¶ Introduction et Confiance des Investisseurs
Le planif Ici, chaque dollar est une pièce de collection façonnée avec art et précision. Préparez-vous à pénétrer un univers où l'argent ne dort jamais. Il maîtrise l'art de transformer vos investissements en or. Le balado, le planif. Voici Fabien Major.
Bonjour, bienvenue au Balado Le Planif. Encore plein de sujets, ça peut toucher aux finances, bien sûr, le Balado Le Planif, ça touche à l'investissement, la retraite, ça peut toucher aux aspects légaux, aux protections, succession, et voyez, le sujet quand même. très large. Je suis content de vous savoir encore une fois au rendez-vous. Et le sujet maintenant que j'ai envie de vous parler, c'est en fait la confiance que vous avez
à gérer vos investissements et à avoir un certain succès dans l'avenir. Une enquête fascinante de Charles Schwab, qui est une firme de courtage à escompte directe aux États-Unis, qui a demandé justement si vous êtes confiant comme investisseur. à trois groupes, les millénarios, la génération X et les boomers, les baby boomers. La question, c'est, pouvez-vous battre le marché ou encore...
Comment vous investissez? Est-ce que vous transigez régulièrement? Et entre les trois groupes, il y a des différences notables. Ce qui est étonnant dans les résultats de cette enquête de Charles Schwab, c'est que les plus jeunes, les millénariaux, 69% croient pouvoir battre le marché en utilisant des ETF. Les fonds négociés en bourse, by the way, ça achète des indices. 100 % des fonds négociés en bourse ne battent pas les indices parce qu'ils suivent les indices. Alors, c'est quand même...
beaucoup de confiance, de la surconfiance. 69 % des millénarios se disent bien équipés pour battre le marché. Mais on va dire que On transige souvent pour prendre avantage des opportunités de marché. En fait, certains vont jusqu'à dire qu'ils transigent à tous les jours ou à toutes les semaines. C'est énorme. Et du côté des plus vieux, c'est étonnant parce qu'avec...
de l'âge, avec de l'expérience, avec des années derrière la cravate, on va dire non, je n'ai pas les compétences pour battre le marché. Les plus vieux qui ont de l'expérience et qui ont des fois trois à cinq fois plus d'argent que les plus jeunes se disent plutôt modestes et seulement... 31% donc est d'avis qu'ils pourraient battre le marché peut-être ou qu'ils ont les compétences, mais la plupart, 64% n'ont pas donc cette habileté. Puis la majorité, 71% des plus âgés disent qu'ils
¶ Défis de la Finance et Rapport à l'Argent
investissent leur placement pour le long terme. Pour la première fois au balado, le planif, on reçoit... Benoît Dégroseillé, qui est un coach exécutif. Il était jusqu'à tout récemment VP Chantier Talent à Finance Montréal. Bonjour Benoît. Bonjour Fabien. Tu permets que je te tue toi parce qu'on se connaît depuis une vingtaine d'années? Absolument, avec grand plaisir. Je suis très heureux de te revoir ce matin.
Oui, on a fait notre maîtrise ensemble. Ça fait un petit bout. On ne dévoilerait pas l'année pour cacher notre âge, mais ça fait un petit bout quand même. Benoît, tu travailles dans les ressources humaines depuis de nombreuses années. Et puis, à Finance Montréal, que faisais-tu exactement?
Bien, j'étais leader d'un chantier. Donc, Finance Montréal, c'est une des dix grappes industrielles qu'on a au Québec. Et puis, les grappes, essentiellement, il faut le voir comme étant des facilitateurs d'écosystèmes. Donc, on veut faire en sorte qu'une industrie, dans le cas qui me concernait, l'industrie des services financiers du Québec. came in.
que cette industrie se démarque à l'échelle nationale et internationale. Puis, on le fait en adressant des problématiques, des défis que chaque industrie a. Donc, dans notre cas, évidemment, c'est une industrie de services. Il y avait beaucoup d'humains qui y travaillaient, qui y travaillent encore. Et tous les...
défis humains qu'on peut imaginer, développement de la main-d'oeuvre en termes de compétences, pénurie de main-d'oeuvre, hybridation du travail, bref, tous ces sujets fascinants, j'avais le plaisir de les travailler, de les explorer avec mes collègues, puis avec...
les gens de ressources humaines, les exécutifs de ressources humaines des banques et des assureurs du Québec. OK, mais on peut dire quand même que c'est un défi au niveau des ressources humaines dans la finance. Il manque de monde encore? Bien, en fait, il manque de monde. C'est très...
la géométrie variable. Il y a des endroits où c'est en pénurie et ça va l'être encore longtemps. Il y a des endroits où c'est en transformation. On ne manque pas de monde. Le gros défi de l'industrie des services financiers, particulièrement au Québec, c'est qu'elle n'attire pas vraiment les...
jeunes. Si on va sur les campus puis on demande aux gens, même dans les écoles, les facultés d'administration, qu'est-ce que tu veux faire quand tu veux être grand? La fameuse question. La plupart des gens vont dire, je vais travailler en aéronautique, je vais travailler dans les jeux vidéo.
où je travaillais en pharmaceutique, la finance arrive comme un peu la cinquième roue du carrosse. Puis une des raisons, puis on la comprend, c'est que c'est une industrie qui, de l'externe, paraît complexe, paraît opaque, et puis il y a plein de préjugés autour de ça. qui font en sorte que les gens sont peut-être un peu moins interpellés. Puis la raison peut-être la plus importante, c'est qu'au Québec, on a encore…
relation problématique, de l'ordre du tabou avec l'argent. Ah oui, oui, et puis c'est justement pourquoi t'es ici. On va parler de ces préjugés-là qui sont encore...
¶ Le Coaching Exécutif et la Valeur de Soi
Très, très ancré. Mais juste avant, maintenant, tu es coach exécutif et puis on va mettre à l'écran l'adresse de ton site web, BDRH.ca. BDRH.ca, effectivement. OK, parfait. Alors, donc, en reçois... humaines, comme coach exécutif, tu fais quoi précisément? J'ai toujours gardé un pied dans l'univers du coaching, même lorsque j'étais à Finance Montréal, et là, j'y suis à temps plein. J'accompagne les gens.
Toutes sortes de gens, mais disons les gens exécutifs ou les gens seniors, les gens... professionnels seniors, donc qui ont des cheveux gris, moyenne d'âge 45-55 ans, l'âge où on se remet en question, l'âge qu'on appelle l'individuation, c'est-à-dire qu'on veut enlever les masques puis se réaliser pleinement, et puis toute la facette
des transitions, ça va de je veux avoir une promotion à je veux peut-être scale it down, excuse l'anglicisme, je veux un peu ralentir ma carrière, pré-retraite ou je veux changer de domaine complètement, donc une reconversion. Donc, j'ai le plaisir d'accorder. accompagné des dizaines et des dizaines de personnes à chaque année depuis plus d'une quinzaine d'années.
Bon, alors tu en as vu de toutes sortes, mais si tu es ici, d'abord, j'étais content d'avoir de tes nouvelles via LinkedIn. Tu m'as contacté, j'avais fait un appel à tous en disant si vous avez des sujets à proposer, des suggestions d'invités ou encore... encore même les questions du beau-frère. C'est un segment qui est populaire dans le balado Le Planif. Et puis, tu m'as parlé du rapport tordu de l'argent, puis ça m'a fasciné. T'en as vu des dizaines de personnes, mais...
C'est quoi? Il y a un blocage avec l'argent? Oui, il y a un blocage. Puis, ce n'est pas chez tout le monde, mais disons que moi, j'ai la chance d'avoir un échantillon quand même assez intéressant d'individus qui ont des carrières, qui ont étudié, qui ont des opportunités. qui ont des options devant eux. C'est à ce titre qu'ils viennent me voir. J'ai réalisé rapidement qu'il y a vraiment un élément de lourdeur, de complexité. Il y a un rapport, je l'ai dit tantôt,
de tabou à l'argent chez certaines personnes qui rend franchement compliqué, des fois, leur interaction avec l'univers du monde du travail. Oui. Si, par exemple, l'employeur qui rencontre en entrevue une personne qui veut améliorer son sort.
T'époses sur la table le sujet de l'argent. La première réaction qu'on voit, c'est quoi? Bien, on va voir essentiellement, bon, tu as la réaction normale avec quelqu'un qui s'est bien préparé, bon, tout ça, mais dans les extrêmes, et ils sont plus nombreux, les extrêmes qu'on pourrait peut-être être... à être appelé à le croire, on va avoir la personne qui va figer et qui ne voudra pas aborder le sujet.
qui va dire, mon salaire attendu, elle va devenir rouge, il va y avoir de la pression, puis elle va dire, en fonction de vos échelles salariales, donc décidez pour moi. Ce qui est un peu étrange, parce que si on appelle un plombier ou un électricien, puis on lui demande...
combien vous facturez, ils n'hésiteront pas. Ils ne diront pas en fonction de tes besoins. Ils vont nous le dire très clairement. Donc, on s'attend à ce qu'un professionnel aguerri sache, connaisse la valeur de son apport sur le marché. C'est quoi qui explique ce malaise-là? Si on remonte rapidement, et je ne veux pas étourdir les gens avec un cours d'histoire, mais je prends 30 secondes, on dit souvent qu'il y a un vieux fonds catholique au Québec, qu'on est né pour un petit pain.
Il y a peut-être un peu de ça, mais bon, je pense aussi que c'est un phénomène de classe sociale. C'est-à-dire que nous, on est peut-être la deuxième génération, j'ai 51 ans, on est peut-être la deuxième génération...
dont les parents, dont la famille, avaient peut-être un peu d'argent, avaient peut-être un peu de patrimoine. Donc, auparavant, les Québécois n'avaient pas accès à de l'argent. Surtout au milieu d'ouvriers. Surtout au milieu d'ouvriers. Statistique rapide, au début des années 50, il y a 4 % des Québécois. 1, 2, 3, 4 % qui ont accès aux études supérieures. Donc, bien entendu, on est des cols bleus, on est des classes...
des travailleurs qui travaillent dans des usines, dans des shops, comme on disait à l'époque. Puis notre rapport à l'argent, c'est un rapport de personnes qui sont... qui regarde les riches comme avec méfiance, avec envie, avec jalousie. Et il y a un peu de ça. Avec jugement. Avec jugement. Puis la littératie financière, ça n'existait pas.
Quand tu avais de l'argent, tu as dépensé pour les choses de subsistance. Ah oui, et puis même jusqu'à tout récemment, le monde de l'investissement au Québec, ça se limitait à un certificat de dépôt garanti à la caisse. Tout à fait. Tout à fait. Tu avais ton 10 000 $ en certificat de dépôt, puis tu avais fait ton travail d'économie. C'était ça. Et donc, ces grands-parents-là ont eu des enfants qui sont venus, nos parents, nos parents nous ont eus. Et puis, le fait que...
Dans l'histoire familiale, dans les histoires familiales, il n'y a pas eu d'argent ou de gestion financière. On est pris avec cette espèce de... L'élément essentiel à notre vie qu'on appelle l'argent, mais on ne sait pas trop quelle valeur y apporter. Est-ce que l'argent, je dois la dépenser au fur et à mesure? Que faire avec cet argent-là? Est-ce que c'est une bonne chose d'avoir de l'argent? Oui, et combien je vaux? Combien je vaux? Puis ce que je vaux, est-ce que c'est moi comme être humain?
Ou c'est la valeur que j'apporte comme professionnel avec mes compétences puis mes expertises. Des fois, il y a confusion entre les deux chez certaines personnes. Donc, on hésite entre la peur, la honte et l'incompréhension. Wow! Alors, c'est difficile de naviguer là-dedans, puis d'arriver, puis de dire quand on pose la question, bien, combien souhaitez-vous avoir comme salaire, puis qu'on dit selon l'échelle, alors que la personne, elle veut améliorer son sort, puis être à 150 000.
est embêté de dire, je parlerais au moins 175. Oui, puis au bout du spectre, on parlait tantôt de la négociation salariale. Tu as la personne dont je parlais qui était hésitante puis qui disait essentiellement, je ne veux pas en parler, il a décidé pour moi. Mais à l'autre bout du
respecte à la personne qui se surévalue. Parce que pour cette deuxième personne-là, son rapport à l'argent, c'est un rapport de valeur individuelle comme être humain. Donc, moi, je n'ai pas de prix. Moi, j'ai une valeur extraordinaire. Donc, il y a une distorsion par rapport au salaire qu'on est prêt à accorder à ses compétences et à son expertise. Donc on voit ça dans les…
¶ Comparaison Culturelle et le Mouvement FIRE
processus d'entrevue, on voit ça comme coach aussi. Le fait d'être à Montréal puis Finance Montréal, vous voyez des gens de partout dans le monde. Est-ce que ceux qui viennent dans les pays anglo-saxons ou encore les Européens ont le même rapport avec l'argent? Non, ils ont un rapport différent. On le voit quand on fait des benchmarks internationaux, par exemple, pour comprendre le rapport des populations générales en lien avec les industries et in fine avec…
le produit de l'industrie, des services financiers, c'est l'argent, mais je le vois aussi comme coach exécutif. Quand j'accompagne quelqu'un qui est, on va dire, québécois, de souche, qui est bon, même si le terme peut porter parfois préjudice, mais disons... pour les fins de conversation versus quelqu'un qui est issu de deuxième famille d'immigration ou quelqu'un qui est issu du volet plus anglophone canadien, le rapport à l'argent est complètement différent.
Qu'est-ce qu'on remarque? Qu'est-ce qui est remarquable? C'est un rapport cartésien et même un élément de fierté parce que lorsqu'on a un rapport cartésien et logique à l'argent, l'argent peut devenir un outil fort utile. pour accéder à plein de belles choses dans la vie, mais peut aussi être un élément de justificatif qu'on a réussi notre carrière.
J'ai réussi ma carrière parce que j'ai atteint un certain niveau. Ce niveau-là se matérialise par des titres, par des fonctions, mais aussi par l'argent. Ce n'est pas mal de faire de l'argent parce qu'on a réussi. Je dis souvent que les gens qui sont très généreux avec l'argent, ça peut être un amplificateur de ce qu'on est, de bon et de moins bon. Puis si on est très généreux avec de l'argent, on va avoir les moyens de ces idées de génération.
J'adore ça, effectivement, parce que le rapport à l'argent parle beaucoup de notre rapport à la société, de notre rapport à l'autorité, de notre rapport à la consommation. Donc, effectivement, il y a... il faut remonter la à la source, disons. Je vais t'emmener vers quelque chose parce qu'évidemment, tu es appelé à rencontrer, à voir des gens qui sont en début de carrière ou qui ont débuté leur carrière, mais qui veulent aller un step plus loin.
Il y a un mouvement qui vient des États-Unis qui s'appelle le mouvement FIRE. Ne pas confondre avec le FIRE Festival. Ce n'est pas la même affaire que le pain blanc avec la tranche de fromage orange, mais pas en tout. Celui-là, le mouvement FIRE, c'est un mouvement qui... est relié à l'accumulation de richesses dans un temps très court pour ensuite être débarrassé du travail. Et puis...
On s'assoit, on prend notre retraite à 35, à 40 ans. Ça, est-ce que tu vois des jeunes qui… J'en vois plus que j'en voyais auparavant. Et c'est d'ailleurs un jeune qui m'a parlé du mouvement FIRE. Pour être honnête, je n'étais pas sur mon radar. cet élément-là. Alors, je me suis renseigné un peu là-dessus et j'ai trouvé ça franchement, disons, j'ai été un peu perturbé par le zèle de certaines personnes à
à vraiment se surinvestir dans un mouvement qui m'apparaît carencé, disons. C'est comme dire, moi, je mange juste des bananes parce que des bananes, c'est bon pour la santé. Éventuellement, mon but, c'est d'arrêter de manger à 40 ans. Il y a Il y a comme, OK, bon, j'ai rien contre les bananes, mais il y a un côté, oui, vertueux, mais c'est comme si on amène une vertu à un point tel qu'elle devient...
totalement, à mon avis, inefficace dans une perspective plus globale de réalisation de soi. Oui, tu parles de réalisation de soi. L'accomplissement, ça fait partie, je pense, d'un beau sentiment. Quelqu'un a sa vie de famille, sa vie professionnelle. Il faut que ça soit fort quelque part. Et avec le mouvement FIRE, est-ce que les adeptes, selon toi, veulent plus se débarrasser ou prennent un travail uniquement pour les revenus?
Ben oui. Écoute, le principe, c'est qu'il y a différentes variantes, évidemment. C'est que tu prends ta retraite à 40 ans. Il y en a plus ou moins quelques années. Oui. Bon, c'est quoi la recette? C'est qu'essentiellement, on prend un travail, si possible, le plus payant, qu'on peut se permettre. On consacre une somme quand même... importante à l'épargne, donc une surabondance d'épargne, et en filigrane de ça, de façon tacite, qu'est-ce qu'on dit? C'est que le travail, c'est...
C'est quelque chose dont on doit se débarrasser rapidement. C'est une besogne. C'est une besogne. C'est une corvée. Puis cette corvée-là, on va la mettre derrière nous le plus rapidement possible, puis après on va pouvoir vivre notre vie. Donc, c'est comme si on a vraiment une dichotomie entre le travail, besoin, puis notre vie, ça va être une totale liberté. Totale liberté. Ah, on le sait.
Il y a plein de recherches qui le prouvent. Le travail, lorsqu'il est bien réfléchi, puis aujourd'hui, on a des possibilités infinies que, bon, dans l'histoire, un moment unique dans l'histoire, malgré tous les soubresauts, on a accès à tellement de... de différence, de richesse de métiers différents, un métier réussif nous aide à se réaliser comme être humain. Ça fait partie de notre identité, de notre leg.
Et le fait de se réinvestir l'épargne au détriment de tout le reste, pour moi, c'est comme si on enlève une partie essentielle de la construction d'un bonheur humain.
¶ Coaching: Thérapie, Développement et Perceptions
C'est assez profond, mais en même temps, c'est vrai que le travail, si on fait quelque chose qu'on n'aime pas, est-ce qu'on devient expert? Tu touches à un point intéressant. La majorité des gens, malheureusement, sous-estiment l'accompagnement professionnel dans la réalisation du soi au travail.
Ce qui fait que tu as peut-être 70 % des gens qui nous écoutent qui ont un rapport à leur travail qui est OK, qui est correct, sans plus. La plupart des gens que j'accompagne, c'est un peu la situation. Mais la première chose que je leur dis, c'est que tu as entre les mains tous les outils.
pour aller vers quelque chose qui te ressemble et dans lequel tu vas être heureux. Puis lorsque les gens l'atteignent, ils se disent « Hey, j'arrête donc d'aimer ça, vive ce rapport-là au travail plus tôt dans ma carrière. » Je ne savais même pas qu'on pouvait être aussi heureux en travaillant. Je n'ai même plus l'impression de travailler. Donc, ce rapport-là au travail est possible, mais il n'est pas nécessairement le lot de tout le monde.
Les gens font leur 9 à 5, se tapent le trafic, et puis ils attendent leur retraite. C'est un peu ça qu'on essaie de changer en coaching de carrière, en conseil d'orientation. Le coaching, quelque part, c'est très... psychologique. Est-ce que ça va se rapprocher d'une thérapie s'il y a un malaise par rapport à l'argent, s'il y a un malaise par rapport à l'accomplissement de soi dans un travail? Ça, c'est une question que je suis tellement heureux, Fabien, que tu me poses la question.
J'ai le plaisir d'enseigner le coaching à l'Université Concordia depuis quelques années. Et puis, un des défis en coaching, c'est de professionnaliser cette profession, de la structurer. Non, ce n'est pas de la psychothérapie. Et ce n'est pas vraiment de la consultation non plus. En coaching, on va se concentrer sur aujourd'hui et demain. Puis on va accompagner la personne dans l'établissement d'un plan d'action. Ce n'est pas une thérapie, mais ça peut avoir un effet thérapeutique.
On va se confier à quelqu'un, on va lui raconter un peu nos états. Oui, c'est ça. On va extérioriser nos passés, nos... Nos blocages aussi. Tout à fait. Puis en faisant ça, on crée un espace. Dans cet espace-là, avec le coach et le client, on peut regarder les éléments mentionnés d'un angle différent qu'on n'avait peut-être jamais vu.
Puis à travers cette nouvelle perspective, il va bâtir un autre chemin. Donc le coach est vraiment là pour créer un espace de confiance dans l'établissement d'un plan d'action qui te ressemble, qui est en lien avec tes aspirations, tes besoins et qui tu es. Mais ce n'est pas une thérapie, absolument pas. Dans l'accompagnement, justement, en coaching professionnel, est-ce qu'il y a des idées de grandeur où il y a des perceptions qui sont erronées et que tu vois souvent?
Par rapport à l'argent, par rapport aussi à sa propre valeur. Qu'est-ce qu'on entend très souvent des jeunes qui intègrent le marché du travail? Certains vont dire qu'ils veulent une position avant même d'avoir une certaine expertise, une certaine expérience. Oui, on le voyait avant chez les plus jeunes aussi. C'est juste qu'aujourd'hui, le contexte et l'environnement sont plus...
favorable à l'expression de cette volonté des jeunes d'avancer rapidement, d'aller chercher plus, plus rapidement. Mais quand on se souvient, quand nous, on avait 20 ans, On regardait les dinosaures en face de nous en disant, tasse-toi mon oncle, comme on dit, puis laisse-moi la place. Hey, boomer. Hey, boomer, mais on avait un taux de chômage chez les jeunes à ce moment-là de 22 %. On n'avait pas, tu sais, tu avais un boulot, tu étais juste heureux d'avoir un boulot.
Aujourd'hui, le taux de chômage, quoi qu'il ait monté récemment, mais nous sommes tous autour de 10 %. Il a été jusqu'à 3 % pendant la pandémie. Donc, le gros bout du bâton, les jeunes, ils l'ont. Quand tu as le gros bout du bason, tu peux t'affirmer davantage. Donc, ce n'est pas que les jeunes d'aujourd'hui sont franchement différents vraiment à ce niveau-là que nous, on l'était au même âge à l'époque. C'est juste que le contexte joue beaucoup en leur faveur.
Et ils sont un peu plus dégourdis en termes d'exprimer leur... désirs et leurs ambitions. Ils ont plus confiance en eux. Ce qui n'est pas mauvais. Ce qui n'est pas mauvais, effectivement. Mais quand nous, on est gestionnaire et que nous, on...
on dit, à leur âge, je n'étais pas comme ça. Ça crée, encore une fois, cette distorsion générationnelle. Parce que nous, on était pareil comme eux. C'est juste que le contexte était tellement différent qu'on a agi différemment. Donc, on se disait, c'est donc pas juste. C'est un peu comme quand tu es un grand frère.
puis tu as des petits frères, puis tu te dis, mes parents, quand j'avais le même âge, ils ne laissaient pas me coucher aussi tard. C'est la même famille pourtant, mais le contexte a changé depuis. Tes gros défis dans le quotidien? Oui, comme coach. Ah mon Dieu, expliquer aux gens qu'ils ont tous les réponses en eux. On va voir un coach, puis souvent c'est intéressant, les coachs vont se brander comme étant…
efficace, performant, comme une Ferrari. Moi, je suis aussi efficace, performant que mon client me permet de l'être avec lui ou avec elle. C'est bien dit. Moi, le postulat de base en coaching, c'est que la personne qui aime voir, c'est elle qui a les réponses. Donc, moi, je ne suis pas celui qui va dire quoi faire, quand le faire, comment le faire. Tu n'y trouves pas un veston. Je n'y trouve pas un veston. Ensemble, on va découvrir des choses.
Ensemble, on va établir un plan, mais c'est son plan en fonction de ses besoins et de sa personnalité. Donc moi, je n'ai pas les réponses. J'ai un cadre, un processus, une méthodologie que j'ai appris. qui est certifié par une fédération internationale, mais c'est toi, monsieur, madame, la cliente, qui a les réponses. Et moi, mon travail, c'est peut-être d'élaguer un petit peu la forêt pour qu'on puisse voir le chemin. Mais le chemin, il est déjà là. Il y a déjà en toi toutes les réponses.
Parle-moi de la formation pour devenir un coach exécutif comme ça. Oui, il y a différents chemins. Il y a plusieurs fédérations, il y a plusieurs entités qui encadrent la profession. Celle qui a émergé depuis 25 ans, c'est ICF, International Coaching Foundation. Donc, c'est vraiment la fédération qui englobe, je pense qu'ils sont rendus au-dessus de 100 000 membres à travers le monde. Il y en a environ 500-600 au Québec.
C'est différentes écoles qui sont approuvées par ICF, là où j'enseigne à l'Université Concordia. Il y a d'excellentes écoles, autres écoles aussi à Montréal et au Québec. Et c'est un processus quand même assez rigoureux de...
Jusqu'à 200 heures de formation, des centaines d'heures d'accompagnement, de la supervision, du mentorat. Donc, il y a vraiment un cadre. Ce n'est pas un ordre professionnel, mais ça va s'apparenter dans sa forme la plus large. Ça fait partie, j'imagine, des différents métiers dans les... ressources humaines ?
En fait, c'est complémentaire. Il y a beaucoup de gens qui sont membres de l'Ordre des CRHA, donc l'Ordre des conseillers en ressources humaines agréées, dont je fais partie aussi, qui vont aller chercher du coaching parce que ce qu'on va apprendre en coaching, entre autres méthodologies, c'est l'écoute active, c'est de poser des questions, c'est de comprendre aussi que la communication humaine à 93%, c'est du non-verbal.
Donc, comment faire passer des messages, comment comprendre son interlocuteur? Il y a des techniques quand même assez puissantes, assez intéressantes à apprendre quand ton travail comme conseiller en ressources humaines, c'est bien souvent d'interagir avec les humains. Eh oui.
Donc, oui, mais ce n'est pas une branche des ressources humaines. C'est complémentaire, si on veut. OK. Merci, Benoît. C'était passionnant. Merci, Fabien. Très content d'en avoir discuté avec toi. Moi aussi. Bonne journée. Bonne journée. Le balado, le planif, le planif. Dans l'angle mort, avec Isabelle Bérard.
¶ L'Angle Mort: Dettes Versus Investissements
Parmi les excuses courantes des gens qui ne font pas d'investissement, ils se disent, j'ai des dettes, je vais rembourser toutes mes dettes, je vais payer ma maison, mon chalet, ma voiture, après je vais commencer à investir. Est-ce que c'est logique? En fait, Fabien, ça peut sembler logique parce que le fait d'éliminer nos dettes, ça va apporter une certaine paix d'esprit. Mais ce confort-là ou cette liberté-là de dette peut amener un très gros trou financier.
à long terme. Donc, si quelqu'un évite ou préfère, si je peux dire, rembourser des dettes peu coûteuses, par exemple, un Un prêt hypothécaire à 3 % d'intérêt ou une marge de crédit à 5 % d'intérêt. Un prêt familial sans intérêt. Oui, un prêt familial sans intérêt, mais qu'il n'y a aucun placement dans ces CELI. On comprend qu'ici, il peut y avoir un problème. C'est une perte d'opportunité. C'est une perte d'opportunité. Puis sur le long terme, ça peut faire...
briment dans la croissance et dans la création de la richesse. Oui, on dit souvent justement qu'investir tôt nous permet de profiter des intérêts composés. Effectivement. Je vais présenter un exemple. Disons quelqu'un a 20 000 $ de dette sur une marge de crédit et qu'il s'était donné 5 ans pour la rembourser à 5 % de taux d'intérêt. S'il rembourse sa dette, disons qu'il y a 20 000 $ de disponible et qu'il décide de...
C'est ça, éclairer la dette immédiatement, il va sauver à peu près 5 000 $ d'intérêt. Par contre, s'il investissait cette somme-là, dans son CELI, par exemple, dans un placement équilibré qui lui rapporte environ 7 % de rendement moyen, après 5 ans, son 20 000 va être rendu à à peu près 28 000. Donc, il va avoir fait 8 000 plutôt que d'avoir évité de payer 5 000. milles. Et si son horizon est encore plus long,
puis qui laisse cet argent-là continuer de croître, l'effet des intérêts composés va faire en sorte que dans 20 ans, ça va valoir 77 394. Donc, on parle ici qu'on a vraiment... pris beaucoup plus de richesse de cette façon-là que de rembourser le 5 000 $ d'intérêt. Donc, plutôt que de considérer uniquement le poids émotif, la charge de la dette et de se dire, c'est un boulet que je traîne, il faut réfléchir, regarder.
les taux d'intérêt, regarder aussi l'impact puis faire des projections peut-être avec ça. Oui, bien c'est sûr qu'on n'est pas en train de dire qu'il faut éviter de rembourser ses dettes et puis toujours prioriser l'épargne. On comprend qu'il y a certaines dettes qu'on se doit de prioriser. Si on a des...
des dettes de carte de crédit à 20 ou 21 % ou des prêts à la consommation à 9, 10 %. Il faut y penser, effectivement. Mais il y a moyen, si on a des dettes à long terme, à faible taux, de les rembourser de faible taux. façon intelligente, en ne négligeant pas aussi nos projets à long terme et en ne négligeant pas l'épargne.
Ça conclut l'épisode pour aujourd'hui, mais si vous avez des questions, des suggestions à nous faire, des demandes particulières, vous pouvez m'écrire fm.fabienmajor.com. Merci à l'équipe de Cube Studio pour la production, montage éclair. et aussi la patience. Vous pouvez les contacter pour vos besoins Le balado que vous venez justement d'entendre est disponible en vidéo, en audio, sur l'application et le site cube.ca, ainsi que sur toutes les plateformes de balado diffusion et sur YouTube.
Le balado Le Planif est aussi diffusé à la radio et télé sur la chaîne de Cube les samedis à midi et les dimanches 19h. Ici Fabien Major, à bientôt.
