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Le centre spatial de Guyane en passe de devenir vert ?

May 23, 20222 min
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Saviez-vous que le port spatial de l'Europe, installé à Kourou en Guyane, consomme près de 20% de toute l'électricité produite sur ce territoire d'Outre Mer et pollue dans les même proportions ? Face à cela, ce site que l'on appelle CSG pour Centre Spatial Guyanais, piloté par le CNES (centre national d'études spatiale), a décidé d'entamer sa transition écologique en produisant de l'électricité issue d'énergie renouvelable et en limitant sa pollution.

L'ennemi n°1 du CSG n'est autre que l'humidité. C'est donc pour cela qu'a été installé un puissant système de climatisation, sans quoi le climat tropical guyanais risquerait d'endommager les bâtiments industriels, le matériel de pyrotechnie ou encore des satellites à plusieurs millions d'euros. Problème cette climatisation consomme énormément d'électricité. Dans l'optique de faire baisser cette consommation et réduire la dépendance du centre vis-à-vis de son fournisseur principal EDF, le CNES a décidé d'installer deux centrales photovoltaïques et deux unités de biomasse d'ici 2023 pour un coût estimé entre 140 et 180 millions d'euros.

Autre mesure dans ce souhait d'économiser de l'électricité, le futur lanceur Ariane 6 sera assemblé en position horizontale, dans une infrastructure ne mesurant que 20 mètres de haut. Une sacrée différence de climatisation donc en comparaison avec Ariane 5 qui était assemblée dans des bâtiments de 110 mètres de plafond. La seconde phase de transition concernera aussi la production d'hydrogène et de méthane pour les moteurs de fusées. L'hydrogène sera réservé aux lanceurs lourds type Ariane, quand le méthane sera utilisé pour les lanceurs réutilisables type Callisto. Côté pollution, des ruches d'abeilles ont été installées aux abords de certains sites depuis 2017. Les abeilles prélevées sont je cite « passées au microscope électronique, ce qui est plus précis et moins cher que des capteurs traditionnels pour savoir exactement quelles particules sont en suspension, dans quelles zones ». Si le centre spatial part de zéro, sa directrice, Marie-Anne Clair souhaite atteindre 90% d'énergies renouvelables en 2025.

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