#15 - Babette de ROZIERES - podcast episode cover

#15 - Babette de ROZIERES

Nov 07, 202333 min
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Summary

Dans cette conversation intime, Babette de Rozières se livre sur son parcours de vie marqué par une enfance difficile et le manque d'affection. Elle raconte son arrivée à Paris, les discriminations subies et son cheminement de l'univers des médias à celui de la cuisine, puis de la politique. Abordant son livre « Toujours se relever », elle partage ses expériences, notamment ses désillusions face au monde politique, tout en gardant son franc-parler.

Episode description

Babette de Rozières, chef cuisinère, animatrice de télé, femme politique, auteur de plusieurs ouvrages se livre dans l'émission "Conversation Intime". Interviewée par Catherine Ceylac, l'invitée revient sur son enfance douloureuse, violente, sans amour.
Son arrivée à Paris, le commencement de sa carrière, les retrouvailles avec son père.

Son expérience politique et ses désillusions.

Un échange vif de vérité et d'authenticité.


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcript

Introduction et Multiples Casquettes

Miley Media, cultivons le sens de l'écoute. Conversation intime Avec Catherine Célac. Conversation intime avec prénom et nom. Babette de Rosière. Et votre profession ? Oh là là, j'en ai beaucoup. Chef de cuisine, c'est privilégier. Restaurateur, c'est un autre métier. On peut être chef de cuisine et pas être restaurateur. Animatrice de télévision, auteur, et puis organisateur de salons.

grand public. Vous voyez, ça fait beaucoup de casquettes. Défaut majeur. Oh, défaut majeur, c'est trop franche. C'est un défaut. Les gens n'aiment pas ça. Les gens aiment beaucoup la langue de bois. Qualité principale ? Je ne suis pas dans la langue de bois. Est-ce que vous avez une qualité ? La générosité, j'aime écouter les gens et je mors aussi quand ça ne va pas. Et une philosophie de vie ? Oh, vie tranquille, zen, cool.

amoureuse, tout le temps. Alors, vous pouvez être mordre et être mordante. Vous êtes une sorte de concentré, de babette s'en va-t'en guère, de calamity de gêne. Vous tirez à boulet rouge sur la classe politique. Est-ce que c'est dans votre tempérament ? Écoutez, je vais vous dire une chose. Je me pose la question de savoir, quand je suis sortie dans le ventre de ma mère, est-ce que je n'ai pas poussé un gros cri ?

Est-ce que je n'ai pas poussé un cri de délivrance en disant « Youpi, la vie ! » Habituellement, ce sont les mères qui crient. Je crois que je dis ça. Je sais pourquoi je dis ça. parce qu'il y a plein de choses qui viennent derrière, mais je crois que, sincèrement, je devais dire youpi la vie, parce que je n'étais pas désirée. Donc, c'est peut-être ça qui a forgi mon caractère, qui m'a donné...

cet état d'esprit de ne rien laisser passer, sans être rancunière, et puis de l'ouvrir quand il faut. Et toute ma vie, ça a été comme ça.

Une Enfance Douloureuse en Guadeloupe

Babette, quand on regarde dans le rétroviseur, vous venez de dire, vous êtes née à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe. Dans lequel des milieux vous avez grandi ? Est-ce que c'était un milieu aisé ? Est-ce que c'était confortable ? Je regarde dans la radio-vision que pour me maquiller. Ça, c'est une chose. Et je suis née dans une famille très aisée. Mais j'étais cosette chez les Thénardiers.

Parce que non désirée, plus noire que toute la famille, puisque ma famille est de votre couleur, il fallait qu'on cache l'enfant. Et fille aînée. Et fille aînée. D'une fratrie de huit enfants. Voilà. Et la fille aînée, on devait cacher. Personne ne savait qu'elle était là, qu'elle existait, sauf la bonne. Vous êtes née, en fait, dans le péché. Oui, parce qu'à l'époque, je vais vous dire, j'imagine une fille de 19 ans qui est enceinte.

de quelqu'un qui est le fils de l'ennemi de sa maman et qui vivait dans des maisons presque face à face. J'imagine le contexte et je suis sûre que les deux étaient amoureux parce que ce n'est pas possible autrement à cette époque-là. Je suis née comme ça. Je suis née d'un père et d'une mère dont les deux parents sont fâchés. Donc j'avais un handicap déjà avant ma naissance.

Qu'est-ce que vous avez subi durant votre enfance ? La différence, la violence, l'absence d'affection ? Je n'ai pas eu d'affection du tout. C'est bien. J'ai tout subi. Mais j'ai subi les choses avec mon jeune âge un petit peu tristement et puis j'étais peut-être un peu trop timide aussi à l'époque. Et puis le fait d'être cachée, ça ne me donnait pas de légitimité.

Je ne pouvais pas l'ouvrir et puis je n'allais pas souvent chez ma mère. Ma mère n'a jamais reconnu qu'elle avait une fille comme moi. C'est ma grand-mère qui m'a élevée, comme elle pouvait. C'est elle qui a maquillé ma naissance en disant que j'étais sa fille, faisant croire qu'elle était enceinte d'un prince africain.

tout un scénario que j'ai connu bien longtemps après. Donc, tout ça, c'est du passé. J'explique bien ça dans mon livre « Toujours se relever ». Donc, si vous voulez en savoir plus, il faut regarder parce que je me suis mise vraiment à nu. Jamais je pensais un jour que j'aurais été amenée à écrire ma propre vie. Vous aviez besoin d'en parler ?

Ce n'est pas que j'ai eu besoin de parler, mais c'est que j'ai fait une réflexion en regardant les autres. Je me suis dit qu'il y a beaucoup de jeunes qui sont certainement dans la même situation que moi et qui n'osent pas parler. et qui abandonnent quelquefois des choses. Et je me suis dit, je vais écrire ce pan de ma vie pour leur expliquer. C'est pas parce qu'on a été maltraité, qu'on a été battu, qu'on a été un enfant dans un coin, qu'il faut...

garder ça comme un fardeau toute sa vie. Il faut savoir s'ouvrir aussi à la vie. Et même s'en servir. Et s'en servir comme une arme. Parce que moi, je me suis servie de ça comme une arme. Et montrer aux autres que tu peux réussir. Parce que vous savez, quand je suis arrivée ici,

Arrivée à Paris et Discrimination

Je me souviens très bien, j'avais 17 ans, c'était au mois de novembre, j'étais en t-shirt, je n'avais même pas une notion du froid. Je me trouvais à grelotter à l'aéroport, je ne pouvais pas revenir, parce que c'était pour moi le départ définitif. Et je me suis dit, mon Dieu, c'est ça la France, c'est tout ça. Et puis du coup, je me suis dit, tant pis, tu es là, tu resteras, mais il faut que tu réussisses et il faut que tu montres que la petite Noirotte, elle a réussi.

Toute ma vie, ça m'a servi de parchemin, de ligne de conduite, et je crois que je ne regrette pas. Noire rôde, parce qu'être de peau foncée, c'était mal considéré. Ah ben oui, surtout dans ma famille, parce que ma mère, alors là, c'est une princesse, c'est une très belle femme. On appelle ça des femmes nullatresses.

Chez nous. Donc à peau claire. La peau claire avec sept enfants. À l'époque, elle n'avait pas encore les sept enfants, mais enfin des enfants aussi. On appelle ça chabin. Par exemple, quelqu'un qui est de votre peau en Guadeloupe avec les cheveux légèrement crépus, on appelle ça un chabin.

Et ma mère, Mulatresse, avait épousé un chabin. Donc vous voyez comment les enfants sont. Et moi j'étais, mon père est Ben, et j'arrive comme ça, comme les cheveux sous la soupe, dans cette famille, alors forcément.

Retrouvailles Émouvantes avec son Père

Il y avait comme un croix. Vous l'avez connu, votre père ? Alors, si je vous raconte ça, c'est très intéressant. Mon père, je ne l'ai pas connu enfant, du tout. Et un jour, j'avais 25 ans. Et j'ai une vieille tante qui m'appelle et qui me dit, écoute, moi, il ne me reste plus beaucoup de temps à vivre, je te dirai qui est ton père. Parce que quand un secret est gardé aux Antilles, il est gardé.

Je n'ai jamais su, pourtant j'ai posé des questions. Et ma tante, j'étais à Paris, elle me dit, voilà le nom de ton père, voilà son adresse, comme le téléphone, ça marche, il n'y avait pas ça à l'époque comme maintenant.

Tu écris à ton père. Et voilà. J'ai dit, c'est une bonne nouvelle. J'écris donc à mon père. Et je lui ai dit, écoute, je sais que tu es mon père et tout ça. Et il me répond, petit enfant prodige, oui, je suis ton papa. Il vient me voir. Je lui ai dit, mais oui, mais il faut m'envoyer une photo.

Il m'a dit, non, je ne te vois pas de photo. Tu prends l'avion, tu arrives à l'agroport et tu sauras que je suis ton père. Moi, curieuse, j'ai dit, j'irai. Et c'est la première fois que je revenais en Guadeloupe depuis mon départ à 17 ans.

Donc, j'avais deux raisons de retourner là-bas. J'arrive à l'aéroport, qui s'est complètement vidé, puisqu'à l'époque, c'est bondé et il n'y avait pas beaucoup de vol à l'époque. Et donc, j'ai attendu tranquillement que l'aéroport se vide et je vois tout au fond. un coudé comme ça sur un comptoir, un monsieur habillé tout de blanc, noir et ben, je dis ça peut être que lui, je m'avance, oh là là, je dis ça, ça me fait beaucoup d'émotion, et je vois la tête de mon père, et il avait raison.

Il avait raison. Quand tu me verras, tu sauras que je suis ton père. Vous étiez les mêmes. Et quand je l'ai vu, je savais que c'était mon père. Deux gouttes de café. Pareil. Mais beau et tout, c'est un beau garçon. Et deux mois après, il est mort. Donc vous avez entretenu... Toute la nuit.

Une conversation, j'imagine. Vous lui avez fait des reproches de vous avoir abandonné ? Non, pas du tout. Non, parce qu'il était tellement charmant. Je me souviens encore, il m'a emmené chez lui. Et on était dans le salon, à tête à tête à parler. Il m'a raconté... Tout par le menu. Tout depuis le premier jour qu'il a raconté ma mère, qui était belle, il était très amoureux de ma mère. Il m'a tout raconté par le menu sans oublier une virgule.

Et c'est comme ça que j'ai connu mon père. Vous avez encore de l'émotion en en parlant ? Beaucoup. D'ailleurs, France 3 avait fait un petit film sur cette partie-là de ma vie. J'étais incapable de regarder le montage.

Premiers Pas en Métropole et Médias

Je pleurais comme une madeleine. Maintenant, ça y est, je ne pleure plus. Lorsque vous arrivez en métropole, dont vous avez 17 ans, c'est votre mère tout de même qui vous paie le billet d'avion ? à ce moment-là. Alors, vous savez comment ? Mon Dieu, tous les jours, je dis merci au bon Dieu. Il n'y avait pas d'université encore en Guadeloupe. Donc, ce n'était pas ça que j'ai obligé à prendre le bac pour aller faire des études. Et c'est ça qui m'a sauvée.

Et vous ferez une licence d'histoire et géo ? Je n'aime pas du tout l'histoire et géographie, moi. J'avais que faire de ça. J'avais qu'une idée, c'est... C'est de vous émanciper. Faire la main, oui.

Et donc, elle m'a payé le billet d'avion. Je vais vous dire une chose. Quand je suis rentrée dans l'avion, j'ai fermé le hublot. Je n'ai jamais regardé la Guadeloupe. Jusqu'à mon arrivée ici. J'ai fermé le hublot. Et je n'ai jamais... C'est pourquoi je vous dis le rétroviseur, je ne regarde pas. Je n'ai jamais regardé. Quand vous arrivez ici, donc la métropole, c'est évidemment tout autre chose. J'étais amigo ici. Est-ce que vous avez vécu, vous, des actes de discrimination ?

Tant que ça. Ça, c'est terrible. Il faut le vivre pour le comprendre. À l'époque, dans les années 68-69, vous êtes à Paris. Moi, on m'a même fait ça pour regarder si ma peau, un petit enfant qui était avec sa maman, les enfants sont innocents. Et ma petite fille m'a fait ça, elle regarde, elle dit, tu vois, ça n'éteint pas.

Et la maman est devenue jaune ou verte de toutes les couleurs parce qu'elle savait très bien qu'elle racontait n'importe quoi à ses enfants. Mais indépendamment de ça, j'ai connu beaucoup de choses que j'ai mis derrière moi. Mais c'était des choses douloureuses, très douloureuses. Et ça se manifestait comment ? En parole ? En acte ? En parole, en acte. Moi, je me suis retrouvée dans un ascenseur, tabassée, mais ramassée la petite cuillère pour aller à l'hôpital. Et par qui ? Je ne sais pas qui.

On m'a assommée, si je savais qui. À Dédit Faciès. Ah oui, oui, oui. Sainte-Négresse, va chez toi. J'ai vécu ça. Et j'ai vécu aussi, quand j'ai commencé à l'OATF, c'était mon premier poste.

Chaque fois que je rentrais le matin, il y a mon banania. Alors là, ça s'est très mal terminé. Ça s'est très mal terminé. J'ai dit une fois, deux fois, trois fois, il y a mon banania, mais il n'y aura pas d'autre fois. J'ai été voir mon supérieur, j'ai dit écoutez-moi bien. Moi, je m'appelle Babette. J'ai un nom de famille aussi. Si elle continue à m'appeler, ça va mal se terminer. Le lendemain, j'arrive. Ya, elle n'a pas fini bon. Ah ben oui, ça s'est arrêté à Ya.

Vous diriez que ça a forgé aussi votre caractère et votre personnalité. Absolument. Mais je ne regrette pas cette partie-là parce que sinon je ne serais pas peut-être la babette que je suis. Je suis devenue cette babette-là à force d'épreuves. Ça a été tellement dur. J'étais toute seule. Je déconseignais des bouteilles de clochard pour aller acheter une baguette.

J'étais dans une situation tellement difficile alors que j'avais des parents complètement aisés. Je me suis dit, il faut que je réussisse. Donc, ça m'a forgé mon caractère, ça m'a carapacé et ça m'a permis d'affronter toutes les situations. Et j'en ai affronté. Je me souviens que mon premier poste à l'ORTF, j'ai eu un accident de voiture, je reviens, on me dit qu'on t'envoie à Cognac-G. J'ai dit, mais j'en ai rien à faire à Cognac-G, c'est quoi ça ?

On m'a dit, non, non, t'as remplacé. J'ai dit, non, ça va pas se passer comme ça. J'étais très jeune. Je suis partie au Sénat. Qui m'a dit de partir au Sénat, je sais pas. Je pars au Sénat et je demande à parler au sénateur de la Guadeloupe. On me dit, non, il n'est pas là. De la Martinique, alors. Oui, il est là, mais il faut avoir un rendez-vous. J'ai dit, non, je n'ai pas besoin de rendez-vous. Je reste là, je fais un sitting. Je l'attends.

alors que j'étais même comme ça, je pouvais être 35 kilos à l'époque. J'ai dit, je l'attends. Et j'étais là, alors lui-ci avec sa robe, il m'a dit, mais non, vous pouvez pas... J'ai dit, je reste là, moi je vais voir le distincteur de la Martine, parce qu'on m'avait dit qu'il était là. Et je suis restée jusqu'au moment où on est venu me chercher et j'expliquais ça à Jean-Jacques de Brisson.

qui était à l'époque le président, il a écrit à Jean-Jean Gnobrisson et ça marchait par Télégramme. Trois jours après, j'avais un Télégramme, je reprenais mon poste. Et à partir de ce moment-là, j'ai compris comment ça marche. J'ai compris comment ça marche. Ça m'a guidé toute ma vie. Je fais tout aussi que j'yote. Vous avez été script pour les émissions de Marietti et J'ai fait beaucoup d'émissions. J'imagine que quand on arrive de Guadeloupe, c'est un...

une toute autre ambiance, toute autre atmosphère. On rencontre des gens, des personnalités. On rencontre des personnes charmantes comme tout. J'en ai plusieurs. C'est Michel Simon. Vous avez connu Michel Simon ? Je sais qui c'est, bien sûr. Je sais qui c'est. J'ai connu Dali, Michel-Simon, Signoré, Montand, tous ces gens-là. C'était formidable. Et des gens qui vous paraissaient accessibles ?

Ah ben oui, Michel Simon m'appelait mon enfant, il me tenait dans ses bras, il n'y avait aucun problème. Dali, je lui ai dit, c'est un petit tableau de rien du tout, il me regarde avec des yeux, mais avec le recul, je lui ai dit, mon Dieu, qu'est-ce que tu as été ? Mais c'est quoi ce petit tableau-là ? Dali. Et mon temps qui me chante Les Rosses de Picardie, seule, sans piano.

En faisant le dandy pour moi. C'est des bons souvenirs, ça. Mais alors, pourquoi ces bons souvenirs sont transformés en une orientation très différente, c'est-à-dire la cuisine ? Ah non, j'ai fait les deux.

La Passion pour la Cuisine

Ah, j'ai fait les deux. Je vais vous dire une chose. La cuisine, je ne suis pas née dans la cuisine. Je n'ai jamais cuisiné chez mes parents. Je ne savais même pas. Mais j'avais mangé. Ma grand-mère, j'étais très gourmande. Je regardais. Parce qu'à l'époque, le matin très tôt, elle se lève, tu sens l'odeur. Des épices, des bonnes choses. J'étais réveillée un peu par ça. Et je regardais où elle...

mes tailles sont ces petits plats cuisinés. Je passais derrière avec mon petit doigt, je mangeais déjà, je prenais un avant-goût. Et peut-être ça, au départ, m'a fait un déclic pour la cuisine, mais ce n'est pas suffisant. Ce qui m'a fait vraiment comprendre que la cuisine, c'était quelque chose de sympa, enfin, qui réunissait quand même les gens, c'est quand j'étais étudiante, j'avais un tout petit bec bleu but à gaz avec, voilà, et une petite casserole.

Et je ne comprenais pas ce qui était au marché. On me parlait d'endive, de fourmage. Je ne connaissais pas ces produits-là, ce n'était pas ma culture. Même si on est français, on est antillais, on n'a pas les mêmes produits. Et je me suis dit, je vais acheter des petites choses que je connais et je vais les cuisiner.

Et c'est comme ça, j'ai commencé à cuisiner mes petites choses. Et j'ai trouvé ça bon. Et mes copains se disaient, oh là là, c'est bon. Et tous les jours, je faisais un truc différent. C'est comme ça. Mais la cuisine, ça ne s'apprend pas. La cuisine, c'est quelque chose qu'on a dans ses tripes.

Mais il faut apprendre la technique de la cuisine après-personne. C'est un vrai métier. Mais quand je commençais à cuisiner, moi, je cuisinais à l'instinct. J'essayais de me remémorer ce que je goûtais chez ma grand-mère. Et c'est comme ça, tout doucement, j'ai dit ça.

C'est peut-être un métier que je ferais, mais je suis restée quand même avec les deux. J'ai acheté mon premier petit restaurant, mais je suis restée quand même à l'OATF. Par quelles circonstances vous avez cuisiné pour Mohamed VI ?

Cuisiner pour les Grands de ce Monde

Alors là, à l'époque, il n'y avait pas de mail et tout ça. Et un dimanche, je reçois un coup de téléphone chez moi. Et oui, c'est le secrétariat particulier, sa majesté. Je lui ai dit, oui, d'accord, d'accord. Et je raccroche. Tu n'avais pas raccroché, si. Je lui ai dit, j'ai raccroché. Un dimanche. Un dimanche. J'ai raccroché.

Rebellote le téléphone seul. Je dis, arrêtez, écoutez. J'ai commencé à envoyer balader la personne. Et je raccroche. Et la personne me rappelle une deuxième. Est-ce que vous avez un fax ? Je dis, oui. Et je donne, c'était le même numéro. Le fax de téléphone, c'est pareil. Donc je bascule sur Flax et je vois secrétariat particulier de Sa Majesté. C'est pas une farce.

Et c'est comme ça, après, on m'a appelée et Sa Majesté m'a demandé de venir pour faire son repas. Et pourquoi vous ? Je ne sais pas. Je n'ai jamais su pourquoi. C'est comme à l'ONU, je n'ai jamais su pourquoi. Alors ça, c'est en 2015, l'ONU. On vous demande effectivement d'organiser le repas de tous les chefs d'État. C'était pour l'anniversaire d'ailleurs de l'ONU. On a le trac.

Alors, pour mon métier, c'était des repas comme ça. Après, il m'a appelée tout le temps. J'allais tous les mois. Le petit, là, qui est le futur, je l'avais dans mes bois. Je lui donnais ses petites purées et tout ça. Est-ce qu'il y avait un goûteur ?

Alors là, je pense qu'il y avait un goûteur. Mais sa majesté goûtait toujours mes petits accras. Sans passer par son goûteur. Et même maintenant, quand il vient à Paris. Alors je vais vous raconter une histoire très drôle si on a le temps, ce qui s'est passé avec lui à Paris. Vraiment. On parle toujours de Mohamed. Oui, oui. Et un jour, dans mon restaurant, parce que j'avais acheté le restaurant d'Aurobuchon,

Et il y a son majordome qui vient me voir et qui me dit, oui, babette, on aimerait faire un événement avec la soeur du roi qui habitait l'endroit, etc. Mais attention, je connais très bien la cuisine criole. Il me prend de très, très haut, mais vraiment de très haut. Et moi, je lui dis, tant mieux.

Si vous connaissez la cuisine, on parle le même langage. Et puis, je lui fais une proposition. Ça y est, ça marche. Et il me dit, vous savez, sa majesté sera là. Je dis, c'est qui sa majesté ? Mais le roi. Je n'ai jamais dit que je connaissais le roi. Ça faisait au moins huit, neuf ans que je travaillais chez le roi. Je n'ai rien dit.

Et donc j'arrive, et puis la configuration, c'est que l'ascenseur est là, et de chaque côté, il y a la cuisine d'un côté et le salon. Forcément, sa majesté arrive là. Et moi, je suis dans la cuisine. Et il regarde dans la cuisine, il me voit. Et le majordome qui m'avait dit « Attention, il y a le roi, gna gna gna », il était là parce qu'il me surveillait de tout ce que je faisais. Bon, OK. Sa Majesté descend, il me voit. Oh, bébé ! Il m'envoie son petit acrane !

Et lui, il était en train de blémir dans son coin. Et finalement, sa majesté m'emmène dans le salon. Je papote avec sa soeur. Je reviens dans ma cuisine. Et il me dit, mais babette, vous auriez pu me dire que vous connaissez sa majesté. Je dis, écoutez-moi bien, garçon. Je ne dis jamais qui je vois ni avec qui je couche. Il faut que ça vous serve de leçon.

Parce qu'il était sous son halo-là, il m'a traité comme... Et après, c'est devenu mon meilleur copain. Gabi, si tu me vois, il est devenu mon meilleur copain.

Réflexions sur la Cuisine et les Médias

Est-ce que vous ne pensez pas, Babette, que c'est déplacé, en fait, aujourd'hui, tout cet apparat, la profusion de nourriture dans le cadre de soirées ou de dîners officiels ? Vous savez, moi, la nourriture, ça me parle. Et quand je vois que c'est exagéré, ça ne me parle plus. Parce que souvent, ce n'est pas bon. Quand plus il y a de l'étalage, moins c'est mon point de vue. Mais je dirais quand même.

Actuellement, il y a énormément de gens qui parlent de cuisine. Ça prouve que les gens s'intéressent à la cuisine, ce qui n'était pas le cas il y a quelque temps. Et puis il y a aussi beaucoup d'émissions de cuisine. Je dis, et je me dis à moi... Vous avez été pionnière. Oui, je me dis, si les émissions de cuisine ne sont pas des prétextes, c'est bien si ça apporte quelque chose.

Si ça explique, si ça enseigne, si ça transmet quelque chose, c'est bien. Mais si c'est pour faire des émissions de je ne sais pas le nom, tu arrives au limousine, on ne sait même pas ce qu'il y a dans l'assiette, ça n'a aucun intérêt. Donc, s'il faut répondre à la question, je me dirais que trop, c'est trop. Il faut quand même garder l'originalité et garder vraiment l'authenticité de ce qu'est vraiment le mot cuisine. Ça vous arrive de dénoncer même la surconsommation ?

Vous savez qu'il ne m'étonne, il ne me freine. Quand j'ai quelque chose à dire, je le dis ouvertement. Eh bien oui, mais il faut dire les choses, ça fait avancer. Vous savez, la critique m'a beaucoup fait avancer.

L'Entrepreneuriat et les Défis

C'est grâce à la critique aussi que je suis devenue babette. Je me souviens quand j'ai monté mon premier petit restaurant, il n'y avait personne qui venait dedans. Personne. Et j'étais angoissée parce que là, je venais juste de démissionner à l'ORTF. Je n'avais rien. Et j'étais tellement confiante en moi, je me suis dit, de toute façon, ça va marcher et tout ça. Parce que c'est spécialité créole, il n'y a pas d'encre. Ça n'a pas marché comme ça.

J'ai eu beaucoup de critiques, c'est voilà, la cuisine créole, oui maman, c'est épicier alors que c'était pas vrai, c'est pimenté, non. Et j'ai dû user le stratège pour faire venir les jeunes dans mon petit restaurant où j'avais deux tables, parce que j'avais rien d'autre pour vivre.

Et donc, j'ai une copine qui était hôtesse de l'air. Je lui ai dit, tu m'as pas du rhum et des fruits exotiques. Et j'ai acheté d'énormes bocaux, j'ai mis les fruits dedans avec le rhum et tout, de mon imagination. J'ai installé ça sur le petit bar, j'avais que ça. C'était mon dernier esprit. Et les gens regardaient comme ça par la vitre. J'ai dit, ça y est, c'est gagné.

Et après, petit à petit, je suis rentrée. Alors moi, je crois que je suis née avec la bosse du commerce. Je fais goûter et derrière mon petit bec bleu que j'avais toujours gardé, je faisais mon petit chakra. Et c'est comme ça que j'ai commencé.

Motivation et Débuts en Politique

Quelle drôle d'idée de se lancer en politique. C'est pas une drôle d'idée, c'est une bonne idée. C'est une bonne idée. Vous savez, il y en a je peux tout. Quand on lit votre livre... On se dit que ce n'est peut-être pas une bonne idée. Pour moi, c'est une bonne idée. Ça m'a fait une belle expérience et je n'ai pas quitté la politique et je ne quitterai pas la politique. Vous savez qu'avant de répondre à la région Île-de-France,

J'ai vécu avec un homme politique de premier plan qui cumulait des trucs. Il était maire, il était conseiller général, il était sénateur et de profession médecin. Donc je savais que la politique c'était à éviter. Mais en grandissant. Parce que moi, je pousse encore. Je n'ai pas fini de grandir. Je vous félicite. Je n'ai que 18 ans et demi. C'est trop bien. Voilà. Et je me suis dit... Je m'occupe des Outre-mer. C'est mon leitmotiv. Donc, pourquoi pas ? Ça va peut-être me donner une légitimité.

Pour mieux défendre la cause des Outre-mer, parce que ça ne vous a pas échappé, j'ai toujours défendu les Outre-mer. Vous auriez aimé être ministre des Outre-mer ? Vous savez, être ministre des Outre-mer, ce n'est pas un cadeau. Ce n'est pas un cadeau.

Non, ce n'est pas un cadeau. Je pense que quand on n'a pas d'étiquette, on est plus à l'aise pour défendre des causes. Vous dites d'ailleurs dans le livre qu'on vous a proposé. Beaucoup. On m'a proposé plein de choses. Jusqu'à maintenant, on me propose plein de choses. Mais moi, j'ai envie de garder ma liberté.

totale et entière. Parce que c'est comme ça que je suis plus bonne. Comme ça, je suis plus efficace. J'ai toujours fait avancer les choses en gardant totalement ma liberté et en faisant les choses. Alors, pour revenir sur la politique, c'est une très bonne chose. Évidemment, Valérie Pécresse est venue me démarcher dans ma cuisine en me disant, mais je sais pourquoi maintenant avec le recul, parce que Babette était une bonne pêche.

C'était la diversité, c'était la femme, elle est noire, elle connaît du monde. Vous pensez avoir été une caution ? Ah ben oui, tout à fait, tout à fait. Mais à l'époque, bon, ça ne m'a pas choqué plus que ça, parce que j'avais une motivation. Mais vous avez peut-être été naïve ? Moi, naïve, ça saurait. Vous ne croyez pas ? En acceptant. Non, non, non. J'étais motivée par deux choses. J'avais déposé un dossier il y a longtemps.

Il y a plusieurs ministres des Outre-mer, y compris des ultramarins, qui sont passés au ministère de l'Outre-mer, à qui j'avais donné ce dossier sur la culture des Outre-mer, pour préserver et promouvoir la gastronomie des Outre-mer. Personne n'a ouvert le dossier. Vous dites pique-pente de tous les ministres. J'en ai rien à faire de ces ministres-là. C'est des porte-voix de rien du tout. Moi, je le dis à eux-mêmes, ils le savent. Et un jour, je vois Pinel.

qui m'invitait dans des trucs pour la gastronomie, qui était au demeurant très sympa. Et je lui ai donné mon dossier. Rebellote, une année passe, pas de nouvelles. Un jour, un coup de sang m'a pris, j'ai dit d'accord. Puisque c'est comme ça, je vais réunir les journalistes chez moi, je vais dénoncer ça.

Et je fais savoir ça au directeur de cabinet de Piner, qui m'appelle pour me dire « Ah, j'ai une bonne nouvelle pour vous, ma bête ! » Je dis « Ah oui ? » Alors moi, j'étais contente. Je dis « Ça y est, au moins, on va s'occuper de mon dossier. »

Et maintenant, j'ai la légion d'honneur. Alors là, je ne peux pas rentrer dans les détails, mais je lui fais bien comprendre qu'il fallait la mettre, c'est la légion d'honneur. Et vous l'avez refusé ? Bien sûr. On ne m'achète pas avec une rosette, on ne m'achète avec rien. Et l'autre motivation que j'avais à dehors de ce dossier, c'était me dire, ça va me faire une légitimité pour défendre vraiment les outre-mer. Comme ça, je vais ramasser, je vais endosser.

La cause des Outre-mer, parce que les Outre-mer, vous savez très bien que c'est pour compte, personne ne s'occupe des Outre-mer, même si maintenant il y a des ministres qui se déplacent dans les Outre-mer. Les Outre-mer, leur problème, c'est l'éloignement. Moi, j'ai fait une mission ministérielle, justement, sur la...

cuisine des Outre-mer. J'ai fait les neuf territoires. Il y a beaucoup de choses qui ne vont pas, et notamment le drame, c'est l'éloignement. Et ça, on ne peut rien faire. Donc, évidemment... C'est pour ça que je me suis dit, je vais accepter de suivre Valérie. Même si moi, je suis son faire valoir, parce que tout, tout naît autour de ma bête politique. Alors, j'ai tout gardé. Les colifichés, les broches, j'avais sa tête et ma tête, vanille et chocolat, on était partout ensemble.

ça m'amusait parce que les gens venaient plus vers moi que vers Valérie Piquet. Mais enfin, ça lui a servi. Et puis moi aussi, j'ai trouvé ma part, puisque je me suis permis de parler des autres maires, de créer un parcours de la gastronomie. Et comment a-t-il réagi ? Vous l'avez envoyé le livre dédicaté ? Ah non, c'est toi.

d'honneur, si elle veut mon livre, elle l'achète. Ça me fait penser au président Hollande, qui un jour me voit quand elle a dédicacé mon livre. Dans un salon du livre. Il me dit, ben ben vous me dédicacez un livre, je dis 29,40, 20,10.

Déception et Critique Politique

Il m'a dit comment ? Il a dit oui, faites 9,90€. Est-ce que vous pratiquez la sororité dans le cadre politique ? Il semblerait que non. Non. La complicité entre femmes, pas davantage ? Ça dépend. Je peux avoir beaucoup de complicité avec une femme, si c'est une femme positive. Mais si c'est une femme qui me prend la tête avec des conneries, ça ne m'intéresse pas.

Et j'ai vécu ça pendant cinq ans, avec une femme qui dit blanc, qui dit noir, qui fait des choses, des coups bas. Moi, ce que je n'aime pas, c'est le manque de loyauté en politique. Le manque de sincérité et les coups bas et les petits arrangements entre amis. Ça, des choses comme ça, je ne comprends pas. Pourquoi je ne comprends pas ça ? Parce que c'est le peuple qui te donne un mandat. Quand tu fais ça, tu trafiques derrière le dos du peuple. Tu ne respectes pas le peuple, tu restes...

respecte pas le mandat qu'on t'a donné. Or, c'est ça qui te met en place. Et si tu es en place, c'est pour représenter le peuple. Alors, quand tu dis, par exemple, tu proposes 2 millions, mais derrière, tu ne donnes rien. Moi, celui-là, je vais lui dire, oui, je lui donne un truc, mais...

Toi, tu fais tout pour ne pas lui donner. Moi, je ne peux pas cautionner des choses comme ça. Mais est-ce que vous, Babette de Rozière, vous vous exonérez de tout ? Est-ce que vous considérez que vous êtes la femme parfaite ? Ah non, je ne suis pas une femme parfaite. Est-ce que vous avez commis des erreurs ? Tout le monde !

L'erreur que j'ai commise, c'est peut-être, comment je vais dire ça, de donner mon amitié à quelqu'un qui ne valait pas la peine. De donner mon amitié à Valérie Piquet. Je ne savais pas qui elle était vraiment. Mais maintenant, je sais qui elle est. Et elle sait que je sais qui elle est.

Je suis sûre quand elle va me rencontrer, elle va baisser les yeux. Moi, quand je rentre dans l'hémicycle à la région de France, je vais comme ça en face d'elle. Elle ne me regarde jamais. Elle ne me regarde jamais. Vous pensez que vous pouvez faire peur ? Je ne sais pas, je n'ai jamais mangé personne. Mais avec les mots, on peut faire du mal. Ah oui, les mots, c'est mon âme absolue. C'est mon âme absolue, les mots.

Le Livre et la Vérité Politique

Et quand j'ai un compte à régler, je prends l'antenne et je pratique les mots. Et ça fait des frères bobos. Ça fait bobos, ça fait mal. Alors ce livre, il est très, très... Il est épicé, il est comme moi. Très intense. Évidemment. Vous savez, ce livre, c'est un vécu. Ce n'est pas de la fiction. C'est un témoignage. C'est un témoignage. C'est un témoignage d'un vécu, un constat de plein de choses.

que j'ai eu à subir, les mensonges, les menaces, le clientélisme, les petits arrangements entre amis, tout ça. Et j'ai supporté jusqu'à ce que j'ai dit stop. Et à un moment, il faut savoir dire stop. Mais de là à penser que la politique aujourd'hui est même malfaisante dans son entité ?

Elle est nauséabonde. Elles sont mauvais. L'ensemble de la classe politique. Est-ce que ce n'est pas excessif ? Je dis que la politique, je ne dis pas l'ensemble, je dis la politique. Quand tu rentres dedans, il faut savoir comment tu rentres.

Il faut savoir quitter son âme, abandonner sa personnalité. Parce que quand tu rentres en politique, c'est comme si tu rentrais dans une secte. Il y a le gourou et il y a les adeptes. Moi, j'ai toujours été l'échappée de la meute. Je n'ai jamais accepté d'être adepte de quoi que ce soit. Donc, j'ai toujours ma liberté de dire les choses, tandis que les autres...

qui n'ont que ça, moi j'ai un métier, j'ai plusieurs métiers, qui n'ont que ça, eh bien on te donne des éléments de langage, il faut dire ça, tous les lundis à Réunion, si on te prend des questions sur l'actualité, eh bien tu réponds ça. Écoutez bien, vous allez regarder les hommes politiques. Quand il y en a un qui dit « Je t'aime »,

Tout le monde dit je t'aime parce que c'est le langage qu'il faut dire. C'est ça qu'il faut dire. Moi, je ne suis pas si disciplinée pour qu'on me dise, tu sais, aujourd'hui, tu vas dire ça. Non, je ne dirai pas ça, je dirai ce qui me plaît. Voilà.

Et entre autres, la vérité. Je ne pourrais pas maquiller ça sous prétexte que c'est un élément de langage. Je ne peux pas. Je suis très indisciplinée pour être en politique, je crois. Ou alors peut-être que je suis trop bien pour être en politique parce que Guénaud m'a dit... Tous les hommes politiques auraient dû acheter ce livre parce que là, au moins, c'est un livre qui mériterait d'être lu. Parce que tu as eu le courage qu'aucun homme politique n'aurait pour écrire ce livre.

Mais ce livre pose un constat vraiment sur la politique en général. La face cachée de la politique en Ile-de-France. Et vous pensez qu'on pourrait aussi l'attribuer à l'ensemble de l'Hexagone ? Je pense, oui, bien évidemment. Parce que tous les hommes politiques, je pense qu'ils ont le même... Je me demande si les hommes politiques ont une colonne vertébrale. Moi, j'ai une colonne vertébrale. J'assume ce que je dis. Et quand je dis, je dis.

Mais est-ce que ma question que je me pose, est-ce que tous les hommes politiques ont une colonne vertébrale ? Est-ce qu'ils ne sont pas guidés que par leur strapoutin et leur ronde serviette ? C'est là toute la question. Mais moi, je n'ai pas besoin de strapoutin, je n'ai pas besoin de ronde serviette. et je vais là où les choses, les circonstances de la vie m'emmènent et j'ai la liberté de l'ouvrir.

C'est un livre vitriol. C'est un livre très gentil qui raconte un peu le dessous, tu vois, la face cachée sous la jupe de la fille. Regarde s'il y a une culotte ou pas. C'est ça, mon livre. ce qu'il y a en dessous. Alors, vous parlez de sous-vêtements, quelle est la question intime à laquelle vous ne répondriez pas ? Oh, est-ce qu'il y a vraiment une question intime ? Dans la vie, on peut tout se dire.

Moi, très jeune, j'ai tout écouté, j'ai tout entendu. Non, la question intime, c'est quoi? Me dire si j'ai un mari, ma vie privée, ça, c'est garder. Ça, c'est gardé. Ah oui, mon mari, ce qui se passe dans mon foyer, j'ai toujours été très cachotière pour ça. Mais question intime, on peut me poser toutes les questions, je réponds.

Le Marion, c'est qu'il a le prénom Claude et que c'est un magistrat. Oui, il est virouillant. Il vient d'écrire un livre. Ne faites jamais confiance à la justice de votre pays. Oh là là, c'était... Quelle coupe ! Je suis très heureuse dans ma vie. Je suis très contente d'avoir écrit ce livre. Ma bête de rousière, avec son franc-parler. C'est fini !

Ah non, c'est pas fini. Conversation intime. Ah ben oui. C'était sur Miley Media. C'est vrai. Et on se retrouve la semaine prochaine. C'est vrai. Avec une autre personnalité. Et puis moi, je vous retrouve à la case de Babette parce que j'ai un restaurant qui s'appelle la case de Babette à Molle et je peux... pas le nom, moi. Ni le sud. Ni le sud. Voilà, alors je vous attends à la case de Babette. Merci beaucoup, Babette de Rozière. Merci, c'était un moment merveilleux.

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