ce qu'ils vont faire le pas d'une quelconque alliance à droite alors que ça fait 50 ans qu'ils n'y arrivent pas Je ne sais pas, je ne sais pas.

Et ce qui se passe en ce moment alors aussi bien dans les tribunaux avec cette potentielle on va dire épée de Damoclès au-dessus de Marine Le Pen qui a donc annoncé il y a quelques jours que toute façon elle se préparait à ce qu'il y ait un passage de flamboie Jordan Bardella auquel elle serait inéligible et que ce soit confirmé en appel.

D'abord quelle est votre réaction par rapport à ça même si vous êtes journaliste je le disais vous êtes côté éditorialiste donc vous avez une opinion, vous avez des opinions bien tranchées en général. Qu'est-ce que vous pensez de cette condamnation de Marine Le Pen en première instance On ne voit pas que le pape est dans son rôle quand il défend les migrants.

Rôle du pape et défense des migrants

Mais ça veut dire quoi du coup parce que le pape il est dans son rôle quand il il défend pas les migrants attention on défend les migrants il n'y a pas de problème. Les personnes je veux dire j'ai pas de problème. Il y a des migrants qui sont en situation de l'immigration. Non non non non il défend une politique d'ouverture des frontières. Mais c'est pas la même chose. C'est pas du tout la même chose.

Ils contestent le droit aux États factuellement et concrètement de maîtriser leur politique migratoire. Et là vous pensez qu'il a tort.

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