¶ L'Affaire Dreyfus: Contexte et Objectivité Historique
Temporium présente l'affaire Dreyfus. En effet, nous allons revenir aujourd'hui sur l'affaire comme on. Au XVIIIe siècle, il y a eu l'affaire Callas, c'est la naissance d'un phénomène qu'on appellera plus tard l'opinion publique. La fin du XIXe et le début du XXe a eu l'affaire Dreyfus, c'est la naissance de ce qu'on appellera les intellectuels. who in France has not read, ne serait-ce que a little of this affair. It is an error judiciaire that compared to cell is the maître et alon, simply.
plus incroyable. This affaire qui a ébranlé la République a été la cause de nombreuses fractures familiales, amicales. Elle a littéralement divisé la France en deux camps, les Dreyfusards. et les anti-Dreyfusard, les Dreyfusards étant ceux pour Dreyfus et les anti-Dreyfusards évidemment contre Dreyfus. Alors aujourd'hui, les ouvrages fleurissent, il y a les fameux dossiers secrets, les nouvelles théories, but il faut tout de même revenir à l'affaire en elle-même.
Essayez de comprendre ce qu'elle fut et pourquoi elle a eu une telle ampleur. Comment? Une banale histoire d'espionnage devint-elle l'événement que nous savons. Parce qu'en effet, elle était d'une terrible banalité, cette petite affaire de trahison. Banale déjà parce qu'elle n'était pas la première. Au cours des années précédentes, plusieurs traîtres avaient été démasqués, ils avaient pour nom Châtelain, Bonnet, Boutonnet, Grener, Guillaume, Blondeau, Vanot, Thézen, etc.
Boutonnet a été employé civil aux archives militaires, il a été condamné à cinq ans de prison par exemple, et il avait avoué. Or, aucun ministre n'en avait parlé, aucun député n'avait interpellé qui que ce soit. Je vais également vous demander, et je sais qu'en ce moment c'est devenu extrêmement difficile, de demeurer le plus objectif possible. On dit que l'historien doit être neutre, ce qui est certain. But it will be the plus possible.
Je vous ai donc parlé d'objectivité et je reviendrai certainement plus longuement tout à l'heure. Ce que je voudrais en fait, et je parle aussi aux jeunes qui écoutent, à Théo entre autres, et les autres. que vous n'ayez pas à l'esprit cette expression fameuse. mais qui ne veut rien dire et qu'on entend tous les jours, quasiment.
the heures les plus sombres de notre histoire, et comme quoi l'affaire Dreyfus serait parmi les heures les plus sombres de notre history. Il n'y a pas plus d'heures sombres que d'heures roses. Il y a simplement des epocs where we pensait différemment d'aujourd'hui.
Ce n'est ni regrettable, ni fameux, c'est comme ça, c'est un fait. Je vous parle souvent de mise en situation, de grilles, de lecture, pour vous éviter justement tout jugement hatif, vous éviter de voir certains faits, certaines époques avec vos yeux d'aujourd'hui. Ce qui nous empêche pas évidemment d'être touchés ou d'être choqués, évidemment.
¶ La Belle Époque: Lumières et Ombres
C'est pour cette raison que nous allons donc repartir à la belle époque, on va comprendre, et pour comprendre, il faut s'immerger dans cette France si éloignée d'aujourd'hui. Imaginez qu'en janvier 1890 est publié le premier annuaire des abonnés de Paris, par exemple, au téléphone. Il y a alors 6995 abonnés pour Paris et la région parisienne. Dans cette période aussi, les loisirs se démocratisent et on assiste à la naissance d'une culture de masse, tout ça n'est pas neuf.
On apprécie beaucoup les sorties, les spectacles de musicaux, le cirque... des loisirs qui ne sont plus justement uniquement réservés à l'élite sociale. Désormais, vous avez les ouvriers comme les petits bourgeois qui se côtoient dans des lieux de divertissement, comme les cafés-concerts de la butte Montmartre, par exemple. Rendez-vous compte, cette fois on se mélange.
Cette période est une croisée des chemins entre un monde qui finit et un autre qui commence. Vous avez, et je vous conseille, ce phénomène remarquablement décrit dans l'excellente série télé d'Anton Abbey, une série anglaise, c'est vrai, mais qui va vous faire comprendre. Ce choc des mondes qui s'annonce, la fin d'un monde et le début d'un nouveau. C'est exceptionnel, cette série pour ça est exceptionnel, entre autres.
Mais bon, les personnages, évidemment, j'y reviendrai dans une émission spéciale, mais franchement, c'est là que vous pouvez comprendre ce qui se passe à ce moment-là. La nation de citoyens égaux, vous savez, dont rêvent les révolutionnaires, ne veut plus connaître de différence de classe, de religion ou encore de culture, ce qui tend malgré tout à éloigner les citoyens les uns des autres et qui rend petit à petit vaine leur fraternisation.
Alors, voyez, on dit la belle époque, vous allez voir que tout n'est justement pas si rose. It's for that you're se méfier des expressions. La nouvelle communauté politique à ce moment-là rejette au nom de la raison et de la science le poids du passé. Too like the role traditional de l'Église Catholic. This model rencontre evidently l'opposition des movements nationalists who seem to date a too modèle identitaire.
fondée sur l'appartenance ethnique. Et donc dans certains milieux, on va réhabiliter la race pour mieux réenraciner une nation expurgée de ces éléments étrangers. dans ce contexte tendu, vous l'imaginez bien. La laïcisation. va être mise en œuvre par un personnel politique composé d'avocats, de journalistes ou d'enseignants qui sont tout simplement athées ou même déistes, mais prenant la place des grands notables catholiques conservateurs, hostiles justement à ce chamboulement idéologique.
L'épuration républicaine va à ce moment-là rejeter hors de l'État ses anciennes élites. Et oui, c'est comme ça qu'on crée du ressentiment. La bataille scolaire oblige l'Église à abandonner sa place forte. L'école laïque, obligatoire et gratuite, incarne à elle seule la République. Elle mène à une vision unitaire de la nation, donnant la prééminence à l'instituteur sur le curé, rejetant l'enseignement religieux hors des locaux scolaires.
Laïcisation des cimetières, des hôpitaux, retrait des crucifix des prétoires, lois sur le divorce, tout ça apparaît dans les années 1880-90 comme autant d'atteintes insupportables à l'identité catholique de la France. Est ce que vous sentez peu à peu ce basculement de l'ancien monde vers le nouveau? Par peur de la nouveauté, justement, eh bien certains refusent les progrès vertigineux qui ébranlent les modes de vie et les certitudes du passé.
On assiste alors à une forte poussée irrationnelle, c'est vrai, que vont illustrer les analyses d'un Gustave Lebon sur la folie des foules qui considérées comme des masses qui sont considérées comme des masses hystériques, ou celle du docteur Charcot sur le somnambulisme. Ce célèbre professeur de la sapétrière ne va même pas hésiter à désigner les juifs comme responsables des ravages provoqués par les différentes formes de nervosité, pathologies à ses yeux proprement juives.
The France rural and Catholic was a France urbaine that responsible of desorganisation social and decadence. En plus de ça, vous avez la montée de la criminalité qui accroît l'inquiétude. Pendant ce temps-là, les attentats anarchistes. menace, tout ça fait gronder un petit peu l'opinion. Le début des années deux huit cent quatre-vingt-dix, c'est aussi le temps de ravacholes et de vaillance, celui des bombes aveugles dans les restaurants et les hôtels de Paris.
This period, encore unefo, la belle epoque, is censé être the famous belles heures of our history. Come quite, encore unefo, vaut eviter this genre d'affirmation that are imbéciles, properly imbeciles. Le thème de la décadence. qui est diffusé à ce moment-là par Maurice Barès comme Paul Bourget. Et tant d'autres auteurs à succès d'ailleurs, l'emportent désormais dans les esprits. Il y en a quasiment tous les jours.
That traduis a grand pessimisme devant de dérèglement dont serait responsable that famous republic si favorable individualism and portant atteinte aux hiérarchies. Entendez là evident, entendez par là l'aristocracy and la haute bourgeoisie. Contre le déracinement and l'immoralisme, we have alors une indispensable and urgente régénération de la France catholique d'autrefois qui se fait sentir chez certains sorts de retour to certain valeurs. Bref, on ne veut pas changer dans certains camps.
sauf que ça suppose l'élimination des ennemis de l'intérieur qui la pervertissent. Voilà. Mais n'allez pas croire que ce n'est qu'en France non plus. Vous avez dans toute l'Europe de cette fin siècle a même cri qui s'élève contre cette fameuse décadence. Le libéralisme, comme on l'appelait à l'époque.
menacerait les traditions, la nation alors perdrait son energy and âme. In Allemagne vous avez autour de Wagner ou de Nietzsche, tout comme en France, on redoute la montée des foules irrationnelles qui sont porteuses de criminality.
La démocratie et le suffrage universel sont eux aussi mis en accusation parce qu'ils détruiraient les élites naturelles. Encore une fois, vous avez là cette opposition. Le retour aux religieux apparaît donc, au contraire, comme un recours ultime contre les masses. Et vous avez donc ce... This faisceau de faits qui peu à peu arrive attention physique, we have plus other elements qui pris les uns
the one ne risk rien, never dangerous, but in fact we mélange, quantity mélanger, bomb. Voilà ce qui est en train de mûrir dans cette France of the fin of siècle, qui est propice. à l'affrontement entre des imaginaires politiques littéralement contraires. Dans toute la France, des troubles et des émeutes font craindre le pire.
¶ Les Racines de l'Affaire: Scandales et Accusation
On est quasiment sur des charbons ardents, et de plus en plus fréquemment se fait entendre l'international. Le mouvement socialiste prend forme à ce moment-là. En plus de ça, des scandales économiques éclatent, tel le crash de l'Union Générale, qui est une importante banque catholique, ou encore et surtout le scandale du canal de Panama, qui va révéler l'aphérisme du personnel politique.
et l'ampleur de la corruption de certains députés qui sont rémunérés secrètement par la compagnie, on va d'ailleurs les appeler les checkards. C'est vous dire Voilà voilà le climat, en gros tous pourris, il faut régénérer ce fruit pourri. Et rajouter à ça quelque chose d'extrêmement important, la crainte de l'Allemagne. On est juste vingt ans après la perte de l'Alsace-Lorraine, il ne faut quand même pas l'oublier.
Et ce sentiment de revanche est toujours exacerbé. La haine de l'allemand, l'angoisse de l'allemand, l'angoisse du déjà on dit l'angoisse du Bosch. Tout ça est déjà là. Vous avez une espionite qui est constante et qui sévit, qui est attisée en plus par des arrestations d'espions ennemis à la solde de l'Allemagne, c'est quasiment tous les mois. En 1892, Drumont lance une campagne de dénonciation d'officiers juifs au sein de l'armée française comme autant d'espions potentiels.
Sa campagne remettait carrément en question la tradition française d'égalité de tous les citoyens. Ici, les Juifs apparaissaient comme l'ennemi de la France éternelle, trahissant de l'intérieur l'État républicain. Les duels par la presse interposés se font de plus en plus violents. L'un d'eux va même se terminer tragiquement par la mort d'un capitaine, Armand Mayer.
A polytechnicien, this will suscite at this moment an emotion immense. The ministry of the guerrey condamne ces préjugés dont la Revolution Française a fait depuis longtemps justice. Nous ne connaissons, souligne-t-il encore, que des officiers français. Sauf que le répit va être de courte durée parce que année après année Drummond, vitable inventeur de l'antisémitisme contemporain, s'en prend, ce qui est étonnant quand même. à tous les Dreyfus de la société française.
littéralement les Dreyfus, les dénonçant nommément dans son brûlo quotidien, le journal La libre parole un journal si vous voulez, à ses lecteurs innombrables, c'est un journal extrêmement important, et des lecteurs passionnés. En septembre mille huit cent quatre-vingt-treize, ce journal relate longuement le duel opposant Drumm au député Camille Dreyfus.
En avril mille huit cent quatre quatorze, il va décrire encore une fois avec force au détail le procès Dreyfus, ce qui n'a rien à voir avec le nôtre, c'est un procès mené contre un marchand de grains à l'échelle internationale. Entre temps, et c'est pas neutre, en juin, le président de la République, Sadi Carnot, est assassiné par un anarchiste, italien certes, mais voyez l'ambiance dans laquelle on est.
Et c'est toujours Drummond qui lance, le 1er novembre 1894, dans la libre parole toujours, la véritable affaire Dreyfus. Alfred Dreyfus, cette fois, est une proie de choix. Superbe musique tirée du film L'affaire Dreyfuse d'Yves Boisset avec Thierry Frémont dans le rôle-titre, excellent d'ailleurs dans le rôle-titre, scénario de Georges Semprun d'après le livre L'affaire de Jean-Denis Bredin.
Alors, fin septembre 1894, la section des statistiques, autrement dit le service d'espionnage et le service de contre-espionnage, met la main sur une lettre anonyme qu'on appellera plus tard le Bordero, adressée au colonel von Schwartz-Koppen, l'attachée militaire allemand en poste à Paris. Une enquête est ouverte par le ministre de la guerre, le général Mercier. Le 6 octobre, l'enquêteur interne affirme que l'auteur du bordereau serait un stagiaire d'état-major, un artilleur.
Nous arrivons alors au lundi 15 octobre 1894. Le capitaine Alfred Dreyfus ne s'imagine pas le moins du monde quel coup de tonnerre va s'abattre sur lui quand il se rend au ministère de la guerre pour répondre à une convocation. Une convocation qu'il a reçue deux jours auparavant, le samedi donc à son domicile, une convocation pour le moins inhabituelle, il doit se présenter en tenue bourgeoise le lundi quinze à neuf heures du matin au cabinet du chef d'état-major de l'armée.
Ce n'est pas loin, il s'y rend à pied. Or, dans le bureau à la place du général de Boisdeffre, chef d'état-major, c'est le commandant du Patit Clam qui le reçoit avec deux autres hommes en civil. Dupaty de Clame prétextant une douleur à la main, demande au capitaine Dreyfus d'écrire un courrier à sa place, un courrier pour le moins étonnant.
Des phrases tirées d'un document qu'on appellera plus tard donc le bordero, rédigé par un espion français, est récupérée dans la corbeille de l'attaché militaire allemand qui annonce la livraison prochaine d'informations importantes. L'atmosphère à ce moment là est tendue et étrange. Dreyfus ignore tout, évidemment, de ce texte. Il a froid, il tremble, c'est pour ceux qui sont présents un signe incontestable de sa culpabilité.
Il est immédiatement mis en arrestation pour crime de haute trahison, enfermé au secret à la prison du Cherche Midi. Fou de douleur, il clame son innocente, il son innocence, il heurte sa tête contre les murs de désespoir. Mon seul crime, s'exclame-t-il, est d'être né juif.
¶ Procès, Condamnation et Humiliation Publique
L'étau se resserre brusquement. l'instruction confiée par le général Saucier, gouverneur de Paris, généralissime de l'armée. Au commandant d'Ammercheville est mené rapidement. La presse a vend de l'affaire. La libre parole alerte alors l'opinion. Le 1er novembre, couvrant toute la première page de ce journal, la sensation, dont je vous parlais tout à l'heure, on peut lire Autre Trahison, arrestation de l'officier juif à Alors là, émotion immense sur le moment, bien sûr.
traduit le dix neuf décembre devant un Conseil de guerre, Dreyfuse fait face, la tête haute à ses accusateurs. Le verdict est rendu tout simplement trois jours plus tard, le vingt deux. Reconnu coupable d'avoir livré à une puissance étrangère ou à ses agents un certain nombre de documents secrets ou confidentiels intéressant la défense nationale, il est condamné à l'unanimité à la déportation à vie dans une enceinte fortifiée et à la dégradation.
Cette dégradation, tout le monde le sait, a lieu dans la cour de l'école militaire le cinq janvier mille huit cent quatre-vingt-quinze. C'est une scène évidemment dramatique qui va marquer longtemps la conscience nationale. en présence de plusieurs milliers d'hommes de troupes et sous les injures d'une foule hargneuse rassemblée derrière les grilles, qui lance inlassablement à mort, à mort ou encore traître, traître mort aux juifs, Dreyfus voit évidemment en un instant son monde s'écrouler.
Un adjudant de la garde républicaine lui arrache brutalement ses galons, brise son sabre, vous connaissez, vous avez déjà vu, j'imagine, les images, Dreyfus crie Soldats, on dégrade un innocent, soldat, on déshonore un innocent, vive la France, vive l'armée. Il est immédiatement exporté déporté dans l'île du Diable, un lieu pour le moins maudit où d'habitude on exilait les protégers.
Autant dire que it's enough, commence alors another calvaire absolutely épouvantable, celui-ci, sa detention to a lieu of solitude immense and c'est même pas imaginable évidemment, d'autant qu'en France, à part sa famille et quelques intimes, rapidement tout le monde l'a oublié, il n'y a absolument pas d'affaires Dreyfus. Voilà pour le fait divers, si j'ose dire. Revenons maintenant sur les éléments.
Un point à savoir, le ministre de la Guerre, qui est donc Mercier, comme je vous le disais, a vêtu quelque temps auparavant. Maille à partir avec cette fameuse presse nationaliste dont je parlais tout à l'heure. Au point qu'il était pas loin de tomber the ministre, and d'entraîner evident le gouvernement avec lui, parce que at the point quand a ministre tombe, c'est tout le gouvernement qui tombe. Or, ce dossier Dreyfus.
qui lui tombe, si je puis dire, dans les bras, le lui permettrait alors de se réconcilier avec cette opinion qui compte à l'époque. Il peut donc sauver son portefeuille.
¶ Le Dossier Secret: Preuves Fabriquées et Irrationalité
Je reviendrai sur Mercier donc tout à l'heure. Je vous ai parlé de ce fameux bordereau, ce document qui fait condamner Dreyfus. D'où vient-il? Tout simplement toute ambassade d'Allemagne where an espionne française, Madame Bastian, l'aurait intercepté, je dis l'aurait exprès, vous comprendrez, l'aurait intercepted in the poubelle of Maximilian von Schwarzkoppen, attaché militaire.
Comme dans un roman d'espionnage, ce sont les petits bouts, déchirés, dit on, du bordereau, qui sont transmis au service français. Le commandant Henri le reconstitue puis le montre à son chef, le commandant Sander. Ce document est une véritable bombe qui prouve la livraison à l'ennemi d'informations sur l'armement et les troupes françaises et surtout qui ne peut provenir que de l'état-major lui-même. Pour trouver le coupable, on va donc procéder à par de grossières déductions.
The bordereau ne peut avoir été écrit que par un artilleur de l'état-major. On cherche, et rapidement, on se souvient d'un stagiaire qui était passé par là, dont la nomination comme capitaine avait déjà fait scandale dans l'armée, pensez donc, un officier juif. Alfred Dreyfus. Mais oui, c'est ça, c'est forcément Dreyfus.
For demasquer le trait, on compare les écritures grâce à plusieurs experts. The people of them need the resemblance entre l'écriture du Bordereau and cell of Captain Dreyfus, but Caslantienne entre alors on scene a certain Alphonse Bertillon. Chef du service de l'identité judiciaire à la préfecture, il a mis au point l'anthropologie métrique permettant, à travers les signes physiques, de répertorier les délinquants, favorisant ainsi leur eventuelle arrestation.
C'est un personnage falot, soucieux de s'imposer toujours dans la carrière policière, de monter. Bertillon est également un antisémite convaincu, un antisémite des plus enflammés. Tout le rapproche de du professeur Charcot qui, au même moment, construit un registre iconographique des aliénés et se range également dans le camp anti anti-Dreyfusar. Dans son délire accusateur, Bertillon forge une invraisemblable explication, l'auto-forgerie.
A base de décalques du bordereau. Selon sa thèse, écoutez bien, c'est que si les écritures ne sont pas en tout point semblables, puisque c'était là la thèse de la défense. C'est que Dreyfus a tout simplement imité sa propre écriture en y introduisant de soigneuses dissimulations par des décrochements, glissements ou déplacements.
A l'aide aussi de collages and emprunts at divers membres of his family, and in particular l'écriture of his frère Matthew, he served parvenu to contrefraire sa properture. Ce raisonnement va être pris au sérieux par des juges qui sont issus pourtant de grandes écoles scientifiques. Après avoir écouté sa démonstration, le président de la République, Casimir Perrier, va apporter son soutien au camp anti-Dreyfusard.
Toute cette affaire, je ne sais pas ce que vous en pensez, sont évidemment l'irrationnel. Mais vous allez voir qu'on n'est pas au bout de nos surprises dans ce domaine. Parce que ne sachant plus où trouver du secours, donc une fois que Dreyfus a été déporté sur l'île du Diable, ne sachant donc plus vers qui se tourner, eh bien on se met à leur place, on se met à la place de son frère, Mathieu Dreyfus, le frère admirable, qu'on dira plus tard.
Eh bien, il entend dire qu'au Havre, un certain docteur Gibert, expert en psychiatrie, pourrait l'aider. Convaincu de l'innocence de son frère, the médecin estime que l'une de ses patientes, une certaine Léonie, serait capable par ses dons de voyance.
Eh oui, j'ai bien dit ces dons de voyance de venir à bout de ce mystère, de cette condamnation inexplicable, ne reposant sur aucune preuve connue. Encore une fois, je vous rappelle que l'opinion publique n'entend plus parler de Dreyfus du tout. Il n'y a absolument pas d'affaire à ce moment.
Tout comme Charcot, le docteur Gibert, il faut savoir se livre à des expériences d'hypnose. C'est la grande mode at cette époque-là. Mathieu se rend donc au Havre pour rencontrer cette fameuse Léonie. Elle est en transe donc, elle lui prend les pouces, puis lui parle de son frère, des lunettes qu'il porte.
It's a vision troubling Alfred d'habitude porte un pince. Or depuis peu sur l'île du diable, hein has des lunettes cerclées, ce que son frère ne peut pas savoir evident. Il est décontenancé, mais ébranlé, on le saurait à moins. Il apprend à son tour à mettre Léonie en transe en hypnose et il l'installe chez lui, rue de la Victoire. Il a été particulièrement frappé, ce frère, par une révélation de Léonie qui demande à haute voix
Qu'est-ce que c'est que ces pièces qu'on montre secrètement aux juges? Ne faites pas cela, ce n'est pas bien. Des pièces que vous ne connaissez pas, qu'on a montrées aux juges, vous verrez plus tard. Imaginez un peu la folie, le docteur Gibert évoque quelques temps plus tard le destin tragique du capitaine Dreyfus devant son ami Félix Faure, le tout récent président de la République, qui lui apprend alors l'existence du dossier secret, qui, communiqué au seul juge, a emporté leur conviction.
Les dons de voyance de Léonis sont donc confirmés. La plus haute autorité de l'État républicain, le président de la République, est donc au courant de cette irrégularité flagrante? Mais de quoi on parle? Eh bien on parle tout simplement de pièces constituant un dossier secret. en particulier de celles que la section de statistiques a interceptées au début de 1894.
concernant les défenses de Nice et de la Meuse. Elles proviennent d'un agent que Schwarzkoppen et son ami intime, si vous voyez ce que je veux dire, l'attaché militaire italien Panizzardi, appellent Dubois. Une lettre essentielle évoque d'ailleurs dans ce dossier ce canaille de dés. Elle est utilisée dans le sens évidemment de la culpabilité de Dreyfus, dont le nom l'a été compris, a la même initiale.
Ce dossier contient aussi des documents qui vont s'avérer truqués dans le but d'accabler Dreyfus, mais ça on le saura par la suite. Et présentés secrètement aux juges au cours du procès qui se déroule à huis clos, ce dossier les a incités à condamner Dreyfus. Et cette décision a été prise par le ministre de la guerre Mercier, qui était absolument convaincu, lui, de l'innocence de Dreyfus, il le savait.
Et vous imaginez l'illégalité qui est quand même de taille, puisque ni le prévenu, ni ses avocats n'ont eu connaissance de ce dossier, le fameux dossier secret. C'est également lors du procès que l'un des responsables de la section, le commandant Henri, officier sorti du rang, particulièrement hostile aux prérogatives dont bénéficient les polytechniciens, en plus il est jaloux, atteste qu'une personne honorable l'a averti de la trahison de Dreyfus. Et le désignant.
Il déclare solennellement Le traître le voici! Puis en frappant son képi il ajoute à l'adresse des juges, s'enquérant de l'identité de ce mystérieux personnage, parce que Évidemment, il le montre pas, il est pas là. Cette phrase passée à la postérité, il y a des secrets dans la tête d'un officier que son képi doit ignorer. Pour clore son intervention, Henri jure, tendant la main vers la statue du Christ derrière lui, que Dreyfus est bien le trait.
L'incroyable, c'est qu'en définitive que des officiers supérieurs de l'armée de la République se soient contentés de telles gesticulations et finalement aient accepté d'élever de semblables élucubrations à la dignité de preuves irréfutables de la culpabilité du capitaine. Le capitaine Dreyfus fait figure, donc, vous l'avez compris, de boucs émissaires parfaits, d'autant plus qu'à travers lui, on s'en prend à la République.
dès le début, si son nom s'impose de toute évidence parmi Ce de tous les officiers pouvant faire figure de traître, c'est qu'il est juif. Le raisonnement du lieutenant-colonel d'Aboville qui, par déduction, vous avez au début, remonte à Alfred Dreyfus, alors même que ce dernier ne connaît absolument rien du canon de 120, qu'il a jamais été chargé d'une mission à Madagascar et n'a nullement parti en manœuvre comme l'annonce l'auteur du véritable Bordereau.
en est une illustration parfaite. Voilà. On déclare que j'aurais dû m'en douter, s'exclame alors le chef de la section, le colonel Sander, connu pour son antisémitisme. Et oui, tout est réuni, en fait. Et même si certains experts ne reconnaissent pas l'écriture de Dreyfus, eh bien on en change, jusqu'à en trouver d'autres qui vont affirmer pouvoir l'identifier.
Officier irréprochable, Dreyfus ne peut être accusé. Officier juif par contre, il incarne aux yeux d'officiers pourtant républicains l'image même du félon de celui qui vend la France à l'Allemagne. Et oui, toujours cette peur, cette peur de l'Allemagne, cette peur de l'étranger.
Dès lors, une logique imparable se met en place, les juifs, même les plus patriotes, sont par essence des traîtres en puissance. Dreyfus est à ce moment le seul officier juif de l'état-major, il faut savoir. Donc Dreyfus est l'auteur du bordereau. And après la dégradation, Maurice Barès écrit que Dreyfus est capable de trahir, je le conclus, de sa race. le lieutenant-colonel du Paty de Clam, d'avoir été l'ouvrier diabolique de l'erreur judiciaire.
J'accuse le général Mercier de s'être rendu complice, tout au moins par faiblesse d'esprit, d'une des plus grandes iniquités du siècle. J'accuse le général de Bois d'Effre d'avoir eu entre les mains les preuves certaines de l'innocence de Dreyfus et de les avoir étouffés. J'accuse enfin le premier conseil de guerre d'avoir violé le droit en condamnant ton accusé sur une pièce restée secrète.
Et j'accuse le second Conseil d'avoir couvert cette illégalité par ordre, en commettant à son tour le crime juridique d'acquitter sciemment un coupable.
¶ Démasquer la Vérité: La Chute d'Esterhazy
And l'affaire va rebondir sur un coup de théâtre. Le banquier de Castro, arpentant les boulevards où se donne tant de comédies fantasques et légères at that epoch là, tombe sur un facsimilé du fameux Bordereau, alors qu'il attend l'omnibus place de la Madeleine. Incroyable, il reconnaît l'écriture de son client, le commandant Estherazi, et dévoile à Mathieu Dreyfus la culpabilité certaine de cet officier à ce moment-là, tout à la fois débauché, joueur et escroc.
Esther asie et démasquée par hasard donc, mais aussi, aussi à la suite d'une enquête menée par le nouveau responsable de la section, le commandant Picard, officiel pourtant antisémite. convaincu de la culpabilité de Dreyfus à la base. C'est d'autant plus comique entre guillemets que c'était lui qui avait diffusé le dossier secret, qui avait donné concrètement, physiquement, le dossier secret au lors du procès.
En mars mille huit cent quatre-vingt seize, il intercepte par la voix ordinaire, donc la fameuse toujours Madame Bastian, un nouveau document, le Petit Bleu. Qu'on appellera le petit bleu, envoyé par Schwarzkoppen. Il en reconstitue le sens, en l'absence du commandant Henri, ça tombe bien, et découvre l'identité de son destinataire, Esther Azie.
Picard se renseigne, Esther Asie criblée de dettes, pourvoyant au confort d'une maîtresse dispendieuse, a de grands besoins pécuniaires. Il a même été vu entrant à l'ambassade allemande. Par ailleurs, il se rend fréquemment au siège de la libre parole.
And peu après on apprend avec stupeur que cet officier de l'armée française n'a pas caché dans une correspondance privée qu'il serait heureux d'être tué comme capitaine des Hulans, vous savez, les fameux lanciers à cheval des anciennes armées allemandes, autrichiennes et russes.
Donc sabrant des Français. Quelle horreur! Pour le moment, en comparant l'écriture d'Estherazie à celle du Bordereau, Picard est donc convaincu de sa culpabilité. Et la conclusion s'impose d'elle-même, si Estherasie est coupable, alors Dreyfus est innocent. De son côté, Bernard Lazare publie dans une brochure La vérité sur l'affaire Dreyfus, qui contient tellement d'informations précises que l'état-major accuse Picard d'être responsable de ces fuites.
Et fort de sa conviction, Picard alerte les autorités militaires qui le rabrouent. Qu'est-ce que ça peut vous faire que ce juif reste à l'île du diable? Voilà ce qu'on lui répond. Il importe, en tout cas, de séparer les deux affaires. Il y a l'affaire Esther Asie, et puis il y a le dossier Dreyfus. Mais la conscience de Picard s'y refuse, et c'est évidemment tout à son honneur. Je ne sais pas ce que je ferai, mais en tout cas, je n'emporterai pas ce secret dans ma tombe, s'écrit il.
Imaginez que l'état-major n'est pas ravi de ce genre de... The response is already sanctioned envoying Tunisie. The passage of Paris will confier son am I Maître Leblois, qui, sous le saut du secret, raconte the events of vice president du Senat, another Alsacien protestant, Schauer Kessner.
Alors celui-ci court voir le président de la République, Félix Faure, puis se précipite chez le président du Conseil, Méline, et enfin va voir le ministre de la guerre Billaud. En vain, personne ne veut les entendre. Comprenez bien encore une fois qu'à ce moment-là, il n'y a toujours pas d'affaires Dreyfus. Mathieu Dreyfus, mis au courant par d'autres voix, se rend lui aussi chez Schauer-Kessner et, en accord avec lui, envoie une lettre publique au ministre de la Guerre. Je dis bien public.
Si Méline, figure de proue du personnel républicain, soutient toujours qu'il n'y a pas d'affaires Dreyfus, l'armée, à la suite d'une contestation désormais publique, se voit bien malgré elle dans l'obligation d'ouvrir cette enquête. Les plus hautes autorités militaires ne sont donc pas parvenues à protéger totalement Estherasie.
Eh bien, cette fois, il y a une affaire Dreyfus. Contre toute évidence, celui-ci affirme pourtant que Dreyfus a imité son écriture. Et oui, évidemment, bien sûr que c'est mon écriture, puisque c'est Dreyfus qui l'a imitée. Et il est soutenu par l'état major, il va gagner sans difficulté le procès qui lui est intenté, ce qui est incroyable, tandis qu'il triomphe sans vergogne, Picard, lui, est arrêté, tout va donc pour le mieux.
On le soupçonne d'être vendu aux syndicats juifs, at that famous société secrète agissant dans l'ombre in favour of Dreyfus, as mystérieux Juifs des protocoles de Sion Kinest. L'imaginaire naît à cette époque là. Maître Labory, le jeune et brillant avocat de Lucide Reyfus, la femme de du capitaine, pas plus que maître de mange engagé cette fois par Mathieu, n'ont pu dévoiler le complot politico militaire.
It's a déni de justice, but this one the déni de justice is very fortunate. The France entière will embrase. L'acquittement d'Estherazi, the 11 janvier 1998, a des parfums de scandale. This one is trop.
¶ Zola, les Émeutes et la Propagande
La riposte, inattendue, va tout faire basculer. Dans la matinée du treize L'Aurore, le journal de Clemenceau, répand la foudre à 300 000 exemplaires, vous connaissez le titre. Emile Zola is alors au fait de sa gloire. Il grossit délibérément le trait, il attaque de face l'armée, il dénonce la raison d'État. Tout est violent, tout est presque hugolien. Il faut clamer le caractère inique du procès fabriqué, l'innocence de Dreyfus.
Dans le droit fil de la tradition émancipatrice française, il écrit donc Je n'ai qu'une passion, celle de la lumière, au nom de l'humanité qui a tant souffert et qui a droit au bonheur. L'affaire Dreyfus s'inscrit à présent dans la longue histoire de la lutte contre l'oppression. Elle devient un symbole marquant du combat en faveur de la justice.
C'est un crime d'empoisonner les petits et les humbles, d'exaspérer les passions, de réaction et d'intolérance en s'abritant derrière l'odieux antisémitisme dont la France libérale des droits de l'homme mourra si elle n'en est pas guérie. The lutte in favours of Capitaine Juif s'impose at all the Republicans. It se trouve élevé à la dimension d'un principal. La mémoire va en retenir son caractère universaliste. Le brûlot de Zola apparaît comme une provocation délibérée.
La réaction de l'État, évidemment, ne se fait pas attendre. Des poursuites judiciaires sont décidées. Méline déclare devant la Chambre des députés que l'on n'a pas le droit de vouer au mépris les chefs de l'armée. Et oui, on s'en prend à l'armée, donc on s'en prend à la République, au fondement de la République.
Les parlementaires l'acclament, la confiance au gouvernement est très largement votée, le procès Zola donc s'ouvre le 7 février 1898 dans une ambiance que je vous laisse imaginer, une ambiance survoltée, en présence d'une foule nombreuse, incommensurable. Tous les acteurs de l'affaire défilent les généraux, les responsables de la section de statistiques, Bertillon, toujours, qui demeure fidèle à ses élucubrations, Picard et Henri, qui sont devenus à ce moment là ennemis jurés.
Pour emporter la conviction, le général de Pellieu, qui amenait l'enquête sur Estherasie, brandit un nouveau texte, le fameux le faux Henri, accablant pour Dreyfus. Sur ce document, fabriqué très maladroitement par Henri, dans l'ignorance of his superior, and he's remote in November 1996, on the lear sous la plume prétendue de Panizardis adressant à Schwarzkoppen. J'ai lu qu'un député va interpeller sur Dreyfus.
Si on demande à Rome nouvelles explications, je dirais que jamais j'avais des relations avec ce Juif. Tumults, emotions, labori demande à voir ce document. Le général de Bois d'Effre vient confirmer en personne son authenticité and demande au jury to have confiance en l'armée. En gros, vous pouvez avoir confiance, puisque moi-même, généralissime, je vous dis. Que c'est vrai. Zola est donc condamné à un an de prison et s'enfuit en Angleterre.
Mais comme une traînée de poudre, les manifestations antisémites vont se déclencher immédiatement à travers toute la France. Ça y est, c'est l'embrasement. Cette marée en plus est soutenue par une presse nationale largement hostile à Dreyfus, qui comprend l'éclair, la patrie, l'intransigeant, la libre parole, évidemment. Le Jour, La Croix et ses éditions de province, Le Petit Journal, Le Petit Parisien, Le Matin, soit un tirage global d'environ cinq millions d'exemplaires quotidiens.
Depuis mille huit cent trente-deux, la France n'avait pas connu de troubles antisémites identiques. Entre janvier et février quatre-vingt dix huit, des émeutes éclatent dans cinquante cinq villes, y compris Paris. Tantôt des petits groupes de manifestants se précipitent dans les rues en criant Mort aux juifs, à Bazola. La France aux Français.
Tanto de vastes foules rassemblant plusieurs milliers de personnes comme à Angers, à Marseille, Nantes, Rouen ou encore Bar le Duc envahissent les artères, détruisent en entonnant les mêmes slogans vengeurs, aussi bien les synagogues que les residences des rabbins or the magazines de commerçants juives.
And les rapports de police font craindre quoi? Tout simplement une nouvelle Saint-Barthélemy. La population juive est terrorisée, souvent physiquement agressée, tout ça est intolérable, les blessés sont nombreux, partout on incendie, jusqu'à la fin de l'année la peur s'installe. Elle n'est pas prête de cesser.
In 1902 encore, des foules de plusieurs milliers de personnes manifestent à Paris, s'assemblant devant les différentes mairies, arpentant les boulevards au cri de Mort Juif, vive l'armée! Place de l'Opéra, vous avez plus de dix mille personnes qui acclament Drummond et hurle Mort Juiv.
The portraits caricaturaux of Dreyfus are projeted by plusieurs on the panneaux lumineux, in the main quarter, evidently, suscitant la colère de la foule, too, excitement, it's épouvantable, elle est belle, la belle epoch. C'est dire que le camp nationaliste trouve longtemps dans l'affaire en plus un prétexte pour se faire entendre, haut et fort, alors même que le camp républicain désormais rallié au dreyfusisme.
Parvient enfin to s'imposer au niveau national. La marée qui deferme sur la France is accompagned en plus d'une very explosion of the presence. This presse, the plus souvent hostile au Capitaine Dreyfus, will façon the opinion public. It will provocate the tension, it will make flèches de tout bois to augment her tirage. Evidently,
Par le scandale, la diffusion des bobards et la simplification des événements à outrance. Pendant l'affaire, la presse exerce pour la première fois un véritable pouvoir redoutable, aux effets en plus imprévisibles. Et vous avez en plus de ça la photographie qui est mise au service des diverses propagandes. La photo maintenant est entrée dans les mœurs.
Les photos les plus fortes sont reproduites de manière massive dans la presse, les pamphlets, les affiches, et l'affiche Dreyfus et d'un traître se trouvent comme ça reproduite à 136 000 exemplaires. Grâce au progrès technique, en plus on peut truquer les photos pour emporter la conviction, tout ça est assez facile. C'est aussi l'âge d'or de la caricature avec laquelle on va décocher les flèches les plus acries, les plus dangereuses.
la plume est plus forte que l'épée n'a jamais été aussi importante qu'à cette époque là.
¶ Mobilisation: Intellectuels et Socialistes Unifiés
Les plus grands artistes vont s'emparer de ce moyen d'expression en plus. Dans chaque camp, on élabore de véritables bandes dessinées ou des albums colorés. On vend de nombreux jeux, alors un nez de Mathieu Dreyfus, qu'on peut manipuler indéfiniment, des échafauds miniatures qui permettent de couper soi-même la tête du capitaine Félon.
des jeux de loi de toutes sortes aux parcours et aux conclusions contradictoires selon le camp qu'on choisit, les objets les plus inattendus, des éventails aux pipes ou aux papiers de cigarette. servent également de support de propagande, tout se vend, le commerce prospère, c'était c'est horrible quand on y réfléchit, bataille idéologique impitoyable, l'affaire.
a suscité l'engagement des artistes les plus réputés de l'époque. Beaucoup rejoignent le camp anti-Dreyfusard. Vous avez Degas, Renoir, Cézanne, Toulouse-Lautrec, Sténelin, Forin ou Rodin qui se retrouvent aux côtés des nationalistes, il faut le savoir. Encore une fois, sans jeter la pierre, il faut encore une fois se remettre dans le contexte.
D'autres comme Pissarro, Monet, Signac, Villard ou Emile Gallet soutiennent la cause du capitaine rejoints par des écrivains comme Anatole France ou Marcel Proust. He assisted lui-même d'ailleurs au procès Zola. Quand on réfléchit que tous ces gens se rassemblent ensuite, quand on a Marcel Proust et Emile Zola dans la même pièce, Ça laisse quand même rêveur.
Vous avez l'exemple d'Edgar Degas qui est particulièrement intéressant. C'est un féroce antisémite, il se fait lire par sa servante Zoé chaque matin à son petit-déjeuner, avec délectation des extraits de la libre parole ou de l'intransigeant. Ses prises de position n'ont pas tellement de retentissement dans son œuvre picturale elle-même, contrairement d'ailleurs à Stanlin ou Fain.
The diverse péripéties of the affair will inspire a Proust Jean Santeuil, ain't the long passage de la recherche du temps perdu, and Anatole France qui écrit Lilo Pingouin and Monsieur Bergeret à Paris. Deux gars, Cézanne ou Renoir ne sont pas seuls, voyez. En plus, la marée antisémite an instant to submerger la société française se trouve brusquement légitimée par l'entrée en lice des académiciens qui apportent au camp anti-Dreyfusard le poids de leur autorité institutionnelle.
Et contre la mobilisation des intellectuels, en faveur de Dreyfus et de Zola, les événements de 1898 poussent à la radicalisation complète. En janvier quatre vingt-dix neuf, à l'initiative de Maurice Barres, Va naître la Ligue de la Patrie française qui attire vers elle un nombre impressionnant de grandes signatures. 22 académiciens deviennent membres, dont François Copé, Albert Sorel, Paul Bourget.
Jules Lemaître, Ferdinand Bruntière, José Maria de Herredia, Albert Demain, des membres de l'Institut aussi, Degas, Renoir, tout ça, je vous l'ai dit, Pierre-Louis, Frédéric Mistral, etc. Rassemblant environ 500 000 adhérents en s'appuyant sur une presse capable de toucher 2 millions de lecteurs. Cette nouvelle ligue nationaliste va connaître pourtant un rapide déclin au tournant du siècle.
L'action française va lui succéder, drainant vers elle un nombre tout aussi important et étonnant d'académiciens ou de membres de l'Institut qui viendront... renforcer considérablement son prestige.
Et on lit et on voit et on entend des choses épouvantables, une cuisinière qui jumilerait de tenir les juifs dans ses fourneaux, un médecin qui propose de les écorcher vifs, un autre de pratiquer la vivisection. On retrouvera ça quelques années plus tard, tout simplement, et ils auront l'occasion du coup de le faire.
puisque la folie se sera emparée de tout le monde, ce sera même légitimé. Nombreux sont ceux qui veulent les pendre, les massacrer, les mitrailler, les envoyer entrer en Allemagne déjà, et oui on supplie ici de rallumer les bûchers du Moyen Âge, de passer les juifs à l'huile bouillante ou de les empoisonner.
Vous avez d'autres signataires qui souhaitent transformer la peau des juifs en paires de bottes ou en descente de lit, voyez jusqu'où ça va, d'utiliser leur corps pour en faire de la bouillabesse ou encore des pattes. Devant tant de violences, on peut se demander ce que peuvent faire les juifs. Au début de l'affaire, évidemment, ils sont bien seuls. Ils sont bien seuls surtout la pauvre famille Dreyfus.
A tour of that family, on the fact that la solidarity dans l'épreuve va être sans faille entre eux malgré les menaces et les coups. Les premiers alliés sont eux-mêmes juifs, fatalement. Joseph Reynak, personnage important du monde politic. plutôt opportuniste, mais aussi Bernard Lazare, j'en ai parlé tout à l'heure, poète anarchiste.
Mathieu a su convaincre à la force des discussions nombreuses. We have the sociologue Livi Brüll ou Victor Bach, the future president of the Ligue des droits de l'homme d'ailleurs. Le monde juif, évidemment, semble craindre que le procès ne porte ombrage au long processus d'assimilation.
qu'ils remettent en question la symbiose exceptionnelle que constitue le franco-judaisme. It will sayindre pendant la guerre, la première guerre mondiale, who justement de nombreux Juifs vont se battre dans les tranchées, ce qui fera tomber the Le soufflet, si je puis dire Oui, ils sont morts avec nous, ils se sont battus avec nous, ils sont donc vraiment français.
Plus tard, Charles Peggy dans Notre jeunesse, Léon Blum dans Souvenir sur l'affaire ou encore Anna Arendt dans son livre sur l'antisémitisme porteront des jugements sévères. sur la lâcheté supposée de ces juifs parvenus au sommet de l'État ou qui ont su intégrer, s'intégrer à la bourgeoisie, en préférant le silence à l'action qui n'ont rien dit. Mais mettez-vous à leur place aussi.
Mais après l'acquittement d'Esterasi et la condamnation de Zola, plusieurs pétitions à ce moment-là vont être publiées par l'Aurore, puis par d'autres journaux en faveur de la révision du procès de Reyfus. et pour défendre aussi bien Zola que Picard, l'officier, vous savez, le fameux officier courageux, qui n'obéit qu'à sa conscience. Il y aurait des choses aussi à dire sur ce personnage.
A côté d'Anatole France, qui est le seul membre de l'Académie française dans ce camp-là, ce sont surtout des enseignants qui rejoignent publiquement in this period extrêmement tendue, comme je vous disais, le combat de Reyfusard. L'école normale sub, sous l'influence de Lucien H ou de Charles Handler, va fournir les gros bataillons, tout comme la Sorbonne ou encore l'école des chartes.
Un nombre certain d'écrivains ou d'artistes tels Octave Mirebeau, Paul Faure, Claude Monet, Émile Gallet, j'en ai parlé tout à l'heure, ainsi que quelques revues comme La Revue Blanche ou Le Banquet vont apporter leur appui petit à petit.
The librairie Belet, située rue Cujas, et fondée par Charles Peggy d'ailleurs, devient le centre de ralliement of tous ces passionnés de justice. The students du quartier latin will organise pour venir en aide. In cas d'agression des ligues, on est dans des oppositions physiques concrètes. on n'est pas loin de la guerre civile.
Il faut savoir que les savants mènent plus que quiconque la danse, les membres de l'Institut Pasteur autour d'Émile Duclos, mais aussi les chimistes, les mathématiciens, tous adeptes d'une recherche scientifique, mettent justement leurs compétences au service de la vérité.
We have also des historians, Senio Boss, Gabriel Monod, des sociologues comme Emile Durquhem, Lévi Brûl ou Célestin Bouglet, des economistes comme François Simyan, entre autres, entrent dans la bataille au nom du respect des règles de la méthode scientifique. Tout simplement, ils ne peuvent pas accepter la folie dominante. Finally, the gross error des Anti-Dreyfusard, c'est justement le procès estherazi. Même si cette galaxie de Refusarde est fortement hétérogène,
He troubles some principle unificate in some refus just to the obscurantism. The intellectual that they compose, it's a term that will be utilized by Maurice Barres to dérision their mode of intervention and their pure preoccupation morale. entendent s'opposer pour la première fois et collectivement atteint les formes de répression menées au nom des sacrosintes traditions et c'est justement là que les intellectuels vont
surgir. Et les choses bougent du coup rapidement, parce que face à la grande mobilisation des ligues nationalistes, d'inspiration donc souvent catholique, on l'a vu, et bien les intellectuels et les savants d'inspiration laïque, eux, peuvent compter sur des appuis multiples. And in the moment capital, it would also have been with each other the dirigeants du monde socialist comme Jean Jaurès, who n have cached their premium hostility à l'égard du Captain Dreyfus.
Jaurès, in December 1994, refusait de s'apitoyer sur le sort de Dreyfus, convaincu de trahison by a jugement unanime, alors qu'on fusille sans grâce and sans pitié de simple soldats coupables d'une minute d'égarement and violence. Lui qui, d'ailleurs, le 19 janvier 1998 signe encore le manifeste du groupe socialiste unanime. Prolétaire, ne vous enrôlez dans aucun des clans de cette guerre civile bourgeoise. Méfiez-vous des panamisants et des judaïsans.
vole au secours, à ce moment-là, du camp Dreyfusard, ce même mois convaincu par Lucien R. désormais il va y consacrer toute son énergie. And en août, il va réconcilier socialisme et justice universaliste. Dreyfus est devenu l'humanité elle-même, si vous voulez. Il publie ses célèbres preuves démontrant l'innocence du capitaine.
Cette publication va marquer un tournant essentiel non seulement de l'affaire, mais aussi d'un socialisme qui entre à ce moment-là de plein pied dans le combat républicain. Ce n'était pas le cas avant. Et de cette scission morale et stratégique, d'ailleurs, du socialisme, résulteront deux partis qui ont longtemps été rivaux, ça c'est une autre histoire.
¶ La Réhabilitation: Un Long Combat pour la Justice
Le 7 juillet 1898 Cavignac, nouveau ministre de la guerre du gouvernement Brisson, dans un grand discours à la Chambre, réaffirme d'aussi à l'appui la culpabilité de Dreyfus. Or, le 13 août, Le capitaine Louis Cuignet examine de près les dossiers, les pièces du dossier, pour tenter de renforcer l'interprétation de son ministre.
Or brusquement, Il s'aperçoit que la fameuse lettre envoyée par Panizardi à Schwarzkoppen, contenant une référence, vous savez, à explicite à Dreyfus avec cette phrase Je dirais que jamais j'avais des relations avec ce juif, lettre brandie peu auparavant par Cavaignac devant les députés.
est un faux grossier, les quadriers du papier étant de couleurs et de tailles différentes. Alors à ce moment-là tout s'accélère. Le colonel Henry est immédiatement convoqué. Il avoue, il est arrêté, il se suicide, il devient alors le héros des nationalistes. Maurin s'écrit même Colonel, il n'est pas une goutte de votre sang précieux qui ne fume encore partout où palpite le cœur de la nation. Cavignac evidently démissionne. Lucide Reyfus depose alors une requête en revision.
Le 3 juin 1899, les chambres réunies de la Cour de cassation, constatant aussi que le bordereau n'aurait pas été de Dreyfus, eh bien cassent et annule le jugement de 1914, renvoyant le capitaine devant le Conseil de guerre de Rennes. Le camp Dreyfusard, c'est la la joie, évidemment.
Picard, emprisonné for divulgation of documents, is libéré, Zola rentre in exil londonien, le capitaine Dreyfus débarque enfin en France, on est allé le chercher, il est conduit à Rennes, who he retrouve à Rennes plutôt qu'à Paris, parce que on avait peur des ordres, bien sûr. Hilaren will retrouve enfin, after a terrible separation, his femme Lucy, who has cessed to southern par ses letters, par his par ses démarches, etc., elle est elle a été d'un courage extrême du début à la fin.
bouleversées, on imagine, se précipitent dans les bras de l'un de l'autre. C'est evident et c'est normal. The second process se déroule dans le lycée de Rennes, à partir d'août 1999, dans une salle où, tout comme in 1994, trône. Là-haut, un crucifix, l'ambiance is très tendu and the arm is omnipresented in the call. The defense of Dreyfus se déchire quant à la strategy to adopt. Is it affronted default l'armée or several conciliant and confiant?
This fois on se dit tout est terminé, tout va bien. Or, contre toute logique, Dreyfus est de nouveau condamné à 10 ans de detention. La droite nationaliste exulte l'espoir des Dreyfusards. s'évanouit, est-ce qu'on va vers une nouvelle dégradation? Dreyfus épuisé ne pourrait pas le supporter. A rapport médical d'ailleurs insiste sur son extreme faiblesse.
Répondant à la pression bienveillante de sa famille et des premiers Dreyfusard, soucieux avant tout de sauver sa vie, on peut le comprendre, Dreyfus va accepter de demander sa grâce au président Loubet, le président la lui accorde le 19 September. Valdec Rousseau, le nouveau président du Conseil, favorable à l'apaisement, déclare simplement L'incident est clos. Sympa pour l'incident.
Il entame la procédure d'amnistie qui va couvrir les frais criminels commis par les divers officiers supérieurs. Le général Mercier pourra ainsi siéger au Sénat. Bref, tout va bien. La solidarité des Dreyfusards par contre, elle, se lézard, des déchirures éprouvantes éloignent parfois, vous savez, définitivement, les alliés d'hier.
Clemenceau, Picard, Labory et dans une moindre mesure Jaurès regrettent vivement la démarche de Dreyfus qui, à leurs yeux, en demandant sa grâce, a mis un terme à la dimension universaliste de son combat. Mais comment l'en blâmer, il ne se battait pas pour le monde et l'humanité, il se battait pour lui, tout simplement. Des mots malsains sont même échangés entre eux, révélant la persistance de forts préjugés, des mots que je vous laisse imaginer.
La vie personnelle et professionnelle reprend néanmoins pour les uns et les autres, et le silence sur l'affaire s'installe peu à peu. Mais c'est Jaurès qui va pourtant ouvrir à nouveau le dossier et obtenir qu'une dernière enquête soit menée. Elle est confiée au capitaine Targ, qui découvre d'autres documents falsifiés.
Et la procédure reprend dans les derniers jours de mille neuf cent trois. Le douze juillet mille neuf cent six, enfin, les chambres réunies de la Cour de cassation soulignent que, de l'accusation contre Dreyfus, rien ne reste debout. Évoquant le jugement du Conseil de guerre de Rennes, elles déclarent ensemble que c'est par erreur et à tort que cette condamnation a été prononcée.
En tranchant définitivement, on évite à la justice militaire d'avoir elle-même à se prononcer et donc peut-être à se déjuger, du coup tout est tout va bien, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Dreyfus et Picard sont réintégrés dans l'armée. Au cours d'une cérémonie, cette fois de. encore à l'école militaire, à Paris, Dreyfus reçoit cette fois avec le bouleversement qu'on imagine la Légion d'honneur, tandis que l'armée lui rend les honneurs à son tour.
Je n'étais qu'un officier d'artillerie qu'une tragique erreur a empêché de suivre son chemin. L'affaire Dreyfus a duré douze ans. Je terminerai simplement en ouvrant, comme on dit, une fenêtre vers un champ de recherche possible. Sachez que depuis 1931, we have les carnets de Schwarzkoppen qui montrent la première venue d'Estherazi, fort bien montré d'ailleurs dans le film Div Boisset dont je parlais and les expériences.
Sur une des pages du carnet, il est noté à la date du 1er septembre 1994 que Schwarzkoppen a dans son bureau Esther Asie qui lui remet en main propre des documents. The documents are unexpected de 120, a manuel d'artillerie de campagne, une note sur les troupes de couverture. When you liere the livret, you verse that corresponds very exactly.
Or, comment ce fameux bordereau, censé avoir été apporté par Madame Bastien fin septembre, pourrait il donner des indications qui ont déjà été données le premier septembre? C'est un problème, c'est quand même une pièce suspecte qui amène évidemment bien d'autres questions. On n'a donc pas fini de parler de cette affaire si vous m'en croyez.
Alors concernant la bibliographie et les sources, vous avez là, vous l'imaginez bien, l'embarras du choix. D'abord, le site internet affairdreyfus.com qui contient quasiment tous les documents numérisés, un véritable travail titanesque. et qui a donné lieu à la publication de l'ouvrage Les dossiers secrets de l'affaire Dreyfus par Pauline Peretz, Pierre Gervais et Pierre Stutin. Vous avez l'affaire Sandreyfus de Marcel Thomas chez Fayard en mille neuf cent soixante et un.
Vous avez également l'excellent l'énigme estherasi, et qui revient justement sur le L'aspect suspect of the pièce du Bordereau, justement, by Henri Guillemin chez Gallimard en 1962. Voilà, je vous souhaite de bonnes semaines avant la prochaine émission. N'hésitez pas à devenir membre du club, vous allez sur temporium.fr, vous voyez le club, vous laissez vos coordonnées.
très bientôt prochaine prochainement l'ouverture du club vous aurez énormément de choses en laissant vos coordonnées vous avez évidemment la possibilité d'avoir le les livrets de l'émission c'est à dire les textes les notes etc avec tout Merci à toutes, merci à tous, au revoir. Alfred Dreyfus, promu lieutenant-colonel, vécut dans l'oubli jusqu'à sa mort d'une crise cardiaque, le 12 juillet 1935.
Picard, nommé ministre de la guerre au lendemain de la réhabilitation, mourut le 19 janvier 1914 des suites d'une chute de cheval. Estherazier, exilé à Londres, y vécut d'expédient jusqu'à sa mort le 21 mai 1923. Dupaty de Clamme, mis à la retraite de fils en 1900, s'engagea comme simple soldat en 1914 et fut tué sur la Marne le 3 septembre 1916.
De Bois d'Effre, au lendemain des aveux d'Henri, se retira dans son château de la Sarde dont il ne sortit plus, vivant dans la pénitence et les dévotions jusqu'à sa mort en 1919. Schwarzkoppen quitte Paris en halte dès 1897. Promu General, he was tued on the front russe le 8 janvier 1917. After mourir, his derivation were Français, écoutez-moi, Dreyfus est innocent.
