Hello les guys, je suis sûr que vous allez tous trÚs trÚs bien. Ecoutez moi ça va super. J'ai pris mon chocolat chaud, dedans j'ai mis un peu de caramel en liquide donc du sirop de caramel. J'ai bien mélangé et on dirait qu'on est en hiver alors en automne alors que pas du tout les guys on est en bonnet au printemps
pardon bref du coup on se retrouve pour l'Ă©pisode 13 de mĂ©moire on va parler d'un sujet qui me touche indirect de l'accessoire de mode qui est les talons pourquoi parce que j'ai l'impression qu'on est dans une sociĂ©tĂ© oĂč si on porte des talons forcĂ©ment on va dire de nous qu'on est vulgaire qu'on est pute donc pĂ©riple apĂ©titienne qu'on est une personne qui est chaudasse et qu'on a chaud les fesses chaud au cul ou sinon et
que surtout on n'est pas respectueux parce que dans tout ce qui est mouvement fĂ©ministe et tout. C'est pas bien parce que du coup on sexualise les corps de la femme et tout. Donc on va un peu dĂ©patouiller un peu tout ça, Ă ma maniĂšre moi, bien Ă©videmment. Une question qui m'est passĂ©e par la tĂȘte, je me suis dit, et mĂȘme c'est une question que je pose Ă vous, si porter du coup des talons de 4, 5, 10 cm c'est vulgaire, donnez-moi du coup des Ă©chasses et appelez-moi la reine des connasses.
On va parler guys, on va parler de chaussures, donc je pense que vous avez compris à l'introduction. Voilà , donc non take your little coffee. Premier grand chapitre, c'est l'origine des bottes à talons. Donc il faut savoir que ça a commencé indirectement au 15e siÚcle chez les Perses. En fait, les Perses, c'est eux qui ont mis en avant, on va dire un peu comme ça, les premiÚres bottes à talons. Pourquoi ?
Parce qu'en fait, ça leur permettait de stabiliser leurs pieds dans l'Ă©trier, un meilleur contrĂŽle du cheval. Et ces bottes Ă©taient clairement essentielles pour faire la guerre. Ăa leur permettait d'avoir plus de manĆuvres, plus de rapiditĂ©, plus de tactique. Et aprĂšs, on m'en dit comment on peut dire ça. AprĂšs, c'est arrivĂ© en Europe et ça s'est Ă©largi par la voix des aristocrates, donc de l'aristocratie.
Et aprĂšs, plus tard avec les siĂšcles, aux militaires, parce que les militaires, eux, ils ont des bottes. Ils ont des bottes de sĂ©curitĂ©, des bottes Ă talons, mĂȘme si un talon de 2 cm, ça reste quand mĂȘme des grosses bottes. Mais, petit apartĂ©... Oui, je suis dĂ©solĂ© si mon micro est pourri, j'essaye de parler comme je peux. Je suis toujours en galĂšre de trouver un bon micro. Je sais pas ce que...
Pour ceux qui écoutent mes... podcast ou qui me suivent sur Instagram, je galÚre un peu à trouver un micro. En tout cas, j'en ai déjà acheté deux et pour l'instant, c'est de la merde. J'ai l'impression de me faire avoir. C'est juste une petite aparté. Du coup, je reviens toujours à la base et je m'enregistre avec mon téléphone, comme ça. Donc, si le son n'est pas top, je fais comme je peux. Voilà , on va continuer par l'aristocratie. Pourquoi ?
Parce qu'en fait, dans l'histoire, dans l'aristocratie, je vais vous donner une petite anecdote, une petite story time. Il faut savoir que pendant la Renaissance, Sous Louis XIV, il y avait son frÚre. Petit story time pour culture générale. Il s'appelait Philippe d'Orléans. Donc Philippe d'Orléans, c'est le monsieur, le grand homme qui est le frÚre de Louis XIV. Donc il y a beaucoup de sous, qui dépensait beaucoup d'argent dans la prestige.
Il aimait bien, quand on le remarque, il aimait bien ĂȘtre le centre de l'attention et porter des perruques. Parce que vous savez qu'Ă l'Ă©poque, pendant la Renaissance, en tout cas pendant le mouvement de Louis XIV, Il portait des perruques qui faisaient des mĂštres et des mĂštres de haut. Lui, Philippe d'OrlĂ©ans, le frĂšre de Louis XIV, Ă©tait un adepte de ces grosses perruques. Il adorait aussi les beaux vĂȘtements, les machins. Il aimait bien le maquillage, la poudre et tout.
Enfin bref, le mec, c'Ă©tait Sharp Evans, mais mode mec de 10 000 ans en arriĂšre. Et si on continue l'histoire, vous allez voir... oĂč en sont venues les bottes Ă talons rouges et oĂč elles ont Ă©tĂ© créées. Alors aprĂšs, attention, je ne suis pas historien. Je me suis renseignĂ© dans des livres Ă la mĂ©diathĂšque et j'ai regardĂ© aussi sur internet et tous, ils disent la mĂȘme chose. Donc aprĂšs, c'est un historien qui me contredit. Bah Ă©coutez, ma foi, c'est ce que disent les livres d'histoire.
La plupart de ces sources disent que Philippe d'OrlĂ©ans, il a dĂ©cidĂ© d'aller faire la fĂȘte et tout dans plusieurs endroits, sauf qu'en tant qu'aristocrate, il ne doit pas directement aller de partout. Il a une certaine tenue Ă avoir, il a un certain prestige Ă tenir, parce qu'il reflĂšte sa famille, il reflĂšte l'entourage de Louis XIV, donc il peut pas aller non plus dans n'importe quelle soirĂ©e.
Sauf qu'avec ses collĂšgues, avec ses camarades, qui Ă©taient aussi du mĂȘme entourage, ça restait de l'aristocratie, Ă force de boire et boire et boire, ils allaient de lieu en lieu, de lieu en lieu, et pourquoi, du coup, moi, I don't know, ils se sont retrouvĂ©s dans une boucherie bovine. VoilĂ , sauf que... Le monsieur, le fameux Philippe d'OrlĂ©ans, lui, il avait des bottes Ă talons blanches. Et en sortant...
Ben ses potes Ă talons Ă©taient, pas le talon en entier, mais je parle que le talon, que le derriĂšre Ă©tait rouge. Ok, donc plein de sang du coup. VoilĂ , donc lui il s'en est clairement pas du tout rendu compte parce qu'il Ă©tait un peu pompette. Donc il s'en est pas rendu compte. AprĂšs avoir fait la fĂȘte tout un week-end, il dĂ©cide enfin de rentrer dans ses appartements de luxe. Donc je suppose que ça doit ĂȘtre Ă Versailles. Et il tombe nez Ă nez avec un personnage qui est un huissier.
Et le huissier lui indique que du coup il a rendez-vous en urgence pour un... conseil, un conseil avec plusieurs personnes de l'aristocratie, notamment son frĂšre Louis XIV, pour discuter un peu du budget, des lois, machin, parce que mĂȘme si c'Ă©tait de l'aristocratie et mĂȘme si c'Ă©tait de la monarchie, il y avait quand mĂȘme un systĂšme pas juridictionnel, il y avait quand mĂȘme des lois, enfin bref, je pense que si vous avez fait un peu d'histoire Ă l'Ă©cole,
ça je pense que vous devez le comprendre. Donc, le fameux Philippe d'Orléans n'a pas eu le temps de se changer, de s'habiller, de se remaquiller, de se pomponner et tout. Il a juste enfilé une veste, il a gardé ses chaussures, il est rentré dans la salle. Et là , tout le monde a été choqué. Tout le monde a été choqué parce qu'il avait des chaussures blanches avec du rouge dessus. Alors que ça, c'était une couleur qu'il ne fallait pas mettre.
Ce n'était pas vraiment une vraie bonne couleur, en tout cas pour des chaussures à talons. Donc, lui, il s'en fout. Je pense que ce mec avait l'air... hyper détendu, hyper fashion. Mais il ne s'en était pas forcément rendu compte qu'il avait du sang sur ses chaussures. En tout cas, il n'avait pas eu le temps de les changer. Parce que quand tu as un conseil, tu as un conseil.
Une semaine passe, et là , un jour, il arrive dans la cour, sûrement dans la cour de Versailles, et il se rend compte que son frÚre, Louis XIV, porte des bottes à talons rouges. Toutes les personnes qui sont autour de lui portent aussi des bottes à talons avec le talon rouge.
En fait, Philippe d'OrlĂ©ans, par sa bĂȘtise, indirectement a inspirĂ© son frĂšre Louis XIV qui a du coup lancĂ© toute une mode dont toute la cour de Versailles a appris Ă recopier Louis XIV alors qu'Ă la base ça venait de Philippe d'OrlĂ©ans. C'est devenu quelque chose de luxueux. Les potes Ă talons rouges sont devenus un symbole de prestige et de pouvoir et ça leur permettait aussi d'affirmer un peu leur statut social. C'est faux quand mĂȘme, c'est incroyable.
Et vous pouvez le voir dans des livres, vous pouvez le voir aussi sur internet, il y a des tableaux Donc, je ne sais pas oĂč sont ces tableaux, mais ils doivent sĂ»rement ĂȘtre exposĂ©s Ă Versailles, je pense, ou au musĂ©e du Louvre, je ne sais pas, peut-ĂȘtre, c'est possible. OĂč on voit Louis XIV avec toutes les personnes qui sont autour, donc, Ă ses sujets. Excusez-nous, monsieur. Donc, avec tous ses sujets, ils ont tous la mode avec les talons rouges. Donc, c'Ă©tait vraiment quelque chose de dingue.
Et je ne sais pas s'il y a plusieurs tableaux, mais en tout cas, sur ceux que j'ai vus, il y en a bien marquĂ© dans la description qu'il avait adoptĂ© des hautes perruques. et que... Ses talons faisaient plus de 12 centimĂštres pour qu'il puisse paraĂźtre plus grand et plus fort. C'est incroyable quand mĂȘme, c'est incroyable. AprĂšs, par contre, avec le temps, avec les siĂšcles, c'est devenu un accessoire fĂ©minin.
Et Ă l'inverse, les vĂȘtements pour les hommes sont devenus beaucoup plus sombres, beaucoup plus dark, alors que les vĂȘtements pour les femmes sont devenus beaucoup plus fĂ©ministes, enfin fĂ©ministes, beaucoup plus fĂ©minins, beaucoup plus tchac tchac tchac, beaucoup plus rosy, plus de rose gold. Tous les trucs comme ça, qui se sont un peu appropriĂ©s. Ăa, on en parlera peut-ĂȘtre plus tard.
18e, 18e, 19e, plutÎt 20e, 21e siÚcle, les bottes à talons sont devenues un accessoire féminin dans la mode qui s'associe à l'élégance et à la grùce d'une apparence, du coup, féminine. Et non plus masculine. Les gars, du coup, le deuxiÚme gros chapitre, c'est la séduction ou soumission.
Le sous-chapitre... que je sais pas, j'ai pas mes notes avec moi, je sais pas ce que j'avais dit, je crois que j'avais marqué que c'était un genre un effet, ah oui, alors c'est un effet psychologique plus grand, plus puissant et on est plus séduisant, pourquoi ?
Alors là je parle pour moi, moi quand je porte des bottes à talons, je sais pas, en gros je me sens puissant, j'aime ça et je l'assume les guys, autant il y a des fois, je vous le dis, parce que vous savez que sur mon podcast je suis transparent, authentique, je dis les choses comme je le pense et je pense que c'est un peu ce qui fait un peu la beauté de mon podcast.
Oh je me jette des fleurs, oh my goodness Non, sĂ©rieusement, autant des fois je peux ĂȘtre quelqu'un de discret Autant des fois, quand je commence Ă me pomponner Quand je commence Ă bien choisir mes fringues Je sais pas, ça me fait monter l'adrĂ©naline Et du coup, mon cĂŽtĂ© extravagance Mon cĂŽtĂ© sharp balance Mon cĂŽtĂ© luxe J'adore, ça me...
I'm so excited right now Et cette sensation d'ĂȘtre une reine Que rien ne peut m'arrĂȘter Je kiffe ça Et lĂ , je vis mon moment prĂ©sent Quand je mets des bottes Ă talons, peu importe la taille, je me sens puissant. C'est triste, hein. Enfin, c'est triste. C'est triste parce qu'en fait, je me dis que d'un cĂŽtĂ©... D'ailleurs, c'est un article que j'ai lu de Shai il n'y a pas longtemps. Et elle disait que... Je ne sais plus ce qu'elle disait.
Elle a dit une phrase qui m'a remis en question tout mon podcast, en fait. Indirectement, parce qu'aprĂšs, mon avis reste mon avis. Et je crois en ce que je dis. Mais elle avait dit que ses vĂȘtements ne... Ah ! Qu'elle ne cherchait plus de l'approbation. Je ne sais plus ce qu'elle avait dit. Attendez, je vais essayer de retrouver la phrase. Attendez.
Alors moi du coup je suis allĂ© dans l'avant dernier magazine de chez GQ, qui est un magazine de mode plus axĂ© masculin que fĂ©minin, mais il y a un peu de tout. Et il y a carrĂ©ment une interview de 3 ou 4 pages de Shai, et elle dit une phrase qui m'a remis en question au podcast indirectement. Alors elle dit, J'ai Ă©tĂ© trĂšs loin dans le sexy et mĂȘme le provoquant, mais aujourd'hui je peux me sentir sexy sans tout ça. Je ne laisse plus le vĂȘtement me dĂ©finir.
Et quand j'ai lu cette phrase, je ne laisse plus le vĂȘtement me dĂ©finir, je me suis dit en fait, elle a raison. Je suis en train de dire... tout ce que je vais vous dire tout Ă l'heure et ce que j'ai commencĂ© Ă vous dire, qu'en fait, je me sens bien et je me sens puissant quand je porte des talons. Ăa veut dire que si je ne porte pas de talons, je ne me sens pas puissant. Donc en fait, du coup, je donne mon pouvoir Ă un accessoire, quelque chose de matĂ©riel.
Alors que le pouvoir, je suis censĂ© l'avoir moi, tout seul, tout le temps. Vous voyez, il suffit juste d'une phrase pour me remettre en question, mais pour me dire, ouais, ok. Je suis quand mĂȘme restĂ© sur mon avis, mais c'Ă©tait juste ma petite apartĂ©. Alors, anecdote. Savoir que moi, durant mes annĂ©es post-bac, je me suis cherchĂ© vestimentairement parlant. Et j'ai essayĂ© plein de choses. J'ai essayĂ© le look girly, le look sportswear, le look sobriĂ©tĂ©, classique. J'ai vraiment tout essayĂ©.
Et ceux qui ont fait des Ă©tudes avec moi, peut-ĂȘtre qu'il y en a qui Ă©coutent ce podcast peut-ĂȘtre un jour et qui me connaissent, je pense qu'ils pourront le confirmer ou pas, je ne sais pas.
Enfin bref, en gros ceux qui me connaissent Que pendant mes années d'études, mes années d'étudiants J'arrive plus à parler Tous les jours je venais avec un look différent Gothique, machin et tout Je portais des talons blanches, des talons noirs des verres, je portais de tout tout tout je faisais des gros maquillages, je faisais des full face enfin je me suis vraiment cherché pourquoi ?
Parce qu'en fait pendant mes annĂ©es post-bac du coup j'Ă©tais loin de mes parents et mon indĂ©pendance a commencĂ© Ă 17 ans parce qu'en fait je suis nĂ© en septembre donc du coup en fait j'ai un dĂ©calage avec les autres et le fait de se retrouver tout seul Ă 17 ans, je me suis posĂ© beaucoup de questions, mĂȘme pas mal de questions, du style si je voulais pas changer de sexe, est-ce que j'allais rĂ©ussir Ă assumer que je me maquillais ?
Parce que j'ai commencĂ© Ă aimer le maquillage quand j'Ă©tais chez ma maman. Le fait de se maquiller, d'ĂȘtre effĂ©minĂ©, est-ce que c'est pas un signe ? Est-ce que c'est pas un signe qu'il faut changer de sexe ? Donc j'ai tout essayĂ©. C'est des questions vraiment... Very special. Mais ça reste des questions quand mĂȘme. Enfin je vous rassure, non je vous rassure pas. Mais du coup tout ça, je me suis dit que c'Ă©tait pas pour moi. Parce que j'ai tout essayĂ©.
Je vous le dis, j'ai essayĂ© d'acheter des perruques, j'ai essayĂ© des perruques. J'ai essayĂ© des fringues de femme. Bon c'est des clichĂ©s parce qu'au moins une fringue Un vĂȘtement est un vĂȘtement. Pour moi, ce vĂȘtement, tout le monde peut le porter. Peut-ĂȘtre qu'on en reparlera plus tard. Je vais pas rentrer trop dans les dĂ©tails pour pas vous perdre, parce que je vais rester quand mĂȘme dans mon fil conducteur qui est les bottes Ă talons. Mais pour moi, une jupe, tout le monde peut le porter.
Les Irlandais, ils portent bien des jupes, hein. VoilĂ , hein. Enfin bref. Ăa, c'est encore ce qu'on nous a mis dans la tĂȘte. Mais on s'est compris. Je rĂ©cape. J'ai essayĂ© plusieurs styles. Ăa m'a pas forcĂ©ment plu. J'ai essayĂ© plusieurs choses pour voir si j'avais pas envie de devenir une femme. et j'ai essayĂ© du coup les perruques, les fringues de femmes donc les bottes Ă talons
forcément et je n'ai il ya plein de choses que je n'ai pas aimé donc du coup je me suis dit que j'allais rester comme j'étais mais j'ai kiffé les bottes à talons pourquoi parce que je trouve que déjà je trouve que c'est d'une élégance son nom je trouve que ça affine la taille je trouve ça fait ressortir les fesses ressortir le pompotin en bref tout ce qu'on aime quoi il ya aussi un peu un cÎté un peu séduction ou suivant les moments je sais pas moi je peux les mettre pour aller au travail je peux le mettre pour sortir alors attention je préfÚre le dire petit aparté ça
n'a pas pas la mĂȘme valeur pour moi, la mĂȘme utilitĂ© quand je le mets pour aller au travail que quand je le mets pour sortir. VoilĂ , par exemple, si je le mets pour aller au taf, lĂ , c'est uniquement pour moi et moi seul, parce qu'on va dire que je me sens puissant. Il y a un peu un cĂŽtĂ©, un peu de domination aussi, il faut se le dire. Au genre, je suis lĂ , je suis prĂ©sent, I'm here, I'm here, bitch. Et voilĂ . Alors que... Je ne sais plus ce que je voulais dire. Je voulais vous dire quoi dĂ©jĂ ?
Des fois, j'ai des trop mĂ©moires comme ça. Ah oui, pourquoi ? Parce que le fait de les mettre au taf, j'ai l'impression que je suis plus puissant. Et je pense que c'est un effet un peu psychologique. On a un sentiment de supĂ©rioritĂ© et un sentiment de puissance. Et quand je les porte, j'ai l'impression que personne ne peut me rabaisser. C'est un truc de fou quand mĂȘme. Comme s'il y avait un bouclier, comme si c'Ă©tait un bouclier qui Ă©tait lĂ et que personne ne pouvait m'arrĂȘter.
Puis mĂȘme, je vous jure que c'est bizarre. Quand je les porte, j'ai l'impression que si quelqu'un me parle mal... pour le recadrer en deux secondes. Alors que si je ne porte que des baskets, je vais avoir un peu plus de mal. C'est trĂšs bizarre ce que je vous dis, mais c'est la vĂ©ritĂ©. Et quand j'ai lu l'article de Shai qui disait qu'elle ne laisse plus les vĂȘtements dĂ©finir qui elle est, finalement, il faut peut-ĂȘtre que je travaille sur ça.
Parce que ce n'est pas parce que tu portes des bottes Ă talons ou des baskets que ton mental, ta personnalitĂ© doit ĂȘtre diffĂ©rente. Par contre, attention, quand je les mets pour aller au taf, ce n'est pas pour draguer ou pour me faire voir. Non, c'est juste parce que je me sens bien. Je me sens moi-mĂȘme, je me sens plus grand. J'ai mon cĂŽtĂ© extravagant de temps en temps qui ressort, mais je reste professionnel.
Par contre, si je les mets pour aller en soirĂ©e, lĂ , ce n'est pas la mĂȘme signification. LĂ , pour moi, si je les mets en soirĂ©e, on va dire que c'est pour aller. C'est pour me sentir bien, pour plaire aussi. On ne va pas se cacher, c'est pour plaire aussi. VoilĂ , et si je sors avec des copines, rarement, ceci dit, si j'en porte, voilĂ , il y a quand mĂȘme un cĂŽtĂ© un peu attitude. Il y a attitude. DĂ©solĂ©, je n'arrive pas Ă parler aujourd'hui.
Il y a un cĂŽtĂ© attitude, un cĂŽtĂ© confiance en soi, oĂč j'ai mon contret extravagance dans toute sa splendeur et ma vraie personnalitĂ© qui ressort. Et je vais mĂȘme vous dire un secret, enfin un secret c'est pas un secret, parce que moi Ă l'heure actuelle je suis cĂ©libataire, ok ? Et je prĂ©fĂšre qu'une personne vienne m'aborder mais qu'elle me voit avec mes talons et mon maquillage parce qu'elle ne me voit avec mes baskets. Pourquoi ? Story time, il y a deux ans j'ai parlĂ© avec un mec.
Pendant plusieurs semaines, ça a duré 3 ou 4 semaines, on s'appelait tout le temps, on se faisait des visios et tout. Donc voilà , le mec était à 2 ou 3 heures de Montpellier, il ne travaillait pas dans l'armée, il était policier. Le fantasme, je vous jure le fantasme, le mec il avait 3 ou 4 ans de plus que moi, musclé, grand, tout ce que tout le monde kiffe quoi. Enfin entre guillemets, attention, encore les standards de la société, donc on s'entendait super bien et tout.
Et là un jour, donc il m'avait vu au naturel avec mes baskets et tout, et là un jour je lui demande si ça lui dérange pas si je porte des talons, et là le mec il m'a plus parlé, voilà .
Donc je me dis d'un cÎté, tant mieux, mais je me dis que je préfÚre qu'un mec ou qu'une meuf vienne m'aborder indirectement quand je suis en soirée, que je porte mes talons et mon maquillage, et qu'elle me demande mon snap ou qu'il me demande mon snap pour aller boire un verre ou peu importe, on s'en fout, au moins la personne me voit comme je suis réellement. et qu'aprÚs, ben... AprÚs, elles ne me disent pas plus tard, « Ah non, mais tu portes des talons,
on ne se parle plus. » Bref, c'est un truc tout con ce que je suis en train de vous dire. Mais voilĂ , aprĂšs, on peut Ă©changer. Je peux ĂȘtre en basket, en basket, peu importe, ou en claquette ou en tongs, et ça n'empĂȘche pas de discuter, de parler, d'Ă©changer. Si ça te dĂ©range que je porte du maquillage ou que je porte des talons de temps en temps pour sortir avec des copines, tu me le dis. Mais pas besoin de me bloquer et de faire le gamin. Vous voyez, c'est des trucs bizarres.
Et je pense aussi qu'il faut avoir une énorme... confiance en soi pour porter des talons. Parce que les guys, je vous jure, à se mettre à porter ce genre de chaussures, surtout quand j'ai fait mes études et que j'étais en Lauser, je vous jure qu'il n'y a pas beaucoup, pas beaucoup de personnes qui n'ont pas qu'à accepter, mais qui trouvaient ça normal. Surtout que là -bas en Lauser, ils sont tous de la vieille école.
Et je me regardais dans les statistiques, il y a quand mĂȘme 33,8% de la population de Lauser qui a plus de 60 ans. Donc pour la faire courte, En gros, c'est une majoritĂ© de population de personnes ĂągĂ©es. Des personnes qui ont fait la guerre, qui ont vĂ©cu la seconde guerre mondiale, machin et tout. Donc, voir un mec qui arrive avec des bottes Ă talons, les guys, je suis un extraterrestre. Je suis un extraterrestre pour eux. Mais oui, et honnĂȘtement, ce que j'aime bien dans cet... Je me confie.
Ce que j'aime bien dans cet accessoire, c'est que grĂące à ça, j'ai rĂ©ussi Ă m'assumer. J'ai rĂ©ussi Ă m'assumer, j'ai rĂ©ussi Ă m'assumer, j'ai rĂ©ussi Ă ĂȘtre moi-mĂȘme, ça m'a permis de me chercher. Et en fait, j'apporte beaucoup d'importance Ă cet objet. Il y a peut-ĂȘtre un cĂŽtĂ© un peu matĂ©riel, certes, mais il y a un cĂŽtĂ© un peu, un effet un peu psychologique, un peu thĂ©rapie. Quand je les mettais, bon, moins maintenant, bien sĂ»r, et encore un peu des fois.
Mais quand je les mettais, je me sentais bien, ça me rassurait, je me disais, Thomas, t'es là , tu vis, t'es sur terre, machin et tout. Enfin bref. Je me sentais bien. Alors je pense pas faire tout le tour du sujet parce que là j'ai pas mon texte avec moi, mais je sais qu'il y avait autre chose que je voulais parler donc... Sûrement l'avant dernier sujet, c'est la culture et la fétichisation.
Voilà donc en gros on met les pieds en avant, on sexualise les pieds, la botte à talons, les machins et tout. Et ça, c'est pas grùce, c'est à cause de quoi ? Forcément je pense que vous le savez mieux que moi, c'est à cause du cinéma, de la mode et des magazines. Magazines, publicités toutes confondues, attention. Je trouve que c'est triste, mais malheureusement les médias, les différents mouvements culturels et artistiques liés.
Je trouve qu'ils ont renforcĂ© ces clichĂ©s et ils ont fait en sorte de, Ă leur avantage, bien Ă©videmment, parce que c'est du marketing, on connaĂźt tous, de hyper sexualiser les talons et du style, en gros, qu'il faut montrer une femme avec des tenues moulantes, on voit les sous-vĂȘtements Ă travers, que la femme, c'est un objet de dĂ©sir, qu'elle porte des talons tout de suite, la femme, elle est chaudasse, elle est sexy, elle a envie de faire l'amour, machin et tout, elle veut du coroc.
En gros, ça a servi pendant des annĂ©es Ă vendre des voitures. Il suffit de regarder les publicitĂ©s entre les annĂ©es 80 et jusqu'Ă 2010. Et encore, il n'y en a plus maintenant, des publicitĂ©s comme ça. Mais pendant 20, 30, 40 ans, il y avait beaucoup de publicitĂ©s oĂč on voyait des femmes qui marchaient, avec des talons. Il y avait un mec qui suivait derriĂšre. Enfin bref, j'avais vu ça en cours de marketing. Et c'est des grosses marques.
Bon, c'Ă©tait Ă l'Ă©poque, donc c'Ă©tait des Peugeot, BMW, mais c'Ă©tait Ă l'Ă©poque, donc ils Ă©taient dans l'air du temps, indirectement, mĂȘme si je suis pas du tout pour ça. C'Ă©tait ça reste du marketing, ça fait vendre. Par contre, il y a aussi dans les sĂ©ries amĂ©ricaines, et ça je trouve qu'on le voit encore trop souvent, que la femme Ă©lĂ©gante, elle porte obligatoirement des talons. Et des robes moulantes, des jupes Ă ... on appelle ça des jupes Ă ... des jupes Ă talons ?
Non, c'est pas des jupes à talons, c'est des jupes courtes. Je sais plus comment ça s'appelle, c'est des jupes qui collent à la peau. Et je pense direct. à la série Riverdale que je suis en train de regarder en ce moment. Il y a une qui s'appelle Veronica, donc Veronica Lodge. Veronica Lodge. Elle est issue d'une famille de gangsters. Elle est riche, mais madame est toujours habillée chic, elle porte toujours des talons. Toujours des talons, comme quoi, encore une fois, ça renforce les clichés.
Je la vois rarement avec des baskets dans la sĂ©rie. AprĂšs, c'est qu'une sĂ©rie, mais encore une fois, ça renforce les clichĂ©s quand tu veux ĂȘtre chic. que quand tu veux ĂȘtre Ă©lĂ©gant, il faut porter des talons. On peut ĂȘtre chic et Ă©lĂ©gant sans porter des talons. Vous voyez, dans ce podcast, dans cet Ă©pisode, je pars dans tous les sens, mais vous m'avez compris.
Et le problĂšme, c'est que dans toutes ces publicitĂ©s, tous ces magazines, tous ces machins et tout, oĂč les meufs sont en bikini, quand on regarde les dĂ©filĂ©s Ă Victoria's Secret, s'il te plaĂźt, la meuf, elle fait encore les clichĂ©s. La meuf, elle fait des mĂ©deaux, elle porte des talons, elle est en sous-vĂȘtements. Non, elle ne peut pas marcher en basket, juste. Et voilĂ , et encore une fois, ça sexualise le corps. Et voilĂ , aprĂšs, c'est dans le mental.
C'est pas parce qu'elle porte des talons et qu'elle est en string que forcĂ©ment ça va sexualiser son corps. Mais du coup, dans le mental des gens, ils vont se dire, ah bah les talons, tac, voilĂ . LĂ oĂč je veux en venir, grosse story time. Parce que c'est une grosse story time Ă©norme. Et je pense que c'est peut-ĂȘtre le plus gros de ce podcast. J'espĂšre juste que je vais pas ĂȘtre interrompu parce que j'ai achetĂ© deux blushs de chez Petite ApartĂ©. Donc si je coupe, je vous reprendrai aprĂšs.
J'ai connu deux blushs de chez KD Cosmetics, ça fait une semaine. trois jours ou une semaine que j'attends la commande. Là , je viens de recevoir un message, le mec va bientÎt arriver. Grosse story time. Moi, il faut savoir que moi, j'habite à Lunel et je porte des talons. La problématique est qu'en France, et de plus en plus, les gens ont du mal. Les gens ont encore du mal, c'est pas assez démocratisé. Et d'ailleurs, j'en veux un peu à la mode.
J'en veux un peu Ă la mode et je pousse un peu mon coup de gueule parce que je trouve que les dĂ©filĂ©s de mode, les talons, sont toujours mis pour les femmes, mais trĂšs rarement pour les hommes. Je crois que le seul... Attendez, je vais demander Ă chatGBT, mais je crois que des mĂ©moires, le dernier des films mode oĂč un mec portait des talons, je crois que c'Ă©tait en 2016 ou en 2018, et je crois que c'Ă©tait Yves Saint Laurent. Alors oui, moi j'utilisais un peu chargĂ© BT, ne m'en voulez pas.
Je sais que c'est pas bien, parce que ça bouffe beaucoup de consommation d'électricité et d'eau dans des usines à souterre, là , enfin je sais pas, j'ai vu ça un peu partout sur Instagram et TikTok. Dernier défilé de mode avec des talons de mode. Dernier défilé de mode avec talons pour homme, point d'interrogation. Moi, il me semble que j'avais vu 2016 sur Internet. Ok, ok. Ok, un retour progressif. Ah non, chat GBD, je ne suis pas d'accord avec toi. Ah non, je me suis trompé.
Par exemple, lors de la Fashion Week Homme Automne-Hiver 2005 à Paris, des marques comme Saint-Laurent ont présenté des sweats masculines inspirés des années 70. Oui, mais ils portent des talons ou pas ? Moi, c'est ça que je veux savoir. Ben non, en fait, ils ne portent pas de talons. Si, c'est des... Ah si, oh si.
Ah ouais pas mal, mais mĂȘme ça je trouve que c'est pas assez, je trouve que c'est pas assez parce que je trouve qu'il y en a malheureusement pas beaucoup qui osent, alors certes on arrive vers une mode masculine plus inclusive, ça d'ailleurs je l'avais dĂ©jĂ lu dans le magazine Vogue que j'ai achetĂ© il y a plusieurs mois, je suis Ă diabĂ©tĂ© en fait, tu m'apprends rien en fait, je vais le fermer parce que tout ce que tu lis c'est ce que j'ai lu dans un magazine Vogue,
et oui en fait on se tend vers une mode masculine plus inclusive, je change complĂštement de sujet mais c'est tout l'art du podcast, je parle de tout. Mais je reste quand mĂȘme dans la mode et dans la boĂźte Ă talons. Les mecs qui s'habillent en costard cravate H24, que ce soit dans les red carpets, dans les tapis rouges, c'est fini. Maintenant, ils osent. Ils osent les couleurs, ils osent la diffĂ©rence. Bon, il y a un peu un cĂŽtĂ© marketing derriĂšre aussi.
Mais bon, si on a du marketing partout, on ne s'en sort pas. Donc, je suis content. Je suis content que la mode essaie de casser un peu les codes. Mais je trouve que ce n'est pas assez. Je trouve que ce n'est pas assez. Et je trouve qu'on n'en parle pas assez. Et ce n'est pas assez dĂ©mocratisĂ©. et lĂ oĂč je voulais en venir, c'est que moi je prends des talons. Allez, suivez-moi sur Instagram, vous verrez le style de talons que je porte, parce que j'ai fait des reels.
Vous voyez un peu Sabrina Carpenters, je sais pas si vous voyez un peu, ou les Brats, c'est genre un peu gothique, genre les grosses bottes à talons, à la mode Ariana Grande, ça m'arrive de porter des chaussures comme ça. Les guys, je vous jure, on me suivait dans la rue, je vous jure, on me suivait dans la rue. Je vous dis ça, je voulais pas en parler, mais je pense qu'évidemment, il faut dire des choses.
à force de tous ces médias, à force de tous ces médias, de tous ces clichés, de cette répétition culturelle, de renforcer l'association entre talent et sexualité, du coup, ça crée des pulsions sexuelles pour des mecs qui sont complÚtement, pas défoncés, mais qui sont complÚtement cons. Donc, ça peut créer une pulsion sexuelle, ça peut créer de l'envie, au moins du regard, au moins d'admiration.
Mais de là à te siffler dans la rue, de là à te suivre, de là à te claquer des doigts, à te siffler, à te dire « Madame, Madame » , ou de t'insulter de PUTE, quoi, clairement. Je trouve que c'est... Je trouve que c'est démesuré, je trouve que c'est un manque de respect total. Et encore une fois, on en vient au sujet de la sécurité en France. Et vous voyez, Amande, ça, ça ne m'est jamais arrivé.
En Lauserre, Amande, mĂȘme si les vieux Ă©taient choquĂ©s, il y avait des jeunes, parce qu'il y a Amande, il y a beaucoup d'Ă©tudiants, de plus en plus ailleurs, parce qu'il y a beaucoup de BTS, enfin bref, je ne vais pas me rĂ©pĂ©ter, parce que ça, j'en ai dĂ©jĂ parlĂ©. Mais mĂȘme les jeunes, on ne m'a jamais fait de remarques. Si on m'a dit Thomas, t'es Ă l'ombre, mais discret, quoi.
Alors que lĂ Ă Montpellier, Ă Lunel, pas Montpellier parce que Montpellier je trouve que c'est quand mĂȘme assez ouvert d'esprit mais Lunel les guys, Lunel, aprĂšs Lunel je pense que c'est quand mĂȘme une, aprĂšs c'est mon avis attention mais je trouve que ça reste quand mĂȘme une communautĂ© et moi je suis pas malheureusement, enfin malheureusement non, hey les guys c'est la France, la France c'est, pour moi la France c'est ouvert Ă tout le monde, c'est toutes les diversitĂ©s, tous français,
on est tous français, française, on devrait tous accepter comme on est et je trouve que malheureusement il y a des personnes qui ont une mentalitĂ© des annĂ©es 60, ils aiment pas voir la diffĂ©rence, sauf que je suis nĂ© ici, pour moi c'est mon pays donc si j'ai envie d'ĂȘtre habillĂ© comme un français, je suis pas malheureusement, je suis pas malheureusement, je suis pas mal Comme ça, je suis habillĂ© comme ça. Ah merde. Et du coup, sauf que pour ma sĂ©curitĂ©, j'en porte plus. J'en porte plus.
Ou je fais des reels oĂč je montre un peu mes tenues. Mais je vous le dis avec le cĆur, je n'en porte plus. Je n'en porte plus parce qu'on m'a suivi dans la rue. On m'a carrĂ©ment suivi en voiture. Il y a un mec qui m'a suivi en voiture pendant 10 minutes. Pendant toute une semaine, il m'est arrivĂ© que des couilles. Et je me suis dit, ce n'est pas possible. Je me dis, ce n'est pas possible. Je me suis dit, on va me tuer. On va me planter un couteau. Ce n'est pas possible.
Parce qu'il faut savoir que moi j'ai un gros caractĂšre, moi je me laisse pas faire. Ă un moment donnĂ©, quand t'as 3, 4, 5, 5 mecs autour de toi, voilĂ , on n'est pas dans des films western, on n'est pas dans des films avec Bruce Willis, et c'est mĂȘme pas parce que tu fais de la boxe depuis 10 ans, que si t'as 5 ou 10 mecs autour de toi, voilĂ , tu sais pas si un mec peut te sortir un couteau. On me met dans un monde de tarĂ©s. Donc pour ma sĂ©curitĂ©, j'arrĂȘte d'emporter, et je mets que des baskets.
C'est triste, hein, mais c'est la vérité. Et il m'est arrivé aussi un autre truc, j'étais en train de faire mes courses, mais là j'avais pas mes talons, j'avais que mes baskets.
Mais tout... toute cette semaine lĂ il m'est arrivĂ© que des couilles et un jour j'ai dĂ©cidĂ© d'aller faire mes courses et lĂ je vois un mec s'arrĂȘte devant ma voiture descend la vitre et il m'a fixĂ© genre pendant dix minutes et comme si le mec il attendait que j'entre dans sa voiture quoi pas marquer pute sur ma tĂȘte quoi et le mec quand il a vu que je m'en foutais complet et que je rangeais mes courses il m'a insultĂ© de je sais pas quoi j'ai
mĂȘme pas compris ce qu'il m'a dit parce qu'il parlait mĂȘme pas français voilĂ j'ai mĂȘme pas cherchĂ© Ă comprendre dans ce no-dit de merde lĂ et aprĂšs il a tracĂ© sa route et il est parti c'est triste mais je vous le dis je me rĂ©pĂšte Je ne porte plus de... talons en France, en tout cas Ă Lunel, parce qu'on m'a suivi dans la rue, parce qu'on m'a sifflĂ©, on m'a insultĂ©, on m'a suivi en voiture, je me rĂ©pĂšte encore une fois, pendant plus d'une dix minutes,
il y a carrĂ©ment un mec qui m'a suivi Ă pied et qui voulait pas me laisser rentrer dans ma voiture parce que je portais des talons. Non mais c'est pas possible en fait, on est oĂč ? C'est ça que je comprends pas, on est oĂč les guys ? Vous ĂȘtes sĂ»rs qu'on est en France ?
Et c'est pour ça que je me répÚte, j'ai l'impression que toute cette répétition, je me répÚte, mais que toute cette répétition culturelle D'avoir renforcé l'association entre les talons et la sexualité, c'est triste mais du coup les gens deviennent complÚtement cons et agressifs. Je peux porter ce que je veux, pas parce que je porte des petits talons ou des petits talons que forcément j'ai envie de faire la chaudasse. C'est pas possible de penser ça tout de suite.
Il faut vraiment ĂȘtre dĂ©bile pour penser ça. Et pour en parler avec mon pĂšre, parce que je parle beaucoup avec mon pĂšre.
Il faisait beaucoup de soucis pour moi Il m'a dit d'arrĂȘter de les porter Et au moins je n'attirerai plus les regards Je serai discret Et du coup maintenant que je ne porte plus mes talons Que je ne porte que des baskets J'ai plus de soucis On ne me suit plus dans la rue On ne m'insulte plus On ne me suit plus en voiture Qui me bloque ma porte pour que je rentre Enfin bref Il m'est arrivĂ© des catastrophes Non mais quand il t'arrive beaucoup de choses comme ça
D'un coup Ou qu'on te bloque la route pour passer Enfin des trucs de dingue Du coup ça fait depuis que je ne les porte plus Depuis Ăa fait Allez 4, 5, 6 mois que je ne les porte plus Merci. Ben j'ai plus de problĂšme. C'est triste hein, mais malheureusement c'est la vĂ©ritĂ©. Donc ok j'ai un gros caractĂšre, ok je m'impose et tout Mais je pense qu'il faut penser aussi Ă sa sĂ©curitĂ© Alors maintenant, un autre grand chapitre. Donc on va vraiment y aller alĂ©atoirement parlant, on va dire.
Je ne sais pas comment l'appeler, on va l'appeler genre mouvement féminisme. Mais j'avais vu, et d'ailleurs c'est une femme que j'admire depuis longtemps. C'était à l'époque sur Disney Channel. C'est Zendaya, je ne sais pas si vous la connaissez. Zendaya et Bella Thorne dans Shake It Up Chicago, pour ceux qui ont la ref. Ce que j'adore avec cette femme, c'est qu'elle a cassé les codes. Il y a quelque chose qu'elle avait fait il y a plusieurs années, qui m'avait fait kiffer.
j'Ă©tais au... fin collĂšge, dĂ©but lycĂ©e, elle est allĂ©e sur un tapis rouge avec une robe. Elle avait mis des baskets et ça, j'avais kiffĂ©. Elle avait cassĂ© les codes et je trouve ça fou qu'au jour du style, on peut ĂȘtre sexy et classe sans porter des talons. Et ça, c'est quelque chose que j'aime bien. J'aime bien que les gens cassent les codes, essayent de changer les avis. AprĂšs, par contre, il y a... Quelque chose que je ne suis pas forcĂ©ment de cet avis.
Quand les gens disent qu'une meuf s'est fait agresser dans la rue, ou que le mec s'est fait insulter, ou la meuf s'est fait insulter parce qu'elle porte des cuissardes, ou parce qu'elle porte des... AprĂšs, chacun... Alors, attends. Et je pense que j'ai fait le tour. J'ai pas fait le tour parce que j'aurais pu parler de plein d'autres choses.
Plein d'autres choses, notamment, quelque chose qui m'agace aussi, c'est que moi, quand je vais acheter des bottes Ă talons, ma taille, parce que je fais du 43 Ă 44... Je n'en trouve nulle part dans les magasins. Il n'y en a pas, ça s'arrĂȘte au 41, 42 et encore 42. En gĂ©nĂ©ral, ça s'arrĂȘte vraiment au 39, 40. 41 grand max. Mais il n'y a pas plus que 41. Mais ça veut dire quoi ? Genre, les gens des groupes chiers font comment pour se chausser ? VoilĂ , mais on est oĂč en fait ?
Et c'est pour ça aprĂšs qu'on se redirige vers les trucs comme Cheyenne, comme Aliexpress, comme Asos, la fast fashion, les trucs qui font travail les OuĂŻghours Ă 30 centimes de l'heure. Ben oui, mais si les grosses sociĂ©tĂ©s... de mode française oĂč les nĆuds ne font pas des fringues Ă la taille qu'il faut. Je m'Ă©tonne que nous, on se redirige vers d'autres trucs.
Si on va Ă la base, dĂ©jĂ , si on va s'habiller chez Kihabi, alors attention, ce n'est pas un jugement, mais si dĂ©jĂ Ă la base, c'est un clichĂ© ce que je suis en train de dire, mais si dĂ©jĂ Ă la base, on va avoir des magasins comme Zara ou Kihabi, c'est qu'on n'a peut-ĂȘtre pas forcĂ©ment les moyens d'aller chez Dior ou Chanel. AprĂšs, ça ne veut rien dire, attention, mais vous allez voir ce que je veux dire. Donc, c'est sĂ»r que si je ne trouve pas ce que je veux, Ă qui habille.
Par exemple, une paire de chaussures, elle s'arrĂȘte Ă 41. Et non, moi, je fais du 44. Ben, quoi, il faut que j'aille dans un magasin spĂ©cialisĂ© ? C'est un peu horrible ce que je viens de dire. Enfin, pour les personnes qui ont des gros roupiers, quoi. Et non, en fait.
Ben non, parce qu'en fait, du coup, si je fais ça, je vais payer plus cher parce que les vĂȘtements pour les personnes avec des gros roupiers ou en tout cas avec, je parle en gĂ©nĂ©ral, lĂ , du coup, pour l'enveloppe corporelle, ben ça coĂ»te plus cher parce que c'est des vĂȘtements qui sont faits sur mesure. Donc, c'est plus cher. Il faut aller sur des sites spĂ©cialisĂ©s. vers la fast fashion, vers chaĂźne Aliexpress. Tout ça, c'est des sujets que personne ne parle et je trouve ça triste.
Donc oui, il y a des sociĂ©tĂ©s françaises, il y a des startups françaises, j'en connais deux tĂȘtes, enfin je ne les ai pas deux tĂȘtes, mais je les ai vues passer sur Instagram, oĂč c'est des meufs qui ont créé des sociĂ©tĂ©s, oĂč elles font des vĂȘtements pour... Mais les vĂȘtements restent chers.
C'est 100% français mais les vĂȘtements restent chers On n'a pas tous les moyens de mettre 4 euros dans une paire de chaussures mĂȘme si c'est de la qualitĂ© VoilĂ alors j'achĂšte une paire de chaussures sur chaine Je la paye 15 balles Ok elle va me tenir que un an, ça fait travailler les OuĂŻghours C'est triste, je sais Et c'est pas bien et j'en suis conscient Je pense qu'il y a plein de choses Ă remettre en cause sur ce sujet en tout cas. Et vous voyez, je vais en revenir Ă la sĂ©curitĂ©.
Parce que, pourtant, vous voyez, je suis allé en Espagne. Je suis allé en autre. Je n'ai pas fait beaucoup de choses. J'ai fait Espagne, Angleterre. Je n'ai pas fait beaucoup de pays. Je n'ai fait qu'Espagne. Enfin, c'est déjà pas mal. Parce qu'il y en a qui n'ont pas forcément les moyens de voyager. Mais à chaque fois que je suis allé dans ces pays, j'ai porté des talons. Je suis allé aussi un peu partout en France, mais...
Je suis allĂ© Ă Marseille, enfin Marseille, je suis allĂ© un peu partout, mais je vous dis lĂ oĂč j'ai portĂ© mes talons. Du coup, j'avais des petites bottes quand j'Ă©tais en Angleterre. En Espagne, j'avais mes grosses bottes de Bratz. Quand je suis allĂ© en Aveyron, en Avignon, en Lauserre, quand je suis allĂ© Ă Marseille, j'avais mes talons, je n'ai jamais eu de soucis.
Et aussi quand je suis allé à l'autre bout de la France, quand je suis allé au Festival de Deauville, qui est un des plus gros festivals de cinéma français juste aprÚs le Festival de Cannes. D'ailleurs, je vous ferai énorme story time de dingue. que j'ai rencontré le directeur du festival de Cannes, le mec m'avait avec mes talons, le mec il me dit que... Enfin bref, il a kiffé mes chaussures, mais bon, voilà . Storytime de fou.
Et par contre, je n'ai jamais eu de soucis, comme je vous le disais, on me faisait des remarques, on me faisait des rĂ©flexions, mais ça restait carrĂ©. Mais Ă Lunel, lĂ oĂč j'habite depuis deux ans, c'est la premiĂšre fois que je vois des gens aussi agressifs, et enfin je dis en tout cas, c'est la premiĂšre fois de ma vie que j'ai des problĂšmes comme ça. Donc comme quoi, enfin franchement, d'une ville Ă une autre, il y a tout pour changer quoi.
et il faut juste... parce que je pense que je vais clĂŽturer cet Ă©pisode la phrase de Shai m'a fait rĂ©flĂ©chir et je pense qu'il y a un vrai travail Ă faire sur soi et que il faut que j'arrive Ă trouver mon pouvoir intĂ©rieur et que j'arrĂȘte de dĂ©dier la puissance Un objet. Mais arrĂȘtez d'essayer d'ĂȘtre matĂ©rialiste. Me dire que je suis puissant moi-mĂȘme. Et que je n'ai pas besoin de porter des bottes Ă talons pour me sentir puissant. MĂȘme s'il y a un cĂŽtĂ© un peu sexy, j'avoue. MĂȘme si...
Depuis tout Ă l'heure, je vous dis que c'est un clichĂ©. LĂ , je vous dis que c'est fait sexy. Non, mais je veux dire, ça affine la taille et tout. Je pense que c'est vraiment le fait de grandir. Et de prendre de la taille d'un coup. Et d'ĂȘtre en hauteur. Faudrait voir avec un psychologue, je pense. Ce serait intĂ©ressant. Et ça doit jouer dans les neurones, ça doit jouer dans la stimulation, dans l'adrĂ©naline, et on doit se sentir plus...
Rien que le fait de se sentir plus grand, déjà , je pense que c'est kiffant, je pense. Et je pense que c'est ça, en fait, qui déclenche tout le reste. La premiÚre personne que je pense, c'est Bilal Hassani, qui a porté des talons et tout. Maintenant, je le vois moins, c'est avec des chaussures. Et c'est vrai que quand on regarde dans la mode, je trouve qu'il n'y a pas beaucoup de compagnie. On n'est pas dans l'aviation.
Mais je trouve qu'il n'y a pas beaucoup de maisons de haute couture qui font des talons pour hommes ou des bottes à talons pour hommes. Et c'est aussi pour ça qu'aprÚs on se redirige vers les... On va pas rentrer dans ce débat parce que sinon on importe des heures. Je sais pas plus ce que je voulais dire. Ah oui, comme si en fait certaines marques de luxe ou marques de mode françaises ne veulent pas prendre le risque d'en commercialiser pour pas que ça impacte leur vente de maniÚre générale.
Pour pas que ça casse leur notoriĂ©tĂ©. C'est triste. Enfin, en tout cas, je le pense comme ça. AprĂšs peut-ĂȘtre qu'avec le dĂ©filĂ© qu'ils ont fait, ça va peut-ĂȘtre casser les clichĂ©s, mais je pense qu'il faudrait en faire plus souvent quoi, vraiment. Et du coup c'est un peu ça que j'ai envie de faire partager aussi sous mes rĂ©seaux sociaux, c'est que j'ai envie un peu de dĂ©mocratiser un peu ce style.
C'est pour ça que des fois je fais des reels avec des bottes et talons, avec des styles pas forcément communs, parce que j'ai envie de démocratiser tout ça.
Et c'est un peu, c'est pas mon rÎle, mais j'ai envie de le faire parce que j'ai envie qu'on casse les codes et j'en ai marre de ces standards de société, j'en ai marre de... qu'on doit toujours attendre que ce soit la mode qui définit qui on est. Marre aussi d'attendre que Yves Saint-Laurent ou que Saint-Laurent fasse un défilé avec des mecs qui portent des talons pour que tout le monde l'accepte. Bah non, en fait, chacun est comme il est, chacun fait ce qu'il veut.
Mais de faire passer la parole et de faire passer un message et que les gens arrĂȘtent... AprĂšs, on ne pourra pas forcer une personne Ă croire quelque chose, mais au moins faire passer un message. Je pense que vous comprenez ce que je veux dire.
Parce que si ça m'arrive à moi, et si ça m'arrive à moi, je pense que ça a dû arriver à ... plein d'autres personnes, autant les femmes que, autant les femmes, les jeunes filles que les mecs qui portent ce genre de cet accessoire en particulier je pense on va aller valoir les loulous donc du coup n'hésitez pas à mettre une petite note une petite étoile sur 5 ce que vous en pensez, par contre n'hésitez pas à vous abonner à mon compte Instagram,
c'est Timcos2909 allez voir mon contenu parce que je suis quand mĂȘme assez rĂ©actif sur sur Instagram, enfin en tout cas j'essaye du coup vous allez voir ma tĂȘte aussi, logique Et Ă la semaine prochaine pour le prochain podcast. Allez, peace.
