Trop intelligent pour être heureux ? - podcast episode cover

Trop intelligent pour être heureux ?

Aug 06, 20251 hr 10 min
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Summary

Plongeant dans l'œuvre de Colin Wilson, "L'Outsider", cet épisode décrypte le profil de l'individu hypersensible et lucide, souvent en décalage avec le monde et prisonnier de son introspection. Il explore les trois piliers de cette condition – l'exclusion, la lucidité et l'insatisfaction – et critique les mécanismes de fuite et le pessimisme ambiant. Enfin, il propose une voie de libération et de "survie" par la radicalité, la volonté et la recherche de "pics" d'intensité, invitant à embrasser pleinement cette nature hors-norme pour atteindre une forme de grâce et de liberté.

Episode description

Pourquoi certains êtres humains semblent-ils condamnés à s’éloigner doucement du monde, à se replier sur eux-mêmes et à se poser d’immenses questions métaphysiques ?

Comment expliquer l’existence de ceux que Colin Wilson désigne, dans son livre du même nom, comme les Outsiders ? Et comment survivre à cette étrange condition ? Voilà quelques-unes des questions auxquelles nous tentons de répondre dans cet épisode.


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Transcript

L'Étrange Condition de l'Outsider

Nous sommes en février 1954, dans le salon de la librairie du British Museum à Londres. Dehors, le vent froid souffle sur Belfort Square et fait grincer les grandes vitres du bâtiment. Ce samedi soir, il ne reste plus grand monde ici. L'imposante salle de lecture et ses allées remplies d'ouvrages sont presque vides.

La vieille libraire s'active pour anticiper sur la fermeture du musée dans moins d'un petit quart d'heure. Par son agitation caractéristique, elle signale gentiment au dernier lecteur récalcitrant qu'il est plus que temps de regrouper leurs affaires. Elle espère ainsi, comme chaque fin de semaine, pouvoir rentrer au plus vite chez elle à l'autre bout de la ville.

et au fond Tout au fond de la librairie du musée, contre une porte de service sur une petite table en bois ronde, si l'on se concentre bien, on peut distinguer une silhouette impassible. Celle d'un homme, recroquevillait le buste presque collé sur sa table. A packet of feu volant is disposed at lui, and plus the Pléiade, empiled the one on the other. Il y a de tout, du Camus, du Kafka, du S, Tolstoy aussi, Blake, Nietzsche...

Les livres ont l'air d'avoir bien vécu et sont tous, sans exception, bardés de feuilles volantes, d'annotations diverses, de renvois. Chaque page du moindre de ces livres est un petit champ de bataille marqué au crayon de bois. L'homme ne prête aucune attention au remous de la librairie qui ferme et n'a même pas daigné relever la tête lorsque la petite cloche annonçant la fermeture a retenti dans le hall. En l'observant, on ne peut qu'être frappé par son niveau de concentration.

L'homme semble étranger à tout ce qui l'entoure, il n'a pas bougé de sa chaise, pas déposé son crayon depuis quoi, presque deux heures maintenant? He subles, a feel, and he tire, and he said that the feel is immense. Car ce fil These earlier. And he said, it would be permitted to remain in arrival. But he said that the feel. Il a fait un livre, et il sait que ce livre est immensément trop important pour ne pas être celui de sa vie.

Ou du moins un livre qui sera lu par des milliers, peut-être même des centaines de milliers de gens. And the same soir du mois de February 1954, au fond de la salle de lecture du British Museum, alors que les lumières de la grande salle s'éteignent et que le vigile se dirige vers lui pour lui demander comme chaque soir. depuis quatre mois de bien vouloir quitter le bâtiment.

Collins Wilson, à 24 ans, vient d'achever d'un coup de plume la dernière phrase du dernier chapitre du plus grand livre de sa vie, L'Outsider. Un essai de 281 pages. qui est pour moi, et j'en fais le pari à la fin de cet épisode pour vous aussi, le livre le plus important jamais écrit sur notre condition humaine en ce début de second millénaire. Ce livre est une quête, une recherche sur un problème, sur une condition.

celle de ce que Collins Wilson appelle l'Outsider ou de l'homme en dehors, puisque c'est ainsi que le livre sera traduit quelques années plus tard en français. Ce livre s'intéresse à un type humain très particulier. Le décalé ou le décollé, le solitaire transi, le petit gars du fond du parc, le romantique, l'existentialiste. L'homme who sent trop jusqu'à ne plus tolérer to sentir, l'homme coincé at the interior of lui-même, le génie lucid but triste.

L'artiste sursensible, le poète à fleur de vie, le jeune homme en pleine crise de lucidité, celle ou celui qui sait volontairement ou involontairement, Lassé, éloigné, dégoûtés, exclus to what the mind human and to some pet. Celui or cell who, malgrate lui, se retrouve confrontation to a sensation, to interrogation, to a vision, to a question. trop grande et intimidante pour lui ou elle, celui qui en sait trop pour vivre comme avant. En bref.

L'outsider est un traité, un manuel de survie pour sursensibles et invités métaphysiques contraints, forces humans poussés malgré eux à l'introspection difficile, à l'intérieur. C'est l'histoire d'une condition vitale étrange and largely incomprise. Celle de Colin Swilson, bien sûr, on n'écrit jamais que sur soi, but aussi la mienne and celle de nombreuses autres, and the vôtre.

L'Outsider est une recherche sur l'esprit humain, et plus précisément sur ceux qui, sans trop savoir pourquoi, se retrouvent à penser l'esprit humain, la vie, l'existence, plutôt qu'à la vivre. Et il nous faudra partir de là. Ce livre parle des êtres trop intelligents pour simplement se contenter de continuer à faire comme s'ils ne l'étaient pas. Il parle de ceux qui n'ont pas eu d'autre choix que de détruire un monde. and qui aujourd'hui vogue dans un ocean d'absurde, de solitude, de doute.

Les sans patrie, sans papier physique ou métaphysique, les dillusionnés, ceux qui ne croient en rien et en même temps en tout, mais certainement pas en eux, du moins pas assez, ceux que le monde dégoûte, indiffèrent tout au plus et parfois. Oh parfois subjugue au-delà de tout ce que le bon petit monsieur bien rangé peut bien connaître et expérimenter.

Ce livre parle d'une famille humaine en particulier, d'une condition solitaire mais partagée, ceux qui sentent trop, qui voient trop et trop loin, voilà qui sont les outsiders, voilà de qui nous allons parler aujourd'hui, de moi et peut-être de vous. Ce qui, par une force inexplicables, se sont vus tirés en dehors de la société et son enronnement, sans qu'on leur demande leur avis, et qui essaient de comprendre, assis dans un coin, les raisons de cet isolement contraint.

Ce livre se fait pour mission de nous sauver de nous-mêmes et de nous révéler dans le même temps notre véritable nature et mission, de nous sortir du palais de notre tête. Non pas pour nous ramener dans la mare croupie et fade d'où nous venons, celle où personne n'ose poser les bonnes questions par manque de courage, and ceux qui les posent sont de toute façon pointés du doigt comme allant trop loin.

The problem of the outsider is not that he died too long, come on volunteer, but the contract he must not. And that's what we're. L'outsider est un explorateur malgré lui, et cet épisode est un passeport. Si vous êtes enfermé à l'intérieur de vous-même, eh bien c'est peut-être que vous avez des choses à y faire. Collins Wilson nous emmène côtoyer les plus grands esprits de ces derniers siècles dans sa quête métaphysique.

les plus grands outsiders que le monde ait porté, les plus grands artistes, écrivains, peintres, danseurs, poètes et philosophes, les plus grands enfermés, mais non pas pour nous dire qu'ils furent grands, ni aucunement meilleurs que nous. Il n'est pas ici question de ployer le genou si facilement, mais au contraire qu'il est temps de nous rendre compte qu'ils ne furent pas assez et qu'il va nous falloir faire mieux.

More could Dovtoetsky, Rilk, S. Camus, Sartre, Hemingway, Tolstoy, Kafka, Joyce. mieux que tous les échoués des siècles passés. Ce soir, de février 1954. Alors qu'il marche en direction d'un parc public au nord de Londres pour y planter sa tente, comme chaque soir depuis presque un an.

afin de pouvoir continuer d'écrire le plus longtemps possible sur ses maigres économies durement amassées, j'allais vous dire que Collins ne se doutait pas de l'importance du livre qu'il venait d'achever. Mais ce serait vous mentir. Je crois qu'il le savait très bien. Et je pense même me douter que malgré le froid mordant et sa misère matérielle évidente, Collins Wilson avait le sourire aux lèvres.

Is not a sourire of petit them, but the sourire of them, the sourire of surmonteurs and transients, of those who achieve and who risk not you. Bienvenue in the quête of the outsider, of the hom blocked in. Bienvenue là où la littérature cesse d'être en train de faire. et devient ce qu'elle a tout vu. Bienvenue dans un espace où la philosophie conditions humaines émergentes, une nouvelle modalité de conscience à maîtriser ou à subir au choix. Et surtout, bienvenue au dolmen.

Well, I dunno, I'd always you see in even in my early teens, um had these problems, uh problems of suddenly waking up in the middle of the night and having this horrifying vision that life is completely meaningless. And or, you know, just thinking about something like the depth of space and realising, you know, it's gotta come to an end somewhere, but apparently it doesn't.

And then suddenly getting this terrible feeling that, you know, maybe life is a total delusion. Now, to begin with, I think in my teens GK Chesterton once said that in his teens he saw hell, and I really think I did too. I went through, you know, extreme depressions, glooms. There was one occasion on which I decided actually to commit suicide.

I'd um got into this state of I was working as a lab assistant at the school and um I got this feeling that what would happen was that I'd make tremendous efforts to push myself up to a level of optimism I'd do it in the evenings, you know, by reading poetry, thinking, writing in my journals, then I'd go back to the school the next day and write down to the bottom again. And this was the I the feeling of the mind parasites.

There's something there that waits until you've got lots of energy and then just sucks you dry like a vampire. And this sudden feeling that God was making fun of me made me feel one day, you know, for God's sake, let's not have any more of this nonsense. I'm damned if I'll be played about with like this. Let me kill myself. And immediately I felt this I felt a curious sense of inner strength.

So I went off to night school, quite determined that what I was going to do was to take down the bottle of potassium cyanide from the reagent shelves and drink it. I knew that cyanide burns a hole in the bottom of the stomach um and kills you within seconds. Well, I went into the classroom quite determined. There was a group gathered around the professor at the desk.

I went over to the reagent shelves, I took down the bottle of potassium cyanide, I uncorked it, and as I started raising this to my lips, I suddenly had an extremely clear vision of myself in a few seconds time, with an agonizing pain in the pit of my stomach, and at the same time I suddenly turned into two people. You know, I I don't mean that literally.

But I mean that there was I and there at the side of me was this silly bloody little idiot called Colin Wilson, who was in a state of self pity and about to kill himself, and I didn't give a damn whether the fool killed himself or not. But the trouble is if he killed himself he'd kill me too. And quite suddenly, you know, a terrific sense of overwhelming happiness came over me. I corked up the bottle, put it on the shelf.

And for the next few days was in total control of my emotions and everything else. And I realised suddenly that you can achieve these states of control, provided you put yourself in a crisis situation. And that's why throughout the outsider, I keep saying the outsider's salvation lies in extremes.

Définition et Expérience Personnelle

Chapitre 1 Qu'est-ce qu'un outsider? C'est-à-dire que j'adore regarder la vie des gens. Et en fait, je préfère mille fois regarder vivre que vivre. C'est pour ça que je pense que j'aime la littérature et que j'aime écrire. J'ai toujours été un gars du fond, vous voyez. And comprise, I never plain. I never part of exclusive, but they solitaire ravis.

Si je suis tout à fait honnête avec moi et avec vous par la même occasion, je ne suis jamais aussi heureux, je n'éprouve jamais autant de plaisir physique et intellectuel que lorsque je suis un œil et seulement un œil. un petit critique acerbe et planqué qui jouit en écrivant, qui s'est mis sur le côté Et s'y sent très bien.

Je me suis donc toujours instinctivement reconnu dans ces personnages de la littérature, comme par exemple ce narrateur anonyme du roman de Barbus, l'enfer, ce trentenaire névrosé qui passe de longues heures à zieuter, à travers une minuscule fente dans le mur de son appartement, qui donne sur l'appartement adjacent, et y trouve un plaisir indescriptible.

who arpented the ruins of Paris, who had enthusiasm, even to honte, incapable to provide what he was reaching. Come, Je ne pourrais pas vous jurer que je n'ai pas déjà collé mon oreille contre des murs. que je n'ai pas cherché avec empressement et avec tous les moyens que la vie avait mis à ma disposition, quelque chose de plus, de mieux que je n'ai pas su toujours trouver, malgré toutes mes errances.

Si j'aime ce personnage de Barbus comme tant d'autres, c'est qu'une partie de moi vit en lui et réciproquement. Il existe des centaines de configurations pour la personnalité d'un outsider. Et l'énorme majorité des bons personnages de la littérature sont des outsiders, avec leurs nuances, car les écrivains qui leur donnent vie sont en majorité des outsiders.

Que ce soit Meursault de Camus dans l'étranger, Roctain de Sartre dans la Nausée, Harry Aler dans le Loup des steppes ou Émile Sinclair dans Demian de Hesse, Verteur de Goetz, Martin Eden, Juan Pablo Castel dans le tunnel de Sabato, l'homme des souterrains de Dovtovetsky, les frères Kamazarov. Si vous êtes ici, ne me faites pas croire que vous n'en connaissez aucun.

Je ne vous croirai pas un instant. In fact, c'est simple. A chaque fois qu'un personnage de littérature m'a plu, il appartenait à cette grande famille des outsiders, à un degré plus ou moins visible, sans que je n'y sois pour rien. Je n'ai pas demandé à ces personnages de me plaire, et pourtant ils entrent en résonance avec une partie de moi.

And plus extremely vivante qui plus est, peut-être la partie the plus vivante and intéressante of my celle qui, pour condenser, Ne ment pas celle qui écrit, en tout cas la plus sensible, la plus géniale et la plus douloureuse aussi. L'outsider c'est ce qu'il y a de plus vrai à l'intérieur de moi, la partie la moins civilisée et lissée.

Peu importe tout ce que je peux faire pour la mettre à distance, elle revient, je vous assure, tout le temps. And croyez-moi, j'ai essayé simplement d'arrêter, de sortir de ma tête, to vivre comme les autres, de ne pas trop compliquer les choses. fumisterie mais les choses sont infiniment plus compliquées que ça. Vous prenez pour une pathologie ce qui est un don, et c'est votre plus grand erreur. Voyez vous, ces personnages, je les comprends et ils me comprennent.

Un jour j'en forgerai même peut-être un ou plusieurs, car nous partageons certains enjeux, certains tourments, et ce sont des choses importantes et précieuses. Toute société semble donc produire un certain pourcentage d'outsiders. Et la question est pourquoi? Pourquoi existe-t-il cette étrange condition qui semble éloigner son porteur de la vie? Pour le laisser se fracasser contre d'immenses questions métaphysiques sans réponse.

sur le sens de la vie, de la sienne, sur le fondement même de l'existence, et au final l'éloigner du monde des humains. Pourquoi? Quelle est la logique évolutive conduisant à créer un infime pourcentage d'inadaptés bloqués à l'intérieur de leur tête? Quelle est la raison de cette étrange condition? C'est la question qu'explore Collins Wilson dans son livre, et la question que je vous propose d'explorer également aujourd'hui.

Et pour commencer, Collins dresse un profil type de l'outsider, qui comporte trois piliers, l'exclusion, la lucidité et l'insatisfaction. Trois piliers que nous allons rapidement détailler un à un.

L'Exclusion et la Richesse Intérieure

Chapitre 2 L'exclusion Le premier pilier est évident. L'outsider est un être solitaire, c'est dans son nom. Il est sur le côté et s'y sent bien, du moins beaucoup mieux qu'au milieu. à sa façon, que ce soit en vivant reclus au fond de son appartement sombre, en imposant une distance critique et permanente avec autrui, en alimentant sa petite ou sa grande misanthropie, or en accordant simplement peu d'importance à ses relations, en construisant une carapace imbrisable tout autour de lui.

en ressassant une vieille blessure de rejet, peu importe, but il trouvera toujours a moyen de se mettre même légèrement à distance de la foule comme d'autrui. La littérature est remplie de ces exemples de gentils solipsis. Ce n'est pas que l'outsider soit un être méprisant, et en réalité, s'il peut bien sûr être misanthrope, C'était en rien une obligation. No, this is the outsider of the world, the reveil matineaux, the reunions entre amis, the Saint Valentin, of the dernier série.

The result financially, the croquettes of Médor, the future elections, and of what constitutes the mind of bourgeois existential, is what they want and the others. vraisemblablement n'ont pas l'air de voir. The triviality quotidienne le blesse de plus en plus. L'outsider dérive au large et vous n'allez rien y changer. Sa solution n'est jamais en arrière mais toujours en avant.

Contrary to what the outsider ne suffer passe of his solitude, and it will not confide with his solitaire malheureux and timid to present to autrui. In reality, his mind is immensely rich and bouillonant than what the people experiment consciously, and so on to the altering. The suffering Tailleur, and on y revenir, but he is rich in his intérieur, bien plus que vous. Sa solitude is a royaume in which he will enter demand and profit of his délices magic.

Penser qu'une immense majorité d'adultes vivent aujourd'hui sans avoir rencontré leur propre solitude est aussi ahurissant que terrifiant pour lui. L'outsider ne souffre pas de sa solitude. Elle n'est que la réponse la plus évidente et logique aux expériences intérieures qu'il traverse. Et si vous expérimentiez un dixième de ce qu'il pressent, eh bien vous seriez tout aussi prompt que lui à éviter pendant un petit temps toute forme de sociabilisation.

L'outsider éprouve une plus grande satisfaction à regarder le monde depuis sa petite tour. Que tous les plaisirs eventuels s'il se joignait à la foule. And the plupart of time he has essayed, and the comparaison is sans appel. Devon, it's Is in détresse. Pas lui. Lui va très bien. Ou du moins, hein is parfaitement lucide, but. N'essayons donc pas de faire rentrer des ronds dans des carrés.

Oui, l'outsider expérimente la vie d'une manière radicalement différente de ses contemporains. Et si vous en doutez, attendez la suite. Et même si oui, on est tenté de lui tirer les chevilles et de le ramener sur Terre, de lui conseiller de moins se prendre au sérieux, de moins penser, de sortir, de se faire des amis, quiconque partage ne serait-ce qu'un peu de cette étrange condition.

Est forcer de reconnaître qu'il existe entre lui et le monde une distance qui ne fait que se creuser au fur et à mesure des années. Une distance qu'il faut apprendre à aimer. Car que peut-on faire d'autre? A distance that amis ne sera jamais capable of reduce, quoi. I've appreciated.

que personne n'était plus prompt à m'inviter à me joindre au groupe alors que je ne demandais rien, que celles et ceux qui savaient au fond d'eux qu'ils ont refusé l'appel de leur solitude et ne supportent pas que je me fasse pour mission d'honorer la mienne. Notre erreur est de penser que nous pourrions résoudre ces problèmes en attrapant l'outsider par le bras et en le tirant de force vers la grande ronde, lui redonner le sourire et en lui faisant passer les cartes et un bon verre de vin.

Bien sûr que ces choses sont importantes et qu'elles peuvent faire du bien, mais pas à un outsider pur et dur. Car for le type d'homme dont nous parlons, this genre de petite stratégie ne fera que retarder l'inévitable. Car la distance qui se creuse n'est pas un hasard, mais le résultat de ce que Collins Wilson appelle la crise de lucidité.

La Lucidité Douloureuse et ses Fuites

Chapitre III Un lucide au royaume des aveugles L'outsider is a condition existential, on lady. A problem social, a trouble, in reality plus emotional and physique quite intellectual. Are an outsider is a maladie of l'eau. L'outsider, c'est celui qui ne peut faire autrement que de voix. Voilà la seconde grande caractéristique qu'explore Collins dans son livre. Être un outsider, c'est recevoir une lucidité que l'on aurait peut-être préféré éviter.

Et vous allez me demander, mais alors, que voit-il de si perturbant qui justifierait cette fuite à l'intérieur de lui-même, ce prince noir tragico-tragique? Eh bien... Il observe le monde se déshabiller devant lui, couche après couche, sans qu'il n'ait rien demandé. Il est spectateur obligé de sa propre lucidité grandissante. Et vous pouvez trouver ça ridicule, mais je vous assure que quand vous êtes dedans, ce ne sont pas des blagues.

He voit d'abord les petits jeux humains se révéler à lui. C'est la première couche de l'oignon. He voit l'être humain se révéler pour ceux qui l'est. Une petite creature toute misérable, engluée and prisonnière de pulsions de domination, d'affirmation égotique, de besoin d'appartenance, de désir plus ou moins raffiné ou brut. une masse qui hurle Regardez-moi, aimez-moi, mue avant tout par un manque de caresse et un besoin de trouver ce sur quoi aboyer sa détresse,

very rarely plus in reality. He wore the drapeaux, despettes and l'ocytocine and conclude that it's that, the society, with an S. He vowed that listen and his grand piliers politic, economy, ideology, religion, se résument au fond, for citer Hemingwe. Aux espoirs vains d'une bête misérable qui se raconte des mensonges pour se rendre la vie plus supportable. Ce jugement, il se l'applique aussi et avant tout à lui-même. Pour la première fois, il se regarde avec pitié et embarras.

Il se voit comme une petite chose toute misérable, qui jusqu'ici n'a été mû au fond que par des buts à la matérialité dégradante, pris dans des conditionnements évidents. Et suivant ces conclusions, il ne peut déboucher que sur la grande question de la vacuité. À quoi bon si l'humanité n'est au fond que cette masse menteuse de primates

englués dans leurs ornières sentimentales. A quoi bon s'il n'existe en ce monde que contraintes et futilités? Nul liberté, nul but rien à prendre au sérieux, rien à poursuivre, rien qui vaille le coup. Puis Il regarde derrière lui et se demande, mais comment font tous ces gens pour vivre leur vie aussi normalement? Comment font-ils pour prendre toutes ces choses au sérieux? Leurs petites épargnes, leurs petits projets, leurs petites vies.

Et pourquoi et comment ils arrivent à se lever le matin? Où trouvent-ils la force de vivre comme ils le font? Comme si tout ça avait la moindre importance. Est-ce lui qui manque de courage pour vivre? Est-il trop sot, trop faible? Qu'ignore-t-il que les autres savent?

It's less that he devient an outsider for the vrai, quand he finished by compromise. But the author font tout for never contraint to compromise. L'immense majority of For never too, for continue to cry to the fiction that they appear society, and who is often a compromising, an omerta, an illusion collective of mauvais goût and rarely plus. The position of the outsider, suite to simple. Il est celui qui conscientise sa maladie in a monde profondément malade, mais ignorant.

Sans guérir pour autant. L'outsider is contraint to regard l'existence en face. sans détourner le regard. and le vertige qui s'ensuit est celui dont la littérature s'est emparée presque à outrance, si vous voulez mon avis. C'est celui de la nausée de Sartre, bien sûr, lorsque Roqutain finit par conclure. L'homme est une passion inutile, mais il y a être inutile sans le savoir et être conscient de son inutilité.

Une fois que l'on en arrive ici, à cet extrême, que l'on voit l'existence nue, on est forcément confronté avec un immense vide, un terrible sentiment d'irréalité. que l'on ne peut pas juste chasser avec le seul outil de notre volonté. Autrement dit, on ne peut pas dévoir. Or, it exists aucune liberty in a monde irréel, car to liberté part d'un but.

et dans la vacuité, dans le caractère misérable et radicalement inimportant de la vie humaine, il ne peut exister quelconque action digne d'être réalisée plus qu'une autre. It exists almost liberty in a world that has your way, a mind which is infinite, inimportant, my life. s'offre alors à l'outsider plusieurs portes de sortie.

Pour fuir cette terrible conclusion de la vacuité absurde, selon sa personnalité. Plusieurs mécanismes de survie, dont la littérature d'abord, est encore une fois un terrain d'expérimentation particulièrement riche. With Albert Camus, it's an absurd jouissif that gives, the légèreting dissociative. Meursault in the world represents a merveille this person who says, but who has the courage too long his conclusions on the existence.

se contente de fuir, fuir dans le monde irréel dans lequel il se sait vivre à présent. Il vit comme un jouisseur inconsistant, enterre sa mère, séduit une femme, va à la plage, tout ça dans une immense indifférence. Rien ne pèse sur lui. It n'éprouve au fond qu'un plaisir moyen and constant, ni gouffre, ni montagne. He ne prend de toute façon the monde au sérieux. It's the hero absurde, pris dans sa fuite nihilis.

L'outsider peut aussi fuir dans la recherche effrénée du contact amoureux pour détourner son regard des conclusions métaphysiques qui se sont imposées à lui. This is what we try in the romans of Sabato, Le Tunnel ou chez Goetz, with l'excellent souffrance du jeune Werteur. Can the outsider shoots when he seems La possibilité pour lui d'être secouru par une présence féminine de ce qu'il est en train de comprendre est immense et très tentante, bien qu'évidemment impossible et vouée à l'échec.

Un troisième mécanisme d'évitement est visible chez Hemingwe, qui confère à nombre de ses personnages la possibilité de fuir dans la guerre, dans la chasse, dans l'activité physique, pour fuir ce vide omniprésent au milieu de leur poitrine. Evidemment, ni la fuite camusienne, ni la recherche du paradis amoureux perdu, ni la confrontation physique ne résolvent la situation de l'outsider, sinon ce serait trop sain.

Et c'est là que Collins-Wilson entre en scène, pour nous dire que toutes ces stratégies ne sont que des mécanismes d'adaptation plus ou moins temporaires à une condition permanente. Collins insiste. L'outsider ne pas dévoir. He ne could not sauve in espérant revenir in arrière, on se rebandant les ears, and on faisant comme hein, Il doit aller plus loin, trouver sa solution.

Une question se pose alors, mais est-ce que tous les hommes sont des outsiders? Et la réponse est oui. À partir du moment où ils ouvrent les yeux et voient pour la première fois vraiment. le monde dans lequel ils vivent, et immédiatement se mettent à penser qu'il voit trop, trop loin, qu'il n'aurait pas dû aller jusque-là, se retrouve pris en étau entre la lumière aveuglante de la terrible lucidité. et le retour impossible dans l'ignorance béate.

And so the question I asked myself from the beginning is How could you determine which was true? The moods of intensity, or, you know, the suicide note that Van Goghleff saying misery will never end.

And the philosophers at the time when I produced The Outsider, people like A. J. Eyre and Gilbert Ryle and so on, would have said, that's a totally meaningless question. You know, after all, you feel one thing in one mood, you feel another thing in another mood, and they're just relative. Now I could not believe this.

Because every time I've experienced these moods of intensity, it's like going to a hilltop and seeing precisely the same vision, exactly the same landscape below you. And you feel it it must be solid or it wouldn't be the same every time. It'd be different every time. On the other hand, of course, in what you might call the worm's eye view moods things appear bad in a different way every time.

And you suddenly feel that the truth is these views of the worm's eye view are subjective and emotional, and it's only the bird's eye view views that are true. And I've always believed this deeply it's the big that's true, not the small. In other words, close upness deprives us of meaning, and I've always felt this is the basic truth of life.

Somehow you've got to get that trick of pulling back and seeing things through a kind of wide angle lens. As soon as you do this, you instantly go into this state of intense optimism.

L'Insatisfaction Radicale et le Bourgeois

Chapitre quatre Un RADICAL insatisfait au royaume des Modérés contentés. L'énorme majorité d'entre vous Vie aujourd'hui sans se poser la question ni du pourquoi ni du comment. Je veux dire sans que ces questions vous paralysent complet, vous empêche de vivre jusqu'à ce que vous y ayez répondu, vous privez de votre sommeil jusqu'aux larmes.

Beaucoup se posent ces questions, mais au fond d'abord par ennui, par recherche identitaire, par mimétisme, par petit jeu de l'esprit, par mode. But elles tiennent davantage chez eux de la décoration que de l'échafaud. Je vous vois, on vous voit, et jamais vous n'irez jusqu'à mettre vraiment votre vie entière dans l'équation. Vous vivez les conséquences dont vous ignorez les causes. Et c'est là que l'on reconnaît les vrais outsiders des faux.

L'outsider est un homme qui n'a pas eu le choix que de se poser une série de grandes questions. And it is not the tour of passport intellectual, but a reasonable serious, we serious, it's the moon of the mood, because it's his view is in the world's outsider cherks to respond to a question simple. La vie At this question, the immense majority of humans, lorsqu'ils ne refusent simplement pas de répondre orange gromelle, un paresseux et mitigé.

Et celui auquel ne peut plus convenir l'outsider. Ce mouai est pour lui tout ce qu'il y a de plus pourri dans l'espèce humaine. le marécage inertiel de modération dans lequel barbotent ses contemporains lui est devenu encore plus vulgaire que son attrait pour la mort. Il y a chez lui une détestation de la demi-vie. Car il a vu de quel tissu de mensonge elle se drapait. Il y a chez lui une détestation de la mesure, du milieu, du compromis.

Ou pour citer celui qui en a parlé avec le plus de justesse. Lombom is not a creation stable and durable. It represents plenty of tentative and transition. It is one other than a passerelle. Périlleuse entre la nature and l'esprit. Sa destinée la plus profonde le mène vers le monde spirituel, vers Dieu. Sa nostalgie la plus ardente l'incite à retourner vers la nature, vers notre mère commune. Tels sont les deux pouvoirs entre lesquels son existence angoissée et tremblante se retrouve balottée.

So que les gens entendent par la notion d'être humain se réduit toujours ainsi à une convention bourgeoise précaire. Celle-ci rejette et réprouve certain instincts extrêmement brutaux. Elle réclame une part de conscience, de civilité et de désanimalisation. Enfin, elle ne se contente pas d'autoriser un soupçon d'esprit, elle l'exige. L'homme, défini selon cette convention, représente, comme tout idéal bourgeois, un compromis.

C'est une entreprise timide, naïvement rusée, qui vise à empêcher aussi bien notre mère à tous, la nature mauvaise, que notre père à tous, l'esprit ennuyeux, de faire valoir leurs fortes exigences. Hermann S., le loup des steppes. L'homme est donc un compromis entre le primate et Dieu, un compromis fade, menteur et de mauvais goût. Ce que reproche l'outsider aux bourgeois.

is to not oser jusqu'au bout of their conclusions. And at this titre, 99.9% of humans are their bourgeois. They install in their existence sans chercher à la dépasser. Ce sont des fainéants qui acceptent tour sans véritable réponse sur l'existence, de noter vraiment l'être de pulsion, l'animal, le primate.

ni jamais vraiment l'être d'esprit, le génie, le dieu, de n'être ni vraiment vivant, ni jamais vraiment mort, de ne pas vraiment exister, mais d'être une sorte d'automate somnambule à chaque fois qu'ils en ont la possibilité. Le bourgeois joue avec les idées, mais s'en garde toujours à bonne distance. Il n'a plus ni de corps, ni de génie. Il représente un idéal faussé de ce que devrait être l'être humain.

Pause au milieu du chemin, plus occupé à compter et recomter, à tirer le plaid vers lui qu'à continuer d'avancer. Le bourgeois ne produit plus aucune énergie de vie. Celle-là même qu'en dépit de tout, l'outsider sent bouillir dans ses veines. Et pour ça, oui, il lui en veut. Et il est presque prêt à lui faire la guerre, car le bourgeois a fait de sa pathologie une norme et un idéal.

Mais à côté de ça, non content de sa modération peureuse, il récupère le jus de vie produit par l'outsider pour s'en faire des colliers. et parade dans de grands salons littéraires où naturellement l'outsider n'est pas invité et même s'il l'était il n'irait pas. Dès lors, on devient un outsider à partir du moment où deux immenses questions se bousculent à l'intérieur de nous avec la force d'un séisme. et que nous n'avons plus le choix que d'y répondre par un extrême ou par l'autre.

Mais dans le cas où je répondrai oui, comment vais-je devoir vivre? A quel type d'extrême vais-je devoir dédier mon existence? Car pour moi, il n'existe aucune rédemption en dehors de la radicalité. L'outsider est celui qui passe plus de temps à se demander comment vivre. Qu'à vivre, car il ne prend pas cette question à la légère, et à force, il se met à éprouver une indifférence ou un vif dédain pour tous les autres humains qui n'ont pas le courage de répondre à cette question.

Si l'humanisme est la croyance dans l'homme en tant que petite créature raisonnée et bien faite, l'outsider est un anti-humaniste. We feel really alive when we are in what you might call all systems go state. Mm. If you can actually get yourself into this state where adrenaline is flooding in when, you know, you're really

intensely concentrated on something, then you feel fully alive. Our problem is we are always falling below that level. And what's more, as soon as you place us in a pleasant situation, where we should be extremely happy in theory, immediately, everything drops, and quite suddenly instead of being happy in the pleasant situation, we're happy for a few seconds and then we're bored. You know, the German philosopher Fischer Said it is um heaven to become free, but actually to be free is nothing.

S'il y a une chose qui caractérise l'outsider, le dernier pilier de sa personnalité, c'est donc bien son intensité démiurgique. L'outsider sent trop, et cette sensitivité, qui peut être intellectuelle, émotionnelle, corporelle, le mène à sa lucidité puis à sa rupture. Que ce soit Van Gogh qui n'était au fond que l'esclave de son œil et de son cœur jusqu'à la folie, Wagner qui allait dans différents spas d'Allemagne en espérant ainsi guérir de son amour irraisonné pour la musique.

Nietzsche que l'intensité de grâce terrassait et sauvait en boucle, Nijinski, dont le corps était dieu sous forme charnelle lorsqu'il dansait. Tous ces outsiders sentaient trop pour pouvoir se contenter de vivre en bourgeois. Il y avait un oui ou un non et une guerre entre les deux. The secret is that the outsider is often made by a sentiment of superiority or inferiority, but by a demand, an excitement the which he is not certain to respond. The plant did

But I feel like oui à la vie. But comment puis je suis certain qu'elle tiendra parole? Car moi, si je suis déçu, vois tu, je ne pourrais pas faire comme eux. Je ne pourrais pas justement aller dormir and lendemain matin. Moi je ne mens pas. Moi je joue pour la vérité. Je me devrais donc de partir si je ne trouve pas mon oui. L'outsider exige de la vie immensément plus que ce que the homes considère comme possible and what they peuvent seulement concevoir. Cet homme coincé dans sa tête.

Ne manque pas d'appétit vital, but on sent in lui une soif exquise, qu'il ne retrouve nulle part ailleurs chez ses semblables, a soif mille fois au-dessus de celle de l'homme moyen. Alors il se tait et attend. But he said that he never for more than that. He has earned his anormality and of what he risks to exige of him in the pursuit of his life. Colin said.

Toutes nos recherches nous amènent à la conclusion que l'outsider n'est pas un fou, mais un être doté d'une extrême sensitivité et tenu d'apprendre à survivre dans une configuration singulière. Une fois que l'on a vraiment pesé le pour et le contre à la vie, et que le pour l'a emporté de justesse, Dieu merci. On finit par attendre de la vie infiniment plus que la pâté pour chat répétitive et triviale que l'on nous a servi jusqu'ici. Et oui, on est prêt à s'affamer en l'attendant.

L'outsider, s'il dit oui, veut donc devenir autre chose, quelque chose qui quitte le milieu de la corde pour se rapprocher d'une des extrémités. Le choix qui s'impose à lui est alors assez simple. Renier sa nature. c'est-à-dire vivre sous cap au milieu des modérés alors qu'il ne l'est pas, trouver un moyen de faire taire son démon, de faire semblant, de le fuir.

aussi misérable que soit cette entreprise, et s'entendre dire, mais sors de ta tête, pourquoi tu te poses toutes ces questions enfin où? ou pousser plus loin, devenir quelque chose d'autre, trouver un moyen de forcer la vie à répondre à l'intensité qu'il abrite. Au fond, l'outsider dit à la vie en serrant les dents, si je vis, si je m'élance pour de vrais, prépare-toi et j'espère que tu tiendras parole.

L'outsider ne peut pas vivre dans la tranchée de la modération sans éprouver mille douleurs et une honte. Qui le transformera en misanthrope acide. Il n'y a pour lui que deux chemins, le courage ou la pourriture. Et plus vite il le comprendra, plus vite il sortira de l'enfer sollipsiste et absurde de son esprit.

Bloqué dans la Tranchée Pessimiste

Chapitre VOTIR de la tranchée This is important, n'est pas nouveau. And n'importe lequel d'entre vous qui s'est engagé sur un chemin d'individuation or l'appel de sa solitude ou de son romantisme. pourra s'y reconnaître sans trop de soucis. l'essentiel de ce qu'il y a à comprendre sur la posture de l'outsider lorsqu'il est au fond de sa tranchée.

Tiens dans n'importe quel monologue cynique que vous trouverez sans problème dans un des très bons livres qu'a produit la littérature, et qui tient au fond à la reformulation infinie de nos postulats précédents. Le monde est une blague de mauvais goût, les êtres humains passent la majorité de leur temps de vie dans une hypnose consentie et triviale.

Rien ne vaut la peine d'être fait, vécu ou construit, car tout ça est d'un éphémère ridicule, le monde est absurde, les êtres humains sont de petites créatures miteuses et menteuses, etc. Voilà ce que ressasse l'outsider au fond de sa tranchée, et non sans justesse. Mais contrairement à ce que l'on admet généralement, tout ceci, la crise de lucidité, la confrontation avec l'extrême futilité du monde, la misère humaine, tout ce processus d'éveil ne constitue qu'une première marque.

Sur l'échelle de l'outsider. Et franchement, vous voulez que je vous dise, c'est la plus facile. Mais malheureusement, c'est aussi là où la plupart d'entre vous restent bloqués. L'essentiel des récits et des témoignages que nous avons sur cette étrange condition s'arrête ici. Dans une formation de syphilie spirituelle sombre and absurde, d'hommes and femmes who se sont soi disant éveillés and extérieurement vrai, au final, des carcasses géniales, soi-disant lucides.

Mais c'est tout, portant le poids du monde sur leurs épaules. Le bourgeois existentiel est même tenté de demander, depuis les gradins, non sans une certaine ironie, Tout ça pour ça. I'm censé to suivre, prendre le même chemin que toi, m'éveiller, forme très probablement incapable to be normally one semaine or two, published an ore or finish fou, or

Seul avec ma lucidité à tout détester, mais non merci, garde ton éveil, je garde ma modération et ma santé mentale. Et il n'aura pas complètement tort, et l'on finit soi-même un jour par se dire. But c'est vrai qu'avant de comprendre tout ça, alors certes je somnolais mais j'étais heureux, ou du moins j'étais trop ignorant pour être fondamentalement triste. Maintenant je comprends, certes, mais...

Regarde à quoi j'en suis rendu, à me morfondre, à tout comprendre, trop comprendre, mais à quoi bon? Je ne peux même plus croire à my proper importance, my liberty, rien. Dès que je leve un bras pour fendre une bûche, Je suis rattrapé par l'imminence de ma propre mort, par l'inimportance de ma propre vie.

Ma lucidité me paralyse, j'ai détruit les valeurs branlantes d'un monde, certes, mais pourquoi? Je suis sorti de la caverne, génial, mais pour me retrouver dehors nu et en plein vent. J'aurais mieux fait d'y rester dans ma caverne si j'avais eu le choix. Je sais, mais à quoi bon? Ça m'avance de tout savoir. Dépasser cet instant peut l'on faire.

Et pourtant c'est ce que vous allez devoir faire. C'est même là, quitte à sonner prétentieux, et ce sera pas la première fois, que je trouve personnellement that the grands, aussi géniaux soi-même, ont manqué de courage. Quand je lis Camus, Kierkegaard, Particulierment Kafka, Dovtoetsky and the author, but I m'pêcher to ressentir du gâchis, and énorme empathie aussi bien sûr, mais toujours ce gâchis.

Je vois des hommes qui n'ont pas su s'extraire de leur propre pessimisme, d'une forme de fatalisme terrible et presque confortable. Certes, ils ont quitté le troupeau, bien joué, mais pour de des loups sans santé termes. Je vois des hommes qui parfois oui ont manqué de courage, d'audace, de discipline et d'envergure, il faut le dire, qui n'ont pas su s'extraire de leur tranché à temps avant d'y pourrir.

who have made their force intellectuelle et artistique à l'exploration du non, and d'une manière si somptueuse, mais dont l'avocat du oui, lui, était tenu de se présenter au milieu du plus grand procès de la vie. pour le jugement suprême en guenille. Ces hommes n'ont pas joué à la loyale. Oui, la mission de l'outsider est de juger la vie.

But il doit la juger dignement et dans les règles de l'art. S'il explore uniquement le non et l'absurde, il trahit sa mission. And peu d'outsiders ont rempli sa double mission, ont su faire de leur vie un procès équitable entre le oui et le non. J'en compte deux. Nietzsche à la fin de sa vie peut-être, et Blake à la limite.

Les autres, trop en tout cas, sont restés bloqués à l'intérieur d'eux-mêmes, ressasseurs de lucidité dans un air devenu trop toxique pour le commun des mortels, et s'étonnant de leur solitude. Human beings are what you might call about forty nine percent Real you, the essence, the free will, and fifty-one percent robots.

Felly mae'r robot yn ôl i'r ysgol ysgol ysgol ysgol ysgol ysgol ysgol ysgol ysgol ysgol ysgol ysgol ysgol ysgol ysgol ysgol ysgol ysgol ysgol ysgol ysgol ysgol ysgol ysgol ysgol ysgol ysgol ysgol ysgol Um driving along on a spring morning and thinking, my God, isn't it all beautiful? You're in a kind of fifty-fifty mood. The real you and the robot are perfectly balanced.

in crisis situations in which suddenly you know, Hans Keller, who used to be head of B B C Music, said that in Germany in the nineteen thirties, when Jews were disappearing into concentration camps and he was Jewish, he said, Oh my God, if I can just get out of Germany, I swear that I would never be unhappy again for the rest of my life, And you can see exactly what he meant.

It would he would feel it would be so easy to remain happy for the rest of your life compared to the prospect of vanishing into a concentration camp. But what what do we actually do? You know, under these circumstances where we think, God if only we suddenly find that, you know, normality, pleasantness puts us into this curious robotic state in which we forget everything and down we go again.

Devenir un Surmonteur: Radicalité et Volonté

Chapitre 6 Devenir un surmonteur Alors, que fait-on? Comment sort-on pour de bon de sa tête? Comment faire de son statut d'outsider autre chose qu'une longue torture qui avec de la chance vous permettra au moins peut-être d'écrire quelques textes pas trop mauvais? La solution pour Collinis Wilson, et je ne peux que lui emboîter le pas là-dessus, tient en quatre mots. Radicalité, volonté, liberté et grâce. Et je dois bien dire que jusqu'ici c'est aussi ce qui m'a sauvé.

A la question que doit faire l'outsider de sa vie, il n'y a qu'une seule réponse possible. Une entreprise géniale à la radicalité poustouflante, le menant toujours et encore vers l'accession à sa propre grâce aux quatre coins du monde.

Car si aucun être humain n'est capable de saisir les tenants et les aboutissants de la misère humaine mieux que lui, Si aucun oeil ne voit mieux que celui de l'outsider les mensonges, s'il est capable d'éprouver plus qu'aucun autre toute la misère and tristesse du monde, ainsi que son supposé non-sens. L'inverse is to be valable. Le don de l'outsider is l'intensity, pas la tristesse. Ainsi, it's done the radicality that vous sauvera.

Car si vous êtes capable d'un génie dans la noirceur, vous le serez également dans la lumière, bien que la seconde entreprise difficile pour vous. Souvent, l'outsider nous jouera le numéro du vieux monsieur qui a tout vu et tout compris sur l'existence, blasé, trop sachant, alors qu'il n'a fait depuis 30 ans que creuser le sillon de sa tranchée, qu'en arpenter chaque des dalles, jusqu'à devenir sa tranchée.

Alors ce que j'entends par radicalité est assez simple. Ce qui blesse le plus un outsider, un être coincé dans sa tête, c'est la dépossession progressive de sa capacité d'action. He was so intelligent for continue to be libre. The death begins by creating so much reason perfect that head in the toilet of his alienation. The posture of the The don of the outsider is also his prison, the pension. And he penses more and more than the other, assurement. But the pension ne lo sauvera.

Car c'est cette même pensée qui la mène au sentiment d'irrigation. The dédain that he éprouves for the view. It's the liberty that we saw. And I parle bien de la sienne. And for that he devrage l'expérience concrete, pas la pensée. Il devra tout faire pour chaque jour se rappeler qu'au-delà de sa syphilis intellectuelle, il possède toujours ce qu'on appelle un libre arbitre et une volonté inestimable, bien réelles.

Et pour l'expérimenter, il devra agir comme un fou, c'est-à-dire se débattre plus qu'aucun autre. soutenir chaque pensée d'une action, se prouver à lui-même qu'il peut décider du cours de sa vie sur un coup de tête, car votre liberté est toujours à un coup de tête de vous. Voyez-vous, être libre n'est rien, c'est devenir libre qui est tout. La plupart des gens n'ont aucune idée de la force qu'il faut mobiliser, ne serait-ce que pour faire usage d'un millionième de volonté propre.

and finish donc by conclure that the voluntary proper n exists. We are to be moderate, and so and not in what we did, Car parler, parler, ça n'implique rien, monsieur. J'en ai croisé des brigands numériques, mais qui en face n'avaient pas le début d'un début d'élan. No, vous êtes beaucoup trop modéré in the manner that you vive. Vous êtes trop modéré pour être libre. Poussez vos conclusions sur la vie, sur l'existence, et adaptez-y votre vie, toute votre vie.

Ne faites pas dans la demi-mesure, puisque chez vous l'intensité est reine, ne faites pas semblant. Prouvez-vous à vous-même l'existence de votre libre arbitre et de votre volonté, car c'est la première chose qu'il vous manque. Vous êtes pris dans l'inertie de votre paradis pessimiste. Pour vous, il n'existe aucun compromis, car tout compromis est habilissant pour ce que vous avez au fond de la poitrine.

I think it's more than simply this acknowledging the possibility of something greater. I think that we recognize that in our own depth, we possess enormous reserves of strength of which we are normally totally unaware. And this is what fascinates me. This is w obviously what happened to the romantics.

They just had these bubbling experiences of power coming up from their own depths, and were startled by this. And what's more interesting, I think I've noticed again and again, when you experience a sense of power coming from your own depths, you are likely to feel that in some way it's coming from the external universe

because it so transforms the universe, like Van Gogh's vision of the starry night, with all all of the stars turning into great whirlpools of force and the trees looking as as if they're flames rising towards the sky, it so transforms it. that it appears to be an external vision. Of course all that's happening, so to speak, is that you are glowing with light.

That transforms the external universe. So, in all the mystics, you get this strange thing. They say the inner becomes the outer, and the outer becomes the inner.

La Peur, le Pic et la Liberté

My problem from the votes, the problem of the outsider, is he terrifié. The problem of the outsider is the peer. And if you endute it, five test. entrer dans n'importe quelle bibliothèque. Rendez-vous au rayon philosophy, saisissez n'importe quel livre, au titre évocateur de la problematic de l'outsider. Qu'est-ce que la vie, à quoi bon vivre, qu'est-ce que l'homme, à force vous les flairerez facilement, puis ouvrez un passage au hasard au milieu du livre and constatez.

9 fois sur 10, que l'on y retrouve un monologue d'un être bien assis sur son fauteuil à bascule pipe en bouche. qui observe le grand panorama que l'on appelle vie dans une forme de détachement satisfait. Il regarde le monde à la jumelle et commente, sans voir qu'il ne fait que réfléchir l'enfer de son intérieur sur l'extérieur. Les autres outsiders finiront par le lire, bien sûr, et reproduire le même schéma. L'outsider camoufle sa peur en conclusion pessimiste.

Et le problème c'est qu'il le fait avec un tel talent The problem is that the pessimists ne touch jamais their liberty of doing, and they don't parle you. The pessimists never joue. Ce ne sont pas des pickers, comme écrit Maslow. Ils n'expérimentent pas la grâce. Ni Sartre, ni Camus, je suis désolé, n'ont su complètement se sauver par l'expérience de la liberté. The problem fondamental des existentialistes et des intellectuels par extension.

c'est qu'ils font charger toute leur cavalerie mentale du côté de l'exploration minutieuse du tourment et de la misère humaine. et insistent ensuite qu'il s'agit de la sacrossainte nature humaine, comme pour légitimer toute l'énergie investie dans leurs efforts pour descendre et ridiculiser l'être humain. Ils vont mal car ils sont pessimistes et prennent leur pessimisme pour une loi immuable de l'existence.

Ils constatent donc l'absence de liberté et s'y condamnent par la même occasion, bienvenue dans la syphilis intellectuelle. Ils trahissent leur mission et vendent la nature humaine avant de l'avoir explorée de fond en comble. Et pour ça, il faudrait presque leur en vouloir tout le malheur de l'outsider. et qu'il est coincé dans la prison de ses cinq sens. But the best, is that it's enfermed. And this necessity, for he can write, he finished by compressing that he is not really malheur, but he's

Simplement qu'il est malheureux, car il est mille fois plus confortable for lui d'être malheureux que d'être courageux. Seulement, oui, j'en conviens, il est plus facile to have de son malheur une philosophie que de le combattre. And that's what fascinated me so much, this notion that we are actually free, that we get these curious moments in which freedom floods over us with a kind of explosion that suddenly shakes us awake. It's what the Buddhists call enlightenment.

And whenever it hits you, you get this strange feeling of, my God, of course! And then of course you wake up the next morning and say, Of course what? So the problem was to define it precisely. And the only way you could do this is by learning, if possible, to create peak experiences at will. And that was the problem to which I gave myself. after about nineteen fifty eight. How could it be done? Conclusion. Extrait de mon journal. J'ai compris. Il faut chercher le pic, faire du pic une religion.

Car, que je le veuille ou non, je pense que je suis un homme profondément religieux. Je veux dire que la religion is check from a commencement codifié, là où it is a finality terrifiant. Person has Besoin de Dieu for me. Sauf que je suis des difficiles à convaincre, voiture. Alors for l'instant, the seul chose on thequelle I travestir and sans mentir, is the picture. C'est le pic qui sauve les gars comme moi. C'est la pierre philosophale des demi-soffrants coincés l'intérieur.

It's the pictures that I do party, car it's the pictures, and for certain passages to saisir. It's the délice of the instant that they have cherched partout. Pic que j'avais pressenti il y a plusieurs mois quand je parlais de s'atteindre, car c'est de cela qu'il s'agit. Dans une immense déflagration extatique. Le pic est ce qui sera. orgasm metaphysic. It's the oui, the dick saw it, and this who had been accumulated with views restreinted and empêched precipitates from you.

Le pic arrive dans un train.

Lorsque tout s'est effondré et que l'on a au fond, en tout et pour tout, Plus qu'un vieux saccado miteux, dont les lanières ne demandent qu'à rompre, un fond d'eau croupie, et une gourde à l'odeur douteuse, l'esprit sonné incertain, le corps a boot force, et là... Là, mais là, messieurs, la voilà qu'elle arrive, l'insidieuse, la grande, l'immense liberté, et le corps qui frémit les poils qui se dressent en alerte, car ils savent que l'on s'apprête à vivre et le soleil couchant,

Celui que l'on also appelé volonté, délice, grâce, qui in quelques fractions de secondes vous fait passer du plus miséreux and se voit, qui voit le monde, qui sait le monde et qui jouit et qui jouit encore. Comment suis-je censé expliquer ça à des pessimistes coincés? Come on, car you say that to their logories nearby an instant face to the experience of this picture. When I cry a type who is a bit, Je regarde toujours au fond des yeux en me posant cette question.

If he is part of those for which the attrait for the shows intellectual is a niche rassurant that we permit to romantic and loyality, or is he my especially, of those who are there by amour, their response and we? Before the peak. Irrésistiblement vivant, ce qui fait de notre enveloppe the plus belle and expiante chose au monde, le pic and the plus belle chose.

C'est l'instant, l'instant pur. C'est Collins qui danse en terminant son livre alors qu'il rejoint sa tante. C'est moi sur le pont de ce foutu bateau au milieu de la mer du Nord qui danse en pleine nuit au milieu des montagnes. C'est ce petit gars au fond d'un train qui frémit et dont la voix résonne au fond du... Je t'en ai pas fini avec toi. Et tu sais quoi? I free what the nature prefer. I driver my proper courage, because the money of the world is the courage, and the same manner to

c'est d'être courageux. Continuez de vous penser comme de Je n'arrêterai pas de vous voir comme des tigres qui se ridiculisent plutôt que d'admettre qu'ils sont terrifiés. And je me ferai toujours un plaisir de vous le rappeler. Si vraiment c'est votre chemin, sachez que l'exploration de la nature humaine est des grandes questions ne peut pas se faire sans peur, sans courage. sans être parcouru de tremblements terribles et réussir à passer par-dessus.

On ne trouve rien sur l'existence sans être effrayé. me rompe. L'outsider est un chercheur. ça oui je l'estime Et je pense que je suis amoureux de lui. Seulement, je vous souhaite de comprendre. ni être heureux en refusant de répondre à vos questions. ni en mimant d'y répondre ご視聴ありがとうございました en n'allant pas confort de

Vous devez être radical, dans le pessimisme comme dans l'optimisme. Vous devez avoir peur. Vous devez entraîner votre volonté dans la peur. Et c'est un mec bien plus terrifié et peureux que vous qui vous le dit. You are desarred to bonheur. Vous êtes terrifié toute rendre compte that you have in dépit de tout de pouvoir que ce que vous vous rassurez à penser. And that the clé is dans vos mains.

A la prochaine, lisez mon livre, s'anomalisez parce que d'abord je suis écrivain. Si vous voulez plus de clés... Pensez vraiment à lire cet ouvrage. Et encore mieux, faites-vous un duo avec le livre de Collins Wilson, l'Outsider, parce qu'il est vraiment important. Rejoignez le cercle du dolmen sur mon Patreon pour venir partager avec la communauté, discuter avec moi et les autres. Il y a beaucoup de choses à cet endroit.

J'ouvrirai quelques places le soir de la sortie de cet épisode. Vous y trouverez sur ce Patreon également plein de conférences et d'épisodes bonus. Et je remercie tous les membres du cercle qui me permettent de continuer à produire ces épisodes. Vous êtes des amours. Tous les liens sont en description. À la prochaine. What happens is that this stuff which we call mind takes the shape of its container, the way water takes the shape of a container.

and when mind is folded down into the tiny, eancy, beansy, cramped container, of bourgeois American materialist Republican howley existence, it becomes a kind of a narrow experience of some sort, if you know what I

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