DTK #8 / Table Ronde KubeConEU 24 - podcast episode cover

DTK #8 / Table Ronde KubeConEU 24

May 24, 202424 min
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Alain Regnier, Benjamin Gandon et Guilhem ont discuté de divers sujets lors de cette réunion. Alain Regnier s'est présenté en tant que CTO de KuboLabs, spécialisé dans Kubernetes, tandis que Benjamin Gandon est responsable des formations chez Enix, fournisseur de services managés de clusters Kubernetes. Guilhem, animateur d'un podcast sur Kubernetes, a évoqué son expérience à la KubeCon où il a organisé des événements pour la communauté francophone de Kubernetes.

Les intervenants ont partagé leurs impressions sur les keynotes de la KubeCon, discutant de l'omniprésence de l'intelligence artificielle et des tendances dans le domaine. Benjamin a souligné l'importance croissante de l'IA pour rester compétitif sur le marché. Ils ont également abordé le sujet des conférences et des keynotes, exprimant des opinions sur leur organisation et contenu.

Les divers sujets abordés ont inclus les évolutions futures de Kubernetes, notamment l'intégration de WebAssembly (WASM) pour une abstraction optimale. Le débat s'est élargi pour inclure des discussions sur eBPF, la sécurité, l'auditabilité et l'importance des opérateurs de bases de données dans un environnement Kubernetes. Benjamin a également mentionné l'intérêt croissant pour l'optimisation des coûts, notamment avec des outils open source comme QCost pour réduire les dépenses liées à Kubernetes.

Les intervenants ont évoqué des tendances émergentes telles que la gestion des coûts, la maturité de Kubernetes, l'hybridité des clusters et l'utilisation efficace des ressources matérielles comme les GPU coûteux. Ils ont souligné l'importance des opérateurs, du planning des nœuds, du scale-out et de l'hybridité pour une utilisation avancée de Kubernetes.

La session s'est clôturée par une séance de questions-réponses avec le public, abordant des sujets tels que l'investissement financier, la maturation de Kubernetes et les défis liés à la gestion des ressources matérielles telles que les GPU. Les intervenants ont souligné l'importance de la maturité organisationnelle dans l'adoption de Kubernetes et ont exprimé l'importance croissante de l'efficacité opérationnelle et de la gestion des coûts dans l'environnement Kubernetes en constante évolution.

  • (00:00) - Présentations initiales
  • (01:04) - Impressions des keynotes
  • (02:41) - Surcharge des conférences et ouverture à l'open source
  • (06:12) - Réflexion sur l'intelligence artificielle
  • (10:09) - Intérêts pour les différents talks à la KubeCon
  • (14:52) - Déceptions et sujets peu intéressants
  • (16:07) - Tendances à venir pour Kubernetes
  • (19:13) - Basculement vers les bases de données dans Kubernetes
  • (21:06) - Focus sur les coûts et le FinOps
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Transcript

Présentations initiales

Alain Regnier

Ok. Alors, pour commencer, je vous propose de vous présenter chacun votre tour. Moi, je l'ai déjà fait et je recommence vite fait pour ceux qui viennent d'arriver. Je suis Alain Regnier, CTO de KuboLabs. On est spécialisé dans Kubernetes depuis plus de huit ans maintenant, notamment la détection et la résolution de problèmes sur vos clusters.

Benjamin Gandon

Benjamin Gandon, je suis responsable des formations chez Enix. Et Enix, ce n'est pas une boîte qui fait que des formations Docker Kubernetes, c'est une boîte qui fait des services managés.

On manage des clusters Kubernetes pour les entreprises beaucoup de startups et puis des clients de plus en plus gros on a une petite équipe parisienne d'experts qu'on a sous la main sous Slack c'est une interaction avec le client qui est d'une proximité phénoménale parce qu'il n'y a pas de ticket chez nous s'il y a un problème, on fait un Slack et on a tout de suite l'expert qui est là et qui répond, c'est juste une expérience incomparable pour les clients et on a une petite

boîte puis on a une petite place symbolique dans la communauté Kubernetes alors voilà on pourra en reparler après et voilà et je passe la main.

Impressions des keynotes

Guilhem

Et donc Guillaume Letron alors moi je fais du Kubernetes depuis 2015 ça fait pas mal de temps et j'ai un podcast sur Kubernetes ça fait longtemps qu'on n'a pas fait d'épisode donc là justement c'était un peu le but donc vous êtes en train de participer à l'enregistrement d'un podcast qu'on va pouvoir mettre pour pouvoir justement parler de la KubeCon et au sein de la KubeCon, on a pu organiser un peu des événements pour regrouper la communauté francophone

et on s'est retrouvés à la fin à être à peu près une centaine à la cocon, donc c'était plutôt cool, et on va pouvoir justement en parler.

Alain Regnier

Alors pour commencer, moi je voudrais vous poser une question, moi j'ai un peu répondu pour moi déjà, mais qu'est-ce que vous avez pensé des keynotes ?

Benjamin Gandon

Eh bien, beaucoup d'AI, beaucoup d'intelligence artificielle, très clairement, et moi quand j'écoutais, déjà première impression, j'arrive, la taille de la salle.

Le gigantisme, et le nombre d'écrans, je me dis, j'ai pris une baffe, et ensuite la présence de l'AI et je pensais à ta rétro de Google Next à l'automne et je me suis dit bah ouais en fait en 2024 si tu cours pas si tu fais pas la course à l'échalote pour placer un bout de nom et intelligence artificielle sur ton produit, personne ne s'y intéresse et en gros voilà tout le monde court après le truc pour rester visible il faut de l'intelligence artificielle,

mais je pense que les gens ont vraiment peur de, de mourir. C'est soit tu restes visible, soit tu meurs. Enfin, tu vois, c'est un peu... Voilà, bon bref. Donc du coup, une exposition de l'intelligence artificielle dans les keynotes, comme tu disais, exactement ce que tu disais juste avant, un peu surexposée. Bon, apparemment, ça va forquer. Il y a des prévisions de faire des conférences d'intelligence artificielle à part.

Surcharge des conférences et ouverture à l'open source

Voilà. Et puis sinon, beaucoup de vendors. Chez Enix, en fait, on avait organisé les Kubernetes Community Days l'année dernière, en 2023. Donc, on est assez ouvert sur la communauté noté l'open source. Nous, on manage énormément d'open source, du coup, parce que c'est ce que nos ingénieurs, ils aiment bien gérer. Et puis, ça sauve beaucoup de frais de licence pour les clients. Et donc, les trucs de marque, de vendor, typiquement, notre réaction, c'est « Ouais, ça va, quoi.

Guilhem

» Moi, j'avais l'habitude de dire, alors, j'ai un avis sur les conférences qui est toujours un peu particulier, c'est « Je ne vais pas dans les talks. » Je trouve ça... Enfin, en fait, je n'y vais pas pour ça. J'y vais pour rejoindre les gens, j'y vais pour plein de choses. Mais j'avais l'habitude de dire que, par contre, à la KubeCon, les keynotes, c'est un endroit où aller. J'avais fait Barcelone, j'avais fait Valence.

Et pour le coup, la taille de la salle était petite, je trouve, par rapport à Valence et Barcelone. Et surtout, pas bien organisée. À Valence, on était plus proche parce qu'elle était en horizontale, alors qu'elle était très en profondeur. Les gens, tout au fond, ne voyaient rien. Alors que voilà, c'était un peu plus ça.

Benjamin Gandon

Il y avait des écrans géants.

Guilhem

Il y avait des écrans géants quand même, mais voilà. Et là, pour le coup, il y a, j'ai largement tweeté au moment où c'est arrivé, IA, IA, IA, on a bouffé de l'IA alors après pour être allé aussi au CloudFest juste avant j'ai fait Rejects CloudFest à KubeCon en une semaine c'était sportif et quand on va au CloudFest on s'aperçoit de l'argent qui est généré par l'IA c'est à dire que Nvidia rinçait absolument tout et donc il y a aussi cet effet là qui est que l'IA

on en parle, on a peut-être peur de le voir mais aussi parce que ça rapporte énormément Là, il y a encore eu des chiffres d'Azur aujourd'hui ou hier qui disaient qu'ils avaient fait plus de 23% juste de CPU et de GPU dans la dernière année de chiffre d'affaires.

Benjamin Gandon

En 2024, c'est le roi du pétrole.

Guilhem

C'est ça. C'est ceux qui vendent les pelles pour ceux qui cherchent l'or. C'est vraiment, on est dans ce truc-là aujourd'hui. Donc oui, c'est pour ça qu'il y a les keynotes qui sont très importantes. Moi, c'est vrai que je ne les ai pas toutes vues alors que dans toutes les autres KubeCon, j'y étais allé. Ça a été ultra important d'aller à la keynote. Cette année, j'avoue que j'ai fait l'impasse à quelques-unes, et on reviendra peut-être pourquoi après j'ai fait l'impasse de temps en temps.

Benjamin Gandon

Je trouve que c'est une question très intéressante. L'intelligence artificielle, pour moi, c'est un signe des temps, mais c'est un signe des temps où aussi on est attiré vers ce qui est intéressant, vers les nouveaux projets qui tirent des gens parce que c'est intéressant, mais qui tirent aussi énormément de financement. Je dis souvent, le gros truc de ChatGPT, c'est un énorme coup de com'.

Tout à coup ils se sont mis au milieu de la scène mondiale ça a fait un tabac phénoménal mais surtout, Il y a une quantité dingue d'investisseurs qui sont débarqués avec des quantités dingues d'argent. Ensuite, on espère que ça va donner des trucs. Alors, bien pour l'humanité, ça, c'est une grande question. Bien pour l'intérêt général, ça, on ne sait pas encore.

Guilhem

C'est vrai qu'il va y avoir une grosse partie des projets qui vont mourir. Mais tous les investisseurs aujourd'hui, ils se disent, et pour être dans une boîte qui en fait partie avec un fonds d'investissement qui est dedans, leur but, c'est d'investir énormément. Et ils savent que s'ils ont 2% de leurs entreprises qui explosent avec l'IA, ces 2%-là arriveront à rembourser les 80 et 18% qui auront raté.

Il faut voir qu'on est peut-être en ce cas c'est l'estimation, on est à un chemin de bascule qui peut arriver la question étant, est-ce qu'on est à l'aube de ce qu'a été Internet dans les années 2000 ou de la blockchain et en fait les deux, les NFT etc. La question étant, voilà, de quel côté de la barrière on est et tout le monde a des visions un peu différentes par rapport à ça, l'avenir nous le dira. Est-ce qu'on arrive à avoir vraiment un potentiel qui est Game Changer là-dedans ?

Réflexion sur l'intelligence artificielle

Alain Regnier

Juste pour répéter moi ma réponse par rapport à ce que j'ai dit tout à l'heure j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup d'IA dans les keynotes et très peu d'IA sur les stands, voire même dans les talks alors que pour comparer conférences comme Google Cloud Next qui a eu lieu à Las Vegas il y a quelques semaines là par contre il y avait et de l'IA à la keynote et il y avait de l'IA partout sur les stands mais je reste persuadé qu'il y aura de plus en plus d'IA y compris dans Kubernetes,

c'est juste que c'est encore le niveau hype pour le moment et ça va se démocratiser et évoluer dans les mois qui viennent Peut-être.

Guilhem

Aussi pour parler un peu des keynotes, c'est que là dans les keynotes, il y a surtout eu l'application de Kubernetes. On a surtout vu, on met de l'IA dans le cube, etc. Mais on n'a pas parlé vraiment de Kubernetes, on a parlé un peu vraiment de tout l'écosystème. Et c'est peut-être aussi un peu une critique que je vais avoir par rapport à la Kukon, c'est que cube a 10 ans et on est peut-être un peu arrivé à la maturité.

Et je me souviens avant j'étais dans l'écosystème OpenStack et il y a eu une hype phénoménale d'OpenStack pendant un temps, les OpenStack Summit c'était celui de Paris, je m'en souviens encore c'était la même cet argent qui coule du plafond qu'on peut voir partout dans les soirées il y avait cette même hype on en.

Benjamin Gandon

Parle encore dans les soirées CubeCon.

Guilhem

Ça en fait partie et c'est la même chose les soirées Mirantis ont toujours été réputées pour ça donc il y avait ça et en fait d'un seul coup la hype a disparu mais c'est pas OpenStack qui a disparu c'est juste cette hype autour de ça parce que c'est devenu standard et il y a peut-être ce truc là où aujourd'hui demain on aura peut-être une Iacon ou un ChatGPTCon ou quoi que ce soit et en fait c'est ça qui deviendra hype

mais Kubernetes c'est en devenu quelque chose qu'on installe parce qu'on l'installe c'est devenu normal c'est vraiment du community Oui.

Benjamin Gandon

Boring et en fait pour tout vous dire je reviens du CloudFoundry Day la semaine dernière à New York CloudFoundry c'était une communauté aussi assez vibrante qui s'est réduit énormément Et là, aujourd'hui, les gens disent « Oui, bon, notre boulot, ça tourne et c'est boring. » Mais peut-être que Kubernetes, justement, cherche à ne pas devenir trop boring. Mais une fois que tout le monde sait que c'est un standard de fait, et ça devient vraiment un standard de fait, parce qu'aujourd'hui,

les gens qui font un truc par-dessus Kubernetes, ils disent « Oh ! », ce que j'ai fait, c'est standard, parce que c'est sur Kubernetes. Et ça, c'est très intéressant aussi, c'est vraiment une évolution.

Guilhem

J'avais un talk en 2018 au GDG, quand il y avait encore des confs GDG, et c'était comment faire une application Kubernetes native. Et c'est en fait comment demain on ne fera que des applications Kubernetes native. Et donc, je pense que demain, c'est ça, parce que c'est un moule.

Benjamin Gandon

Et beaucoup de choses vont rentrer dans ce moule-là, en fait.

Guilhem

Et on voit aujourd'hui, même dans le monde de l'IA, je me souviens plus du nom, mais même des, orchestrateurs de modèles qui sont Kubernetes native, on réfléchit pas c'est pas une réflexion en fait, c'est comme aujourd'hui on fait du git pour plein d'usages et qu'on réfléchirait pas à quel serait l'usage bah demain on aura du Kubernetes, mais parce qu'en fait c'est ce qu'il y a au-dessus qui devient intéressant, c'est là où il y a de la valeur ajoutée et justement je trouve que ce qui était

bien dans Kubernetes et ce qu'il n'a pas fait OpenStack c'est que Kubernetes n'a pas essayé de tout regrouper à lui, il a juste mis des API et il a dit maintenant que je les change plus, faites dessus et comme Linux, et c'était d'ailleurs le message à chaque fois que Linux dit, c'est moi je veux juste pas casser les applications qui sont dessus, voilà Notre seul API, c'est-à-dire Linux, ça doit être un peu boring. Et bien Kubernetes, étant aussi dans la Linux Foundation via le CNCF,

c'est un peu ça en fait. Et maintenant, on a quelque chose, on a une brique, construisez avec. On a construit le béton, on a fait du béton, maintenant, utilisez-le pour faire des choses intéressantes avec. Et l'IA en fait partie en fait. Et c'est pour ça qu'on a ça, mais le problème, c'est qu'on ne parle pas au même public. C'est que là, on avait un public d'IA, alors qu'en fait, les gens qui venaient, c'était des gens qui opèrent du cube, c'est des gens qui font du cube.

Et en fait, on leur parlait. il y avait vraiment deux mondes le monde de l'usage et le monde de Kubernetes et il y avait peut-être un peu ces deux conflits qui sont vus dans Equinote Et pour rebondir.

Benjamin Gandon

C'est exactement pour cette raison qu'en ce moment on ne parle plus de Kubernetes comme technologie le sujet c'est plus déployer Kubernetes on commence à parler davantage d'écosystème Kubernetes, parce que le sujet c'est pas Kubernetes en lui-même, c'est ce qu'on en fait On.

Guilhem

Parle même de platform engineering et je trouve ça très drôle parce qu'en fait le platform engineering n'existe que parce qu'il y a Kubernetes Alors non.

Benjamin Gandon

En clatonnerie on faisait du platform en Algérie depuis longtemps.

Guilhem

Oui, mais on a eu un autre sujet.

Intérêts pour les différents talks à la KubeCon

Alain Regnier

Alors, autre question, quel est le talk ou le sujet qui vous a le plus intéressé, marqué positivement de ce que vous avez vu à la KubeCon ?

Guilhem

Alors moi, c'est un personnel. Alors j'ai dit que j'allais dans peu de talk, j'en ai fait un quand même. Et c'est un point de vue complètement personnel. C'est en fait un projet de Thales qui met du Kubernetes dans les avions pour faire les Infight Entertainment.

Donc tous les écrans de bord et qui tournent en Kubernetes. et je trouve ça trop bien parce que j'ai participé un tout petit peu il y a très longtemps au tout début où j'avais vu et ça m'est arrivé souvent de dire mais vous avez peur de Kubernetes non non il y a des Kubernetes dans les avions et ben voilà donc là il y avait un talk où ils présentaient comment ils ont fait, tout ce qu'ils ont fait ensuite et j'avais pas vu jusqu'où ils étaient allés

et donc voilà je trouvais ça super cool Copieur !

Benjamin Gandon

Parce qu'effectivement c'est exactement le même qu'on a repéré chez Enix qu'on a suivi avec attention. Moi j'en ai n'ai pas fait beaucoup. Je suis un peu comme toi. En fait, j'y suis allé pour les gens. Du coup, j'ai beaucoup serré de pince et discuté avec les gens parce que je ne les vois pas autrement. Enfin, voilà, c'est l'occasion. En se disant, on peut regarder des vidéos. Mais...

Alain Regnier

On peut, mais est-ce qu'on le fait ? Parce que la légende, c'est je veux... Même à Devox, je ne veux pas avoir le taux qui m'intéresse, mais je regarderai les vidéos. En fait, est-ce qu'on regarde vraiment les vidéos après ? Quelques-unes, en général, oui, mais pas toutes celles qu'on aurait voulu voir de toute façon.

Benjamin Gandon

Un peu comme toutes les choses qu'on remet à plus tard. En fait, on les remet à jamais. Mais comme chez Enix, on est nombreux, alors du coup, il y avait qui ? Nirmata, le talk de Nirmata, Kubernetes Policy Time Machine, que tu as noté, tu en parlais dans tes slides juste avant, avec le Common Expression Languages, les Validating Admission Policies, donc ça aussi intéressant. Et je suis allé voir l'ami Daniel Garnier-Moirou parler de Waititi et la suite Carvel.

C'est intéressant C'est intéressant parce que la communauté n'est pas forcément au courant que Helm, ce n'est pas la seule façon de déployer dans Kubernetes. Alors, c'est clairement le plus répandu. Cependant, je reproche tout de même à Helm d'utiliser cette espèce de langage à moustache qui est franchement totalement inadapté à Yamel. On ne va pas se mentir. Et Carvel, c'est une espèce de réponse à ça, fait par les gens de la communauté CloudFoundry ?

Et en disant on va faire un processing de YAML qui comprend ce que c'est que du YAML et qui ne fait pas un templating de texte rentrer au chausse-pied pour générer du YAML et l'idée c'est de faire des outils à la Unix chacun fait son boulot un boulot simple et clair déterminé et il y en a 7 ou 8 des outils comme ça le plus connu c'est Waititi c'est un processeur de YAML avec un template engine mais c'est très avancé nous c'est.

Guilhem

Keap qu'on utilise tout le temps.

Benjamin Gandon

Keap est un ordonnanceur de kubectl apply Play, ça faut le savoir. Quand on fait un cube que tu l'as à Play et que ça ne se met pas dans le bon ordre ou qu'en fait, on n'arrive pas à trouver le bon ordre, il y a des outils pour faire exactement la même chose mais en trouvant par lui-même le bon ordre. Et puis sans saturer parce que ça est fait par batch de 5 par 5. Ça attend comme il faut que ça marche bien avant de rentrer la suite.

Donc la suite, Carvel. Et donc c'est dans le giron VMware, aujourd'hui Broadcom, Tanzu. Il faut quand même créditer un peu.

Guilhem

J'avais peut-être un talk aussi, mais alors là Là, pour le coup, je vais comme ça rebondir sur la Regex où je suis allé. Là, pour le coup, j'aime bien faire tous les talks. J'adore la Regex. Ça fait longtemps. En plus, je connais les gars qui le font. Et il y avait un talk sur IBPF, genre vraiment par le bas. Et c'est vrai qu'on n'en a pas parlé, mais IBPF est un énorme sujet. Il y aura un talk après dessus.

Mais IBPF, the hardware, où on regarde exactement quelles sont les instructions, qu'est-ce qu'ils utilisent, etc. Et en fait, ça permet, je trouve vraiment, d'être un talk très, très technique, en même temps assez abordable, mais qui permet vraiment d'appréhender ce que c'est réellement eBPF et pas juste la magie qu'on a autour et qui fait que des fois quand on regarde la magie, on peut ne pas vraiment comprendre où est le lapin.

Là, au moins on voit vraiment quelles sont les instructions donc quelles sont les sécurités qui sont dedans et ça permet d'avoir vraiment une bonne vision dessus et donc ça c'était vraiment un talk sympa vraiment on arrive dans le C, en quoi ça compile, quelles sont les instructions, voilà en allant voir tout ça et ça dure 10 minutes et c'est vraiment super intéressant dessus.

Alain Regnier

Alors moi, celui qui m'a le plus surpris je vous en ai parlé un petit peu tout à l'heure c'est celui sur Pix, le fait de se dire « on va scheduler des pods en fonction de l'efficacité électrique au niveau des CPU ». Je trouvais le sujet bizarre en me disant c'est vraiment, c'est de la hype aussi, c'est de la bienfaisance, c'est tout ce qu'on voudra. Et en fait, j'ai été voir un talk très technique où ils ont vraiment expliqué,

justifié le pourquoi du comment. Donc, c'était particulièrement intéressant. Et alors, pour répondre, pour rebondir effectivement à la question suivante qui était, quel est le suite qui t'a le moins plu ou déçu ?

Déceptions et sujets peu intéressants

Benjamin Gandon

Moi je suis allé avec un contact qui m'a dit viens on va voir le board de la CNCF, on va pas se mentir c'était un petit peu boring en l'occurrence.

Guilhem

Moi j'ai pas de talk à part la keynote où vraiment je crois que je suis sorti avant la fin, même la première avec les IA, vraiment j'en pouvais plus sinon non, pas plus que ça pas plus de talk, mais après j'y vais pas beaucoup, je suis pas le meilleur exemple dedans.

Alain Regnier

Moi, celui qui m'a le moins plu, c'est un talk qui avait un sujet qui me paraissait vachement intéressant et en gros, au bout de 5 minutes, le sujet était couvert et les 40 minutes qui restaient, c'était que du placement de produit. Il y en a, il faut le savoir, à la KubeCon aussi. Je ne l'ai pas précisé tout à l'heure, mais à la KubeCon, on peut se retrouver avec 15 talks en même temps sur le même slot ou 15 choses différentes à faire. Donc, on a toujours le choix.

Là où ça devient un peu compliqué, c'est si on fait un choix parce que le sujet a l'air bien, qu'on y va. Au bout de 5 minutes, on est très déçu. De toute façon, c'est mort. On ne pourra pas aller voir autre chose sur ce slot. Donc, je ne donnerai pas le nom de la boîte, mais voilà. C'est ce type de talk qui, moi, m'a bien déçu. Autre question, qu'est-ce que vous voyez comme trend qui ressorte un petit peu pour Kubernetes dans les années qui viennent ? Est-ce qu'il y a des choses ?

Tendances à venir pour Kubernetes

Un peu plus spécifique ?

Guilhem

Je pense que tu en as déjà parlé, le WASM, le WebAssembly, qui permettrait d'avoir une abstraction assez sympa. Après, à voir vraiment comment c'est utilisé. Je sais qu'à Valence, on en parlait déjà beaucoup, c'est vraiment un début, l'un dedans, où il y avait des gens qui commençaient à vouloir même créer des orchestrateurs à part de Kubernetes. Et on voit qu'aujourd'hui, le standard WASM peut commencer à devenir assez bon pour y mettre des conteneurs.

On pourra peut-être même, tu disais tout à l'heure que tu n'aimais pas le CEL, par exemple, mais peut-être qu'on pourra demain, justement, plutôt uploader, avoir une notion même d'inclure du code WASM à l'intérieur de l'écosystème directement, plutôt que d'avoir toute cette notion de contrôleur, etc. Et après, moi, il y avait IBPF, mais après, c'est sans doute très, très biaisé.

J'adore IBPF, je le regarde depuis très longtemps, et c'est vrai qu'il y avait, beaucoup, beaucoup d'IBPF un peu partout. J'ai l'impression que maintenant, un outil de sécurité, un outil de réseau, un outil de quoi que ce soit, il repose sur IBPF. Après, ça pose la question, si on repose sur l'IBPF, sur la compatibilité avec

le reste de l'écosystème. donc là on est Linux quasiment pur Linux et en fait voilà est-ce qu'on n'a pas fait le choix maintenant en partant là-dessus que bon bah même si on peut faire d'autres j'en.

Benjamin Gandon

Profite pour une petite parenthèse en IBPF ça ne résout pas tous les problèmes c'est assez centré sur les problématiques réseau.

Guilhem

Réseau, sécurité, auditabilité etc. il y a aussi ça en fait en fait c'est tout ce qui va être l'underline en tout en fait il faut voir ça vraiment comme juste aller catch des informations que tu ne pourrais pas avoir vraiment autrement en bypassant un peu plein de couches quoi donc oui tu peux faire du réseau avec, historiquement c'était pour faire du réseau c'est un paquet de filters mais en fait après c'est devenu un peu tout et n'importe quoi et en fait on pourrait bien

voir plein d'autres choses qui pourraient être inclus ça permet un peu pour moi de rajouter des fonctionnalités à justement ce Linux Boring et en rajoutant un peu n'importe quoi des fonctionnalités dedans qui vont te permettre de rajouter des choses d'auditabilité etc etc et plein de trucs peut-être un peu magiques dedans tu pourrais très bien demain le jour où il y aura une faille je sais pas même sur PHP ou sur n'importe quoi ou une faille de l'IBSSL se dire bah

en fait je page directement via IBPF en dessous et je trappe, aura même quelque chose où on pourra avoir encore plus que ça. Donc, ça peut être.

Benjamin Gandon

Ok. Et puis, nous, chez Enix, j'en profite pour prêcher pour notre chapelle, mais on a une bonne nouvelle. On apporte une bonne nouvelle. On peut faire tourner des databases dans Kubernetes. C'était justement notre talk. On s'est habillé en pirate, on a fait les ozos et puis après, on s'est fait divaliser les t-shirts. Celui-là même, d'ailleurs, que j'ai apporté en signe de souvenir de la KubeCon.

Guilhem

Better be clone native rather than clone naïve.

Benjamin Gandon

Ne soyez pas naïfs sur toutes ces technos. Adressez-vous à des gens qui connaissent bien. Ça vient de notre expérience. C'est-à-dire que nous, à gérer les bases de données dans Kubernetes pour les clients, on a vu la cassure. C'est-à-dire qu'avant, c'était plus de problèmes de gérer des bases de données dans Kubernetes que de bénéfices. Et là, on est au basculement. Tout à coup, c'est plus de bénéfices dans Kubernetes

que de problèmes. Et nous, on le ressent dans l'expérience de production au concret avec ce qu'on a, les grandes quantités qu'on a déployées avec les clients.

Basculement vers les bases de données dans Kubernetes

Donc voilà, cette bascule qui est une trend. Je pense qu'à l'avenir, on peut voir proliférer des bases de données dans Kubernetes. Quel que soit le moteur. Alors non, pas quel que soit le moteur, parce qu'en réalité, ça repose sur une bonne implémentation d'un bon opérateur qui automatise le cycle de vie des nœuds qui sont des pets, des animaux de compagnie qu'on veut bichonner aux petits oignons. Et on veut faire très attention à ce que nos données ne s'évaporent pas.

Et donc, sur un certain nombre de bases de données, on est au bon niveau de qualité, au seuil où le niveau de qualité de ces opérateurs permet de les utiliser avec plus de bénéfices que d'inconvénients. Ce n'est pas vrai pour toutes les technos de bases de données. Alors, tous les Day 2 Operations, donc le scale-out.

Éventuellement le scale-in parce qu'on peut aussi avoir prévu d'avoir plein de clients et puis en fait, non, ils n'y arrivent pas et donc il faut réduire la voilure pour des questions de coût le scale up c'est augmenter la taille des disques donc les persistants de volume c'est suffisamment bien géré on les reprovisionne avec plus gros et puis les rolling upgrades et donc le placement sur les nodes la séparation ne pas mettre

ses oeufs dans le même panier c'est à dire essayer d'avoir un node de base de données sur des hypervisoires différents pour qu'ils ne disparaissent pas ou que les risques qu'ils disparaissent en même temps que les autres soient le plus le minime donc voilà, le scheduling le placement voilà en fait tout ce qu'on voit pas quand on fait le tuto Getting Started voilà ça c'est le day zero ça pour nous et tout ce qui est casse-pied qu'on donne après à la prod il faut gérer ah oui bon en fait

il y a une liste de courses colossale.

Alain Regnier

Ok alors pour terminer ce panel on va prendre quelques questions s'il y en a il y en a une première vas-y.

Focus sur les coûts et le FinOps

Public

Alors, du coup, j'avais une petite question. Il y a un sujet qui m'est venu en tête, peut-être qu'on ne m'a pas parlé, c'est le sujet du coût aussi de l'investissement. Il y en a, il parle de FinOps, après, moi, je suis un peu moins convaincu. Mais globalement, il y a eu beaucoup de talk autour de ça. Il y a eu des projets open source comme QCost, par exemple, qui ont été comptés dans plusieurs talks.

Il y a eu des sujets sur les hosted control planes pour comment réduire ses coûts en adaptant un control plane à un endroit et en ayant plusieurs workloads sur plusieurs travailleurs, par exemple. Il y a le sujet de tout ce qui est agnostique, faire de tout l'agnostique sur le cloud, calculer les coûts là où je peux placer un B-workload en fonction de là où il y aura le meilleur rendement est-ce que du coup vous avez ressenti cette traîne de là sur un.

Alain Regnier

Petit peu cette queue conne moi je l'ai vécu sur cette histoire par exemple de Pix c'est-à-dire le fait de dire de savoir sur quel pod sur quel nœud je vais scheduler mon pod pour qu'il consomme le moins d'électricité parce qu'il y a à la fois le côté vert mais aussi le côté économie donc quelque part c'est du FinOps aussi et ça rejoint un peu ça après je ne sais pas si vous avez beaucoup vu cet aspect-là ouais j'ai croisé.

Benjamin Gandon

Une startup du UK qui est spécialisée là-dedans. Donc oui, il y a un truc, je pense.

Guilhem

Il y a des choses qui arrivent après. Je ne suis pas sûr aujourd'hui. Enfin, on est encore justement à ce moment où justement... Je pense qu'il y a plein de moments où quand il y a des startups qui en font, quand il y a des gens qui ont des boosts, on est encore au début. C'est-à-dire là, il y a encore des choses à faire. Il y a encore des choses même à rajouter dans l'API Kubernetes. On parlait tout à l'heure des dynamic allocation, des choses comme ça.

Il va y avoir encore une petite phase d'adaptation. On a encore plein de choses qui sont trop en bêta dans l'API qui vont réussir à augmenter.

Et un jour ça deviendra vraiment genre natif parce qu'aujourd'hui encore des gens qui ont des contrôleurs et des schedulers custom, pas tant que ça, c'est génial et en plus ça existe depuis super longtemps dans le cube mais c'est pas encore mainstream de tout mais je pense que ça va arriver et dès que surtout on va parler vraiment plus de Kubernetes vraiment hybride avec à plein d'endroits etc et de se dire,

après t'es très orienté sur les control planes et la manière d'héberger des control planes, de par ce que tu fais forcément mais c'est pas quelque chose que beaucoup de gens voient et en fait oui on va avoir ces notions de nodes qui vont être de l'arme des nodes qui vont être de x86 qui vont être dans un cloud provider ou dans un autre etc et cette notion d'hybridité elle nécessite très vite un très bon scheduler pour faire ça,

Oui voilà donc Carpenter Carpenter voilà c'est tout ce genre de projet là qui arrive qui ont une traîne de dessus de meilleurs placements qui sont nécessaires mais aussi de scale rapide des machines et des choses comme ça Je.

Alain Regnier

T'ai pas mentionné mais il y a aussi le sujet dont j'ai parlé tout à l'heure sur les GPU quand t'as des GPU qui coûte 60 000 euros, tu as envie qu'il soit au taquet tout le temps, qu'il travaille tout le temps. Tu n'as pas envie qu'il y ait du temps pendant lequel il ne fasse rien. Donc, ça rentre un peu là-dedans.

Benjamin Gandon

Et puis, ça vient avec la maturité. Kubernetes a 10 ans. Au début, on est très enthousiaste. Alors, on investit, on investit en entreprise puis à un moment, on voit la facture, on dit, ah oui, il faut faire quelque chose. Et donc, on atteint aussi ce stade dans certaines entreprises. Voilà, c'est la maturité.

Guilhem

Merci beaucoup.

Alain Regnier

Merci à tous.

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