Rencontrer un.e analyste / psychologue : que savoir ? (2/2) - podcast episode cover

Rencontrer un.e analyste / psychologue : que savoir ? (2/2)

Jan 12, 202354 min
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Episode description

Un épisode où nous abordons le savoir sur l'analyste : doit-on savoir quelque chose ? En amont de la rencontre, pendant la thérapie,... ?


Merci à Guillaume pour cet échange :-)


Voici les liens pour retrouver le travail de Guillaume :


Ma dernière séance de psychanalyse > https://maderniereseance.mystrikingly.com/ 

autres podcasts sur l'intime : https://linktr.ee/guillaumepodcasts 


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Transcript

Take a breath. You're not alone. Let's talk about what's going on. Counseling helps you sort through the noise with qualified professionals and online therapy makes it convenient. See if it's for you. Visit betterhelp.com slash random podcast for 10% off your first month of online therapy. and let life feel better. venue sur le compteur de la psychologie. Nous voilà pour la seconde partie de cet épisode avec Guillaume.

Pour rappel, lors de la première partie, l'épisode déjà en ligne, on a commencé à parler de la quête du thérapeute, de ce qu'on va chercher en amont, de ce qui pourrait être important de connaître, du savoir qui parle à chaque fois en réalité de soi. J'espère que ce premier bout vous a parlé et j'attends vivement votre retour sur ce second épisode. Bonne écoute !

Est-ce que toi, tu as dit j'ai choisi mon analyste par recommandation ? Est-ce que son genre a été une clé de décision pour toi ? Non, mais parce que je n'étais pas... dans une période de vie où je pouvais être dans ces réflexions-là à ce moment-là. Après, aujourd'hui, je peux le penser. de si on m'avait donné un autre numéro avec un genre différent ou ce que ça représentait justement son genre à mon analyste. Mais pas sur le moment du choix. Pas sur le moment.

Et ce genre-là, est-ce que ce savoir-là s'est invité dans ta cure ? Bien sûr. Le fait que ça soit... Oui, c'est sûr. C'est évident. Parce que tu vois... Je trouve que là, pour le moment, on aborde le savoir d'une façon assez douce, non urgent. On a dit un peu, c'est pas forcément nécessaire d'en savoir trop. On peut en savoir, c'est ok, mais on pourrait se planter dans ce savoir-là. Là, dans mon podcast...

Sur ma dernière séance de psychanalyse, je vais avoir le témoignage de la psychanalyste Laurie Laufer qui a écrit le livre « Vers une psychanalyse émancipée » et qui parle des sujets... Queer, lesbian, bi, gay, trans. Et qui tire un peu la sonnette d'alarme sur tous les propos extrêmement menaçants et homophobes et anti-gay, anti-trans qui existent.

dans l'espace français aujourd'hui en 2022 et je crois que j'ai aussi envie de faire un peu une note moi en tant qu'homosexuel mais non mais en fait il y a aussi une question de sécurité dans les informations que je peux tu vois que je peux aller chercher pour justement choisir mon espace de thérapie, il y a des endroits dangereux. Si je tombe sur un analyste homophobe...

alors que mon sujet, c'est d'assumer mon homosexualité, ça va forcément merder, non ? Ou c'est dangereux pour moi ? Oui, après, toi, tu as l'impression que si... tu as lu ou entendu que cet analyste n'était pas homophobe, que ça te protège. Mais tu vois, je pense que... C'est terrible à dire, mais je pense que des analystes peuvent avoir des tonnes d'écrits pour dénoncer l'homophobie.

Est-ce que ça fait deux des êtres non homophobes ? Non, puisque moi, en tant qu'homosexuel, je vois des morceaux d'homophobie internalisés encore en moi. Ils en ont certainement aussi. Non, t'as raison. Je pense que ça vient. contenir et en tout cas permettre encore une fois une rencontre qui peut peut-être nous donner cette impression d'être plus sécurisé par rapport à voilà

Passer une porte et ne jamais avoir entendu parler de cet analyste. Mais par exemple, pour moi, je donne plus de poids et d'importance à quelqu'un qui me donne un numéro. Quelqu'un en qui je vais avoir confiance dans ses capacités justement de trouver que cet analyste... à un travail intéressant peu importe que des écrits sur internet mais après je pense que l'idée et c'est aussi intéressant c'est de se dire

Si tu es face à un analyste homophobe, est-ce que tu sauras partir ? Ou est-ce que tu sauras continuer à être en danger, en insécurité ? Cette idée de... Ah bah mince, je suis partie pour 10 ans d'analyse alors qu'il est homophobe et qu'il me fait vivre l'enfer. Mais peut-être que j'y retourne quand même deux fois par semaine. Et pourquoi ? Et pourquoi je me refais seul ? Tu as tout à fait raison, je trouve ça très intéressant.

responsabilise le ou la patiente. Et ce qui est gênant, c'est que dans de nombreux pays, un peu moins en France, mais il y a encore aujourd'hui des thérapies de conversion, c'est-à-dire des professionnels qui se positionnent en disant votre enfant est... Lesbienne, biguée ou trans, je vous le soigne pour le remettre dans le droit chemin à coup de psychothérapie, mais aussi un petit peu de Jésus et d'autres religions. Et oui, moi, je me sens assez fort pour partir.

Mais combien de personnes vont se dire, c'est vrai, qui n'assument pas bien, c'est vrai, c'est des penchants, c'est pervers. Et du coup, peut-être que la question que je pose, c'est la question de la régulation. Mais je ne sais pas comment... Tu vois, l'absence de régulation dans la psychanalyse notamment, qui pose question peut-être. Ou en tout cas, j'aime bien ta conclusion de dire s'il m'a été recommandé, il y a quand même quelque chose...

de forts et de sécurisants aussi. Oui, après encore une fois, pour certains déjà, ce sera absolument terrible de leur recommander parce que imaginons qu'on a appris que quelqu'un... va voir cet analyste ou je ne serai pas le passion unique de cet analyste. Ça serait très décevant aussi. Ça serait pour moi. En vrai, jamais j'irai. C'est pour ça qu'à partir de là...

on parle encore une fois de soi. Bien sûr. Et puis moi, suivant la recommandation, si c'est une personne que vraiment, j'ai du mal en tout cas à créer un accrochage dans sa façon, elle, de percevoir, je ne sais pas, le soin, etc. je vais déjà commencer à juger cet analyste que je ne connais pas, de toute façon. Et si c'est quelqu'un qui me parle dans sa façon d'être et de se penser, je vais peut-être courir chez cet analyste qui, au final, serait peut-être extrêmement décevant.

Je crois que la question... Je répondrai à notre question de cet épisode en disant peut-être que pour moi, l'enjeu, c'est plutôt... de ressentir ce que je ressens de mon analyse pour que ça marche. En tout cas, pour que ça marche, c'est ce que je ressens. pendant la séance et entre les séances qui va être la clé, moins que le savoir, selon moi. Et donc j'entends par là comment je me sens.

lorsque je tente de dire tout ce qui me passe par la tête, que je joue le jeu de la psychanalyse, je dis ce qui vient, comment je me sens dans le comportement, le cabinet. Le regard ou l'absence de regard, les interjections, les propos de l'analyse, comment je me sens. Et c'est comme ça peut-être que moi, si je devais conseiller à ma meilleure amie, je dirais essaye-en plusieurs.

À partir d'un savoir ou à partir de ce que tu veux. Fais ta popote. Limite, va au hasard. Tu m'en chopes trois. Peut-être trois, c'est trop, mais essaye et connecte-toi. à toi, comment tu te sens et moi je sais que mon analyste avait vraiment cet air bonhomme ce matin en me préparant avant que tu arrives je pensais Je le sentais comme un solide tronc. comme une base rassurante, accueillante. Et vraiment, l'herbonome, c'est-à-dire quelqu'un d'assez à la fois effacé, doux et effacé, gentillé.

mais au final extrêmement puissant et très présent au moment. Il était vraiment dans le moment présent. C'était dans sa façon de se mouvoir. Et ça, j'avais besoin de ce cadre-là pour sauter. Lui, il était ma corde. Pas pour me pendre, mais pour sauter. Je déteste le vide, j'ai absolument pas envie de faire du saut à l'élastique, mais il était l'élastique pour dire en fait faut y aller quoi. Dans les profondeurs de mon inconscient, j'en avais pas envie mais...

Et je sentais que cet élastique, j'étais en sécurité. Et ça, je le vivais au travers de son corps, de ce que je voyais de son corps. Et aussi pendant les séances, il a très peu parlé pendant les dix ans. Et c'est d'ailleurs quelque chose qui est très décrié. Voilà, sert à quoi de se raconter mille fois quelqu'un qui ne te répond pas et de payer pour ça. Mais il avait quand même des façons de répéter des lapsus que je pouvais faire.

ou de venir avec des petites onomatopées, des moments où vraiment je sentais que son hum hum venait valider une peine. Et souvent, c'était comme une aiguille qui doucement s'approchait et venait piquer des ballons remplis de détresse ou de larmes. Et quand il me faisait son hum hum, là, ça coulait d'un coup, genre je lâchais.

J'arrivais à aller à l'étage du dessous ou à faire péter le ballon de cette tristesse que je n'arrivais pas à valider ou que je n'arrivais pas à naviguer, que je n'arrivais pas à exprimer, à extérioriser. Et je sentais beaucoup de douceur.

jusqu'à cette dernière séance où là pour la première fois et la seule fois en 10 ans à la porte il me dit je ne suis pas d'accord c'est la seule fois dont je me souviens Parce que j'ai bien conscience que tout ça, c'est mon récit et que je pense que s'il y avait des caméras, je serais très surpris de plein de choses qui s'est passé que j'ai oubliées et à quel point je suis subjectif dans mon récit.

Mais ouais, à cette dernière séance, quand il a dit je ne suis pas d'accord, revenez à la prochaine séance, je me suis dit mais d'où tu sors du bois en fait ? D'où le sujet, c'est ton accord. Voilà. Peut-être que du coup, ça veut dire que j'ai réussi mon analyse, puisque je ne me suis pas laissé valider ou invalider. Mais ça gratte quand même. Puis t'es curieux, visiblement, d'une nouvelle rencontre.

Ouais, en fait, l'analyse, c'est pas... Avec moi, l'analyse, je sens que le podcast et je fais aussi de la céramique. Et tout ça, c'est la suite. Et j'ai l'impression que ça continue. Tu vois, on posait la question comment ça marche. Moi, en ce moment, j'observe plus le comment ça continue alors que je ne vais plus sur le divan.

Mais j'avais envie d'avoir ton retour. Tu en penses quoi de ma conclusion, de me dire, il y a le savoir, mais il y a aussi le ressenti qui est essentiel par rapport à son analyse pour que ça marche ? Oui. Après, je pense que le ressenti peut aussi évoluer. Et l'idée, par exemple, d'avoir aussi des ressentis qui peuvent être parfois désagréables. parfois un peu plus de colère ou de se sentir plus abandonné par l'analyste, ne veut pas forcément témoigner du fait que ça ne marche pas.

Alors, je pense que c'est à mettre, bien sûr, dans un contexte, etc. Il est évident que si un analyste ou un psychologue, peu importe, nous tient des propos... homophobe à chaque fois ou qu'il y a vraiment un malaise qui perdure, etc. Bien sûr que ça peut vouloir dire que ce n'est pas notre place et que ce n'est pas possible d'avancer dans ces conditions-là. Néanmoins, je pense qu'il y a certains ressentis qui sont intéressants de ressentir, justement, et d'être parfois un peu gênés.

Comme tu dis, des fois, avoir peur de dire quelque chose à ton analyste, avoir peur de lui parler de sexe, par exemple. Et que ça ne veut pas forcément dire, justement, si tu ne te sens pas suffisamment libre de dire tout à ton analyste et que ce n'est pas le bon. Par exemple, il faudrait aller voir ailleurs. Toute la dimension en plus de ce que ça voudrait dire aller voir ailleurs. Je pense que c'est bien parce que ce cadre-là le propose qu'on peut aussi ressentir tout ce qui nous vient.

Et que même la colère, même, je ne sais pas, le dégoût, même se sentir abandonné, même se sentir objet, etc., ça peut exister dans ce cadre-là et être justement mis au travail dans cette relation. Ah grave, moi j'ai eu plusieurs témoignages de gens récemment qui m'ont dit, bon moi j'ai arrêté, je suis parti. Et à chaque fois, je leur disais, est-ce que tu lui as dit ? Est-ce que tu as fait une dernière séance où tu as dit ?

donc la personne me parle et je lui dis j'entends ta colère tu lui as dit à ton analyste à ton thérapeute c'était pas forcément des gens en psychanalyse d'ailleurs et à chaque fois c'était non et j'ai l'intuition et je leur partageais mon intuition de dire mais en vrai vas-y on est en plein dans ta thérapie va lui dire cette juste colère comment elle t'agace comment ce qu'elle a dit là c'est inadmissible ou c'est malvenu vas-y

Oui, puis ça vient dire quelque chose de ce passage à l'acte, par exemple, de ça fait six ans que la personne est en analyse et puis un jour quelque chose est dit qui ne lui plaît pas et puis elle ne reviendra jamais. Tu vois, comme si ça ne pouvait pas être pensé, même la séparation aussi. Tu vois que ça ne pourrait pas exister de comment on se sépare d'un analyste, d'un psychologue, comment on lui dit.

Encore une fois, c'est ce qui se joue en soi. Il va y avoir des personnes qui seront très au clair et dans la possibilité de dire que ce qu'on leur dit là n'est pas OK pour eux ou que ça fait quand même... plusieurs séances qu'ils se sentent mal à l'aise par rapport à ça, ou en peine, ou qu'ils se sentent abandonnés. D'autres n'arriveront pas à en dire quelque chose, mais à ce moment-là, c'est justement le matériel clinique.

Parfois, le psy peut en dire quelque chose aussi. Des patients qui loupent des séances ou qui arrivent toujours en retard depuis 2-3 mois. Ils se tombent dans les créneaux. ou même pique plus. Ou justement, on est très peur quand le psy part en vacances, est-ce qu'il va quand même penser à eux, etc. C'est aussi le travail du psy, de l'avoir en tête et de pouvoir...

Peut-être en penser quelque chose et peut-être à un moment le proposer au patient ou pas. Ça dépend de ce qui est possible à ce moment-là d'entendre et d'être mis au travail. C'est vachement intéressant ce que tu dis dans ce qui est possible d'entendre et de mettre au travail. Je remarque tout au long.

de notre échange ça m'a vachement inspiré et fait travailler cette question de qu'est-ce que je dois savoir de mon analyste autour de l'orientation sexuelle qui est mon sujet qui est un de mes sujets

Ou l'identité, tu vois. Comment est-ce qu'il faut que, pour moi, Guillaume, donc je parle vraiment comme mon nom, il faut que la personne soit du bon côté de je ne sais quelle barrière pour que je sois en sécurité et... alors travail peut se faire et c'est marrant parce que sur mon analyste c'est moins ce sujet parce que je ne connais pas du tout

Et tant mieux, c'est pour ça que j'aime beaucoup le fait qu'il n'a pas de réseaux sociaux, le fait qu'il est introuvable sur l'interweb, qu'il n'a jamais communiqué ou très peu à part son expertise que je disais tout à l'heure. l'adolescence et donc il y a un ou deux écrits quand tu googles où tu peux retrouver peut-être mais tant mieux que je ne sache rien de ses opinions et

Et parce que du coup, j'ai pu les inventer homophobes parfois ou gay friendly une autre fois. Et qu'en fait, tout mon enjeu, c'était de naviguer ça. Et dans ce que j'étais capable d'entendre, ce qui a beaucoup plus joué, c'est moins. ce que je sais de lui, que comment il a amené les sujets en séance. Or moi, je me rends compte que j'étais incapable de recevoir...

une parole. C'est pour ça que la psychanalyse me correspond bien, c'est qu'une fois que j'ai mis sur un piédestal un analyse que je vais voir deux fois par semaine pendant plein de temps, le pouvoir est tel que ces mots, c'est des balles réelles. qui me tire dessus je me rappelle d'ailleurs d'une ou deux fois où il a dit quelque chose et je lui ai répondu je n'ai pas entendu ce que vous avez dit j'ai un blanc genre mon cerveau se protégeait de ces mots

Et vraiment, parfois, il disait des choses. Je ne sais pas ce que vous avez dit. C'était ouf. Et du coup, plusieurs fois, longtemps, il faisait des bruits d'ongles. Il faisait des... Je ne sais pas si au micro, je peux le faire. Il faisait commas et tout comme ça. Donc au début, je me dis... Ok. Pendant que je parlais d'un truc, mais je voyais pas le lien. Ok, il a un truc coincé sous l'ongue où il se gratte. Bon.

Ça saoule un peu parce que je suis en train d'essayer de dire un truc. Mais tout ça, c'est dans ma tête. J'ose pas... Puis à un moment donné, je dis... Mais pourquoi vous faites un bruit d'ongles ? Bien sûr, silence. Et là, franchement... Je me dis, oh là là, c'est quoi le délire ? J'ai pas envie. Bien sûr, il y a quoi sur mon ongle ? Du vernis. Qu'est-ce que tu vois là ? Quelle couleur vois-tu sur mes ongles en ce moment ? Du vert. Vert pomme.

Du coup, c'est un moment où j'ai commencé à mettre du vernis qui est pour moi qui a beaucoup de sens en lien avec mon identité, en lien avec mon rapport au monde, en lien avec le petit enfant en moi et l'adolescent qui a été brimé parce que trop efféminé. Et au final, il m'a amené d'une façon très douce, je trouve, sans aucune possibilité pour moi, sans mots. Et pour autant, l'ongle vernis, tu me plonges dans un sujet...

C'est évident l'invitation qu'il m'invite à inviter et à la fois, je n'ai aucun mot pour que mon cerveau puisse retirer son intervention. Et c'est marrant parce que pas plus tard qu'hier, j'ai changé avec un rendez-vous galant. Il me dit qu'il me trouve mignon. Tout se passe bien. On échange en ligne sur nos téléphones. À un moment donné, on fait une petite visio. On se parle. On dit, tiens, on va se voir. Au lieu de se parler, on va se voir. C'est marrant. Et la raccrocher.

abruptement et je ne comprenais pas pourquoi et après il a commencé à me dire ah c'est bizarre tes ongles donc le mec me trouvait très beau, très bien jusqu'au moment où j'ai dû me gratter l'oeil

Mon verre pomme est apparu sur le... Et c'est marrant parce que pendant au moins deux heures, je me suis dit... non mais j'avoue en fait c'est trop chum pourquoi je me mets du vernis il est moche en plus il est moche ce vert pomme c'est vrai qu'il est assez original comme couleur et c'est marrant j'ai vu tout mon être et mon identité commençaient à glisser, influencés par cette personne et me ramenaient.

complètement au bruitage d'ongles de mon analyste et ce que j'avais à en dire, et apparemment, je n'ai pas terminé d'en dire. Bon, après, deux heures plus tard, je me suis dit, mais non, en fait, moi, je kiffe mes petits ongles, ça me fait bien marrer. Et qu'elle abrutit. En fait, ça disait beaucoup de son rapport à sa féminité. En fait, j'étais là, mes mecs, c'est quoi ton... Quel est le sujet, en fait ? Et elle a commencé à me dire, es-tu efféminé ?

J'étais là. Et en fait, en vrai, on vit dans un monde super homophobe et très misogyne où quand tu as des critères... Qui t'identifie comme féminin. Parce que le vernis, on a décidé que c'était féminin uniquement. Ça crée tout un tas de trucs. Que sur le divan, mon analyste m'invitait à... à questionner ou à explorer au travers d'un brutage. Et ça, quand tu le racontes en soirée, les gens te disent « Et tu payes combien pour ça ? » Mais moi, ça a plein de sens. Parce que du coup...

J'avais envie de partager ça avec toi. C'est intéressant ton histoire, à quel point même tu as fini ton analyse et qu'en effet, pour conclure sur toi ce que tu disais, ça continue.

J'ai pas fini. Encore aujourd'hui, il y a cette idée qu'il y a des petits micro moments, des petits choses qui viennent te chercher ailleurs et qui en même temps ont eu... une place en tout cas dans ton analyse mais c'est pire que tout ça non j'ai pas terminé j'ai interrompu c'était plus le bon endroit pour moi j'avais besoin de J'avais besoin de faire et de dire autrement. J'avais besoin d'aller dans d'autres cadres et rencontrer d'autres canevas. Après la question de l'identité, m'assumer.

m'assumer professionnellement, m'assumer par la voix, assumer ma voix avec un X et un E, et encore en cours, tu vois, même dans mes podcasts. Avant cet épisode, je me disais que Jo est thérapeute, elle a une légitimité, elle a le droit d'en dire quelque chose. Mais moi, qui suis-je pour ? Et donc je continue à... à travailler cette question de l'identité. Je crois que je suis aussi en joie de garder une... Je ne pense pas que je suis très humble, mais une attention.

Et de me poser les bonnes questions, de me dire pourquoi moi, pourquoi maintenant ? Et cette déception de cet homme... hier ou avant-hier, venaient un peu me gratter en mode... En fait, c'est ça que je me suis dit. Je me suis dit, mais si j'enlevais mon vernis, il m'aimerait bien alors. Je pourrais le recontacter. C'est ça le plus terrible.

et il y a eu un moment donné où je me suis dit mais ouais faut que je l'enlève et et je l'ai gardé mais mais ouais tu vois donc non non pour moi et je sais pas si ça se termine une psychanalyse et Et je trouve ça chouette de savoir que les interventions et comment je me suis senti en analyse sur le divan, ce qui s'est dit, ce qui s'est passé, ça continue comme une graine, ça continue à pousser.

Ou comme un enfant qui s'essaye de sortir du ventre de sa mère. Ça continue à pousser, tu vois. Même longtemps après. J'ai encore des mots de mon analyste qui continue à me travailler. Après, il s'avère que j'ai choisi de faire un podcast sur la psychanalyse, donc je suis régulièrement invité à me rappeler. C'est pour ça que tu as choisi de faire un podcast sur la psychanalyse. Certainement.

Est-ce que toi, tu as l'impression d'avoir tout dit de ce que tu avais envie de dire de notre sujet ? Est-ce que toi, tu penses avoir tout dit ? De toute façon, je pense que ça serait des thématiques qui pourraient être à chaque fois rediscutées, démouées. Oui, j'ai tout dit. J'ai tout dit de ce que j'ai là de disponible. J'ai une note sur mon petit calepin. Réseaux sociaux.

Je me suis noté ça. Parce que j'observe et je vois des psychanalystes qui se racontent en ligne. Sur les réseaux sociaux ? Ouais. Instagram, Facebook. Et... Et au final, je ne sais pas ce que j'en pense. Je sais que moi, ça vient me gratter à l'endroit de mon identité, à l'endroit de s'assumer. Et je pense que j'ai une part de jalousie, je me dis... Ils ont l'air si libres. Mais du coup, je parle que de moi. C'est mon sujet.

Et une fois que j'ai compris que mon premier avis, c'est de se dire que non, en tant que psychanalyste, en tant que thérapeute, ton endroit, ce n'est pas de te raconter. Parce que justement, tu viens remplir le canevas de mille trucs, ça empêche, etc.

En vrai, c'est plutôt Guillaume et son sujet d'assumer son identité, ses identités et ses multiples facettes qui parlent. Parce qu'après, suite à notre échange, je me dis plutôt, mais en fait, il faut tout pour faire un monde dans le sens, il y a des gens à qui...

que ça aidera de passer le pas, de faire l'analyse avec ces personnes-là, qui viendront, croyant être fortes, fortes de se savoir de tous ces textes et ces vidéos sur les réseaux sociaux. Et en fait, ils vont découvrir peut-être autre chose, mais qu'au final... Ouais, c'est une façon de démocratiser quelque chose qui peut aider des gens. Je sais pas si toi... Parce que ce qui est intéressant, c'est que toi, en tant que thérapeute, tu ne lis pas LIE. Tu n'as pas lié ton métier de podcasteuse.

et ton métier de thérapeute, c'est-à-dire que si je veux prendre un rendez-vous avec toi, je ne peux pas trouver le lien. Donc, tu as fait le choix inverse. Oui. C'est pour protéger quelque chose en particulier ? C'est pas pour protéger, c'est pour différencier. Alors j'ai vu plusieurs psychologues sur les réseaux sociaux, des psychanalystes, j'ai pas en tête d'avoir vu des psychanalystes qui associaient les deux.

Je... Je réfléchis, mais toi, t'as en tête... Ouais, ouais, je t'enverrai les liens. Ok. On a un groupe... En fait, le podcast Madana Sans Obscualise a un groupe Facebook privé. Ah, mais j'ai vu que d'ailleurs... pour toi, en tout cas les analystes que tu as interviewés.

sur ma dernière séance de psychanalyse, j'ai vu que parfois, on pouvait trouver leur coordonnée. Bien sûr, encore plus simple, au-delà du groupe Facebook. Moi, j'ai des interviews, tu as raison, de psychanalystes qui racontent leur chemin d'analyse intime. C'est bien ou c'est pas bien ça pour toi ? D'avoir des analystes sur ton podcast. Qui se racontent. Je pense que tu en as peut-être beaucoup. Ah ouais ?

Je pense que c'est intéressant. C'est marrant que tu dis ça. Sur 50 épisodes, je crois que j'en ai 6. C'est beaucoup, non ? Je trouve qu'en tout cas... Je ne sais pas en termes de proportion. Après, il y a quand même beaucoup d'analystes qui ont découvert cette... profession en étant justement sur le divan et après en ayant envie de se réorienter pour faire ça mais je trouve que c'est pas mal de sortir un peu de la boucle on peut parler de son analyse que quand on est

Quand aujourd'hui, on est analysiste, d'extérioriser tout ça. Moi, j'aime beaucoup entendre d'ailleurs les discours de personnes qui ont fait une analyse qui ne sont... Aujourd'hui, absolument pas thérapeute ou analyste, etc. C'est les 40 autres témoignages, c'est la grande proportion, je suis d'accord avec toi. En tout cas, c'est les témoignages qui vont plus me parler. Pourquoi toi, tu ne lis pas les deux ? Tu dis que c'est pour différencier ?

Tu prends soin de quoi quand tu différencies tes deux activités ? En fait, je n'arrive pas déjà à trouver quel sens ça prendrait pour... Que ce soit les patients ou que ce soit pour les auditeurs et auditrices. Je ne vois pas en fait ce que ça apporterait d'une part à ma pratique. Et d'une part aux patients ou justement à ceux qui écoutent le podcast. Je trouve que c'est deux espaces distincts qui en plus, je trouve, on est dans une ère où...

Pour moi, ça reste quelque chose de questionnant, le fait de confondre un petit peu tout ça. J'en parlais d'ailleurs avec une psychologue qui est sur Instagram. Et qui me disait que c'était quand même compliqué, l'idée de... Elle fait du contenu sur Instagram. En montrant sa tête. En montrant sa tête. Parfois, c'est chez elle, etc. Et puis, dans sa bio Instagram, il y a un lien pour prendre rendez-vous.

En quoi c'était compliqué pour elle ? C'était compliqué parce que par exemple, elle me disait que des fois, en fait elle avait des messages Instagram de gens qui voulaient prendre directement rendez-vous sur Instagram. Donc ça posait la question de, est-ce que maintenant...

Instagram pourrait être aussi une plateforme où on prend rendez-vous avec les psychologues. Mais du coup, elle, est-ce que c'était son Instagram aussi où elle pouvait raconter des choses de sa propre vie ? Est-ce que c'était que professionnel ? Est-ce que du coup, elle se mettait à avoir un emploi du temps où elle gère, il me semble qu'elle a Doctolib, Instagram, plus son téléphone, etc. Enfin, un espèce de brouillard comme ça, où elle ne savait plus vraiment.

où mettre son temps, son énergie et que surtout ce qu'elle vivait sur Instagram c'est que par exemple si elle répondait Elle m'a raconté deux expériences où elle a répondu qu'elle ne pouvait pas recevoir. Je ne sais plus si c'était parce que c'était un créneau qui n'allait pas. Je ne sais plus. En fait, on était dans des...

des façons de s'adresser, comme sur les réseaux sociaux. Par exemple, elle s'est fait insulter deux fois. Parce que du coup, elle n'a pas répondu à cette demande de rendez-vous. Parce qu'elle a l'impression de n'avoir jamais vécu. Par email. Par email ou quelqu'un à qui on a donné son numéro, etc. Avec en plus du coup, c'est aussi questionnant parce que tu as un profil Instagram qui te demande ce contact-là.

Donc ça veut dire qu'en tant que thérapeute, tu pourrais même voir un pseudo. Tu pourrais voir l'Instagram de ton futur patient. Mais ce qui pour moi est vraiment... pas bénéfique, en tout cas, pour la rencontre. J'ai pas à voir l'Instagram de mes patients, comme j'ai pas un jour rencontré leur mari qui...

Il pourrait me dire que ce que telle personne me dit en séance, ça n'a rien à voir avec ce qui se passe avec le quotidien. Ça va dans les deux sens aussi, que moi, le savoir que je peux avoir sur le patient... C'est le sien, c'est ce qu'il va me montrer, ce qu'il va m'amener. Mais ce n'est pas où on commence, où j'ai accès à son profil Insta. Je ne suis pas super convaincu parce que, en gros, tu es une bonne professionnelle.

En fait, pour moi, ça se répond. Tu te dis deux choses. Un, c'est compliqué en termes d'organisation. En vrai, tu fais un message automatique en disant tous les rendez-vous passent par Doctolib. Merci, bonne journée. C'est pas très compliqué en fait d'unifier en termes de stratégie de communication un peu bébête. Ou toute prise de rendez-vous, merci d'envoyer un email à. Et deuxièmement, toi tu n'iras pas voir les instas.

de tes patients si jamais tu te... D'ailleurs, toi, sans Instagram, tu pourrais googler chaque prénom et nom de patient et avoir accès à énormément de choses, choses que tu ne fais pas et tu as besoin d'être ou ne pas être sur Instagram pour se limiter. Du coup, moi, si je devais me faire l'avocat du diable, non, je ne suis pas l'avocat du diable. En fait, j'entends ton choix, j'ai du mal à le comprendre.

c'est ton choix et c'est le bon il n'y a pas de sujet, j'essaye pas de te convaincre mais moi je peux te raconter une histoire où grâce à ton podcast il y a beaucoup de gens qui n'osent pas connectés avec un ou une thérapeute parce qu'ils ont peur ou bien parce que ça ne leur correspond pas et ils trouvent chez toi une résonance un ton de voix ils se disent je suis en souffrance et

J'ai pas envie de faire une thérapie, sauf peut-être avec cette personne. Et du coup, mettre un lien, c'est permettre à des gens de prendre rendez-vous et du coup, d'aller se soigner. ou d'aller mieux, en tout cas, l'espoir qu'ils aillent mieux. Et du coup, je ne vois pas trop le... C'est un peu comme créer un compte Doctolib, pour amener à toi des gens.

que tu pourrais impacter par ta profession ? En fait, tu vois, moi, même si du côté des patients, je ne choisirais jamais un psychologue ou un analyste que je vois sur Instagram. Tu vois ? Donc déjà, je réponds avec ma sensibilité aussi. Et comme je ne choisirais pas un analyste sur Doctolib.

toi tu ne veux pas les patients qui pourraient te trouver au travers du podcast c'est pas que je ne veux pas c'est que déjà tu complexifies leur chemin parce que tu pourrais aussi mettre ton prénom et ton nom de famille et après à eux de te trouver Et tu choisis d'être anonyme. Déjà, je trouve que c'est quand même un milieu où je reçois tous les jours des demandes.

de savoir si je peux recevoir, soit d'être adressée, etc. Et non, je trouve que ça ne me parle pas dans cette démarche-là. Alors j'entends... Je ne suis même pas sûre que ça crée une rencontre qui serait forcément plus bénéfique ou qui aurait plus de sens pour ces patients. Et ce n'est pas parce que... Ils m'ont entendu sur un podcast et ils ont aussi mis quelque chose d'eux en pensant que du coup je serais plus comme ci ou comme ça ou que ça leur parlerait plus ma façon d'être thérapeute.

que ça serait ce qui se passerait dans l'humanité. Et heureusement, d'ailleurs, que sûrement... Peut-être que l'idéal serait là dans les premières rencontres. Peut-être qu'à un bout d'un moment, je serais absolument décevante. Peut-être que certains me trouveraient plus sèche que sur le podcast ou encore peut-être plus douce.

Mais ça c'est la même chose pour tes patients qui n'écoutent pas le podcast. C'est exactement la même chose. Projette tout un tas de trucs. Projette tout un tas de trucs. Mais toi c'est peut-être une question aussi de sécurité. Moi je sais que... Moi, je sais que ce que je travaille... Donc moi, ce que j'ai décidé de faire, c'est... Donc j'ai un compte Instagram, Facebook et même TikTok. Ça m'amuse.

Et parfois, je monte ma tête. Mais la plupart du temps, c'est des extraits audios des podcasts que je trouve chouettes, les extraits. et les podcasts mais de mes podcasts et l'idée c'est d'avoir une vitrine parce que souvent quand les gens réfléchissent à témoigner Ils ont envie de savoir qui est la personne et je les comprends bien. Je les invite à un voyage intime. Ils ont peut-être écouté mes podcasts mais je crois qu'il y a pas mal de gens qui disent c'était cool de voir ta tête.

Et donc, moi, il y a sept enjeux de vitrine. Et il y a aussi ce que je travaille depuis le début avec mes podcasts. Et petit à petit, je comprends mieux et je décide mieux. quel moi je fais voir et je fais entendre. Parce que je trouve que je fais un métier public, toi et moi on fait un métier public, on propose une conversation ou des mots ou une expérience, un contenu.

au public et donc je joue les règles du jeu du public il y a des artistes qui sont totalement anonymes et c'est très chouette mais moi personnellement j'ai envie de dire puisque j'invite les gens à partager leur intime J'ai envie, moi, de partager mon intime. Je trouve que c'est juste pour moi. Mais comment je le fais pour que ça soit au service de quelque chose autre que mon égo, tu vois ? Et les réseaux sociaux viennent me gratter vraiment à cet endroit-là où...

Qu'est-ce que tu racontes de toi et pourquoi et comment ça a un intérêt ? Moi, je ne suis pas thérapeute, mais ça a un intérêt pour le podcast. Et comment est-ce que je ne glisse pas vers, on a compris, un de mes sujets qui est d'être validé ?

par les autres et par les likes où du coup un nombre d'audience d'un podcast détermine pour moi sa valeur alors que tu vois et du coup d'être complètement perdu là-dedans et je sais que ce qui m'a défier le plus c'est un peu sur ma dernière séance de psychanalyse où de plus en plus j'ai envie de raconter des bouts de mon analyse ou de mes sujets pour permettre à l'autre de rebondir et ce qui est vachement chouette c'est que du coup

On est symétrique. Je ne suis plus l'intervieweur et c'est eux qui dévoilent. Et ensemble, ça crée quelque chose d'assez chouette. Et sinon, sur comment devenir sexuellement épanoui. Où là, ça a été un vrai travail thérapeutique pour moi, du coup. Au début, de faire des témoignages où je ne disais rien de moi. Tout le monde est anonyme sauf moi.

Moi, si je commence à te raconter mes histoires de sexe, tout le monde peut l'entendre. Je me disais, ah là là, j'ai peur. Si des gens utilisent ces informations intimes, je me sentais exposé. Mais en fait, là, je suis... Au fur et à mesure des épisodes, je découvre cette part de moi où j'ai envie de pouvoir raconter des choses de mon intime. En fait, c'est quelque chose pour moi de politique. C'est comme mes ongles vernis. En fait, j'exige rien de personne.

J'ai pas envie de mettre dans la face des gens, d'obliger les gens à entendre ce que j'ai à dire ou à voir mes ongles. En revanche, si tu regardes mes ongles, ils sont pas. Et si t'écoutes mes podcasts, il y a un endroit de l'intime sexuel, du mien et de la personne qui participe. qui est dévoilé et qui est raconté. Et c'est vachement important pour moi parce que dans les récits en tant qu'homosexuel aujourd'hui en 2022, tu as accès à très peu de contenu.

Et quand tu as accès à des contenus, des films, des podcasts, des audios, de la musique, ça raconte un truc ultra normatif d'une sexualité très hétéronormée. On en est encore à qui joue la femme et qui joue l'homme. Dans la plupart des interactions, maintenant, ça s'appelle actif-passif. Actif, tu pénètres, t'es l'homme. Passif, t'es pénétré, t'es la femme. Aujourd'hui, en 2022. Et donc, du coup, mon podcast, mon invitation, c'est de dire, en fait...

Qui pénètre qui n'est pas vraiment le sujet. Enfin, ça peut l'être. Ça peut l'être si c'est ton désir et ton envie et tout. Mais il y a plein d'autres nuances, singularités de sexualité. Il y a plein d'autres façons. de se définir, de se raconter, de s'explorer. Et donc partager l'intime, partager du soi, c'est essentiel et c'est politique. Politique dans le sens...

ça influence la société et l'espace qu'on a le droit d'occuper quand on est homosexuel en 2022. Je pense que c'est ma réponse sur pourquoi je ne délie pas. Toi, tu dis je prends soin en ne liant pas et moi, je lis. Je pense qu'on n'a pas du tout la même place aussi. Exact, bien sûr. Mais tu en as une tout aussi intime dans la vie des gens en tant que thérapeute qui offre comme ça.

des contenus qui aident les gens. Je ne pense pas que sur le podcast, c'est justement un espace thérapeutique qui aide les gens. Le tien ? Oui. Ça ne veut pas dire qu'en effet, ça peut être interprété ou parlé pour certaines personnes, mais comme plein de podcasts. Tu vas recevoir plein d'emails qui disent « Je suis d'accord avec Guillaume. » Non, je rigole. J'ai écouté ton podcast avec une amie dans la voiture. Je lui dis « Ah, c'est chouette. Viens, on écoute. On lit les titres. »

mon ami, un peu moins, un peu moins, mais principalement mon ami, a des soucis d'insomnie. Donc on écoute ton épisode sur l'insomnie. À ce moment-là, on... On projette plein de trucs sur toi, on est dans l'attente, tu nous racontes des trucs qui nous aident. Et notamment, il y a une de tes phrases que ma pote a répétées en disant, ah ouais, ça, ça, ça résonne énormément.

par rapport à mes insomnies c'est parce que vous projetez que là vu que je suis psychologue que j'ai ce savoir là mais par exemple tu tapes insomnie podcast il y en a plein il y en a plein mais de personnes qui ont souffert d'insomnie c'était pas mon sujet tes mots, une phrase il y a des trucs qui n'ont pas résonné et il y a un truc à un moment donné, je ne me rappelle plus la phrase

mon ami qui n'est pas très psychanalyse, psychothérapie, ça c'est pas son domaine comme le mien, a vraiment, et j'ai trouvé en effet que cette phrase elle était très puissante, et ça nous a aidé. et ça a créé une conversation et c'était très intime et je crois que du coup là où je te gratte c'est de dire j'entends que toi tu ne lis pas mais il y en a plein ouais enfin bon je sais pas ce que tu penses que je suis le seul podcast

Parce que je suis psychologue qui ferait ça ? Il n'y a pas des podcasts que je t'écoute sur la politique, des sujets de société, où d'un coup il y a une phrase qui te parle et qui te déplace ? Complètement. Complètement. Mais du coup, le podcast est un média très intime. On est au creux de l'oreille et tout. Et je le crois beaucoup. Et c'est vrai.

que quand je t'observe. Parce que du coup, on collabore. Moi, je t'apprécie beaucoup en tant que personne. Et quand je t'observe, t'es une énigme pour moi. Je me dis, c'est tellement marrant et intéressant. Une personne qui décide de faire un contenu public. et très intime, et qui met la frontière, et qui est anonyme. Et pour moi, ça m'intéresse beaucoup.

dans mon questionnement parce que moi j'ai décidé de ne pas être anonyme et d'utiliser l'intime et le podcast comme un propos un peu politique que je viens de raconter donc je trouve ça intéressant on a des chemins différents Et en même temps, tu nous racontes que toi aussi, toute cette problématique d'être vue, de sortir du placard, elle fait partie de toi. Bien sûr. Et peut-être qu'elle ne fait pas partie de moi. Et je pense que dans le podcast, de toute façon, il y a toujours quelque chose...

d'assez narcissique, d'avoir envie d'être entendue, d'être appréciée, peut-être d'avoir tant d'écoutes ou tant d'autres, etc. Mais peut-être que je n'ai pas besoin de plus. Je ne suis pas plus excitée narcissiquement. pour justement dire, et en plus, appelez-moi à mon cabinet, que ça me suffit aussi, que je suis bien dans cette place-là, que je suis bien dans ma place aussi.

où il y a des moments où je suis psychologue face aux patients, ça ne veut pas dire que les patients ne peuvent pas reconnaître ma voix, qu'ils ne peuvent pas justement faire le lien et que ça ne peut pas aussi exister. C'est-à-dire qu'il y a des moments où ça se connourrit, ces deux milieux-là. Il y a des moments où l'un va avec l'autre. Il y a des choses comme ça qui passent d'un... T'as déjà eu en séance quelqu'un qui dit « Mais attendez, c'est vous la voix de... »

Et là, ce nouveau savoir, cette mise à jour de savoir, tu as vu des modifications. Parce que c'est ça notre sujet, c'est quoi savoir de son analyse, de son thérapeute pour que ça marche. Du coup, il y a des gens qui se disent « mais attends, je fais le lien ». Tu as l'impression qu'en effet, ça impacte la thérapie. Oui, mais ça n'impacte pas négativement ou positivement. Mais en tout cas, ça existe.

et donc c'est ok hop ça rentre dans le matériel ça va exister de toute façon et puis des fois peut-être que ça va se taire pendant un moment puis ça va revenir peu importe c'est à dire que je suis totalement à l'aise avec l'idée que parfois en effet ça peut comme ça et puis Si bien il y a des patients que ça fait très longtemps qui savent que je fais ce podcast ou qui en reconnaissent et qui ne m'en diront rien. C'est pas grave. Comme plein de choses.

Ou peut-être qu'ils se posent plein de questions. Ou peut-être, mais pas du tout. Et que c'est moi d'ailleurs qui fantasme sur le fait que peut-être on m'écoute en cachette. Peu importe, tu vois. Mais en tout cas, ça me va bien. Et que quand je suis en tout cas face à un patient, je ne suis pas podcasteuse. Et quand je suis podcasteuse, pour moi...

Je ne suis pas psychologue au sens où je propose une thérapie. Bien sûr. C'est-à-dire que c'est aussi avec toute ma sensibilité d'être aussi quelqu'un de très curieuse. J'adore lire des nouveaux essais cliniques, théories. J'aime les partager. Alors bien entendu, c'est aussi soumis au fait que moi, je suis aussi dans ma profession imprégnée de tous ces courants théoriques, etc. Donc que ça donne aussi...

Cette supposée expertise peut-être, mais qui pour moi est toujours aussi de l'ordre d'une illusion. Il y a beaucoup de personnes qui peuvent m'envoyer un mail en me disant qu'est-ce que vous pensez de telle chose, etc.

Donc on me met à cette place comme ça d'un supposé savoir, un présupposé savoir, auquel cas je ne suis pas forcément obligée de répondre. Je ne me considère pas comme, ah oui, c'est moi le sachant du groupe dans le podcast, etc. d'autres qui justement vont trouver que j'en sais rien et que j'ai dit n'importe quoi à cet épisode mais tant mieux aussi

je ne fais pas ça en me disant je représente une psychologue qui propose des micro-espaces thérapeutiques comme ça où je vous fais réfléchir c'est plus je partage des réflexions mais comme moi des fois J'écoute plein de podcasts qui n'ont rien à voir avec la psychologie ou la psychanalyse et puis parfois ça fait effet. Il y a une phrase comme ça qui me marque, qui me permet de bouger.

Et pour autant, tu vois, je n'ai pas besoin de dire que cette personne, c'est parce qu'elle est psychologue qu'elle me fait bouger, etc. Mais c'est sûr que ça peut avoir de l'effet de se dire, tiens, elle est psychologue, donc ce qu'elle me dit, ça m'aide à avancer dans ça. Pourquoi pas ? Parce que toi, en plus, tes épisodes, tu ne partages rien de toi. C'est vraiment une analyse, une proposition d'information sur des thématiques.

je trouve ça vachement intéressant du coup moi qui suis dans l'affirmation de l'identité j'entends et moi quand je souligne nos différences c'est pas pour... je les trouve belles et j'en suis curieux parce que tu disais on est différents oui bien sûr mais je trouve ça intéressant parce que tu te dis les gens qui décident que c'est moi le sachant du groupe moi je suis là mais

Ben meuf, c'est ton podcast, c'est toi qui fais les épisodes, c'est toi qui fais les recherches, c'est toi qui raconte, et c'est toi qui t'es positionné, qui a pris ce rôle, mais t'en veux pas la responsabilité. C'est dans l'affirmation de l'identité. Et justement du savoir, je trouve ça intéressant. Si, c'est toi. C'est toi qui es responsable. C'est toi qui publies. C'est exactement la même chose.

Comme on disait en début d'épisode, est-ce que c'est parce que quelqu'un écrit un livre sur les troubles anxieux ? Est-ce que c'est le sachant des troubles anxieux ? Mais pour moi, ce que j'entends là, c'est plutôt ta fuite. qu'un élément... Oui, j'ai bien entendu ce que tu veux dire, qu'en gros, tu viens avec ta subjectivité, tu viens avec tes connaissances qui sont limitées, avec aussi une expertise et une expérience.

Mais... Je sais pas, moi j'aime bien cette question de la responsabilité, de dire ok... J'aime bien. Je l'aime bien. Je crois que je l'aime bien, moi. Je me dis, OK, Guillaume, t'as fait combien d'épisodes ? Sur quoi ? T'as fait entendre qui ? Par exemple, sur ma dernière séance de psychanalyse, je n'ai jamais eu une personne noire.

Et du coup, je me dis, c'est quand même problématique, quoi. Je crois que j'ai à cœur, je me sens responsable, et j'ai à cœur de faire entendre de la diversité, de la divergence. Et aussi, tu vois, une multitude de voix. Du coup, il y a un moment donné où j'avais eu que des femmes. Et je crois que j'aime bien cette responsabilité de me dire c'est moi le chef. Mais moi, en général, je n'ai pas de problème à être le chef.

Et en revanche, en effet, ce que ça fait pour les gens, c'est pas mon pouvoir. Et c'est marrant aussi parce que par rapport à ce que tu disais, moi, c'est pas thérapeutique. Moi, je dis le contraire. En fait, quand les gens viennent témoigner, c'est terriblement thérapeutique et c'est thérapeutique pour moi, pour la personne qui témoigne et pour la personne qui écoute lorsque ça résonne, lorsque il y a un truc qui se fait.

Et d'ailleurs, c'est ça, tout l'élan et la joie de mon podcast. Il y a les audiences qui me dépriment parce que c'est des chiffres qui bougent. Et en revanche, l'essence que je mets dans ma petite voiture bio dégradable. c'est les emails des gens. Quand les gens me disent « Ah, cet épisode m'a fait rebondir là-dessus, ça m'a nourri ainsi, etc. » Moi, je trouve ça absolument génial. Et les gens mettent en mots à ce moment-là la puissance thérapeutique.

Tout peut être thérapeutique de toute façon. Est-ce que tu as une place qu'on prend ? Oui, c'est ça. Moi, je ne prends pas après. Que tu prends et que tu ne prends pas. C'est marrant parce que moi, la place que je ne prends pas, c'est celle du thérapeute. En revanche... Si l'effet est thérapeutique, moi je ne suis pas thérapeute, ce n'est pas un endroit rémunéré ni thérapeutique. Non, c'est clair ? Est-ce que tu as un mot de la fin ? Une dernière bafouille ?

On peut dire que les gens doivent absolument aller dans le descriptif de cet épisode dans lequel il y a tous les liens pour écouter ton podcast et mes podcasts. On pourrait commencer par ça. Ils n'y trouveront pas ton lien pour prendre rendez-vous. Ils le savent déjà. Moi, j'ai juste envie de te remercier. Merci à toi aussi, Guillaume. C'était très agréable. Je pense que c'est un sujet, encore une fois, qui peut se co-nourrir.

continuer à être pensé, avoir plusieurs espaces et que les mots qui sont dits aujourd'hui sont engagés aujourd'hui, mais qui en même temps peuvent être différents, évolués, retravaillés. Et que ça reste toujours, et moi c'est comme ça que je vois le podcast, des petites portes ouvertes. mais qui ne sont pas là pour traiter tout le fond, toute la pensée, etc., et aussi laisser de l'autonomie à ceux et celles qui écoutent pour en faire quelque chose, soit continuer eux leurs propres réflexions.

en étant d'accord ou pas d'accord, ça m'en appartient, et que c'est ça surtout que je souhaite. Ah ouais, moi, changer d'avis est une de mes choses préférées. En fait, ce que j'ai dit là, il y a dix jours, c'est complètement débile. Moi, j'ai une dernière proposition. J'aimerais que les gens qui sont encore là à la fin et qui ont apprécié, nous envoient des messages pour nous dire quel est notre prochain sujet. Si on était amené...

à refaire, à continuer. Quelle serait l'autre problématique ou sujet ou thématique où elle aimerait que l'on traite ? On mettra un email ou un contact dans la description de l'épisode. T'es ok ? Ouais. Très ok. Trop bien. Top. Cet épisode est à présent terminé. J'espère que vous avez apprécié notre échange. Guillaume dans l'épisode. Un formulaire est dessous dans les notes du podcast. Vous pouvez nous écrire pour vous suggérer peut-être d'autres thématiques.

Je vous remercie pour votre soutien aux écoutes et je vous dis à très bientôt. Salut ! Your night in just got legendary. Legends.com is the only free-to-play social casino and sports book where you can spin the reels, drop parlays, chase the spread, and hit up live blackjack without leaving your couch. Slots, sports, original games, Legends has it all. Get in the game now and score a 50% bonus on your first purchase only at legendswithaz.com.

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