¶ Intro / Opening
Y yo que soy Brasil, mi amor, mi amor, mi amor, mi amor, mi amor, mi amor, mi amor
¶ Bonjour Hélène.
Bonjour Hélène ! Salut Judith ! Salut tout le monde ! Alors aujourd'hui, je voulais parler avec toi de toutes ces choses que nous n'allons pas acheter cette année.
¶ Ah, ça donne envie. Donc des conseils de non consommation.
Ça donne envie. Donc, des conseils de non-consommation. Exactement. Ou plutôt de mieux-consommation. Bref, tout ça, c'est pour tout à l'heure. Mais d'abord, on écoute un message d'une auditrice qui s'appelle Viviana.
¶ Salut Hélène et Judith, je viens d'écouter votre épisode sur les congés de maternité et j'ai bien profité. J'ai justement l'écouté quand mon enfant était en train de faire la sieste et c'était rigolo d'écouter toute l'expérience avec un enfant, un bébé. Ça m'a fait souvenir beaucoup, beaucoup de choses et j'ai bien profité. Et moi aussi, c'était une des personnes qui, avant d'avoir un enfant, a pensé que les congés de maternité, c'était une espèce de vacances. Et maintenant, même quand il a deux ans et demi, je peux dire que c'est le travail le plus dur que j'avais fait dans ma vie. Et ça, c'est tout. Merci pour votre podcast. Ah, et c'est justement quand mon enfant était un nouveau né que j'ai découvert le podcast. Avant, je pensais que moi, ce n'était pas une personne de podcast, mais surtout de lire. Et c'était avec lui que j'ai trouvé juste un effort de faire quelque chose pendant que j'essaye de l'endormir. Et à bientôt.
Salut Hélène et Julie, je viens d'écouter votre épisode sur les congés de maternité et j'ai bien profité. J'ai justement l'écouté quand mon enfant était en train de faire la sieste. Et c'était rigolo d'écouter toute l'expérience avec un enfant, un bébé. Ça m'a fait souvenir beaucoup, beaucoup de choses. Et j'ai bien profité. Et moi aussi, c'était une des personnes.
qui, avant d'avoir un enfant, a pensé que les congés de maternité, c'était une espèce de vacances. Et maintenant, même quand il a deux années et demie, Je peux dire que c'est le travail le plus dur que j'avais fait dans ma vie. Et ça c'est tout. Merci pour votre podcast. Ah, et c'est justement quand mon enfant était nouveau-né que j'ai découvert le podcast.
Avant, je pensais que moi, ce n'était pas une personne de podcast, mais surtout de livre. Et c'était avec lui que j'ai trouvé juste une force de faire quelque chose pendant que j'essaye de l'endormir. Et à bientôt. Merci beaucoup pour ce message, Viviana. C'est vraiment sympa de voir que les expériences de parentalité sont partagées à travers le monde et par les gens qui nous écoutent. C'est super.
¶ Merci beaucoup pour ce message, Viviana. C'est vraiment sympa de voir que les expériences de parentalité sont partagées à travers le monde et par les gens qui nous écoutent. C'est super et bien sûr de savoir qu'à deux ans et demi tu considères encore que c'est le travail le plus difficile qui soit, je pense que Judith va t'approuver puisque son fils a le même âge.
Bien sûr, de savoir qu'à deux ans et demi, tu considères encore que c'est le travail le plus difficile qui soit. Je pense que Judith va t'approuver puisque son fils a le même âge.
¶ En tout cas effectivement quand c'était un nouveau né je pense que ça a été la période la plus énergivore de ma vie mais oui on vous mettra le lien de l'épisode auquel Viviana fait référence dans les show notes et encore merci pour ton message.
En tout cas, effectivement, quand c'était un nouveau-né, je pense que ça a été la période la plus énergivore de ma vie. Mais oui, on vous mettra le lien de l'épisode auquel Viviana fait référence dans les show notes. Et encore merci pour ton message. D'accord ? Pas d'accord ? Alors on va commencer avec une nouvelle section qu'on a créée dans un des derniers épisodes qui s'inspire un peu du...
top ou flop de nos amis d'Easy German, c'est d'accord ou pas d'accord ? J'ai fait une petite liste de choses que peut-être certains d'entre vous allaient acheter et je voulais voir si tu étais d'accord ou pas d'accord avec ça, Hélène. Est-ce que tu comptes les acheter ou pas ? Ok ? Allez, est-ce que tu comptes acheter un découpeur d'avocats trois en un ? Tu sais, c'est des découpeurs qui permettent de couper l'avocat en deux, de retirer le noyau et de faire des tranches parfaites.
pour faire de parfaits avocados toasts. Alors, je ne vais absolument pas acheter cet objet dont je ne connaissais pas l'existence. Ce n'est pas vrai. Je te jure. Et maintenant que j'en connais l'existence, oui, je peux confirmer que je ne vais pas l'acheter. Tu n'as jamais vu ça ? C'est un espèce de couteau avec une partie où il y a comme plusieurs lames.
Pour faire des tranches d'avocat, non, ça ne te dit rien du tout ? Vraiment pas. Bon, ben, tu as bien de la chance. Dans la même veine, c'est-à-dire dans le même style, j'ai déjà vu des coupes bananes, c'est-à-dire un espèce d'ustensile. qui permet de couper une banane en tranches et qui fait à peu près, je ne sais pas, 5-6 tranches de banane de 1,5 cm à la fois pour couper plus vite sa banane. Déjà, qui coupe une banane ?
Tu sais, pour les mettre dans une salade de fruits ou pour décorer du fromage blanc avec des flocons d'avoine, tu vois. Mais je pense que c'est tout aussi rapide avec un couteau. Alors Hélène, d'accord, pas d'accord, est-ce que tu vas acheter des décorations pour l'automne, c'est-à-dire des courges en céramique ou, je ne sais pas, des fausses feuilles mortes pour encadrer ta porte d'entrée ?
Alors, c'est très drôle. Ici, aux Pays-Bas, j'ai remarqué que les gens raffolent de ce genre de choses. Les gens aiment beaucoup décorer leur petit jardin, leur balcon, avec des décorations adaptées aux saisons, aux événements. événements, Noël, Pâques, l'automne. Et donc, j'en vois beaucoup ici. Et personnellement, je trouve ça pas très utile. Ça, c'est sûr que...
Et surtout, un peu ridicule, pas très originale, on va dire, puisque tout le monde a les mêmes. Oui. Et donc, finalement, je ne vois pas tellement l'intérêt. OK. Donc, plutôt pas d'accord. Ouais. Si ça leur fait plaisir, ça fait pas de mal. Ah, ça, c'est sûr que ça fait pas de mal. Personnellement, je m'applique. Toi aussi ?
Complètement. Ça, pour moi, c'est vraiment accumuler du bordel, parce qu'après ces décorations, il faut les ranger dans une boîte, qu'on ressorte les ans, etc. Pour moi, c'est inenvisageable, donc c'est un non. Est-ce que cette année, tu vas acheter un calendrier de l'Avent ? Non. En fait, j'ai un calendrier que tu remplis toi-même, que j'ai acheté il y a longtemps, mais que je n'ai utilisé qu'une année.
Et donc, je l'ai gardé. Et d'ailleurs, tu parlais du bordel qui s'accumule. Et ce calendrier de l'Avent prend une place pas possible. Il est énorme. Et je l'ai déménagé dans déjà trois appartements différents. Et tu ne l'as pas encore réutilisé ? Non. Et à Manuel, chaque fois, chaque déménagement me dit « débarrasse-toi de ce truc ». Et moi, je dis « non, je vais l'utiliser l'année prochaine ». Mais c'est pour y glisser des chocolats, quoi. Ouais.
Je pensais plus, tu sais, au calendrier de l'Avent, de produits de soins, de beauté, ce genre de choses. Ou en gros, on achète juste plein de produits beaucoup moins chers. Ça, je ne l'ai jamais acheté. Et est-ce que tu as déjà pensé à en acheter un ? Non. Ok. Et toi ? Alors moi, j'en ai déjà acheté. Ouais.
Parce que le rapport prix-quantité est complètement dénirant. C'est-à-dire qu'on achète peut-être pour 100 euros quelque chose qui vaut plus de 400 euros. Incroyable quand même. Mais en fait, des choses dont on a vraiment besoin, il y a peut-être 60 euros. Oui, oui.
Donc cette année, je n'achèterai pas de calendrier de l'Avent, c'est sûr. Est-ce que tu comptes Ou est-ce que tu as déjà pensé à installer une application bien-être sur ton téléphone, comme pour faire de la méditation, recenser des pensées, exercer ta gratitude, ce genre de choses, comme on peut voir un peu ? J'ai déjà pensé peut-être à le faire quand j'utilisais des applis de méditation comme Petit Panda. Pas Petit Bambou. Ah, Petit Bambou.
J'avais utilisé la version gratuite et j'aimais bien, mais je n'ai jamais sauté le pas d'acheter la version payante. Je pense que je culpabiliserais de dépenser de l'argent pour ça, sachant que de la méditation, normalement, c'est quelque chose que tu peux faire sans rien. C'est le principe même. Donc, non.
Toi ? Alors moi, j'ai déjà téléchargé des applications plus de type organisation, essayer un peu de mettre en ordre ce qu'on doit faire, des sortes de to-do list, mais un petit peu améliorées. Et j'en suis venue à la conclusion que le problème de l'organisation et de la productivité est, par essence, le téléphone. Ah oui. La présence même d'un téléphone.
Donc, si tu utilises ton téléphone pour régler ce problème, c'est évident que je vais passer plus de temps sur mon téléphone et qu'à un moment, je vais aller sur une autre application. Vu que je pense maintenant avoir compris que le problème... À la source de tous les autres problèmes, c'était le téléphone. J'ai désinstallé toutes les applications et je compte ne jamais reprendre d'application en rapport avec l'organisation ou la productivité. Oui, ça, je pense que tu as bien cerné le problème.
C'est vrai, ça paraît évident, mais je pense que beaucoup de gens n'y pensent pas. Mais effectivement, si tu utilises ton téléphone pour éviter d'utiliser ton téléphone... C'est comme de payer pour faire de la méditation. Ça n'a pas de sens, en fait. C'est ça. D'aller sur une application pour méditer, il y a quelque chose d'un petit peu antinomique. Mais je sais que plein de gens s'en servent et apprécient beaucoup.
Bon, donc on est plutôt d'accord sur le fait qu'on n'est pas d'accord avec toutes ces choses à consommer. Bon, écoute, on va continuer à discuter de ce sujet. Le sujet de la semaine. C'est un sujet un peu vague, un peu vaste aussi, de pourquoi est-ce qu'on consomme autant, pourquoi on surconsomme. Et j'ai quand même l'impression que ça s'est énormément accéléré ces derniers temps.
Tu ressens ça, toi aussi ? Oui. Après, je me dis que c'est peut-être parce que j'ai plus d'argent maintenant qu'avant, quand j'étais étudiante, par exemple. Et donc, peut-être que je suis plus une cible pour cette frénésie de la consommation. C'est marrant que tu dis ça, mais moi, je ressens exactement l'inverse. J'ai cette impression, justement, que quand on a peu d'argent, on va avoir plus tendance à acheter des petites choses pour se faire plaisir.
Alors que quand on commence à accumuler un peu d'argent, on se dit maintenant, il faut que je l'investisse dans des choses importantes et que j'arrête de m'acheter des bêtises. Oui, c'est aussi une manière de voir les choses. Alors moi, je t'avoue que j'ai l'impression qu'en ce moment, quand on achète des choses, ou en tout cas, moi, quand je vois sur les réseaux sociaux des vidéos de gens qui achètent plein de choses, il y a vraiment cette idée de...
ressentir du plaisir. C'est pas tant l'objet qu'on achète et à quoi il va nous servir, mais le plaisir qu'on a ressenti à l'achat. Ouais, complètement. Et presque un peu comme une drogue, acheter... Plein de petites choses pour fuir un petit peu des émotions qui peuvent déranger, par exemple. Ouais, je dirais ça et aussi avoir l'illusion qu'on va régler un problème. Ouais, ça c'est vrai ça.
Le nombre de choses que j'ai achetées en pensant que ça allait régler un de mes problèmes. Et ça n'a jamais marché, en fait. C'est vrai. Parce que ça se saurait s'il suffisait d'acheter un objet pour régler un problème. Oui. Ça, je suis complètement d'accord avec toi. Même, je trouve, le marketing autour des choses qu'on veut nous vendre, il a beaucoup changé et on essaye de nous vendre un peu des émotions plus que les choses qu'on nous vend exactement. Tu vois ?
De nous vendre des choses qui ne peuvent pas se vendre. Du temps, de l'amour, de l'estime de soi. Complètement. Non mais c'est vrai, c'est vrai. Ou par exemple, tu vois, quand on nous vend une bougie et qu'on a l'impression qu'en allumant cette bougie, tout de suite, on va se détendre par magie.
Bon, en vrai, non. Oui, d'accord, on peut se relaxer avec des bougies, prendre un bain, mais payer une bougie 40 euros, si on la paye 40 euros alors qu'on sait qu'elle ne vaut même pas 1 ou 2 euros, c'est parce qu'on a beaucoup d'attentes dans cette bougie. On s'imagine vraiment qu'en l'allumant, on va s'acheter une forme de détente et de paix intérieure, tu vois ? Et ouais, je trouve que ça, c'est un peu...
accentuer ces derniers temps, d'autant plus qu'on vit dans un monde où on a l'impression de plus rien contrôler, que tout s'effondre un peu, même si je sais que le monde est en perpétuel effondrement. Mais là, en ce moment, je trouve qu'on le ressent plus qu'avant.
C'est complètement un ressenti, je ne sais pas si c'est la réalité, mais j'ai l'impression qu'on est beaucoup à avoir ce ressenti et qu'on a envie de contrer ça en s'offrant des micro-plaisirs. Et comme on a un peu moins de pouvoir d'achat...
Parce que l'inflation, parce que les choses sont de plus en plus chères, on achète encore plus de toutes petites choses. Parce qu'en fait, c'est tout ce qu'on peut acheter. Moi, je pense aussi au fait que j'ai l'impression, peut-être que c'est que mon impression, mais... qu'on travaille de plus en plus ou qu'on nous demande que la société s'attend de plus en plus à ce que les gens passent énormément de temps au travail et donc à avoir moins de temps pour eux. Et donc...
En fait, avoir du temps pour soi, ça devient quelque chose qu'il faut acheter si on veut en avoir. Ça devient un objet de consommation, en fait. Et alors, comment on achète du temps pour soi ? Justement, c'est l'illusion. qu'on va en acheter. En achetant une bougie, par exemple, on s'imagine qu'on va acheter un instant de bien-être avec soi-même, une pause bien-être. Et en fait, ça devient des objets de consommation parce que, justement, on en manque.
cruellement, mais c'est un peu le serpent qui se mord la queue parce que finalement, ça ne nous permet pas d'obtenir ce qu'on veut, puisque le temps, il a la même valeur, c'est toujours 24 heures dans une journée, même si on a une bougie à 40 euros. Quand on fait brûler la bougie à 40 euros, le temps ralentit.
Et donc finalement, ça nous pousse toujours à chercher de nouvelles choses qu'on pourrait acheter pour combler ce manque de temps pour soi ou ce manque de calme, alors que c'est complètement une illusion. C'est-à-dire qu'on va faire brûler dix minutes. Une bougie senteur forêt parce qu'on n'a pas le temps d'aller se promener une demi-journée en forêt. Oui, c'est ça. Je suis d'accord avec toi, mais c'est surtout que c'est quelque chose que j'ai compris vraiment récemment.
Avant, je ne me rendais pas compte exactement de tous ces mécanismes un peu marketing. Parce que ça marche, c'est bien pensé. Oui, c'est bien pensé et ça joue sur tous nos biais cognitifs. Et alors, un objet... en ce moment. Je crois que ça a été un peu le point de non-retour. Ça a été le déclic quand j'ai vu la folie autour des petites figurines Laboubou. Moi, je ne connaissais pas.
J'ai dû chercher et j'ai trouvé ça complètement dingue. Il faut comprendre le contexte. Hélène, comme moi, n'a pas la télé. Enfin, tu ne regardes pas la télé. Non. Elle vient d'accoucher. Ouais. Donc, elle ne connaît pas les laboubous, mais... C'est un truc complètement furieux dans le monde entier. C'est des petites figurines qui viennent de Hong Kong, des figurines en plastique, avec une tête un peu mignonne, que tout le monde s'arrache, qui coûtent plusieurs dizaines d'euros.
Et en fait, on les achète dans des boîtes mystères. On ne sait pas exactement ce qu'on va avoir comme figurines. Et donc, c'est complètement addictif. C'est des espèces de jouets qui sont destinés aux adultes. C'est ça qui est fou, c'est que c'est des petites figurines que certes...
beaucoup d'enfants ont, mais qui sont d'abord destinés aux adultes. Comme si les adultes avaient besoin de ces petits doudous qui les accrochent à leur sac, ce genre de choses. Et il y a même un côté un peu superstitieux, un peu porte-bonheur autour de ces figurines.
Oui, c'est très régressif. Oui, exactement. Quand on était jeune, on avait quelques figurines un peu similaires qui étaient collectionnables, qu'on pouvait comme ça collectionner, échanger à la récré. Mais là, c'est pour les adultes, avec des prix d'adultes. Et ce côté boîte mystère, donc du coup, si on veut, je sais pas moi, je connais pas, mais si on veut le laboubou rouge...
Il y a très peu de chances qu'en en achetant un, on tombe sur la boîte mystère qui a le laboubou qu'on veut et ça pousse à en acheter d'autres en espérant avoir celui qu'on aimerait posséder. Ça t'inspire quoi, maintenant que tu viens de découvrir ça, Hélène ? Est-ce que tu arrives à y croire ? Il y a des queues de plusieurs heures, Hélène, pour acheter ces... C'est dingue. J'ai du mal à y croire, honnêtement. Surtout que j'ai regardé à quoi ça ressemble. Ce n'est pas très joli.
Personnellement, je ne trouve pas ça très joli. Ça n'a aucune utilité. Non. C'est assez incroyable. Je suis vraiment contente de discuter avec quelqu'un qui ne connaissait pas les labobous jusqu'à présent parce que du coup, tu sais, tu as un regard complètement neuf sur ça. J'arrive toujours pas à accepter ça. Et en fait, j'ai vraiment l'impression que c'est un symptôme qu'on ne va pas bien.
Et qu'on a besoin de se réconforter avec des petits objets tout mignons parce que c'est tout ce qui nous reste. Moi, ça me fait super peur. C'est assez inquiétant. Je ne suis pas la seule. C'est symptomatique.
Et c'est un peu ce genre de truc, quand c'est tout ce qu'on peut acheter, on achète des petites choses comme ça qui nous rassurent et qui nous réconfortent. Ça a été un peu théorisé et ça s'appelle la théorie du rouge à lèvres. Et il y a des gens qui ont remarqué que pendant les temps de crise...
les ventes de rouge à lèvres augmentées. Ah ouais, plutôt que les ventes de parfums ou même de sacs de luxe, vraiment des choses chères, tu vois. Les gens se raccrochent à des espèces de mini-lux, les seuls luxes qu'ils peuvent s'offrir.
pour se réconforter, alors qu'on pourrait penser, justement, il y a de l'inflation, on a moins de pouvoir d'achat, on va réduire les achats futiles. Et en fait, ce n'est pas exactement ce qui se passe en réalité. Mais même un rouge à lèvres, ça paraît luxueux, en fait.
Oui, c'est vrai. Et puis maintenant, il y a des rouges à lèvres à 40 euros. Donc, c'est sûr, si on achète un petit rouge à lèvres d'une petite marque, OK, mais les rouges à lèvres de grandes marques, c'est des produits de luxe. Oui, mais c'est plus dans l'idée que...
Peut-être qu'avant, tu allais pouvoir t'offrir un sac à main à plusieurs centaines d'euros, voire plusieurs milliers d'euros. Et maintenant, tu ne peux pas. Et donc, tu vas te rabattre sur un rouge à lèvres qui, avant, en coûtait 20 et qui, maintenant, en coûte 40. Parce qu'ils savent que tu vas pouvoir mettre 40 euros dans un rouge à lèvres, qui ont coûté 20 avant, mais que tu ne pourras pas mettre plusieurs centaines, milliers d'euros dans un sac à main de luxe, par exemple.
Parce que c'est très récemment que les rouges à lèvres se sont mis à coûter 40, 50, 60 euros. Oui, c'est vrai. Avant, dans les marques de luxe, même françaises, ça pouvait être 25 euros, 30 euros. Exactement. Et parfois, je me dis, est-ce que quand moi je m'achète mon café à 4,50 euros, est-ce que ce n'est pas un peu ça, tu vois ? Complètement.
Je pense aussi. À chaque fois que j'achète une boisson comme ça, un peu chère, j'ai un peu de culpabilité et en même temps, je me dis oui, mais c'est mon petit plaisir. J'ai bien le droit de me payer ça. c'est quand même pas beaucoup d'argent. Et c'est vrai que ça permet d'apaiser un peu sa culpabilité et de voir ça comme une manière de se faire plaisir sans grandes conséquences.
Moi, je ne pense pas qu'il y ait de conséquences financières dramatiques à dépenser quelques euros comme ça par jour dans des cafés. Mais je me demande, tu vois, qu'est-ce que j'attends vraiment de ce café ? Et est-ce que je ne lui accorde pas plus de valeur qu'il en a vraiment ? Et est-ce que c'est pas un peu, tu vois, mon rouge à lèvres ? Ouais. Et puis, je trouve qu'en termes de surconsommation, il y a une vraie différence... ... ... ... ... ...
ou acheter une résidence secondaire, des choses qui sont beaucoup plus durables et qui sont presque des investissements que vraiment des plaisirs instantanés. Oui, ou des meubles très chers, un piano, ce genre de choses. On va aussi voir les gens riches investir dans eux-mêmes, dans des cours particuliers de tout et n'importe quoi, dans des coachs de vie, ou simplement prendre des cours de choses qui les intéressent. Investir vraiment dans eux-mêmes. Parce qu'en fait, des cours, ça coûte cher.
Oui, si on en prend pendant longtemps... Ça coûte cher, oui. Des soins aussi, comme par exemple avoir une naturopathe ou une diététicienne, ce genre de choses. Les ostéopathes, toutes les médecines en France qu'on considère comme un peu alternatives, mais qui permettent aussi de faire de la prévention. Alors que les personnes plus pauvres, on va avoir l'impression en tout cas qu'il y a cette tendance à acheter des choses déjà qui se voient. Et des choses aussi tangibles, des objets. Exactement.
Du maquillage, des vêtements pas chers, des petits gadgets électroniques, ce genre de trucs. Se faire des manucures. Ça ne coûte pas très cher une manucure, mais ça fait joli. En France, ça peut coûter les petites manucures, ça peut coûter 20-30 euros. Aux Etats-Unis, ça coûte vraiment cher. Ouais, mais même les coiffeurs aux Etats-Unis, c'est beaucoup plus cher. Ok. Mais en France, ouais.
Une petite manucure, ça peut coûter 20 euros. Mais mine de rien, 20 euros plus 20 euros. Oui, bien sûr. Tu vois, ça, c'est quelque chose que j'avais hésité à mettre dans le d'accord, pas d'accord. Ah ouais ? Parce que j'ai décidé d'arrêter complètement. J'approuve. Je me rends compte que c'est des sommes complètement dingues. Ouais, et au final, est-ce que c'est important d'avoir une belle manucure ? C'est bien, mais bon, ça vaut pas 40 euros. Ouais.
Et puis les ongles, c'est pas moche. Oui, déjà, c'est vrai. Il faut apprendre aussi à accepter ses vraies mains. Oui, j'ai l'impression que parfois, on oublie à quoi ça ressemble des vrais ongles, à force de voir tellement de personnes avec des ongles manucurés, à Paris par exemple.
On oublie que c'est complètement normal de ne pas avoir de manucure et que ce n'est pas moche. C'est juste comme on est. Moi, j'adhère complètement à ce que tu dis. Mais c'est très récemment que j'ai eu le déclic. Et maintenant, à chaque fois que je passe devant des salons de manucure, je me dis que c'est quand même dingue.
Parce que maintenant, une manucure avec du vernis semi-permanent, c'est 60 euros. Tu te rends compte ? Je veux dire, 60 euros, ça dure trois semaines. Si tu fais ça tous les mois, c'est 700 euros. Tu jettes vraiment ton argent par les fenêtres. Mais qu'est-ce qu'on pourrait faire, tout ce qu'on pourrait faire de mieux avec 700 euros ? Ce n'est pas tant de ne pas vouloir dépenser et garder son argent pour soi, mais de se dire...
Tout ce que je pourrais faire avec cet argent, en fait. 700 euros, c'est un beau voyage, c'est un très beau week-end, c'est un loyer d'un appartement. Ça peut être plein de beaux souvenirs. Mais oui, par exemple, les vêtements pas chers. et les sites de mode où on peut acheter des t-shirts pour quelques euros. En fait, on se rend compte qu'effectivement, le t-shirt nous a coûté 5 euros, mais on le lave une fois.
mauvais état. Donc, en fait, il faut se dire que c'est 5 euros l'usage d'un t-shirt. Ouais, c'est ça. C'est comme une location, en fait. Ouais, sauf qu'en fait, après, il n'y a plus rien, quoi. Et on se dit, en fait, avec 60 euros, on peut avoir un t-shirt de super bonne qualité qui dure des années. Et à l'usage, ça revient beaucoup moins cher.
Mais ça, c'est aussi quelque chose qui n'est pas toujours un choix. Parce que c'est vrai que quand on n'a pas d'argent, en fait, parfois, on ne peut juste pas se payer un bon vêtement, un beau vêtement. Et donc, comme on a quand même besoin d'un vêtement...
On achète les choses pas chères et au final, ça nous coûte plus cher qu'à une personne riche qui va pouvoir s'acheter un beau vêtement. C'est un peu une forme de taxe. Oui, c'est ça. Mais moi, je parle en connaissance de cause de beaucoup de gens qui auraient parfaitement les moyens d'acheter des choses. de bonne qualité et qui, juste par volonté d'accumuler des choses, vont acheter plein de choses pas chères. Si vous voulez vraiment investir dans vous-même,
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parler avec toi d'une expression toute mignonne qui est « craquer pour quelque chose ». Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire acheter quelque chose parce qu'on n'arrive pas à s'en empêcher, on n'arrive pas à résister. C'est un peu une faiblesse. Mais une faiblesse mignonne. C'est mignon. Souvent, on dit pour un vêtement. Ouais. J'ai craqué pour cette robe, pour ses chaussures, parce qu'on sait que c'est un peu futile, mais en même temps, ça nous fait vraiment plaisir.
J'ai complètement craqué. J'ai encore acheté un pull de Noël. J'ai complètement craqué pour ce nouveau rouge à lèvres qui est sorti. Je n'en avais pas besoin, mais j'en avais... trop envie. On a vraiment cette idée de... On sait que c'est pas raisonnable. Ouais. Je râle, tu râles, nous râlons. Pour cette section... On va râler, ce qu'on fait déjà depuis le début de cet épisode. Je voulais parler avec toi de la notion de soin de soi ou de self-care, comme on entend beaucoup, et qui est un peu...
L'argument marketing pour nous vendre plein de choses. Comme ces bougies dont on parlait tout à l'heure. ou par exemple des sirums. Tout ce qui est lié aux soins du visage, aux soins de la peau et du corps, ces dernières années, c'est devenu vraiment...
Une folie, c'est dingue. On a l'impression qu'il faut acheter au moins cinq produits par mois si on veut prendre correctement soin de sa peau. Alors qu'il y a quelques années, ce n'était pas du tout le cas. On ne nous bombardait pas comme ça d'informations sur les soins. la peau. Et même sur le soin de soi en général. Prendre soin de soi, tout devient une forme de soin de soi. Et c'est vrai que personne ne va nous dire, pour prendre soin de vous, il faut marcher deux heures par jour et dormir.
10 heures par nuit, parce que ça, c'est gratuit. Alors qu'acheter une appli de méditation, une bougie... une crème, tout ça, ça participe au fonctionnement capitaliste. Donc, il faut contribuer. Oui, complètement. Il y a certaines marques comme ça, je pense notamment à une marque qui est hyper connue, Rituals.
Ah oui, oh là là ! C'est vraiment la marque avec une esthétique très particulière où quand on applique son gel douche, on a vraiment l'impression de prendre soin de soi et d'être au spa avec des scintères très particulières. Et je trouve qu'eux, ils arrivent vraiment à vendre des produits du quotidien et à nous les vendre comme des soins de soi. Comme un luxe. Comme un luxe, un espèce de...
Petit luxe à prix raisonnable. On ne peut pas aller se faire masser dans un spa, mais on peut s'acheter un gel douche à 10 euros au lieu de 2. Et on a l'impression comme ça de dire, j'ai pris soin de moi, j'ai investi dans un super gel douche relaxant.
Mais encore une fois, le vrai soin de soi, c'est de dormir là. Et c'est gratifique. Ou de prendre sa douche, mais longtemps, et de ne pas être pressée. C'est aussi un soin de soi, mais on n'a pas besoin d'un gel douche à 10 euros. Pour ne pas être pressée, il faut avoir du temps. C'est ça.
Alors comme ça, on a l'impression qu'on a décidé de plus rien acheter. Mais encore une fois, je le répète, je pense qu'on a juste décidé de mettre notre argent autre part plutôt que de ne pas le dépenser. Alors où est-ce que tu veux mettre ton argent, Hélène ? Alors... Dans les voyages, même si ce n'est pas des voyages à l'étranger, oui, c'est à l'étranger, mais c'est juste pour rentrer en France. Donc, ça, c'est vraiment des dépenses...
que je ne culpabilise pas de faire parce que je sais que ça me fait vraiment du bien de voir ma famille, de rentrer chez moi. C'est vraiment quelque chose qui est essentiel à mon bien-être. Donc, même si ça coûte très cher, honnêtement. Le train, ouais. Ouais, c'est vraiment pas loin, mais ça coûte très, très cher. Mais je me rends compte que c'est indispensable à mon bien-être. Et donc, c'est non négociable, en fait. Ouais, voilà.
Bien sûr, j'essaye de prendre les billets les moins chers en m'y prenant à l'avance et tout ça, mais je continue quand même de le faire parce que sinon, j'ai vraiment l'impression que ma vie n'a pas beaucoup de sens si je ne fais pas ça. Et pareil, même pour que mes proches viennent, je peux leur payer des billets pour venir.
parce que je sais que ça coûte cher. Et moi, quand ils viennent, c'est pour moi aussi. Donc, je trouve ça normal de leur payer des billets parfois. Ça, c'est vraiment chouette. Eh bien, tu vois, mine de rien... Là, tu dis oui, parce que c'est aussi un peu pour moi. Je paye quand même ce billet, mais ça pourrait ne pas être pour toi. Et je trouve que quand on choisit où on met son argent, ça nous permet aussi d'être plus généreux.
Oui, oui. Tu vois, plutôt que de tout gaspiller dans des bêtises, ça permet aussi d'être plus généreux avec les gens qu'on aime. Et je sais qu'il y a quelque chose qu'on a en commun, où clairement... On ne considérera jamais que c'est gaspiller son argent. C'est tout ce qui est massage, spa, amam, ce genre de choses. Et ça, pour le coup...
C'est un vrai moment de soin de soi, un vrai moment de bien-être qui permet vraiment de se sentir mieux dans son corps, dans sa tête. C'est comme le sport en fait, comme bien dormir, même si c'est moins indispensable. Mais c'est vrai que c'est un luxe, mais c'est un luxe qui a une utilité. Oui, mais tu vois, se dire qu'au lieu de deux manucures à 60 euros, on peut se faire masser pendant une heure, tu vois, à choisir.
Et il y a d'autres choses dans lesquelles j'ai aussi envie d'investir, c'est, comme tu disais, dans les voyages en fait, mais plus dans des expériences que peut-être auparavant j'aurais... C'est un peu futile, mais tu vois, là, on est en train d'organiser avec le père de mon fils un week-end au zoo. En fait, on a découvert qu'on pouvait passer une nuit dans un zoo.
et donc on a trop envie de faire ça et de voir les animaux autour de nous. Et ça, pour le coup, ça coûte vraiment cher pour passer deux jours au zoo. Et je pense qu'à l'époque, j'aurais préféré acheter plein de petites choses ou me faire plaisir sur des trucs un peu instantanés. Et là, je me rends compte que c'est vraiment de ça dont j'ai envie. J'ai vraiment envie de nous créer des beaux souvenirs. à notre fils et à notre famille. Et ça coûte combien alors ?
Pour le coup, ça coûte vraiment cher, ça dépend des nuits. Mais là, je suis en train de voir pour passer deux nuits, sans compter la location de voiture. Alors, il y a plusieurs repas qui sont compris, mais tu vois, les deux nuits, ça coûte dans les 800-900 euros. Ah ouais, c'est comme des petites vacances en fait. C'est ça, mais il y a les nuits d'hôtel qui sont comprises, qui sont dans la forêt ou dans des espèces de parcs. On peut voir par exemple des éléphants ou même des ratons laveurs.
Il y a les repas qui sont compris, il y a les entrées pour les parcs qui sont comprises. Il y a plein de choses comprises. Mais en fait, avant, je me serais dit, ça ne les vaut pas. Et maintenant... Pour moi, c'est évident que ça va être un moment magique dont on va se souvenir pendant très longtemps, tu vois ? Oui, c'est ça en fait. Moi, c'est ce que je me dis souvent avant de dépenser. Je me dis, est-ce que c'est quelque chose dont je me souviendrai dans quelques années ?
Si oui, ça vaut le coup. Si je me dis que j'aurais oublié, ça ne vaut pas le coup. Je rentabilise. Oui, c'est important de se poser la question. Vraiment, c'est vrai que c'est quelque chose que je me demande de plus en plus parce que j'ai l'impression aussi, c'est un peu hors sujet, peut-être qu'on en discutera plus dans le bonus, mais j'ai l'impression qu'à chaque fois que j'achète quelque chose, je vote. Tu vois ?
À chaque fois que je décide où va mon argent, c'est un peu une manière de voter, en fait. Oui, c'est comme ça qu'on s'exprime dans la société, en tout cas, d'une certaine manière. C'est ça. C'est un peu un de nos seuls pouvoirs. Oui, mais je crois que les gens ne l'ont pas compris encore. Vu qu'on est dans une société capitaliste, on peut être d'accord, pas d'accord, approuver, pas approuver, mais c'est l'état actuel des choses.
Vu que l'argent a une importance considérable, en fait, notre pouvoir maintenant, c'est vraiment où est-ce qu'on décide de mettre notre argent, à qui on le donne en fait. Et quand on donne de l'argent à quelqu'un, on lui donne du pouvoir. Donc, je réfléchis à ça. Comme tu disais, on va en discuter un peu plus profondément dans le bonus. Donc, restez si vous pouvez, les amis, si vous êtes membre. Et puis, pour les autres, on vous dit à la semaine prochaine, les amis, et à bientôt !
