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Les actions américaines sont en déclin?

Nov 21, 202534 min
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Summary

Fabien Major et Alex Bellefleur analysent la récente dominance du marché boursier américain et pourquoi les investisseurs devraient désormais envisager une diversification internationale. Ils explorent les opportunités en Europe et au Japon, ainsi que les complexités et les risques géopolitiques liés à l'investissement en Chine et l'impact potentiel sur le dollar américain. L'épisode aborde également les prédictions économiques alarmistes et les vrais principes de la diversification de portefeuille.

Episode description

Depuis 15 ans, les actions américaines étonnent et battent records après records. Cette époque est-elle révolue? Et si les investisseurs prenaient leurs profits pour les investir HORS de l’Amérique? Notre invité Alex Bellefleur analyse le contexte géopolitique qui pourrait bien transformer l’économie mondiale. Cette semaine, « L’angle mort » de la planificatrice Isabelle Bérard présente l’incompréhension de la diversification. L’angle mort est offert par « deuxiemeavis.com ». Le Balado Le Planif, c’est aussi l’occasion de déboulonner des mythes financiers tenaces ou des préjugés galvaudés par les tits-Jos connaissants. N’hésitez pas à nous écrire pour soumettre votre « question du beau-frère », écrivez à fm@fabienmajor.com . Disponible en balado audio et en podcast vidéo, sur la chaîne Youtube de QUB ou en direct à la radio numérique et la chaîne télé les samedis à midi et les dimanches à 19 h au https://www.qub.ca/.

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Transcript

Introduction et Exubérance des Marchés

Le planif Ici, chaque dollar est une pièce de collection façonnée avec art et précision. Préparez-vous à pénétrer un univers où l'argent ne dort jamais. Il maîtrise l'art de transformer vos investissements en or. Le balado. Le planif. Voici Fabien Major. Bienvenue à une autre édition du Balado Le Planif. Toujours plein de nouveautés, plein de thèmes qu'on explore et un qui revient souvent, c'est les bulles spéculatives et surtout à savoir si le marché est trop cher.

Plusieurs tentent de prévoir d'anticiper les corrections ou les crashs des marchés boursiers parce que nos investissements, les REER, les CELI, ont des participations en action, qu'elles soient américaines, canadiennes ou internationales. Mais comment faire pour avoir des indices de la cherté?

du marché. On a déjà vu dans le passé des ratios comme le ratio court-bénéfice. Celui-là, on le suit d'assez près. Le ratio court-bénéfice, Schiller nous disait qu'on avait atteint des sommets en matière de coûts. Les actions, donc, sont plus

cher que les bénéfices qu'il rapporte et le multiple est tellement élevé qu'on a peur qu'il y ait correction. Ça, c'est un indicateur. Mais il y en a un autre qu'on surveille de près et celui-là, vous allez le voir sous forme visuelle pour ceux qui nous suivent sur YouTube. Alors, en visuel, vous savez que... On peut réussir à savoir avec le Finray et via un site wolfstreet.com. Régulièrement, on va publier le taux de marge en milliards. Donc, les marges américaines, la dette.

pour acheter des actions. Parce qu'avec un compte de courtage, on peut aussi acheter sur marge. C'est-à-dire acheter des actions avec de l'argent qu'on ne possède pas. On l'emprunte à la firme de courtage. Mais ici, voyez... c'était à l'automne 2025, plus de 1000 milliards de dollars de dettes pour acheter des actions. Et ça dépasse un sommet d'octobre 2021. Le précédent était au mois de mai en 2018. Et je crois que...

que maintenant, c'est dans une habitude, on va acheter très souvent sur marge. Ça peut être quelques jours et lorsque c'est sur plusieurs semaines ou plusieurs mois, c'est problématique. Mais lorsqu'il y a beaucoup d'argent emprunté sur les marchés, c'est peut-être un signe qu'il y a de l'exubérance et qui... dit exubérance, dit début quelque part, peut-être de bulles spéculatives. Et c'est là que le risque est à son sommet. Le balado, le planif.

Performance Exceptionnelle des Actions Américaines et Perspectives Futures

C'est la première fois qu'on reçoit Alex Bellefleur au balado Le Planif. Il est VP senior et chef de la recherche chez IA, Gestion mondiale d'actifs. Bonjour Alex. Bonjour Fabien. Content de te recevoir. Et on peut dire que tu as du pain sur la planche au quotidien. Il me semble qu'il y a toujours des nouvelles économiques qui font les manchettes même dans les grands médias d'information. Mais ce qui m'attire d'abord comme constat,

c'est de voir que les 15 dernières années, le marché américain, il a vraiment été le leader en termes de marché boursier avec des rendements à deux chiffres. C'est quoi la moyenne? Dans le 10 ans, certainement au-dessus de 15, et puis 15 ans, plus que 10, certainement. Non, absolument. Merci, Fabien, de me recevoir au balado aujourd'hui. Bonne question d'entrée de jeu, Fabien, le marché américain.

est en feu depuis la crise financière. En fait, depuis la reprise de la crise financière de 2008-2009. Moi, je me souviens, j'ai commencé ma carrière en 2007, l'été 2007 d'ailleurs, quand tout commençait à s'effondrer. Exactement.

Tout commençait à s'effondrer. Puis, j'étais aux premières loges parce que je travaillais dans le marché du crédit à l'époque. Puis, c'est vraiment là où les choses avaient commencé à s'effondrer. Puis moi, je me souviens très bien qu'en 2010, si on demandait aux gens, vous devriez investir dans le marché américain,

C'est un marché qui a des bonnes perspectives pour les 15 prochaines années. Tout le monde aurait dit non, tu es complètement fou. Les banques se sont effondrées, l'immobilier s'est effondré, l'économie américaine va avoir une longue période de faible croissance. Ça va faire très mal aux actifs américains. Puis c'est complètement le contraire qui s'est produit. Le marché américain a performé extrêmement bien depuis environ…

2009, je dirais, mais surtout 2010, c'est là où les choses ont commencé à s'accélérer avec la montée en puissance de toute l'industrie technologique aux États-Unis dans les années 2010. C'était ce qu'on appelle le software, un peu tout ce secteur-là. Après ça, il y a eu les médias sociaux qui sont arrivés.

Puis vraiment, le Nasdaq, le secteur, vraiment des grandes capitalisations de technologies américaines ont extrêmement bien performé jusqu'à aujourd'hui où maintenant, le bâton a été passé un peu à toute l'industrie de l'intelligence artificielle. Oui, maintenant, on est dans les...

conducteurs et d'autres composantes. Exact. Donc, si on regarde depuis 2010, moi, je regarde en termes de répartition d'actifs, je regarde toujours les rendements excédentaires. Qu'est-ce que j'entends par les rendements excédentaires? Je regarde les rendements boursiers.

Au-delà de ce qu'on peut faire dans des bons du trésor à très court terme, qui est un actif sans risque, effectivement. Donc, moi, j'ai regardé toutes les données du marché américain que j'ai de disponible. Je suis retourné jusqu'en 1871. Donc, après la guerre de sécession américaine.

On ne peut pas m'accuser de choisir juste une période de 20 ans qui est favorable ou défavorable. J'ai regardé vraiment toutes les données qui existent. Puis quand on regarde ça, on voit que la médiane du rendement excédentaire du marché américain, au-delà des obligations du Trésor, c'est à vrai 4 %. sur une base annualisée. Donc, c'est-à-dire que si on achète des actions américaines, sur le très long terme, on devrait s'attendre à

obtenir un rendement d'environ 4 % au-delà des bons du trésor à très court terme. C'est ce qu'on appelle la prime de risque en fait, c'est qu'on se fait payer pour le risque. Et historiquement, ils rapportent quoi? 3-4? Les obligations du trésor, les bonds du trésor à court terme, environ 2-2,5. Donc, ça te rendrait à faire d'à peu près du 6%, 6,5% ou 7% de rendement total sur le long terme dans les actions américaines.

Le 4 % d'excédentaire, c'est ce qu'on appelle la prime de risque. Le 7 %, 6,5, c'est un rendement total. Depuis 2010, on a fait 12,7 % de rendement excédentaire. on ajoute les bons du trésor à court terme, on aurait fait 14-15 % environ de rendement total depuis 2010, ce qui est exceptionnel. Maintenant, si on place ça dans la distribution, le 12,7% de rendement excédentaire qu'on a fait depuis 2010, c'est meilleur que 93 % de toutes les observations depuis.

1871. Donc, on est dans le top 7 % des meilleurs rendements sur une période de 15 ans. C'est vraiment exceptionnel. Donc, les gens me demandent souvent, Alex, penses-tu qu'on pourrait répéter ça dans les 15 prochaines années? Puis, oui, on pourrait répéter ça. Ce n'est pas impossible.

Mais sur la longue durée, il y a à peu près une chance d'environ 7 % qu'on répète ça. Les probabilités ne jouent pas en faveur. Exactement. Il y a environ 93 % de probabilités que les rendements soient inférieurs. Maintenant, il faut faire attention. Ça ne veut pas dire que…

Les rendements vont être négatifs. Ça ne veut pas dire que les rendements vont s'effondrer ou quoi que ce soit, mais ça se pourrait qu'on retourne vers la moyenne. Tout simplement qu'on ait des rendements de 6-7 % environ ou quelque chose comme ça. C'est ce que les probabilités nous diraient en général. Mais de dire on va mieux faire dans les 15 prochaines années qu'on a fait dans les 15 dernières, c'est très peu probable.

Il y a une cliente hier, et puis je salue son intelligence. Lise a fait des petites recherches un peu dans le même sens que tu dis, mais elle a demandé à différents moteurs d'intelligence artificielle quels sont les rendements attendus dans les dix prochaines années à sa grande surprise. ça a dessoufflé sa balloune. Elle espérait des 10-15, mais tout ce qu'on a fait comme recherche, évidemment, c'est à partir de ce qui a été publié, puis ça tend plus vers du 4-5%. Elle a dit, mais...

Comment est-ce possible, puisque les dernières ont été si fortes? Là-dessus, est-ce qu'on escamote pas un peu tout ce qui peut rapporter lié à l'intelligence artificielle dans l'avenir? Parce qu'il y a quand même des belles promesses ou encore il y a des tendances lourdes qui vont vers des gains de productivité immenses. Exact. Mais en fait...

C'est un exercice de prévision à long terme comme ça. C'est ce qu'on appelle un exercice d'attente de rendement du marché des capitaux. Beaucoup de grands gestionnaires institutionnels font ça. Généralement, ça se base sur quelque chose. Ça se base sur, premièrement, quelles sont les perspectives de croissance. vous avez évoqué, Fabien, l'intelligence artificielle, la croissance des bénéfices, tout ça.

Mais il y a également un élément de valorisation du marché, c'est-à-dire sur la longue durée, la valorisation du marché a tendance à revenir à ses moyennes de long terme en général. Puis c'est là où le bas blesse un petit peu pour les actions américaines, c'est que la valorisation est présente. présentement très élevé. Donc, il y a deux dynamiques qui entrent en jeu. La première, c'est…

Oui, les perspectives de croissance sont bonnes. Effectivement, comme on le dit, il y a des nouveaux développements dans l'industrie technologique qui semblent mener à une très forte croissance. Mais de l'autre côté, il y a la valorisation qui vient de temporiser ça un petit peu. Puis c'est là où le bas blesse, je pense, quand on regarde.

par là, peut-être les ratios qui disent que les actions se négocient peut-être à des principes trop élevés par rapport à leurs bénéfices. C'est ça, puis la question c'est, est-ce que la croissance qui est attendue est déjà intégrée dans les multiples de valorisation?

C'est possible que ça ne le soit pas et qu'on continue à augmenter, mais c'est aussi possible qu'avec la hausse qu'on a vu dans les dernières années de la valorisation, que ça soit déjà là. Donc, quand on regarde les rendements sur 10 ans environ, moi, je pense qu'on va avoir quelque chose qui est beaucoup plus près de la moyenne de long terme, qui est à peu près du 6 ou 7 %.

environ qu'il y a encore une fois du 15 %. Maintenant, pour avoir du 3 à 4 %, il faudrait que quelque chose de négatif se produise parce que là, on serait en bas de la moyenne. Il faudrait qu'il y ait une crise, il faudrait qu'il y ait un choc ou quelque chose comme ça. Par définition, ces événements-là sont difficiles à anticiper.

L'investisseur moyen conduit un peu comme sa voiture avec ses miroirs qui lui donnent l'image de ce qui est rapproché, de ce qui est très proche dans le passé. Mais il y a quelques dizaines d'années...

Diversification Internationale: Europe et Japon

chaque marché a connu ses heures de gloire et ce n'est pas que le marché américain qui a été payant. Non, exact. Puis, c'est là où je pense qu'il y a une certaine urgence justement d'avoir cette discussion-là avec des investisseurs de…

envisager de se diversifier à l'international présentement. Parce que justement, on regarde les 15 prochaines années aux États-Unis, puis on se dit, bon, probablement que ça ne sera pas aussi bon que les 15 dernières années. Maintenant, un des marchés qui a été le pire marché dans les années 2010, ça a été le marché européen. Qu'est-ce qui s'est passé en Europe dans les années 2010?

crise grecque, crise irlandaise, crise italienne, crise espagnole, c'était les dominos, les états sourds qui jutaient les uns après les autres, problèmes de dette, désendettement des consommateurs, banques qui jutaient les unes après les autres. Puis ça,

mené quand même à des réformes assez profondes en Europe. La Grèce a quand même réformé son économie de manière assez significative. Ils n'avaient pas le choix. Ils étaient au bord du gouffre. Même chose pour l'Irlande. L'Irlande, ça a été un des revirements de situation les plus spectaculaires des dernières années. Ils étaient...

vraiment au bord de la faillite. Puis, ils ont eu une croissance exceptionnelle après ça. Même chose pour le Portugal, l'Espagne, etc. Si on regarde d'ailleurs l'Espagne et l'Italie, cette année, sont parmi les meilleurs marchés boursiers qui font des 27-28 % de rendement environ cette année. Donc, moi, je regarde les... 15 prochaines années, puis je me dis, bon, est-ce que cette rotation-là pourrait s'effectuer? Est-ce que ça aurait du sens de...

tout en demeurant investi aux États-Unis parce qu'on ne peut pas ignorer le marché américain. C'est quand même un mastodonte avec des méga-capitalisations. Mais est-ce qu'on pourrait commencer à se diversifier un petit peu dans d'autres régions comme l'Europe où les perspectives sont meilleures, les évaluations sont plus faibles?

Un autre marché qui est super intéressant à mon avis, c'est le Japon. Si on aime avoir une exposition à la technologie et à l'intelligence artificielle, le Japon en a plein. Le Japon est extrêmement exposé à ces secteurs-là, mais ça se fait…

avec des cours d'évaluation qui sont beaucoup plus faibles que ce qu'on voit dans le marché américain. Malgré le fait que le Japon a très bien performé depuis 2012-2013 environ, qui était quand l'administration de Shinzo Abe était arrivée, qu'ils avaient appliqué des réformes assez radicales pour…

propulser l'économie du Japon, la faire repartir. Le marché japonais a très bien fait depuis ce temps-là. Je pense qu'il va continuer à bien faire parce que, justement, les ratios d'évaluation sont de loin inférieurs. L'indice avait trouvé ces valorisations des... 33 ans précédentes. On a surpassé le sommet de 1989. En fait, la bulle japonaise, c'était en 1989 quand...

Les Complexités d'Investir en Chine

Tout le monde pensait un peu que le Japon allait dominer le monde, puis ce n'est effectivement pas du tout ça qui s'est produit après la bulle immobilière. Tu n'as pas parlé de la Chine quand tu parles des marchés internationaux. Pourquoi? La Chine, c'est complexe parce que… où commencer quand on parle de la Chine? C'est une énorme économie, un énorme marché.

La Chine, oui, effectivement, c'est très intéressant. Ils ont un secteur de la technologie qui est extrêmement avancé. Énergie propre aussi. Énergie propre, les véhicules électriques. La Chine est en train de carrément dominer le marché des véhicules électriques dans le monde. En fait, c'est les restrictions d'importation qui les empêchent de dominer en Amérique du Nord. Mais si on regarde dans les marchés émergents, c'est les compagnies de véhicules électriques chinoises.

qui sont en train de dominer là-bas. Non pas parce que les véhicules sont moins chers, mais ils sont carrément meilleurs dans plusieurs cas. La Chine a des industries dans l'Internet, le software, les médias sociaux. La Chine performe très bien aussi. Puis, je dirais que... La Chine a été assez rusée, assez intelligente depuis 2018, la première guerre commerciale avec les États-Unis dans la première administration Trump. Ils ont quand même fait des réformes intéressantes pour...

désengager un peu leur économie de la dépendance vers les exportations aux États-Unis. Puis, on voit cette année que malgré une administration américaine qui est assez hostile à la Chine, La Chine tire quand même bien son épingle du jeu en ayant diversifié ses exportations, puis le marché boursier chinois performe très bien. Donc, oui, il y a de belles choses qui se passent en Chine et les évaluations boursières sont de loin inférieures à ce qu'on voit aux États-Unis ou ailleurs dans le monde.

Il y a également une part plus sombre de la Chine également. Puis c'est là où je trouve qu'il faut faire un peu attention avant de se dire, OK, je vais aller investir en Chine. Moi, je pense à l'exactitude des données. L'exactitude des données. disons, la certitude que la propriété privée sera respectée. Si les investisseurs étrangers viennent investir en Chine, disons qu'il y avait un choc géopolitique avec Taïwan, par exemple. La Chine n'a jamais caché son ambition de…

Ils appellent ça reprendre Taïwan parce que pour eux, Taïwan fait partie intégrante de la Chine. Les Taïwanais voient ça de manière différente. Mais si jamais la Chine nous lançait une... C'est un langage des euphémismes, mais une opération militaire spéciale, comme le président russe appelle l'intervention en Ukraine pour reprendre Taïwan. Puis qu'il y avait des sanctions qui étaient appliquées contre la Chine. Est-ce que...

les investisseurs occidentaux qui ont investi en Chine verraient leur propriété protégée. Il y a cette question-là aussi, puis on a vu que depuis qu'il y a de plus en plus de tensions géopolitiques avec la Chine, beaucoup de grands investisseurs institutionnels... se sont désengagés de la Chine, ont décidé de réduire leurs investissements en Chine justement parce qu'ils ont peur de cet aspect-là géopolitique. Donc, je pense que oui, on peut investir en Chine, mais il faut le faire de manière…

de manière prudente, de manière agile, être prêt à retourner à changer son fusil d'épaule si jamais. Peut-être de manière indirecte aussi avec des entreprises qui ont des intérêts là-bas, mais sans avoir une exposition directe.

Exact. Il y a plusieurs approches à prendre en Chine. On peut avoir une exposition directe, mais la garder dans des produits qui sont extrêmement liquides où on est prêt à sortir très rapidement si on le veut. Ou on peut également le faire via des entreprises occidentales qui ont une exposition en Chine. Donc, oui, je pense que la Chine va aller peut-être en s'améliorer.

Ils ont quand même eu une grosse crise immobilière depuis quelques années, un gros désendettement. Je pense qu'on a probablement vu le pire de ça. Ils ont été assez stables dans leur façon de gérer ce désendettement-là aussi. Mais, encore une fois, il faut le faire de manière prudente comme investisseur occidental. Ils ont réussi à protéger aussi leurs ressources avec des ententes, avec des pays africains. Et puis, les terres rares, des acquisitions stratégiques partout. C'est évident.

que l'autre côté de la table, dans la négociation avec l'administration Trump, on a du poids lourd. Non, exact. Puis, en fait, c'est ça, c'est une carte que la Chine a dans son jeu, dans les négociations avec les États-Unis, c'est que...

Les terres rares, la Chine est un des seuls pays qui veut raffiner ces métaux-là parce que c'est extrêmement polluant. En fait, les terres rares ne sont pas si rares que ça. A priori, il y a des dépôts un peu partout dans le monde. C'est le raffinage de ces produits-là qui est extrêmement polluant. Très peu de pays veulent s'impliquer là-dedans. La Chine...

domine plus ou moins ce marché-là actuellement. On peut rappeler que c'est nécessaire pour la fabrication de plusieurs items électroniques, mais notamment aussi les voitures électriques, les moteurs ont besoin de métaux. Exact. Les téléphones intelligents aussi. Toutes sortes de produits qu'on construit.

sommes à chaque jour. Donc, la Chine détient vraiment cette carte-là dans son jeu, puis on l'a vu récemment dans sa négociation avec les États-Unis. La Chine a sorti ça, puis tout de suite, les États-Unis...

Le Dollar Américain et le Déficit Commercial

ont été très irrités, puis Trump est allé sur Twitter ou sur Truth Social qui a commencé à... Mais ça, ça pèse sur le dollar, justement. Parlons-en. Le dollar américain, il semble être sous pression quand on le compare à un panier de devises internationales. Il y a un...

déclin, est-ce que c'est volontaire ou c'est une conséquence de l'attitude de Trump? Bon, j'aime la façon dont vous formulez la question, Fabien, est-ce que c'est volontaire ou est-ce que c'est une conséquence des politiques américaines? Je pense que ça peut être les deux.

Est-ce que c'est volontaire? Trump veut ramener de l'activité manufacturière aux États-Unis. C'est sûr qu'il pourrait mettre toutes sortes de tarifs ou de barrières tarifaires sur toutes sortes d'importations de produits finis ailleurs dans le monde.

Mais au final, les Américains sont une économie de consommation. Les États-Unis n'ont pas un taux d'épargne très élevé. Le rêve américain, c'est quoi? C'est avoir une grosse maison, une grosse voiture, puis consommer, puis avoir un bon niveau de vie. Donc, la consommation aux États-Unis représente...

la part du lion dans le PIB aux États-Unis. Donc, les Américains vont toujours trouver une façon de, si on veut, se substituer des produits qui sont plus chers, des produits moins chers qui viennent d'ailleurs. Maintenant, si on agit via la devise, qu'on rend la devise américaine... plus compétitive si on veut, c'est-à-dire moins cher par rapport aux autres devises.

Là, ça devient plus difficile pour les Américains d'importer des produits et peut-être qu'ils vont consommer un petit peu plus domestiquement ou tout simplement qu'ils vont épargner un petit peu plus. Puis ce qu'on appelle le déficit du compte courant qui est en fait grosso modo le déficit commercial des États-Unis plus quelques-uns. d'autres éléments. Les Américains importent beaucoup plus qu'ils exportent. Mais si le dollar américain se dévaluait,

Ça, ça serait peut-être la meilleure façon de fermer la balance commerciale américaine. Mais en quoi c'est un problème, le déficit commercial? Puisque si c'est un choix de société de dire qu'on ne veut plus fabriquer des souliers et des conserves, tout ça...

tout ce qui nécessite du travail à la chaîne. On peut ramener les manufactures, mais même en Chine, ils sont rendus ailleurs avec les dark factories, des usines où il n'y a plus d'humains qui travaillent. Le déficit commercial n'est pas un problème. tant et aussi longtemps que les étrangers sont prêts à le financer. Moi, par exemple, si j'ai un déficit de mes finances personnelles, que je dépense plus que je gagne, je peux emprunter pour...

pour financer ça. Ce n'est pas la meilleure décision, peut-être sur une base personnelle, mais un État souverain n'est pas comme un individu. Les États souverains sont capables de faire ça. Donc, tant et aussi longtemps que les Allemands, les Italiens, les Chinois, les Japonais sont prêts à acheter les obligations du trésor.

pour financer le déficit commercial américain, ce n'est pas un problème. Mais ce qu'on a vu cette année, c'est que justement, avec la détérioration des relations commerciales entre les États-Unis et l'Europe, les États-Unis et l'Asie, les étrangers sont un petit peu moins chauds à l'idée de financer le déficit commercial américain et aussi parce que

il y a quand même des risques inflationnistes à long terme aux États-Unis. Donc, est-ce qu'on veut nécessairement acheter des obligations du Trésor à des taux d'intérêt qui sont peut-être un peu moins attrayants? Donc, c'est là le problème. Est-ce que les Américains sont capables de financer ce déficit-là dans la décennie 2010 aussi?

on avait un très gros acheteur des obligations du Trésor américain qui était la Réserve fédérale. Via son programme d'assouplissement quantitatif, il y avait très peu d'inflation à l'époque. Donc, la Réserve fédérale… Il maintenait le prix.

Exactement, on maintenait les taux obligateurs un petit peu plus bas que ce qu'ils auraient été autrement dans le marché. Maintenant, on a plutôt eu l'inverse dans les dernières années, on a le resserrement quantitatif, c'est-à-dire que les taux d'intérêt ont augmenté parce qu'il y avait plus d'inflation.

Puis la Réserve fédérale a réduit la taille de son bilan également. Malgré le fait que Trump veuille faire baisser les taux d'intérêt pour stimuler l'économie, je ne pense pas qu'on se redirige vers un assouplissement quantitatif. Donc, maintenant, il incombe aux Américains.

et aux étrangers de financer le déficit commercial américain. Est-ce que les Américains ont assez d'épargne pour le faire? Non. La preuve, c'est qu'ils ont un déficit commercial. Mais est-ce que les étrangers vont continuer à financer ça, surtout si Trump fait baisser les taux d'intérêt l'an prochain?

contestant l'indépendance de la Réserve fédérale. Donc, c'est là où je pense que le dollar américain est un peu à la croisée des chemins. Le dollar américain a très bien performé depuis 2010 environ, mais je pense qu'on entre probablement dans une période baissière pour le dollar américain. Maintenant, est-ce que le dollar américain...

On va perdre son statut de réserve de change à travers le monde, je ne pense pas. Tout simplement parce qu'il manque d'alternatives crédibles aux dollars américains. OK, mais ça m'amène à la géopolitique maintenant, puisque…

Géopolitique et Impact sur les Marchés

Jusqu'à maintenant, les marchés ont été assez résilients et on dirait qu'ils n'ont pas bronché beaucoup avec des fois des montées, des déclarations de Trump ou des menaces même. Est-ce que ça va tenir le coup longtemps? Il me semble que le géopolitique peut impacter énormément les marchés et l'économie en général. Dans la question que vous posez dans la géopolitique, vous semblez faire référence plus aux barrières tarifaires que Trump nous a.

mise en avril, par exemple, avec son jour de la libération. C'est toutes les relations avec même les pays autrefois amis. Exact. Donc, c'est ça qui est intéressant. Ce que je remarque présentement, c'est que sous Trump, les États-Unis... ne veulent plus nécessairement assumer le rôle de gendarmes du monde. C'était un peu la Pax Americana. Après, depuis la guerre froide, il y avait une superpuissance dans le monde, c'était les États-Unis. Puis les États-Unis...

établissaient un peu la loi un peu partout dans la géopolitique. Puis, il y avait ce qu'on appelait l'unipolarité. Il y avait seulement un pôle géopolitique dans le monde, c'était les États-Unis. Donc, dans cet environnement-là, il y avait très peu de conflits en général parce que…

Les États-Unis arrivaient, puis ils mettaient fin au conflit. Puis les seuls conflits qu'il y a eu, c'est les États-Unis-Américains qui les avaient déclenchés, comme en Irak, par exemple. Là, depuis, la plupart des gens mettent le début de ça à peu près au milieu des années 2010 ou après la crise financière.

On est dans un monde qui est plus multipolaire, c'est-à-dire qu'il y a plusieurs pôles géopolitiques dans le monde. Les Américains sont encore une grande puissance, mais ils ne sont plus la seule grande puissance. La Chine a beaucoup fait croire ses capacités militaires.

Il y a la Russie sous Poutine qui s'est réarmée avec les résultats qu'on a vus. Puis maintenant, l'Europe semble avoir des vérités de reprendre sa sécurité en main en général. Donc, on a plusieurs pôles dans le monde. Puis ce système multipolaire-là, parce qu'il y a… plus seulement un seul gendarme qui vient éteindre les feux un peu partout, le système multipolaire fait que

il y a de plus en plus de petits conflits qui éclatent un peu partout. Comme par exemple, cette année, Russie-Ukraine continue depuis 2022. Cette année, on a eu Israël-Gaza depuis le 7 octobre 2023, mais qui s'est... transférés en une guerre ouverte entre Israël et l'Iran. Cette année, la guerre des huit jours qu'on a appelée. Même une attaque sur le Qatar. Exact. Puis, c'était quand même hallucinant de voir les missiles voler entre Israël et l'Iran. On a eu Arménie-Azerbaïdjan

aussi. Il y a tout le temps de petits conflits qui arrivent un peu partout comme ça. Maintenant, pour les marchés comme investisseurs, la façon, je vais faire venir avec ça, mais pour dire, je pense que cet environnement-là va continuer parce que

Les États-Unis, justement, ne veulent plus être le gendarme du monde. Donc, maintenant, la Chine va prendre plus de rôle, la Russie aussi, puis peut-être certains autres pays comme l'Inde, par exemple, ou l'Europe en général qui pourrait s'unifier sur le plan de la défense.

De plus en plus de conflits, ça c'est certain. Maintenant, qu'est-ce que ça veut dire pour les investisseurs? C'est là où il faut faire attention. Est-ce qu'un conflit est important sur une base systémique pour les investisseurs? Israël-Iran était assez contenu. Je pense que quand c'est arrivé, il y a eu un choc dans le marché qui a anticipé l'or a augmenté, le pétrole a augmenté. Très rapidement, ça s'est dissipé quand c'est devenu clair que…

D'une part, Israël avait la supériorité et d'autre part, que d'autres acteurs essayaient de leur offrir une porte de sortie un petit peu au conflit. Donc, même chose pour la Russie et l'Ukraine. Quand c'est arrivé, moi, je travaillais dans une caisse de retraite en 2022, quand c'est arrivé. Puis, on avait quand même anticipé le coup parce qu'on avait des consultants géopolitiques qui nous avaient parlé.

protégé, on avait acheté de l'or, du pétrole, tout ça. Mais ça, c'était quand même un gros choc pour les marchés quand c'est arrivé en 2022 parce que ça ajoutait un choc inflationniste. Donc, la question, c'est est-ce que les conflits géopolitiques viennent... endommager un peu l'économie mondiale, vienne rendre les chaînes d'approvisionnement, le commerce mondial moins fluide, puis créer de l'inflation, créer de la perturbation. Dans le cas d'Israël et d'Iran, cette année, la réponse a été non.

Dans le cas de la Russie et l'Ukraine en 2022, la réponse immédiate a été oui. Il y a eu des problèmes sur les marchés du blé, les marchés agricoles, les marchés énergétiques aussi. Mais très rapidement, on a vu que le régime de sanctions...

envers la Russie qui avait été mise en place par les États-Unis et les Européens étaient... faites de sorte à créer le moins de disruptions ou le moins de perturbations possibles pour l'économie mondiale parce que justement, les Européens et les Américains n'étaient pas prêts.

à se priver carrément du pétrole russe puis à avoir un pétrole qui allait à 150 $. Donc, c'est ça qu'il faut analyser un petit peu dans la géopolitique. Je pense que ça va demeurer un sujet très chaud. Puis en fait, la grande question géopolitique des prochaines 10 années, à mon avis, c'est qu'est-ce qui arrive avec Taïwan et la Chine? Parce que si la Chine décidait d'agir pour annexer Taïwan, le conflit Russie-Ukraine...

ça serait de la petite bière comparée à ça parce que Taïwan est beaucoup plus critique dans les chaînes d'approvisionnement mondiales au niveau des semi-conducteurs, au niveau de l'électronique. Mais tout le détroit, la mer de Chine, tout ça, le passage, je pense que c'est le plus...

Si la Chine contrôlait ça, il y aurait des gros problèmes sur le commerce mondial, mais surtout, je vois votre smartphone ici, Fabien, il serait très difficile de se procurer un smartphone neuf si on n'avait pas accès aux semi-conducteurs de Taïwan. Les prix pourraient augmenter significativement. Il faut le regarder. Je pense que, en fait, les Américains veulent pivoter vers l'Asie, veulent se désengager de l'Europe, se désengager du Moyen-Orient. Par contre,

Les Américains en ont peut-être fini avec le Moyen-Orient. Je ne pense pas que le Moyen-Orient en a fini avec les Américains. Donc, ça, c'est à considérer. Mais je pense qu'ils essaient de se désengager de l'Europe du Moyen-Orient pour se concentrer de plus en plus vers l'Asie pour justement prévenir un conflit entre...

Taiwan et la Chine qui seraient plus dommageables. Le balado, le planif, le planif. La question du beau-frère. Alex, on t'a gardé la question du beau-frère Sarto de Valleyfield qui dit...

Prédictions Apocalyptiques et Excès Économiques

François Trahan n'est pas un imbécile. En 2023, il a prévu une grave crise économique. Il parlait de l'apocalypse sur les marchés. Où est-ce qu'on en est dans la fin du monde économique? Bien, on est en 2025, fin 2025, puis le monde tourne toujours. Donc, je dirais que la prévision de M. Trahan, que j'estime beaucoup d'ailleurs, ne s'est pas avérée. Maintenant, il faut toujours faire attention avec…

ces prévisions-là un petit peu apocalyptiques, je pense que... Quand c'est trop précis. En fait, il y a un vieil adage pour les économistes qui dit de ne jamais mettre une date. sur une prédiction, parce que c'est là où on a l'air un peu fou quand ça n'arrive pas. À propos des prédictions apocalyptiques, Bon, historiquement, les apocalypses économiques, moi, j'ai connu celle de 2008. Mars 2020, c'était quand même difficile aussi, quoique ça a été très bref.

Des choses qui arrivent à peu près aux 15-20 ans environ. Des grosses récessions graves, des grosses secousses arrivent à peu près aux 15-20 ans. On en a vécu une en 2020, on en a vécu une en 2008. Il y en a eu des plus petites dans la décennie 2010, mais qui n'ont jamais duré très longtemps. Mais je pense qu'il faut faire attention avec ça parce que...

Pour certains acteurs ou certains joueurs, puis encore une fois, rien contre M. Trance, je l'estime beaucoup, mais je pense qu'il y a un élément de marketing à faire ces prédictions-là parce que si la prédiction s'avère, on a l'air d'un génie, mais si elle ne s'avère On passe à la prochaine prédiction, puis c'est tout. C'est pas d'hier. C'est vrai. 2016 qui répète ça. Exact.

C'est un peu l'horloge brisée, c'est-à-dire qu'elle va avoir raison deux fois par jour. Donc, il y a un peu ça qui est à considérer. Moi, ce que je regarde, je me demande souvent pour voir est-ce que l'apocalypse économique s'en vient. Est-ce qu'il y a des excès dans l'économie ou dans le marché? En 2007, c'était très clair qu'il y avait un excès.

Dans le marché immobilier américain, dans le crédit, beaucoup de gens qui avaient eu des hypothèques immenses n'auraient jamais dû obtenir ces hypothèques-là. Il y avait vraiment des excès qui se formaient de ce côté-là. Une caractéristique de la période 2010 à la COVID, peut-être, c'est qu'il y a eu très peu d'excès parce que, justement, on sortait d'une crise financière. Puis, les banques étaient très réticentes à l'idée de prêter énormément à des emprunteurs qui avaient un moins bon crédit.

Maintenant, quels sont les excès qu'on voit dans l'économie actuelle? Bon, peut-être, moi je regarde certains éléments, peut-être au niveau de l'intelligence artificielle, il y a peut-être un excès d'optimisme un peu par rapport à, puis en même temps, je pense que l'intelligence artificielle va vraiment… profondément transformer nos économies, notre façon de travailler. Donc, oui, je pense qu'il y a vraiment quelque chose là. Par contre, est-ce que

l'optimisme actuel est justifié, je ne sais pas, je ne suis pas un expert en établissement, mais je me pose la question. Ça ne contabilise pas tout quand même les secteurs économiques. Non, exact, c'est assez circonscrit à ce secteur-là. Donc, je n'ai pas vraiment de réponse, je me pose la question. Un autre secteur que je regarde un peu, c'est tout le secteur du crédit privé, par exemple. Dans les années 2010, comme j'expliquais tout à l'heure, les banques...

C'était beaucoup retranché, avait moins été prête à prêter parce qu'il y avait de la réglementation Basel II, toutes sortes de réglementations fédérales américaines qui faisaient qu'il était plus difficile aux banques de prêter à des... entreprises, à des particuliers. Donc,

Dans cette désintermédiation financière-là, un acteur qui est arrivé, c'était toute l'industrie du crédit privé qui est arrivé et qui s'est dit, nous, on va se substituer aux banques. Je pense qu'il y a beaucoup de très bons travails qui se font dans l'industrie du crédit privé. Je ne veux pas critiquer l'industrie en général. Mais souvent, quand on a une industrie qui a une très, très forte croissance comme ça, il peut y avoir certains coins.

de l'industrie qui sont un petit peu plus risqués, un petit peu moins rigoureux, je dirais. Puis là, on a commencé à voir depuis quelques semaines, il y a eu des éléments de fraude dans certains emprunts aux États-Unis, certaines banques régionales se sont faites prendre là-dedans, certaines firmes de crédit privé aussi. Donc, c'est un

sujet que je regarde, est-ce que ça m'empêche de dormir la nuit? Non. C'est plutôt mes jeunes enfants qui m'empêchent de dormir la nuit, mais ça, ça ne m'empêche pas de dormir. Mais disons que c'est quelque chose que je regarde. Mais pour répondre à la question de monsieur de Valleyfield, je pense, l'apocalypse économique par définition, elle est très difficile à prédire. Puis, honnêtement, je ne mettrais pas trop de poids à ces prédictions-là. Merci. Avec plaisir.

L'Angle Mort: Comprendre la Vraie Diversification

avec Isabelle Bérard. J'ai trois comptes de placement. Un à la Caisse Pop. Un à la Banque royale, un autre à la CIBC, puis dans les trois, j'ai les actions canadiennes. Est-ce que c'est ça, la diversification, Isabelle? Non. Effectivement, Fabien, il y a une espèce de fausse conception de la diversification. Il y a des gens qui pensent qu'ils sont diversifiés, mais le sont...

ils réellement, il faut se poser la question. En fait, il y en a qui se disent, bien, j'ai déjà plusieurs titres dans mon portefeuille, donc je dois nécessairement être diversifié. Mais si tous nos titres sont dans le même secteur d'industrie ou si on investit uniquement dans les grandes bandes canadiennes, on a beau avoir 20 ou 30 titres, ça demeure que notre portefeuille est concentré. C'est la catégorie qui est la même dans ce cas-là. C'est ça, la catégorie, elle est la même.

Comme tu l'as mentionné, il y en a qui s'imaginent que parce qu'ils sont investis dans plusieurs institutions financières, que nécessairement, ça veut dire qu'ils sont diversifiés. Mais si chaque... institution vous a proposé le même type de fonds, c'est fort possible que vous ayez des doublons. Non seulement vous avez des doublons, mais en plus vous payez plus de frais que nécessaire. Ça peut venir aussi complexifier les choses. C'est quoi votre réel

rendement net, est-ce qu'on peut vraiment, est-ce qu'on a bien ciblé aussi au niveau de la fiscalité, puis ça peut rendre plus difficile le décalissement aussi une fois rendu à la retraite. Donc, évidemment, ce n'est pas la quantité.

De titres qui comptent, mais c'est bien la qualité de la diversification. OK. Mais là, ce n'est pas clair. Alors, quelqu'un qui dit, je veux être diversifié comme il faut, qu'est-ce qu'il doit demander à son planificateur, sa planificatrice? En fait, il faut s'assurer que nos places...

sont répartis dans des secteurs variés, donc différents types de secteurs variés. On veut aussi être dans différentes zones géographiques. Donc oui, c'est bien d'être investi au Canada, mais on veut aussi ne pas négliger les marchés. internationaux. Les différents styles de gestion également, petite capitalisation, grande capitalisation, les différents types d'actifs, donc actions, obligations, immobiliers, liquidités. Oui, puis on a aussi l'alternatif.

Oui, des fonds alternatifs qui sont très populaires, effectivement. Dans le fond, il faut regarder son portefeuille de façon globale, pas uniquement compte par compte. Il faut aussi diversifier, évidemment, nos classes d'actifs. Évitez les doublons entre les différentes institutions financières. Assurez-vous de vous faire accompagner par un conseiller en placement qui va vous permettre de bien diversifier votre portefeuille et qui va éviter justement que vous ayez...

la redondance, puis des doublons. C'est ça. Donc... La diversification, c'est une stratégie. Ce qu'on cherche ici, c'est... On ne veut pas nécessairement multiplier les comptes. Ça ne va pas nécessairement vous protéger davantage. Ce qu'on recherche, c'est la complémentarité des titres entre eux.

pour faire en sorte que notre portefeuille va être beaucoup plus résilient lorsqu'il va y avoir des tempêtes. Alors, si jamais vous avez des doutes, vous croyez que votre portefeuille n'est pas assez diversifié, allez donc vous chercher un deuxième avis. Ça conclut l'épisode pour aujourd'hui, mais si vous avez des questions, des suggestions à nous faire, des demandes particulières, vous pouvez m'écrire

Merci à l'équipe de Cube Studio pour la production, montage, éclairage et aussi la patience. Vous pouvez les contacter pour vos besoins Le balado que vous venez justement d'entendre est disponible en vidéo, en audio, sur l'application et le site cube.ca, ainsi que sur toutes les plateformes de balado diffusion et sur YouTube. Le balado Le Planif est aussi diffusé à la radio et télé sur la chaîne de Cube les samedis à midi et les dimanches 19h. Ici Fabien Major, à bientôt.

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