¶ Introduction
L'aberration de ta génération, c'est qu'à la fois vous devez épargner pour votre retraite, mais à la fois on vous ponctionne de l'argent pour payer notre retraite. Ancien trader et entrepreneur dans la finance, Marc Fiorentino est connu pour son temps direct et sa capacité à décrypter l'actualité économique avec pédagogie. Dans ce Finari Talk, nous allons analyser ensemble la situation de la dette française et l'état du système des retraites. On flotte !
mais on flotte de plus en plus bas et on prend de plus en plus l'eau. Ensuite, nous aborderons des solutions qui existent afin de sortir du décrochage économique. C'est la seule martingale du placement. Ce n'est pas le bitcoin, ce n'est pas l'or. C'est pas le Nasdaq, c'est pas la tech, c'est pas Nvidia, c'est pas tout ça. C'est... Bien sûr. C'est le premier placement retraite propre. Salut Marc. Salut Mounir.
¶ L'État français en perte de crédibilité mondiale
Bienvenue ou re-bienvenue sur le plateau. Ouais, des nouveaux plateaux. De nouveaux plateaux que tu inaugures. C'est magnifique, bravo. Merci, on les a construits pour toi. C'est gentil, vraiment. On les démonte ce soir. Il fallait pas vous déranger.
On s'est un peu ruiné pour toi, mais quelque part, on s'est inspiré de l'État français. L'État français emprunte évidemment sur les marchés. Le taux qui est un peu celui que tout le monde regarde, c'est le taux à 10 ans des OAT, les obligations du trésor. c'est considéré comme un taux sans risque, historiquement. Aujourd'hui, si on regarde le taux d'emprunt auquel se finance LVMH, on voit que LVMH se finance pour moins que l'État français. On voit aussi que le Portugal...
se financent pour moins que l'État français, un pays qu'on voyait plutôt comme un État en retard. C'est ça, les Américains les appelaient les piques, je ne sais pas si tu te rappelles, en 2008-2010, au moment de la crise de l'euro. Les pigs, c'était quand même insultant, quoi. Le Portugal, l'Italie, la Grèce et l'Ouest de Spain. Et nous, on les appelait les pays du Club Med, nous. La France.
Comme quoi, on aurait mieux fait de ne pas se fout de leur gueule à l'époque. Aujourd'hui, ça nous revient un peu comme la porte de Saloon. Il y a les anciens pigs qui sont en train de nous faire un peu la nique, j'ai envie de dire. Oui, tu peux le dire. Il y a aussi pas mal de...
Finalement, d'autres entreprises françaises qui se financent pour moins cher que l'État français. Le 12 septembre, l'agence de notation Fitch a également dégradé la note de la dette souveraine française de double A- à A+. beaucoup auraient trouvé ça impensable il y a quelques années. Pourquoi on en est, ou comment on en est arrivé là ? C'est une vaste question.
Écoute, d'abord, il y a plusieurs sujets dans ce que tu as dit. Il y a deux sujets très importants sur lesquels je voudrais revenir. Le premier, c'est effectivement aujourd'hui le Portugal. La Grèce, l'Espagne empruntent moins cher que nous, l'Italie empruntent un tout petit peu plus cher que nous, à peu près au même niveau. Et si tu veux, ça va à l'encontre d'une pensée économique et je pense que ça va être...
Un truc qui va être récurrent dans ce qu'on va se dire aujourd'hui, parce que c'est ce contre quoi je me bats aujourd'hui, c'est la pensée économique en France, qui disait à l'époque, je me rappelle très bien, que l'austérité, c'était dramatique. C'est-à-dire qu'à partir du moment où tu pratiquais l'austérité... C'était la récession et puis c'était fini. Un pays mourait par l'austérité. La preuve de l'Espagne, la preuve du Portugal surtout. Je rappelle, le Portugal c'est spectaculaire.
Le Portugal, il faut le savoir, ils vont avoir deux années consécutives d'excédent budgétaire. Excédent budgétaire. Je ne sais pas si tu vois de quoi on parle. On parle de pays qui étaient en faillite en 2010. Et en fait, c'est très intéressant de se dire, et c'est l'enseignement que je retire de ça, alors eux, ils l'ont pas fait, on peut pas parler de courage.
ils n'ont pas eu le choix. C'est-à-dire qu'ils étaient en faillite et à la fois le FMI et toutes les instances internationales ont dit, voilà la feuille de route, vous n'avez pas le choix. Il faut couper le nombre de fonctionnaires, il faut réduire les salaires, il faut réduire les retraites, il faut réduire les allocations chômasses. Donc, on a eu des mesures qui ont été drastiques. La vraie austérité. Quand j'entends les politiques aujourd'hui dire
attention, ce budget, c'est un budget d'austérité, j'ai envie de rigoler, j'ai envie de leur dire, allez faire un tour en Portugal et en Grèce et voyez ce que c'était l'austérité. C'est grâce à ça, grâce à ces mesures d'austérité, grâce au fait qu'ils ont repris des habitudes, qui étaient des habitudes de dépenser ce qu'on gagnait, qu'on a aujourd'hui la situation dans laquelle on est. Donc ça, c'est un premier sujet qui est très intéressant.
Le deuxième sujet que tu mentionnais et que je mets souvent en avant dans les newsletters parce que je trouve ça incroyable, parce qu'en fait, ça n'arrivait que dans les pays émergents. Dans un pays émergent, t'arrives à comprendre que l'État... Ce n'est pas un État solide, corrompu, souvent, enfin bon, avec plein de problématiques qu'on peut imaginer. Et par contre, certaines entreprises de ces pays émergents étaient considérées comme étant plus sûres que le pays lui-même.
Parce que soit ils avaient des ressources naturelles, accès à des ressources naturelles, soit ils étaient bien gérés, soit ils avaient des activités internationales. Ça c'est pour les pays émergents. Sauf que nous en France, maintenant, on est dans une situation de pays émergents.
¶ Dette et déficit : la France, nouveau pays émergent
C'est-à-dire que tu as, et c'est important que tu le dises, c'est très intéressant que tu le dises aux gens qui t'écoutent, on fait plus confiance aujourd'hui à des entreprises et le taux sans risque. qui est la base de tout le raisonnement de tes placements, de nos placements, de tout ce qu'on distribue. La base de comparaison, c'est le taux sans risque. Le taux sans risque, tu le disais en préambule, c'est normalement le taux de l'emprunt de l'État.
Et aujourd'hui, le taux sans risque, c'est devenu le taux d'emprunt des meilleures entreprises. Alors, comment on est arrivé là ? C'est très simple. J'ai relu le Capital et j'ai relu le manifeste du Parti communiste dans lequel tu as vraiment le programme marxiste économique. de l'époque. Et en fait, si tu reprends tous les objectifs que se fixait Marx, et je me suis dit dans ma tête, d'ailleurs, qu'est-ce qui se passerait s'il découvrait notre système aujourd'hui social ?
Il hallucinerait. Parce qu'en fait, on est dans un système qui est un système d'économie marxiste. On n'a pas eu besoin de faire la dictature du prolétariat pour arriver au marxisme. Alors les gens disent socialiste, je dis non, c'est marxiste, c'est pas socialiste.
¶ La mentalité socialiste qui paralyse le pays
Et on le voit d'autant plus que ce qui est en train de se passer et ce qui se passe d'un point de vue politique, où de droite comme de gauche, c'est ça qui est terrible aussi chez nous. C'est qu'on n'a pas une droite libérale. On a une droite qui est une droite socialiste aussi. Donc, en fait, quand on a eu, par exemple, les LR qui vont dans le même sens à certains moments que le PS, tout ça n'a rien de choquant, en fait.
une mentalité économique qui plombe le pays. Et j'ai envie de te dire, si tu me disais, quelle est la raison pour laquelle on est dans cette situation-là ? Je dirais que parce qu'on a une éducation économique au niveau politique, mais même au niveau de la population. qui est une éducation, on va dire, socialiste, et si je me lâche, je dirais marxiste. Et ce qui me rend dingue, c'est que souvent, moi je passe mon temps à critiquer les politiques.
Mais finalement, quand tu fais les sondages d'opinion, tu vois le nombre de Français qui sont contre la réforme des retraites, qui sont pour la taxe Zuckmann, qui sont pour la taxation des hauts patrimoines. tu te dis que finalement, on a les politiques qu'on mérite. Là, on lit en Angleterre que la France est sur le point de déclencher la prochaine crise financière. Ça, t'y crois ? Non, j'y crois pas du tout, parce que nous, c'est pire que ça. J'aimerais y croire.
Parce que s'il y avait crise financière, il y aurait une situation similaire à Portugal, ou à la Grèce, ou à l'Espagne, et donc on serait sauvés.
Le problème qu'on a... On serait sauvés pourquoi ? On serait sauvés parce qu'on aurait plus le choix. On serait mis sous tutelle quelque part. Oui, alors on ne sera jamais mis sur tutelle là aussi. Il faut complètement oublier, et pour les gens qui t'écoutent, il faut oublier ce fantasme du FMI qui va débarquer en France. Ça n'arrivera pas. Ça, c'est juste impossible.
Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, ce qu'oublient les gens, ça fait du buzz de dire ça. Si tu fais une vidéo et tu dis demain le FMI, on va faire 500 000 vues en 24 heures. Mais la réalité, c'est que ce n'est pas possible. Parce qu'on a malheureusement, j'ai envie de dire malheureusement, on est totalement protégé à la fois par le fait qu'on soit dans la zone euro, donc on a la protection de la Banque Centrale Européenne.
Et surtout, on a une sorte de signature permanente de l'Allemagne qui nous permet d'emprunter aujourd'hui à des taux qui sont aberrants. Parce que tu parlais du taux de référence, mais le spread, ce fameux spread, le différentiel de taux entre le taux référent... européen, qui est le taux allemand et le taux français, qui tourne en fonction des crises autour de 0,80%, c'est un taux qui devrait être à 4 ou 5%. Tu vois, parce qu'il n'est pas logique que, vu les agrégats...
économique de la France, on emprunte quasiment au même taux que les Allemands, 0,80, c'est pas grand chose. Alors c'est beaucoup d'argent pour nous, mais on devrait emprunter beaucoup plus cher. Pourquoi on n'emprunte pas beaucoup plus cher ?
Parce qu'on est protégé. On est protégé par la Banque Centrale Européenne, on est protégé par la zone euro. Et puis, il ne faut pas l'oublier, là aussi, il ne faut pas tomber dans le fantasme de « on va venir nous prendre l'argent pour payer la dette », mais on est protégé par l'épargne des ménages. T'es bien placé pour le savoir. Tu sais que l'épargne des ménages est considérable entre l'épargne financière. L'épargne financière, c'est à peu près deux fois.
la dette de la France. Donc, dans l'esprit des prêteurs, il y a cette sorte de nantissement virtuel qui fait qu'on se dit, bon, s'il devait y avoir une crise majeure... on a de l'argent en face, ce qui n'était pas le cas, par exemple, pour tous les pays qui ont été aidés par le FMI, où une grosse partie de la fortune et de l'épargne étaient à l'étranger des pays en crise. Là, l'argent est ici, il est en France, il ne bouge pas.
on fait des contrats luxembourgeois, mais la masse d'argent, la vraie masse d'argent, elle est en France, elle est dans des contrats d'assurance-vie, elle est dans des PER, elle est dans des livraires, c'est franco-français, et bien ça, ça nous protège contre une crise. Finari, c'est mon application qui vous permet de suivre vos investissements, améliorer votre performance et investir directement sur une interface simple et claire.
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¶ Dépenses publiques : comment on en est arrivé là
J'aimerais qu'on creuse un peu la situation des dépenses publiques. 1694 milliards d'euros de dépenses prévisionnelles pour 2025. 57% du PIB. Le premier poste... Tu l'as évoqué tout à l'heure, c'est la protection sociale. 32,2% vont d'ailleurs à la retraite. La retraite, elle pèse 14,4% du PIB. On a beaucoup de chiffres, beaucoup de pourcentages, mais c'est pour dire que...
Le sujet de la vieillesse, c'est vraiment un sujet qui est clé. Or là, on vient de décider de suspendre la réforme des retraites et le débat public, comme tu le disais tout à l'heure, il est plutôt... orienté vers un abaissement de l'âge de la retraite. Comment c'est possible, ça ? C'est possible parce que, si tu veux, on fait croire...
on fait croire aux Français qu'en fait, il y aurait une sorte de main magique qui distribuerait de l'argent magique. Et que finalement, et malheureusement, malheureusement... il y a eu le Covid, et malheureusement, il y a eu l'Ukraine. Et si tu veux, ça a fait beaucoup de mal. Pourquoi ? Parce que, quoi qu'il en coûte, du Covid...
a montré que finalement, même quand on était au fond du trou, on arrivait à sortir de l'argent. Par miracle, rappelle-toi, on parlait de l'argent magique. À l'époque, les taux étaient à 0%. Et puis, le gouvernement français s'est lancé là-dedans. Et puis, au lieu d'arrêter comme tout le monde...
le quoi qu'il en coûte, une fois que le Covid a disparu, il a continué. Il a continué avec l'Ukraine, rappelle-toi, on a eu le bouclier tarifiaire contre la hausse de l'essence, des trucs, n'importe quoi. Et donc, pourquoi on est dans cette situation-là ? C'est qu'il y a le sentiment, en fait, que finalement, l'argent est gratuit. C'est l'État qui paye, donc ça ne coûte rien. C'est François Hollande qui disait ça.
À partir du moment où c'est l'État qui paye, ça ne coûte rien. Donc on demande tout à l'État. Donc on est passé, si tu veux, d'un État-providence, auquel je ne suis pas du tout opposé. Je pense qu'il faut protéger...
les 15% de la population qui sont les plus vulnérables. La question ne se pose pas. Mais il ne faut pas protéger 90% de la population. Ce n'est pas possible. On ne peut pas être dans un système, aujourd'hui... qui permet d'assurer à tous les Français qu'en cas d'aléa, quel qu'il soit, hausse de prix de l'essence, crise sanitaire. on puisse leur assurer leur salaire, leur rémunération, leur couverture sociale. Enfin, la gratuité nous a tués.
La gratuité nous a tués. Les gens pensent que la carte vitale, c'est une carte bleue sans aucune limite. J'ai beau le répéter, mais ça fait toujours sourire. Le système n'est juste pas tenable. C'est-à-dire qu'on ne peut pas continuer comme ça. Il n'y a pas d'argent magique. À un moment, il faut payer. Malheureusement, pour l'instant, on est protégé. Ça fait 50 ans que la France est en déficit budgétaire. 74, exactement. Donc, ça commence à dater.
Ça fait un moment que toi, tu observes la situation. Comment tu vois l'évolution ? Écoute, moi, je suis un homme de marché. J'ai commencé dans des salles de marché et on a des choses qui sont très importantes, c'est les traînes. les tendances. C'est-à-dire que quand on investit dans une société, si tu vois qu'une société a son cours qui baisse, ses résultats qui baissent, un management qui n'est pas de bonne qualité, une stratégie qui est mauvaise...
bah, t'investis plus, quoi. Donc, je veux dire, aujourd'hui, moi, je suis un homme de tendance à long terme, je regarde la tendance à long terme et j'observe. Là, c'est pas une posture médiatique pour faire du buzz ou quoi que ce soit. On vit un déclassement. La France est déclassée, c'est-à-dire que petit à petit, et j'ai envie de te dire que la notation des agences de notation, elle est presque en retard par rapport à la réalité de la situation.
Moi, je regarde toujours le PIB par habitant, le PIB par habitant et le classement des PIB par habitant. On n'arrête pas de baisser. On n'arrête pas de baisser, on est en train de tomber dans les tréfonds des classements des pays développés.
Donc, on est dans une situation qui est une situation dramatique. Alors, le pire, c'est que si tu veux, on ne coule pas, on flotte, mais on flotte de plus en plus bas et on prend de plus en plus l'eau. Et à un moment, à force de prendre l'eau, on va s'asphyxier, on va se noyer. Et donc, quand je regarde ça pour répondre à ta question sur le long terme, je n'ai aucune perspective.
Et quand je regarde non pas les paroles des politiques, parce que je ne les écoute plus, parce que cette parole, et c'est le cas de le dire, elle est démonétisée, puisqu'elle nous coûte de l'argent, elle est vraiment démonétisée, elle coûte très cher. J'écoute plutôt les sondages et je me dis mais c'est affolant. À quel moment les Français qui gèrent plutôt bien leur argent, on est bien placé pour le savoir, à quel moment...
¶ Le système des retraites dans l'impasse
ils arrivent à croire, et je ne peux pas penser qu'ils croient, que quand on vit la durée de vie à la retraite, et aujourd'hui d'un peu plus de 20 ans, comment on peut considérer qu'on va pouvoir vivre 20 ans à la retraite ? sans travailler en ayant une partie de son revenu qui soit garantie. C'est juste, pas possible. La dernière fois que tu étais venu, tu m'expliquais l'origine du système de retraite. Est-ce que tu peux nous rappeler ?
Oui, l'origine du système des retraites, il est très simple, c'est amusant, c'est triste et amusant. On a créé, en fait, la retraite, c'était une indemnité. pour permettre aux rares personnes qui vivaient au-delà de l'espérance de vie, qui était à l'époque de 65 ans, juste après le sortir de la Deuxième Guerre mondiale, d'avoir un revenu minimal de vieillesse, une sorte de minimale sociale.
pour permettre de ne pas vivre dans la misère, surtout il y avait des gens qui avaient connu la guerre et autres, donc on était obligé d'assurer à des gens qui avaient plus de 65 ans, il n'y en avait pas beaucoup, la possibilité de vivre décemment. C'était une indemnité de retraite pour les rares personnes qui vivaient au-delà de l'espérance de vie. Sauf que l'espérance de vie, elle est passée de 65 ans en fonction des hommes et des femmes.
autour de 80 ans, et donc aujourd'hui, on n'est plus du tout dans la même situation. Donc tu te rends compte qu'aujourd'hui, on est avec une espérance de vie qui dépasse les 80 ans, avec un modèle de retraite. à un âge qui est inférieur à celui qu'on avait au sortir de la Seconde Guerre mondiale. C'est-à-dire qu'on est entre 62-64, en fonction des réformes et des mini-réformes.
Donc on a un système. Mais si tu veux, le truc qui me rend dingue dans tout ça, parce que là je suis en train de me chauffer, mais le truc qui me rend dingue dans tout ça, c'est que c'est une arithmétique de gosse de 3 ans. C'est-à-dire, tu vois, c'est facile. Si tu meurs à 65 ans et que tu as une retraite à 65 ans, quand tu meurs à 80 ans, à quel âge tu vas toucher ta retraite ? Tu demandes ça à un gosse de 12 ans ou 11 ans, il te dit à 80 ans.
tu comprends, c'est d'une facilité et d'une évidence qui est totale. Et en fait, il y a un manque de courage politique, évidemment, mais il y a aussi un manque d'éducation financière, c'est-à-dire qu'on a... On a brainwashé les gens depuis des années à leur expliquer que l'État devait payer, que c'était gratuit, qu'il fallait tout partager, que les riches étaient des salauds, que les entreprises qui font des profits sont des salauds.
des super profits, qu'il faut aller leur pomper de leur argent, qu'il n'y a pas de redistribution. On est le pays où la redistribution est la plus efficace. On est le pays où le taux de collecte d'impôts est le plus élevé. On est le pays où le niveau des prélèvements sociaux est le plus important. Qu'est-ce qu'on peut faire de plus ? Est-ce que tu en parles de ça avec les gens de la classe politique ?
Écoute, j'ai très peu de contact avec la casse politique parce que, si tu veux, quand je vois ma tendance naturelle, ça serait plutôt évidemment... une tendance qui irait plutôt vers la droite, sauf que la droite française, elle n'est pas libérale. Et quand je dis libérale, c'est pas la caricature, c'est pas Donald Trump, quoi.
libéral, ça serait au niveau, si on comparait aux Etats-Unis, ça serait de la social-démocratie. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on a une classe politique qui n'a pas fait sa mue. Alors, de la gauche, il n'y a aucun espoir, mais à droite, les LR ne sont pas un parti libéral, et le Rassemblement National est un parti...
qui a des dogmes encore, qui sont des dogmes socialistes. Donc, aujourd'hui, ils sont pour la retraite à 60 ans, ils sont pour les taxations des hauts revenus. Entre leur programme et le programme du Parti Socialiste, tu regardes le programme économique, il n'y a aucune différence.
¶ Entreprises surtaxées, compétitivité en chute
Tu as parlé tout à l'heure des entreprises qui font quand même tourner l'activité. On rappelle souvent que ce n'est pas l'État qui produit de la richesse, c'est les entreprises. Ensuite, partie redistribuée. Selon l'OCDE, le taux global de prélèvement sur les entreprises en France dépasse les 45% contre 30% en moyenne en Europe. C'est dramatique. Et si tu veux, alors, quand on parle des entreprises, il faut faire attention à ce qu'on dit.
Il y a les très grandes entreprises multinationales, le CAC 40. qui sont quand même minimes. Ce n'est pas du tout la réalité de la plupart des Français. Ces entreprises ont compris depuis longtemps qu'il fallait être internationales. Donc, le pourcentage de leur chiffre d'affaires qui est fait en France est minime. Et puis moi, ce qui me déprime, ce qui me chagrine, ce qui me heurte au quotidien, c'est la vie des TPE, des PME.
des ETI. C'est quoi ? C'est les petites entreprises ? C'est les petites entreprises, les toutes petites entreprises, les PME, les petites et moyennes entreprises, les entreprises de taille intermédiaire. Mais leur vie est un enfer. Mais un enfer.
Et tu te dis aujourd'hui, alors créer une boîte en France, c'est une bonne idée, parce qu'il y a encore des systèmes d'aide qui sont des systèmes d'aide ultra favorables, mais développer une boîte en France, c'est une aberration. C'est-à-dire qu'en fait, il faut vraiment être patriote pour continuer à se battre ici.
D'ailleurs, il y a une des critiques qui reviennent tout le temps, c'est l'idée que les entreprises touchent, je crois que le chiffre qui revient tout le temps, c'est 221 milliards d'euros d'aides.
Ça, c'est vrai, non ? Non, mais ça dépend ce que tu veux. En fait, tu vois, les chiffres, tu peux leur dire. Moi, c'est pour ça que Piketty me rend dingue, parce que Piketty, il te sort un bouquin... de plusieurs centaines de pages et puis il met tous les chiffres mais moi je te prends le même chiffre et je peux le retourner de toutes les façons comment tu définis une aide.
Est-ce qu'une aide à la production, une aide à l'investissement qui va permettre de créer des emplois, d'ouvrir des usines, c'est une aide ? Est-ce que tu peux comparer une aide à l'investissement avec un bouclier tarifaire qui est de l'argent qui va directement à la poubelle ? Tu vois ce que je veux dire ? En France, on ne fait pas la différence entre dépenses et investissements. En France, l'État ne fait que des dépenses et il n'investit pas.
Les entreprises, elles, essayent d'investir en gagnant plus qu'elles ne dépensent. Ce qui est désespérant, c'est qu'on parle à des gosses. C'est-à-dire ce que je suis en train d'expliquer. C'est très basique. Mais non, mais c'est même pas basique. Tu l'expliques très bien. Non, mais c'est au-delà du basique, c'est-à-dire l'âge de la retraite. Tu te retires du bruit et tu expliques juste...
ce que je viens de dire, 65 ans, 65 ans, 80 ans, comment on fait ? Les gens ont compris. Et surtout qu'en plus, il y a une dimension que je n'ai pas mise dans la retraite sur laquelle je voudrais revenir, c'est que si la population...
Si le taux de natalité était très fort, on pourrait se dire à la limite, c'est pas grave, de toute façon, on fait 4 gosses, donc le taux de fécondité est de 4, la population va augmenter, donc il y aura de plus en plus de gens pour payer. Mais là, en fait, on a une pyramide qui est dramatique.
puisqu'on a un taux de fécondité qui s'effondre. Donc, de toute façon, tu vas avoir de moins en moins de gens qui vont travailler pour payer une retraite pendant des années qui sont de plus en plus longues. Donc, c'est complètement dingue. Et de la même façon, ces chiffres sur... Sur les entreprises, c'est une notion de base. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, aider les entreprises à investir, ce n'est pas de la dépense, c'est de l'investissement. C'est différent. Investissement productif.
Une entreprise, elle produit, elle crée de l'emploi, elle crée de la richesse, elle paye des impôts, elle fait tourner la marmite. Est-ce que tu penses que ma génération...
¶ Retraite par l'épargne : la solution oubliée
Les gens qui ont entre 30 et 40 ans aujourd'hui, ils auront une retraite. Je sais que tu fais moins. Je fais moins. Ouais, tu fais moins. Non, franchement, je pense que... Moi, c'est mon discours depuis très longtemps. Je pense qu'on va évoluer vers un système qui est le système normal, on va revenir à l'essence du système un jour ou l'autre, qui consiste à dire, on doit avoir une retraite pour 15% de la population la plus vulnérable.
Donc un minima. Un minima. Il n'y a pas de sujet là-dessus. Qu'on pourrait financer aujourd'hui. Qu'on peut totalement financer aujourd'hui. Totalement financer. Donc, je veux dire, moi, je ne suis pas un libéral pur et dur, les gens qui crèvent dans la rue. Mais pas du tout. Justement, l'idée, c'est si tu donnes 10 balles à tout le monde, tu ne changes pas la vie des gens.
Si tu prends que 100 balles, mais tu les donnes aux gens qui en ont réellement besoin, tu changes complètement la vie des gens. Donc moi, mon modèle, il est très simple et on y va. J'ai pas de doute sur la question parce qu'on n'a pas d'autre alternative. C'est que tu auras une retraite. minimale pour les gens qui sont réellement dans le besoin et dans la nécessité, c'est 15% de la population, en étant large, c'est 15% de la population, et puis pour les autres, tu auras une indemnité retraite.
qui sera une indemnité qui correspondra à 20% de ton dernier salaire. Donc si tu veux, globalement, la question était bien placée pour le savoir, et nous aussi, puisqu'on est dans le placement tous les deux. Moi je dis, il faut ouvrir des PER, il faut ouvrir de l'assurance vie, il faut économiser pour certains. L'aberration de ta génération, l'aberration de ta génération, et moi je suis boomer et ça m'énerve pour vous aussi.
C'est qu'à la fois, vous devez épargner pour votre retraite, mais à la fois, on vous ponctionne de l'argent pour payer notre retraite. Bon, ça, ça ne marche pas non plus. Donc, si tu veux, c'est ça le truc qui est réellement énervant. Tu as parlé de l'investissement. J'ai récemment fait une vidéo sur la Norvège qui a ce fameux fonds gigantesque qui permet à chaque Norvégien d'avoir quasiment 300 000 dollars à sa disposition, théoriquement. Est-ce que nous, en France,
L'une des solutions, ça pourrait être de créer un fonds de pension souverain. Écoute, moi, je ne suis pas pour tous ces grands projets, ces grandes idées. Moi, je suis pour les changements de bon sens paysan. Il ne faut pas se rappeler que la France, c'est un pays à l'origine qui est un pays de paysans. C'est ce qui explique les 19% de taux d'épargne. C'est un pays où les gens ont vraiment la notion de l'argent, quand c'est le leur.
pas quand c'est celui de l'État. Et donc, je pense qu'il faut revenir au bon sens paysan. Je ne suis pas pour le grand soir, tu vois, par exemple, de la retraite, quand j'entends parler de la retraite par capitalisation de gens de mon camp.
financiers et économiques, je leur dis mais arrêtez de parler de retraite par capitalisation. Vous faites peur aux gens. Le mot capital, il fait peur. Dites retraite par l'épargne. Tu dis retraite par l'épargne, ça fait peur à personne puisque les gens font de la retraite par l'épargne. Tu dis retraite par capitalisation, il voit les pension funds américains, il voit la spéculation, il voit les hedge funds, il mélange tout, il voit la bulle internet, le krach de 2008, il y a un fantasme énorme.
Donc aujourd'hui, il faut une retraite qui est une retraite, comme on a dit, une indemnité de retraite et une garantie retraite pour les gens les plus défavorisés. Et il faut une retraite par... Et d'ailleurs, c'est ce que fait tout le monde. Si on a 19% de taux d'épargne, c'est qu'il y a une énorme partie de cette épargne qui va à la retraite. Il y a un autre sujet qui t'a beaucoup fait réagir, qui est la taxe Zuckman, pour ne pas la citer. Je rappelle, c'était de dire qu'on allait taxer 2%.
du patrimoine des gens qui avaient plus de 100 millions d'euros de patrimoine. Sur le papier, tu peux te dire, ça concerne 1800 foyers. Qu'est-ce qu'on s'en fiche ? Ça rapporte, je ne sais plus combien il avait calculé, mais c'était énorme, des dizaines de milliards. C'est quoi le danger, selon toi, de cette taxe ?
Il y a plusieurs sujets, si tu veux. Il y a le sujet du fond et de la forme. Le sujet du fond, c'est de dire, c'est le signal qu'on envoie. C'est-à-dire, le signal qu'on envoie, c'est pourquoi les États-Unis cartonnent. Pourquoi c'est la première puissance mondiale ? Pourquoi le PIB par habitant de l'État le plus pauvre des États-Unis est supérieur au PIB par habitant de la France ? D'accord ? Je le répète, le PIB...
de l'État le plus pauvre des États-Unis et supérieur au PIB par habitant de la France. Pourquoi ? Uniquement parce qu'il y a l'espoir de faire mieux que la génération passée. Donc, il y a cet ascenseur. J'aime pas ce terme, parce que l'ascenseur social, on a l'impression que c'est l'ascenseur de l'assistana. Non, l'ascenseur de la réussite et le fait de pouvoir rêver comme les gens rêvent d'être footballeurs.
D'accord ? Comme il rêve d'être influenceur et de gagner je ne sais pas combien de millions et d'aller à Dubaï, de pouvoir te dire que tu vas monter une entreprise ou travailler dans une entreprise. Moi, je ne suis pas un fou de l'entrepreneuriat à tout prix. et que tu vas pouvoir gagner beaucoup d'argent et être très riche un jour. Donc dire, si tu veux, on va pénaliser les gens qui réussissent, bon, ça c'est déjà quelque chose qui me choque.
Et je ne défends pas Bernard Arnault, je le défends, mais ce n'est pas le sujet. Tu as raison, ça concerne peu de gens et on pourrait dire, en fait, quelle importance. Et puis, deuxièmement, je connais le modèle français. C'est-à-dire que si on dit c'est 2% sur 100 millions, dans deux ans on va avoir des difficultés financières, on va dire cette taxe exceptionnelle, c'est ce qui est en train de se passer sur le budget, toutes les taxes exceptionnelles deviennent récurrentes.
On va dire, ben non, c'est 200 millions, c'est aberrant, il n'y a plus que 1800 personnes ou je ne sais pas combien. Si on fait 2% sur 50 millions, et puis tu vas me dire, bon, écoute, 50 millions, finalement, est-ce que c'est grave ? Ça concerne, je ne sais pas, 20 000 personnes ou 30 000 personnes.
Et puis, on va continuer comme ça. Et puis, on va se retrouver et tu vas me dire... Et là, tu vas me dire... Non, mais là, ils exagèrent. C'est 2% sur 10 millions. Là, c'est un peu exagéré. En plus, ils veulent mettre l'outil de travail dedans. Là, on va se retrouver et tu vas me dire... à 2% sur 100 millions, bon, je te disais, c'est pas très grave, mais à 2% sur 10 millions, et donc je sais, je sais, parce que j'ai vécu ça.
J'ai vécu la vignette, l'impôt vieillesse de l'époque, la contribution, la CSG, tout ça, c'était exceptionnel. Je sais qu'en France, il y a l'acquis social. D'accord ? Et puis, il y a l'acquis fiscal. C'est-à-dire qu'à partir du moment où on a fait une taxe, on ne revient jamais en arrière. Donc, et l'esprit et la forme me choquent. Et d'autre part, si tu veux, Zutman...
¶ Le dogme marxiste français et ses conséquences
C'est fabuleux le travail qu'il fait. C'est-à-dire que, si tu veux, le travail de sape que sont en train de faire ces gars-là, Piketty, Zuckman, tous ces économistes qui sont des économistes qui ne sont pas des économistes, c'est-à-dire ce sont des politiciens. Ce sont des dogmatiques. Ce sont des gens qui sont des économistes, socialistes et marxistes. Mais moi, ils sont dans leur logique. Leur logique, c'est il faut tout piquer aux riches pour redistribuer.
à tout le monde. C'est-à-dire, leur rêve, le modèle dont ils rêvent, c'est qu'on est tous vaguement à un salaire entre 1500 et 3000 balles et que finalement, il n'y a pas une tête qui dépasse. Mais ça...
J'ai envie de leur dire, j'ai envie de dire à Zucmat, j'ai envie de dire à Piketty, mais donnez-moi un pays où ça marche. C'est bon, on a fait des expériences. On a fait au Venezuela, on a fait à Cuba, on en a fait en URSS. Je ne sais pas, il n'y a pas un moment... où on va leur dire, où on va aller dans nos universités, expliquer aux jeunes que tout ce qu'on leur enseigne sur l'économie depuis des décennies, depuis mai 68, c'est une énorme connerie marxiste.
qui est en train de faire plonger le pays et qui n'a réussi nulle part ailleurs. Il y a un moment, il faut leur dire, et personne n'entend. Et je ne te parle pas, je ne suis pas du tout les jeunes, les jeunes, les jeunes, personne n'entend. Tu parles à des politiques, tu me disais quand tu parles à des politiques, ils n'entendent pas.
Je ne te parle pas de politique de LFI. Je te parle de politique RN, je te parle de politique LR, je te parle de politique PS. Ils n'entendent pas, ils ne comprennent pas. Là, demain, tu es nommé ministre de l'économie ou Premier ministre. Non.
Pitié. On te donne. Non, s'il te plaît. Qu'est-ce que je t'ai fait ? C'est un traquenard, ton fric. C'est un traquenard. Tu m'avais dit que tu serais sympa. Oui, mais j'ai envie qu'on se sorte de l'ornière. Je te donne un mandat de redresser la France. Qu'est-ce que tu mets en place ? Écoute, les premières mesures, c'est des mesures qui sont des mesures qui consistent à dire en fait la gratuité, elle n'est valable que pour la partie de la population qui est la moins favorisée.
Donc je pense qu'il faut casser déjà le virus de la gratuité. Parce que la gratuité, c'est l'assistana. Toi ou moi, on a la même carte vitale qui nous permet de ne rien payer en pharmacie. C'est pas normal. C'est pas normal pour moi. Je pense que c'est pas normal pour toi.
C'est normal pour des gens qui sont vraiment dans la difficulté. Je ne vois pas pourquoi ce système-là, qui est un système qui est extrêmement généreux, devrait s'appliquer à tout le monde. Donc, si je déploie tout ça, mais en contrepartie... Si je vais te retirer ta carte vitale et que je vais te dire d'aller payer ce que tu dois payer, même en avance, parce que ça fait de la trésorerie pour l'État sur tes dépenses de santé, je vais te réduire, évidemment, instantanément.
le différentiel entre ton salaire brut, si tu étais employé, et ton salaire net. Donc, si tu veux des premières... Ça, c'est les premières mesures qui sont des premières mesures évidentes. Les niches fiscales, franchement, les trois quarts ne servent à rien. Et c'est pas populiste de dire ça. C'est une réalité si tu te lances là-dedans, et même certaines niches fiscales au profit des entreprises. Il ne faut pas avoir un discours différent pour les entreprises qu'on a pour les gens.
Il ne faut pas d'un côté dire, ah ouais, mais ils n'arrêtent pas de se plaindre, ils veulent des aides, regardez-moi ces salariés, ils nous demandent toujours plus de trucs. Et puis, dès qu'on a une crise, on dit « Attendez, et le plan d'aide du gouvernement à ce secteur d'activité ? Et nous, on veut une aide ? Et nous, on veut une aide ? » Il faut que chacun apprenne à se démerder. Il faut qu'on apprenne à devenir autonome des grands garçons. Il faut qu'on sorte de l'enfance.
Il faut qu'on sorte de l'adolescence béate et idiote et il faut qu'on devienne des adultes. C'est-à-dire que des adultes, on prend notre sort en main, on gère nous-mêmes une partie de notre épargne, on gère nous-mêmes une partie de notre retraite. Une partie. C'est ça qui est très choquant. Une partie de la dette de l'État est allée dans l'épargne des ménages.
C'est important de se dire ça. Je pense que sur les 3300 milliards ou 3400 milliards de dettes de l'État, je chiffrerais au moins 1000 milliards qui ne sont qu'un transfert de richesse entre des dépenses couvertes par l'État.
¶ Reprendre le contrôle de notre avenir économique
pour des gens qui n'ont pas besoin de ces dépenses. Et qu'on a retrouvées dans l'épargne. Parce que l'épargne des Français, elle a augmenté par la hausse du pouvoir d'achat. Mais cette hausse du pouvoir d'achat, elle a augmenté du fait... des soutiens de l'État dans de nombreuses catégories et de nombreuses circonstances. Donc ça veut dire que c'est l'idée, alors sans être dans ce que tu dis Crévière tout à l'heure très bien en disant le marche ou crève.
On n'est pas obligé d'aller là-dedans, mais on est obligé de dire, prenez votre sang en main, s'il pleut demain... n'allez pas tout de suite demander l'aide de l'État. S'il fait chaud, n'allez pas demander l'aide de l'État. L'État n'est pas responsable si vos vacances ont été gâchées parce qu'il y a eu une semaine de pluie. Ce n'est pas de leur faute.
Tu as parlé tout à l'heure du Portugal comme étant un bon élève. Ils sont en excédent budgétaire deux ans de suite. D'ailleurs, je crois qu'ils ont augmenté même les retraites. Maintenant, ça y est, puisqu'ils sont en excédent budgétaire. Ils recommencent à augmenter les dépenses sociales, ce qui est très bien. Puisqu'ils ont les moyens de le faire. On pourrait aussi dire que le Portugal, c'est un tout petit pays, que le salaire moyen est extrêmement faible comparé au salaire moyen français.
Ce serait qui le pays auquel nous, on pourrait se comparer ou qu'on devrait utiliser comme modèle, mais qui aurait quand même des caractéristiques plus proches des nôtres ? Je ne suis pas d'accord, parce que je pense que toutes les recettes qui ont été appliquées au Portugal peuvent être appliquées...
à la France. Donc, si on n'est pas dans un micro-marché, ce n'est pas Monte-Carlo, ce n'est pas Monaco. Donc, je pense que les recettes, si tu regardes toutes les mesures qui ont été prises au moment de la crise de 2010, franchement, tu les sors, tu n'en as déjà peut-être les sortir.
Tu vas voir la liste, tu vas te dire, franchement, il n'y a rien d'aberrant. Tout est douloureux, tout est douloureux, mais il n'y a rien d'aberrant et tout est faisable et tout est applicable. C'est une question de mentalité, mais quand tu vois la levée de bouclier qu'on a aujourd'hui...
pour la moindre mesurette. Parce que moi, ce qui méthode, si tu veux, ce qui me rend dingue, en fait, dans la situation actuelle, et je reviendrai sur une autre mesure que je prendrais si j'étais au gouvernement. Je vois que tu commences à te projeter. Je vais y venir tout de suite. En fait, l'élément le plus important, je pense, et j'en parle souvent avec Jean-Marc Daniel sur BFM Business, c'est de libérer le travail. C'est-à-dire...
La réalité, c'est que la création de richesses, elle vient aussi du fait de travailler plus. Donc, évidemment, faire sauter les 35 heures... travailler plus pour gagner plus. Malheureusement, c'était un slogan de quelqu'un qu'on connaît. Mais c'est une réalité. Tu vois, les Allemands, par exemple, ont fait un truc cette semaine que j'ai trouvé absolument incroyable.
Ils sont en train d'offrir aux retraités 2000 euros en franchise d'imposition par mois. C'est-à-dire que s'ils bossent et qu'ils se remettent au boulot, ou s'ils cumulent emploi et retraite... et qui gagne 2000 euros, jusqu'à 2000 euros, ça serait exonéré de fiscalité. Donc, ça veut dire que tu vas remettre, parce que la solution, c'est évidemment... De remettre les gens au travail.
Soit de les remettre, soit de prolonger. C'est-à-dire, le problème, c'est même pas de remettre, parce qu'on va avoir encore les gens qui vont te dire, ah oui, tu veux aller chercher des gens de 75 ans, et puis les foutre dans des caisses comme aux Etats-Unis. Mais non, c'est pas ça l'idée. L'idée, c'est de ne pas virer un mec qui a 58 ans.
Un mec qui a 60 ans... Qui est tout à fait apte encore à continuer à travailler. J'espère. Et de 65 ans, de 66 ans, c'est surtout de permettre à des gens de continuer à bosser dans des bonnes conditions et quitte à leur donner des incitations. Donc moi, je ferai tout pour donner des incitations au travail, parce que ça, c'est essentiel. On parle beaucoup de l'impôt sur le revenu, la taxe d'Ukman, tout ça.
Finalement, l'impôt sur le revenu, ce n'est pas la principale ressource. Zuckman, ce n'est pas le revenu. Mais il le présente, comme il dit souvent, les riches ne payent pas d'impôt sur le revenu. Normal, ils n'ont pas de revenu. Ils ont des revenus du capital. Mais en tout cas, l'impôt sur le revenu, c'est de mémoire 85 milliards d'euros. Et surtout 50% des ménages qui le payent. Exactement. Moins de 50% des ménages qui le payent. Il y a la moitié qui ne paye pas.
La vraie ressource de l'État, c'est la TVA. Est-ce que finalement, la TVA, ce n'est pas l'impôt le plus pénalisant pour les ménages les plus faibles ? Puisque eux, ils le payent... Après, tu as des impôts qui sont différents en fonction des biens, si tu as des biens de première nécessité, évidemment. Mais si tu veux me faire dire, et je suis 100% d'accord avec ça, qu'il faut se concentrer.
uniquement sur la partie de la population la plus fragile, la question ne se pose même pas. On a parlé au début de ce talk du taux des OAT, qu'on retrouve... un peu dans le produit préféré des Français, qui s'appelle le fonds en euros. Tu disais tout à l'heure, l'assurance-vie, c'est 2000 milliards d'euros d'encours, c'est monstrueux. Une énorme partie...
est placé dans les fonds en euros. C'est-à-dire que quand on est investi dans le fonds en euros, en réalité, on est quelque part prêteur à l'État français. En partie. En partie. Est-ce que c'est un risque, ça, aujourd'hui ? Non. Non, là-dessus, là aussi, tu vois, c'est comme faire peur avec le FMI. C'est récurrent. Les fonds en euros, on pose la question de façon récurrente. On me l'a posé en 2000, on me l'a posé en 2008.
À chaque fois qu'il y a une bulle qui explose, on se pose la question, non, les fonds en euros, c'est des fonds aujourd'hui qui sont... Tu vois, on est une situation sur laquelle, qui est à la fois problématique et rassurante, c'est qu'on est le seul pays en crise. dans la zone euro. Je réponds à ta question. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, si la France tombait en crise profonde, financière profonde,
La BCE a les moyens de l'aider parce qu'en fait, les autres pays, ce qui n'était pas le cas en 2010, en 2010, il fallait aider un certain nombre de pays. Aujourd'hui, en fait, le mauvais élève de la zone euro, il n'y a que nous. Après, il y a des pays qui ne font pas grand-chose, mais... Les cancres, les derniers de la case, c'est nous. Donc, aujourd'hui, la BCE...
a suffisamment de moyens. En plus, l'Allemagne est à nouveau en situation d'excédent. L'Allemagne a un taux de dette qui est à 60% de son PIB qui va augmenter parce qu'ils vont faire de la relance. Mais ils ont des moyens qui sont colossaux. Donc aujourd'hui, on n'est pas en difficulté. J'aimerais bien qu'on soit en difficulté, mais on ne l'est pas. Je pense que dans ce que tu dis, on voit que ça paraît assez hypothétique qu'on ait une sortie de crise à court terme.
¶ Investir intelligemment pour préparer l'avenir
Du coup, la question que je pose, c'est qu'est-ce que l'investisseur particulier, lui, peut faire dès maintenant pour quelque part se prémunir contre les manquements de l'État ? Épargner, ils le font. Et ensuite, investir. Et ensuite, diversifier. Je répète tout le temps que c'est la seule martingale du placement. C'est pas le bitcoin, c'est pas l'or, c'est pas le Nasdaq, c'est pas la tech, c'est pas Nvidia, c'est pas tout ça.
c'est la diversification. C'est une bonne allocation d'actifs. Je pense qu'aujourd'hui, grâce à des gens comme toi, mais à nous et puis d'autres, les épargnants ont... accès, à quoi avaient accès les hedge funds il y a 30 ans. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, sur ton appli ou sur un smartphone, on peut avoir accès à tous les marchés, à toutes les classes d'actifs.
C'est quand même un truc de dingue. Toi, tu réalises peut-être pas parce que tu es né dans cette génération et puis tu fais partie de ce mouvement-là. Moi, j'ai connu des moments où, si tu veux, le private equity n'était pas accessible. les fonds les plus qualis, les grands fonds américains n'étaient pas accessibles, il y avait plein de classes d'actifs qui n'étaient pas accessibles. Aujourd'hui, tu peux gérer ton portefeuille comme un hedge fund.
sans prendre de risques et sans faire du trading, rien que par les ETF. Donc aujourd'hui, si tu veux, moi, je n'ai pas de recette secrète. C'est-à-dire, ma recette secrète, c'est de dire, un, on a un dernier rempart. on a une exception française, il ne faut pas le dire trop fort, qui est une exception fiscale avec tous les produits de placement fiscaux. On a quand même, on le dit, on a le PER, on a l'assurance vie, on a le PEA. Rien que ces trois trucs...
c'est déjà les enveloppes dans lesquelles on doit mettre tous ces placements. Et à l'intérieur de ces enveloppes-là, fiscales, avec des avantages qui sont des avantages énormes, il faut le dire, à une période où la pression fiscale est en train d'augmenter...
Tu as encore des poches de défiscalisation. Il faut en profiter. Et à l'intérieur de ça, il faut avoir une diversification. Aujourd'hui, tu peux avoir accès aux classes d'actifs. Tu peux avoir des actions américaines, européennes, internationales. Tu peux avoir... des produits taux américains, européens, internationaux, à travers des ETF, c'est-à-dire avec quasiment zéro de frais de gestion. Ensuite, tu peux avoir accès à des grands fonds de dettes privées.
Tu peux avoir accès à des grands fonds de private equity. Tu peux avoir accès aux commodities. Tu as accès à l'or. Tu as accès, tu es bien placé pour le savoir avec vos produits. Tu peux avoir accès aux cryptos. Donc, aujourd'hui, aucun de ces compartiments sera un compartiment miracle, mais le fait d'avoir la combinaison de tous ces compartiments permettra à quelqu'un de traverser les crises. Il y a une thèse...
que j'aime bien et qu'on entend régulièrement, c'est de dire, vu qu'on est en Europe, on habite en France, on travaille peut-être pour une entreprise française, on est extrêmement concentré en réalité sur la France. Du coup, est-ce qu'on a intérêt à mettre nos investissements ?
ailleurs et à surpondérer d'autres pays, d'autres continents. Je ne sais pas s'il faut les surpondérer, mais ce que je pense, c'est que de toute façon, aujourd'hui, par exemple, si tu prends du MSCI World, qui est l'indice mondial... Il est surtout très concentré sur les Etats-Unis, donc il est déjà quasiment à 65 ou 70% américain. Donc oui, aujourd'hui, tu ne peux pas raisonner, un investisseur français ne doit pas raisonner qu'à 40.
Un investisseur français, il doit raisonner Eurostox et MSCI World. Mais pas plus que ça. Si t'as du MSCI World et t'as un peu d'Eurostox, à la limite, c'est pas la peine de te prendre la tête. T'as déjà fait ta poche action. Toi, est-ce que ta stratégie a évolué ces dernières années ? Complètement. Elle a complètement évolué dans le sens où, moi d'abord, comme j'étais à l'origine plutôt un trader, j'avais plutôt tendance à faire du trading que de l'investissant.
Du trading... Écoute, quand tu fais du trading et que t'as la passion du trading, c'est comme un joueur, tu t'en fous que ce soit gagnant ou perdant. C'est pas le sujet. En fait, le sujet, c'est l'adrénaline. C'est ça qui m'a drivé pendant 20 ans.
jusqu'à que ma femme me tape sur l'épaule en me disant bon maintenant il faut que tu te calmes et donc je me suis calmé maintenant je fais de l'investissement et oui ça a complètement changé parce que comme je te l'ai dit tout à l'heure moi aujourd'hui j'ai tout mon argent dans meilleur taux de placement
pour être aligné avec les gens avec lesquels on parle. Et si tu veux, je me dis, mais aujourd'hui, dans nos contrats d'assurance-vie, parfois j'hallucine, tu vois. On peut mettre, je t'en parlais tout à l'heure, des fonds de dette privée de Blackstone, on peut mettre des ETF...
Eurostock, MSCI World, mon portefeuille en gestion pilotée chez Meilleur Taux Placement, c'était le portefeuille d'un High Net Worth Individual il y a 20 ans et d'un Hedge Fund il y a 30 ans. Donc de quelqu'un qui était fortuné en gros. Ben oui. C'est-à-dire qu'il était dans une banque privée et qu'il y avait 25 millions, tu vois. Et aujourd'hui, tu peux répliquer ce portefeuille pour quelqu'un qui a 10 000 balles. C'est quand même incroyable.
Le trading, c'est quelque chose qui fait rêver. On en avait parlé pendant le dernier épisode. Tu m'avais dit qu'à part le lancer de nain, vous aviez à peu près tout fait. Est-ce qu'un particulier a intérêt à faire du trading aujourd'hui ? Non, sûrement pas. Non, mais ça, vraiment...
Alors après, moi je l'ai fait, je ne peux pas dire... C'est comme le mec qui a bu et qui a fumé, qui dit il ne faut pas boire et il ne faut pas fumer. Mais bon, si tu as envie d'avoir de l'adrénaline, c'est hyper excitant. Notamment après...
Tu peux avoir une forme de trading qui est assez sympa, c'est l'investissement dans les small caps, ça c'est assez génial, parce qu'il y a des histoires d'entreprises, tu vois ce qui se passe en ce moment sur les biotech depuis le début de l'année, c'est complètement dingue, enfin bon, il y a des aventures qui sont incroyables.
Il faut y réserver une toute petite partie de ton patrimoine en te disant, je sais qu'à la fin, il y a peu de chances que je gagne. C'est-à-dire qu'à la fin, si déjà tu es à zéro, ça s'est bien passé. Il faut expliquer aux gens qui sont en trading ce que j'ai toujours dit.
qu'à côté de toi, tu t'en rends pas compte, toi t'es sur ton smartphone, mais à côté de toi, il y a Warren Buffett, il y a les hedge funds américains, ils sont sur le même marché que toi, ils sont sur les mêmes actions, et ils ont 400 personnes, des quants dans tous les sens.
Donc oui, si tu as envie d'avoir un peu d'adrénaline, pourquoi pas, sur le bitcoin, sur autre, tu peux t'amuser. Mais après, c'est du trading, c'est-à-dire tu te dis, bon voilà, je sais que j'y mets 5% de mon portefeuille financier.
C'est pour le fun et puis essayer de gagner un peu d'argent. Et puis, c'est intéressant. Ça peut être intéressant. Mais le reste, il faut l'investir. Il ne faut pas faire de trading. Il faut l'investir. Un des rêves pour beaucoup de Français, c'est d'avoir sa résidence principale.
Ce qui est déjà le cas pour beaucoup de Français. Ce qui est déjà le cas pour beaucoup. Plutôt les plus vieux, d'ailleurs. Exactement. Il y avait une génération dorée, et c'est eux qui ont capté une majorité de la hausse des prix. Est-ce qu'aujourd'hui, c'est encore une bonne idée d'acheter sa résidence principale ?
Et est-ce que c'est encore une bonne idée de faire de l'immobilier locatif ? Alors, immobilier locatif physique, moi je dis non. Pourquoi ? Parce que c'est que des emmerdements, c'est un boulot de professionnel. Tu l'as fait ? Je l'ai fait.
sans beaucoup de succès, il faut le faire de façon professionnelle ou quasi professionnelle. Aujourd'hui, tu as des instruments qui te permettent de faire de la gestion collective, et puis je ne suis pas certain que ce soit une bonne idée de le faire en direct. Ça prend vraiment beaucoup d'énergie. Et puis, si tu te retrouves avec ça à 70 ans, t'as que des emmerdes. Et pour déboucler tout ça, c'est pas très facile.
La résidence principale, c'est autre chose. C'est à la fois un investissement et à la fois c'est tout, la résidence principale. D'abord, c'est la première niche fiscale française. Donc ça, c'est quand même très important. Tu peux rappeler pourquoi ?
Parce qu'il n'y a pas de taxation sur la plus-value, donc c'est quand même un truc absolument génial. Tu changes d'appartement tous les 4 ans, si l'immobilier monte, tu n'es pas taxé. Ce qui a été le cas pendant des années. Ce qui a été le cas pendant des années. Ensuite, si tu veux, c'est le premier placement retraite pour moi. C'est-à-dire que, autant c'est difficile de dire à des gens, ce que je conseille à tout le monde de faire.
Tu dois mettre en place un virement automatique de... Toi, tu as des virements programmés de 100 euros, 200 euros, 1000 euros, 1500 euros en fonction de tes moyens tous les mois. Autant rembourser un crédit sur une résidence principale, culturellement, ça passe mieux. Donc oui, si on a les moyens, évidemment, moi je suis au conseil.
Et ce n'est pas une question de est-ce que je pense que le marché est haut, pas haut, il est cher, il n'est pas cher. Je pense qu'il y a d'abord une part émotionnelle et psychologique qui est très forte. Ça rassure beaucoup de gens, donc pourquoi pas si on a les moyens de le faire.
Ensuite, il faut parler de... Parce qu'effectivement, comme on disait tout à l'heure, une grande partie du patrimoine immobilier et du patrimoine, étant entre les mains des plus de 65 ans, on commence à avoir aujourd'hui... Un taux de mortalité qui est extrêmement élevé, avec un nombre de morts par an qui est très important. Dans ces morts, il y a des gens qui ont énormément de patrimoine, donc on va avoir un effet de ruissellement.
qu'on attendait depuis un moment, qui va arriver maintenant, qui est le ruissellement entre les générations. Et donc ça, ça va peut-être permettre, grâce à des héritages, à des gens, en tout cas d'avoir l'apport pour faire l'acquisition de leur résistance principale. Est-ce qu'il faut garder du cash ? Tu veux dire par rapport au stress, par rapport au fait de quoi ? Du hacking, des systèmes ? Plutôt de pouvoir être opportuniste.
Oui, il faut toujours avoir un peu du cash. Moi, je n'aime pas trop le cash, mais si tu veux, tu peux avoir... Si tu mets de l'argent en fonds en euros, par exemple, tu peux les retirer. Tu fais de l'avance sur ton contrat d'assurance-vie, c'est possible. Il y a aujourd'hui des placements qui sont ultra liquides qui te permettent, tu peux avoir des comptes à terre, même le livret A, bon, au pire.
Moi, je me bats contre le cash sur le compte en banque à 0%. Ça, ça me rend fou. Il y a 600 milliards, c'est énorme. 600 milliards d'argent qui dorment. Et ça ne fait qu'augmenter. Donc ça, surtout pas. On répète tout le temps qu'il faut 2-3 mois de dépenses courantes, mais pas plus.
¶ Le message final de Marc Fiorentino
Marc, on va faire un exercice un peu théorique, mais on va imaginer que dans 60 secondes, tu vas perdre la parole à tout jamais et que toute ton œuvre, tous tes livres, tous tes passages télé vont être détruits et toute trace de toi sera effacée. C'est quoi la pensée la plus utile que tu partagerais à ceux qui nous écoutent ? La pensée la plus utile, c'est, je dirais, travailler plus, épargner plus et mieux investir.
Amen. Je te propose de terminer par le chrono finari. Je vais te proposer deux options. Tu me dis laquelle tu préfères et tu m'expliques de façon très courte pourquoi. C'est parti. Baisser les dépenses de l'État ou augmenter les impôts ?
¶ Chrono Finary
Mais c'est les dépenses de l'État. Évidemment. Évidemment, parce qu'on a un État qui est obèse, et donc on a un État qui est passé d'un État providence à un État assistana. Pour les retraites, mieux vaut travailler plus longtemps ou cotiser davantage ? Travailler plus longtemps. Parce que de toute façon, il faut travailler plus longtemps parce que c'est le seul moyen de créer de la richesse pour le pays. Impôts sur la fortune, justice sociale ou erreur économique ?
Erreur économique, je pense qu'il y a déjà énormément de taxation sur les revenus. Je pense que ça ne rapporte rien et ça envoie un mauvais signal. Le rôle de l'État, intervenir ou laisser faire le marché. Laisser faire le marché et contrôler les excès. Protéger les plus faibles, contrôler les excès, mais ne pas être omniprésent. Investir dans les actions françaises ou dans les actions américaines ?
investir dans des actions françaises qui sont très présentes à l'international. L'entreprise française, trop taxée ou pas assez ? Trop taxée. Beaucoup trop taxée. L'entreprise française, elle est... Elle est assommée. Alors, je ne parle pas des grands groupes qui ont des méthodes d'optimisation fiscale. Je parle de la TPE, la PME, l'ETI, elle est martyrisée. Marc Fiantino, à Bercy, rêve ou réalité ? Cauchemar. Merci Marc. Merci à toi.
