À 28 000
années-lumière du
centre de la Voie lactée, dans la région du bras d'Orion, une nébuleuse s'est effondrée sur elle-même.
les réactions nucléaires s'enclenchent.
La température atteint 15 millions de degrés. Une étoile s'allume. Le soleil. L'histoire de notre système vient de commencer
Depuis la nuit des temps, l'homme ne cesse de chercher à comprendre et à percer les mystères de l'univers. Pourtant, Parmi les milliards d'étoiles et de systèmes qui le composent, notre planète semble encore aujourd'hui unique. Notre quête du Notre-Terre nous amène toujours plus loin dans l'espace, à la découverte de nouveaux mondes.
Alors l'univers était déjà vieux, alors pas très vieux, donc là, il faut imaginer, il y a 4,5 milliards d'années, c'est très longue durée, mais sachant que l'univers lui a démarré il y a 13,8 milliards d'années, donc l'univers est déjà bien ancien, on a la galaxie, notre galaxie qui est là, et dans un coin de cette galaxie, il y a un nuage de gaz et de poussière. Et comme toute matière, gaz et poussière, ça s'attire, il y a la gravitation.
Et à un moment donné, suite à on ne sait quel événement, il y a beaucoup de spéculation là-dessus, il y a une instabilité et puis le nuage devient un peu plus dense. Il commence à attirer beaucoup ce qui est autour par gravité et tout s'effondre
Ces nuages, une fois qu'ils sont déstabilisés, ils se mettent à se comprimer. Et c'est comme quand vous prenez une pompe de vélo dont vous bouchez le bout et que vous comprimez, ça va chauffer. Et forcément, là, ici, ça va chauffer petit à petit, et ça va chauffer finalement tellement fort au cœur de ce nuage qu'à un moment, vous allez atteindre 10 millions de degrés, et à ce moment-là, vont se mettre en route les réactions nucléaires, et à ce moment-là, vous avez une étoile.
Donc le Soleil, l'essentiel de cette matière qui s'est effondrée, attirée, auto-attirée par la gravité, a formé le Soleil. 99% de toute la masse du système solaire a été dans notre étoile. C'est essentiellement de l'hydrogène, de l'hélium et quelques autres éléments.
Qu'est-ce qui se passe avec le reste? Le reste va se faire une espèce de mélange de nuages avec des poussières plus ou moins grosses qui vont s'agglomérer en rochers plus ou moins gros. Il y a aussi des morceaux de glace dans ces nuages. Et ça, ça va se faire une espèce de disque autour de cette étoile qui est en train de naître. 50
millions d'années après l'amorce de sa formation, le Soleil n'est encore qu'une proto-étoile, entourée d'un gigantesque nuage de poussière et de matière. Au bout de 10 millions d'années, quatre planètes géantes se forment. Des géantes gazeuses, formés rapidement avant que le gaz de la nébuleuse se soit définitivement évaporé
Jupiter
est déjà 50 fois plus massif que la Terre. Le système solaire est alors en pleine mutation. Après avoir migré vers le Soleil, Jupiter et Saturne s'éloignent de leur étoile et partent vers l'extérieur. Les différentes zones d'astéroïdes sont alors perturbées. Les orbites de Jupiter et de Saturne s'amplifient et dévie fortement les orbites d'Uranus et de Neptune. Celle-ci, qui se trouvait entre Saturne et Uranus, est expulsée en périphérie du système solaire
Jusqu'il y a 25 ans, on va dire, tout était très simple. Là où près du Soleil, là où il faisait chaud, il n'y avait pas de glace, des planètes constituées de cailloux, Mars, la Terre, Vénus, Mercure, puis au-delà, les planètes géantes, parce que comme elles avaient beaucoup de glace, elles ont pu garder toute l'hydrogène qui était dans le coin. Et puis il y a quelques années, on a commencé à observer
des planètes autour des autres étoiles, les exoplanètes. Et là on s'est rendu compte que non, le système solaire n'était pas du tout comme les autres. En 1995,
Michel Maillor, un Suisse, observe avec des instruments très perfectionnés la première exoplanète. Et là, ça va nous donner des informations, parce qu'on va trouver des exoplanètes plus jeunes ou plus vieilles que les nôtres, autour d'étoiles plus jeunes ou plus
vieilles que notre Soleil. Et on va s'apercevoir que finalement, il y a tout un ensemble de très grosses planètes gazeuses, parfois beaucoup plus grosses que Jupiter, qui sont beaucoup plus proches de leurs étoiles, de leur Soleil, que ce que l'on observe dans notre propre système solaire. Donc là, il y a un problème. On se dit, mais ce n'est pas possible, ça signifierait donc que les choses n'étaient pas telles qu'elles sont aujourd'hui
On a eu du temps à comprendre et on a découvert un phénomène très bête. qui est que quand tout ça se forme, lorsqu'en particulier les planètes géantes se forment, alors qu'il reste encore beaucoup de gaz et de cailloux dans le disque, autour de l'étoile, les forces sont telles qu'elles se mettent à migrer, c'est-à-dire qu'elles tombent en spirale vers le Soleil. On s'est rendu compte que c'était le plus souvent inévitable. Et puis dans le cas du système solaire,
on pense maintenant qu'il s'est passé le phénomène suivant. Comme ailleurs, entre guillemets, le Jupiter, en cours de sa formation, s'est mis à migrer à faire une spirale doucement en allant vers le Soleil. Et puis derrière s'est formée une autre planète géante, un peu plus petite, Saturne. Mais là, il y a eu un petit peu un hasard qui fait qu'à un moment donné, Saturne s'est trouvé à une distance
exacte de Jupiter. Saturne s'est mis à suivre Jupiter, puis à un moment donné, il s'est mis à avoir des résonances, c'est-à-dire que très régulièrement, les deux planètes se frôlaient et ça attirait Jupiter dans le sens inverse. Et Jupiter, après s'être approché quasiment à la distance de Mars, c'est-à-dire pas très loin de la Terre. Jupiter, actuellement, est à 5 fois la distance Terre-Soleil. Mars est une fois et demie la distance Terre-Soleil, donc Jupiter est allé presque jusqu'à Mars et
puis est reparti en arrière grâce à Saturne. Une
partie de billard cosmique s'est opérée avec des allées et des venues, des chasses, parce que comme au billard, une boule touche l'autre ou influence la présence d'une boule plus importante, plus massive, plus rapide, plus chaude, ou un peu moins, et bien va entraîner des conséquences sur la position et les rotations des unes et des autres
Vous pouvez avoir des interactions entre les planètes et ce disque de résidus, et du coup, votre système solaire, entre ce qu'il est au départ et sa version finale, il peut y avoir énormément d'évolution
À proximité du Soleil, les matériaux les plus légers, les plus volatiles, ont laissé la place à ceux plus lourds, les poussières de roche et les métaux. Ces petits grains de poussière se regroupent alors par collision jusqu'à former des cailloux. Puis, ces cailloux se transforment en rochers. Des rochers qui deviennent finalement assez massifs pour exercer leur propre gravité et attirer de la matière. Donnant naissance à une planète dite tellurique.
On en dénombre aujourd'hui quatre dans le système solaire. Mais il est possible que dans ce système encore jeune, elles aient été plus nombreuses et auraient alors disparu. Soit aux confins du système, soit englouties, attirées par la gravité de notre étoile. Notre Terre s'est formée sur une période d'environ 30 millions d'années. Puis, alors que la Terre a environ 50 millions d'années, notre planète va connaître un immense cataclysme.
Un corps planétaire de la taille de Mars est venu impacter la Terre, donc à exploser la Terre en réalité, et à arracher de la matière. C'est un impact cataclysmique
L'énergie libérée est tellement énorme qu'à nouveau, toute la surface rocheuse de la Terre fond, il y a des océans de magma, de la lave partout, et une grosse partie est éjectée dans l'espace.
Les débris de l'impacteur et une partie du manteau terrestre sont alors projetés en orbite. Avant de s'accumuler, se rassembler pour former la Lune. Et c'est à cette époque si reculée, sur cette terre alors si inhospitalière, qu'est apparue la vie. C'était il y a 4 milliards d'années. Mais pourquoi la vie est-elle apparue sur Terre? Et comment s'est-elle développée de façon aussi prodigieuse? Tout d'abord, la Terre a une place privilégiée au sein du système solaire. Elle se situe dans ce
qu'on appelle la zone habitable. Ni trop près du Soleil, ni trop loin. Grâce à la clémence de ses températures, L'eau peut être présente sous trois états, gazeux, solide et liquide. Car de tous les mystères qui entourent l'apparition de la vie, une seule certitude, elle prend sa naissance dans l'eau.
Ce qui est vrai, c'est que la vie telle qu'on la connaît, mais même telle qu'on peut l'imaginer, a priori, c'est une vie qui serait basée sur des molécules, des atomes de carbone, molécules basées sur du carbone, en solution dans l'eau liquide. Sachant que sur Terre, partout où il y a de l'eau liquide, il y a de la vie, et qu'inversement, s'il n'y a pas d'eau liquide, la vie s'arrête, il n'y a pas de vie. on a tendance à faire l'hypothèse, pour qu'il y ait la vie, il faut
qu'il y ait de l'eau liquide. De l'eau, la molécule H2O, finalement, il y en a un peu partout. Il y en a sur Mars, il y en a eu sur Vénus, on pense, etc. Il y en a plein autour des planètes géantes. Ce qui est plus compliqué, c'est d'avoir de l'eau liquide
Tout le problème d'avoir de l'eau solide, de l'eau liquide, de l'eau gazeuse, l'équilibre entre ces trois formes dépend de la température, mais également de la pression atmosphérique. Et quand vous avez une pression qui est très faible, vous passez... de glace à gaz sans passer par le côté liquide. Où
est-ce qu'il y a de l'eau liquide et qu'est-ce qu'il faut pour qu'il y ait de l'eau liquide? Il faut un peu de pression, par exemple, il faut une atmosphère. On ne peut pas avoir d'eau liquide sur un monde qui n'aurait pas d'atmosphère. Et ce n'est pas si évident.
Par exemple, quand on fait des expériences de pensée, on prend la Terre telle qu'on la connaît actuellement et qu'on l'approche un petit peu du Soleil, on se rend compte que si on approche simplement de 5%, ce n'est pas beaucoup, les océans vont être entièrement vaporisés, l'eau va s'échapper dans l'espace et on se transforme en Vénus, c'est la fin
du monde. Si on prend la Terre maintenant et qu'on l'éloigne de 5% du Soleil, très rapidement, il va faire un peu plus froid, il va y avoir plus de neige, plus de glace, cette glace va réfléchir l'orientement du Soleil et la Terre va entièrement geler, il fera moins 60. Donc on a l'impression que la Terre est pile-poil à la bonne distance.
Mais comment Sato s'est-elle retrouvée en abondance, recouvrant 70% de sa surface? C'est la Lune qui nous a apporté des éléments de réponse. Dans les années 70, les missions Apollo ont rapporté sur Terre de précieux échantillons de roches lunaires. Il ressort de leur étude que la Lune a traversé une période de bombardements intenses comprise entre 4,1 à 3,9 milliards d'années. Des pluies de comètes et d'astéroïdes qu'a également dû essuyer la Terre.
Les météorites et les comètes, pouvant être parfois presque entièrement constituées de glace, ce bombardement intense de corps extraterrestres a apporté à la jeune Terre 70% de son eau. en s'ajoutant aux 30% d'eau originelle présente lors de la formation de la Terre, apparaissent alors les premières mares, puis les premiers lacs. Les lacs devinrent des mers, et les mers,
des océans. Peu à peu, les impacts ont diminué, et la Terre s'est refroidie, Il y a 3,8 milliards d'années, les premiers organismes monocellulaires seraient alors apparus dans les sources volcaniques chaudes. Des sources hydrothermales, lieu idéal pour qu'une succession de phases
sèches et humides favorise la concentration et l'assemblage des molécules. Puis, c'est grâce à la photosynthèse provoquée par la lumière solaire que l'atmosphère s'est enrichie en oxygène, permettant aux micro-organismes de se développer petit à petit dans les océans. La vie, dès lors, pouvait connaître son incroyable évolution.
La vie, elle émerge très tôt dans l'histoire de la Terre. Beaucoup plus tôt que ce que l'on pensait il y a simplement quelques décennies encore. Dans tout le système solaire, il y a 3,9 milliards d'années, il y a eu une intense période de bombardements météoritiques qui a frappé la Terre, qui a frappé la Lune, qui a frappé partout au
même moment dans le système solaire. On a été au moins en partie ensemencés par des éléments extérieurs à la planète qui sont venus des comètes, des astéroïdes, qui sont venus impacter la Terre, la jeune Terre, on va dire
Sur la Terre, la vie a vraiment rapidement, au bout de quelques millions d'années littéralement, a su évoluer. C'est la magie de l'évolution darwinienne. jusqu'à pouvoir utiliser l'énergie du soleil pour en tirer de l'énergie, récupérer du carbone. C'est ce qu'on appelle la photosynthèse. Et très rapidement, en faisant la photosynthèse, on a modifié l'environnement, on a amené de l'oxygène. Vous savez que la photosynthèse, ça utilise le CO2 et ça
crache de l'oxygène. et on a accumulé de l'oxygène sur la Terre, on a complètement modifié l'environnement de la Terre d'une manière spectaculaire et tout à fait détectable par, disons, des extraterrestres. S'ils observaient avec des bons télescopes notre planète, ils verraient bien que la planète, l'atmosphère est totalement modifiée par quelque chose de bizarre, peut-être de la vie. Évidemment, une question qui intéresse tout le monde, c'est de savoir
s'il y a-t-il d'autres terres ailleurs. Est-ce que la Terre est exceptionnelle ou pas? Mercure
La plus
petite planète, la plus proche du Soleil. Très proche de la taille de notre Lune, Mercure fait face à des conditions extrêmes. Sa température pouvant monter jusqu'à 430 degrés face au Soleil et au même moment descendre à moins 180 degrés sur le côté opposé. Mercure n'a pas d'atmosphère, se retrouvant en proie aux météorites et astéroïdes qui viennent consteler son sol. Malgré les apparences, Mercure n'est pas une planète morte et
semble toujours géologiquement active. Son noyau métallique se refroidit, provoquant la contraction de la planète. Autrement dit, Mercure rétrécit. Elle aurait perdu en 4 milliards d'années d'existence, sur 4800 kilomètres, 7 kilomètres de rayon. soit 14 km de diamètre
Les planètes, elles naissent, elles sont chaudes, parce que bon, lors des impacts, ça chauffe pas mal, en plus il y a quand même des éléments radioactifs, donc ça libère un peu de chaleur, donc au départ les planètes sont quand même chaudes. Mais petit à petit elles se refroidissent. On peut le voir parce que quand la planète refroidit, forcément ça va rétrécir, donc le cœur rétrécit, la croûte est obligée de suivre et donc la croûte va se casser.
Et on a pu retrouver ces failles et à partir de là, se rendre compte que finalement, la planète a rétréci d'à peu près 7 km.
Mercure au premier abord, ça ressemble à une grosse lune. Il n'y a pas d'atmosphère, on voit une planète couverte de cratères d'impact. Ça ressemble vraiment à une grosse lune. Si quelqu'un ne connaît pas, c'est ça qu'il verra. En réalité, c'est quand même un monde assez particulier. Déjà, on s'est rendu compte... qu'à l'intérieur de Mercure, il y a un énorme noyau de fer. Ce noyau riche en fer crée
un champ magnétique. C'est le seul objet dans le système solaire qui n'ait à la fois pas d'atmosphère et puis un champ magnétique comme celui-là. Mais encore plus intéressant, non seulement il fait froid côté nuit, mais on s'est rendu compte qu'au pôle de Mercure, et bien là, l'axe de rotation de Mercure étant ce qu'il est, le Soleil est
toujours rasant, parfaitement rasant. Au point qu'à cet endroit-là, il y a quand même des petits bassins, en particulier des écrins terres d'impact, et l'intérieur de ces bassins est toujours, toujours à l'ombre. Et à l'ombre, alors qu'on est sur une des planètes les plus chaudes du système solaire, on est sur la planète la plus chaude du système solaire, à l'ombre permanente de là, les températures correspondent à un des endroits les plus froids du système solaire. Donc on
est vraiment à tous les extrêmes. Et il fait tellement froid qu'année après année, de la glace a été piégée par le froid et on a des glaciers, des grands glaciers au fond des cratères des pôles de Mercure.
Afin de mieux comprendre la formation et l'évolution de la plus dense des planètes, Ariane 5 a emporté en 2018 la sonde BepiColombo. Un voyage de 7 ans, de 9 milliards de kilomètres, au bout duquel BepiColombo se mettra en orbite autour de Mercure. Ces deux modules, MPO et MMO, seront installés et étudieront la planète et son champ magnétique. Leur but sera de mieux comprendre l'évolution de la planète tellurique, mais aussi d'analyser sa
proximité au Soleil. L'orbite elliptique de Mercure l'approche jusqu'à 46 millions de kilomètres seulement de notre étoile. C'est trois fois plus proche que la Terre. La surface de Mercure reçoit alors près de 15 000 watts par mètre carré, transformant Mercure en spot idéal si l'on voulait y installer des centrales solaires. Dans son long voyage, Bepi Colombo croisera sur son chemin la
planète Vénus, deuxième planète du système solaire. Vénus fait la même taille que la Terre et pourrait avoir connu la vie. On l'a longtemps fantasmé comme une planète habitable. Mais dans les années 70, ce portrait de Vénus a radicalement changé. Au début de l'exploration spatiale, les caractéristiques de la planète, dont la surface est masquée par une épaisse couche de nuages,
sont pratiquement inconnues. Le programme Venera est lancé dans le cadre de la course à l'espace, qui oppose l'Union soviétique aux États-Unis et constitue un enjeu autant scientifique que politique. Les sondes spatiales du programme Venera vont progressivement dévoiler la structure de l'atmosphère et certaines caractéristiques du sol vénusien. Elles y ont découvert un monde en proie à des conditions infernales.
Une température de 460 degrés Celsius, 95% de dioxyde de carbone, d'épais nuages d'acide sulfurique, aucun champ magnétique pour la protéger du vent solaire et des rayons cosmiques. Puis, mise en orbite en 1990, la sonde Magellan a révélé un autre visage de la planète. Grâce à son puissant radar, elle réalisa la première carte détaillée de la surface de Vénus. Une surface à la fois jeune et volcanique, avec de vastes
plaines de lave et des milliers de monts volcaniques. Le plus haut d'entre eux, le Mat Mons, fait 8 000 m d'altitude.
D'abord, l'observation de Vénus, de tout temps, elle a intrigué sur Terre. On connaît Vénus comme Mars depuis des millions d'années parce qu'on peut l'observer à l'œil nu. En fait, c'est une grosse boule
blanche, très très brillante, éblouissante, parce que dans l'atmosphère de Vénus, vous avez une épaisse cousse de nuages. Ce sont des nuages essentiellement composés d'acide sulfurique, mais qui sont très épais et qui en réfléchissent l'essentiel de la lumière du soleil. On s'est dit, sous les nuages, à l'ombre des nuages,
il peut faire frais. Et au début du XXe siècle, effectivement, des gens comme Clamiphamarion ou d'autres ont imaginé que si l'atmosphère ressemble un peu à celle de la Terre, il ne pourrait pas faire si chaud que ça et on pourrait avoir des forêts et puis... On est parti après dans tout un délire typique de l'époque et plutôt qui n'était pas stupide en plus
Et on n'avait évidemment aucune idée des conditions à la surface de Vénus et dans ses nuages. Ça, c'est quelque chose qu'on a appris quand on a fait des études plus précises au XXe siècle. Et donc là, c'est grâce aux missions spatiales, grâce aux radars, grâce à plein d'informations, mais qui sont arrivées finalement très très tard. Donc on a considéré pendant très longtemps que Vénus était un endroit un peu sympa, tranquille, un peu chaud, avec des gens qui...
On savait qu'il y avait des nuages, donc des gens qui ne pouvaient pas voir le ciel, donc peut-être une civilisation avec une culture très différente.
Le problème, c'est qu'on s'est trompés fortement. Alors c'est vrai que l'essentiel du rayonnement du Soleil qui arrive sur Vénus est réfléchi, et que Vénus n'en regarde pas beaucoup. Mais l'autre problème, c'est que Vénus a une très épaisse atmosphère essentiellement composée de dioxyde de carbone, de CO2. Et comme tout le monde sait maintenant, le CO2, c'est un gaz à effet de serre. C'est-à-dire qu'il agit un peu comme
une couverture isolante. Et donc, quand on descend dans l'atmosphère de Vénus, on va descendre, descendre, et à la surface, il fait 450 degrés. Il fait très, très chaud à cause de l'effet de serre. On est vraiment à l'ombre, il n'y a pas beaucoup de lumière, mais il fait 450 degrés. Avec
une pression atmosphérique très importante, c'est-à-dire que l'atmosphère pèse avec la gravité, ça nous pèse... ça nous retiendrait au sol, ça nous écrabouillerait à 90 atmosphères, donc on serait aplati littéralement, même un robot serait compacté littéralement, il faudrait un char d'assaut blindé pour résister plusieurs heures, plusieurs jours, plusieurs semaines sur
Vénus. Par contre, quand on remonte en altitude, plus on monte, plus il fait froid, comme sur Terre, donc vers 50-60 km, on a donc là des liénuages, des nuages essentiellement composés de gouttelettes d'acide sulfurique avec un petit peu d'eau, Donc ce sont des gouttelettes quand même liquides, très très acides.
Mais néanmoins, on connaît sur Terre certaines bactéries qui ne sont pas mécontentes de vivre dans un milieu très acide et qui, d'après les biologistes, pourraient parfaitement survivre dans un environnement comme ces gouttelettes sur Vénus
Le 14 septembre 2020, une équipe de l'Université de Cardiff au Pays de Galles annonçait avoir détecté de la phosphine dans l'atmosphère de Vénus. La phosphine, ou phosphure d'hydrogène, est un gaz incolore et inodore, fortement toxique, qui est produit par des micro-organismes sur Terre. Sa présence dans les nuages de Vénus est inattendue, car elle devrait être rapidement détruite dans l'atmosphère
acide de la jumelle de la Terre. Aussi, les auteurs de l'étude ont évoqué la possibilité qu'elle puisse être produite par une forme de vie présente dans les nuages de Vénus. Une annonce qui a relancé un des projets de la NASA. S'installer de manière durable dans l'atmosphère de Vénus. Il suffirait de rester à distance raisonnable de la surface, à 50 km d'altitude par exemple. La pression y est équivalente à la
pression terrestre pour une température de 75 degrés. On pourrait construire une cité suspendue constituée d'énormes ballons dirigeables capables d'abriter une colonie de plusieurs dizaines de personnes. Et ainsi, pouvoir analyser sur place la composition des nuages vénusiens
La phosphine, c'est quelque chose de très simple. C'est un atome de phosphore, trois atomes d'hydrogène, pH 3. On en trouve en abondance, par exemple, dans l'atmosphère de Saturne, de Jupiter. La raison, c'est qu'il y a un peu de phosphore. Et comme sur Saturne et Jupiter, l'atmosphère est essentiellement composée d'hydrogène, ça fait naturellement de la phosphine. Sur Terre, on en trouve un petit peu. Il existe des bactéries qui détestent l'oxygène,
notamment celles qui vivent à l'intérieur des intestins de certains organismes. Eux, ils seront très heureux de récupérer du phosphore et ils vont créer de la phosphine. Ce qui fait qu'on trouve dans l'atmosphère de la Terre de la phosphine. La phosphine est d'origine biologique. Sur Vénus, c'est pareil, on n'est pas censé en trouver. Il n'y a pas de source, on
ne voit pas ce qui pourrait créer la phosphine. Et puis surtout, si on crée la phosphine, on calcule qu'elle devrait être rapidement détruite par la chimie qui règne là-bas et puis le rayonnement ultraviolet du Soleil. Donc, on en a découvert, pas beaucoup, c'est de très faibles quantités, mais on en a découvert quand même beaucoup trop par rapport à ce à quoi on s'attendait. Mes collègues britanniques se sont grattés la tête et se sont dit mais d'où ça peut venir?
Alors évidemment on l'a trouvé sur Vénus, c'est évidemment une découverte intéressante. Maintenant il faut quand même être prudent pour plusieurs choses. D'abord il faut savoir que chaque composé possède une espèce de code barre on va dire. Et là
ce qu'on vient de détecter c'est une ligne. Alors tant que vous n'avez qu'une ligne, certes c'est intéressant, mais il faut essayer d'en avoir plusieurs pour être sûr que vous avez bien identifié, parce que comme je dis, chaque composé a son propre code barre et il se peut parfois que vous ayez deux lignes qui se trouvent au même endroit. Ou pas loin. Donc pour le moment, on a une
bonne suggestion, mais ça reste à confirmer. Une fois que c'est confirmé, il faut aussi essayer de voir si véritablement ce processus ne peut pas s'expliquer, cette présence ne peut pas s'expliquer par des processus naturels.
Est-ce qu'il pourrait y avoir des phénomènes étonnants, par exemple? On sait que dans ces nuages, il peut y avoir des éclairs. Donc les éclairs, ça crée une chimie très particulière. Ils ont fait des calculs? Non. Est-ce que ça pourrait être alimenté par les volcans, les volcans qu'on pense qu'il y a à la surface de Vénus? A priori, non. Jamais les volcans pourraient en fournir suffisamment. Est-ce que ça pourrait être apporté par des météorites, des micro-météorites ou des
gros impacts de météorites dans le passé? Ils ont passé en revue tout ce qui était possible, puis ils se disent qu'on ne trouve pas. On donne nos clans au chat, on ne trouve pas comment la phosphine peut être créée.
Et puis évidemment, sachant que la phosphine sur Terre est créée par de la biologie, qu'on spécule sur l'idée folle qu'il pourrait y avoir des êtres vivants, des petites bactéries dans les nuages de Vénus, on en arrive à la conclusion facile de dire« Hum, et si c'était d'origine biologique?» Aujourd'hui, ça reste de la
science-fiction, et on n'a jamais rien observé comme cela nulle part ailleurs dans le système solaire. Donc il est urgent d'attendre, d'être très prudent, de parler au conditionnel et de poursuivre l'exploration. C'est précisément aussi ce que feront de futurs missions spatiales vers Vénus
Une exploration spatiale envisagée aussi vers la quatrième planète du système solaire, Mars. la petite cousine de la Terre, deux fois plus petite précisément. Une année martienne dure deux fois plus longtemps que sur Terre. Ses journées sont pourtant quasi similaires et durent 24 heures et 37 minutes. Depuis que l'être humain a levé la tête vers les étoiles, il est fasciné par la planète rouge. La couleur rouge caractéristique de Mars lui valut dans l'Antiquité le rapprochement avec le dieu grec
de la guerre, Arès. Une couleur rouge qui provient de la forte teneur en minerais de fer, on peut dire, en quelque sorte, que Mars rouille. Il y a des milliards d'années, Mars a connu, à l'instar de la Terre, Une collision titanesque avec un embryon de planète trois fois plus petit. Deimos et Phobos se sont alors formés avec les débris du cataclysme. Deux lunes qui sont parmi les
plus petits satellites naturels d'une planète du système solaire. Phobos fait 11 km, Deimos 6 km. 300 fois moins que la Lune. Phobos se rapproche de Mars à raison d'un mètre huit par siècle. Elle va progressivement s'échauffer, se déformer et se déliter en débris qui vont constituer un anneau autour de Mars.
La planète rouge aura alors des airs de mini-Saturne. À l'inverse de Phobos, Deimos s'éloigne progressivement de la surface de la planète rouge et s'échappera un jour de l'attraction martienne avant de se perdre dans l'espace. Mars pourrait voir ses deux enfants disparaître d'ici quelques millions d'années
Dans un lointain passé, Mars a été impacté par une grosse astéroïde. Explosion générale. Une partie de matière a été éjectée dans l'espace. Elle n'a pas été éjectée jusqu'à l'infini, mais une partie s'est retrouvée en orbite autour de Mars. Tout ça s'est recombiné, attiré, agrégé par gravité, et ça a formé Phobos et aussi Deimos.
Mars a deux petites lunes, deux petits satellites, Phobos et Deimos, en forme de patates, complètement cabossées, très rigolos d'ailleurs, plutôt des astéroïdes que des vraies lunes bien formées, c'est pas sphérique du tout. Pour que ça soit sphérique, il faut une certaine quantité de matière qui va permettre à la gravité de façonner un corps planétaire sphérique. S'il n'y a pas assez de matière, il sera cabossé, il sera patatoïde,
pour faire simple. Et du coup, quand Phobos et Deimos passent devant le Soleil, devant le disque solaire, ça fait une petite éclipse. Du coup, ça dessine une patate noire ou sombre
devant le disque solaire. Ce seraient des morceaux de Mars qui ont été éjectés et en orbite autour de Mars. On a envie de mener l'enquête, surtout si c'est un morceau de Mars, ça permet d'aller récupérer des morceaux de Mars sans avoir à descendre dans ce gros puits de gravité qu'est Mars. On n'a pas besoin de construire une fusée,
on peut juste aller gratter Phobos et Deimos. Donc on va mener l'enquête, et en particulier ça c'est le grand objectif d'une mission japonaise qui s'appelle MMX, qui sera lancée normalement en 2024, à laquelle de nombreux collègues français sont associés, et qui a pour objectif d'accoster, on va dire accoster parce que la réalité est très faible, se poser sur Phobos, de ramasser quelques cailloux et de les ramener sur Terre.
Et là on pourra enquêter et puis vous comprendre mieux son origine et aller les analyser.
En 1948, Gérard Kuiper découvre de la glace dans les calottes polaires martiennes. Puis, les images prises par Mariner 9 ont permis d'obtenir la première preuve directe d'eau sous la forme de lits de rivière. Car, à ses origines, Mars était plus chaude. Elle était couverte de volcans. Mais surtout, elle était couverte d'eau liquide. L'eau a coulé sur la planète rouge. Et ce, pendant 2 à 3,5 milliards d'années. Mars devait avoir de grands lacs
et même Un océan. Mais au fil du temps, la planète, plus petite et éloignée du Soleil que la Terre, se serait refroidie. Son cœur métallique se serait figé. Son bouclier magnétique se serait alors effondré laissant les vents solaires dessécher son atmosphère et son eau s'évaporer. Mais s'il y eut de l'eau sous forme liquide, et s'il en existe toujours sous forme de glace à ses pôles, Mars a-t-elle connu des formes de vie?
Quand on pose la question de savoir pourquoi les lacs et les rivières ont disparu de Mars, quelque part, on pose la question, pourquoi Mars n'a pas connu le destin de la Terre? Pourquoi il n'y a pas de Martiens? Alors, c'est une question à plusieurs milliards de dollars, mais l'idée, c'est pas tellement que Mars ait perdu son eau. Encore une fois, sur Mars, il reste beaucoup d'eau. Elle en
a perdu une partie, mais il reste beaucoup d'eau. Si on pouvait tout d'un coup mettre un climat comparable à celui de la Terre sur Mars, on aurait des flaques d'eau et des rivières. Non, le problème de Mars, c'est qu'elle a perdu son atmosphère. Actuellement, elle a une fine atmosphère globale, de dioxyde de carbone essentiellement, mais la pression à la surface est à peu près 100 fois plus faible que sur Terre. Et ça, ça ne permet pas d'avoir
de l'eau liquide. Donc, qu'est-il arrivé à cette atmosphère? On a mis, doucement mais sûrement, en évidence des processus physiques très compliqués liés à la chimie de l'atmosphère. Vous avez des ions, quand les ions se recombinent, ça libère plein d'énergie, ils sont éjectés dans l'espace. Une fois dans l'espace, ils rencontrent le vent solaire. Le vent solaire, c'est ce flux de protons qui est émis par le Soleil en permanence. Et là, les ions O vont être accélérés et puis
vont éroder l'atmosphère. Alors, c'est très compliqué, mais on pense que peut-être via ces mécanismes-là, oui, Mars aurait pu perdre l'équivalent d'une demi-atmosphère dans l'espace. L'atmosphère, le gaz, l'air se seraient échappés.
Et puis, ça va partir. Le vent solaire véritablement arrache l'atmosphère martienne et donc l'eau quitte la planète comme ça. Mais pas toute l'eau. Il reste bien de l'eau actuellement. De l'eau sous forme de vapeur d'eau, de l'eau sous forme de glace. Il neige sur Mars à certaines saisons. Et puis on a une partie de l'eau qui est dans le sol. Alors il est clair que cette idée d'avoir de l'eau sur Mars nous amène directement à l'idée
de vie. Ça c'est évident et c'est pas pour rien qu'on a des missions qui vont aller sur Mars ou qui sont en chemin pour justement essayer de détecter la vie passée. en plus d'une éventuelle vie contemporaine.
On avait une planète Mars qui ressemblait un peu à la Terre, à une époque où d'ailleurs la vie est apparue sur Terre. Donc là, avec tout ça, depuis de nombreuses années, on se pose la question de savoir est-ce que la vie a pu aussi démarrer sur Mars? Et ça motive énormément de missions spatiales qui mènent l'enquête sur cette ancienne planète Mars. Pas tant la planète Mars sèche et froide actuelle, mais cette ancienne planète Mars qui était couverte de lacs et de rivières.
Je pense que nous sommes très proches de découvrir des preuves de vie extraterrestres, mais je ne pense pas que le monde soit préparé à cette annonce. Ce sont les propos de Jim Green, directeur des sciences planétaires de la NASA, qui pense que les deux prochaines missions sur Mars ont de fortes chances de rapporter sur Terre des preuves de vie extraterrestres. Car en 2020, la liste des missions martiennes est longue.
Tout d'abord, la NASA et JPL avec Perseverance, le nouveau rover qui a été conçu pour chercher des signes de vie. Équipé d'une kyrielle de capteurs, 23 caméras, deux oreilles pour écouter les vents martiens, des lasers analytiques, mais aussi d'un minuscule hélicoptère. L'engin de 2 kg et d'une envergure de 1,2 m prendra des photos à quelques dizaines de mètres au-dessus de sa sonde.
Le rover dispose enfin d'un bras articulé et d'une fourreuse permettant de percer les roches et ainsi d'identifier des formes de vie cachées dans le sol martien. Deux autres missions profiteront de cette fenêtre de tir pour rejoindre Mars. La Chine, avec l'orbiteur Tianwen-1 et son rover. et l'Europe avec ExoMars 2020
et son rover Rosaline Franklin. À l'instar de son homologue américain, cet instrument recherchera de la matière organique dans le sous-sol martien et essaiera d'établir un lien avec une potentielle forme de vie
La planète Mars est un monde, un monde complexe, encore très actif, Et en plus, on pourrait dire que pour le prix d'un monde, on en a plusieurs. C'est-à-dire qu'on peut à la fois étudier la planète Mars actuelle, et puis la planète Mars telle qu'elle était autrefois, en particulier à cette époque où elle était couverte de lacs et de rivières. Donc dans ce contexte-là, on se pose plein de questions scientifiques. On se demande comment fonctionne la météorologie,
le volcanisme, comment s'est-elle formée? Le climat a-t-il changé depuis 10 millions d'années? Autour de ces très nombreuses questions scientifiques, pour y répondre, on élabore, on conçoit des missions spatiales. Par exemple, actuellement, vous avez en orbite autour de Mars six satellites actifs, sans compter tous ceux qui sont morts récemment. On a envoyé beaucoup de sondes spatiales autour de Mars. Et c'est
pareil pour la surface. Quand on envoie une mission à la surface, la plupart du temps, on l'envoie dans un endroit bien choisi, au fond d'un ancien lac, au bord d'un delta, pour mener l'enquête le plus souvent comme si c'était un robot géologue.
On pourrait retrouver des fossiles finalement, des bactéries fossiles, des petites choses dans le sol. Et c'est d'ailleurs ce que vont faire les missions qui sont en route ou qui vont arriver. C'est-à-dire qu'elles vont essayer de creuser pour essayer d'aller chercher plus bas. Parce qu'il est clair qu'en surface...
c'est pas top, non seulement il y a cette pression atmosphérique très faible, mais en plus vous recevez le rayonnement ultraviolet du soleil, les rayons X, les rayons cosmiques, enfin bon bref, c'est pas très sympa pour la vie, donc à la surface ça va pas, donc il faut creuser. Maintenant toute la question est, est-ce que cette vie a pu subsister ou pas? Est-ce qu'on en a des traces ou pas?
Alors oui, Curiosity a découvert dans... différentes roches, dans le sable en particulier, certaines molécules organiques assez particulières. Est-ce que c'était la preuve qu'il y a une forme de vie? Bah non. Non, parce qu'en fait, des molécules organiques de ce type-là, on en trouve beaucoup, dans le système solaire
en particulier. Si je prends par exemple la comète Chury, la Churumov-Gerasimenko, qui était l'objectif de la mission Rosetta, eh bien on s'est rendu compte que le noyau de cette comète était constitué peut-être pour plus de la moitié de molécules organiques. C'était des suies, des molécules compliquées, Toutes sortes
de choses. Le fait d'en trouver un petit peu sur Mars, sachant que Mars est bombardée par exemple en permanence par des micro-météorites et des morceaux de comètes finalement, des tonnes et des tonnes tous les jours, d'en trouver un petit peu dans le sable, c'est pas tout à fait surprenant. Alors est-ce que c'est la preuve de vie? Non. Est-ce que la preuve qu'il n'y a pas eu de vie?
Bah non plus. C'est quand même intriguant. Donc on a qu'une envie, effectivement, c'est de mener l'enquête et on aurait adoré pouvoir ramener dans un vrai laboratoire aussi sophistiqué que ce qu'on a sur Terre, les échantillons qu'a analysé Curiosity et qui a révélé la présence de molécules organiques un peu biologiques, mais sans qu'on puisse le prouver
Des molécules organiques qui se trouveraient donc en abondance dans les comètes, mais aussi dans les astéroïdes. Ces indénombrables corps célestes peuplent la région du système solaire située entre Mars et Jupiter. et pourrait être la source de la vie sur Terre. Et au-delà, dans le système solaire extérieur, l'évolution chimique des autres planètes a-t-elle conduit à plusieurs jeunesses de la vie? Une exploration qui nous laisse espérer la découverte prochaine d'une vie extraterrestre. Amen.
