¶ Intro / Opening
Who drives the world forward? The one with the answers or the one asking the right questions? At Aramco, we start every day by asking how. How can innovation help deliver reliable energy to the world? To get to the answer, we first need to ask the right question. Search Aramco Powered by Howe. Je suis Joséphine Boone, vous écoutez les échos de l'IA.
le podcast de la rédaction des Echos pour comprendre comment l'intelligence artificielle bouleverse notre vie au travail et notre quotidien. Ce podcast est disponible sur toutes vos plateformes favorites de streaming audio. N'oubliez pas de vous abonner pour ne manquer aucun épisode.
¶ L'IA, styliste et designer avec Imki
et pour tout connaître des actualités autour de l'intelligence artificielle. Imaginez, porter des baskets dessinées par une IA ou même un manteau, ou le dernier sac à la mode. Figurez-vous que l'IA générative peut aussi s'avérer être un designer hors pair.
Grâce à ses compétences d'apprentissage et ses qualités de génération d'images, l'IA est aujourd'hui capable de créer ou du moins d'aider les créateurs à le faire. Pour en parler ce matin, je reçois dans les échos de l'IA Frédéric Rose, fondateur de la startup Imki. qui a développé une plateforme qui permet de créer de nouveaux objets dans la mode comme dans le design. Bonjour Frédéric. Bonjour Joséphine. Est-ce que vous pouvez nous expliquer concrètement à quoi sert Imki ?
Alors Imki, elle crée des intelligences artificielles génératives d'images spécialisées pour les métiers de la création. Donc en gros, on va se mettre en contact d'entreprises dont le processus de création. est au centre de leurs produits, donc la mode, le design, etc. Et on va créer des IA génératives spécialisées dans leur métier. En fait, d'une IA qui sait dessiner, on va la faire devenir styliste, designer objet ou architecte.
Qui sont vos clients ? Aujourd'hui, c'est surtout des clients qui proviennent du secteur de la mode, parce qu'en fait, il y a des gros enjeux de renouvellement de design et de création de collections de manière fréquente. Et ces entreprises-là nous ont interrogés parce qu'en fait elles ont besoin de créer un petit peu plus et plus vite.
¶ Entraînement, interaction et précision de l'IA
Comment est-ce que cette IA est entraînée ? Par exemple, si je suis une marque qui vend des vêtements, comment est-ce que je fais pour que cette IA crée les bons vêtements qui sont dans le style de ma marque, dans mon image, etc. Alors, il y a deux types d'entraînement qu'on réalise pour nos clients. Le premier, c'est ce qu'on appelle l'imprégnation de l'ADN de la marque.
grosso modo, on va attirer l'attention du réseau de neurones, parce que c'est des réseaux de neurones qui ont été entraînés sur des datas d'images, sur un corpus particulier qui provient... de l'entreprise et grâce à ça, l'IA va mieux intégrer les codes et attributs qui caractérisent le design propre à une marque ou à une grande maison. C'est le premier sujet. Le deuxième sujet, c'est qu'on va aller entraîner ces IA-là sur des attributs produits techniques spécifiques à ces entreprises-là.
Par exemple, vous allez avoir chez The Coupelle, avec qui on a travaillé, un sac iconique qui s'appelle le sac Émilie. Et donc, on a entraîné il y a sur les caractéristiques techniques propres à ce sac-là, en plus de l'avoir entraîné sur les techniques de maroquinerie. Donc, vous allez au final...
plusieurs IA qui vont comprendre qu'est-ce que c'est que l'ADN de marque de The Kuppels, mais aussi comment fabriquer dans les règles de l'art tel ou tel produit qui provient de la collection The Kuppels. Donc ça veut dire que, par exemple, pour ce sac, l'idée était de lui faire apprendre ce qu'est le sac émis. pour potentiellement faire d'autres créations de sacs ?
Oui, mais toujours dans les bons codes du Saké Mini. Et le gros avantage qu'elle y a, et ce qui est un peu plus compliqué chez l'être humain, c'est qu'en fait, elle peut transporter ses attributs sur d'autres designs. Donc typiquement, on pourrait lui dire...
Fais-nous une chaise avec les attributs du sac Émilie. Comment fonctionne ce logiciel ? Est-ce que c'est un chatbot, un peu comme un chat GPT ? Est-ce que c'est un moteur de recherche qui ressemble un peu à Google ? Comment on fait concrètement quand on est designer pour l'utiliser ?
La principale caractéristique d'interrogation d'une IA, c'est le prompt. On écrit ce qu'on souhaite et de l'autre côté, l'IA va générer soit du texte, soit de l'image. C'est plus proche du modèle chat-GPT où on dialogue avec l'IA. Après, nous, sur le sujet design, on va rajouter un certain nombre d'outils, notamment celui qui est le plus intéressant et que les designers aiment beaucoup, c'est le sketch to image. Donc, en fait, le designer esquisse.
Il envoie son dessin à Lya et Lya va lui proposer des variations sur son dessin en lui disant « moi je suis en capacité de réaliser sur ce dessin de robe, par exemple, une robe de velours noir, une robe pailletée, etc. » Mais on a vu que parfois, quand même, les intelligences artificielles génératives d'images se trompent ou font des erreurs, elles hallucinent par exemple en créant des mains à six doigts ou en faisant mal le nez sur un visage, etc.
Parfois, elles vont un peu trop loin. Comment on fait quand son métier, c'est de faire de l'image ? Est-ce que le logiciel donne des exemples vraiment réalisables, très concrètement ? Est-ce que parfois, il se trompe ?
Alors, c'est justement là notre travail. En fait, nous, on constate deux choses. La première, c'est que déjà, on utilise des modèles qui sont open source, donc des modèles qui ont été entraînés sur des corpus qui proviennent de données publiques web et qui sont très anglo-saxonnes. Par exemple, si vous lui demandez de vous faire une sculpture gréco-romaine, vous allez vous retrouver avec un personnage avec des gros muscles. Pourquoi ? Parce qu'en fait, cette IA-là, elle a vu du Marvel.
et pas des collections gréco-romaines du Louvre, par exemple. Nous, on va corriger ça. Ça veut dire qu'on va la tirer plutôt sur des sphères culturelles très précises. pour corriger la manière qu'elle a de faire du dessin. Et ensuite, effectivement, ce qu'elle a pu voir des vêtements ou du design objet ou des processus de création génériques, elle l'a vu de manière un peu anecdotique. Elle n'est pas hyper précise.
Notre enjeu à nous, c'est justement de la rendre plus juste, plus précise, pour que les dessins qu'elle produit soient en capacité d'être réalisés techniquement, en termes de fabrication. Et ça, c'est vraiment notre enjeu. Est-ce qu'elle est si précise que, par exemple, pour des vêtements, elle est capable de créer un patron qui puisse vraiment servir après à la fabrication très concrète du vêtement ? Sur ce sujet précisément, il y a des travaux de recherche.
mais ils ne sont pas encore aboutis, ils ne sont pas très opérationnels, parce qu'en fait, ces données-là de patronage sont des données secrètes. Ce qu'on appelle, nous, des données secrètes, c'est-à-dire qu'elles sont... dans les entreprises, et pour y avoir accès, c'est très compliqué. Donc, pour que ces IA-là émergent, il faudrait qu'elles aient accès à ces données.
Par contre, sur le design objet et le patronage, on pourrait considérer que c'est l'équivalent d'un modèle 3D sur un objet. Ça, pour le coup, ça fonctionne déjà parce qu'il y a beaucoup de data public qui permettent d'entraîner des IA sur le passage d'un dessin 2D.
¶ Le rôle du designer face à l'IA
un maillage 3D. J'imagine que vous discutez beaucoup avec les designers des marques avec lesquelles vous travaillez. Est-ce que ces designers n'ont pas peur, à un moment, d'être complètement remplacés par cette IA, si elle est capable de faire des patrons, à un moment, si elle est capable de créer des objets dans l'identité de marque, de toutes sortes, de tous types, etc., et d'avoir des nouvelles idées ?
Qu'en est-il du rôle du designer avec Setia, avec Imki ? Alors, en premier abord, effectivement, ça effraie. On se dit, en fait, l'IA, elle dessine mieux que nous, elle dessine plus vite que nous et elle est techniquement plus juste que nous. Parce que ça met combien de temps à dessiner un design ? Quelques secondes.
Alors l'IA met plusieurs semaines à être entraînée, mais une fois qu'elle est là et qu'elle est entraînée, elle va mettre quelques secondes à générer ces images. Donc les designers, évidemment, ça les effraie un peu. Par contre, ils comprennent très très vite leur avantage, c'est que dans le processus de création, vous avez l'idéation, donc c'est les recherches.
de formes, et ensuite vous allez commencer à faire les prototypages, les esquisses un peu abouties, etc. Et en fait, il y a des endroits où vous allez perdre beaucoup de temps. Par exemple, si vous faites un objet 3D un peu compliqué, le fait de faire le premier maillage, de mettre les bases avant que vous travailliez sur les détails de finition, vous allez mettre plusieurs jours, plusieurs semaines. Là, l'avantage, c'est que l'IA va réduire ses temps.
pour que le designer puisse se concentrer sur ce que lui sait faire et que Lian ne sait pas faire, c'est-à-dire la finition, le travail artistique, le fait de poser le dessin dans une sphère culturelle, dans une attente, dans une tendance, etc.
¶ IA, droits d'auteur et responsabilité
Et qu'en est-il du sujet des droits d'auteur, éventuellement des brevets, puisqu'on sait que dans la mode, la création, il y a une question de propriété intellectuelle ? Comment on fait avec l'IA ? On sait que c'est un gros sujet qui est discuté aussi légalement, mais comment on fait pour aborder cette problématique ?
Je vais vous donner un point de vue de plasticien, parce que je ne suis pas juriste. Et comme vous dites, l'appareil législatif est en train de travailler sur ces sujets-là. Moi, tout ce que je peux vous dire, c'est qu'en première année de Beaux-Arts, ce qu'on nous demande, c'est d'imiter.
On nous dit imiter la nature, imiter les travaux d'autres artistes, etc. Pourquoi ? Parce que c'est comme ça qu'on apprend à dessiner. Et ensuite, on va commencer à faire des variations sur le travail qu'on a pu voir et ensuite créer son propre style. Et tous les designers...
appris à dessiner comme ça. Donc en fait il faut faire une distinction entre l'apprentissage de l'intelligence artificielle où elle a appris à dessiner et à l'intérieur de ça il y a deux types on va dire de dessin. Il y a le dessin technique c'est à dire j'apprends à dessiner un polo.
et le dessin qui va se rapprocher, on va dire, d'une œuvre ou d'un auteur. Donc, par exemple, le polo Lacoste. Nous, on fait bien cette distinction-là en disant on entraîne aux IA à savoir dessiner du polo. Sur le droit d'auteur, après, il faut aussi savoir que l'IA est inerte.
Ça veut dire qu'elle ne crée pas pour elle. Elle a besoin d'un input humain pour générer une image. Et cet input humain, s'il décide de l'attirer vers une sphère qui est protégée par du droit d'auteur, ça relève de la responsabilité du designer.
pas de l'IA, parce que l'IA, elle, elle ne le fait pas de facto. Elle le fait parce qu'on va lui demander de le faire ou alors parce que les corpus sur lesquels elle a été entraînée sont très orientés sur une sphère artistique ou esthétique particulière. Merci Frédéric. Les échos de l'IA, c'est fini pour aujourd'hui. Ce podcast a été réalisé par Willy Gann. Nous nous retrouvons la semaine prochaine pour un nouvel épisode et n'oubliez pas de vous abonner à notre chaîne.
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