Brigitte Bardot : d'icône du cinéma à défenseuse des animaux - podcast episode cover

Brigitte Bardot : d'icône du cinéma à défenseuse des animaux

Dec 10, 202531 minEp. 1673
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Summary

Cet épisode explore la trajectoire extraordinaire de Brigitte Bardot, de son enfance difficile et ses débuts dans le mannequinat à sa célébrité internationale avec "Et Dieu créa la femme". Il détaille les défis de sa gloire, ses relations tumultueuses et ses dépressions, avant de se concentrer sur son retrait du cinéma pour se consacrer entièrement à la cause animale. Le podcast aborde également ses prises de position politiques et ses controverses, tout en soulignant son impact durable sur la protection animale.

Episode description

Hospitalisée plusieurs jours en octobre, Brigitte Bardot a récemment dû démentir de fausses rumeurs sur son décès. L’ancienne actrice y a répondu avec humour : « Je vous rassure, je n’ai pas l’intention de tirer ma révérence ». Le 3 décembre sortait en salles Bardot, un documentaire retraçant sa vie avec une interview exclusive de BB, habituellement très absente des médias.


Icône de la libération des femmes dans les années 60, Brigitte Bardot s’est retirée du cinéma dans les années 70 pour mener le combat de sa vie : la défense des droits des animaux. Parfois décrite comme un emblème des droits des femmes, elle s’est cependant illustrée avec des propos anti-féministes et racistes


Code source brosse le portrait de ce personnage complexe avec Yves Jaeglé journaliste au service culture du Parisien qui a rencontré Brigitte Bardot, chez elle, en 2018.


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Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Barbara Gouy - Production : Thibault Lambert, Anaïs Godard et Clémentine Spiler - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network - Archives : INA, « Bardot » de Elora Thevenet et Alain Berliner.



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Transcript

Intro / Opening

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Brigitte Bardot: Actualité et Documentaire

Bonjour, c'est Jules Lavie pour Codesources, le podcast d'actualité du Parisien. Son nom revient régulièrement dans l'actualité ces derniers mois. Brigitte Bardot a été hospitalisée plusieurs jours en octobre à Toulon. pour une intervention chirurgicale. A 91 ans, elle se veut rassurante sur son état de santé. Et depuis le 3 décembre, elle fait l'objet d'un film documentaire. Sous-titrage ST' 501

Codesource vous résume aujourd'hui la vie de Brigitte Bardot avec Yves Géglet, journaliste au service culture du Parisien. Il l'a interviewée à plusieurs reprises et il l'a aussi rencontrée chez elle à Saint-Tropez. Yves Géglet, le documentaire qui vient de sortir au cinéma sur Brigitte Bardot, vous l'avez vu la première fois dans un cadre particulier, c'était au Festival de Cannes 2025, le lundi 19 mai, le soir en plein air.

Oui, ça s'appelle le cinéma de la plage à Cannes, donc c'est des films qui ne sont pas en compétition mais qui ont été sélectionnés et qui peuvent faire un peu un pas de côté sur l'histoire du cinéma comme Brigitte Bardot. Mais ce qui s'est passé ce soir-là, c'est que le ciel était très menaçant. Et juste au moment où la projection a commencé, elle n'a plus ses mises à tomber. C'était un peu fou parce qu'on a essayé de se protéger.

sur les transats de la plage qui étaient abrités. On en a été chassés parce que la sécurité a dit que ce n'est pas du tout un endroit pour rester. Il y a des gens qui sont restés debout, mais il s'est mis à tomber des trompes d'eau. Ça s'est arrêté et là, ça a été le vent.

Mais ce qui est très curieux, moi, professionnellement, je suis resté, bien sûr, jusqu'au bout et on ne voyait plus personne. Mais au moment où le film s'est terminé, il y a eu une salve d'applaudissements. Donc les gens étaient cachés un peu partout, mais regardaient parce que c'est bébé. Bébé, donc Brigitte Bardot. Vous avez pu l'interviewer chez elle, dans le Var. Vous allez nous raconter cette rencontre à la fin de ce podcast. Mais d'abord, on va résumer.

La vie de l'actrice, ce film documentaire, Bardot, s'appuie sur une interview exclusive de l'actrice.

Enfance Bourgeoise et Manque d'Amour

On entendra quelques extraits. Yves Géglet, Brigitte Bardot, née le 28 septembre 1934 à Paris, dans une famille bourgeoise. Très bourgeoise, puisque son père est un grand industriel, mais il a aussi un côté un peu excentrique. Il écrit des poèmes, d'ailleurs il sera publié, il aura un prix. Et ce qui n'est pas banal à l'époque, il achète une caméra, une petite caméra, pour filmer sa fille.

Et la mère, elle, ne travaille pas, puisque dans une famille comme ça, il y a même du personnel, mais sa mère a toujours rêvé d'être artiste, actrice ou danseuse, et donc elle va projeter ses désirs sur Brigitte. Et la petite Brigitte fait de la danse classique. Oui, elle commence la danse, mais très très tôt, à 5 ans. Alors elle a plusieurs professeurs, puis elle va au conservatoire. L'idée de sa mère, mais que la petite Brigitte en fait accepte, c'est d'essayer de devenir danseuse classique.

d'être ballerine. J'avais envie, et maman et papa aussi, que je devienne une danseuse étoile. C'était féminin, magnifique, gracieux. Ça donnait un joli port de tête, une jolie démarche. Dès que j'entendais de la musique, je dansais, je dansais tout le temps.

Bardot adore ça. Elle a dit qu'elle avait une passion pour la barre parce qu'elle ne s'aimait pas beaucoup et donc la danse lui donnait de la confiance en elle. Mais c'était une éducation très très dure puisque même chez elle, sa mère qui surveillait ça de très près... pour qu'elle ait un maintien vraiment parfait. Elle la faisait marcher dans le salon avec un pot rempli d'eau sur la tête, donc vraiment à 7 ans ou 8 ans. Et si elle renversait un peu d'eau, elle se prenait une gifle.

Brigitte Bardot raconte ne pas avoir été aimée par ses parents. Aujourd'hui, on appellerait ça pratiquement une mère maltraitante. Un jour où les parents étaient absents, Brigitte et sa petite sœur Mijanou courent partout dans le salon. Il y a une employée de maison qui est là et elle casse un vase en céramique qui avait sûrement une certaine valeur.

Et la maman, tellement furieuse, évidemment, leur met une rouste mémorable, et leur dit, à partir de ce moment-là, vous n'êtes plus mes enfants, vous êtes des étrangers, vous allez me vouvoyer et vous vouvoirez votre père. Et ça, ça a duré toute la vie. C'est seulement à la mort de son mari... que Mme Bardot, mère, demandera à Brigitte de la tutoyer, mais Brigitte refusera, elle dira c'est trop tard. Donc elle a souvent dit qu'elle avait manqué d'amour, et c'est vrai.

Débuts, Mode et Rencontre avec Vadim

Les parents de Brigitte Bardot connaissent du monde dans le milieu de la mode. Encore ado, elle devient modèle. Elle fait la une de l'hebdomadaire L à plusieurs reprises. Elle qui se vend à ce moment-là à plus de 3 millions d'exemplaires. Elle joue aussi la comédie et elle fait des essais pour le cymbal. Oui, c'est justement par le biais de elle qu'elle a découvert le cinéma, puisque un réalisateur, Marc Allégret,

la repère en couverture et veut absolument la rencontrer. Elle arrive pour faire ses premiers essais. Et là, Marc Allégret, qui est un cinéaste connu, a un jeune assistant qui s'appelle Roger Vadim. Permettez-moi de vous présenter Brigitte M. Vadim, mademoiselle Brigitte Bardot. On se connaît, on se connaît. Ah, vous vous connaissez ? Brigitte Bardot a 15 ans, Roger Vadim 21. Il est subjugué par sa beauté et elle est surprise de l'intéresser.

C'est un loup solitaire, alors elle est fascinée par lui, donc c'est vraiment une adolescente. Elle a un petit peu peur de lui parce que c'est un beau, ténébreux, romantique. Et en même temps, elle expliquera plus tard qu'il la rassurait beaucoup dans ses essais. Elle dit qu'elle le regardait sans cesse quand elle a fait ses essais. Il faut réaliser que pour Brigitte Bardot, c'était une énorme bouffée de liberté.

une bouffée d'air, puisqu'elle sortait d'une adolescence très corsetée. Mais justement, ses parents vont être fous furieux, ils vont interdire à Vadim de la voir, surtout qu'ils ont tout de suite des relations amoureuses au plein sens du terme. Mais Brigitte Bardot devra attendre d'avoir 18 ans pour l'épouser.

Le Film Révolutionnaire et la Gloire

Là, on est en 1952, l'année où sortent ses trois premiers films. Et en 1956, Brigitte Bardot a 22 ans. Fin novembre, elle est à l'affiche de « Et Dieu créa la femme » réalisé par son mari. Roger Vadim, Yves Jéglet, présentez-nous ce film. Alors ça se passe à Saint-Tropez, donc avant que Saint-Tropez soit vraiment très connu, c'est-à-dire c'est encore un village où c'est surtout des pêcheurs et donc elle joue une jeune fille justement d'un milieu populaire orpheline.

qui vit dans la maison d'un couple plutôt pauvre qui sert de famille d'accueil, qui est très stricte. Elle croise des hommes qu'elle va faire complètement chavirer. Donc il y a d'abord un homme beaucoup plus âgé qu'elle, qui est un chef d'entreprise local, qui cherche à la séduire. Il y a un autre garçon, plus de 25 ans, avec qui elle est d'ailleurs. au début.

Et elle rencontre le frère de ce jeune homme qui est joué par Jean-Louis Trintignant et qui va tomber fou amoureux d'elle, le personnage et d'ailleurs l'acteur aussi. Et tout le film va tourner autour de ces amours compliqués. Mais ce qui est révolutionnaire, c'est que c'est le personnage joué par Brigitte Bardot qui décide. de ce qu'elle fait de sa vie. Pourquoi « Et Dieu créa la femme » marque autant les esprits ?

Parce que c'est vraiment radical dans le discours, plus que dans ce qui est montré. Beaucoup de gens pensent que Brigitte Bardot est nue dans ce film, elle ne l'est pas. Par contre, il y a une scène, notamment juste après son mariage avec le personnage... joué par Jean-Louis Trintignant. Il y a toute une note qui est organisée dans sa belle famille. En fait, il décide d'aller faire l'amour. Donc, ils sont à l'étage.

Tout le monde attend un peu gêné dans le grand salon. Et à un moment, elle descend dans une sorte de petite robe de chambre. Elle vient juste se servir une assiette. Et là, ça crée un choc dans cette famille. Et pour la société de l'époque, c'était vraiment révolutionnaire. À ce moment-là, la beauté de Brigitte Bardot crève l'écran. Elle a un très beau visage, un très beau sourire, mais c'est pas seulement ça, elle a une manière de parler qui est...

totalement naturel, un sens de la réplique. D'ailleurs, Roger Vadim parfois intégrera des choses qu'elle a dites, hors tournage. C'est plus qu'une actrice, c'est vraiment quelqu'un qui imprime la pellicule comme les purs stars. Le film et Dieu créa la femme, c'est un carton tout de suite ?

Au début, c'est une sortie uniquement française, le film marche bien, mais c'est pas non plus fou. Puis, le film va sortir aux Etats-Unis, et là, il se passe quelque chose d'incroyable. Il y a une sorte de folie. pour ou contre Brigitte Bardot. L'église parle de satanisme parce qu'elle est très libérée. Il y a des petites villes où on cherche à interdire le film. Il y a des commissaires qui sont à la sortie du film.

Toute l'Amérique va en parler. D'ailleurs, sa gloire va naître là-bas. Brigitte Bardot, comme ils disent. Et à partir de là, le film va être un succès dans le monde entier et va ressortir en France, où ça va être complètement fou. Brigitte Bardot devient une star internationale. Comment décrire sa popularité à ce moment-là ?

Paparazzi, Maternité et Violences

À partir de ce moment-là, elle va être connue dans le monde entier. On dira que tous les hommes de la planète tombent amoureux d'elle et elle ne peut plus en fait rien faire. À partir de ce moment-là, elle ne pourra plus jamais aller au bistrot, aller s'acheter du pain, faire des courses, aller chez le dentiste. C'est fini. Quand elle est chez elle à Paris, il y a des photographes partout. Elle est suivie en permanence. Elle n'a pratiquement plus...

En 1959, Brigitte Bardot est enceinte de son deuxième mari, un comédien, Jacques Charrier. Et la fin de sa grossesse se passe très mal, notamment à cause des photographes, les paparazzi. Ça a été inhumain ce qu'on m'a fait subir. Je n'avais plus ni la possibilité de marcher, ni de sortir, ni même d'aller chez mon médecin. Je n'ai même pas pu aller accoucher dans une clinique qu'il a fallu qu'on fasse chez moi.

une salle d'accouchement, parce que j'étais cernée par la presse mondiale, des journalistes qui grimpaient dans les chambres de bonne, qui avaient loué à prix d'or les chambres de bonne, qui donnaient dans mon salon. Il fallait que je vive tous les rideaux, les volets fermés. Pendant trois mois, j'ai vécu enfermée, sans sortir, sans bouger, sans pouvoir aller chez le Toubib. Il fallait que je me fasse faire une radio, je n'ai pas pu. Ça a été affreux, affreux cette naissance de Nicolas.

d'une inhumanité les gens sont conduits envers moi d'une façon barbare vraiment barbare D'un mot, Brigitte Bardot expliquera avoir été victime de violences conjugales de la part de Jacques Charrier. Oui, ils étaient tous les deux comédiens. Ils se sont rencontrés sur un tournage. Lui était une grande vedette aussi à l'époque, mais il était extrêmement possessif. Donc, leur mariage s'est tout de suite...

très mal passé. Par exemple, il ne voulait pas qu'elle soit alloignée trop longtemps. Et Brigitte Bardot a expliqué qu'elle avait été battue par lui, qu'il s'énervait beaucoup. Et même pendant sa grossesse, elle a été frappée. Brigitte Bardot donne naissance à un petit garçon.

qu'elle ne va pas élever. Elle était complètement désespérée. Elle a avoué d'ailleurs avec beaucoup de sincérité. Ça a beaucoup choqué à l'époque. Mais aujourd'hui, c'est quelque chose qui est beaucoup mieux connu psychologiquement, psychiquement, affectivement.

Elle n'arrivait pas à exister en tant que mère, elle n'arrivait pas à sentir que c'était son bébé, elle ne se sentait pas connectée à lui. Alors, elle ne l'a pas du tout abandonné, comme ça a pu être écrit, mais elle ne s'en est pas beaucoup occupée.

Tournages Difficiles et Amours Célèbres

Elle poursuit sa carrière d'actrice et elle va aussi subir des violences sur un tournage, celui de La Vérité d'Henri-Georges Clouseau en 1960. Oui, alors elle joue un personnage qui a commis un crime et qui après se défend à un procès. C'est un rôle très tragique, beaucoup plus que tous les rôles qu'elle a interprétés, où elle doit parfois pleurer, elle doit être très très mal.

Et lors d'une scène particulièrement dure et émotive, Henri-Georges Clouseau la gifle pour, soi-disant, la secouer, la faire réagir. Elle lui écrase le pied, elle ne l'encaisse pas, elle y reviendra, elle trouve que c'est scandaleux. C'est une époque où les metteurs en scène pouvaient être odieux, sexistes, machistes, mais elle ne va pas l'accepter. Néanmoins, c'est un des films pour lequel elle aura le plus de respect, ce film, ce personnage.

Ça vous gêne ? C'est la vérité, la seule. J'ai été bête, méchante, pleine de défauts. Il m'a aimée quand même. Maintenant, je ne le verrai plus. Je ne le verrai plus, vous comprenez ? Vous êtes là, déguisés, ridicules. Vous voulez juger, mais vous n'avez jamais vécu, jamais aimé. C'est pour ça que vous me détestez. À cette période, Brigitte Bardot multiplie les conquêtes. Ses histoires d'amour sont racontées dans la presse.

Surtout dans sa jeunesse, il y a beaucoup de people qui passent, puisqu'elle est donc mariée à Roger Vadim, mais sur le tournage de « Et Dieu crée la femme », « Elle tombe amoureuse de Trintignant », ils ont une histoire. et Gilbert Bécaud l'appelle. Donc elle a une histoire avec Gilbert Bécaud, mais ce n'est pas tout à fait fini avec Trintignant. Dans ses mémoires, elle dit qu'elle aurait aimé garder les deux.

Il y en a eu beaucoup d'autres. Il y a eu Sacha Distel au moment où il était guitariste, avant d'être un chanteur de variété très très connu dans les années 60. Il y a eu des producteurs, il y a eu un grand acteur italien de l'époque, Raph Vallone. C'est une grande amoureuse. En 1967, Brigitte Bardot a une histoire d'amour passionnée de quelques mois avec le chanteur et compositeur Serge Gainsbourg et c'est pour elle et non pour Jane Birkin au départ qu'il écrit « Je t'aime, moi non plus ».

C'est une de ses plus belles histoires. Alors, ils se sont rencontrés parce qu'une émission de télé les a réunis autour de Bardot et de Gainsbourg. Lui, c'est quelqu'un qui est déjà dans la réussite, mais qui est très timide. Il est complètement foudroyé devant elle. Donc ils vont vivre seulement trois mois ensemble et d'une manière très très intense alors qu'elle est mariée par ailleurs à Gunther Sack, son troisième mari. Et il écrit effectivement pour elle « Je t'aime, moi non plus ».

Mais son mari, le milliardaire allemand Gunther Sachs, qui est un peu un playboy très connu dans les années 60, est fou furieux de cette histoire qu'il y a entre Gainsbourg et Bardot et qui en plus se termine par une chanson. Il va donc refuser que cet enregistrement devienne public. Je t'aime.

Mal-être Profond et Amour des Animaux

Yves Géglet, on l'a dit, Brigitte Bardot est une star internationale, mais cette gloire est aussi une malédiction pour elle. Vous l'avez dit, cette gloire l'enferme. Elle est profondément malheureuse et elle fait plusieurs tentatives de suicide. Oui, elle explique qu'à cause effectivement de ce stress permanent d'être poursuivie, harcelée, elle commence à prendre pas mal de médicaments, de somnifères parce qu'elle ne dort plus, de tranquillisants.

Et ça va lui donner des idées parce qu'elle n'en peut plus. Donc elle va faire plusieurs tentatives de suicide. Quand j'ai vu tout ce déballage de vie privée avec des choses très intimes, je trouvais la vie vide. Sans profondeur, sans vérité, j'avais plus envie de lutter pour rien.

C'est aussi quelqu'un qui a été obsédé par la mort très jeune, même enfant, elle avait demandé à son père un jour « mais pourquoi on vit ? ». Elle s'est sentie pas très aimée par ses parents ou pas comme il fallait et elle a pensé au suicide, elle l'a raconté déjà à l'adolescence. Et après la naissance de son fils, quand elle a 25 ans, au moment de sa dépression la plus sévère, là elle va faire une tentative très grave où elle a été sauvée de très peu. Elle dira qu'elle est miraculée.

Et dans ses mémoires, elle dit que sans les animaux, elle se serait suicidée. C'est vraiment quelque chose qui l'a poursuivi très longtemps. Cet amour des animaux la suit depuis l'enfance. Petite, elle rêvait de vivre au milieu d'une ferme.

Fin de Carrière et Début de l'Activisme

Yves Géglet, en juin 1973, à l'âge de 38 ans, Brigitte Bardot met un terme à sa carrière d'actrice après avoir tourné un dernier film au titre à rallonge, l'histoire très bonne et très joyeuse de Colino Trousse-Chemise. Oui, alors, il y pensait depuis longtemps. Carrière, on le rappelle, qui a commencé à 15 ans dans le mannequinat, donc c'est quand même déjà 23 ans de...

de carrière. Elle ne supportait plus ce milieu, elle détestait. Elle n'aimait plus les rôles qu'on lui faisait jouer et elle n'aimait pas jouer. Et sur ce dernier tournage, notamment, elle a sauvé une chevrette, puisque c'est un film qui se passait à la campagne, au Moyen-Âge, où il y avait donc des animaux.

Et un jour, une figurante dit je ramène la chèvre parce que j'ai un michoui ce week-end pour un événement familial. Et Brigitte Bardot dit non, il n'en est pas question, je vais la sauver. Donc elle achète cette chevrette, elle va amener cette chevrette.

être dans sa chambre d'hôtel, où il y a déjà au moins un ou deux chiens, donc c'est déjà un petit peu l'arche de Noé, et ça va être un peu le déclic final qui va vraiment la pousser, où elle va décider que son univers, c'est plus les acteurs, c'est plus la comédie, ce sont les animaux. À partir de là, elle vit chez elle, dans le Var, à la Madrague, la propriété qu'elle a achetée en 1958 à Saint-Tropez, la jeune retraitée du cinéma.

y est recluse. Parce qu'avec la gloire, Brigitte Bardot est poursuivie partout. Elle comprend tout de suite qu'elle ne peut même pas sortir de chez elle. Et quand je dis de chez elle, évidemment, si elle franchit le portail, il y a tout de suite des gens derrière qui la suivent. Mais même...

Quand elle est chez elle, dans son jardin ou sur sa plage, il y a des gens qui cherchent à la voir depuis la mer. Et notamment, les bateaux de croisière ou les petits bateaux de plaisance s'arrêtent, s'approchent. au point qu'elle va devoir construire un muret qui va, même pour elle, la déranger par rapport à la plage. Ce n'est pas une question d'argent, ni une question de moyens. C'est une question d'humanité et de respect de la vie humaine.

de la vie de chacun. Moi, je ne vais pas coller mon nez au-dessus des murs des autres pour voir ce qui se passe dedans. Il n'y a pas de raison pour que les autres viennent coller leur nez au-dessus de mon mur, qu'ils essayent de rentrer dans ma chambre ou qu'ils essayent par tous les moyens de rentrer chez moi. Ma maison, elle est à moi.

J'ai travaillé pour la voir. Elle n'est malheureusement plus assez isolée maintenant. Mais c'est une question de... En fin de compte, moi, je trouve que l'humanité se conduit très mal et très mal élevée. A la fin de l'hiver 77, Brigitte Bardot s'engage contre la chasse des bébés phoques au Canada et elle se rend sur place sur la banquise.

Elle est accompagnée par des personnalités qui vont beaucoup compter, qui sont déjà, il y a Paul Watson, qui est donc un environnementaliste déjà et un défenseur des animaux déjà connu, mais dont aujourd'hui on parle énormément. Il y a aussi un financier suisse qui lui-même fait beaucoup pour les animaux qui va beaucoup l'aider.

Elle part, et là, ça va être un emballement médiatique énorme, puisqu'elle va sur la banquise. Elle va se faire filmer en prenant dans ses bras un blanchon, un bébé phoque. Elle montre en quoi ce sont des assassinats terribles, puisque les bébés phoques étaient tués à coups de gourdin. sur la tête d'une manière vraiment atroce

Les pêcheurs, les chasseurs prenaient juste la fourrure, très blanche, magnifique, et laissaient des cadavres dépecés sur la banquise. Donc c'est des images très choquantes. Vous pensez que la cause que vous défendez va être entendue ?

Oh là là, j'espère, mon Dieu. C'est tout ce que je souhaite. Il faut qu'elle soit entendue. De toute façon, maintenant, ça suffit. Mon dentier est révolté, est écœuré. Moi, j'ai fait ce voyage. Moi, qui ai horreur de voyager et qui ai peur de l'avion et tout ça. Je l'ai fait. pour les bébés phoques, en me disant que peut-être que le fait que je me déplace, ça allait faire un mouvement de foule, de houle, de boycottage de ça. Il faut qu'il se passe quelque chose.

Et Brigitte Bardot va être soutenue par Valéry Scardestin, président de la République française, qui effectivement fait interdire rapidement... les produits dérivés de la chasse au phoque. Elle a aussi écrit à la reine d'Angleterre avant de faire ce voyage. C'est un peu le vrai coup d'envoi de la seconde partie de la vie de Brigitte Bardot, entièrement consacrée au sauvetage des animaux et à leur bien-être.

Création de la Fondation et Impact Législatif

Près d'une décennie plus tard, en 1986, l'ancienne actrice crée sa fondation de défense des animaux. Elle a fait beaucoup de chemin pendant ces dix ans, puisqu'au début c'est encore une actrice qui tâtonne. Elle a fait beaucoup de formation, c'est-à-dire elle a vraiment appris ce métier.

et en 1986 elle décide de créer sa propre fondation et donc pour que sa fondation puisse devenir d'utilité publique ce qui arrivera en fait quelques années plus tard il faut qu'elle puisse déposer 3 millions de francs Et elle va organiser une vente aux enchères très médiatisée où elle va vendre vraiment tout ce qu'elle possédait, ses robes, ses robes de tournage, ses bijoux, même le diamant que lui avait offert Gunther Sachs, son troisième mari. Et c'est lui-même d'ailleurs qui va le racheter.

journaliste Bernard Pivot, qui était déjà connu pour Apostrophe à la télévision, va lui acheter des verres à champagne. C'est vraiment une vente qui va être très médiatisée, dont on va énormément parler. Et le chapeau strass de boulevard du Rhum, mis à prix 500 francs, il en a atteint 12 000. Brigitte Bardot aura vu défiler son passé sans nostalgie. Elle avait prévenu, j'ai tiré un trait sur tout ça.

Et puis je voulais vous dire aussi que j'ai donné ma jeunesse et ma beauté aux hommes et que je donne ma sagesse et mon expérience maintenant et le meilleur de moi-même aux animaux.

Positions Conservatrices et Propos Contestés

Dans les années 2000 et 2010, à plusieurs reprises, Brigitte Bardot se fait remarquer par des prises de position conservatrices. Par exemple, le 12 mai 2003, sur le plateau de Marc-Olivier Fogiel, sur France 3, dans l'émission On ne peut pas plaire à tout le monde, elle a 68 ans à ce moment-là. Il ne faut pas passer d'un extrême à l'autre. Comment ça, d'un extrême ? Non, parce que si les femmes étaient...

pas assez libérée à un certain moment, il ne faut pas qu'elle le soit non plus trop. Quand on voit des femmes qui manquent totalement de féminité parce qu'elles font des boulots d'hommes... Qu'elles sont des soldats avec des mitrailleuses sous le bras et des gros croquenots avec des treillis. Je trouve ça dommage. Je trouve ça dommage. Écoutez, j'en ai vu moi. Visiblement elle ne se décrit pas comme féministe Brigitte Bardot.

Non, bien sûr, mais c'est là où elle est très paradoxale. C'est un mot qui la ferait ricaner. Là, on voit qu'elle peut dire des horreurs, elle est très impulsive, elle parle tout le temps comme si elle était en train de... de boire une bière chez elle avec ses copains, donc elle n'a aucun filtre. Et en même temps, c'est quand même quelqu'un qui a été très libératrice pour beaucoup de femmes dans les années 60.

par sa liberté, par sa capacité de dire non, de refuser un mariage en robe blanche, elle s'est mariée... en Vichy, comme ça, à Caro. À l'époque, vraiment, ça ne se faisait pas. Elle est une des premières à avoir mis des pantalons, des pantalons avec des braguettes d'hommes. On sait que dans la loi, les femmes n'avaient, en théorie, pas le droit de porter des pantalons. Elle a réellement été très moderne et elle est reconnue comme telle. Par contre, elle a...

Bien sûr, cette manière, elle n'était pas du tout MeToo. Par exemple, moi, je l'ai entendu dire, on devrait avoir de la chance qu'on nous mette nos mains au cul. Donc, bien sûr, ce n'est pas admissible. Mais il y a les deux. Il ne faut pas la caricaturer dans un sens, mais pas dans l'autre non plus. A plusieurs reprises, Brigitte Bardot explique soutenir le FN, rebaptisé RN en 2018.

Par exemple, en 2014, dans l'émission de Laurent Delahousse sur France 2, Un jour une histoire. Il y a une image de vous qui est apparue sur une affiche de Marine Le Pen pour la campagne des Européennes. Elle est belle cette affiche, elle est magnifique.

Je la trouve très belle, moi. Elle vous avait demandé l'autorisation ? Non. Elle voulait lui parler de temps en temps ou pas ? Parce que vous avez Giscard au téléphone. Est-ce que vous avez de temps en temps Marine Le Pen au téléphone ? Il m'arrive d'avoir Marine. J'aime beaucoup Marine.

Et vous n'allez pas me faire dire des trucs que je ne peux pas dire. Ah, je vous pose juste des questions. Pourquoi ? Parce que j'aime beaucoup Marine et je l'affirme et je le dis et c'est tout. Je n'ai pas à m'en cacher. Qu'est-ce qu'elle a de plus que les autres ? Elle a de plus que les autres ? Je vais vous dire un truc rigolo. C'est la seule femme, mais elle a une paire de couilles. Et ces idées vous plaisent ?

Globalement ? Oui, dans l'ensemble, ces idées me plaisent. Pourquoi ? Parce que c'est la vision de la France que vous aimez ? C'est la vision de la France que je souhaiterais revoir apparaître, oui. Par ailleurs, Brigitte Bardot a été condamnée à au moins six reprises pour incitation à la haine raciale ou pour injure raciale.

suite à des propos sur les musulmans pour dénoncer l'abattage rituel des moutons sans étourdissement ou encore au sujet des habitants de l'île de la Réunion. En voulant alerter le préfet sur le sort des chiens errants sur l'île, elle parle dans une lettre, je cite, d'autochtone. ayant gardé leur gêne de sauvage, fin de citation. Suite à cette lettre, Brigitte Bardot a été condamnée le 4 novembre 2021 à 20 000 euros d'amende. Yves Géglet, dans le documentaire sorti le 3 décembre, Bardot...

Est-ce qu'elle regrette ses propos racistes ? Est-ce qu'elle demande pardon ? Oui, elle demande pardon sur son côté très impulsive. Elle regrette ça. Je suis très impulsive au lieu de dire certaines personnes maltraitent beaucoup les animaux. J'ai foutu tout le monde dans le même bain. Il a fallu que je revienne sur cette colère parce que j'avais un peu tort. Je demande pardon.

Mais elle ne revient pas sur beaucoup de propos qu'elle a pu tenir, où clairement, voilà, elle est très fière d'être une Française de souche.

Et c'est quand même quelqu'un qui pense que c'est un petit peu chacun chez soi. Moi, je lui avais posé très clairement la question quand j'avais rencontrée. Elle dit non, je ne suis pas raciste, mais je pense que les Français de Souches doivent vivre en France et que ceux qui sont nés de l'autre côté de la Méditerranée, les Algériens, les Tunisiens, les Marocains,

L'Interview à la Madrague et son Héritage

qu'ils vivent chez eux. Elle disait ça. Au-delà de la question du racisme, Brigitte Bardot, elle est comment quand vous échangez avec elle ? Là, vous avez bien pointé ce qui est complexe, c'est-à-dire qu'elle est vraiment très attachante. Quand elle me parlait de son amour, de son empathie énorme pour des animaux, je lui avais dit, c'est formidable, mais...

Parfois, on pense aussi aux hommes, aux hommes en difficulté, par exemple aux migrants. Et là, elles se fermaient complètement. Ça ne provoquait pas chez elles de compassion. On le disait au début de cet épisode de Côte-Source, vous avez été lui rendre visite chez elle, dans le Var, à Saint-Tropez. C'était il y a sept ans, un dimanche de décembre 2018, à la Garrigue, là où elle vit depuis des décennies avec son mari, Bernard Dormal.

Décrivez-nous les lieux. C'est assez magique. C'est un dimanche d'hiver, effectivement. Saint-Tropez est complètement désert. Son mari vient me chercher en voiture. Et alors on arrive dans une sorte de ferme ou de petite maison dans la prairie. Et là, il y a des chiens qui vous sautent dessus, mais très affectueux, à peine vous êtes sortis de la voiture. On arrive dans une petite maison, vraiment une masure, sans étage.

Brigitte Bardot, qui m'impressionne quand même beaucoup, me claque la bise et me dit « Vous avez fait un long voyage en train, vous avez mangé un sandwich, ça ne devait pas être bon du tout, moi je vais vous faire réchauffer une pizza et on va boire du rosé. » Et on s'assoit.

avec un chien sur la cuisse gauche, un chien sur la cuisse droite, et puis la pizza qu'on essaie de manger tout en posant des questions. C'est des moments quand même assez mémorables. Et elle est comment, du coup, en mangeant cette pizza ? Elle est quand même...

Très attendrissante. Alors, elle est déjà très belle. Je l'ai rencontrée, elle avait 83 ou 84 ans. C'est une femme totalement nature, qui se maquille pas ou pratiquement pas, qui vit au grand air finalement tout le temps, qui voit peu de gens, qui dort beaucoup.

Et elle est dans un endroit où elle a été heureuse, un endroit qu'elle aime, où elle vient tous les jours à partir de midi, c'est son bureau, mais c'est aussi son paradis. Ces animaux sont enterrés, la plupart, dans ce jardin qui est très grand. Elle a même fait construire une petite chapelle.

où elle n'arrivait déjà plus trop à aller quand je l'ai rencontrée, parce qu'elle avait déjà très mal aux jambes. C'était un petit peu au fond du jardin, un jardin en pente, puisqu'on est sur une colline. Mais c'est quand même un endroit où on se sent très bien. Yves Géglet, le documentaire qui retrace sa vie, Bardot,

se termine en mentionnant les textes de loi qu'elle a fait changer ou contribué à faire changer concernant les animaux. Une des choses dont elle était la plus fière, c'est le fait que les gens, en France notamment, ont un lien plus empathique avec leur animal de compagnie.

On ne l'imagine plus aujourd'hui, mais dans les années 60, 70, même 80, quand on avait un chien et un chat, on pouvait l'abandonner sans aucun problème. Les chats et les chiens errants étaient systématiquement euthanasiés. Quand on les découvrait, il n'y avait aucune... de les faire adopter, de...

Vraiment, la Fondation Brigitte Bardot a beaucoup poussé pour qu'ils puissent être adoptés, faciliter les filières d'adoption. Bien sûr, il y a aussi les BB Fox en premier combat. Donc, on conduit très vite à l'interdiction de tout produit dérivé de... des bébés phoques, mais aussi à l'interdiction de l'élevage de visons et d'animaux à fourrure en France. C'est aussi elle qui s'est vraiment bagarrée à Marineland.

pour qu'il n'y ait plus de spectacles de dauphins et d'orques en bassin. Sa fondation a fait énormément pour ça. Les animaux de cirque aussi, elle n'était pas la seule, mais elle a vraiment donné un visage et des moyens, souvent, à un combat qui est devenu majeur. marginale quand elle a commencé ce combat. Aujourd'hui, vraiment beaucoup de gens la rejoignent.

Brigitte Bardot a 91 ans. En 2023, elle a été hospitalisée pour une insuffisance respiratoire. Cette année, en 2025, au mois d'octobre, elle a subi une intervention chirurgicale. Elle a pu rentrer chez elle pour sa convalescence. Mais le 22 octobre, Yves Géglet, elle a été obligée de démentir une fausse info sur sa propre mort. Oui, il y a eu beaucoup d'alertes ces derniers mois parce qu'elle a été hospitalisée, mais il y a effectivement un...

Un influenceur qui a cru bon d'annoncer sa mort sur les réseaux sociaux. Et elle a fait ce qu'elle fait souvent quand elle veut répondre à quelque chose qui lui déplaît. Elle poste un démenti sur les réseaux qui est souvent assez humoristique. Là, je crois qu'elle avait dit, je ne sais pas qu'elle est l'imbécile. qui a propagé cette fake news mais je vous rassure, je vous embrasse, je n'ai pas du tout l'intention de tirer ma révérence.

Elle répond aussi souvent par des petits textes manuscrits qui sont pris en photo. Elle gère très bien son compte X avec Twitter et elle communique comme ça directement avec les gens qui la soutiennent ou qui l'apprécient. Merci Yves Géglet. Je redonne les références du film documentaire dont on parle dans ce podcast, documentaire signé Alain Berliner.

et Elora Thévenet, intitulée Bardot. Il est sorti le mercredi 3 décembre dans 150 salles de cinéma en France. Cet épisode de Code Source a été produit par Anaïs Godard et Clémentine Spiller. Réalisation, Julien Moncouquiol. Code Source est le podcast quotidien d'actualité du Parisien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous écouter. Si ce n'est pas déjà fait, n'oubliez pas de vous abonner sur votre application audio pour ne rater aucun épisode. Et vous pouvez nous écrire.

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